Visite du président de la Transition à Nouakchott: Points de vue convergents sur la lutte contre le terrorisme
Envoyé spécial Moriba COULIBALY Nouakchott, 11 fév (AMAP) Les chefs d’État mauritanien et malien ont exprimé, jeudi, à Nouakchott, en Mauritanie, leur commune vision sur la nécessité de coordonner davantage les efforts dans la lutte contre le terrorisme, a appris l’AMAP, au terme d’une courte visite du président de la Transition malienne, Bah N’Daw, dans la capitale mauritanienne, en prélude au sommet du G5 Sahel du 15 au 16 février 2021 à N’Djamena, au Tchad. Arrivé à 11 heures, sous un soleil relativement clément, mais toutefois avec une légère brise de vent, le président de la Transition a été accueilli au pas de la passerelle par son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Après le cérémonial d’accueil, l’exécution des hymnes nationaux des deux pays et la revue des troupes et des corps constitués, les deux personnalités ont pris place dans le salon d’honneur de l’aéroport international Oumtounsy de Nouakchott. Quelques minutes après un bref tête-à-tête, le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a accompagné son visiteur à la résidence des hôtes, située dans l’enceinte du Palais des congrès de Nouakchott. Le trajet a duré une quarantaine de minutes pour rallier l’aéroport situé à une trentaine de kilomètres de la capitale. Après le déjeuner en tête-à-tête, les deux personnalités ont échangé sur les problématiques communes, dont l’une des plus pressantes de l’heure est la lutte contre les attaques terroristes. En effet, les pays de la bande sahélienne et, notamment, les trois pays voisins (Mali, Niger et Burkina Faso) sont la cible d’attaques terroristes quotidiennes. Les populations civiles et militaires continuent de payer un lourd tribu à la violence terroriste qui est un sujet d’inquiétude pour dirigeants des pays concernés et leurs partenaires européens, dont la France, qui ont accepté de voler au secours du Mali depuis l’intrusion de hordes djihadistes en 2012. Paris avait mobilisé ses forces militaire pour arrêter l’avancée des terroristes, à travers d’abord l’opération Serval qui a laissé, progressivement, la place à d’autres forces militaires étrangères comme la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), la Force conjointe G5 Sahel, Barkhane. Après le sommet de Pau, de l’année dernière, Paris veut davantage renforcer sa coopération militaire dans un cadre multidimensionnel et fédérateur dans la lutte contre les terroristes. Le sommet de N’Djamena se présente comme l’opportunité de consolider les liens de la coopération militaire entre les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Le sommet de N’Djamena, auquel participera le président de la Transition, Bah N’Daw, devrait certainement coordonner les positions au nom des pays membres de l’organisation et donner un nouvel élan à la lutte contre le terrorisme. Avant de se rendre a N’Djamena demain après-midi (samedi), le président de la Transition Bah N’Daw, recueillera les points de vue de ses homologues Mahamadou Issoufou du Niger, en se rendant, ce vendredi à Niamey, Roch Marc Christian Kaboré, samedi, à Ouagadougou (Burkina Faso). Le président de la Transition Bah N’Daw est accompagné dans ce périple par les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeini Moulaye, de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, et de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant colonel Abdoulaye Maïga. MC/MD (AMAP)
Enseignement secondaire : Gestion des nouveaux lycéens, un vrai casse-tête
Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 11 fév (AMAP) La plupart des établissements secondaires éprouvent des difficultés à trouver de la place aux effectifs qui y sont orientés et qui dépassent, le plus souvent, leurs capacités d’accueil. Ainsi, trois semaines après la rentrée scolaire 2020-2021, plusieurs lycées publics et parapublics ont des difficultés à accueillir tous les détenteurs du Diplôme d’études fondamentales (DEF) qui y ont été orientés. Ces effectifs pléthoriques dépassent largement les capacités d’accueil de ces lycées. Cette situation est en train de devenir préjudiciable pour les intéressés. Le lycée du Centre culturel islamique de Hamdallaye, premier à être visité par notre équipe de reportage, a été créé en 1987 sous forme de Medersa. Cet établissement scolaire parapublic, géré par le Mali, en partenariat avec la Libye et les Émirats arabes unis, a démarré l’enseignement classique dans les lycées en 1994. Il compte deux classes de 10è année pour une capacité d’accueil de 120 élèves à ce niveau, (en raison de 60 élèves par classe). L’établissement s’est retrouvé, cette année, avec 400 nouveaux élèves orientés à repartir entre les deux 10è. Le proviseur de l’établissement, Sidiki Koné, a dit que sa direction a expliqué, par une correspondance administrative, au ministère de l’Éducation nationale son incapacité à contenir cette pléthore. Le ministère aurait fait la proposition d’octroyer deux classes supplémentaires de 10è année pour le compte de l’établissement, au sein du Groupe scolaire « Marie Diarra » de Hamdallaye, à quelques encablures des lieux. Selon le proviseur, cette alternative ne pourra pas régler la problématique puisque son établissement ne dispose pas suffisamment d’enseignants. Face à cette réalité, le département de l’Éducation nationale a été obligé de revenir sur cette proposition et de s’en tenir à l’orientation de seulement 120 élèves, conformément à la capacité d’accueil du lycée du Centre islamique. Le surplus a été réparti entre d’autres établissements publics et parapublics. Détail important, la scolarité est gratuite dans ce lycée au statut particulier. Mais l’État prend en charge la dotation des élèves qui y sont envoyés. Le lycée Prosper Kamara vit les mêmes difficultés. L’établissement dispose de 14 classes de 10è pour une capacité de 700 élèves. Mais, il a accueilli, dans un premier temps, 623 élèves nouvellement orientés. Le proviseur de cet établissement parapublic, Cléophas Dakouo, explique que ce nombre était dans les cordes du lycée puisqu’en deçà de ses capacités d’accueil. Pour lui, il est clair que compte tenu de la réputation de son établissement, certains parents d’élèves y ont fait transférer leur enfant. C’est dans ce cadre que le lycée Prosper Kamara a reçu 80 autres élèves, en plus des 150 redoublants des 10è années et d’autres cas de transfert en cours. Ce qui fait un effectif de 853 élèves à caser dans les 10é, en raison de 60 élèves par classe. Or, les normes de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) recommandent 45 élèves par classe. La gestion de cet effectif est donc un casse-tête pour l’établissement. Le lycée « Mammadou Sarr » dispose aussi de 14 classes de 10è année pour recevoir 895 admis au DEF. Tous les apprenants n’ont pu trouver de place du fait de l’insuffisance de tables-bancs. Ils ont été, finalement, regroupés dans les quatre salles des laboratoires physique-Chimie et de biologie. Ils partagent à 3 voire 4 élèves des chaises métalliques pour une personne et des tables en béton. Cet effectif ne prend pas en compte les 92 redoublants des 10è années. Avec 437 élèves nouvellement orientés par l’État, le lycée « Notre Dame du Niger», un établissement scolaire parapublic qui ne reçoit que des filles a aussi du mal à loger ses «bleues» dans ses 7 classes de 10è année. Trois élèves occupent un banc. Alors que les normes recommandent deux apprenants par banc. Covid-19 oblige. Le ministère de l’Éducation nationale a instruit de ramener ce ratio à un élève par table-banc, en cette période de pandémie, pour éviter une éventuelle propagation de la maladie à une certaine échelle. À la date du 8 février dernier, 87 élèves ont été transférés de plusieurs établissements scolaires parapublics et publics vers l’établissement. Le proviseur du lycée « Notre Dame du Niger », sœur Denise Kodio, explique que plusieurs détenteurs du DEF orientés dans d’autres lycées publics et privés souhaitent venir dans son lycée. De sources proches du ministère de l’Éducation nationale, la situation reste une épine dans le pied du département. Rappelons que 134.571 élèves réguliers déclarés définitivement admis au DEF ont été orientés cette année. Sur les 1.961 structures scolaires éligibles à recevoir des admis au DEF pour des études secondaires, on dénombre 109 écoles publiques et 1.852 établissements scolaires privés. SW/MD (AMAP)
Sahel : Les sénateurs français favorables au maintien de Barkhane
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 10 fév (AMAP) Plusieurs élus français se sont montrés, plutôt, favorables au maintien du dispositif antiterroriste français au Sahel, lors d’un débat sur « l’Opération Barkhane : bilan et perspectives », mardi, au Sénat. La présence des forces armées françaises au Sahel est un sujet que regarde de près la Haute assemblée. En effet, si cette action militaire a remporté d’importants succès, elle est aussi une charge très importante pour l’État français. Le Sénat a donc jugé qu’il était indispensable d’organiser un débat permettant la confrontation des points des vues sur ce dossier et la discussion des options de sortie progressive de la crise dans cette région. Lors des débats, plusieurs élus favorables au maintien du dispositif au Sahel, on estimé qu’il a mis en échec le projet funeste de création d’un Califat et permet aujourd’hui aux armées locales de prendre le dessus sur les terroristes. «Ce n’est pas au moment où le bilan de l’opération Barkhane s’améliore qu’il faut baisser la garde», a déclaré le sénateur Joël Guerriau du Groupe des indépendants (INDEP), tout en précisant que le retrait ne devrait être envisagé que lorsque Paris aura réussi à mobiliser le maximum de contingents européens pour combler le vide. « Le retrait n’est pas une option, parce qu’il ruinera tous nos efforts. Certes Takuba est une avancée, mais elle est insuffisante », a renchéri Bruno Retailleau du Groupe les républicains. Des sénateurs ont estimé que les récents succès militaires ne devraient pas faire perdre de vue la forte capacité de régénération des groupes armés terroristes. « Aujourd’hui encore, a enchainé Olivier Cigolotti de l’Union centriste, force est de reconnaître que la guerre est loin d’être gagnée». La situation impose, selon lui, un renforcement de la coopération européenne, qui ne peut se limiter à l’EUTM. Aussi a-t-il jugé « insuffisant » le dispositif G5 Sahel, qui devrait s’élargir aux pays côtiers. Les résultats mis en avant pour convaincre de l’utilité du dispositif Barkhane, semblen,t à la limite, insignifiants pour le sénateur Guillaume Gontard du Groupe écologiste, solidarité et territoire (GEST) qui a déclaré que le «bilan laisse perplexe, huit ans après l’engagement de la France». « Le coût s’est amélioré au fil des ans, mais pour quel résultat ? », s’est interrogé l’élu. Pour lui, la neutralisation d’individus de haut rang ne fera pas disparaître le terrorisme. Et surtout, la solution militaire ne remplacera jamais la solution politique. « Raison pour laquelle, a-t-il plaidé, il faut donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ». En somme, la majorité des sénateurs reconnaissent l’importance de la présence de Barkhane au Sahel. Selon eux, il s’agit donc de persévérer, en faisant adhérer le maximum de partenaires européens à la cause sahélienne et en aidant les forces locales à poursuivre leur montée en puissance. Le tout chapeauté par de véritables actions de développement. Ainsi, tout en saluant le professionnalisme des soldats français, plusieurs intervenants ont évoqué les volets politique, diplomatique et de développement de la stratégie déployée au Sahel. SURSAUT DIPLOMATIQUE – À cet égard, ils sont en phase avec Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. «Le sommet de Pau a été le sommet du sursaut militaire et celui de N’Djamena, sera le sommet du sursaut diplomatique, politique et de développement», a ainsi annoncé le chef de la diplomatie française. Concernant singulièrement le Mali, le sursaut politique espéré devra se concrétiser à travers la mise en œuvre effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation. « Maintenant, il faut passer aux actes », a déclaré Jean-Yves Le Drian, pour qui cet « appel vaut pour tous les acteurs ». Il a indiqué que la réunion annoncée du Comité de suivi de l’Accord à Kidal est un signal positif. Globalement, le ministre Le Drian a soutenu que les lignes ont considérablement bougé au Sahel. Et depuis le sommet de Pau, d’énormes progrès ont été faits dans le cadre de la «Coalition pour le Sahel». Pour lui, non seulement la lutte contre le terrorisme au Sahel a pris une dimension internationale (plus de 45 pays impliqués), mais aussi les différents appuis aux États du Sahel ont permis des progrès dans les domaines de la sécurité intérieure et du renforcement de la chaîne pénale. Il a, aussi, insisté sur le redéploiement de l’administration dans les zones libérées au Mali et la mise en place de projets d’urgence, notamment la création d’infrastructures scolaires et sanitaires. Abondant dans le même sens, Florence Parly, ministre des Armées, est revenue sur les succès opérationnels dans la zone dite des trois frontières. « L’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) a été fortement entravé», s’est-elle réjouie, tout en faisant remarquer que les forces locales n’ont, depuis Pau, subi aucune attaque d’ampleur. Autre motif de satisfaction pour elle : la montée en puissance des armées locales qui sont désormais capables de résister et de répliquer. «Notre présence n’est pas éternelle», a martelé à plusieurs reprises Florence Parly devant les sénateurs. Et c’est en cela qu’il importe de mobiliser les partenaires européens pour prêter main forte à Paris. ID/MD (AMAP)
Coalition pour le Sahel : Une stratégie gagnante
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 8 fév (AMAP) La lutte contre le terrorisme a connu une évolution significative au cours des douze derniers mois. Lors du prochain sommet prévu à N’Djamena, les chefs d’Etat sahéliens et leur homologue français feront une évaluation des progrès accomplis sur le terrain. De l’opération « Bourrasque » d’octobre 2020 à « Éclipse » en janvier dernier, l’alliance franco-sahélienne regroupant la Force française Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel ont neutralisé de centaines de terroristes et saisi de nombreux équipements. Ces opérations militaires constituent la concrétisation, sur le terrain, des décisions prises lors du sommet de Pau. En janvier 2020, dans la ville française, la France et les cinq pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) ont redéfini les contours de leur partenariat dans la lutte contre le terrorisme. La «Coalition pour le Sahel» lancée, à l’occasion, a visé à faciliter la synchronisation, la coordination et les interactions entre les différents volets de l’action internationale en appui aux pays du G5 Sahel. L’objectif étant d’en faire, à l’échelle régionale, une action cohérente qui englobe l’ensemble des leviers et des acteurs impliqués au Sahel, qu’ils portent sur les questions sécuritaires, politiques ou de développement. Une année après, l’heure est à l’évaluation du dispositif et l’exercice, qui réunira, dans quelques jours, les chefs d’Etat dans la capitale tchadienne, s’annonce sous de bons auspices. Le premier pilier des décisions de Pau a été le recentrage des opérations militaires sur la Région des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, là où se sont concentré les attaques terroristes en 2019. Les objectifs militaires fixés ont eu le mérite d’avoir donné du punch à la lutte commune contre l’ennemi, qui reste néanmoins toujours très actif. L’actualité immédiate en dit long sur ses capacités de résilience, aussi bien au Mali que chez les voisins burkinabè et nigériens où les forces armées continuent d’essuyer des attaques meurtrières. Avec cinq soldats tués, en moins d’une semaine, au seuil de 2021 et une accusation de bavure, sans bien voir ce qui pourrait ressembler à une vraie victoire, nul doute que l’opinion française s’interroge sur le sens du combat au Sahel. PERTES CHEZ L’ENNEMI – Les drames survenus au cours de ces dernières semaines ne veulent pourtant pas dire que les choses vont plus mal, car les pertes chez l’ennemi augmentent bien plus. Les résultats opérationnels ont été au rendez-vous avec des coups sévères portés aux groupes armés. Ainsi, des grands noms du terrorisme ont été éliminés, comme l’Algérien Abdelmalek Droukdel, chef des opérations d’Aqmi et contrebandier de renom. Il a été éliminé par l’Armée française le 3 juin 2020. Tout comme le Malien Bah Ag Moussa, un des bras droits d’Iyad Ag Ghali, tué le 10 novembre 2020. L’homme avait organisé plusieurs attaques meurtrières contre les positions des Forces armées maliennes (FAMa). Djamel Okacha dit Yahia Abou al-Hamman, un autre chef terroriste algérien, a été tué le 21 février 2019 près de Tombouctou. En plus de ces têtes de proue du terrorisme au Sahel, des centaines de combattants ont été éliminés au cours des opérations de l’année écoulée. Selon l’état-major de l’Armée française, à l’instar de l’opération « Bourrasque » conduite en octobre 2020, l’opération « Éclipse » de janvier 2021 a, elle aussi, vu l’engagement de plus de 3.400 militaires dont 1.500 Français et 1.900 partenaires dont 900 Burkinabés, 850 Maliens et 150 Nigériens. Résultats : des centaines de terroristes tués et leurs équipements saisis. On pourrait y voir de quoi proclamer une relative victoire. Pour des analystes, la demande de négociations de certains membres des groupes terroristes est d’ailleurs l’expression d’une profonde lassitude, voire d’un découragement qui serait, enfin, le début de cet effet émergent que Paris et ses alliés recherchent à coups de raids, de traques et de frappes. Les partenaires doivent cette percée sur le terrain à l’amélioration de l’interopérabilité et le perfectionnement de toutes les procédures de coordination. Pas seulement entre Barkhane et les forces armées respectives mais, aussi, avec la Force du G5 Sahel. Par exemple, l’opération conjointe «Éclipse» du 2 au 20 janvier, a permis de neutraliser de nombreux terroristes, d’en capturer une vingtaine et de saisir plusieurs motos et du matériel de guerre. Il y a aussi des moyens nouveaux très importants qui ont été engagés suite à la rencontre de Pau, comme les drones Reaper armés. Selon des statistiques, 80 % des pertes ennemies sont désormais le fait des forces aériennes. Mais, toujours est-il que les morts ennemis n’ont pas la même valeur stratégique que ceux enregistrés dans les rangs des forces régaliennes. Et c’est peut-être en cela qu’il faut comprendre les impatiences au sein de l’opinion publique, dont une partie peine encore à cerner les vrais enjeux de la guerre au Sahel et remet en cause, après chaque attaque, l’intérêt de la présence de troupes françaises. Ainsi, le ressentiment antifrançais persiste. Ce même ressentiment que le sommet de «clarification » de Pau était censé dissiper. Cette situation qui agace Paris s’invitera dans les débats à N’Djamena, où les chefs d’Etat devront encore réaffirmer leur volonté de poursuivre le partenariat. La France aide nos pays à circonscrire l’expansion terroriste. Le faisant, elle contribue à lutter contre la déstabilisation du Sahel dont les conséquences sont nombreuses sur ses intérêts et sa sécurité. Pour le moment, plusieurs observateurs estiment que les pays du Sahel ont besoin du parapluie de la France contre les intempéries du terrorisme dans nos vastes étendues. Un désengagement total de la France ouvrirait la voie à des lendemains incertains pour le système laïc et démocratique dans nos pays. C’est pourquoi, les autorités des pays du G5 Sahel ne font pas mystère de leur volonté de poursuivre le compagnonnage avec Paris. « Il n’y a aucun doute possible, ces forces étrangères sont des alliés importants… Nous devrions nous convaincre que nous ne gagnerons pas cette guerre en nous trompant d’ennemi et en faisant le jeu des hordes terroristes », a soutenu, récemment, le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, dans
Finale du CHAN 2021 : Les Aigles locaux terminent vice-champions
Par Ladji M. DIABY Bamako, 8 février (AMAP) Les Aigles locaux ont terminé, sur la deuxième marche de la 6è édition du CHAN 2021, s’inclinant 0-2, dimanche, en finale, face au détenteur du titre, le Maroc, au Stade Amadou Ahidjo de Yaoundé, au Cameroun, a constaté l’AMAP. La dernière marche a encore été fatale au Mali. Comme en 2016 et la lourde défaite 0-3 face aux Léopards de la RD Congo, les Aigles locaux ont chuté à une marche du sacre continental. Et cette fois encore, c’est un champion d’Afrique, le Maroc, qui a brisé le rêve de la sélection nationale de soulever sa première couronne africaine, grâce à deux réalisations de Soufiane Bouftini (69è min) et d’Ayoub El Kaabi (79è min). Tout s’est joué pour les Lions de l’Atlas en deuxième période. Jusque-là, les protégés du sélectionneur national, Nouhoum Diané, avaient plutôt tenu tête au champion d’Afrique en titre et tout pouvait arriver, d’un côté comme de l’autre. Le face à face perdu par Moussa Koné devant le gardien marocain, alors que le score était de 0-0 (64è min) illustre parfaitement cette réalité. Et ironie du sort pour le Mali, c’est dans la foulée de cette action que la sélection du Royaume chérifien va débloquer le tableau d’affichage. Suite à un corner, le défenseur Omar Namsaoui domine son vis-à-vis, Barou Sanogo, et place une tête puissante qui ne laisse aucune chance au capitaine Djigui Diarra (69è min). En première période, le même Moussa Koné avait buté sur le gardien Anass Zniti (23è min). A la 79è minute, nouveau corner et nouveau but pour les Lions de l’Atlas. Cette fois, c’est le meilleur buteur du CHAN 2018, Ayoub El Kaabi, qui, opportuniste, fait parler de lui. À la réception d’une remise de la tête de son coéquipier, Mohamed Aly Benamme, l’attaquant marocain surgit au cœur de la défense malienne et prolonge le ballon dans les buts de Djigui Diarra. Avec ce but, les carottes étaient cuites pour les Aigles locaux qui s’inclinent, pour la deuxième fois, en finale, après celle de 2016 au Rwanda, contre la RD Congo. La sélection nationale a même terminé la finale à dix contre onze, suite à l’expulsion du latéral Issaka Samaké pour cumul de cartons jaunes. Pas de trophées donc pour les protégés de Nouhoum Diané, mais plus que ce nouvel échec en finale, on retiendra surtout le beau parcours de la sélection nationale qui a fait vibrer tout le peuple pendant toute la durée de cette 6è édition du CHAN. Non seulement, le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers sont restés invaincus jusqu’en finale, mais en plus, ils ont produit l’un des meilleurs jeux du tournoi. La marche était un peu haute contre des Marocains plus expérimentés et qui n’ont pas eu à mener des combats durs pour se qualifier, contrairement aux Aigles locaux qui sont passés par deux prolongations et des séances de tirs au but pour valider leur ticket. La seule fausse note du CHAN pour le Mali a été la ligne d’attaque qui a été, sans conteste, le maillon faible de l’équipe. En atteste le nombre de buts marqués par les attaquants maliens en six sorties : une seule réalisation œuvre de Demba Diallo. Disons-le sans ambages, c’est trop peu à ce niveau et le staff technique des Aigles locaux devra déjà s’atteler à corriger les lacunes étalées dans ce compartiment pour mieux aborder les échéances à venir. Avec ce sacre, le Maroc remporte son deuxième titre et rejoint la RD Congo qui a été sacrée en 2009 et 2016. Mais, contrairement aux Léopards congolais, les Lions de l’Atlas sont les premiers footballeurs du continent à s’adjuger le trophée, deux fois consécutivement, depuis le lancement du CHAN en 2009. Nous reviendrons sur la finale de cette 6è édition du CHAN avec les réactions des acteurs. Dimanche 7 février au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé Mali-Maroc : 0-2 Buts de Soufiane Bouftini (69è min), Ayoub El Kaabi (79è min) Expulsion d’Issaka Samaké (90è min +3) Arbitrage du Kenyan Peter Waweru Kamaku assisté de son compatriote Gilbert Kipkoech Cheruiyot et de la Camerounaise Carine Atezambong Fomo Mali : Djigui Diarra (cap), Issaka Samaké, Yacouba Doumbia, Barou Sanogo, Siaka Bagayko, Moussa Kyabou, Sadio Kanouté, Makan Samabaly (Ousmane Kamissoko, 78è min), Moussa Ballo (Zoumana Zimpara), Demba Diallo, Moussa Koné (Bassékou Diabaté, 78è min). Entraîneur : Nouhoum Diané Maroc : Anass Zniti, Hamza El Moussaoui, Soufiane Bouftini, Omar Namsaoui, Abdelmounaim Boutouil, Yahya Jabrane, Mohammed Ali Bemammer, Abdelilah Hafidi (Walid El Karti, 90è min +4), Soufiane Rahimi, Noah Saadaoui (Zakaria Hadraf, 90è min +4), Ayoub El Kaabi (cap). Entraîneur : Houcine Ammouta LMD (AMAP)
34è Sommet de l’Union africaine : le Mali, pays leader pour le thème de l’année 2021
Bamako, 6 fév (AMAP) Le 34è sommet ordinaire de l’Union africaine (UA), ouvert, samedi matin, fait du Mali, pays leader pour le thème de l’année 2021 : « Arts, culture et patrimoine : des leviers pour construire l’Afrique que nous voulons ». En 2020, l’ancien président, Ibrahim Boubacar Kéïta, a, en effet, été désigné par ses pairs du continent comme « Champion de l’Union africaine pour les arts, la culture et le patrimoine ». Le Premier ministre, Moctar Ouane, qui s’est exprimé au nom du président de la Transition, a réaffirmé que le Mali est le pays leader pour le thème de l’année 2021. A ce propos, M. Ouane a assuré qu’en dépit des changements intervenus à la tête de l’Etat, au cours de l’année dernière, le Mali est honoré et résolument engagé à poursuivre cette mission que la Conférence de l’UA lui a confiée. L’ouverture des travaux de l’organisation continentale, par visioconférence, en raison du contexte de la pandémie de Covid-19 a été dirigée par le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, président en exercice sortant de l’UA. Le fait marquant de ce rendez-vous majeur pour les chefs d’Etat et de gouvernement du continent, a été l’élection du chef de l’Etat de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, comme président en exercice de l’UA, en remplacement du président Ramaphosa. Le président de la Transition, Bah N’Daw, a pris part au sommet virtuel, depuis le palais de Koulouba, en présence du Premier ministre, Moctar Ouane, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye ainsi que d’autres personnalités. La réponse de l’Afrique à la Covid-19 figure à l’ordre du jour de cette importante rencontre. S’exprimant sur ce sujet, le chef du gouvernement, Moctar Ouane, a indiqué que le Mali prend la mesure de l’importance de la lutte contre la maladie et se réjouit de la création, à cet effet, du Fonds de lutte contre la Covid-19. Signe de son engagement dans ce combat, le Mali a apporté une contribution financière volontaire, respectivement au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies et au Fonds d’intervention de l’UA contre la Covid-19, pour un montant total qui avoisine le milliard de Fcfa. Sur un autre registre, le Premier ministre a réitéré l’expression de sa reconnaissance à l’UA et à ses Etats membres pour leur soutien multiforme au Mali dans la lutte contre le terrorisme et les effets d’une crise sociopolitique que connaît le pays. « Mon pays ne saurait être insensible à cette solidarité africaine et internationale qui l’engage résolument à œuvrer à une transition réussie, avec le retour à l’ordre constitutionnel dans le délai imparti », a assuré Moctar Ouane. Du reste, le terrorisme, cette menace à la paix et à la sécurité internationales, reste une préoccupation majeure pour l’ensemble du continent africain, en particulier pour les pays du Sahel. Le Premier ministre en appelle à la mutualisation de nos moyens pour une synergie afin de « lutter, de manière coordonnée et efficace, contre ce fléau». Le chef du gouvernement a remercié les pays partenaires et amis du Mali pour leur appui constant en faveur du développement de notre pays. Singulièrement l’UA pour, notamment, la mise en place d’un Groupe de soutien chargé de coordonner et d’harmoniser les efforts des partenaires pour soutenir le gouvernement de Transition et le peuple malien dans un cadre conjoint et collaboratif. Moctar Ouane a réaffirmé l’engagement des autorités du Mali à mener la transition dans les délais requis et à souscrire à la mise en œuvre de toutes les décisions et recommandations qui seront issues du 34è sommet de l’UA. MS/MD (AMAP)
Front social au Mali: Un accord entre le gouvernement et la centrale syndicale UNTM
Bamako, 5 fév (AMAP) Le gouvernement, le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ont signé, vendredi après-midi, un accord après l’inclusion des observations à l’origine de blocages dans la signature du procès-verbal de conciliation. Après la grève de 72 heures, du 18 au 20 novembre 2020, et celle de cinq jours, du 14 au 18 décembre 2020, le gouvernement, l’UNTM ont menées des négociations sous la houlette d’une commission de conciliation mise en place à cet effet. Les parties sont parvenues à des accords contenus dans un procès-verbal de conciliation que l’UNTM n’a pas souhaité signer, à cause de certaines de ses observations qui n’ont pas été intégrées dans le PV. La signature du PV de conciliation est intervenue après que ces observations ont été prises en compte et validées en plénière. Ainsi, les parties se sont entendues sur neuf grands points. Il s’agit de la suppression des disparités dans les conditions des travailleurs, par l’établissement de la justice sociale, l’octroi du bénéfice de la prolongation des âges de départ à la retraite selon les catégories A, B2, B1 et C, le recrutement de 8.600 jeunes diplômés dans les fonctions publiques par an pendant cinq ans. L’accord porte, aussi, sur la normalisation de la carrière administrative de divers recrutés de l’enseignement des catégories D-E de la Fonction publique de l’Etat dont les perspectives d’avenir passent par la relecture corrective du Décret n°051/P-RM du 10 février 2011 ainsi que l’intégration des contractuels payés sur fonds propres des hôpitaux, la libération des domaines fonciers de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM) et de l’Institut d’économie rurale (IER) illégalement occupés. Il y a aussi eu accord sur les relations professionnelles, sur le plan politico-économique et juridique, les dossiers des compressés, des partants volontaires à la retraite. Tous ces points sont détaillés dans le document en termes d’accord et à suivre dans leur mise en œuvre. Après la signature, le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, a indiqué que sa présence s’explique par sa satisfaction de voir la négociation volontaire réussir. M. Katilé reconnait que quelques divergences d’interprétation ont opposé les parties, « mais la volonté de les surmonter a prévalu ». «Nous venons donc de conclure un accord », s’est réjoui, pour sa part, le ministre du Travail et de la Fonction publique, porte-parole du gouvernement, Me Harouna Toureh. Pour Me Toureh, le plus important reste la mise en œuvre des points d’accords pour laquelle une commission de travail a été créée. DD/MD (AMAP)
Élections générales de 2022 au Mali : Un budget de plus de 68 milliards de Fcfa
Bamako, 5 fév (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a présenté, jeudi, un budget de 88 milliards de Fcfa dont plus de 68 milliards sont prévus pour les scrutins (Référendum, élections présidentielle, législatives, régionales, cercles et communales). Au cours d’une rencontre, par visioconférence, avec les Partenaires techniques et financiers sur l’état des préparatifs des élections générales, le lieutenant-colonel Maïga a indiqué que « ce budget estimatif a été élaboré sur la base des dernières élections et en tenant compte de la situation sanitaire ». Il a ajouté que son plan d’actions a pour « objectif général de contribuer à l’organisation de scrutins libres, transparents et apaisés de sortie de crise et l’opérationnalisation des nouvelles régions ». Le ministre en charge de l’Administration territoriale, a donné ces précisions aux Partenaires techniques et financiers du Mali qui demandaient de prioriser les actions et de prendre en compte le contexte actuel du pays. Si les partenaires n’ont pas donné leur quitus définitif à ce budget au cours de la réunion, ils ont, néanmoins, réaffirmé leur appui constant et multiforme au processus de la Transition. « Il est clair qu’il y a des défis à relever d’autant qu’il ne reste que 13 mois de la période de la Transition et avec 7 ou 8 scrutins à organiser », a indiqué le représentant de l’ambassade de Danemark au Mali, Niels Bossen. Il a estimé que tous les efforts doivent être mis ensemble pour réussir. « Du côté du Royaume de Danemark, nous sommes là pour accompagner le gouvernement de Transition dans sa réussite », a-t-il déclaré, notant cette dynamique chez les autres partenaires. Cependant, les « amis » du Mali ont émis des inquiétudes qui tournent essentiellement autour de l’implication des jeunes et des femmes dans le processus, de l’organe unique de gestion des élections et d’un chronogramme « précis » des scrutins. S’agissant du chronogramme « précis » des échéances électorales, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a signalé que « le gouvernement est totalement en phase avec les grandes dates, sur la base desquelles il serait constitué un chronogramme détaillé ». « La production d’un chronogramme, conformément à la feuille de route de la Transition, constitue l’un des objectifs assignés au ministère de l’Administration territoriale », a indiqué le ministre Maïga. « Cependant, a-t-il ajouté, (son) ministère attend d’abord la validation du programme d’actions gouvernementales et du programme de travail gouvernemental par le Conseil national de Transition ». « C’est seulement à l’issue de cette validation que nous pourrons exprimer, avec beaucoup plus de précision, nos besoins », a fait savoir le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. Au cours de cette réunion, le département a présenté un chronogramme qui prévoit 7 ou 8 scrutins : le référendum est prévu pendant le 2è trimestre de 2021, l’élection des conseillers des collectivités territoriales au cours du 4è trimestre 2021, l’élection des conseillers nationaux ou sénateurs (1er trimestre 2022). Quant aux élections présidentielle et législatives, elles auront lieu le 1er trimestre 2022. BD/MD (AMAP)
CHAN 2021 : Le Mali en finale
Bamako, 3 fév (AMAP) Le Mali a battu la Guinée (0-0, 5-4 t.a.b.), mercredi soir, au stade de Japoma à Douala, et se qualifie, au bout du suspense, pour la finale de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui se déroule au Cameroun depuis le 16 janvier. Les Aigles locaux, comme lors des quarts de finale, ont décroché leur ticket, après l’épreuve des tirs au but dans ce derby de l’Afrique de l’Ouest qui a connu un engagement physique des vingt-deux acteurs dès les premières minutes de jeu. Le défenseur malien, Mamadou Doumbia est sorti sur blessure, dès la 3è minute et conduit, immédiatement à l’hôpital, et le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé, blessé a, également, cédé sa place à Makan Samabaly (30è min). Les Guinéens ont dominé la première période et se sont créés les meilleures occasions de la partie. Victor Kantabadouno et le buteur maison, Yakhouba Gnagna Barry, ont été les plus dangereux durant la première mi-temps. Le gardien Djigui Diarra a été le joueur le plus en vue dans cette rencontre, multipliant les parades, à l’image du tir de Yakhouba Barry à la 14è minute. Maliens et Guinéens se sont neutralisés pendant les 90 minutes et les prolongations. Ainsi pendant 120 minutes, aucune équipe n’a pu débloquer le tableau d’affichage. Aux tirs au but, le Mali a réussi l’essentiel en remportant la série (5-4) malgré l’entrée en jeu du gardien Sékouba Camara à la place de Camara Moussa à la 119’. Les Aigles s’assurent le premier ticket pour la finale du CHAN 2020, prévue dimanche prochain à Yaoundé. Ils joueront contre le Maroc qui a dominé le Cameroun par un score sans appel de 4 à 0 Le Mali va jouer la deuxième finale de CHAN de son histoire, après celle de 2016, au Rwanda, perdue devant la RD Congo (0-3). Réactions d’après-match Entraîneur de la Guinée, Kafory Lappé Bangoura « Comme toujours, les derbys Mali-Guinée sont des matchs très difficiles. On a bien joué mais il y a eu une baisse de régime. Une répétition de retards, coupures d’électricité pendant les entraînements. Beaucoup d’aléas qui nous ont déstabilisés. La victoire a choisi le Mali, on n’a pas eu la chance. Les enfants ont mouillé le match, il y a beaucoup de forfait. On ne s’est pas reposé, on est fatigué. Depuis 1976, la Guinée n’a pas joué de finale, on voulait rentrer dans l’Histoire. Le foot africain a vraiment évolué, ça s’adapte. Les Entraîneurs africains ont été au rendez-vous. » Entraîneur du Mali, Nouhoum Diané « Ce n’était pas facile. La Guinée a eu beaucoup d’occasions. On n’a pas le choix, on se prépare en fonction de l’adversaire. La réalité, on fait tout pour gagner. Les équipes sont désormais difficiles à manœuvrer. Le staff médical mettra tout en œuvre pour qu’on retrouve de la fraîcheur. On a subi le jeu de la Guinée. On est là tranquillement. La Guinée nous a pris de haut, nous avons essayé de mettre la Guinée sous pression. On va essayer de préparer la finale, permettre aux gens de réparer ce qui n’a pas marché dès la 3è minute « . LMD (AMAP)
Mine d’or de Morila : Perspective de relance de la production
Bamako, 03 Fév (AMAP) « Nous sommes en passe de sauver plus de 500 emplois directs et près de 2.000 emplois indirects. Donc, dans ce cadre-là, il était important pour nous de venir voir comment tout cet arsenal se met en place au profit des populations riveraines et, d’une manière générale, au profit de la population malienne », a déclaré le ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, lundi dernier, en marge des travaux de la 2ème session du Conseil d’administration de la mine d’or de Morila sous l’exploitation de Firefinch. Il était accompagné d’une forte délégation comprenant notamment le directeur national de la géologie et des mines, Cheick G. Keita. Depuis son entrée en exploitation en 2000, le site de Morila, situé à quelque 280 km au sud-est de Bamako, a produit plus de 7,4 millions d’onces d’or, à partir de l’extraction à ciel ouvert et du traitement des stocks et des résidus sur 20 ans de propriété de Barrick/AngloGold. Firefinch, anciennement appelé Mali Lithium, est depuis 2011 un explorateur aurifère actif au Mali. Troisième producteur d’or en Afrique, en novembre 2020, la société a acquis une participation de 80% dans la mine d’or de Morila, dans laquelle l’Etat du Mali détient 20%. Morila est une mine d’or en exploitation et dispose d’une usine de traitement de 4,5 millions de tonnes par an et de toutes les infrastructures requises pour un site minier autonome. À leur arrivée, le ministre et sa délégation ont été accueillis dans la salle de conférence de la mine d’or de Morila par son directeur général, Drissa Arama. Lamine Seydou Traoré a, aussitôt, participé à la 2ème session du Conseil d’administration de la mine. A la fin de la rencontre, le ministre a, successivement, visité la carrière d’exploitation de la mine, l’usine de production d’or et le Centre agrobusiness de Morila. Ce centre est composé de trois volets : l’aviculture, la pisciculture et un jardin maraîcher d’environ un demi-hectare. « Aujourd’hui, l’avenir de Morila est sur une bonne tendance. Nous espérons qu’avec les investissements que nous devons avoir, très bientôt, on pourra commencer l’exploitation minière. Aujourd’hui, on peut dire que les choses vont comme nous les avons planifiées », a expliqué le directeur général de la mine d’or de Morila, tout en précisant que la production d’or du site est d’environ 120 kilos par mois. « Nous devons aller vers les 200, 300 jusqu’à une tonne d’or par mois. C’est ce que nous envisageons de faire. Nous pensons que dans le futur, on pourra augmenter la production avec beaucoup plus de ressources », a-t-il dit. Drissa Arama a rassuré le ministre que la société veut travailler dans la transparence. Au terme des différentes visites, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau a déclaré qu’il était important pour lui de venir voir ce qui se passe, afin de prodiguer des conseils et faire aussi des mises en garde. « Une mise en garde pour respecter les clauses du contrat, pour inviter la société à davantage de coopération avec les opérateurs économiques maliens. Et on a été agréablement surpris de constater que c’est le leitmotiv du groupe Firefinch qui nous a démontré clairement que sur 500 employés, il y a à peine 4 expatriés. Ce sont des choses qui doivent être encouragées », a soutenu Lamine Seydou Traoré. Parlant de la 2ème session du Conseil d’administration de la mine d’or de Morila sous Firefinch, le ministre a dit que les signaux sont bons. « C’est vrai qu’avec les projections qui ont été faites par rapport à la fermeture de la mine à l’horizon de juin 2021, elles étaient de nature à déséquilibrer un peu les comptes financiers. Mais des investisseurs sont résolument engagés à faire en sorte que les emplois puissent être gardés et que la mine puisse continuer à être exploitée », a-t-il indiqué. « Les éléments qu’on nous a présentés montrent bien qu’avec l’accompagnement du gouvernement et de la population ainsi que l’engagement des investisseurs, nous arriverons à faire briller encore l’or de Morila pour le bonheur des Maliens », a affirmé le ministre. Auparavant, la délégation ministérielle avait rendu une visite de courtoisie au chef de village de Sanso. AG/MD (AMAP)
