San: Un policier meurt sous les balles d’un individu armé
San, 15 juin (AMAP) Un policier posté à l’entrée de l’agence de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) de San (Centre) a succombé à ses blessures à la suite de tirs de pistolet automatique d’un individu armé non identifié, dimanche, aux environs de 20 heures,. Le corps du sergent-chef, Abdramane Baby, du Commissariat de Police de San, a aussitôt été transféré à la morgue au Centre de santé de référence de la localité. Aussitôt informés, le préfet de cercle, Amadou Dicko, et le procureur de la République près le Tribunal d’instance de San, Moussa N’tji Coulibaly, se sont rendus au Commissariat de police pour présenter leurs condoléances et prier pour le repos de l’âme du défunt. Pour l’heure, le meurtrier demeure introuvable. Néanmoins, les enquêtes sont ouvertes, en vue d’établir les causes et les circonstances réelles de cet acte qui a semé une certaine terreur dans la ville et troublé la paix et la quiétude des populations. NC/MD (AMAP)
Fana : Un corps décapité découvert au petit matin
Dioïla, 10 juin (AMAP) Le corps décapité d’un homme d’une quarantaine d’années a été retrouvé devant sa maisonnette, dans la nuit du mardi au mercredi, au quartier Badialan de Fana. Selon les médecins, le défunt aurait reçu trois coups à l’arrière du crâne avant d’être décapité. Il a été identifié comme Bakary Sangaré, un charlatan-guérisseur, divorcé sans enfant, vivant seul. Informé, le sous-préfet de Fana, Benena Mounkoro, a immédiatement informé les services techniques et sa hiérarchie pour que les dispositions soient prises afin d’éviter tout débordonnement de la population agacée par la fréquence de ce genre de drame. Selon des témoignages, sur place, l’homme serait du village de Bancoro, à 15 km de Fana et serait un ancien militaire ne jouissant pas de toutes ses facultés. Les enquêtes sont en cours pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort. DF/MD (AMAP)
Sadiola : L’effondrement d’une mine tue cinq personnes
Kayes, 08 juin (AMAP) Cinq personnes ont trouvé la mort et au moins sept grièvement blessées dans l’effondrement, dimanche, d’une mine à Sadiola, dans la région de Kayes (Ouest), a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le commandant de la Légion de gendarmerie de Kayes a ajouté que le drame est survenu aux environs de 22 heures. Selon certaines sources locales, il serait arrivé dans une ancienne zone de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS-Sa) où opèrent clandestinement des orpailleurs traditionnels. Les blessés subissent actuellement des soins au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Sadiola. Ce type d’accidents est très fréquent dans les zones minières. En décembre 2017, au moins 6 personnes avaient trouvé la mort dans l’effondrement d’une ancienne mine survenu à Kroukéto, dans la Commune de Sadiola, une zone abandonnée par la société minière Yatela-Sa depuis 2006. Ceux qui sont à la recherche du métal jaune, utilisent souvent des anciens sites appartenant à des compagnies minières. D’autres se rendent également dans les puits ou « damans » qui ont été abandonnés par des orpailleurs traditionnels, depuis plusieurs années. Ces endroits sont très accidentés à cause des effets de l’érosion, surtout que les « damans » sont reliés entre-eux par des passages souterrains. Généralement, après la pluie et pendant le mois d’août (période de soudure), certaines personnes, notamment les femmes, investissent les zones aurifères pour grappiller quelques grammes, voire même des kilogrammes d’or afin de subvenir aux besoins de leur famille. BMS/MD (AMAP)
Kéniéba : Un homme arrêté en possession d’une arme et des menottes volées au Sénégal
Kéniéba, 05 juin (AMAP) Le Commissariat de Police de Kéniéba a arrêté, lundi, un homme en possession d’un pistolet automatique de fabrication russe et son chargeur garni de trois cartouches de 9 mm, d’une paire de menottes et ses clés qu’il a volés sur un policier sénégalais, ainsi qu’une quantité de chanvre indien. Dans la nuit du 1er juin 2020, aux environs de 01 heure, le Commissaire principal de Police, Ancoundia Napo, a été informé de la présence d’un individu suspect dans un bar à Koundan, localité située sur la Route internationale Bamako-Dakar, par le corridor sud, à environ 15 km de Kéniéba, chef-lieu de Commune. Les investigations ont permis d’interpeler un jeune homme qui a déclaré se nommer Mohamed Ousmane Fati, de nationalité sénégalaise, employé de commerce domicilié à Moussala, sur le territoire sénégalais. Interrogé sur la provenance des objets trouvés sur lui, il a déclaré les avoir pris sur un certain Moussa sans autre précision. Comme il soutenait résider à Moussala, localité sénégalaise sur l’autre rive du fleuve Falémé, les agents ont pris attaché avec le Chef secteur de Police de Moussala, l’adjudant Moundourou Diouf. Celui-ci dit avoir retrouvé l’individu dans les archives de la police et qu’il n’est « pas de bonne moralité ». L’adjudant Diouf, sur invitation de ses collègues maliens, s’est rendu à Kéniéba pour, ensemble, en savoir plus sur cet individu. Après les enquêtes, il s’est trouvé que le même jour, vers 21 heures, un sergent de police sénégalais, Abdramane Sow, en service à Moussala, a été victime d’un vol avec effraction à son domicile. Le voleur a emporté son pistolet et son chargeur. Après les investigations, il s’est avéré que l’arme retrouvée sur Mohamed Ousmane Fati est la même volée quelques heures plutôt, à Moussala. Confondu, le suspect a avoué son forfait. Compte tenu de la bonne collaboration entre les polices sénégalaise et malienne à la frontière et sur instruction du Procureur du Tribunal d’Instance de Kéniéba, Hamidou N’Dao, le suspect a été remis aux autorités sénégalaises pour la suite de l’enquête. Le Commissaire principal Napo a mis l’accent sur « la franche collaboration » entre les policiers des deux pays, en matière de partage d’informations et de renseignements qui leur permet de lutter efficacement contre les crimes transfrontaliers. Il a assuré les populations maliennes et sénégalaises de la présence de la police pour leur protection et celle de leurs biens. Ce qui entre dans le cadre de leur mission. Il les a invitées à plus de collaboration, à travers l’information et le renseignement, « seul moyen efficace de combattre les malfaiteurs » des deux côtés de la frontière. Cette arrestation a été possible grâce à l’information donnée par un citoyen. MFS/MD (AMAP)
Banamba : Un homme à moto mort asphyxié par son turban
Banamba, 29 mai (AMAP) Un homme d’une cinquantaine d’années a été retrouvé mort asphyxié par son turban, en début de semaine, sur une piste rurale, entre le village de Dissan et Samakélé, a appris l’AMAP de sources sécuritaires. Selon nos sources, le bout du turban de la victime, qui était l’imam de son village, s’est accidentellement enroulé à la roue arrière de sa moto, le trimbalant à terre tout en serrant son cou jusqu’à ce que mort s’en suive. La brigade territoriale de la gendarmerie alertée, s’est rendue sur le lieu du drame pour constat puis a remis le corps de la victime aux parents. Les obsèques de la victime ont eu lieu le lendemain du drame. Ce n’est pas la première fois que le turban fait des victimes à moto. Ce phénomène est très fréquent dans le cercle car la majorité de la population d’âge avancé utilise le turban. Face à ces drames, le commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie, l’adjudant chef major Souleymane Koné, a invité la population, singulièrement les usagers des engins à deux roues, à se défaire de leur turban lors des voyages, pour leur sécurité. AT/MD (AMAP)
Tominian : Il assassine sa femme en brousse et essaie de fuir
Tominian, 14 mai (AMAP) Un jeune homme d’une trentaine d’années, natif du village de Founé, dans la commune rurale de Diora, a assassiné sa femme, le 1er mai 2020, a appris l’AMAP de sources locales. L’épouse de Sabéré Keita, blessée, avait été conduite au Centre de santé communautaire (CSCOM) par le frère du mari. Le médecin soignant, qui a relevé des coups et blessures volontaires, aurait refusé de prendre en charge la victime. Il a exigé la présence du mari. Sous la pression de ses parents, Sabéré aurait conduit son épouse, à moto à Diora. Mais, il ne se rendra pas CSCOM. Il a traversé le village et continué sur la route de Kenesso, au sud du chef lieu de commune. C’est là qu’il a décidé d’achever son épouse. D’après une autre source, il aurait tranché la gorge de la victime avant de l’abandonner dans la broussaille. Le corps sans vie a été retrouvé par des passants. Selon des témoins, le meurtrier est revenu au village, comme si de rien n’était. Il a pris la fuite, quelques heures après, puis a appelé ses parents pour leur avouer son crime. Après des recherches, des habitants de son village l’auraient retrouvé à environ 6 kilomètres, dans la brousse, puis remis à la gendarmerie de Mandiakuy. Lors de son audition à la brigade de gendarmerie, il aurait reconnu les faits. Il a été déféré à la Maison d’arrêt de Tominian. La victime a été enterrée, dimanche, en l’absence de sa famille, mais en présence des autorités communales, selon d’autres sources. Selon le secrétaire général de la mairie de Diora, le Procureur a été informé de cette affaire avant l’inhumation. Le couple était marié depuis environ six mois. ST/MD (AMAP)
La douane saisit des armes de guerre
Bamako, 19 mars (AMAP) Les services douaniers ont saisi, jeudi, une importante quantité d’armes de guerre, de munitions et de cartouches de cigarettes, lors d’une opération dans le secteur de Bangoumana. Le contrôleur des douanes, Thierno Hadi Traoré, et ses hommes. en patrouilles dans la zone, ont ciblé un véhicule en provenance de la Guinée qu’ils ont soumis à une fouille minutieuse. D’après le contrôleur Thierno Hadi Traoré, le véhicule de transport avait à son bord un individu à l’attitude étrange et suspect qui semblait être agacé par la présence des douaniers. Ceux-ci ont décidé de poursuivre leur fouille jusqu’à mettre la main sur de grosses cartouches de cigarettes. Puis, ils y ont découvert des colis tout aussi étranges. Il s’agissait, en fait, de couvertures qui dissimulaient deux pistolets mitrailleuses, quatre carabines de marque tchèque, un fusil et des munitions. L’individu suspect a essayé de fuir avant d’être rattrapé par les douaniers. Il détenait un son sac qui contenait beaucoup de munitions. Interrogé par les agents des douanes, il a reconnu être le propriétaire de toutes ces armes et munitions qui étaient, d’après lui destinées, à la Région de Mopti, dans le Centre du Mali, en proie à une grande insécurité. LN/MD (AMAP)
Douanes : Saisie de basin caché parmi des effets personnels
Bamako, 17 mars (AMAP) Les douaniers de la Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako ont saisi, dans la nuit du lundi au mardi dernier, 54 pièces de basin de qualité « Getzner » dans deux fûts en plastiques cachés parmi des effets personnels venus d’Europe. Sur le marché local, ces pièces que transportait un camion chargés d’objets divers, valent une vingtaine de millions de Francs Cfa. A la découverte de la marchandise importée en contrebande, le chef de la BMI, l’inspecteur des douanes Toumani Diallo, a instruit son équipe de conduire le camion au bureau, à Faladiè, pour une fouille approfondie. La fouille a permis de découvrir une importante quantité de produits pharmaceutiques dont plusieurs boites sont déjà ouvertes et d’autres colis contenant des bouteilles de liqueur. En dehors des basins, des médicaments et des bouteilles d’alcool, la cargaison contient, également, des produits alimentaires variés qui ne sont accompagnés d’aucun certificat dûment délivré par les services compétents « Nous sommes en présence d’un cas emblématique de fraude et commerce illicite de produits dangereux pour l’homme », a expliqué l’agent des douanes en charge du dossier. Généralement rassemblés dans une barrique plastique ou dans des cartons bien emballés, ces effets personnels sont censés être sans grande valeur marchande. A ce titre, les droits de douane sont calculés sur la base d’un forfait, et au gabarit du contenant. Les services de répression ont constaté que ce mode de transport d’effets personnels est utilisé par de contrebandiers professionnels qui transportent, ainsi, des marchandises à forte taxation douanière pour échapper à la réglementation douanière. Cette saisie de basin, intervient quelques mois après une autre saisie de basin d’une valeur de plus de 200 millions de Fcfa. AC/MD (AMAP)
Faits divers : Des assassins d’un adjudant-chef de police aux arrêts
Bamako, 5 février (AMAP) Deux membres d’une bande impliquée dans un braquage, dans la nuit du lundi 16 décembre 2019, dans la région de Bougouni, sur la route de Yanfolila, ayant couté la vie à l’adjudant-chef de police, Maciré Diakité, ont été mis hors d’état de nuire, a appris l’AMAP, de source policière. Le 23 janvier 2020 dernier, aux environs de 12 heures, des renseignements ont fait état d’un accident de la circulation routière, ayant entraîné l’admission aux urgences de l’hôpital Gabriel Touré d’individus activement recherchés pour avoir pris part à plusieurs braquages tant au Mali que dans certains pays voisins. Une équipe du Commissariat de police du 2earrondissement de Bamako s’est transportée sur les lieux où le nommé Amadou Bah a été arrêté et conduit au commissariat. Ce dernier était légèrement blessé et avait été libéré par le personnel médical, après les soins. Une perquisition chez lui a permis de retrouver un Pistolet mitrailleur (PM) avec un chargeur garni et trois ordinateurs portables. Amadou Bah a insinué que ces objets appartiennent aux nommés Dadi Diallo et Samba Bocoum (activement recherchés) avant d’avouer qu’il a participé à des braquages à main armée dans des pays voisins dont la Guinée, le Sénégal, la Mauritanie. Amadou Bah a dénoncé aux policiers les nommés Amadou Diallo, Amadou Barry (tous deux grièvement blessés) et Modibo Sow, comme les auteurs des braquages à Kolokani, Nara et Bougouni, où un policier avait été tué. Localisé et interpellé à Djalakorodji, par la brigade de recherche du Commissariat du 2earrondissement, Modibo Sow est passé à table. Il a divulgué le scénario du braquage qui a couté la vie au policier Diakité. « Je suis, effectivement, l’un des participants au braquage sur la route de Bougouni. Ce jour-là, j’ai été contacté par le nommé Oumar Sidibé pour aller exécuter cette opération. Nous nous sommes rendus à Bougouni, aux environs de 15 heures. Au total, nous étions au nombre de huit personnes dont cinq qui ont quitté Bamako. Aux environs de minuit, nous nous sommes servis d’un tronc d’arbre pour couper la voie. Le premier véhicule braqué était une camionnette suivie d’un bus… Il y a eu des échanges de tirs entre nous et les policiers. Notre camarade Abdoulaye Bah a été mortellement atteint tout comme un policier », a-t-il relaté. Les deux braqueurs ont été déférés devant le Procureur près du Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako. OD/MD (AMAP)
Gao : Incendie d’un dépôt de carburant
Gao, 16 janvier (AMAP) Un dépôt anarchique de carburant, situé au 4è quartier de Gao, non loin du cimetière d’Aljanabandja, a pris feu, jeudi, aux environs de 10 heures, causant des dégâts matériels considérables mais pas de perte en vie humaine, a constaté sur place l’AMAP. Sur quatre camions de 25 tonnes contenant chacun 140 fûts d’essence, un seulement a été calciné, en plus de 30 fûts de gasoil. Le propriétaire du dépôt de carburant, Baba Ould Moctar, a estimé les dégâts à 83 millions de Fcfa. Selon le propriétaire des lieux, Abdallah Ould Ahmed, le feu a été causé par le frottement d’une clé plate qui permet d’ouvrir les fûts contenant l’essence. Le feu s’est propagé à une montagne de charbon de bois. Ce stock est adossé au mur d’enceinte du site d’où est parti le feu. Le propriétaire de cet autre lieu était sous le choc de la catastrophe qui était en train de consumer son stock de combustible. Pris de panique et déterminé à sauver coûte que coûte son bien, le vendeur de charbon a voulu se jeter dans le feu. Il a fallu la promptitude des voisins pour lui épargner une souffrance physique plus grande que ce que son instinct de survie lui a dicté. Le commandant de compagnie de la Protection civile, Mamadou Kéita, a indiqué que le lieutenant Fadouga Sissoko a été le premier à arriver sur les lieux du sinistre. Mais, vu l’ampleur du feu d’hydrocarbure, il a fait appel au directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant colonel Abdoul Karim Coulibaly. Ce dernier a, aussitôt, ordonné le bouclage du périmètre de l’incendie en vue de sécuriser la vie des riverains. Les pompiers, qui n’ont pas tout le dispositif et l’équipement nécessaires pour l’extinction de ce genre de feu ont fait appel aux éléments de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation (MINUSMA) pour les aider à maîtriser l’incendie. Interrogé, le lieutenant colonel Abdoul Karim Coulibaly a déploré ces dépôts anarchiques d’hydrocarbures dans la ville de Gao où les opérateurs persistent dans cette pratique très dangereuse et porteuse de périls. « L’incendie d’aujourd’hui en est une des conséquences, parce que pour éteindre un feu d’hydrocarbure, il faut beaucoup d’hydrant », a-t-il dit. « Outre la distance à parcourir entre la caserne des sapeurs pompiers et le lieu du sinistre, nous ne disposons pas de toutes les matières nécessaires pour éteindre un incendie d’hydrocarbure », a déploré, de son côté, le commandant de compagnie Mamadou Kéita. AT/MD (AMAP)

