Route Nioro-Diéma : Trois morts à la suite du braquage d’un minibus (Témoins)

Diéma, 23 Nov (AMAP) Trois passagers ont perdu la vie et plusieurs autres ont été gravement blessés, lorsque le minibus, à bord duquel ils voyageaient, a été attaqué par des bandits, dans la nuit de samedi, aux environs de 23h 30m, entre Bougoudéré et Diongomané, dans le Cercle de Nioro du Sahel (Ouest), ont indiqué des témoins. Les braqueurs, au nombre de quatre, circulaient à motos, ajoutent les mêmes sources. Pendant que le véhicule, en provenance de Diéma (Ouest), roulait à vive allure, des coups de feu ont retenti de part et d’autre de la route. Des bandits, qui s’étaient cachés dans un endroit boisé, ont ouvert le feu sur le véhicule. Le chauffeur a voulu forcer le passage malgré les barricades mais a reçu une balle à l’épaule. En dépit du choc, il a essayé de poursuivre son chemin. Mais, après quelques mètres, il a perdu le contrôle du véhicule qui a continué sa course dans les broussailles. Le minibus a percuté un gros arbre et trois passagers ont perdu la vie. Il y a aussi eu plusieurs blessés graves.. Les attaques nocturnes sont devenues fréquentes sur ce tronçon. Les bandits opèrent, très souvent, entre 19h00 et minuit. Dans beaucoup de cas, les passagers sont dépouillés de tous leurs biens. Les populations de la zone appellent les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser cette route très fréquentée par les gros porteurs en partance ou en provenance de la Mauritanie et du Maroc. MD/MD (AMAP)

Affaire Sidiki Diabaté : Le buzz

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 1er oct (AMAP) D’abord des rumeurs et ensuite soupçons. L’affaire Sidiki Diabaté et Mariam Sow, dite Mamasita, n’en finit pas de défrayer la chronique depuis bientôt trois semaines. Interpellé par la police, le lundi 21 septembre, l’artiste a été présenté, jeudi 24 septembre, devant un juge d’instruction du Tribunal de Grande instance qui l’a, aussitôt, inculpé de violences, coups et blessures, entre autres… Il est assisté par un collectif d’avocats dont Me Seydou Badian Kéïta qui gère, habituellement, ses intérêts et Me Cheick Oumar Konaré commis par le Bureau malien des droits d’auteur (BUMDA). Cet organisme public représente les intérêts matériels et moraux des artistes et autres créateurs. Pour le moment, le tribunal se refuse à tout commentaire étant donné que l’affaire est en instruction. C’est sans doute l’affaire qui aura fait couler beaucoup d’encre et de salives, ces derniers temps. En effet, en plus des professionnels de la presse, de nombreux artistes connus moins connus, des parents et amis des deux parties ont pris d’assaut la toile pour s’exprimer sur cette affaire. De nombreuses femmes ou associations qui luttent contre les violences faites aux femmes sont vent debout. Une grande marche de soutien à «toutes les victimes de violences faites aux femmes» a réuni plusieurs dizaines de femmes et d’hommes, samedi dernier, à Bamako. La marche s’est déroulée sur le boulevard de l’indépendance, pour prendre fin au Centre Aoua Kéïta. De l’autre côté, les fans de Sidiki Diabaté se sont mobilisés en grand nombre, d’abord, devant le tribunal de la Commune III le jour de sa comparution. Ils demandaient la libération pure et simple de l’artiste. Ils sont restés jusqu’au petit soir, obligeant la police à faire usage de grenades lacrymogènes pour les disperser. Sur les réseaux sociaux, en plus des nombreuses vidéos de soutien, un collectif a déjà été mis en place, constitué notamment d’artistes, dans le but, disent les organisateurs, « d’aider Sidiki à s’en sortir ». Prudents, ils ne veulent pas mettre de l’huile le feu et appellent les uns et les autres à s’abstenir d’actions et de propos qui pourraient envenimer la situation. L’artiste a fait publier un texte dans le but d’appeler ses fans à la retenue. Tout est parti d’une publication sur Facebook, en début septembre, de photos énigmatiques de ce qui semblait être une jeune femme avec des traces horribles de coups et blessures. Petit à petit, il s’est révélé qu’il s’agissait de la concubine de l’artiste Sidiki Diabaté, fils du célèbre joueur de Kora, Toumani Diabaté. Mama Sow dite Mamasita aurait subi des violences conjugales de la part de Sidiki Diabaté dont elle est la compagne depuis près de 7 ans. L’expectative a vite laissé la place à une confirmation. Il s’agit bien d’une affaire de mœurs qui daterait d’une année environ. La jeune dame est présentée comme une victime de l’artiste qui lui aurait fait passer les pires sévices imaginables. De la cigarette éteinte sur sa peau, des coups de poing, un passage à tabac avec une scène horrible d’un véhicule qui lui aurait roulé sur le corps et même de la séquestration. Il n’en fallait pas plus pour réveiller une mobilisation et une grande indignation sur les réseaux sociaux. Certains organisateurs d’évènements culturels réfléchissent à la nature de leurs relations avec l’artiste. C’est ainsi que nous apprenions, dans la soirée du dimanche 20 septembre dernier, que Sidiki Diabaté a été retiré de la liste des nominés des Afrima Awards, une prestigieuse cérémonie de récompense des voix africaines. De son côté, Universal music Africa a annoncé, dans un communiqué, « suivre avec attention » cette affaire. Ce jeune artiste, que nous avons eu l’occasion d’interviewer récemment, du haut de ses 27 ans, fait la Une de la presse et enflamme les réseaux sociaux depuis quelques années. Il produit ses propres titres, arrange et compose pour d’autres artistes du Mali, d’Afrique et au-delà. Il se produit régulièrement sur toutes les grandes scènes du monde. Issue de la 71ème génération de joueur de kora dans sa famille, il a construit sa réputation sur des prestations vocales et est auteur de plus d’une centaine d’albums pour lui-même et pour d’autres artistes du Mali et d’ailleurs. Affaire à suivre… YD/MD (AMAP)

Halles de Bamako : Un braquage dans un bureau de change fait cinq blessés

Bamako, 30 sept (AMAP) Un braquage qui a visé, mardi, un bureau de change aux Halles de Bamako, en Commune VI de Bamako, la capitale malienne, a fait cinq blessés par balles. Selon des témoins, que notre équipe de reportage a rencontré, quelques instants après cette attaque à main armée en plein jour, cette opération a été menée par deux bandits. Munis d’armes automatiques (un PA et un AK-47), ils circulaient à moto et se sont dirigés vers un bureau de cambistes qu’ils avaient, très certainement, repéré à l’avance. L’un des malfrats est resté dehors pour faire le guet, avec un fusil en main, pour dissuader ceux qui voudraient intervenir et perturber le bon déroulement de l’opération. Pendant ce temps, l’autre bandit a pénétré dans le local et braqué les occupants. Tenant les cambistes en respect avec son arme, il leur a clairement fait savoir ses intentions. Il s’est ensuite dirigé vers les deux caissières et les a sommées de lui remettre l’argent. Ensuite, comme dans un film western, le malfrat est ressorti en tirant en l’air pour effrayer tous ceux qui ont assisté impuissants à cette attaque. En l’absence des victimes, elles-mêmes, aucune de nos sources n’a été en mesure de nous dire avec exactitude la somme que les pauvres caissières ont remis au bandit armé. Le hold-up ne s’est pas déroulé sans anicroches. Le vigile des lieux et deux clients ayant tenté de résister, en essayant de maîtriser l’un des malfrats, ont reçu des balles au niveau des membres inférieurs. Outre le vigile et le client, deux autres victimes ont été enregistrées dans la rue. Les bandits, pensent certains témoins, n’ont pas jugé nécessaire de tuer les téméraires qui se sont mis au travers de leu chemin. Pour couvrir leur fuite, ils ont continué à tirer en l’air dans la rue. Les balles perdues ont atteint des personnes qui s’étaient retrouvées au mauvais endroit et au mauvais moment. TC/MD (AMAP)  

Quatre morts et des blessés dans des violences entre populations à Diandioumé, près de Nioro du Sahel 

Nioro, 2 sept (AMAP) Une foule armée de bâtons et de couteaux a tué quatre personnes et blessé plusieurs autres dont une femme âgée dans un état très grave, mardi, dans le village de Diandioumé situé sur la Route internationale (RI) entre le Mali et la Mauritanie, à une trentaine de km à l’est de Nioro (Ouest). La foule a, également saccagé, entièrement, les maisons des victimes (Mamadou Diarrisso, Youssouf Sissoko, Mamadou Sylla et Mamoudou Sissoko), les accusant d’être de connivence avec la justice pour reporter un procès d’expropriation de terrains cultivables. Ce différent oppose deux des victimes (Youssouf et Mamoudou Sissoko) considérés comme des esclaves du clan de Fadé Sylla et Mamadou Sylla, d’ailleurs en détention préventive à la Brigade de Gendarmerie de Nioro. A la demande procureur, le procès préalablement prévu pour mardi 1er septembre, a été reporté au 6 octobre prochain. Des populations du village, ont mal accueilli cette décision. Certaines, comme l’adjoint à l’imam du village, Youssouf Baradji, se seraient mis à insulter le procureur. Il a été aussitôt interpellé par la Gendarmerie pour insulte puis relâché après. Le report du procès puis l’interpellation de l’imam adjoint ont mis le village en ébullition. Pour les habitants du village, cette interpellation est orchestrée par Mamadou Sylla, en complicité avec le procureur du tribunal de Nioro. Informés, l’adjudant chef major Abou Dramane Dembélé et ses hommes se sont rendus sur les lieux pour les constatations, avant de procéder à des arrestations. Les analyses ont montré des traces de bâtons et de coups de couteaux sur les corps des personnes tuées. Pour l’instant, les corps sont remis aux parents pour inhumation et les enquêtes sont en cours pour mettre la main sur tous les coupables. Depuis plusieurs mois, des conflits liés au traitement de certaines couches sociales, comme esclaves, existent dans le village. Malgré des séances de sensibilisation par des ressortissants de la localité et des ONG et en dépit des interpellations, le phénomène continue. Cette situation, qui a affecté tous les rapports entre les habitants, a divisé les populations du village et des bourgades voisines. MD/MD (AMAP)

Mali : Trois blessés et des dégâts matériels après l’attaque du bureau des Douanes de Koury (Sud)

Bamako, 17 août (AMAP) Trois personnes ont été blessées par balles et du matériel incendié lors de l’attaque, par des individus non identifiés, du bureau des douanes de Koury, à la frontière sud du Mali avec le Burkina Faso, dans la nuit du dimanche au lundi, a appris l’AMAP de source officielle. « Hier (Ndlr, dimanche) vers minuit, des hommes armés ont ouvert le feu en direction du bureau des douanes. Nous avons appelé la Forsat qui est arrivée rapidement. Les échanges de tirs ont duré plus de deux heures. Il y a eu 3 blessés et beaucoup de dégâts matériels », a expliqué Mamadou Touré, le chef du bureau des Douanes, ajoutant que « le pronostic vital des blessés n’est heureusement pas engagé ». « Les premiers (assaillants) sont venus par le portail et d’autres ont escaladé le mur de la cour. Ils ont crié ‘Allahou Akbar’ avant de commencer à pilonner les locaux à l’arme lourde » a détaillé l’agent Hachim Simpara qui a décompté une dizaine d’assaillants. « Nous sommes venus pour les gens qui travaillent pour le Gouvernement » aurait lancé un assaillant selon un autre témoin de cette deuxième attaque du poste des Douanes et la cinquième dans la localité. Des blessés se sont retrouvés nez à nez avec les assaillants dans la cour des Douanes. « Ils sont très jeunes. Ils ont tiré sur moi avant de me présenter leurs excuses. Ils m’ont demandé la position des douaniers sur le site », a expliqué un blessé qui a reçu des projectiles au bras gauche et au flanc droit. Selon des témoins, le professionnalisme des forces antiterroristes a permis de sauver des vies humaines. Des responsables locaux des Douanes, de la Police, de la Protection civile, de l’Administration territoriale et la chefferie traditionnelle ont rendu visite aux agents des douanes encore sous le choc d’une nuit agitée. Le Directeur régional des Douanes, Lt-col Mohamed Coulibaly, qui a inspecté les locaux endommagés, a félicité ses hommes pour leur courage et les a invités à beaucoup plus de vigilance. Les responsables administratifs de Yorosso déplorent le manque de surveillance militaire dans une zone minée par des groupes terroristes retranchés dans un nid aux flancs de la colline de Boura, dans la bande frontalière. AC/MD (AMAP)

Koro : Des voleurs de motos dans les filets de la police au Centre du Mali

Koro, 15 août (AMAP)  Le commissariat de police de Koro (Centre) a mis hors d’état de nuire une bande de voleurs de motos, grâce à la bonne coopération des populations, dans la nuit du 11 août dernier, ont annoncé  à l’AMAP des sources policières. Un citoyen a dénoncé à la police un individu en possession d’une moto de marque chinoise, d’une provenance douteuse. L’information a été prise au sérieux par le commissaire principal Jean-Marie Drabo qui a déployé une équipe sur les lieux pour des investigation plus poussées, ont ajouté les mêmes. Le jeune en possession de l’engin à deux roues moto est conduit au commissariat. Les enquêtes ont permis de découvrir que le suspect était un repris de justice ayant recouvré la liberté pendant le mois de ramadan passé. Alors que l’enquête était en cours, le lendemain, mercredi 12 août, un citoyen se présente au commissariat pour déclarer le vol de sa moto. De fil en aiguille, il s‘est avèré que la moto saisie appartient au plaignant. C’est ainsi que les hommes du commissaire Drabo ont procédé à des interrogatoires approfondies du suspect qui va finir par avouer les faits. Cependant, il a déclaré aux policiers que la moto a été volée par leur chef de bande qui se trouverait à Worokorogni, à 12 km de Koro. Une équipe du commissariat est mise en branle pour aller interpeller le chef de bande nommé Malick Djimdé. Au moment de son interpellation, les limiers du commissariat de police de Koro ont saisi, sur place, trois autres motos volées. Les personnes mises en cause dans ces cas de vol sont Ergoly Togo et Malick Djimdé. Dans la foulée, les hommes du commissaire Jean-Marie Drabo sont, une fois de plus, informés par une personne de bonne volonté que le chef de la bande aurait caché une autre moto dans les buissons, sur la route de Bankass. Une équipe déployée sur les lieux a effectivement retrouvé une moto de couleur rouge, soigneusement cachée. Cette moto a aussi été transportée au commissariat pour complément d’enquête. Les enquêtes ont donc permis de saisir 06 moto, des accessoires, 09 téléphones portables de marques différentes ainsi qu’un appareil de sonorisation. DD/MD (AMAP)

Les Douanes saisissent à Bougouni des timbres fiscaux frauduleux d’une valeur de 200 millions de Fcfa

Bamako, 10 août (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) des douanes de ont découvert, mercredi dernier, à Bougouni (Sud) dans les soutes d’un bus de transport en commun, des paquets de timbres fiscaux, frauduleusement imprimés à l’étranger, d’une valeur de plus de 200 000 000 de Fcfa. Vers 19 heures, les agents des douanes en poste au PK7 de Bougouni ont reçu un car d’une compagnie de transport de la ligne Sikasso-Bamako. Le conducteur s’est présenté au poste pour les formalités de passage. Il a déclaré aux agents qu’il ne transporte à bord que des effets personnels et des passagers. Les agents des douanes ont douté de la déclaration du chauffeur. Ils ont, alors, décidé de fouiller les soutes à bagages ainsi que tous les endroits susceptibles de servir de cache aménagé du véhicule. Au bout de quelques minutes de fouille, un agent des douanes a découvert des colis bien emballés et soigneusement dissimulés au fond d’une soute. Le carton solidement scotché contenait des paquets de timbres fiscaux contrefaits. Après cette découverte, les agents des douanes ont constaté l’infraction en présence du chauffeur malgré les actes de provocation de certains témoins. Les agents des douanes qui n’ont pas répondu à ces agressions verbales sur instruction de la hiérarchie douanière se sont attelés à la sécurisation des produits saisis. Informé par le chef de la BMI, le directeur régional des Douanes a instruit de procéder au décompte des faux timbres fiscaux. Au total, il a été dénombré 83.200 unités de 2.500 Fcfa. Les enquêtes complémentaires sont en cours pour remonter le réseau mafieux à la base de ce trafic. Le directeur général des Douanes a félicité les agents pour leur vigilance et appelé les populations à une franche collaboration avec les services douaniers dans l’exercice de leur mission. AC/MD (AMAP)  

Kayes : Un enseignant déguisé en policier tombe dans les filets de la police

Kayes, 17 juin (AMAP) Le chef de la Brigade de recherche (BR) du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes, le capitaine Adama Coulibaly, et ses éléments ont mis la main sur un enseignant qui détenait chez lui des tenues et autres objets appartenant à la police et à l’une de ses connaissances. Il s’agit principalement d’uniformes qui appartiennent au commissaire principal du Commissariat de Police du 2è Arrondissement de Kayes, situé à Kayes N’Di. Tout est parti de l’exploitation des résultats d’une réquisition concernant un téléphone volé le 9 juin 2020. Lors de son interrogatoire, le suspect Moussa Diallo a expliqué à la police qu’il se faisait passer pour un policier. De ce fait, il portait la tenue et les galons du commissaire pour initier une patrouille dans le quartier de Kayes N’Di dans le but de soutirer de l’argent à ses victimes ou les dépouiller de leurs biens dont des téléphones. Certains habitants ont fait des déclarations de vol de téléphones au Commissariat du 1er arrondissement de Kayes que dirige le commissaire Salim Cissé. Le pot aux roses a été découvert lorsque la BR de ce commissariat a enregistré des déclarations de vol de téléphone de deux victimes. Selon ces plaignants, le suspect faisait seul sa patrouille en moto et il demandait les pièces d’identité et celles des motos de certaines victimes. Et si l’une de ces pièces manquait, le faux policier ne se faisait point prier pour demander à ses victimes de payer la contravention. Le malfrat intimidait ses victimes en leur faisant croire que l’équipe de patrouille n’était pas loin, avant de s’éclipser dans la nature. A la suite de ces plaintes, les éléments de la BR ont mené une enquête le 9 juin 2020 qui leur a permis d’interpeller Moussa Diallo. Agé de 35 ans, ce faux commissaire enseigne dans une école privée de Kayes dans le quartier de Bencounda. Lors d’une perquisition dans sa maison, le capitaine Adama Coulibaly et ses collègues ont récupéré une tenue de policier, un insigne et une paire de galons du commissaire principal. Mais le malfrat a indiqué aux limiers qu’il a retiré ces tenues et équipements à un enfant lors du pillage du commissariat de police du 2è arrondissement de Kayes survenu le 12 mai dernier. D’après le capitaine de police Adama Coulibaly, l’épouse du suspect aurait pris les affaires de son mari pour les dissimuler quelque part en ville, loin de regards indiscrets. Tombée dans le piège que lui ont tendu les éléments de la BR, cette dame a fini par avouer le forfait commis par son époux. Elle a déclaré aux policiers que parmi les affaires de son conjoint, figuraient un réfrigérateur, un colis contenant divers objets vestimentaires et informatiques et l »a somme de de 4 900 Fcfa. Le « faux policier » a été déféré au parquet et mis sous mandat de dépôt le 11 juin pour « pillage, vol, incendie volontaire. La police a établi un autre procès-verbal contre lui pour usurpation de titre. Après le saccage et l’incendie du Commissariat de Police du 2ème Arrondissement de Kayes survenu au lendemain du décès du jeune Seyba Tamboura, les manifestants ont emporté tous les effets importants dont des tenues, des armes, des minutions, des téléphones portables, des documents. Beaucoup d’objets volés, dont des armes, demeurent toujours introuvables, créant un sentiment d’insécurité dans la ville. BMS/MD (AMAP)

Kayes: Des effets volés lors de l’incendie du commissariat du 2e arrondissement retrouvés chez un dealer (Police)

Kayes, 17 juin (AMAP) L’antenne régionale de l’Office central de stupéfiants (OCS) et le Commissariat de Police du 1er Arrondissement de Kayes ont récupéré certains objets volés lors de l’incendie du Commissariat de Police du 2è Arrondissement, survenu le 12 mai 2020, au lendemain de la mort d’un jeune motocycliste, suite à une bavure policière. Les investigations de l’OCS ont débouché sur l’arrestation d’un vendeur de stupéfiants, le 25 mai 2020, entre 13 heures et 14 heures, à Kayes N’Di. Les policiers ont trouvé sur lui une clé USB de la police, un indice qui a poussé l’OCS à approfondir ses enquêtes. D’après le commandant de l’antenne régional de l’OCS de Kayes, le capitaine Tourou Kanouté, les perquisitions ont permis, à ses éléments, de saisir un Pistolet mitrailleur (PM) avec chargeur garni, une grenade lacrymogène à main, une quantité importante de munitions de guerre, de l’électroménager, des motos dont une en pièces détachées et des meubles. Une semaine après ces saisies, les enquêteurs de l’OCS ont découvert chez la personne interpellée une table métallique sans support. Le vendeur a été arrêté pour détention illégale de cannabis, d’armes, de munitions de guerre et d’autres objets provenant de pillages, ainsi que les receleurs. S’agissant des objets volés au Commissariat de police du 2è Arrondissement de Kayes, quatre personnes, dont deux voleurs et deux receleurs présumés, ont été interpellées, le 25 mai dernier. Un certain AS a voulu payer la cartouchière contenant 22 cartouches. BMS/MD (AMAP)

Kéniéba : Saisie d’importantes quantités de drogues

Kéniéba, 17 juin (AMAP) Les éléments de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisi d’importantes quantités de stupéfiants et de produits prohibés, au cours de plusieurs missions, du 11 au 14 juin 2020, dans certaines communes du Cercle de Kéniéba. Dans toutes ces localités, ils ont procédé à des interpellations, tout en saisissant des produits pharmaceutiques contrefaits. Parmi ces produits, il y a une quantité importante de Tramadol vendu, du crack (drogue très dure) à Kéniéba, 37 grammes, de hoff (11 grammes), skintch (2 briques), cannabis en briques, en boules et en vrac. La moisson comprend aussi 1 376 compris de Tramadol 120-200-225. D’après le chef de cette mission, les gens ont fait disparaître tous les produits prohibés qui se trouvaient sur le marché « florissant », avant même l’arrivée de sa délégation. L’équipe s’est rendue à Diabarou, un village situé à 6 km de Dabia, chef-lieu de Commune. Ils ont poursuivi leur chemin sur Boularya (15 km de Diabarou), toujours dans la même commune rurale. D’autres produits ont également été saisis : 1 100 comprimés de Diaspan, 320 kg de produits pharmaceutique contrefaits dans ces localités. A Makounké (Dabia), la délégation de l’OCS n’a pas trouvé sur place le dealer de stupéfiants, de surcroît un grossiste. Les fournisseurs de ce dernier résident dans d’autres localités. « Au moment du premier achat, il a disparu. C’est sa femme qui a vendu le produit à notre précurseur, sans le savoir. Elle a affirmé à celui-ci qu’elle n’était pas au courant de l’interdiction de la vente de ces produits », a raconté le commandant de l’OCS, le capitaine Tourou Kanouté. Selon lui, deux hommes et une dame sont impliquées dans cette affaire et l’enquête suit son cours normal. BMS/MD (AMAP)