L’assassin de la jeune aide-ménagère jugé dément

Bamako, 31 octobre (AMAP) Jugé pour ‘’coups mortels’’ sur une servante, Abdoulaye Diallo a été acquitté, mardi par la Cour d’assises pour cause de démence, a constaté l’AMAP. Les faits de l’affaire Abdoulaye Diallo, accusé de ‘’coups mortels’’ sur l’aide-ménagère de la famille, Aminata Diallo, étaient devant la Cour d’assises de Bamako dans le cadre des travaux de sa 2ème session ordinaire. Ce jour, Abdoulaye Diallo, pris d’une crise de folie, s’est servi d’un couteau pour poignarder la servante dans la cour du domicile familial. Devant les jurés, dans un état pitoyable, l’accusé, qui a eu la parole en premier, a dit que la victime avait contracté une dette avec lui, dont elle ne s’est pas acquittée. Avant de continuer dans ses explications, il a réclamé aux jurés de l’argent. Cette attitude a ému le public dans la salle d’audience de la Cour. Dans son réquisitoire, le Procureur s’est rendu compte de la démence de l’accusé. Un certificat médical attestant que l’accusé souffre de trouble psychique a, aussi, été versé au dossier. Ainsi, le ministère public a requis que l’accusé soit interné dans un centre psychiatrique. La Cour, dans son verdict, a déclaré que le jeune Abdoulaye Diallo, âgé de 27 ans, est atteint, depuis longtemps, d’une grave affection psychiatrique. OD/MD (AMAP)  

Assises : Accusé d’avoir amputé un voleur de bétails, il sort libre de la cour

Bamako, 31 octobre (AMAP) La Cour d’assises de Bamako, a déclaré, mardi, Aboubacar Alwaly Maïga, poursuivi pour ‘’coups mortels’’, non coupable, a constaté l’AMAP. Les faits se sont déroulés, il y a trois ans, à Bamako, précisément au quartier Kalabancoro Tiébani. Alassane Sidibé a été vu et appréhendé par des habitants de la localité en train de voler le bétail de M. Maïga. Pour corriger le voleur, la clameur publique l’a conduit près d’une colline pour le tabasser. Il ressort du dossier que c’est en ce moment que Aboubacar Alwaly Maïga aurait conseillé de ne pas le tuer, mais de l’amputer d’une partie de son corps parce qu’il a été pris en flagrant délit de vol. Deux jours plus tard, il a été retrouvé mort avec le pied droit amputé. Les enquêtes se sont tournées vers M. Maïga. Jugé par la Cour d’assises, il a été reconnu non coupable et est retourné dans sa famille, après trois ans de détention provisoire. OD/MD (AMAP)