Journée des Droits de l’Enfant à San : Plaidoyers de haut niveau en faveur de la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant
San, 26 nov (AMAP) La Journée internationale des droits de l’enfant dont la 36e anniversaire a été célébrée, mardi, 25 novembre 2025 à Santoro et Karantéla, est destinée à mener des plaidoyers de haut niveau pour renforcer les mesures politiques, législatives et institutionnelles en faveur de la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, a indiqué le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de San (Centre), Seydou Bagayoko. M. Bagayoko, qui a présidé la cérémonie, a poursuivi : « Les objectifs spécifiques visent à favoriser la participation active des enfants à travers l’élaboration d’un mémorandum contenant des recommandations concrètes, pertinentes et actionnables, formulées par les enfants eux-mêmes, à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance (novembre 2025), » Il s’agit, aussi, de renforcer les capacités des enfants à porter le plaidoyer sur la planification et la budgétisation sensibles aux enfants, réaliser des sessions de plaidoyer auprès des autorités (présidence, gouvernement, Conseil national de la Transition, Conseil économique, social, culturel et environnemental). Il s’agit, tout aussi, à travers cette édition, « d’organiser un atelier impliquant tous les acteurs étatiques concernés, les Partenaires techniques et financiers et les enfants pour élaborer des notes budgétaires sectorielles selon les priorités choisies par les enfants et la finalisation du document de plaidoyer avec des recommandations fortes et actionnables. » Il faut, également informer et sensibiliser les décideurs, la population, le secteur privé, les femmes et les enfants aux niveaux national, régional et local sur la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Parlant de la situation des droits de l’enfant au Mali, M. Bagayoko a dit, à cet effet, que « notre pays a enregistré, ces dernières années, des progrès significatifs en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités, contribuant à l’amélioration des droits de l’enfant. » « Toutefois, de nombreux enfants restent confrontés à des privations majeures limitant la pleine réalisation de leurs droits’, a alerté. le conseiller aux Affaires économiques et financières. Les données de pauvreté révèlent, également une forte exposition des enfants aux privations multiples : en 2021, 28 % des enfants manquaient d’au moins trois services importants pour leur bien-être, (santé, éducation, eau, hygiène, nourriture, logement sûr, énergie et protection). Ce taux a augmenté pour atteindre 35,6 % en 2024, selon les données provisoires. S’agissant de l’intégration des droits de l’enfant dans la planification à l’échelle sectorielle, plusieurs documents de planification prennent en compte les problématiques spécifiques aux enfants, notamment le Programme de développement socio-sanitaire (PRODESS), depuis sa première génération en 1998 jusqu’à la cinquième actuellement en cours, couvre notamment la santé maternelle et infantile. La Politique nationale de nutrition (2011–2021), en cours de révision, continue de cibler la malnutrition des enfants de moins de cinq ans de manière holistique ; le Programme décennal de l’éducation (PRODEC II) propose des réformes éducatives multisectorielles, la stratégie WASH en milieu scolaire (2018–2025), révisée en 2021, prend en compte les enjeux d’hygiène menstruelle. « Depuis 2010, l’intégration des enjeux liés aux enfants dans les documents de planification s’est renforcée, avec des interventions de plus en plus multisectorielles, sensibles au genre et inclusives des enfants vulnérables ou marginalisés », a fait remarquer le conseiller aux affaires économiques et financières. En ce qui concerne la budgétisation sensible aux droits de l’enfant, le représentant du gouverneur a affirmé que dans le secteur de l’Education, les dépenses ont plus que doublé, passant de 233 milliards Fcfa en 2010 à 558 milliards Fcfa en 2025 (+105 %). L’éducation de base représente près de la moitié de ces dépenses, avec une croissance de 19% entre 2018 et 2024. L’éducation secondaire générale, bien que modestement financée, est passée de 9 à 65 milliards Fcfa sur la même période. Toutefois, la part du budget national consacrée à l’Education est restée relativement stable, autour de 19–20 %. Les dépenses dans le secteur de la Santé ont augmenté de 29% entre 2011 et 2025, passant de 120 à 154,4 milliards FCFA. Malgré cette hausse, leur part dans le budget total reste autour de 7 %. Les programmes de Soins de santé primaires et de lutte contre la maladie en absorbent environ un tiers. Les dépenses pour la disponibilité de médicaments et de vaccins, bien qu’en forte progression (de 9 à 65 milliards Fcfa entre 2018 et 2024), demeurent insuffisantes face aux besoins. Les états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille tenus dans toutes les Régions du Mali et du District de Bamako ont, pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des enfants, notamment des filles et des enfants en situation de vulnérabilité, entre autres, recommandé la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Outre des autorités administratives, on notait aussi la présence, à cette célébration, des représentants des services techniques déconcentrés de l’État, des légitimités traditionnelles, des organisations de la Société civile, des enfants venus majoritairement d’écoles professionnelles et de l’orphelinat Dofini de Parana. NC/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Remise de matériels d’assainissement aux Communes de Diema et de Nioro
Nioro, 21 nov (AMAP) Le gouverneur de la Région de Nioro (Ouest), le général de Brigade Aly Annaji, a présidé ce vendredi 21 novembre, la cérémonie de remise de matériels d’assainissement aux Communes de Diéma et de Nioro. Composés de tricycles, de poubelles, de brouettes, de bottes, de pelles, de râteaux et de gants, ces matériels permettront de renforcer la capacité des Communes bénéficiaires à mieux gérer les déchets solides dans leurs collectivités et localités. Initiée par Mme le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, avec l’appui du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) dans le processus d’accès à un assainissement durable, l’acquisition de ces matériels va assurer chez les bénéficiaires le droit à un environnement sain et durable tel que stipulé dans l’article 22 de la nouvelle Constitution. Dans son discours, le chef de l’exécutif régional a invité les bénéficiaires à faire « un usage correct » de ces matériels « et à tout mettre en oeuvre pour l’atteinte des objectifs fixés en rapport avec l’attente de la donatrice. » Le Directeur régional de l’Assainissement, Ibrahim Coulibaly, a exprimé sa reconnaissance au ministre en charge de l’Environnement et au partenaire PRUBA pour cette initiative à l’endroit de la Région de Nioro, Il a invité les Communes bénéficiaires à faire preuve de responsabilité « dans le souci d’avoir d’autres donations plus substantielles. » Au nom des populations bénéficiaires, le maire de Nioro, Mohamed Moctar Dicko, a salué les donateurs « pour ce geste noble » tout en leur demandant de songer aux 29 autres Communes de.la Région. La cérémonie, dans l’enceinte du gouvernorat, a eu lieu en présence des autorités politiques et administratives régionales, des représentants des organisations de la société civile et des bénéficiaires. MD/MD (AMAP)
Bafoulabé (Ouest) a célébré la Journée mondiale des toilettes
Bafoulabé, 19 nov (AMAP) La Journée mondiale des toilettes avec un assainissement pour tous, a été célébré, mercredi, dans l’enceinte des second-cycles A et B de Mahina, dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), à l’instar de la communauté internationale. Cette 16e édition, placée sous le thème « Nous aurons toujours besoin de toilettes », visait, de façon générale, à faire un plaidoyer auprès des acteurs sur l’importance des toilettes, à assurer l’accès de tous à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air. Dans leurs mots de bienvenue, le chef de village, Issa Diallo, et l’adjoint au maire de Mahina, Mamadi Dansoko, se sont réjouis du choix porté sur leur commune. Ils ont longuement parlé de l’importance des toilettes, avant de saluer les efforts du Projet de renforcement du leadership et des capacités des organisations de la société civile pour accroître leur contribution à l’action publique (PROSCAP) et de ses partenaires dans la lutte contre la défécation à l’air libre. Pour sa part, le préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est dit ravi du choix porté sur son cercle pour abriter cette cérémonie. « 3,4 milliards de personnes, a-t-il dit, vivent encore sans services d’assainissement et 384 millions de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre, ce qui accroît le risque des maladies », a dit le préfet. Il a longuement évoqué la vision du gouvernement en matière d’assainissement. Il a insisté sur l’importance de la contribution de l’école dans la promotion de l’hygiène et de l’assainissement car selon lui, elle « permet aux enfants d’embrasser les bonnes pratiques dès le bas âge. » « Une action précoce est un gage d’efficacité pour l’action préventive et justement, l’école nous offre cette opportunité », a-t-il laissé entendre. Le préfet a lancé un appel à l’endroit de tous, « à redoubler d’efforts pour la promotion de cette pratique afin de garantir une meilleure santé aux populations ». Au cours de l’événement, des matériels de lavage de mains ont été remis aux deux établissements de second cycle et le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Mahina. Des responsables de l’administration, des structures techniques concernés, le maire adjoint de Mahina, Mamady Dansoko, le directeur régional de l’Assainissement de Kayes, la communauté éducative et la société civile de Mahina onr pris à cet évènement. BM/MD (AMAP)
Dioila : célébration de la Journée mondiale des toilettes
Dioila, 19 nov (AMAP) La 16e édition Journée mondiale des toilettes, sous le thème : « Nous aurons toujours des toilettes », a été célébrée, ce mercredi 19 novembre 2025, à Dioila, au groupe scolaire Soliba Sangaré Le 19 novembre a été institué, Journée mondiale des toilettes, dans le souci de mettre un accent sur l’importance des toilettes « Nous aurons toujours des toilettes » est un rappel fort de la place indispensable des toilettes dans la vie humaine et pour garantir notre santé. Après les mots de bienvenue du chef de village et du maire du Kaladoudougou, Yacouba Dowélé Marico, le porte-parole des directeurs du Groupe scolaire Soliba Sangaré, Boubacar Sangaré, s’est félicité du choix porté sur leurs différents établissements scolaires. Ceux-ci, qui, en dépit des défis d’assainissement, font face à la pléthore dans les classes, rendant nécessaire des mécanismes pour assurer la sécurité sanitaire des élèves. Le directeur régional de l’Assainissement, du Contrôle des pollutions et des nuisances de Dioila, Maxime Keïta, a dit que la Journée vise à inspirer des actions pour lutter contre la crise mondiale de l’assainissement, atteindre les 3,5 milliards de personnes qui vivent encore sans accès à un assainissement en toute sécurité. Cette journée a été instaurée par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 2013 et s’appuyant sur l’engagement de l’Organisation mondiale à atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) n°6, qui vise « à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030 » a rappelé M. Keïta. Selon lui, « la nécessité d’investir dans la recherche des solutions durables pour un assainissement total devient vital. » « Sur le plan national, le taux d’accès à l’assainissement de base est de 50℅ et la défécation à l’air libre est pratiquée par 5℅ de la population en milieu rural soit environ 1 250 000 personnes », a ajouté le directeur régional de l’Assainissement, citant le rapport JMP 2022. « L’Approche assainissement total piloté par la communauté (ATPC) est une initiative du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable soutenue par le partenaire financier, UNICEF », a-t-il précisé. « Ce processus d’assainissement total piloté par la communauté a été enclenché à Dioila en 2009 et a permis à 291 villages de la Région sur 365, d’être certifiés, entre 2009 et 2024, soit un taux de 79,72 ℅. Plus de 341 030 personnes sont touchées dans les 23 communes » a-t-il conclu. Quant au conseiller à la sécurité et à la protection civile, représentant le gouverneur de Dioila, le colonel-major, Mahamadou Guindo, qui a présidé la cérémonie, il a indiqué que « la journée vise à sensibiliser le public sur l’impact des matières fécales humaines des toilettes sur la santé publique. Le colonel-major Guindo a salué les efforts du département de l’Assainissement et le partenaire financier, l’UNICEF, pour sa constance au côté des populations maliennes. Il a, enfin, invité l’ensemble des populations du Banico « à un changement de comportement afin d’assurer une bonne santé pour tous. » Au cours de cette célébration, des kits sanitaires composés de deux dispositifs de lavage des mains, une brouette, trois râteaux, cinq paires de gants, 50 cache-nez, un carton de savon en morceau, des cartons de savon liquide, deux boîtes de grésil, 50 balais, une poubelle, un carton d’eau de Javel, 25 paquets de savon en poudre ont été remis aux directeurs des quatre établissements du Groupe scolaire Soliba Sangaré. On pouvait lire sur les banderoles : « La Région de Dioila s’engage à mettre fin à la défécation à l’air libre », « Le maintien de la propriété des toilettes est un devoir pour tous. » C’est avec la visite de quelques latrines équipées du Groupe scolaire Soliba Sangare que la journée a pris fin. Ont assisté à la cérémonie, le préfet de Dioila, Alidji Bagna, certains directeurs régionaux, les chefs de services centraux, les responsables des différents services en charge de l’assainissement, les partenaires, les apprenants et les forces de défense et de sécurité. DF/MD (AMAP)
Paix, sécurité et changement climatique : Une étude confirme la marginalisation des femmes dans la prise de décision
Bamako, 19 nov (AMAP) L’étude diagnostic sur le nexus, paix, sécurité et changement climatique présenté mercredi par la Coalition malienne genre, sécurité et changement climatique (COMAGESC), lors d’un atelier de restitution, confirme que les femmes, « malgré leur rôle stratégique, restent très peu représentées dans les espaces de décision ». Elles sont « peu propriétaires foncières. Peu consultées. Peu financées », a regretté la présidente de la COMAGESC, Mme Keita Aida M’bow, ex-ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, qui a présidé l’atelier. Selon elle, « cette étude nous montre, une fois de plus, que l’exclusion des femmes n’est pas seulement une injustice. C’est un risque en matière de paix, de sécurité et de développement », a fait remarquer la présidente de la COMAGESC. « L’étude diagnostic dont les résultats seront restitués, aujourd’hui, apporte plusieurs contributions majeures parmi lesquelles on peut noter une analyse approfondie des vulnérabilités locales face aux risques sécuritaires liés au changement climatique dans les communes ciblées ; la mise en lumière du rôle central des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, mais aussi dans les stratégies d’adaptation climatique entre autres », a-t-elle dit. Cette étude, qui a concerné trois régions : Bandiagara, Ségou et San et plus de 60 villages, a été réalisée dans le cadre de la mise en oeuvre du projet « Femmes maliennes mobilisées pour le climat, la paix et la sécurité » qui vise à mettre les femmes et les filles au cœur des stratégies d’adaptation aux changements climatiques et la prévention des conflits. « Nous le savons tous : le Mali fait face, en ce moment, à une double vulnérabilité. D’un côté, les effets du changement climatique ne cessent de s’intensifier à travers la raréfaction des ressources en eau, la dégradation des terres, la perturbation des cycles agricoles. Et, de l’autre, l’insécurité persistante, notamment au Centre du pays, continue d’affecter les dynamiques communautaires et les moyens de subsistance », a-t-elle fait constater. « Ces deux crises se renforcent mutuellement. Elles fragilisent les communautés. Elles exacerbent les tensions autour des ressources naturelles. Et elles affectent en premier lieu les femmes et les filles », a-t-elle poursuivi. Ces victimes « sont agricultrices, transformatrices, responsables de la préservation de l’agro-biodiversité. Elles portent la survie des familles et des communautés. » Pour sa part, Henrielle Djinsu Mondjo, représentante du coordonnateur par intérim du Secrétariat du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), elle a déclaré : « cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet : femmes maliennes mobilisées pour le climat, la paix et la sécurité, financé par mon service, avec un budget de plus d’un milliard de Francs CFA et mis en oeuvre par des partenaires » comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle a rappelé que son service investit dans la paix et la cohésion sociale au Mali, depuis 2014. En une décennie, l’investissement total du PBF s’élève à plus de 55 milliards de Francs CFA, traduisant l’engagement PBF « à appuyer les efforts du Gouvernement et du peuple maliens pour une paix durable. » Conformément aux priorités nationales, « ce projet entend placer les femmes et les jeunes filles au centre des stratégies d’adaptation et de prévention de conflits liés au changement climatique dans les sphères décisionnelles et économiques au Mali, a-t- elle dit. Elle a expliqué que « d’après les conclusions de cette étude diagnostic, menée dans les six communes de mise en œuvre du projet, le constat est clair : le changement climatique bouleverse nos vies, accentue l’insécurité et aggrave les inégalités de genre, dans les zones étudiées. » « 99% des personnes interrogées reconnaissent que l’environnement a changé. Les pluies se raréfient, les températures montent, les sols s’appauvrissent et les rendements agricoles chutent. Les impacts sont directs : baisse des récoltes, perte de bétail, manque de pâturages. Les agriculteurs et les femmes sont les plus touchés », a-elle rapporté. Le lien avec l’insécurité est donc réel : « la raréfaction des ressources alimente les conflits agropastoraux, fragilise le tissu social et pousse les jeunes à migrer, parfois vers des groupes armés, entre autres », a souligné la représentante du coordinateur de PBF. Elle a ajouté que « les premiers résultats de cette étude, bien que provisoires, nous révèle que le temps n’est plus aux constats. Il est à l’action. » « Ensemble, nous devons transformer ces défis en opportunités en faisant du climat et de la paix une seule et même priorité, en agissant maintenant, pour un Mali résilient, inclusif et en paix », a conseillé Henrielle Djinsu Mondjo. ST/MD (AMAP)
Kangaba : pré consultation pour la mine de la Société Zendha Yi Yuan Mining Sarl
Kangaba, 24 oct (AMAP) Une rencontre d’information et de sensibilisation s’est tenue, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba (Ouest), ce vendredi 24 octobre 2025 dans le cadre de l’installation de la mine de la société Zendha Yi Yuan Mining Sarl, a constaté l’AMAP sur place. Cette rencontre, présidée par le préfet Abou Dao et qualifiée de pré consultation par le consultant du bureau Volontaire pour l’environnement, Mamadou Traoré, vise à expliquer aux participants le nouveau contexte de la mine. La société Zendha Yi Yuan Mining est propriétaire d’un permis qui s’étend sur 100 kilomètres carrés, à cheval sur la Commune rurale de Benkadi, la Commune rurale de Minidian et la Commune urbaine de Karan, dans le Cercle de Kangaba. Après les recherches, la Direction nationale de la géologie et des mines a attribué à Zendha Yi Yuan Mining un permis d’exploitation d’une petite mine, après l’obtention du permis environnemental et la licence d’exploitation. Au moment de commencer l’exploitation, un regard rétrospectif a montré que les réserves sont très importantes et sont estimées à plus de 50 tonnes d’or. C’est ainsi que l’Etat malien a autorisé l’installation d’une grande mine sur le permis. Ce qui conduit à changer le dossier pour avoir le permis environnemental et la licence d’exploitation pour une grande mine. Expliquant l’organisation de cette pré consultation qui a permis au consultant d’expliquer de fond en comble tout le processus. Traoré a invité le préfet à s’accorder, avec tous les acteurs, une date pour la tenue d’une consultation publique d’envergure afin de commencer les travaux. Le préfet, pour sa part, a invité les populations à l’entente « car l’installation de cette mine sera bénéfique (pour elles) et pour le pays tout entier. » Ont pris part à la rencontre, les chefs de village, les maires et la jeunesse des trois communes. SD/MD (AMAP)
La « Journée du Mali » au Parc de technologies et d’innovations
Bamako, 23 oct (AMAP) La « Journée du Mali » au Parc de technologies et d’innovations agricoles (PTA), s’est ouverte, jeudi, au Centre régional de la recherche agronomique dans la cour de l’Institut d’économie rurale (IER) de Sotuba, à Bamako, sous le thème « Gestion intégrée des sols ». Cette journée, sous la présidence du ministre malien de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, en compagne de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA) 2025. Le ministre Kelema a indiqué que le MITA constitue une opportunité de rencontres entre la recherche, les secteurs privé et publie avec les utilisateurs potentiels des technologies et innovations. De ce fait, il crée une situation où des technologies éprouvées sont exposées à des « acheteurs potentiels » avec des espaces de rencontres et d’échanges, a dit M. Kelema. « Depuis sa création, le MITA a permis à plus d’une centaine de technologies, entre autres, des semences, des machines agricoles, des savoir-faire et pratiques agricoles de traverser les frontières et d’améliorer significativement les conditions de vie de milliers d’actrices et d’acteurs de la profession agricole », a-t-il fait savoir. Il a regretté que la dégradation des sols, accentuée par les effets du changement climatique, menace dangereusement la productivité de nos exploitations et la résilience de nos systèmes agricoles. « C’est pourquoi, la promotion de technologies climato-intelligentes de gestion intégrée de la fertilité des sols, sensibles au genre et aux besoins nutritionnels, s’impose comme une priorité absolue pour garantir des récoltes durables et assurer la sécurité alimentaire de nos populations », a-t-il dit. Avant d’ajouter que cette Journée du Mali sera marquée par le choix des meilleures innovations et technologies agricoles qui seront distinguées à travers le Prix de l’Innovation agricole du Mali. Le directeur exécutif du Centre ouest africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF), Moumini Savadogo a, pour sa part, exprimé, le « devoir pour (son) organisation d’accompagner la recherche et le développement agricoles dans les différents pays » En créant « une bonne coordination » de cette recherche pour la cohérence au niveau régional, la complémentarité, l’efficacité « en réduisant les duplication et d’aider au renforcement de capacité ainsi qu’à la mise en ouvre des différents technologies », a souligné M. Savadogo. Après la cérémonie d’ouverture, les officielles ont visité les technologies de l’IER, du CORAF, des Institutions internationales de recherche partenaires mais, également, des acteurs du secteur privé malien, présents au PTA sur des parcelles de démonstration. ST/MD (AMAP)
Macina : Double réunions du Comité de veille et sur la prévention des risques et catastrophes
Macina, 04 sept (AMAP) Les réunions du Comité de veille et sur les crises et catastrophes, sous la présidence du préfet de Macina (Centre), le lieutenant-colonel Albaraka Ag Amarizag ont eu lieu dans la salle de conférence du Cercle, a constaté l’AMAP sur place Les membres des deux comités ont fait le point sur la situation globale du Cercle de Macina et sur les activités prévues dans le cadre de la prévention de crises et catastrophes il en présence du maire adjoint Dian Diallo, le chef du service local de Développement et de l’Economie solidaire, le coordinateur des Forces armées maliennes (FAMa, Abordant le premier point, le chef service local de développement et de l’économie solidaire, Drissa Traoré a passé en revue les activités menées, notamment r la mise en place des relais par quartier comme point focal en cas d’inondation, Les villages de Founou, Damidié et Ouani ont enregistré de nouveaux mouvements de Personnes déplacées Internes (PDI). Quant aux assistances apportées aux populations, quelque 200 ménages PDI et hôtes vulnérables ont été appuyés par des partenaires : (Alphalog, Centre d’études et de coopération internationale (CECI-Mali : ACF (Action contre la faim) : Assistance en vivres à 103 ménages sur 104 PDI, Le Conseil appui à l’éducation de base (CAEB) a doté 10 enfants en situation difficile en kits alimentaires Une prise en charge sanitaire et nutritionnelle à été realisée au profit de ménages PDI à Macina à travers l’ONG Alima et l’équipe mobile Terre des hommes (TDH) et Aide pour l’émergence et le développement (IEDA). Comme difficultés, la réunion a relevé l’enregistrement en compte-gouttes des PDI et leur prise en charge ainsi que la gestion des informations sur les sites. Le 2e point inscrit à l’ordre du jour a porté sur la prévention des risques et catastrophes sur laquelle la réunion a noté la mise en place de comités par quartier pour identifier les victimes en cas d’inondation. La rencontre a fait remarquer qu’aucun cas d’inondation n’a été relevé « car les pluies tombent de manière modérée dans le temps et dans l’espace à Macina et les services techniques impliqués nous rassurent que cette année on ne connaitra pas d’inondation. » L’ONG allemande Wilfe Hunger Hilfe (WHH), « Pour un monde sans faim), a pris contact avec le maire en vue de faire face au même problème. WHH intervient contre le réchauffement climatique et les urgences. Elle a déjà sélectionné quelques jeunes pour les former Enfin, en recommandation, la mairie est invitée à chercher un site pour les PDI avant la rentrée scolaire pour libérer les salles de classe. Ont pris part à la rencontre, les forces de défense et de sécurité, les faitières de la Société civile, les chefs de service technique et les autres membres des comités. DG/MD (AMAP)
Effondrement d’anciens puits miniers à Kangaba (Ouest) : un mort et deux blessés (Source sécuritaire)
Kangaba, 04 sept (AMAP) L’effondrement d’anciens puits miniers, mardi 02 septembre 2024, aux environs de 22 heures, sur le site d’orpaillage de Sakoro, dans la Commune rurale de Minidian, dans le Cercle de Kangaba (Ouest) a fait un mort et deux blessés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Aussitôt informé, le commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie de Kangaba, le major Mahamadou Diarra, s’est rendu sur le lieu du sinistre avec ses éléments. Selon le CB, « le non-respect de l’arrêté interministériel portant suspension des activités d’orpaillage au Mali allant du 15 juin au 30 septembre est à l’origine de ce drame. » Toujours selon la même source, le lieu de l’accident était interdit par les ‘Tombolomas’ à cause de la fragilité du sol. « En plus de cela, il avait plu la veille rendant encore plus fragile le terrain. » « Malgré cette interdiction, des orpailleurs, récalcitrants et sont sans scrupules, n’hésitent pas à sortir de nuit pour chercher de l’or au risque de leur vie » a dit le CB, en démentant « beaucoup de rumeurs (qui) ont circulé faisant croire que plusieurs corps sont ensevelis sous les décombres. » Après les fouilles effectuées notamment par les machines lourdes, le bilan n’a pas changé. Le major Diarra et ses éléments ont invité les ‘Tombolomas’ et autres propriétaires de terres « à veiller au respect scrupuleux de l’arrêté interministériel qui prendra fin à la fin de ce mois de septembre. » Le CB a, également, indiqué que la gestion de ce site d’orpaillage est complexe. Il est situé à Sakoro, village relevant de la Commune rurale de Minidian alors que la gestion de la terre relève du village de Habaladougou-Kéniéba, dans la Commune rurale de Benkadi. Ce double statut donne un caractère complexe à ce site d’orpaillage et profite aux orpailleurs clandestins dans leur manœuvre. Les autorités estiment que cette situation doit être corrigée pour éviter d’autres conflits fratricides. Les deux populations de Kangaba et de Habaladougou-Kéniéba « sont d’un même ancêtre », disent-elles. SD/MD (AMAP)
Projet des terres dégradées au Mali : Création d’un programme en ingénierie du développement durable et management de l’enseignement
Bamako, 2 sept (AMAP) Le projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRTD-Mali) organise à l’Ecole nationale d’administration (ENA), du 2 au 4 septembre 2025, l’atelier national d’élaboration et de validation des modules de formation (Unités d’enseignement et élément constitutifs) pour le Master en ingénierie du développement durable et management de l’environnement (IDDME) », a constaté l’AMAP sur place. Au cours de cet ateliers, les participants élaboreront et valideront, de manière consensuelle, les maquettes pédagogiques, afin de garantir des contenus pertinents, solides et adaptés aux besoins du Mali et aux ambitions régionales. Selon le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, ce Master répond à une double ambition. « D’une part, il permettra de former une nouvelle génération de spécialistes capables de concevoir et de mettre en œuvre des politiques, programmes et projets en faveur de la résilience climatique et de la gestion durable des paysages », a-t-il dit. « D’autre part, il traduit concrètement la volonté de nos autorités de doter notre pays de ressources humaines qualifiées, adaptées aux réalités de nos défis environnementaux et aptes à porter la vision nationale du développement durable », a ajouté M. Diarra. « C’est une vision portée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et mise en œuvre sous le leadership du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, qui ont placé la restauration des terres, la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles au cœur des priorités nationales », a dit le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement. Il a ajouté que « face aux défis environnementaux que traverse notre pays (dégradation accélérée des terres, variabilité climatique, pression croissante sur les ressources naturelles et leurs impacts sur la stabilité sociale et économique), les autorités du pays rappellent avec constance que la transformation structurelle du Mali repose, aussi, sur une meilleure gouvernance environnementale et une gestion durable des territoires ». « C’est dans ce contexte que le PRTD-Mali, lancé en juin 2023 avec l’appui de la Banque mondiale, s’emploie à restaurer notre capital naturel et à renforcer les capacités institutionnelles et humaines », a dit Moussa Diarra. « Aussi, a-t-il poursuivi, il ne s’agit pas simplement d’un programme académique destiné à renforcer les capacités du MEADD. » « C’est un outil stratégique au service de l’ensemble de l’État. Ce n’est qu’avec des ressources humaines compétentes et bien formées que nous pourrons atteindre les objectifs fixés par nos politiques publiques, nos engagements internationaux et nos orientations nationales en matière de développement durable et de gouvernance climatique », a soutenu le secrétaire général du MEADD. « Les résultats attendus vont bien au-delà d’un simple document académique. Il s’agit de poser les bases d’une formation d’excellence qui sera opérationnelle dès la prochaine rentrée universitaire », a indiqué M. Diarra. Etaient présents le directeur général de l’Enseignement supérieur, Fana Tangara et le représentant de la Banque mondiale, Tahirou Kalam. ST/MD (AMAP)

