Macina : Double réunions du Comité de veille et sur la prévention des risques et catastrophes
Macina, 04 sept (AMAP) Les réunions du Comité de veille et sur les crises et catastrophes, sous la présidence du préfet de Macina (Centre), le lieutenant-colonel Albaraka Ag Amarizag ont eu lieu dans la salle de conférence du Cercle, a constaté l’AMAP sur place Les membres des deux comités ont fait le point sur la situation globale du Cercle de Macina et sur les activités prévues dans le cadre de la prévention de crises et catastrophes il en présence du maire adjoint Dian Diallo, le chef du service local de Développement et de l’Economie solidaire, le coordinateur des Forces armées maliennes (FAMa, Abordant le premier point, le chef service local de développement et de l’économie solidaire, Drissa Traoré a passé en revue les activités menées, notamment r la mise en place des relais par quartier comme point focal en cas d’inondation, Les villages de Founou, Damidié et Ouani ont enregistré de nouveaux mouvements de Personnes déplacées Internes (PDI). Quant aux assistances apportées aux populations, quelque 200 ménages PDI et hôtes vulnérables ont été appuyés par des partenaires : (Alphalog, Centre d’études et de coopération internationale (CECI-Mali : ACF (Action contre la faim) : Assistance en vivres à 103 ménages sur 104 PDI, Le Conseil appui à l’éducation de base (CAEB) a doté 10 enfants en situation difficile en kits alimentaires Une prise en charge sanitaire et nutritionnelle à été realisée au profit de ménages PDI à Macina à travers l’ONG Alima et l’équipe mobile Terre des hommes (TDH) et Aide pour l’émergence et le développement (IEDA). Comme difficultés, la réunion a relevé l’enregistrement en compte-gouttes des PDI et leur prise en charge ainsi que la gestion des informations sur les sites. Le 2e point inscrit à l’ordre du jour a porté sur la prévention des risques et catastrophes sur laquelle la réunion a noté la mise en place de comités par quartier pour identifier les victimes en cas d’inondation. La rencontre a fait remarquer qu’aucun cas d’inondation n’a été relevé « car les pluies tombent de manière modérée dans le temps et dans l’espace à Macina et les services techniques impliqués nous rassurent que cette année on ne connaitra pas d’inondation. » L’ONG allemande Wilfe Hunger Hilfe (WHH), « Pour un monde sans faim), a pris contact avec le maire en vue de faire face au même problème. WHH intervient contre le réchauffement climatique et les urgences. Elle a déjà sélectionné quelques jeunes pour les former Enfin, en recommandation, la mairie est invitée à chercher un site pour les PDI avant la rentrée scolaire pour libérer les salles de classe. Ont pris part à la rencontre, les forces de défense et de sécurité, les faitières de la Société civile, les chefs de service technique et les autres membres des comités. DG/MD (AMAP)
Effondrement d’anciens puits miniers à Kangaba (Ouest) : un mort et deux blessés (Source sécuritaire)
Kangaba, 04 sept (AMAP) L’effondrement d’anciens puits miniers, mardi 02 septembre 2024, aux environs de 22 heures, sur le site d’orpaillage de Sakoro, dans la Commune rurale de Minidian, dans le Cercle de Kangaba (Ouest) a fait un mort et deux blessés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Aussitôt informé, le commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie de Kangaba, le major Mahamadou Diarra, s’est rendu sur le lieu du sinistre avec ses éléments. Selon le CB, « le non-respect de l’arrêté interministériel portant suspension des activités d’orpaillage au Mali allant du 15 juin au 30 septembre est à l’origine de ce drame. » Toujours selon la même source, le lieu de l’accident était interdit par les ‘Tombolomas’ à cause de la fragilité du sol. « En plus de cela, il avait plu la veille rendant encore plus fragile le terrain. » « Malgré cette interdiction, des orpailleurs, récalcitrants et sont sans scrupules, n’hésitent pas à sortir de nuit pour chercher de l’or au risque de leur vie » a dit le CB, en démentant « beaucoup de rumeurs (qui) ont circulé faisant croire que plusieurs corps sont ensevelis sous les décombres. » Après les fouilles effectuées notamment par les machines lourdes, le bilan n’a pas changé. Le major Diarra et ses éléments ont invité les ‘Tombolomas’ et autres propriétaires de terres « à veiller au respect scrupuleux de l’arrêté interministériel qui prendra fin à la fin de ce mois de septembre. » Le CB a, également, indiqué que la gestion de ce site d’orpaillage est complexe. Il est situé à Sakoro, village relevant de la Commune rurale de Minidian alors que la gestion de la terre relève du village de Habaladougou-Kéniéba, dans la Commune rurale de Benkadi. Ce double statut donne un caractère complexe à ce site d’orpaillage et profite aux orpailleurs clandestins dans leur manœuvre. Les autorités estiment que cette situation doit être corrigée pour éviter d’autres conflits fratricides. Les deux populations de Kangaba et de Habaladougou-Kéniéba « sont d’un même ancêtre », disent-elles. SD/MD (AMAP)
Projet des terres dégradées au Mali : Création d’un programme en ingénierie du développement durable et management de l’enseignement
Bamako, 2 sept (AMAP) Le projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRTD-Mali) organise à l’Ecole nationale d’administration (ENA), du 2 au 4 septembre 2025, l’atelier national d’élaboration et de validation des modules de formation (Unités d’enseignement et élément constitutifs) pour le Master en ingénierie du développement durable et management de l’environnement (IDDME) », a constaté l’AMAP sur place. Au cours de cet ateliers, les participants élaboreront et valideront, de manière consensuelle, les maquettes pédagogiques, afin de garantir des contenus pertinents, solides et adaptés aux besoins du Mali et aux ambitions régionales. Selon le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, ce Master répond à une double ambition. « D’une part, il permettra de former une nouvelle génération de spécialistes capables de concevoir et de mettre en œuvre des politiques, programmes et projets en faveur de la résilience climatique et de la gestion durable des paysages », a-t-il dit. « D’autre part, il traduit concrètement la volonté de nos autorités de doter notre pays de ressources humaines qualifiées, adaptées aux réalités de nos défis environnementaux et aptes à porter la vision nationale du développement durable », a ajouté M. Diarra. « C’est une vision portée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et mise en œuvre sous le leadership du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, qui ont placé la restauration des terres, la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles au cœur des priorités nationales », a dit le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement. Il a ajouté que « face aux défis environnementaux que traverse notre pays (dégradation accélérée des terres, variabilité climatique, pression croissante sur les ressources naturelles et leurs impacts sur la stabilité sociale et économique), les autorités du pays rappellent avec constance que la transformation structurelle du Mali repose, aussi, sur une meilleure gouvernance environnementale et une gestion durable des territoires ». « C’est dans ce contexte que le PRTD-Mali, lancé en juin 2023 avec l’appui de la Banque mondiale, s’emploie à restaurer notre capital naturel et à renforcer les capacités institutionnelles et humaines », a dit Moussa Diarra. « Aussi, a-t-il poursuivi, il ne s’agit pas simplement d’un programme académique destiné à renforcer les capacités du MEADD. » « C’est un outil stratégique au service de l’ensemble de l’État. Ce n’est qu’avec des ressources humaines compétentes et bien formées que nous pourrons atteindre les objectifs fixés par nos politiques publiques, nos engagements internationaux et nos orientations nationales en matière de développement durable et de gouvernance climatique », a soutenu le secrétaire général du MEADD. « Les résultats attendus vont bien au-delà d’un simple document académique. Il s’agit de poser les bases d’une formation d’excellence qui sera opérationnelle dès la prochaine rentrée universitaire », a indiqué M. Diarra. Etaient présents le directeur général de l’Enseignement supérieur, Fana Tangara et le représentant de la Banque mondiale, Tahirou Kalam. ST/MD (AMAP)
Caravane de reboisement « Mali vert » : Quelque 100 pieds d’arbres fruitiers plantés à la Cité des enfants de Bamako
Bamako, 28 août (AMAP) Les responsables du Festival international de consolidation de la paix de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont dans le cadre de la prémière édition, procédé, jeudi, à la Cité des enfants de Bamako, le lancement officiel des activités de la « Caravane de reboisement « Mali vert », a constaté l’AMAP sur place. Du 28 au 29 août, il est prévu de planter 1 000 pieds d’arbres fruitiers, notamment des plants de karité, avocatiers, citronniers, goyaviers, zabans, orangers, pomme cannelle, tangelos etc. Sur ce total, 100 pieds ont été plantés dans la cour de la Cité des enfants de Bamako, lors du lancement de la caravane sous le thème : « Planter un arbre, c’est donner la vie, planter un arbre fruitier c’est lutter contre l’insécurité alimentaire et le changement climatique. » Selon le président du Festival international de consolidation de la paix de l’AES, Aboubacar Sidiki Traoré, l’objectif de ce programme est de lutter contre la désertification et le réchauffement climatique et pour la consolidation des relations entre les pays membres de l’AES. Il a annoncé que 103 pieds d’arbres ont été offerts à l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali et le même nombre à celui du Niger, dans le cadre de l’AES. Le chef du service local des Eaux et Forêts de la rive gauche du district de Bamako, le commandant Salia Bengaly, a apprécié l’initiative et encouragé les initiateurs. « Le reboisement est une activité noble à laquelle chacun doit se mettre. Parce que notre survie en dépend », a dit le commandant Bengaly, avant d’inviter le public d’en faire autant. « Je prends l’engagement d’accompagner et de soutenir toutes les actions qui contribuent à la protection de notre environnement. Mais, notre réussite dépendra aussi de notre vigilance collective. Prenons soin de ces jeunes arbres, car ils sont le souffle de demain. Ensemble, faisons de ce reboisement un symbole d’espoir, de solidarité et de responsabilité. L’avenir du Sahel, c’est de planter des arbres », a souligné le parrain, l’artiste musicien Cheick Tidiane Seck. Il s’est dit honoré d’être le parrain et souhaité bon vent au programme, tout en espérant que le projet prendra une bonne envergure et s’agrandira. Pour le directeur général adjoint de la Cité des enfants, cette initiative est la bienvenue. « C’est un programme qui permet d’accompagner la structure qu’il dirige en l’appuyant dans sa mission à faire découvrir la faune et la flore aux enfants. » ST/MD (AMAP)
Mali : la tannerie a la peau dure
Par Oumar SANKARE Le marché des peaux et cuirs au Mali a été durement touché par la pandémie de Covid-19, qui a entraîné la fermeture des six autres tanneries du Mali. « Nous sommes, désormais, les seuls à opérer », Cheick Oumar Sidibé, gérant de l’Industrie malienne de tannerie (IMATAN SA), entreprise privée, portée par une tradition familiale et fondée il y a plus de 15 ans. Malgré les turbulences causées par le Covid-19, qui a particulièrement affecté les marchés européens comme l’Italie, autrefois pilier de la mode, IMATAN SA s’adapte en se tournant vers l’Asie. Les peaux d’ovins, très prisées à l’international, offrent des perspectives prometteuses. Pour Cheick Oumar Sidibé, l’avenir du commerce des peaux au Mali repose sur l’innovation et l’accès à de nouveaux équipements, afin de répondre aux exigences d’un marché mondial en constante évolution. Cette entreprise familiale, basée à Bamako, exporte 100 % de sa production à l’international, principalement vers l’Inde, la Chine, l’Espagne et le Pakistan, malgré les défis posés par le Covid-19 et la fermeture de 6 autres tanneries maliennes. Au cours de la visite de la tannerie, quatre Indiens étaient en train d’inspecter des peaux déjà traitées. Autour d’eux, quelques employés d’INATAN SA. Selon Abdoul Majid, la barbe drue, le Mali a un fort potentiel en matière de peaux. « Aujourd’hui, IMATAN SA est la seule au Mali qui nous approvisionne. Il n’y a aucune raison qui l’empêcherait de se faire une place sur le marché international. Nous sommes venus d’Inde pour faire du business ici, car il y a un fort potentiel », dit-il. Cependant, Vengal Reddy, soutient, avec un brin de regret. qu’il faudra « un peu plus de rigueur dans la manière de travailler et de traiter les peaux pour atteindre les standards internationaux. » « Il y a une féroce concurrence sur le marché international. Nous essayons d’appuyer avec notre expertise technique. Malheureusement, les employés ne s’impliquent pas trop. Ils ont du mal à laisser leur méthode de traitement d’il y a 20 ans pour apprendre de nouvelles méthodes », se désole Vengal Reddy. Cheick Oumar Sidibé déplore également cet état de fait : « Les 150 employés bénéficient de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et autres protections sociales. Je ne comprends, jusqu’à présent pas, leur manque de motivation et le fait qu’ils ne fassent que le strict minimum. » Il a repris l’entreprise des mains de son père, mettant ainsi en stand-by son propre business pour insuffler un nouveau souffle quitte à remercier les moins productifs. Ayant succédé à son père, Cheick Oumar Sidibé gère cette tannerie spécialisée dans les peaux de moutons et de chèvres (ovins et caprins). « Nous exportons 100 % de nos produits, principalement vers des industries en Inde, en Chine, en Espagne et au Pakistan », explique-t-il. Avec une production mensuelle de 150 000 à 200 000 peaux, l’entreprise répond à une demande internationale croissante, particulièrement pour les peaux d’ovins, qui représentent 30 à 40 % de la production locale, bien que les peaux de caprins dominent à 70 %. M. Sidibé souligne que les principaux défis incluent l’approvisionnement en produits chimiques importés d’Espagne et de Chine, dont les délais de livraison ralentissent la production. Malgré cela, IMATAN SA ne fait face à aucune concurrence locale et bénéficie d’une réglementation souple et sans-restrictions spécifiques sur les espèces commercialisées (ovins et caprins exclusivement). APPROVISIONNEMENT REGIONAL – L’approvisionnement en peaux est assuré principalement par des abattoirs au Mali mais, aussi, dans les pays voisins comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. « La production locale ne suffit pas à répondre à la demande, alors nous nous tournons vers nos fournisseurs régionaux », précise M. Sidibé. Les peaux sont sélectionnées selon des critères stricts : absence de maladies (comme la gale), de taches ou de perforations, avec une classification en trois catégories (grand, moyen, petit). Cependant, la saison des pluies pose un défi : « Les chèvres n’aiment pas la pluie, qui laisse des taches sur les peaux après tannage, affectant leur qualité », fait-il noter. Le traitement des peaux suit un processus précis. Les peaux fraîches, récupérées directement des abattoirs, sont salées pour la conservation, dès leur arrivée. Après 24 heures, la production commence : un tannage de six jours transforme les peaux en « wet blue » (bleu humide), la première étape avant d’éventuelles transformations supplémentaires comme le « crust » ou la finition avec des colorants, selon les exigences des clients. « Nous nous arrêtons au wet blue par manque d’équipements pour aller jusqu’au finissage », explique M. Sidibé. Le coût de traitement, environ 500 Fcfa par peau, reste compétitif par rapport à d’autres pays où il peut atteindre 700 Fcfa. Pour l’avenir, M. Sidibé rêve d’investir dans des équipements modernes pour atteindre le stade du finissage et diversifier ses marchés, notamment en Asie, où la demande reste forte. IMATAN SA contribue à l’économie locale, en collaborant avec des fournisseurs régionaux et en payant des taxes, notamment environnementales, liées au traitement des eaux usées par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM) l’Agence de gestion des eaux usées (AGECEM). L’entreprise soutient, également, des emplois directs et indirects, bien que M. Sidibé déplore le manque de soutien des institutions financières pour moderniser ses infrastructures. « Avec des machines adaptées, nous pourrions transformer nos peaux jusqu’à la finition et conquérir de nouveaux marchés », affirme-t-il. OS/MD (AMAP)
Pépiniéristes : C’est le client qui manque le plus !
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 22 août (AMAP) Au Mali, l’hivernage est traditionnellement une période propice à la plantation d’arbres. Il n’y a pas si longtemps, les pépiniéristes en profitaient pour faire leur chiffre d’affaires. La donne a changé ces dernières années. La clientèle se fait rare pendant la saison des pluies. Situé à Faladié, en Commune VI du district de Bamako, sur l’avenue de l’OUA (UA), la voie principale reliant le centre-ville à la Tour de l’Afrique, un petit jardin de pépinières ressemble à une forêt verdoyante. Les plantes luxuriantes attirent le regard et l’atmosphère y est agréable. Il est 14h36, un lundi du mois d’août 2025. Une moto tricycle est garée à l’entrée du jardin. Deux jeunes, accompagnés du propriétaire, Bourama Coulibaly, chargent l’engin avec des plants de henné africain. C’est le seul client de la matinée ! « C’est un client fidèle qui achète des plants chaque hivernage. D’habitude, il prend jusqu’à 4 000 pieds mais, aujourd’hui, il a acheté seulement1 000 », explique M. Coulibaly, sans s’étendre sur le sujet. Dans le jardin, les plants sont soigneusement alignés sous des arbres ou à ciel ouvert, répartis entre différents pépiniéristes. On y trouve des manguiers, des orangers, des goyaviers, des pots de fleurs et bien d’autres espèces. Mais l’activité est au ralenti. Certains s’occupent à remplir des pots avec de la terre enrichie au fumier, tandis que d’autres, sous des hangars, lisent des journaux de pari hippique ou discutent de l’actualité, de la politique à la culture, souvent sans arguments convaincants. Un homme d’un certain âge, confortablement installé sur une chaise, refuse de répondre à nos questions. « Vous avez de l’argent ? On ne parlera plus à ceux qui viennent exploiter nos propos pour en faire du commerce. Vous dites que vous êtes journalistes, mais en réalité, vous êtes des enquêteurs pour des projets », lance-t-il avec méfiance. Un autre pépiniériste, sous couvert d’anonymat, explique : « Cet homme n’est pas un producteur formel. Il profite de l’arrivée des clients pour proposer ses services, d’où sa crainte de perdre sa place. » Ce jardin, un espace géré par l’État, est dédié à la production et à la vente de plantes. Habituellement, l’hivernage attire propriétaires de champs, particuliers et ONG. Cependant, depuis quatre ans, les ventes chutent, selon les producteurs. Ils attribuent cette baisse à la conjoncture économique du pays. « L’hivernage, c’est notre haute saison. Nous produisons pour répondre à la demande mais, ces dernières années, la différence entre saison sèche et pluvieuse est quasi inexistante », déplore Aboubacar Sidiki Compaoré, pépiniériste et musicien. « En dehors de la musique, j’ai choisi ce métier, car il peut rapporter plus que l’art », ajoute-t-il. Bakary Diarra, originaire de Kolokani, dans la région de Koulikoro, partage ce constat : « Pas de ventes. Nous sommes en août mais les clients ne viennent pas. L’hivernage est notre seule période pour booster notre chiffre d’affaires. La situation économique touche tous les secteurs. » Pour dynamiser leur activité, les pépiniéristes des six communes de Bamako ont créé une coopérative. Facourou Keita, 56 ans, président de la coopérative de la Commune VI, travaille dans ce secteur depuis plus de trente ans. « J’ai tout connu dans la production et la vente de plantes. C’est un métier que j’aime. Protéger l’environnement en plantant des arbres est une passion », confie-t-il, vêtu d’un t-shirt vert et d’un pantalon noir. Assis face à trois de ses cinq ouvriers – les deux autres étant partis aux champs faute de clients –, il déplore le manque de formations pour les pépiniéristes. « Nos efforts ne portent pas leurs fruits. L’État devrait valoriser ce secteur, car le développement d’un pays passe aussi par l’environnement », insiste-t-il, appelant à des programmes de renforcement des capacités. En deux heures sur place, un seul client, M’Famoussa Diawara, est venu acheter 20 plants de manguiers, d’orangers et de goyaviers. « Les prix sont plus élevés cette année par rapport aux années précédentes », note-t-il. Il suggère que l’État régule les prix et subventionne certaines plantes pour les rendre plus accessibles. Cette rareté de la clientèle chez les pépiniéristes, en cette période d’hivernage, peut s’expliquer par diverses raisons. En tout cas, c’est ce que nous dit Markatié Daou, journaliste, qui s’intéresse aux questions de la protection de l’environnement. « Cette année les pluies ont pris du retard ou elles tombent de façon irrégulière. La deuxième raison : la situation économique du pays qui a une répercussion sur les ménages », avance-t-il. Il ajoute que « beaucoup d’ONG, qui finançaient les campagnes de reboisement, sont en situation de crise financière ou ont quitté le Mali. La situation sécuritaire joue, également, sur la campagne. Certains sites à reboiser sont infestés d’éléments armés. » Quant à Papa Namory Traoré, ingénieur en environnement et santé publique, il estime que la plupart des agriculteurs n’achètent plus les pépinières. « Ils travaillent en réseau maintenant. Ils forment des coopératives qui leur permettent dacheter des plantes entre eux », précise-t-il. « Je ne suis pas spécialiste du domaine mais, je crois que c’est l’offre et la demande. Il se peut aussi que d’autres paramètres viennent s’ajouter, comme la vie chère », argumente le spécialiste de l’environnement. M. Traoré conclut : « J’ai des arbres fruitiers dans mon champ. Je suis, aussi, dans des réseaux et coopératives agricoles. Dans ma coopérative, nous sommes plus de mille personnes à travers tout le Mali. » MMD/MD (AMAP)
Club UNESCO : 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle à Kita
Kita, 19 août (AMAP) Le club UNESCO a célébré la 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle, lundi, à Kita (Ouest), a constaté l’AMAP. Placé sous le thème : « Les jeunes des clubs pour L’UNESCO pour l’action climatique », cette édition a été marquée par une plantation d’arbre et un rassemblement à la Place de l’indépendance. Mahamadou Hama Maiga représentant le gouverneur de la Région, a présidé cette activité, qui selon Mme Dicko Oumou Dicko du Club UNESCO de Bamako « a pour vocation la coordination de la coopération internationale en matière d’éducation, sciences, culture et communication. » Les programmes de l’UNESCO, selon Diallo Kadidia Maiga de l’UNESCO Bamako et Bana Moussa Bakhaga, chargé de mission au ministère de l’Education nationale, contribuent à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis dans l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015. Pour le représentant du gouverneur, Mamadou Hama Maiga, cette sortie sur Kita « honore la Région ». « Elle ajoute, a-t-il dit, une plusvalue à l’engagement des populations en faveur des efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. » La plantation d’arbres dans l’enceinte de la mairie de la Commune urbaine de Kita a été l’un des points saillants de la journée. MFK/MD (AMAP)
Mali : Célébration de la 2e édition de la Journée nationale de la Brigade citoyenne
Bamako, 20 août (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga et spn homologue chef du gouvernement du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo ont co-présidé, ce mercredi après-midi, la célébration de la 2e édition de la Journée nationale de la Brigade citoyenne (BC), dans la salle Djéli Baba Sissoko, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a rappelé que la Brigade citoyenne dont le thème, cette année, est : « Deux ans de citoyenneté : Bâtir une brigade citoyenne plus forte, plus proche des communautés », s’articule autour de 10 domaines d’intervention. Il s’agit, entre autres, de la promotion des actions environnementales, la sensibilisation à la santé, les activités éducatives, les actions sociales, la promotion de la sécurité routière, la promotion de la paix et de la tolérance, des initiatives a rtistiques pour le changement social, la promotion d’un mode de vie sain drogue et les actions pour la préservation du patrimoine culturel et la promotion de la citoyenneté active… « Nous avons fait un pari audacieux, celui de croire en la jeunesse malienne, de lui donner un cadre structuré pour exprimer son patriotisme, son civisme et son sens de la responsabilité », a fait savoir M. Fomba. Le général de division Abdoulaye Maiga a salué le ministère Abdoul Kassim Ibrahim Fomba pour avoir conçu, structuré et accompagné cette initiative ambitieuse. « La BC est née de la volonté de doter notre pays d’un levier puissant de mo bilisation citoyenne autour des valeurs fondatrices : le civisme, la solidarité, la discipline, le respect de l’environnement et la promotion de la paix et de la cohésion sociale », a dit le général de division Abdoulaye Maiga. Il a exprimé sa reconnaissance à son « homologue et frère Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo » pour sa participation àcette cérémonie. « Votre participation cher frère traduit la volonté commune de nos trois Etats de faire de l’espace sahélien les passions de paix, d’unité, de fraternité et d’espérance pour nos peuples ». En qualité d’invité spécial, le Chef du gouvernement du Burkina Faso, accompagné d’une forte délégation dont le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Roland Sanda, s’est dit convaincu que cette initiative contribuera à consolider des bases. « C’est un instrument durable, de changement de mentalité de la jeunesse et de la société dans son ensemble », a-t-il déclaré. « Le Mali et le Burkina Faso partagent bien plus qu’une frontière géographique, partageant une histoire commune, des valeurs de courage et de résilience ainsi qu’un destin lié par les défis sécuritaires et la quête commune de paix et de souveraineté véritable », a fait noter M. Ouédrago. « Nos nations ont toujours puisé leurs forces en vous, la jeunesse, énergie vive et levier décisif capable de façonner l’histoire et de transformer les rêves collectifs en réalité », a-t-il souligné. « Nos trois nations : le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont choisi le chemin audacieux de l’indépendance véritable à travers la Confédération des Etats du Sahel », a lancé le Premier ministre burkinabè. « Chaque initiative comme celle-ci renforce notre capacité collective a ditre non à la domination et oui à la dignité africaine retrouvée », a-t-il affirmé. ST/MD (AMAP)
Kolondièba : Lancement de la campagne régionale de reboisement par le gouverneur de la région de Bougouni
Kolondièba, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé a présidé, lundi, le lancement de la campagne régionale de reboisement à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Depuis 1995, le Mali organise, chaque année, à travers le ministère en charge de l’Environnement, une Campagne nationale de reboisement. Cette année le thème est : « Reboiser pour restaurer les terres dégradées et lutter contre la désertification. » Après l’accueil par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, et la population, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé a procédé au lancement de la campagne régionale de reboisement sur une superficie 1/4 d’hectare dans le domaine de la résidence du préfet de Kolondièba. Le gouverneur de Bougouni a planté le premier pied d’arbre entouré de ses proches, du directeur régional des Eaux et Forêts de Bougouni, le préfet du Cercle de Kolondièba, du maire de la Commune de Kolondièba, les chefs de services techniques régionaux et locaux, les partenaires au développement, la société civile dans son ensemble. Ce bosquet, qui encadre la partie Est de la résidence du préfet, porte le nom de Boubacar Oumar Traoré actuel préfet du Cercle de Kolondièba. Cet honneur pour le chef de l’exécutif local est une reconnaissance pour son dévouement, son engagement, sa disponibilité dans l’exercice de sa fonction. Le chef de l’exécutif régional a dit que la campagne régionale de reboisement vise, entre autres, « à sensibiliser l’opinion régionale et locale sur l’importance du reboisement » et a rappelé aux partenaires techniques et financiers « la nécessité d’orienter les appuis vers les actions de lutte contre la dégradation des ressources naturelles, la perte de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets des changements climatiques. » L’atteinte des objectifs du reboisement requiert sa réplication au niveau des communes et l’accompagnement de tous les acteurs (collectivités, partenaires et autres). Le gouverneur a remercié les autorités administratives, politiques l’ensemble du personnel de la Direction régionale des Eaux et Forêts de Bougouni pour la bonne organisation de ce lancement. Il a, aussi, félicité et encouragé le préfet Boubacar Oumar Traoré pour « L’initiative 5/5 » développée par ses soins en vue d’accompagner la campagne de reboisement par la plantation de 5 arbres dans chaque structure technique du Cercle pour environ 800 plants. Cette année, la région de Bougouni prévoit une production d’environ 500 000 plants toutes espèces confondues, un reboisement de 1 225 hectares. Le coordinateur de la Société de gestion Forestière (SDF), Abdoulaye Halidou Cissé, a vivement salué l’initiative 5/5 de la préfecture de Kolondièba. «Car, a-t-il elle incarne une approche inclusive et mobilisatrice, appelant chaque acteur (institutionnel, communal, villageois, associatif) à planter, protéger et pérenniser. C’est une Vision que nous partageons pleinement et que nous soutenons avec conviction. » Le maire de la Commune de Kolondièba Abdoul Karim Sangaré a salué le gouverneur et sa délégation, la Direction régionale des Eaux et Forêts, le préfet de Kolondièba pour le choix porté sur sa commune. Il a, aussi, félicité le partenaire SGF pour son appui financier dans le cadre de cette campagne de reboisement, la Fédération régionale des exploitations forestiers, le service des Eaux et Forêts, les Forces de défense et de sécurité et tous ce qui ont participé au lancement de cette campagne régionale de reboisement. Plusieurs folklores du milieu comme le Ya, le Didadi ont émerveillé les participants. NMK/MD (AMAP)
Campagne régionale de reboisement à San : 200.000 plants pour reboiser 103 hectares
San, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, a donné ce 19 août 2025, le coup d’envoi officiel de la 31è édition de la campagne régionale de reboisement qui envisage de planter 200 000 pieds sur une superficie de 103 hectares dans la Région, a constaté. « Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification » est le thème de cette 31e édition à San où le colonel-major Ousmane Sangaré, a procédé à la mise à terre du premier plant. Dans son discours de lancement, il a indiqué que cette campagne « vise à lutter contre la désertification, à conserver la biodiversité, atténuer les effets néfastes des changements climatiques, augmenter le taux de couverture végétale et réduire la pauvreté. » Le chef de l’exécutif régional a souligné qu’au regard du thème, cette campagne « vise, également, à sensibiliser l’opinion nationale et régionale sur l’impérieuse nécessité de cultiver la notion de reboisement et d’aider au changement de comportement, quant à l’exploitation irrationnelle des ressources forestières. » Le Directeur régional des Eaux et Forêts de San, le lieutenant-colonel Ousmane Samassekou a surtout insisté, au même titre que le gouverneur, sur suivi et l’entretien des arbres plantés. « Ces arbres ont besoin d’être protégés avec des clôtures en grillage et ou des corsets tout en les arrosant constamment », a indiqué l’officier supérieur des Eaux et Forêts. NC/MD (AMAP)

