Approvisionnement du marché malien : Les assurances de la Mauritanie 

Cheick M. TRAORÉ Envoyé spécial Nouakchott, 18 janv (AMAP) Une forte délégation ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoualye Diop, a été reçue, mardi, à Nouakchott par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani qui  a exprimé la disponibilité de la Mauritanie à aider le Mali dans ces moments très difficiles. A ses hôtes et « frères maliens », qui s’étaient d’abord rendus en Guinée, le dirigeant mauritanien a réaffirmé la volonté ferme de son pays d’accompagner le Mali en ces moments pénibles. La rencontre qui a duré plus d’une heure s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed. Côté malien, il y avait aussi le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et celui des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.  À sa sortie d’audience, le chef de la diplomatie malienne a confié à la presse être porteur d’un message d’amitié , de solidarité et de fraternité du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à son «grand-frère», le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Message d’assurance qui intervient dans un contexte marqué par la tenue, fin décembre, des Assises nationales de la refondation dont les conclusions ont été portées à l’attention du président Ghazouani.  L’objectif visé est de demander ses conseils, ses orientations et son implication aux côtés des frères Maliens pour que «nous puissions trouver une solution à ces difficultés», a indiqué le ministre Abdoulaye Diop. Et d’aider, également, à faire face à des sanctions de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) imposées injustement au peuple malien et «qui posent des difficultés au Mali et au voisinage immédiat». «À ce propos, le chef de l’État m’a demandé de rassurer le président Ghazouani de l’engagement constant du Mali pour trouver une réponse à ces problèmes à travers le dialogue, la concertation. Cela, en œuvrant à trouver le bon équilibre entre les aspirations du peuple malien et les demandes de la communauté internationale», a affirmé le ministre Diop. Ils ajouté que cette visite en Mauritanie, aussi, pour but, d’exprimer la grande reconnaissance et la gratitude des autorités et du peuple maliens à ce pays voisin pour sa solidarité agissante auprès du Mali. La délégation a donné les assurances nécessaires que «nous allons continuer à cheminer, main dans la main, pour que le processus de Transition au Mali puisse se terminer dans un cadre consensuel, de dialogue et souhaiter que la communauté régionale, africaine et internationale puisse aussi faire le pas nécessaire pour mieux comprendre et apprécier la situation au niveau de notre pays», a indiqué le chef de la diplomatie malienne.  «Sur l’ensemble de ces questions, nous avons eu des assurances de la part du président de la République de Mauritanie que tout ce qui est nécessaire sera fait et, qu’en tant que pays ami et frère, tout ce qui touche la Mauritanie touche le Mali et vice-versa», a signalé Abdoulaye Diop, ajoutant que le président mauritanien a assuré que «tout sera fait pour le confort des populations maliennes, notamment en ces moments difficiles».  SATISFACTION – Auparavant, Maliens et Mauritaniens ont eu une séance de travail au ministère mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération. À la fin de ces travaux en groupe, chaque ministre malien a rejoint son homologue mauritanien pour approfondir les échanges dans le but de nouer des partenariats stratégiques pour le bonheur de nos deux peuples. C’est ainsi que la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et les opérateurs économiques maliens ont rencontré leurs homologues mauritaniens au ministère de la Pêche. «La visite de travail a permis de passer en revue l’ensemble des documents cadres existants, c’est-à-dire les protocoles relatifs au transit routier et maritime. La délégation a eu satisfaction sur tous les points sur lesquels le Mali avait des réserves grâce à l’implication personnelle du président de la République mauritanienne qui a donné des instructions, en demandant de lever tous les obstacles à la fluidité du trafic pour faciliter le ravitaillement de notre pays. La partie mauritanienne s’est proposée de faire un autre port qui permettra d’approvisionner notre pays, en passant par Nioro et Selibabi. Ce qui permettrait d’atteindre Bamako sur des distances assez raisonnables », a déclaré la ministre Sissoko.  « Nous sommes prêts à saisir ces opportunités. Le trafic malien sur Nouakchott est un peu faible. Grâce à toutes ces facilitées qui viennent d’être offertes aux Maliens, nous allons accroître la desserte de notre pays via les cotes européennes. Cette période d’embargo sera mise à profit pour diversifier les opportunités de ravitaillement du pays. Notre souhait est d’éviter que le maximum de notre trafic soit détenu par un seul port de transit pour éviter des situations comme celles que les Maliens vivent aujourd’hui. De nouvelles relations ont été tissées avec les autorités guinéennes. Des réflexions sont en cours pour voir comment rendre les ports spécifiques, c’est-à-dire faire transiter un ou des produits spécifiques par un port. Par exemple le Mali peut décider de faire transiter les produits pétroliers par un port, les produits alimentaires par un autre et ainsi de suite. Nous voulons faire de notre continentalité une opportunité, en diversifiant les tronçons de rentrée ou de ravitaillement de notre pays », a ajouté la ministre des Transports et des Infrastructures .  La délégation malienne a, aussi, visité le port autonome de Nouakchott, dont les capacités sont estimées à plus de 580.000 tonnes par an. À la faveur de travaux réalisés, ces dernières années, il peut accueillir les navires de troisième génération. Le quai fait près de 600 km et permet d’accoster deux bateaux en même temps. Ce qui permet de réduire le temps que mettent les marchandises avant d’être évacuées.  Les visiteurs maliens ont

Approvisionnement correct du Mali : Une mission ministérielle à Conakry pour déblayer le terrain

Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a conduit, lundi, à Conakry (Guinée), une forte délégation qui été reçue par le président de la Transition, Mamadi Doumbouya, à qui elle a fait le point des travaux effectués par les parties malienne et guinéenne, afin d’assurer le trafic régulier des marchandises vers notre pays (Lire la suite sur : http://lessor.ml)

Union nationale des Chambres consulaires du Mali : « Le marché est suffisamment approvisionné »

Bamako, 11 janv (AMAP) L’Union nationale des Chambres consulaires du Mali rassure la population malienne que le marché est suffisamment approvisionné en produits de première nécessité. Dans un communiqué, l’Union a fait cette déclaration, lundi, suite aux sanctions économiques et financières prises par les chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’encontre du Mali, Elle invite les opérateurs économiques à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de l’approvisionnement régulier à partir des autres corridors qui sont ouverts. L’Union nationale des Chambres consulaires du Mali indique savoir compter « sur l’esprit de civisme et de patriotisme de tous ». Le communiqué est signé par la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), le Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) et le Conseil malien des chargeurs (CMC). MD (AMAP)

…Pas de panique au niveau des banques

Bamako, 11 janv (AMAP) Les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris des sanctions contre le Mali, dont le gel des avoirs maliens au sein de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la fermeture des frontières entre le Mali et les États membres de l’organisation, la suspension des transactions avec Bamako, à l’exception des produits médicaux et des produits de première nécessité. Lire la suite sur : http://lessor.ml DC (AMAP)

Dossier sanctions de la CEDEAO : Les Bamakois entre colère et inquiétude

Bamako, 11 janv (AMAP) Hier, lundi, il était environ 13 heures au Quartier du Fleuve. En cette journée, un peu ensoleillé, Adama Sidibé et Ibrahima Mahamane étaient dans un « grin » (groupe d’amis) sous un fromager, non loin de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le sujet du jour ? Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali. Lire la suite sur http://lessor.ml BD (AMAP)

Dossier sanctions de la CEDEAO : Les commerçants maliens plus indignés qu’inquiets

Bamako, 11 janv (AMAP) Lundi matin, les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali, à l’issue des sommets extraordinaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), tenus le 09 janvier 2022 à Accra, en Ghana, étaient sur toutes les lèvres. Lire la suite sur http://lessor.ml

Gaz butane : La pénurie encore et encore !

Par Makan SISSOKO Bamako, 05 janv (AMAP) Depuis quelques semaines, on constate une pénurie de gaz butane à Bamako et ses environs. Le problème, qui serait dû au retard de la subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz, se pose, pratiquement, chaque année, pénalisant les consommateurs. «Nous connaissons tous les dangers de la coupure du bois mais si on n’arrive pas à trouver une solution au manque de gaz, nous n’avons d’autre choix que d’utiliser du bois et du charbon pour faire cuire nos aliments», s’exprime ainsi un chef de famille sous le couvert de l’anonymat. «Depuis plus d’un mois, je n’arrive pas à recharger mes deux bonbonnes de gaz. Aujourd’hui, je me suis réveillée à 4 heures du matin pour faire le feu de bois et préparer le petit déjeuner», explique la ménagère Assan Keïta. Abondant dans le même sens, une autre ménagère, Oumou Traoré, soutient qu’avec la rareté du gaz en ville, le prix de recharge de la bouteille de 6 kg a connu actuellement une augmentation dans son quartier à Kalabancoura. Selon elle, le prix a flambé de 3000 Fcfa à 4000 Fcfa voire 5000 Fcfa dans certains points de recharge. Au marché Dibidani où notre équipe de reportage a constaté que de nombreux magasins de vente de gaz n’avaient plus de stock. Le revendeur Hamady Diawara explique que depuis deux semaines, il ne parvient plus à avoir le produit auprès des fournisseurs. «Nous vendons et rechargeons des bonbonnes de gaz. Mais maintenant nous ne disposons pas de gaz», déplore le commerçant. « Néanmoins, dit-il, certains fournisseurs continuent à ravitailler le marché ». Le revendeur Souleymane Simpara signale que certains de ces collègues profitent de cette situation pour augmenter les prix de la bouteille de 6 kg à 4000 ou 5000 Fcfa alors que le prix normal est de 3000 Fcfa. Cheickna Bocoum est distributeur de gaz. Il pense que cette pénurie est, en grande partie, due au problème de subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz. «C’est un problème qui revient pratiquement chaque année. Nous les distributeurs, nous en subissons directement les conséquences. Nous souhaitons que l’État fasse quelque chose pour que nous puissions avoir du gaz pour satisfaire nos clients», plaide-t-il Rencontrée dans son bureau à Hamadallaye ACI 2000, la directrice générale de la Société d’importation, de conditionnement et de distribution de gaz «Kama Gaz», Fatoumata Koudy Diallo, explique que cette pénurie de gaz est une conjugaison de plusieurs facteurs. «Nous nous approvisionnons essentiellement sur l’axe Dakar. Courant décembre, il y avait un mouvement d’humeur des transporteurs à Dakar qui a impacté un peu nos activités. Par ailleurs, le fait que la subvention de l’État ne tombe pas encore, la plupart des sociétés d’importation de gaz n’arrivent pas à tenir au niveau de leurs trésoreries», détaille Fatoumata Koudy Diallo. Cependant, notre interlocutrice précise que sa société est dans la tendance habituelle d’importation et de distribution de gaz. «À notre niveau, nous disposons suffisamment de gaz et nous continuons à le distribuer aux prix habituels. À travers des courriers, nous avons instruit nos distributeurs de respecter les prix consensuels », dit-elle.   La directrice de Kama Gaz fait remarquer que les prix du gaz connaissent actuellement une hausse mondiale. « Et cela nous impacte considérablement. En ce moment, il nous faut engranger beaucoup plus de trésoreries pour pouvoir payer suffisamment de gaz», explique-t-elle. Elle ajoute, aussi, le fait qu’il y a beaucoup de retard par rapport à la subvention du gaz par l’État qui joue énormément sur les opérateurs gaziers. «L’Etat subventionne pour que les consommateurs aient le gaz à un prix raisonnable. Mais quand les subventions ne tombent pas à temps, ça devient un peu compliqué pour les opérateurs», argumente Fatoumata Koudy Diallo. Pour en savoir davantage sur la subvention de l’État dans ce secteur, nous avons tenté d’approcher les responsables de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rural (AMADER) et d’autres sociétés de gaz, nos efforts sont restés vains. MS/MD (AMAP)  

Pièces de monnaie : Leur rareté nuit aux activités commerciales

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 29 déc (AMAP) La crise de menues monnaies est une épine dans le pied des vendeurs et acheteurs, usagers et prestataires. De nombreuses transactions tournent court à cause de cette pénurie. Ramatoulaye (nom d’emprunt), la quarantaine, est salariée dans une société de la place. Elle prend un taxi, à sa descente du travail, à 17 heures pour se rendre chez elle, au quartier de… Le taximan l’informe : «Les frais de transport coûtent 1.750 Fcfa.» Arrivée à destination, elle lui tend un billet de 5.000 Fcfa duquel doivent être soustraits les 1.750 Fcfa. «Warimissin téyi» : « Pas de monnaie » répond le taximan, en bambara. Embarassée, elle lui donne un billet de 2.000 Fcfa. «Warimissin téyi», répète le chauffeur de taxi. « Ne sachant plus que faire, j’ai été obligée d’acheter 250 Fcfa de crédit téléphonique chez un boutiquier du coin qui hésitait, également, à faire la monnaie», confie-t-elle. Cette situation est loin d’être un cas isolé. À Bamako, les opérations d’achat/vente avortent, de plus en plus, du fait du manque de pièces de monnaie de 5 à 500 Fcfa. Ce problème est surtout récurrent dans les officines, les supermarchés, les boutiques, chez les chauffeurs de taxis et Sotrama, dans les cybercafés, les restaurants, etc. Le client a souvent le choix entre aller, lui-même, chercher la monnaie ou annuler son achat ou encore se voir proposer des friandises à la place de la monnaie par des boutiquiers. Awa Magassouba vend des bijoux au Marché rose de Bamako. « La relative pénurie de pièces d’argent donne envie d’arrêter le commerce chaque jour », se plaint-elle. «Généralement, la plupart de mes clients donnent 500 Fcfa pour des achats de 200 ou 300 Fcfa. Pour avoir des pièces de monnaie, je suis obligée d’acheter souvent des sachets d’eau de 25 Fcfa, même quand je n’ai pas soif», explique la marchande. Elle ajoute qu’elle perd de nombreux clients, chaque jour, faute de monnaie pour l’acheteur. Pour pouvoir conserver sa clientèle, Awa renonce souvent à la monnaie. Elle invite les établissements financiers à mettre les pièces d’argent à la disposition des usagers. Le manque de pièces de monnaie est un calvaire dans les échanges entre ménagères et vendeurs de condiments. Il est plus aisé de trouver la monnaie de 5.000 Fcfa que de 500 Fcfa, à en croire certaines d’entre elles. Vendeur de condiments au marché de Ouolofobougou, en Commune IV du District de Bamako, Boubacar Camara explique ce problème par la commercialisation des pièces d’argent. «Avant, les mendiants nous donnaient des pièces en échange de bonbons ou autres articles. De nos jours, ils monnayent les pièces de 450 contre un billet 500 Fcfa», selon Boubacar. Pour éviter la perte des clients, notre épicier remet certaines de ses marchandises telles que les bouillons aux clients en lieu et place de leur monnaie. Dans les Sotramas (véhicules de transport en commun), passagers et apprentis chauffeurs sont très souvent à couteaux tirés à cause de la monnaie. Apprenti de Sotrama à Daoudabougou, Fousseyni Touré a été plusieurs fois obligé de laisser des clients partir avec sa monnaie. «Deux clients m’ont donné 500 Fcfa alors qu’ils avaient confirmé être en possession de 450 Fcfa. J’ai donc refusé de leur retourner la monnaie de 50 Fcfa», explique Fousseyni. Certains expliquent la situation par la cherté de la vie, la commercialisation des pièces et le manque d’argent. Un cambiste de pièces d’argent, qui a requis l’anonymat, réfute cette affirmation, précisant qu’il s’approvisionne auprès des grands commerçants, des mendiants et des banques. « Quand tu as un chèque, tu peux demander aux banquiers de te donner des pièces et c’est gratuit », dit-il. Dans la pratique, il échange 500 contre des jetons de 450 Fcfa. Les usagers sollicitent ce genre de service pour éviter les longues files d’attente des banques pour avoir des pièces de monnaie. Interrogé à ce propos, le directeur de l’Agence principale de la Banque de développement du Mali (BDM), Ibrahima Mahamadou Sow, explique que la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) délivre les jetons selon un calendrier bimensuel ou trimestriel. «Elle nous avise de la mise à disposition des pièces de monnaie à des dates spécifiques», indique M. Sow. C’est en ce moment que la BDM va exprimer ses besoins en jetons. Ainsi, lorsque les agences sont approvisionnées, il y a une grande quantité de jetons à leur disposition pour pouvoir payer les chèques et faire face à la demande de la clientèle. Un client, qui a un chèque de 500.000 Fcfa, peut avoir jusqu’à 100.000 Fcfa en pièces, s’il en fait la demande. Cependant, des mesures sont prises pour ne pas épuiser le stock avant la prochaine provision. Les agences qui en expriment le besoin sont fournies. Celles de Bamako sont les plus fournies en pièces de monnaie parce que le petit commerce est plus développé dans la capitale. Selon le directeur de l’Agence principale de la BDM-SA, les entreprises telles que les pharmacies, les grandes surfaces, les alimentations ont le droit de s’inscrire à la BCEAO pour avoir accès aux jetons. Le banquier rejette l’allégation de rareté de jetons sur le marché. « C’est une situation qui est apparente mais pas réelle, parce qu’on en trouve lorsqu’on fait la demande à la banque», assure-t-il. Selon lui, c’est l’utilisation qu’on en fait qui donne cette impression. Ibrahima Mahamadou Sow regrette que les agents préfèrent garder les jetons pour les donner, par affinité, aux entreprises ou à d’autres personnes qui leurs sont proches. FMS (AMAP)

Balance commerciale du Mali en 2020 : Excédentaire de 290 milliards de Fcfa

Bamako, 24 décembre (AMAP)  La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, jeudi, la 14è édition de sa Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, sous le thème : «Les mesures de réduction durable du déficit du compte courant au Mali». De l’analyse des chiffres clés de la balance des paiements 2020 présentés par le directeur national de la BCEAO, Konzo Traoré il ressort que les exportations de biens se sont élevées à 2.759,4 milliards de Fcfa, en hausse de 28,1% par rapport à 2019. Cette performance s’explique par la forte progression du cours de l’or en 2020. Le métal jaune représente 82% de nos exportations. Il est suivi du coton avec 6% pour des montants évalués respectivement à 2.263 milliards et 162 milliards de Fcfa. Les importations de biens FOB, c’est-à-dire en excluant le fret et l’assurance, se sont établies à 2.469 milliards de Fcfa, en baisse de 2,3% par rapport à 2019. Ce faisant, la balance commerciale, qui est la différence entre exportations et importations de biens, est ressortie excédentaire de 290 milliards de Fcfa en amélioration par rapport à 2019. Cette évolution, selon le directeur national de la BCEAO, est imputable à un rythme de progression des exportations plus élevé que celui des importations. Quant au solde courant, il est ressorti à -218,5 milliards de Fcfa en 2020, après -755,0 milliards en 2019. Il représente -2,2 % du Produit intérieur brut (PIB). Les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) prévoient un maximum de -5% du Pib. Le solde global s’est établi à 450,8 milliards de Fcfa, après 264,2 milliards de Fcfa. Cette évolution du solde globale s’explique, aux dires de Konzo Traoré, par l’amélioration de la balance commerciale, sous l’effet de l’augmentation de la valeur des exportations conjuguée à celle de la baisse des importations. Le thème de cette 14e édition, selon le directeur national de la BCEAO, revêt une importance capitale pour notre pays. En effet, a expliqué Konzo Traoré, le déficit courant de la balance des paiements persiste. « Cela, a-t-il souligné, dans un contexte marqué par la mise en œuvre de programmes ambitieux de développement et la permanence des incertitudes sur la mobilisation des flux de financement étrangers qui ont, jusqu’ici, permis de couvrir le déficit courant ». « Cette situation constitue un risque pour la viabilité des comptes extérieurs », a indiqué le directeur national de la Banque centrale. L’économie internationale fait, également, face à une crise sanitaire sans précèdent. « Ses effets affectent la demande des principaux produits exportés ainsi que les flux financiers attendus. Toute chose qui aurait un impact négatif sur la balance des paiements », a analysé M. Traoré. « Cette journée est devenue un rendez-vous annuel inscrit dans l’agenda national », a noté le représentant du ministère de l’Économie et des Finances, Diakaridia Dembélé, qui a félicité les acteurs pour la régularité dans la production de la balance des paiements. Cet instrument fondamental pour l’analyse, la décision et la formulation des politiques économiques est, selon lui, de «mieux en mieux connu des décideurs politiques et des acteurs du secteur privé». Selon lui, la production des statistiques sur la balance des paiements et des statistiques monétaires fait partie intégrante du schéma directeur de la statistique 2020-2024. Elle vise à doter le Mali d’un Système statistique national performant à même de produire, analyser et diffuser des données de qualité couvrant les besoins des différents utilisateurs, a expliqué Diakaridia Dembélé qui a présidé l’ouverture des travaux. On y a noté la présence des représentants des institutions internationales et régionales, des services centraux de l’État, des directeurs généraux des sociétés, des banques et établissements financiers, etc. AMK (AMAP)