Mali-Guinée : Transformer la crise en opportunités
Bamako, 11 fév (AMAP) Les dirigeants de la Guinée et du Mali sont bien décidés à gagner le pari de transformer la crise en opportunités, notamment a grevés les douanes des deux pays qui sont déterminées à traduire cette volonté politique dans la réalité. (Lire suite : http://lessor.ml)
Produits céréaliers : Les prix sont stables sur 84% des marchés de détail
Bamako, 10 fév (AMAP) Les quantités de riz vendues sur les marchés ruraux dans la zone Office du Niger ont légèrement baissée. (Lire la suite : http://lessor.ml).
Orpaillage par dragage : Le fleuve Niger se meurt, la faune aquatique presque décimée
Par Cheick A. DIA Bamako, 10 fer (AMAP) Ces engins de fabrication artisanale, équipés d’un moteur de voiture «Mercedes 190» diesel, sont utilisés dans le lit des cours d’eau pour y extraire de l’or. Le fuel et les autres produits chimiques utilisés dans l’activité sont déversés directement dans le fleuve. En plus de la pollution hydrique, l’orpaillage par dragage perturbe l’habitat de la faune aquatique. (Lire la suite : http://lessor.ml)
Ségou : La charrette fait de la résistance !
Par Aminata Dindi SISSOKO Segou, 10 fév (AMAP) A Segou, la charrette est utilisée pour transporter notamment les personnes, les matériels de construction, l’eau, les marchandises les bagages. En ce début de journée, la berge du fleuve Niger à Ségou refuse des charretiers. Certains sont assis sur leurs engins à traction animale (Lire suite : http://lessor.ml).
Forfait internet : Les Maliens paient-ils cher ?
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako 09 fév (AMAP) Beaucoup de nos compatriotes estiment que le coût d’accès à la connexion internet est plus élevé au Mali que dans la plupart des pays voisins. Dans cette enquête, les acteurs du domaine nous éclairent davantage, (Lire suite : lessor.ml)
Diboli et Kidira : Les villes jumelles malienne et sénégalaise à l’épreuve des sanctions de la CEDEAO
Par Bandé Moussa SISSOKO Bamako, 09 fév (AMAP) Les habitants des deux localités frontalières entre le Mali et le Sénégal sont plongés dans une situation d’incertitude. Les échanges commerciaux ont du plomb dans l’aile (Lire suite : http://lessor.ml)
Sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA: La Région de Kayes, à la frontière avec le Sénégal, organise la riposte
Par Bandé Moussa SISSOKO Bamako, 09 fév (AMAP) Les autorités de la Région frontalière de Kayes, dans l’Ouest du Mali, ont pris des mesures pour assurer l’approvisionnement régulier des marchés et la stabilité des prix des denrées alimentaires, des médicaments et des hydrocarbures. (Lire suite : http://lessor.ml)
Les douaniers du Mali et de la Guinée en conclave pour renforcer le corridor Conakry-Bamako
Bamako, 08 fév (AMAP) Les travaux de la troisième rencontre bilatérale des administrations douanières du Mali et de la de la Guinée, présidés par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, se sont ouverts, mardi 8 février 2022, dans la capitale malienne, a constaté l’AMAP sur place. À cette rencontre de deux jours, les experts auront l’occasion d’échanger sur toutes les questions douanières pour trouver des réponses urgentes aux difficultés rencontrées sur le corridor. Elle constitue, aussi, un cadre d’échange pour discuter des préoccupations que les deux administrations ont en partage. Il s’agira, entre autres, d’identifier les obstacles à la fluidité du trafic sur le corridor, à rendre opérationnel l’échange périodique d’informations sur le transit dans les deux sens, d’une manière générale. S’y s’ajoute l’adoption de mesures idoines qui favoriseront l’attractivité du corridor Conakry-Bamako. C’était en présence du directeur général des Douanes du Mali, l’inspecteur général Amadou Konaté, et son homologue guinéen, le colonel Moussa Camara et des experts douaniers des deux administrations. Le directeur général des Douanes maliennes a expliqué que ce cadre d’échanges se tient suite aux pertinentes instructions que le ministre de l’Economie et des Finances a données à la direction générale des Douanes du Mali, d’entamer dans les plus brefs délais, des discussions avec son homologue de la Guinée. « L’objectif recherché, dans cette démarche, est de renforcer l’axe Conakry-Bamako par l’affermissement de la coopération douanière et l’utilisation dans les meilleures conditions du corridor naturel de Conakry », selon le patron des douanes maliennes qui a salué l’engagement de son homologue guinéen. De son côté, le directeur général des Douanes Guinée, a indiqué que cette rencontre bilatérale intervient à un moment où les deux pays doivent renforcer leur coopération et, « singulièrement, les douanes guinéennes doivent tout mettre en œuvre pour faciliter au maximum le passage des marchandises à destination du Mali ». Pour le colonel Moussa Camara, la douane doit relever les défis de la sécurité, de la mobilisation des ressources et le celui de la facilitation du commerce surtout avec un pays frère comme le Mali. Le ministre de l’Economie et des Finances a réaffirmé la volonté des autorités de Transition à faire du Port de Conakry l’un des principaux ports de desserte du Mali. Alousséni Sanou a ainsi pris l’engagement, au nom du gouvernement, d’examiner et de traiter avec la plus grande attention les recommandations pertinentes des experts douaniers des deux administrations. BBC/MD (AMAP)
Le gouvernement du Mali dénonce une violation flagrante des textes et procédures par l’UEMOA
Bamako, 07 fév (AMAP) Le gouvernement malien indique n’avoir pas été notifié des « sanctions disproportionnées, inhumaines, illégitimes et illégales prises à l’encontre du Mali » par la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) tenue, le 09 janvier 2022, à Accra, au Ghana. Dans un communiqué publié le 06 février, le gouvernement signale que « la Commission de l’UEMOA n’a, jusqu’à ce jour, adressé aucune notification officielle aux Autorités maliennes, et ce malgré les démarches entreprises dans ce sens ». Le gouvernement du Mali rappelle que « la non notification desdites décisions de sanctions constitue une violation flagrante des textes et procédures qui régissent le fonctionnement de l’UEMOA. « Une décision de cette nature, au-delà de son caractère illégal, ne saurait être opposable à un Etat membre qu’après sa notification officielle », précise le communiqué signé du porte-parole du gouvernement et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Selon la même source, les démarches ont été effectuées suivant les notes verbales numéro 008/2022/AMO/BF du 14 janvier 2022 et numéro 012/2022/AMO/BF du 24 janvier 2022, auxquelles s’ajoute la visite du chargé d’Affaires, ad intérim du Mali à Ouagadougou accrédité auprès à la Commission de l’UEMOA « où l’accès aux responsables lui a été refusé malgré son statut de diplomate en poste ». Bamako rappelle que la situation politique actuelle au Mali est, entre autres, la résultante de la crise sécuritaire dans le Sahel face à laquelle les Forces armées maliennes (FAMa) « sont fortement et pleinement engagées, avec à leurs côtés les partenaires, pour apporter une solution durable ». Les autorités maliennes invitent instamment l’UEMOA « à se conformer aux règles communautaires et par conséquent à lever, dans un esprit de justice, d’équité et de solidarité ces sanctions inopportunes dont les conséquences socioéconomiques affecteront inéluctablement et durement les populations du Mali et celles de la sous-région ouest-africaine ». Le gouvernement, tout en renouvelant sa disponibilité pour le dialogue et la concertation, réaffirme « son attachement aux idéaux de l’intégration africaine et dénonce l’instrumentalisation de notre organisation par des acteurs extérieurs à des fins inavouées », conclut le communiqué. SS/MD (AMAP)
Cri de détresse des opérateurs économiques sénégalais après les sanctions de la CEDEAO contre le Mali
Dakar, 04 fév (AMAP) Les acteurs du secteur des transports, en particulier et de l’économie sénégalaise en général, ont exprimé, mercredi, à Dakar, leur incompréhension et ras-le-bol après les sanctions de la Communauté économique s des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) contre le Mali. « Nous voudrions déplorer la situation, en cerner les contours, jauger la profondeur des difficultés et aller à l’élaboration, avec d’autres acteurs, d’un mémorandum que nous soumettrons aux autorités », a dit Souhaïbou Guèye, secrétaire général du Groupement économique du Sénégal (GES), organisation patronale, lors d’une conférence de presse. Sérieusement affectés par les sanctions de la CEDEAO, les opérateurs économiques sénégalais ont souligné les conséquences de celles-ci sur l’activité économique eu égard à l’importance des activités sur le corridor Dakar-Bamako. Et de rappeler que plus de la moitié des exportations du Sénégal vers l’Afrique de l’Ouest sont destinées au Mali. « Ceci revient à dire qu’en se privant du trafic sur le corridor Dakar- Bamako, le Sénégal perd 600 milliards de Fcfa », a fait remarquer M. Guèye. Son collègue, Mbaye Mbengue, président du Collectif des entreprises agréées pour le transport et la livraison des conteneurs (CEATLCS) a rappelé que le Mali est le premier partenaire économique du Sénégal avec 250 milliards Fcfa. M. Mbengue a précisé que « sur les 20 millions de tonnes débarquées au port de Dakar, 4 millions vont au Mali ». « Ainsi, 6.000 containers sont mensuellement débarqués au Mali:, a-t-il ajouté. «Nous avons trois cimenteries installées au Sénégal et qui envoient 1,7 million de tonnes par an», a dit le conférencier, peignant le tableau du manque à gagner de ses camarades opérateurs économiques. Quant au président du collectif des transports, Mor Sourang, il a renchéri : « avec 1.348 camions qui assurent le trafic entre les deux pays, ce sont plus de 3.000 personnes qui sont concernées». « Le président Macky Sall, qui doit prendre la présidence de l’Union africaine, doit se rendre au Mali pour discuter avec les autorités de ce pays afin de trouver une solution », ont souhaité les conférenciers. «J’en appelle à l’intelligence de nos autorités, car cette décision politique ne doit pas entraver le travail. Déjà, nous sommes à terre », a plaidé M. Sourang pour qui « perdre, aujourd’hui, le fret malien qui représente 4 millions de tonnes par an, aura un impact incommensurable ». « C’est un désastre économique qui est en train de s’installer », a-t-il lâché. «Il faut qu’il (Macky Sall) trouve la solution avec ses pairs et le moyen de discuter… Nous voulons un comité ratifié par les deux États (Mali et Sénégal) pour que nous puissions, le long du Corridor, prendre en charge les problèmes de tous les opérateurs », a suggérer Mor Sourang. Les opérateurs économiques sénégalais assurent que l’impact de l’embargo et des sanctions de la CEDEAO « commence à peser sur une partie du peuple sénégalais qui estime que ses dirigeants doivent trouver rapidement une solution, pour éviter d’asphyxier l’économie du pays ». GAD/MD (AMAP)

