Le Mali teste le corridor avec la Mauritanie pour évacuer son coton 

Bamako, 28 fév (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé, vendredi dernier, ses opérations d’évacuation de la fibre de coton via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie, a constaté sur place l’AMAP. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré le ministre du Développement rural, Modibo Keita.   Le départ de 53 camions de coton fibre a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Développement rural, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ces deux ports constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années. n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs.   Daouda Traoré est un l’un des routiers qui se rendent aujourd’hui (vendredi) en Mauritanie. Il procède à une dernière inspection de son camion. «Nous connaissons très bien la route Mali-Mauritanie. Bien qu’elle soit plus petite et plus longue que les autres voies, elle est praticable», soutient le cinquantenaire. Quant à Inza Traoré, la trentaine, il est à son premier voyage sur cet axe. «Il ressort des échanges avec nos aînés qu’ils font face à des tracasseries routières de la part de certains agents de sécurité mauritanienne», confesse-t-il. Leurs responsables ont assuré avoir discuté de cette question avec les autorités mauritaniennes. C’est dans la perspective de la diversification de ses ports de sortie et à cause de l’augmentation importante de sa production que la CMDT a dépêché une mission conjointe CMDT/CMTR de prospection aux ports de Conakry et de Nouakchott. L’objectif de cette mision était d’évaluer les potentialités et opportunités de es sites pour le transit du coton fibre malien. Il est ressorti des conclusions de la mission la possibilité d’exporter via ces deux ports 60.000 tonnes de fibre de la production 2021/2022.  OS/MD (AMAP) 

Journée et nuit du Mali à Dubaï : Le premier ministre rend hommage aux opérateurs économiques et aux artistes

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 25 fév (AMAP) La Journée et la Nuit du Mali à l’Exposition universelle 2020 de Dubaï ont mobilisé, mercredi dernier, autour du Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement, des opérateurs économiques, des artistes et nos compatriotes établis aux émirats arabes unis.  Dr Choguel Kokalla Maïga a, à l’issue de cette nuit, rendu un vibrant hommage aux opérateurs économiques et aux artistes pour le rôle éminent qu’ils jouent dans le contexte difficile que traverse le Mali. Plusieurs artistes maliens se sont succédé sur la scène où ils ont tenu en haleine les nombreux visiteurs. Il s’agit, entre autres, de Cheick Tidiane Seck, Oumou Sangaré, Safi Diabaté, Bassékou Kouyaté, Ami Sacko, Sidiki Diabaté. Après le concert auquel il a assisté avec sa délégation, le Premier ministre a fait savoir que les chansons que les artistes ont chantées en hommage à nos braves soldats engagés dans une lutte sans merci contre le terrorisme lui ont fait couler des larmes. Il a salué les artistes et leur ministre de tutelle, Andogoly Guindo qui était sur place. Pour lui, les chansons de bravoure et de patriotisme ont un grand rôle dans la galvanisation et le réarmement moral des militaires sur le front. Dr Choguel Kokalla Maïga a ajouté que les militaires sont en train de défendre notre patrie dans toutes les Régions du pays nuit et jour. « Et au moment où ils se battent, dira-t-il, nos artistes sont en train de composer et chanter des chansons qui leur procurent du courage et de la bravoure. Mais, aussi, pour le réarmement moral des autorités et même des populations dans les conditions difficiles que le pays traverse ».  Le chef du gouvernement a salué les hommes et les femmes de culture ainsi que leur ministre en tête pour leur engagement. Avant de promettre d’être désormais leur porte-parole auprès des plus hautes autorités du pays. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, le président de la Transition a l’habitude de dire en Conseil des ministres que le Mali nouveau doit d’abord se construire dans les esprits des uns et des autres. Et pour ce faire, les hommes de culture ont un grand rôle à jouer.  Pour lui, les soldats sont sur les théâtres d’opérations et doivent être ravitaillés en nourriture, médicaments, munitions et en carburant. Et ce sont les opérateurs économiques qui font ce travail. Dans la situation de guerre que le Mali traverse, il estime que ceux-ci sont en train de jouer leur rôle.  Par ailleurs, le Premier ministre a souligné qu’avec l’embargo illégal décidé contre le Mali, l’objectif était d’asphyxier économiquement notre pays et faire tomber le gouvernement de Transition. En réponse, il a indiqué que les opérateurs économiques ont promis que le Mali ne manquera de rien et ils sont en train de tout faire pour que les populations maliennes ne manquent de rien. Le chef du gouvernement a qualifié, ces opérateurs économiques de « soldats ». « Et même s’ils n’ont pas les armes à feu comme les militaires, ils ont l’arme économique au même moment où les artistes ont l’arme culturelle », a-t-il dit.  Dr Choguel Kokalla Maïga a souhaité que dans un futur proche, un grand concert accompagné de défilé de mode soit organisé dans toutes les régions et localités du Mali avec les artistes et artisans pour magnifier le retour de la paix et de la securité sur l’ensemble du territoire national. DD (AMAP) 

Forum Invest in Mali : Pleins feux sur les opportunités d’investissement dans notre pays

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 25 fév (AMAP) Le Premier ministre malien et des membres du gouvernement au cours de la rencontre Forum Invest in Mali, jeudi, à Dubaï, ont exhorté les investisseurs à explorer les possibilités qu’offre la puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest.  Les échanges ont eu lieu dans le cadre de l’Exposition universelle 2020. Cette exposition, initialement prévue du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021, a été reportée du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 à cause de la crise de la Covid-19. Avant cette édition, le Mali a participé aux quatre dernières expositions universelles qui ont eu lieu en 2000 à Hanovre en Allemagne, en 2005 à Aichi au Japon, en 2010 à Shanghai en Chine et en 2015 à Milan en Italie. Le thème du forum est « le Mali, une puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest ». Après les mots de bienvenue du Dr Mohammad Al Kindi, ministre de l’Environnement et de l’Eau des Émirats arabes unis, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf  Bathily, a remercié les autorités émirats pour l’appui et les facilités accordées à notre pays pour sa participation à cette exposition.  M. Bathily a attiré l’attention des investisseurs émiratis sur le fait que le Mali regorge d’énormes ressources au niveau de son sous-sol et bien d’autres richesses dont le coton qui n’attendent que les investisseurs pour leur transformation. C’est pourquoi, il a invité ces investisseurs à prospecter toutes les richesses dont dispose le Mali. Mieux, il a demandé au chef du gouvernement de les inviter pour un séjour au Mali afin de prospecter les nombreuses potentialités de notre pays.  Dans son intervention, le Premier ministre a souligné que ce forum est une session d’information sur les opportunités économiques que regorge le Mali. Dr Choguel Kokalla Maïga s’est réjoui de la présence massive des investisseurs à ce forum. Avant de transmettre aux autorités émiraties, les salutations fraternelles et la profonde reconnaissance des plus hautes autorités du pays. Pour lui, la participation du Mali à l’exposition universelle Dubaï 2020 vise à faire connaître notre pays, son présent et son histoire.  « En venant à ce rendez-vous universel, nous avons fait le choix de mettre en lumière la contribution substantielle de la nation malienne au progrès de l’humanité à travers le concept de diatiguiya », a indiqué le chef du gouvernement. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, la dénomination du Pavillon du Mali « ben so diatiguiya » tire ses origines de notre civilisation millénaire. Il a rappelé que notre pays a fait le choix de bâtir une économie libérale. Et le gouvernement fait du secteur privé, le moteur de la croissance économique et du développement.  « L’État s’est progressivement retiré du système de production et de commercialisation pour se recentrer sur son rôle d’orientation et de régulation de l’activité économique », a-t-il souligné. Avant d’ajouter qu’à ce titre, plusieurs réformes institutionnelles et du cadre législatif et réglementaire ont été entreprises faisant du Mali une destination et un pays plus attractif.  PLUS DE 10 MILLIONS D’HECTARES – Le chef du gouvernement a fait savoir que le panorama du Pavillon du Mali à l’Expo Dubaï 2020 illustre l’énorme potentiel hydro-agricole et sylvo-pastoral de notre pays. À cet effet, Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que le Mali est arrosé par deux fleuves lui offrant la plus grande surface de terre arable et cultivable avec plus de 10 millions d’hectares. Il a ajouté que le Mali produit 800.000 tonnes de coton en moyenne par an dont 2% sont transformées sur place.  Le chef du gouvernement a, aussi, dit que le cheptel malien est le deuxième plus important en Afrique, après celui du Nigeria et continue à exporter le bétail vivant. Dans le domaine des mines, il a précisé que le Mali exporte 64 tonnes d’or en moyenne par an.  Le Premier ministre a souligné les avancées réalisées par notre pays dans le classement Doing business. Avant de soutenir que le Mali est une bonne destination pour les investisseurs. C’est pourquoi, il a invité les nombreux investisseurs présents au forum à y faire un tour et à faire le pari du Mali qui est un pays d’opportunités. Il les a invités pour un voyage au Mali.       Au cours de ce forum, il y a eu un thème sur les secteurs d’opportunités au Mali avec des présentations sur le cadre législatif et réglementaire des investissements au Mali, les textes législatifs et réglementaires sur le cadre de partenariat public-privé au Mali, sur les filières porteuses au Mali tirées de la stratégie nationale de développement des exportations par le ministre du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. S’en est suivi un autre panel sur le thème « un pays unique, des possibilités infinies ». Au niveau de ce panel, les présentations ont concerné les secteurs prioritaires dans les domaines de l’énergie, notamment les énergies renouvelables par le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.  Une autre présentation a été faite par la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko sur les secteurs prioritaires  dans les domaines des infrastructures et des transports. À l’issue des présentations suivies de débats, le Premier ministre et sa délégation ont invité les investisseurs émiratis à venir prospecter les immenses potentialités économiques que regorge le Mali. DD (AMAP)

Expo 2020 de Dubaï : Le Mali fait étalage de ses immenses potentialités

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 24 fév (AMAP) Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maiga, a pris part, mercredi, à la Journée du Mali, à l’Exposition universelle Dubaï 2020 placée sous le thème «Connecter les esprits, construire le futur». Le Mali a choisi la thématique «opportunité» arrimée au thème général de l’exposition. La cérémonie, qui était l’activité phare de la journée, a débuté par la montée des couleurs des drapeaux du Mali et des émirats arabes unis suivie de l’exécution des hymnes nationaux des deux pays.  A ce grand rendez-vous, le stand de notre pays invite le visiteur à un voyage enrichissant. Occasion de faire la découverte de notre histoire millénaire, de nos empires médiévaux, de nos villes légendaires comme Tombouctou et Djenné, de notre riche culture, de notre musique, des richesses de notre sous-sol…  Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a présidé la cérémonie en présence du représentant du gouvernement des Emirats arabes unis. Le représentant du gouvernement, membre de la famille royale a, dans son discours, remercié les autorités maliennes pour la participation de notre pays à ce rendez-vous mondial. Selon lui, le panorama du Pavillon du Mali dégage des valeurs de paix, de tolérance et une volonté de coopération avec les autres. Pour lui, le Mali est un pays de culture et de tradition qui offre au monde ses aspirations de paix. à travers ce pavillon, dit-il, on peut découvrir les valeurs traditionnelles et culturelles du pays.  Dans son discours, le Premier ministre a souligné que le Mali se devait d’être présent à ce rendez-vous en raison de ses excellentes relations d’amitié et de coopération avec les émirats arabes unis qui, au demeurant, n’ont ménagé aucun effort pour encourager et faciliter sa participation à ce rendez-vous mondial.  Dr Choguel Kokalla Maïga dira qu’en répondant favorablement à l’invitation à participer à cette exposition, le Mali a voulu partager avec le monde entier sa vision prospective centrée sur l’homme et son bien-être dans un monde de défis et d’opportunités. Pour le chef du gouvernement, le Pavillon du Mali est un voyage le long du fleuve Niger pour découvrir les immenses richesses culturelles, touristiques mais surtout, les potentialités économiques des villes au bord du fleuve.  Le Premier ministre, qui est revenu sur les valeurs historiques caractérisant le Mali, a souligné que le pays est confronté aujourd’hui à une grave crise sécuritaire liée au terrorisme. Toutefois, selon lui, il reste admirablement résilient face aux défis émergents qui se posent à l’humanité. Pour lui, la visite du Pavillon du Mali à l’Expo 2020 fait voyager à travers ce vieux et grand pays  d’Afrique, une terre de savoirs et de mémoire, qui a établi dès le Moyen âge, des relations commerciales et diplomatiques avec les nations du Maghreb, du Sud de l’Europe et d’Orient.  «Si le Mali est célèbre pour son histoire millénaire, ses empires médiévaux, ses villes légendaires comme Tombouctou, Djenné, le pays dogon, il est aussi riche de son présent, de sa culture, de sa musique, des immenses richesses de son sous-sol, de ses paysages, de ses terroirs, de ses écosystèmes, de son cheptel et de ses nombreux cours d’eau», a développé le chef du gouvernement.  3è PRODUCTEUR D’OR – En participant à l’Exposition universelle 2020, souligne-t-il, le Mali espère transformer les immenses atouts offerts par ses cours d’eau, dont le fleuve Niger et les gisements miniers et énergétiques en opportunités pour booster son développement et lutter contre la pauvreté. «Avec un fort potentiel irrigable, le Mali dispose de ressources nécessaires pour devenir l’un des piliers agricoles de l’Afrique de l’Ouest.  Cela passe nécessairement par une diversification des bases de la production en vue d’atteindre une croissance accélérée, durable, créatrice d’emplois et d’activités génératrices de revenus», a soutenu le Premier ministre, ajoutant que cette croissance sera soutenue par le secteur minier. à cet effet, il a rappelé que le Mali, troisième producteur d’or en Afrique, dispose d’importantes ressources notamment en or, fer et bauxite. Mieux, il dira que les perspectives offertes par les récentes découvertes notamment celles du lithium ou de l’hydrogène permettront d’élargir la base et le spectre de la production minérale au Mali.  En plus de ces richesses minières, le chef du gouvernement a cité le coton, l’arachide où la production a encouragé l’implantation d’unités industrielles. Il a cité aussi le secteur de l’élevage et fait cas du potentiel qui existe dans le développement de l’industrie des matériaux de construction dans notre pays. Il rappellera ensuite que notre pays occupe la 148è place sur 190 pays avec une facilité à faire des affaires à 52,9 sur 100. Enfin, Choguel Kokalla Maïga a souhaité que cette journée raffermisse davantage les relations d’amitié et de coopération existant entre les deux pays.  La cérémonie a pris fin par une prestation musicale groupée des artistes, entre autres, Bassékou Kouyaté, Oumou Sangaré, Safi Diabaté, Ami Sako, Vieux Farka. S’en est suivie la visite du Pavillon du Mali et celle des émirats arabes unis par le Premier ministre et le représentant du gouvernement des émirats arabes unis. La fête s’est poursuivie dans la soirée par un dîner offert au chef du gouvernement et par une soirée culturelle dédiée au Mali avec la prestation de nombreux artistes maliens qui ont tenu les nombreux visiteurs en haleine. En plus de plusieurs membres du gouvernement, de nombreux opérateurs économiques et nos compatriotes établis aux émirats arabes unis ont massivement pris part à cette journée. DD (AMAP)

Maquilleuses ambulantes : Une centaine déjà formée

Bamako, 23 fév (AMAP)  Les bénéficiaires de la 1ère édition du projet des maquilleuses ambulantes au Mali ont reçu leur attestation, vendredi dernier, à Bamako. Le directeur de l’Institut de développement du secteur africain consulting au Mali, (IDS Afrique. Consulting Sarl), Idrissa Maïga, a procédé à la remise officielle des parchemins,  L’initiateur, M. Maïga, faisant la genèse du projet, a rappelé que c’est lors d’un séjour dans un pays voisin qu’il a vu les maquilleuses ambulantes. Celles-ci arrivaient économiquement à joindre les deux bouts. C’est ainsi qu’il a mûri l’idée de tenter la même expérience au Mali pour aider les femmes en général. C’est de là qu’est parti le projet de maquilleuses ambulantes qui se veut une participation à l’épanouissement des femmes.  Il a, également, souligné qu’au total, 2.400 maquilleuses ambulantes seront formées sur les techniques de maquillage et la manière d’attacher les foulards.  Sur ces maquilleuses, une centaine d’entre elles ont déjà bénéficié de trois mois de formation. Ce sont celles-ci qui ont reçu leurs attestation. « Les autres, a-t-il annoncé, seront formées avant la fin de l’année 2022 ».  Idrissa Maïga a dit que la première promotion de 2.400 maquilleuses ambulantes portera le nom de la marraine du projet, Fatoumata Niane Batouly. Il a, aussi,expliqué que l’inscription était fixée à 5.000 Fcfa et la cotisation mensuelle à 50.000 Fcfa. Pour sa contribution, son institut a apporté une subvention de 25.000 Fcfa par candidate. Il a. aussi, rappelé que son institut a pour objectif de contribuer au développement du pays à travers tous les secteurs.  Enfin, il a précisé qu’un siège de direction sera créé pour les 100 femmes, déjà formées, dans le cadre de l’exercice de leur fonction. Cela permettra à ces maquilleuses d’être contactées à travers la direction, qui par la suite pourrait envoyer l’une d’entre elles vers les domiciles. La représentante de la marraine du projet et présidente du mouvement «An Binko» a rappelé que son organisation est humanitaire et œuvre dans tous les domaines de développement d’où, le rapport de collaboration avec Idrissa Maïga. Elle a ajouté qu’elle est contente de voir la première promotion porter le nom de la marraine qui a promis de prendre en charge les cotisations par mois du reste des maquilleuses ambulantes. Elle a aussi souligné qu’il n’y a pas de critères précis pour être maquilleuse ambulante, donc c’est une opportunité à saisir pour les femmes en vue d’être autonomes économiquement. Quant au représentant du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), il a expliqué que la mission principale de sa structure est de financer et d’accompagner les formations professionnelles. Son collègue de la Direction nationale de la formation professionnelle (DNFP) a indiqué qu’avec ce nouveau projet, les femmes ne feront plus les rangs dans les salons de coiffure, ajoutant que les maquilleuses ambulantes pourraient être indépendantes économiquement par leur travail bien fait.  Mais tous les deux ont remercié l’initiateur du projet pour son idée, avant d’inviter les récipiendaires à bien accomplir leur mission pour l’atteinte des objectifs. Heureuses, les bénéficiaires ont promis d’être à hauteur des attente des Maliennes. AOT/MD (AMAP)

Région de Ségou : L’accalmie s’installe peu à peu

Reportage : Envoyé spécial  Cheick Amadou DIA Ségou, 23 fév (AMAP) Cultures brûlées, matériels agricoles détruits, bétails emportés : Ces actes de banditisme rythmaient le quotidien des habitants de  dizaines de villages, dans le Cercle de Niono (Centre), en zone Office du Niger. En seulement deux mois d’opération des Forces armées et de sécurité, plus de 60% de la zone ont été récupérés par nos soldats. Les femmes sont, de plus en plus, visibles dans les champs et sur  les espaces maraîchers. Le commandement compte en finir définitivement avec l’ennemi en débandade, dans les jours à venir Située à environ 70 kilomètres de la capitale régionale, la circonscription administrative de Niono abrite la majeure partie des surfaces rizicoles du Mali. Au-delà des cultures céréalières, on y produit des légumes comme la pomme de terre et l’oignon. En 2021, la campagne agricole a été affectée par l’arrivée des terroristes qui s’en prenaient aux habitants de dizaines de villages et leurs champs. De Farabougou à Songo, en passant par Dogofri, Fabacoro et Diabaly, ces villages étaient devenus les symboles de l’occupation et de la présence des terroristes. Des villages entiers ont été vidés de leurs populations. Ceux qui ont accepté de se rallier à leur cause ont été épargnés des affres de l’obscurantisme.  Le témoignage de Bourama Coulibaly, chef du village de Songo, dans la Commune rurale de Mariko, fait froid dans le dos. Chassés par les assaillants depuis plus de quatre mois, les habitants ont trouvé refuge dans le village de Kimbiri-wèrè, dans la même commune. Leurs champs qui demeurent leur seule source de revenus et de subsistance, ont été confisqués et le bétail emporté. À en croire le chef coutumier, ses congénères vivent dans le dénuement total, en proie à la famine.  Idem pour les habitants du tristement célèbre village de Farabougou. Si l’armée y est présente depuis quelques mois, « les habitants restent confinés sur place. Les activités économiques sont toujours à l’arrêt », confie Abdoul Karim Coulibaly, conseiller du chef de village. Ne pouvant pas se rendre à la foire de Dogofri, village voisin à quelques encablures, les plus de 3.000 âmes vivent grâce à l’assistance. Il y a quelques jours, les Forcesramees maliennes (FAMa) y ont convoyé 65 tonnes de vivres. Ce qui a permis de soulager une population durement affectée par la faim et la peur. « Plus de 5.000 hectares de culture ont été détruits par les agresseurs », signale le conseiller coutumier. L’accès au village est toujours difficile à cause des pistes minées. Cinq ponts ont été dynamités.  « Des travaux sont en cours pour le déminage des voies d’accès et la réparation des infrastructures par l’Armée malienne et ses partenaires », a dit le commandant de la 2è Région militaire, le colonel Didier Dembélé.  Le déclenchement de l’opération Mali-Ko, arrivé en janvier dernier dans ces localités, « a permis aujourd’hui d’installer de façon progressive, une accalmie », confirme le maire de la Commune urbaine de Niono, Abdrahmane Touré. Son collègue de la Commune rurale de Mariko juge que cette accalmie est quelque peu relative. Dans sa circonscription, qui compte 25 villages et une trentaine de hameaux, « deux villages sont toujours assiégés. 15 autres sont entre les mains des ‘’gens de la brousse’’ » (désignant les terroristes) », indique Brahima Diaby.  RETOUR À LA STABILITÉ – « Cette situation est exacerbée par les agissements peu orthodoxes des groupes d’autodéfense constitués de chasseurs «donzos» », s’indigne le responsable communal. Ces individus qui sont censés protéger leurs villages contre les agresseurs, sont en effet devenus eux-mêmes leurs bourreaux. Armes en main, ils harcèlent des habitants déjà dépourvus de tout, en les obligeant à leur verser des sommes d’argent contre la garantie de leur sécurité. Ils enlèvent leurs animaux pour les vendre sur le marché local et s’accaparent de leurs biens.  Tientienbougou, un village de la commune, est pris en otage par les « donzos » depuis plusieurs mois. Ses habitants sont soumis à toutes sortes de violences. Ils ne peuvent ni se rendre dans leurs champs, ni participer aux foires pour subvenir à leurs besoins. Ce qui complique davantage la situation sécuritaire dans la zone.  Ce banditisme d’un genre nouveau est devenu récurrent dans la zone. D’où l’inquiétude des autorités communales qui demandent leur désarmement et leur démobilisation par les FAMa. « Ce travail sera fait », assurent les responsables militaires sur place. « Il faut juste en finir avec la première menace qui est celle des terroristes », affirment-ils.  Rappelons que la crise sécuritaire dans la région a sérieusement affecté la campagne agricole 2021-2022 dans la zone de l’Office du Niger. « Sur les 120.000 hectares à mettre en valeur, près de 12.000 hectares, soit 10% de la superficie cultivable n’ont pu être exploitées à cause de l’insécurité », indique Salif Ouédraogo, directeur de zone à l’Office du Niger.  C’est pourquoi, pour soulager la souffrance des populations déjà affectées, « la direction générale de l’Office du Niger a renoncé à la redevance eau, taxe destinée à l’entretien des canaux, pour un montant de 780 millions de Fcfa, au titre de la campagne 2021-2022 », rappelle le directeur de l’appui au monde rural à l’ON, Bamoye Keïta. « D’autres mesures d’accompagnement des sinistrés seront proposées aux autorités, promet M. Keïta. Pour combler ce déficit, la structure mise sur la culture de contre-saison qui bat son plein sur les parcelles dédiées à cet effet.  En bras de chemise, pantalon retroussé jusqu’au genou, debout au milieu de son champ de riz, Bassaro Traoré nous reçoit. Cet habitant de la ville de Niono n’avait pas pu travailler en début de campagne à cause de l’insécurité. Avec l’arrivée des FAMa, il est aujourd’hui rassuré et peut s’occuper de son champ en toute sécurité. À l’image de ce paysan, ils sont plusieurs à pratiquer la culture de contre-saison. Les femmes sont de plus en plus visibles dans les champs et sur les périmètres maraîchers. Ce qui est un signe annonciateur du retour à la stabilité et à la reprise des activités économiques dans le cercle, espère l’élu communal de Niono.  En seulement deux mois d’opération, plus de 60% de la zone ont été

Mali : Un taux de croissance de 5,3% attendu en 2023, selon le ministre de l’Économie et des Finances 

Bamako, 22 fév (AMAP) Les perspectives macroéconomiques indiquent une reprise de l’activité économique, en 2023, avec un taux de croissance réel attendu à 5,3%, contre 3,5% en 2022,  a annoncé, lundi, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. « L’inflation se stabilise tournant autour de 2% et la prudence sera observée en matière de politique budgétaire », a précisé M. Sanou, au lancement du processus budgétaire 2023 qu’il a présidé, par visio-conférence, dans lson département. Le processus budgétaire permet, entre autres de fixer le cap, d’allouer les moyens et de déterminer les objectifs. La conférence de lancement du processus budgétaire est devenue une tradition bien ancrée au Mali depuis quelques années. Elle apparaît comme  un rendez-vous majeur de dialogue entre le gouvernement et ses partenaires. En la matière, cette conférence abordera trois thèmes importants. Ils se rapportent à l’articulation entre la réforme budgétaire et la réforme administrative : enjeux et défis ; la pratique de l’évaluation des programmes : forces et faiblesses des outils et du dispositif, et l’animation du dialogue de gestion au cours du processus budgétaire : acteurs, processus et enjeux. Elle se tient dans un contexte quelque peu favorable. « L’économie malienne a renoué avec la croissance en 2021 après la contraction de 2020 liée à la Covid-19 et aux conséquences de la situation sécuritaire », a fait noter le ministre de l’Économie et des Finances. Selon lui, le taux de croissance devrait s’accélérer en 2022 et 2023 pour atteindre respectivement 3,5% et 5,3%. L’inflation reste maîtrisée, nettement inférieure au critère de convergence communautaire fixé à 3%. La politique budgétaire vise un déficit budgétaire de 4,9% du Produit intérieur brut (PIB) en 2023. Cela compte tenu de nombreux engagements du gouvernement notamment dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des populations en général. «Il reste entendu qu’à moyen terme, la politique budgétaire s’inscrirait dans la dynamique du retour progressif au critère de convergence communautaire de 3%. Cette stabilité macroéconomique doit donc être consolidée et renforcée à travers une meilleure planification budgétaire pour une croissance économique durable et inclusive», a soutenu le ministre de l’Économie et des Finances. Concernant l’année budgétaire 2022, elle suit son cours. Cela, malgré les sanctions économiques et financières imposées au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Pour y faire face, le gouvernement travaillera à l’amélioration de l’exécution budgétaire suivant le double objectif d’intensification de la mobilisation des ressources intérieures et de maîtrise des dépenses tout en maintenant la croissance. S’agissant de l’exécution budgétaire au titre de 2021, Alousséni Sanou a rappelé que la mobilisation des recettes fiscales est plus satisfaisante que celle enregistrée en 2020. Le taux de pression fiscale a atteint 15,5% du PIB, contre 14,3% en 2020. L’exécution des dépenses, selon lui, « a été contenue dans la limite des dépenses prévues, soit 22,5% du PIB contre une prévision de 25,8% en 2020 ». Le niveau de déficit budgétaire est ressorti à 4,7% du PIB nettement meilleur que la prévision de 5,5%. «Malgré le contexte difficile marqué par la situation sécuritaire, la pandémie de Covid-19 et ses impacts économiques sur les prix des denrées alimentaires, l’absence d’acte budgétaire général, nous avons pu contenir le déficit budgétaire à un niveau de 4,7% contre des prévisions estimées à 5,5%. Ce qui n’a pas impacté le taux de croissance qui est ressorti à 3,1%, contre -1,2 en 2020», a précisé le patron de l’hôtel des Finances. AG (AMAP)

Cybercafé : Le salut par la reconversion

Par Makan SISSOKO Bamako, 16 fer (AMAP) Face à la rude concurrence des téléphones portables, les promoteurs de ces espaces informatiques survivent aujourd’hui grâce à d’autres activités connexes qu’ils assuraient, (Lire suite :http://lessor.ml )

Les acteurs planchent sur l’amélioration du nouveau Code minier malien

Bamako, 11 fév (AMAP) L’extension des obligations de protection de l’environnement à la phase de recherche est une innovation attendue dans le Nouveau Code minier du Mali dont discutent, du 10 au 12 février, les acteurs miniers pour en explorer les pistes d’amélioration possible, (lire suite :http://lessor.ml )