Ramadan : Le marché bien fourni en produits de première nécessité (Ministre du Commerce)

Bamako, 23 mar (AMAP) « Le marché est suffisamment approvisionné et les stocks disponibles sont rassurants », a constaté, mardi dernier, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, lors d’une visite dans quelques magasins de stockage de produits de première nécessité à Bamako. Le ministre en charge du Commerce s’est, également, rendu à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), accompagné d’une forte délégation composée notamment du directeur général du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia. À la fin de sa visite, le ministre de l’Industrie et du Commerce s’est dit rassuré. «Tous les magasins que j’ai visités, que ce soit chez les demi-grossistes, les grossistes ou les importateurs, débordent de produits. C’est déjà une très bonne nouvelle. Que ce soit le riz, le sucre, je pense que le Ramadan sera très bien géré par ces opérateurs. Ce qui est certain, c’est que le marché est suffisamment approvisionné. Nous avons plus de 40.000 tonnes positionnés au niveau des ports», a précisé Mahmoud Ould Mohamed. L’objectif de cette visite était de s’assurer de l’état d’approvisionnement du pays en produits de première nécessité. À cet effet, la délégation ministérielle a visité le magasin des Sociétés Kamia et frères (SOKAF), Mamadou Diarra, Kouma et frères et le magasin du Grand distributeur céréalier au Mali (GDCM-SA). Les entrepôts de ces sociétés contiennent des milliers de tonnes de riz, de sucre, de mil/sorgho, de la pomme de terre. «Sur ce site, nous avons 9 000 tonnes. Nous avons d’autres sites à Dialakorobougou où chaque magasin contient 20 000 tonnes. Il y a, également, des stocks en cours au Port d’Abidjan qui arriveront bientôt. Nous sommes sûrs d’assurer la disponibilité», s’est engagé le responsable commercial de la Société Kouma et frères, Moulaye Bocoum. Au magasin du GDCM-SA, le directeur des opérations, Kassim Keïta, a assuré qu’il dispose de 9 000 tonne de riz, 6 000 tonnes de sucre et 3 000 tonnes de pommes de terre récemment récoltées. Et M. Keïta de rassurer les consommateurs qu’il n’y aura pas de rupture de stock. Quant aux entrepôts de l’OPAM, les stocks de sécurité nationale et d’intervention de l’État sont disponibles. Selon ses responsables, les réserves sont estimées à plus de 5 000 tonnes de riz et plus de 1 200 tonnes de mil/sorgho. Le but est de pallier toute hausse de prix en cas de spéculation ou de rupture de stocks. Mahmoud Ould Mohamed a indiqué que son département prendra « toutes les dispositions pour permettre aux Maliens de passer un bon Ramadan et d’éviter lque es prix montent en flèche. » Le chef du département en charge du Commerce a promis que tout sera fait pour contenir la spéculations et assurer une bonne distribution des produits à un prix abordable. Il a déclaré que des stocks d’intervention de l’État et de sécurité nationale vont intervenir progressivement pour éviter toute hausse notamment pendant le Ramadan. « Cela dès la deuxième semaine où débuteront les premières lâchées afin d’essayer de jouer sur les prix dans le but de les rendre abordables au profit de l’ensemble des consommations. » Mahmoud Ould Mohamed a souligné que des stocks sont positionnés à Mopti (Centre), Gao (Nord) et un peu partout à travers le Mali. AG/MD (AMAP)  

Sucre : Les prix prennent l’ascenseur sous l’effet Ramadan

Par Baaba B. COULIBALY Bamako, 22 mar (AMAP) Le sucre, sans doute l’un des produits les plus demandés en cette veille du mois de Ramadan, continue d’alimenter la spéculation. Au lieu de 28 000 Fcfa selon la règlementation, le sac de 50 kg du sucre local est vendu sur le marché à 30 000 Fcfa. Il est de 32 000 Fcfa pour le sucre importé au lieu de 30 000 Fcfa. Le gouvernement malien et les acteurs économiques ont consenti d’énormes efforts, ces derniers temps, pour maintenir les prix des produits de première nécessité à un niveau raisonnable. Malgré tout, et à quelques jours du début du Ramadan, on constate dans certains points de vente. à travers la ville de Bamako, la capitale, une hausse des prix des denrées de grande consommation. Cette hausse non négligeable concerne particulièrement le sucre. Le prix du sac de 50 kg du sucre local est cédé à 30 000 Fcfa et celui importé à 32 000 Fcfa par endroits chez des boutiquiers détaillants. Pourtant, les prix plafonds de certains produits dont le sucre ont été fixés par l’arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 6 avril 2022. Selon ce texte, le sac de 50 kg du sucre local est cédé à 28 000 Fcfa (prix grossiste) soit 600 Fcfa le kilogramme. Celui du sucre importé est de 30 000 Fcfa pour le sac de 50 kg, soit 650 Fcfa le kilogramme. Le prix de la tonne carreaux du sucre local a été fixé à 510 000 Fcfa. Le prix grossiste est fixé à 560 000 Fcfa pour les clients des distributeurs de SUKALA et de NSUKALA. Quant au sucre importé, le prix de la tonne est plafonné à 600 000 Fcfa. Les unités industrielles, les distributeurs grossistes et les semi-grossistes n’ont pas augmenté le prix du tonnage mais il semble que les détaillants sont dans la spéculation. La surchauffe sur les prix s’explique par le fait que cette année, le gouvernement n’a pas accordé d’exonérations, selon Lobbo Draméra de la Société Dramé et fils «Sodraf». Cette dernière vend la tonne du sucre locale aux grossistes à 560 000 Fcfa et le sucre importé, à 600 000 Fcfa la tonne. « Donc rien n’a augmenté chez nous», jure l’opérateur économique, la main sur le coeur. Face à la spéculation décriée par les consommateurs, le sous-directeur Commerce intérieur et consommation à la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Seydou Kassogué, suggère que le regroupement des commerçants détaillants se transforme en Groupement d’intérêt économique (GIE) pour être mieux organisé et facile à contrôler. Mariam Diakité est consommatrice. Elle se plaint de cette hausse qui, selon elle, ne se justifie pas. « Les revendeurs augmentent, les prix du jour au lendemain, à leur guise, regrette notre interlocutrice. «Je pense que la DGCC doit redoubler d’efforts pour le respect strict des prix fixés», estime-elle. Abondant dans le même sens, un autre consommateur, Moussa Sanou propose l’affichage des prix indicatifs dans les points de vente pour éviter des augmentations non justifiées. La commercialisation et la fixation des prix des produits de large consommation sont souvent encadrées par le gouvernement pour éviter des dérapages préjudiciables aux consommateurs. Les prix de certains produits restent stables comme l’huile alimlentaire dont le bidon de 20 litres est cedé à 21 000 Fcfa. Pour la farine de blé, le sac de 50 kg (carreau usine pour boulanger) est à 25 000 Fcfa. Le sac de 50 kg de riz importé est vendu de 30 000 à 32 000, selon les endroits. BBC/MD (AMAP)  

Énergie : Une première centrale électrique à gaz à Diatoula, près de Bamako

Bamako, 21 mar (AMAP) Genesis Energy, une société londonienne de production d’électricité, en collaboration avec l’usine Malian Cashew Corporation Sarl (MACC), a installé à Diatoula (près de Sénou) la première centrale de production d’électricité via le gaz. D’une puissance de production de 80 MW, la centrale fournira à l’usine une énergie moins chère que celle produite par les générateurs au diesel et plus fiable que les panneaux photovoltaïques car plus constante. Cette énergie est, également, beaucoup moins polluante. La cérémonie d’inauguration de cette centrale à gaz a eu le 9 mars dernier, à Diatoula, à l’usine Malian Cashew Corporation Sarl (MACC). Elle était présidée par le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex-Mali), Massoudou Cissé, en présence du représentant du directeur général de Genesie Energy, Akinwole Omboriowo, du représentant de Malian Cashew Corporation Sarl, Firoz Kapadia et beaucoup d’autres invités. Selon le directeur régional de Genesis Energy, Henry Dubier, ce projet est une preuve de l’engagement de sa compagnie «à décarboniser l’Afrique en général et le Mali en particulier». Et d’ajouter que l’électricité étant au cœur du développement, les pays doivent être en mesure d’en produire efficacement. «Par cette réalisation qui allie l’expertise de Malian Cashew, l’industrie et l’agriculture du Mali, le savoir-faire panafricain de Genesis, la technologie américaine des turbines Capstone, le gaz importé de la sous-région, nous avons le parfait exemple que la meilleure façon de progresser, c’est de travailler ensemble», a commenté Henry Dubier. Il a ajouté que c’est une meilleure manière de réitérer leur vision qui est d’éclairer l’Afrique, de développer des solutions énergétiques plus pratiques et en phase avec les besoins de notre continent. Le représentant de Malian Cashew Corporation Sarl a soutenu que grâce à la nouvelle centrale électrique, cette usine est économe en énergie, rentable, brûle du gaz moins néfaste sur l’environnement contrairement au diesel. Cette centrale à gaz règle aussi les besoins énergétiques de l’usine. Et Firoz Kapadia de préciser : «Ces micro-turbines sont très efficaces contrairement aux moteurs diesel et peuvent également utiliser la chaleur générée pour produire plus d’électricités». «Grâce à cette technologie, nous sommes en mesure de réduire notre facture énergétique et, plus important encore, nous avons le confort nécessaire que notre usine ne subira aucune panne pendant la haute saison. Notre engagement envers le Mali et l’Afrique de l’Ouest nous a amenés à mettre en place une usine de transformation de noix de cajou de 15 tonnes par jour ici au Mali», a-t-il indiqué. Malian Cashew Corporation Sarl a, aussi, mis en place une usine de traitement de la gomme arabique au Mali et agrandi cette usine pour traiter l’huile de sésame et l’huile d’arachide. L’entreprise emploie actuellement plus de 350 personnes. Au cours des cinq prochaines années, la société prévoit des plans ambitieux pour soutenir la croissance de cette usine et soutenir le gouvernement du Mali dans sa tentative de moderniser ses infrastructures et de créer beaucoup plus d’emplois. Le directeur général de l’Apex-Mali, Massoudou Cissé, a renouvelé l’engagement du Mali à accompagner les entreprises dans le cadre du développement. Selon M. Cissé, le gouvernement est résolument engagé dans un processus de transition énergétique depuis quelques temps « afin de soutenir l’énergie au bénéfice des citoyens. » OD/MD (AMAP)

La CMDT Holding préconise les semis précoces contre les jassides à Koutiala (Sud) et Kita (Ouest)

Envoyée Spéciale Fadi CISSÉ Kita, 21 mar (AMAP) Une mission de la compagnie malienne pour le développement du textile (Holding-CMDT) a sillonné, du 16 au 18 mars, les zones de Koutiala (Sud) et Kita (Ouest) pour donner des conseils aux producteurs de coton afin de leur permettre de réussir la prochaine campagne agricole. Après l’étape de Kadiolo, le directeur des producteurs agricoles de la CMDT, Moro Diakité, s’est rendu dans les Régions de Koutiala et de Kita où il s’agissait d’informer les producteurs de coton sur l’utilité du flonicamide dans la lutte contre les jassides. Il s’agissait, également, pour M. Diakité et la forte délégation qui l’accompagnait, d’informer ces producteurs sur les dispositions prises par la CMDT pour résoudre définitivement la problématique des intrants agricoles avant la campagne prochaine. «Au Mali, nous avons la solution aux jassides et tout le monde peut faire son plan de campagne à hauteur de souhait. La problématique des jassides est derrière nous », a dit le directeur des productions agricoles. Selon lui, «iIl s’agit juste d’approvisionner correctement les producteurs pour que le produit soit disponible à tous les niveaux et c’est le cheval de bataille de la direction de la CMDT » À en croire Moro Diakité, la compagnie a anticipé sur la gestion de la problématique des engrais cette année. Sur une commande de 120.000 tonnes de complexe coton correspondant à 800.000 ha, le Mali est à plus de 50% de réception et environ 50% des engrais sont déjà livrés pour que chaque producteur puisse avoir son engrais avant le 30 mai. Concernant la problématique des jassides, le chef de mission a prodigué des conseils aux coton-culteurs. Il a recommandé le semis précoce, qui «constitue une solution aux jassides». « Les producteurs doivent respecter l’itinéraire technique qui rend le coton vigoureux contre les jassides », a-t-il conseillé. À Koutiala, l’administrateur général de la filiale Nord-Est, Ibrahima Sissoko, a dit qu’aujourd’hui, après le bilan de la campagne écoulée, cette filiale s’est engagée à relancer la culture du coton pour encore réussir la grande production cotonnière. Pour y arriver, la filiale fait en sorte que les intrants soient en place dès maintenant. «Par exemple, nous sommes à plus de 55% de réception du complexe coton et céréale contre à peu près 0% l’année dernière. Pour l’urée, nous sommes à plus de 70% de réception, ce qui rassure les producteurs», a détaillé M. Sissoko. La délégation s’est rendue dans les villages de Deresso et de Niéssoumana, pour s’assurer que les fournisseurs ont effectivement déjà commencé à livrer les intrants aux producteurs. La mission a aussi sensibilisé les paysans sur le flonicamide. À Deresso, Kadiomo Coulibaly, délégué à la production de ce village, a assuré que le magasin est fin prêt pour la campagne à venir. Selon lui, les quantités demandées (300 sacs en complexe coton et 200 sacs de complexe céréale) sont sur place. Il ne manque que les 250 sacs d’urée. «L’essentiel est fait. Et des dispositions sont déjà en cours pour faciliter l’acquisition du flonicamide afin de vaincre les jassides», s’est-t-il réjoui. À Niessoumana, les producteurs se sont, également, réjouis de la solution trouvée pour neutraliser les jassides. Ils affirment avoir réceptionné tous les engrais pour la campagne et attendent avec impatience les premières pluies pour commencer leurs activités, tout en respectant les consignes qui leur ont été données par la Holding CMDT. Après l’étape de Koutiala, la délégation a mis le cap sur le village de Founia Doumba dans la Région de Kita (Ouest). Là, également, plusieurs périmètres maraîchers ont été abandonnés à cause des jassides. Les producteurs de cette zone, qui pensaient que les jassides étaient un mal incurable, ont salué la mise à disposition du flonicamide. Ils ont souhaité que le produit leur soit vendu à un prix abordable. Auparavant, les visiteurs s’étaient rendus dans le périmètre maraîcher de Seyba Cissé qui a vu son jardin se régénérer grâce au flonicamide. Il a invité tous les producteurs de coton et exploitants de périmètres maraîchers à utiliser ce produit très efficace contre les jassides. FC/MD (AMAP)  

Transformation locale de l’arachide : Un bon filon pour les femmes

Par Anne Marie KEÏTA Bamako, 16 mar (AMAP) A côté des producteurs d’arachide qui bénéficient de plusieurs avantages liés à sa culture, les femmes qui la transforment en pâte d’arachide tirent, aussi, leur épingle du jeu. La transformation artisanale de l’arachide, une activité informelle majoritairement pratiquée par les femmes, est une manière pour elles d’avoir un revenu et subvenir aux dépenses familiales, tout en obtenant une autonomie financière. L’arachide transformée en pâte, communément appelée «Tiga-dèguè », outre son caractère incontournable dans la gastronomie malienne, génère des revenus importants allégeant ainsi le poste alimentation du budget des ménages. L’arachide constitue une filière essentielle à l’économie malienne. Elle demeure une légumineuse très appréciée et riche en nutriments. La filière a beaucoup évolué au cours de ces dernières années à travers sa transformation artisanale informelle qui conserve d’ailleurs, une place significative dans la valorisation de cette légumineuse. Dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté, les femmes sont au premier rang. Elles s’investissent dans les activités génératrices de revenus notamment dans la transformation agro-alimentaire La capacité de ces femmes instruites ou peu instruites à opérer des innovations complexes et à s’inscrire dans une logique de mobilisation de fonds pour propulser les affaires, est un facteur de réussite des actions entreprises. Beaucoup d’entre elles développent leurs activités économiques génératrices de revenus sur fonds propres en renforçant ainsi leur rôle dans la société et dans la famille. Et d’autres, par manque de moyens, s’associent en groupement ou en association pour faire la transformation. Aussi, le caractère pénible des travaux de la transformation de la pâte d’arachide oblige certaines à s’associer. Dans la ville de Kati, sur les hauteurs de Bamako, la capitale malienne, les femmes occupent une place de choix dans la transformation de l’arachide. Elles sont au début du processus jusqu’à la commercialisation du produit fini. On rencontre ces femmes un peu partout au grand marché de Kati, où elles achètent l’arachide et la transforment sur place en pâte pour ensuite la revendre. Mme Diarra Aminata Koné fait partie de ces battantes dont le quotidien est consacré à la transformation de l’arachide. La quinquagénaire, mère de quatre filles, mène cette activité depuis 10 ans. Elle en tire de quoi payer la scolarité de deux de ses filles. Les deux autres, qui ne fréquentent pas l’école faute de moyen, épaulent leur maman. Sa fille, déjà douée dans la transformation, témoigne : «C’est grâce à cette activité que notre mère ne tend plus la main.» Non loin de Mme Diarra Aminata Koné, se trouvent également les dames Sadio Coulibaly et Fanta Traoré. Très occupées, à notre passage, elles n’étaient pas disponibles pour nous parler : «On a une commande de 10 seaux de pate d’arachide à livrer avant 16 heures», nous fait savoir l’une d’elles. Il n’y a pas que les femmes non lettrées qui exercent ce métier. Maïmouna Coulibaly, titulaire d’une maitrise en droit depuis 2010, est de celles-là qui préfèrent le labeur à la facilité. Elle a perdu son mari alors qu’elle était au chômage et mère de deux enfants. Maïmouna décide alors de prendre son destin en main en se lançant dans la transformation de l’arachide. Elle a démarré avec un petit fonds de 50.000 Fcfa. Aujourd’hui, elle réalise un bénéfice mensuel de 75.000 Fcfa. manque de matÉriel – Au quartier mission de Kati, des femmes se sont organisées en groupement pour faire prospérer leur activité. Un mardi matin, à 7 heures, dans la cour de la présidente du Groupement de femmes transformatrices de pâte, Mme Ballo Fatoumata Diarra commence les activités en attendant l’arrivée des autres membres. Tout sourire, elle nous explique que la transformation de l’arachide est une activité pénible mais rentable. Aujourd’hui, Mme Ballo en tire des revenus importants qui lui assurent une indépendance financière. Dans ce même ordre d’idée, la présidente du groupement, Mme Kanté Emilienne Ballo, explique avoir initié cette activité pour permettre aux femmes de son entourage de se prendre en charge financièrement. «J’ai remarqué que beaucoup d’entre nous reste à la maison à ne rien faire. J’ai pensé qu’il faut une activité pour nous occuper quotidiennement et nous procurer des bénéfices pour nous permettre d’assurer notre indépendance financière », explique Mme Kanté, ajoutant que son groupe a une vocation d’entraide et de solidarité. Concernant les difficultés, la présidente confie que son groupement souffre du manque de matériel de travail. Elle a, aussi, fait savoir que le prix de l’arachide a augmenté ces derniers temps : le sac de 100 kg est passé de 65 000 Fcfa à 75 000 Fcfa. D’où la cherté de la pâte d’arachide sur le marché. Actuellement, le seau de 10 kg est vendu à 15.000 Fcfa et celui de 5 kg coûte 7 500 Fcfa. «Notre souhait le plus ardent est d’avoir des appuis financiers pour acheter la matière première et le matériel afin de pouvoir faire des stocks pour s’assurer de la continuité du travail», plaide la présidente. Par jour, ces femmes peuvent parfois transformer plus de 100 kg d’arachides et écouler une dizaine de seaux de pâte d’arachide transformée. Ce qui atteste de la bonne organisation et du sérieux au sein du groupement de femmes dans le travail. «Pour que la pâte soit de bonne qualité et appréciée par les clients, il faut veiller à l’hygiène et à la qualité de l’arachide pour la transformation», précise Mme Kanté Emilienne Ballo. Ce conseil est suivi par les autres membres. « À preuve, poursuit la présidente du groupement, les clients sont satisfaits de leurs produits. » En suivant la chaîne de valeur de transformation de l’arachide en pâte, l ;es transformatrices font, d’abord, de façon minutieuse, le tri de l’arachide à la main pour enlever l’ivraie, les cailloux, les coques et d’autres déchets. Après cette étape, elles font passer à la grillade à l’aide d’un tambour manuel posée sur le feu. Lorsque les graines d’arachide sont soigneusement grillées, sa pellicule rouge commence à se libérer. Les graines blanches sont ensuite passées à la machine pour être transformées en pâte. AMK/MD (AMAP)    

Anacardier : Cet arbre rapporte 32,5 milliards de Fcfa par an au Mali

Par N’Famaoro KEITA Bamako, 15 mar (AMAP) Le Mali produit environ 90 000 tonnes d’anacarde, qui rapportent 32,5 milliards de Fcfa ,chaque année et le secteur occupe plus de 200 000 personnes en milieu rural, selon le bilan de la campagne 2019 du Projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM). Bien que marginalisée – moins de 1% de la production est transformée – la transformation des produits de l’anacarde occupe plus de 3 000 personnes dont 80% de femmes. majoritairement en milieu rural. Le document du PAFAM souligne que la filière ne bénéficie pas suffisamment de l’accompagnement de l’État, malgré son importance socioéconomique. Cette insuffisance se traduit par le faible niveau de règlementation de la filière et la faible capacité des services techniques concernés. Les autorités travaillent à améliorer la situation. Déjà, le «document de la stratégie nationale de la filière anacarde avec son plan d’action budgétisé est validé par les services techniques», nous apprend le chef de la section des cultures sèches et cultures irriguées à la Direction nationale de l’agriculture (DNA), Souleymane Bagayogo. Il ajoute que cette stratégie, qui est dans le circuit d’adoption du gouvernement, prend en compte tous les acteurs de la filière, des producteurs aux transformateurs, en passant par les commerçants et les transporteurs. Cultivée en zone tropicale, l’anacardier ou pommier-cajou est une espèce de plante originaire de l’Amérique tropicale. Au Mali, les producteurs ruraux le cultivent à plusieurs fins, telles que la clôture des champs, ses fruits (pomme et noix de cajou), ses écorces et ses feuilles pour leurs vertus thérapeutiques. Cet arbre est bien connu dans le Cercle de Kangaba, dans lOuest du Mali. À Dioulafoundo, dans la Commune de Nouga, la plupart des paysans disposent de centaines de pieds d’anacardiers.   VERTUS THÉRAPEUTIQUES – Madou Keïta a clôturé son jardin avec des anacardiers qui donnent de délicieux fruits, en cette période de l’année. Mais, ce sont surtout les noix qui intéressent le paysan. Il les vend pour faire face aux frais scolaires de ses enfants. Les enfants, aussi, vont dans les champs pour cueillir des pommes de cajou, en extraire les noix et les vendre aux commerçants. L’instrument de mesure utilisé pour cette vente est la boite de pate de tomate dont le plein équivaudrait à deux kilogrammes. Ainsi, une boite remplie est vendue entre 500 et 1 000 Fcfa. Amadou Diarra évolue dans l’agriculture et l’élevage, depuis des années. L’agropasteur soutient que l’anacardier est une plante exceptionnelle, un «don de Dieu à l’Afrique subsaharienne». En effet, cet arbre n’a pas besoin d’humidité et d’entretien particulier pour survivre. Et en seulement deux ans, il commence à donner des fruits. L’anacardier contribue beaucoup à la lutte contre la désertification. A cet égard, sa culture demande à être davantage valorisée. «Il faut développer le secteur agricole pour que les gens puissent s’intéresser à cette culture pour la sauvegarde de l’écosystème», prône Amadou Diarra. Et pour jouer sa partition, notre interlocuteur prépare un «nouveau champ qui sera spécialement réservé aux anacardiers». Au-delà de sa capacité à contrer l’avancée du désert, l’anacardier a des vertus thérapeutiques. Daouda Keïta nous informe que son «écorce peut guérir la toux, les maux de ventre et bien d’autres maladies». En plus, «l’anacardier peut contribuer à la sécurité alimentaire», ajoute Daouda Kéita qui regrette l’absence de «projet dans sa commune pour aider à la transformation des produits de cette plante». Le manque d’infrastructures de conservation et de transformation fait que plusieurs tonnes de pommes de cajou pourrissent dans les champs, quand elles ne sont pas ingurgitées par les animaux. Au même moment, ce fruit se vend cher à Bamako, la capitale malienne. Massaran Keïta vend des pommes de cajou, au quartier du fleuve, à 50 Fcfa, l’unité. Elle peut se faire, « chaque jour, un bénéfice de 5 000 Fcfa », nous a-t-elle dit. NK/MD (AMAP)            

Opportunités d’affaires : Le Mali intéresse des investisseurs qataris

Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 10 mar (AMAP) Des hommes d’affaires qataris se rendront au Mali, après le mois de ramadan, pour y mieux cerner les opportunités d’investissement, a appris l’AMAP à la fun d’une audience accordée, jeudi, par le président du Conseil d’administration de l’Association des hommes d’affaires du Qatar, Faisal Bin Qasim Al-Thani, au Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement, qui a pris part à la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5) à Doha, au Qatar. a été reçu par le patron des patrons qataris, en présence de certains de ses collaborateurs et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. «Nous allons envoyer une équipe d’hommes d’affaires au Mali et chacun va essayer d’identifier le ou les domaines dans lesquels il peut investir», a annoncé Faisal Bin Qasim Al-Thani, à la fin de la rencontre. D’ores et déjà, des investisseurs manifestent de l’intérêt pour les secteurs de l’agriculture, de l’immobilier, du tourisme, des mines… «Durant les échanges avec le chef du gouvernement, nous avons parlé de toutes les opportunités au Mali. Lors de notre visite, nous allons voir ce qu’il faut entreprendre pour soutenir l’économie malienne, créer des emplois», a expliqué le président du conseil d’administration du Patronat qatari. Il s’est dit convaincu que «Qataris et Maliens trouveront des pistes pour pousser les relations économiques entre les deux pays». Le Premier ministre Maiga a ajouté : «Nous sommes convenus que quand les opérateurs économiques du Qatar se rendront au Mali, nous allons discuter pour mettre le focus sur les domaines d’intérêt commun. » C’est la deuxième fois que Faisal Bin Qasim Al-Thani et Choguel Kokalla Maïga s’entretiennent sur les opportunités d’investissement au Mali. Le Premier ministre a encore saisi l’occasion pour rappeler les priorités malienne, dont la sécurité. Une autre préoccupation à laquelle le Mali attend une réponse de la part des hommes d’affaires, c’est la construction de l’université de Tombouctou. Le sujet semble avoir séduit Faisal Bin Qasim Al-Thani. Son organisation est, également, prête à donner des bourses d’étude à des Maliens. Le Mali et la faîtière des hommes d’affaires du Qatar ont signé un mémorandum d’entente, il y a quelques mois. Leur ambition commune est d’instaurer des relations d’ordre stratégique sur le long terme. «Nous avons la terre, le fleuve, la jeunesse… Donc, il nous faut de gros investissements et les Qataris peuvent répondre à ce besoin. C’est donc un mariage de raison que nous voulons et qui va durer», a déclaré le chef du gouvernement malien. Choguel Kokalla Maiga a assuré que le nécessaire sera fait pour éviter que la bureaucratie ne «nous mette pas en retard». ID/MD (AMAP)

Chaîne de la dépenses publiques au Mali : Le ministère de l’Économie et des Finances prêche la nécessaire rationalisation

Bamako, 10 mar (AMAP) Le ministère malien de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, a souligné, jeudi, a Bamako, la nécessité d’échanger avec les acteurs de la chaîne des dépenses publiques pour mieux coordonner les actions. M. Sanou, qui intervenait au Centre international des conférences de Bamako (CICB), à la 2e édition des échanges entre les principaux acteurs de la chaine des dépenses publiques, a souligne que le contexte actuel du Mali, « la mobilisation des recettes publiques intérieures, comme principale source de financement des politiques publiques, rend, plus que jamais, nécessaire la rationalisation des dépenses publiques. » Cet atelier d’échanges entre les acteurs de la chaîne des dépenses publiques, institué depuis deux ans, constitue un forum d’échange et de dialogue autour des mesures, des règles et des comportements visant l’efficacité et l’efficience des dépenses dans un contexte de rareté des ressources. Les débats ont porté sur quatre thèmes à savoir, les contraintes de la gestion des finances publiques et la moralisation du coût des acquisitions de biens et des prestations de services. S’y ajoutent la cartographie des infractions aux règles d’exécution des dépenses publiques et leur manifestation, la promotion de la production nationale et de l’outil national de production à travers la commande publique. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Économie et des Finances a rappelé que l’année 2022 a été particulièrement rude pour le Mali en raison de diverses crises, notamment la crise sécuritaire, la Covid-19, la crise russo-ukrainienne et l’embargo économique et financier imposé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon Alousseni Sanou, en matière de gestion des finances publiques, ces chocs se sont traduits par la baisse des recettes fiscales, la hausse des dépenses d’intervention pour atténuer les effets de l’inflation induite et l’accès difficile au financement. « Au même moment, a-t-il dit, l’Etat devait continuer à faire face aux indispensables et vitales dépenses de défense et de sécurité. » Pour lui, « ce sont là autant de défis à relever à travers, entre autres, une bonne gestion de nos finances publiques. »   Le ministre a ajouté que « cet objectif nous a conduit à adopter une politique budgétaire très restrictive à travers des mesures de régulation très rudes telles que le gel et l’annulation d’une partie des crédits budgétaires. » A ce propos, le patron de l’hôtel des Finances a remercié les différents acteurs pour leur accompagnement et leur bonne attitude face à ces mesures de régulation budgétaire, toute chose qui, selon lui, « a permis de maîtriser le déficit du budget 2022 à 4,9% contre une prévision de 5,2% du PIB. » Le ministre de l’Economie et des Finances a, par ailleurs, souligné que la conjugaison des crises a imprimé un rythme d’accroissement constant aux dépenses publiques à un moment où l’Aide publique au développement (APD) est arrêtée et où les capacités d’endettement sont de plus en plus limitées. « En effet, depuis août 2020, les appuis budgétaires sont suspendus et l’endettement public érode de plus en plus l’équilibre budgétaire. Dans ce contexte, et plus que jamais, la rationalisation et l’efficacité des dépenses publiques demeurent la seule alternative », a révélé Alousseni Sanou. Il a interpellé les responsables du budget, des marchés publics, du contrôle financier et les directions des finances et matériels pour assurer une bonne rationalisation, une efficience (en termes de délai, de coût et de pertinence) et une moralisation des dépenses publiques. « La bonne gouvernance, a-t-il rappelé, exige de tous et de chacun un comportement responsable au quotidien dans l’application stricte des textes règlementaires face aux biens publics. » AG/MD (AMAP)            

Relance imminente du trafic ferroviaire au Mali (Ministère des Transports et des Infrastructures)

Bamako, 09 mar (AMAP) Une mission d’information et de sensibilisation est parti, jeudi, de la gare ferroviaire de Bamako pour Kayes, pour informer et sensibiliser les populations et autorités des localités riveraines sur la relance imminente du trafic ferroviaire national, annonce la cellule de communication du département des Transports et des Infrastructures. « La délégation, à bord de la locomotive CC 2207, fera le trajet Bamako-Kayes. Il est prévu une escale dans toutes les gares le long de la voie ferrée », ajoute la source indiquant que la mission a été mise en route sur instruction du ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Toutes les activités de reprise du trafic ferroviaire sont financées par le budget national. À cet égard, au cours d’un voyage test, le 13 juillet 2022, Mme Sissoko a salué « l’engagement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour cette relance du trafic ferroviaire. » Selon elle,  « c’est grâce à l’engagement des autorités que les techniciens maliens ont réparé entièrement deux locomotives et les voitures voyageurs. » Un communiqué publié par la même source, le mercredi 01 février 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures a réceptionné « symboliquement » des pièces de rechange destinées aux locomotives maliennes (CC 2205 et CC 2207) en provenance de Dakar (Sénégal). Au cours de cette cérémonie, Madame Dembélé Madina Sissoko a indiqué que des « actions doivent être engagées diligemment pour la libération du domaine ferroviaire des occupations irrégulières et la finalisation du cadre institutionnel de gestion du trafic ferroviaire. » La ministre en charge des Transports a, ainsi, appelé le personnel ferroviaire « à l’esprit d’initiative, au sens de responsabilité, au courage et à la persévérance. » « Cela afin que la marche du train soit irréversible et que le trafic ferroviaire national ne s’arrête plus jamais. » SS/MD (AMAP)

Programme «Lab innova agrobusiness au Sahel» : Trente-huit entrepreneurs en formation virtuelle

Bamako, 08 mar (AMAP) Des chefs d’entreprises de l’agro-alimentaire du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont débuté, lundi, à Bamako, une formation en ligne dans le cadre du Programme intitulé «Lab innova agrobusiness au Sahel», a constaté l’AMAP. «Notre institut national de commerce, pour la première fois au Mali, lance ce projet qui vise la formation professionnelle, surtout dans le domaine de l’agriculture intensive qui peut créer des milieux de poste de travail pour les Maliens», a expliqué Stefano A. Dejak, l’ambassadeur d’Italie au Mali. Les entreprises qui achèveront la formation avec succès participeront à la Foire internationale Macfrut (partenaire du projet), en mai prochain, pour, approfondir leur connaissance du marché et des entreprises italiennes. Faisant partie du Projet «Lab innova for Africa», ce programme intégré d’assistance et de formation est promu par l’Agence italienne du commerce (ITA), pour le secteur agro-alimentaire, notamment les filières mangue et tomate. L’objectif recherché est de renforcer les techniques et capacités managériales afin de consolider la compétitivité sur les marchés européens, de promouvoir l’innovation et le transfert de technologie en s’inspirant du modèle agro-industriel italien. Au total, 10 Burkinabé, 11 Maliens et 17 Nigériens prennent part aux six cessions qui durent du 6 au 17 mars 2023. Les ambassadeurs italiens dans les trois pays concernés ont pris part à l’ouverture de cette rencontre virtuelle. Le Programme «Lab innova agrobusiness au Sahel» vise à favoriser les partenariats et échanges commerciaux gagnant-gagnant avec les entreprises italiennes et à booster les exportations et l’industrie locale. La formation en cours est dispensée par des experts d’ITA dans un cadre dynamique enrichi par des mises en situation des partages d’expériences et des jeux de rôle. «Il s’agit d’un projet très important pour l’Italie étant donné qu’on a ouvert notre ambassade au Mali à l’été 2021. Maintenant, on a travaillé pendant un an pour bâtir des relations commerciales ». a dit le diplomate italien. Il a ajouté que ce projet de formation professionnelle est développé avec la grande foire des fruits et épices, «Macfrut», à laquelle quinze entreprises maliennes ont pris part l’année dernière. Il a signalé que son pays est le plus grand exportateur de fruits et épices de l’Union européenne (UE) et vise 450 millions de consommateurs assez riches. Stefano A. Dejak a assuré que c’est un marché avec un potentiel pour les producteurs maliens, ajoutant que c’est, cependant, « un marché ouvert uniquement aux agriculteurs qui font une production organisée pour l’exportation avec des standards à un niveau assez élevé.» « Au Mali, nous avons des fruits comme la mangue et le gingembre de bonne qualité qui offrent une meilleure demande sur le marché. C’est une marge de profit qui est énorme», a relevé Stefano A. Dejak. Il s’agit, selon lui, de mettre l’accent sur la vulgarisation, surtout, sur les produits qui ont des potentiels énormes sur les marchés européens. Pour ce faire, les producteurs doivent être formés à produire, à organiser chaque cycle de production, en visant les marchés européens. « Lab innova est initié dans ce sens », a-t-il précisé. Selon une note d’information, les entreprises retenues pour la foire internationale Macfrut, bénéficieront d’un voyage d’études de cinq jours, organisé conjointement avec Macfrut, à Rimini (Région de l’Emilie-Romagne). Au programme, des visites guidées de l’exposition et des entreprises, des rencontres B2B, des ateliers de formation en matière de Business plan et d’accès au financement et une session de coaching dispensée par les experts d’ITA pour tisser des relations avec de potentiels partenaires italiens. BBC/MD (AMAP)