Mali: Deux morts dont un policier dans l’attaque du poste de contrôle frontalier de Herèmakono (sources locales)
Bamako, 13 avr (AMAP) Une attaque contre le poste de contrôle mixte de Hèrèmakono, dans le Sud du Mali, à la frontière avec le Burkina Faso, jeudi, aux environs de 04 heures du matin, a fait deux morts dont un policier et un chauffeur de nationalité ghanéenne, rapportent plusieurs sources locales. Le bilan provisoire de cette attaque par des individus armés non identifiés, fait, également, état de trois blessés dont un agent de la police. En outre, l’on enregistre des dégâts matériels importants et du matériel militaire et logistique emporté ou détruit par les assaillants arrivés sur des motos et en véhicules. Le bureau des douanes a été saccagé, les postes de la police, de la gendarmerie et du péage de la localité ont tous été incendiés. Huit motos ont été brulées, quatre vaches tuées et six autres blessées par balles. Côté ennemis, un suspect a été arrêté. Les blessés ont été tous évacués sur Sikasso, la capitale régionale. Après l’arrivée des renforts, le ratissage est en cours pour traquer les auteurs et des enquêtes ont été, aussitôt, ouvertes pour déterminer les circonstances de l’attaque. AT/MD (AMAP)
Assemblées annuelles 2023 du FMI et de la Banque mondiale : Discussions de haut niveau du ministre Alousséni Sanou avec des personnalités
Bamako, 13 avr (AMAP)Le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a poursuivi, à Washington, aux Etats-Unis, les discussions avec de hautes personnalités et des administrateurs de certains pays au sein du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale9BM), annonce un communiqué du ministère en charge de l’Economie. Le ministre Sanou, qui participe aux Assemblées annuelles du FMI et de la BM, du 10 au 16 avril, à la tête de la délégation malienne, a rencontré, ainsi, « les Administrateurs de la Fédération de Russie au sein des Conseils d’administration du FMI et de la Banque mondiale ainsi que celui de la Chine au sein du Conseil d’administration du Fonds », indique la même source. Le responsable malien les a remerciés « pour le soutien et l’accompagnement de leurs pays respectifs envers le Mali pour le respect de sa souveraineté et de ses choix stratégiques. » Le ministre a apprécié leur soutien à son pays « au sein des instances décisionnaires du FMI et de la Banque mondiale. » Il leurs a, enfin réitéré « l’engagement des autorités maliennes à renforcer les relations de coopération, notamment sur le plan politique et économique. » Les interlocuteurs du ministre malien « ont en retour salué l’engagement du Mali à leurs côtés et réaffirmé leur engagement respectif à défendre les intérêts du Mali à chacune des occasions qui se présentera au sein des institutions financière. » Alousséni Sanou s’est, ensuite, successivement entretenu avec des responsables du FMI dont le directeur général adjoint pour une revue globale du cadre de coopération du Fonds avec le Mali. Les autorités du FMI ont salué les résultats concluants des travaux au titre de l’article 4 du FMI, en dépit des contraintes réelles que le pays a vécues, « liées aux conséquences de l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), à la conjoncture internationale et à la situation sécuritaire. » La bonne tenue du cadre macroéconomique et la poursuite des réformes ont permis une meilleure mobilisation des ressources fiscales et une maîtrise des dépenses publiques. Ces actions « qui ont permis à l’Etat du Mali de renforcer les mesures de relance économique et de soutien aux populations. » Selon le département en charge, l’économie malienne demeure résiliente avec un taux de croissance économique de 3 % en 2021 et de 3,7 % en 2022. « Les perspectives restent positives et la croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel est projetée à 5,1% en 2023 et à 5% 2024. » Le ministre Sanou a dit aux responsables du FMI « les orientations des plus hautes autorités du Mali en matière de politique économique, financière et budgétaire », Il a exprimé sa volonté « de poursuivre la mise en œuvre de réformes qui permettront de consolider les acquis et de poser les jalons de la souveraineté économique et financière du Mali. » Il a rappelé les trois principes qui dictent toute action publique au Mali du Mali en matière de coopération internationale par le président de la transition, Il s’agit du « respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali, la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. » Le ministre malien a salué la qualité de la coopération entre Bamako et le FMI et réaffirmé la volonté des autorités « à respecter tous leurs engagements dans le respect des choix et des intérêts du Mali et de sa population. » Le ministre Alousséni Sanou et ses homologues de la Guinée Conakry et du Burkina Faso se sont réunis, en marge des assemblées, à l’ambassade du Mali à Washington « pour échanger sur un programme d’investissement structurants et une stratégie de recherche de financement pour leur réalisation ». Les domaines concernés sont l’énergie , les transports, l’agriculture, les mines et le renforcement des capacités. Cette rencontre s’est tenu dans « le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération et, conformément aux instructions des plus hautes autorités des trois pays »
Assemblées annuelles 2023 du FMI et de la Banque mondiale : Le ministre Sanou à Washington pour présenter les priorités du Mali (Communiqué)
Bamako, 13 avr (AMAP)Le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, présentera les orientations de son pays en matière de politique économique, financière et budgétaire aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale (BM), du 10 au 16 avril, à Washington, aux Etats-Unis, annonce un communiqué du département malien en charge de l’Economie. Alousséni Sanou « discutera avec plusieurs personnalités des institutions de Bretton Woods, les administrateurs de certains pays au sein de ces deux institutions. » « La journée du lundi 10 avril 2023, le ministre de l’Économie et des Finances et sa délégation ont eu, successivement, des séances de travail avec les administrateurs-pays, qui sont les représentants du Mali aux Conseils d’administration de la BM et du FMI », indique le communiqué. Avec Abdoul Salam Bello Boubacar pour la Banque mondiale et Faciné Camara pour le FMI, les rencontres ont permis au ministre Sanou de transmettre les orientations des autorités du Mali et les priorités du gouvernement « afin de leur permettre d’assurer leur rôle de défense et de promotion des intérêts du Mali au sein de l’institution. » Le ministre Sanou et sa délégation ont, ensuite, rencontré le vice-président Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, ancien directeur de opérations au Mali, et les directeurs sectoriels de l’institution. Lors des discussions, le ministre en charge de l’Économie a exposé « la situation politique, socio-économique et humanitaire réelle du pays, les progrès réalisés ainsi que les perspectives positives malgré les contraintes liées à la crise multidimensionnelle, à l’absence d’appui budgétaire extérieur, conjuguées au durcissement des conditions de financement dû au resserrement de la politique monétaire mondiale. »Selon son département, l’économie malienne demeure résiliente avec un taux de croissance économique de 3% en 2021 et de 3,7% en 2022. Les perspectives restent positives et la croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel est projetée à 5,1% en 2023 et à 5% 2024. Pour le ministre en charge des Finances, cité par le communiqué, « les défis à relever sur le terrain (sont) notamment l’amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base (éducation et santé) dans un contexte de retour des populations déplacées, dans le domaine de l’électricité, de l’agriculture et le soutien au secteur privé. » Il a, également, évoqué toutes les mesures prises par le gouvernement en vue d’une meilleure exécution des projets du portefeuille de la Banque mondiale au Mali aux bénéfices de la population. Alousséni Sanou a salué la qualité de la coopération entre le Mali et la BM tout en félicitant les équipes mobilisées pour la réussite de cette coopération. Il a réaffirmé les engagements du Mali à tenir tous ses engagements « dans le respect de ses choix et intérêts et ceux de sa population. » Le vice-président de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, a félicité le ministre et, à travers lui, les autorités maliennes pour la bonne tenue des indicateurs macroéconomiques du pays malgré les difficultés. Il a remercié le Mali pour l’intérêt que les autorités portent au respect de leurs engagements et aux instruments de l’institution. Enfin, Ousmane Diagana a assuré que la Banque mondiale restera engagé aux côtés du Mali dans le respect de ses choix et de ses aspirations. Durant la période de ces assemblées, la délégation malienne poursuivra des discussions avec d’autres personnalités des institutions de Bretton Woods, les dirigeants de certaines institutions financières et des administrateurs, avec comme axe principal, le développement socio-économique du Mali, la promotion de son secteur privé et la défense de ses choix stratégiques et des intérêts de la population. MD (AMAP)
Le Conseil national de Transition approuve un prêt de 45 milliards de Fcfa pour apurer une partie de la dette d’Energie du Mali (EDM)
Bamako, 12 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, mardi, un projet de loi relatif au remboursement partiel de la dette des fournisseurs stratégiques d’Energie du Mali (EDM), la société publique de fourniture d’électricité. « Ce qui fait un montant de 242 milliards de Fcfa », a précisé le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui défendait l’accord de prêtdevantcette première séance plénière de la session ordinaire d’avril 2023. Il a ajouté que la totalité de la dette d’EDM-SA, y compris celle fiscale et sociale, tourne autour de 600 milliards de Fcfa. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a précisé que les fournisseurs stratégiques sont ceux qui interviennent dans le processus de production de l’électricité, notamment les fournisseurs de carburant, les bailleurs, les concessionnaires. Cet accord de prêt a été signé à Lomé, au Togo, le 30 mars 2023, entre le gouvernement et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel du programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques d’EDM. Le projet de loi, initié par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a été adopté par le Conseil des ministres le 5 avril dernier. Il était défendu par le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré représentant son collègue de l’Economie et des Finances. Selon le rapport de la Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines saisie pour l’étude au fond, au Mali, la société EDM-SA assure l’essentiel de la distribution de l’énergie électrique. Le renforcement du potentiel de cette société est donc indispensable dans la fourniture régulière d’électricité malgré le niveau élevé de son endettement. C’est dans ce cadre que le gouvernement a initié un programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques de cette société. L’objectif principal de ce prêt est d’assurer la continuité de la fourniture d’électricité aux populations maliennes et de soutenir le développent économique et social du Mali. Par cet accord de prêt, la BOAD consent au gouvernement, un montant de 45 milliards de Fcfa reparti en une tranche concessionnelle de 25 milliards de Fcfa et une tranche marchande de 20 milliards de Fcfa. La tranche concessionnelle sera remboursée sur une période de 18 ans y compris un différé de 5 ans. Tandis que la tranche marchande sera remboursée sur une période de 12 ans y compris un différé de 3 ans. Dans son rapport, la Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines du CNT a recommandé de procéder à un audit externe des dettes d’EDM pour s’assurer de leur sincérité et régularité dès l’entrée en vigueur de l’accord de prêt, de veiller à la mise en œuvre rigoureuse des plans de développement concernant le sous-secteur de l’électricité, de promouvoir les énergies renouvelables et la réalisation des barrages hydro-électriques en vue de réduire la dépendance à l’énergie thermique. Le ministre Lamine Seydou Traoré a expliqué qu’en 2020, EDM avait un résultat déficitaire qui avoisinait 80 milliards de Fcfa. C’était à peu près la même chose en 2021 et en 2022, ce résultat tournait autour de 75 milliards de Fcfa. Il a rappelé que l’État est actionnaire unique et il lui revient de proposer des mesures pour assurer la continuité de l’exploitation. Lamine Seydou Traoré a précisé que c’est la marge commerciale de la société qui est déficitaire. Selon le ministre en charge de l’Énergie, le coût de production est largement supérieur au prix de vente. C’est pourquoi, la société a forcément besoin d’un complément du prix de vente autrement dit, une subvention d’exploitation. Car celle qui lui est accordée actuellement est insuffisante. Le ministre Traoré, a expliqué ce prêt que l’État a contracté avec la BOAD va être rétrocédé à EDM. Devant les membres du CNT, Lamine Seydou Traoré a dit que pour redresser cette société, la seule solution, en l’absence de pouvoir augmenter les tarifs de l’électricité, est de jouer sur le coût de production qui demande des investissements structurants. Il a reconnu que ce prêt n’est pas la solution car il va être rétrocédé à une société déficitaire. DD/MD (AMAP)
Marché des oignons : Une baisse des prix bienvenu chez négociants et consommateurs
Par Korotoumou TOGOLA Bamako, 24 mar (AMAP) Malgré les nombreuses contraintes qui ont impacté la production d’oignons, on assiste à une baisse drastique des prix de cette denrée de première nécessité, au grand bonheur des ménages en ce début du mois de Ramadan. Ainsi, le kilogramme d’oignon qui, au mois de décembre, était vendu entre 600 et 750 Fcfa, est maintenant cédé entre 200 et 250 Fcfa. La gare routière «Niono place», située au Grand marché de Bamako, est la plaque tournante du marché de l’oignon dans la capitale malienne, Bamako. En se rendant là-bas, notre équipe est tombée dans un tohu-bohu indescriptible, rythmé par les mouvements des camions qui déchargent des sacs d’oignons, les négociants et les revendeurs discutant la marchandise. Le ballet incessant des «pousse-pousse» et tricycles remplis du légume garnit le décor. À cet endroit, on trouve de toutes les qualités, déversées à même le sol, en tas ou des stocks de sacs superposés auprès de leurs propriétaires et dans les magasins. Ousmane Sangaré nous accueille agréablement. Chez lui, le kilo est vendu à 225 Fcfa et le sac est cédé entre 10 500 à 12 000 Fcfa. Avec une vente journalière estimée, en moyenne, à 100 sacs d’oignons de 50 kg, Ousmane se frotte les mains. Il confirme que le marché est très florissant en ce moment. À sa gauche, se trouve Amadou Touré, vendeur de gros oignon. Chez lui, le sac est vendu entre 8 000 et 9 000 Fcfa. À quelques pas de ces derniers, Abou Traoré. Il est marchant d’oignon depuis 12 ans. Dans son magasin, il dispose de plusieurs variétés. Et, les prix varient en fonction de la qualité, la variété et la taille du légume. Le prix du kilogramme du petit oignon par exemple, varie entre 175 et 200 Fcfa, et le gros oignon, entre 200 et 250 Fcfa. Une cliente, Assétou Diallo, vient d’acheter 7 kg de gros oignon au prix de 275 Fcfa le kilo. Elle se réjouit de cette baisse du pr,ix, car elle aura besoin de cette denrée pendant tout le mois du Ramadan, pendant lequel la consommation devient forte chez elle. Il y a juste un mois, le kilogramme du même oignon qu’elle vient d’acheter, coûtait 400 Fcfa. Une véritable aubaine pour les consommateurs. Au Mali, l’oignon est généralement produit en contre saison, c’est-à-dire entre les mois de novembre et mars. Les meilleurs rendements sont obtenus par ceux qui parviennent à semer pendant les mois de novembre et décembre, explique Amadou Koné, chargé de statistique suivie et évaluation à la Direction nationale de l’Agriculture (DNA). Le rendement dépend aussi du niveau de fertilité des sols. « Les producteurs qui apportent plus de fumiers organiques associés à un peu d’engrais chimiques, parviennent à faire de bonnes productions », assure M. Koné, qui estime que dans certaines localités, les producteurs peuvent faire un rendement de 30 à 35 tonnes par hectare. L’oignon est cultivé dans la plupart des localités du Mali, avec de grands bassins de production comme Kayes (Ouest), Koulikoro (Centre ouest), Mopti, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud). L’oignon, qui est utilisé dans presque toutes les cuisines du monde comme aromate universel, est un légume à part entière. Il est riche en composés antioxydants. Lorsqu’il est consommé régulièrement et en quantité suffisante, ces composés peuvent aider à protéger l’homme contre des maladies chroniques telles que le cancer et le diabète. Parmi ses multiples propriétés, l’oignon a des vertus antiseptiques et antibactériennes. Le Mali est l’un des plus grands producteurs d’oignons de la sous-région. Selon les statistiques de la DNA, le pays a produit 844. 621 tonnes d’oignons en 2021, contre 610 575 tonnes l’année dernière. « Cette chute de production de la campagne 2022 est due à plusieurs facteurs », souligne Amadou Koné. Parmi ceux-ci, il y a la hausse des prix des intrants et des semences auxquels s’ajoutent des problèmes techniques d’aménagement, tel que le système d’irrigation. « Le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui a exacerbé la crise économique mondiale avec la flambée du prix du carburant, n’est pas en reste », analyse le technicien. KT/MD (AMAP)
Ramadan : Le marché bien fourni en produits de première nécessité (Ministre du Commerce)
Bamako, 23 mar (AMAP) « Le marché est suffisamment approvisionné et les stocks disponibles sont rassurants », a constaté, mardi dernier, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, lors d’une visite dans quelques magasins de stockage de produits de première nécessité à Bamako. Le ministre en charge du Commerce s’est, également, rendu à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), accompagné d’une forte délégation composée notamment du directeur général du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia. À la fin de sa visite, le ministre de l’Industrie et du Commerce s’est dit rassuré. «Tous les magasins que j’ai visités, que ce soit chez les demi-grossistes, les grossistes ou les importateurs, débordent de produits. C’est déjà une très bonne nouvelle. Que ce soit le riz, le sucre, je pense que le Ramadan sera très bien géré par ces opérateurs. Ce qui est certain, c’est que le marché est suffisamment approvisionné. Nous avons plus de 40.000 tonnes positionnés au niveau des ports», a précisé Mahmoud Ould Mohamed. L’objectif de cette visite était de s’assurer de l’état d’approvisionnement du pays en produits de première nécessité. À cet effet, la délégation ministérielle a visité le magasin des Sociétés Kamia et frères (SOKAF), Mamadou Diarra, Kouma et frères et le magasin du Grand distributeur céréalier au Mali (GDCM-SA). Les entrepôts de ces sociétés contiennent des milliers de tonnes de riz, de sucre, de mil/sorgho, de la pomme de terre. «Sur ce site, nous avons 9 000 tonnes. Nous avons d’autres sites à Dialakorobougou où chaque magasin contient 20 000 tonnes. Il y a, également, des stocks en cours au Port d’Abidjan qui arriveront bientôt. Nous sommes sûrs d’assurer la disponibilité», s’est engagé le responsable commercial de la Société Kouma et frères, Moulaye Bocoum. Au magasin du GDCM-SA, le directeur des opérations, Kassim Keïta, a assuré qu’il dispose de 9 000 tonne de riz, 6 000 tonnes de sucre et 3 000 tonnes de pommes de terre récemment récoltées. Et M. Keïta de rassurer les consommateurs qu’il n’y aura pas de rupture de stock. Quant aux entrepôts de l’OPAM, les stocks de sécurité nationale et d’intervention de l’État sont disponibles. Selon ses responsables, les réserves sont estimées à plus de 5 000 tonnes de riz et plus de 1 200 tonnes de mil/sorgho. Le but est de pallier toute hausse de prix en cas de spéculation ou de rupture de stocks. Mahmoud Ould Mohamed a indiqué que son département prendra « toutes les dispositions pour permettre aux Maliens de passer un bon Ramadan et d’éviter lque es prix montent en flèche. » Le chef du département en charge du Commerce a promis que tout sera fait pour contenir la spéculations et assurer une bonne distribution des produits à un prix abordable. Il a déclaré que des stocks d’intervention de l’État et de sécurité nationale vont intervenir progressivement pour éviter toute hausse notamment pendant le Ramadan. « Cela dès la deuxième semaine où débuteront les premières lâchées afin d’essayer de jouer sur les prix dans le but de les rendre abordables au profit de l’ensemble des consommations. » Mahmoud Ould Mohamed a souligné que des stocks sont positionnés à Mopti (Centre), Gao (Nord) et un peu partout à travers le Mali. AG/MD (AMAP)
Sucre : Les prix prennent l’ascenseur sous l’effet Ramadan
Par Baaba B. COULIBALY Bamako, 22 mar (AMAP) Le sucre, sans doute l’un des produits les plus demandés en cette veille du mois de Ramadan, continue d’alimenter la spéculation. Au lieu de 28 000 Fcfa selon la règlementation, le sac de 50 kg du sucre local est vendu sur le marché à 30 000 Fcfa. Il est de 32 000 Fcfa pour le sucre importé au lieu de 30 000 Fcfa. Le gouvernement malien et les acteurs économiques ont consenti d’énormes efforts, ces derniers temps, pour maintenir les prix des produits de première nécessité à un niveau raisonnable. Malgré tout, et à quelques jours du début du Ramadan, on constate dans certains points de vente. à travers la ville de Bamako, la capitale, une hausse des prix des denrées de grande consommation. Cette hausse non négligeable concerne particulièrement le sucre. Le prix du sac de 50 kg du sucre local est cédé à 30 000 Fcfa et celui importé à 32 000 Fcfa par endroits chez des boutiquiers détaillants. Pourtant, les prix plafonds de certains produits dont le sucre ont été fixés par l’arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 6 avril 2022. Selon ce texte, le sac de 50 kg du sucre local est cédé à 28 000 Fcfa (prix grossiste) soit 600 Fcfa le kilogramme. Celui du sucre importé est de 30 000 Fcfa pour le sac de 50 kg, soit 650 Fcfa le kilogramme. Le prix de la tonne carreaux du sucre local a été fixé à 510 000 Fcfa. Le prix grossiste est fixé à 560 000 Fcfa pour les clients des distributeurs de SUKALA et de NSUKALA. Quant au sucre importé, le prix de la tonne est plafonné à 600 000 Fcfa. Les unités industrielles, les distributeurs grossistes et les semi-grossistes n’ont pas augmenté le prix du tonnage mais il semble que les détaillants sont dans la spéculation. La surchauffe sur les prix s’explique par le fait que cette année, le gouvernement n’a pas accordé d’exonérations, selon Lobbo Draméra de la Société Dramé et fils «Sodraf». Cette dernière vend la tonne du sucre locale aux grossistes à 560 000 Fcfa et le sucre importé, à 600 000 Fcfa la tonne. « Donc rien n’a augmenté chez nous», jure l’opérateur économique, la main sur le coeur. Face à la spéculation décriée par les consommateurs, le sous-directeur Commerce intérieur et consommation à la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Seydou Kassogué, suggère que le regroupement des commerçants détaillants se transforme en Groupement d’intérêt économique (GIE) pour être mieux organisé et facile à contrôler. Mariam Diakité est consommatrice. Elle se plaint de cette hausse qui, selon elle, ne se justifie pas. « Les revendeurs augmentent, les prix du jour au lendemain, à leur guise, regrette notre interlocutrice. «Je pense que la DGCC doit redoubler d’efforts pour le respect strict des prix fixés», estime-elle. Abondant dans le même sens, un autre consommateur, Moussa Sanou propose l’affichage des prix indicatifs dans les points de vente pour éviter des augmentations non justifiées. La commercialisation et la fixation des prix des produits de large consommation sont souvent encadrées par le gouvernement pour éviter des dérapages préjudiciables aux consommateurs. Les prix de certains produits restent stables comme l’huile alimlentaire dont le bidon de 20 litres est cedé à 21 000 Fcfa. Pour la farine de blé, le sac de 50 kg (carreau usine pour boulanger) est à 25 000 Fcfa. Le sac de 50 kg de riz importé est vendu de 30 000 à 32 000, selon les endroits. BBC/MD (AMAP)
Énergie : Une première centrale électrique à gaz à Diatoula, près de Bamako
Bamako, 21 mar (AMAP) Genesis Energy, une société londonienne de production d’électricité, en collaboration avec l’usine Malian Cashew Corporation Sarl (MACC), a installé à Diatoula (près de Sénou) la première centrale de production d’électricité via le gaz. D’une puissance de production de 80 MW, la centrale fournira à l’usine une énergie moins chère que celle produite par les générateurs au diesel et plus fiable que les panneaux photovoltaïques car plus constante. Cette énergie est, également, beaucoup moins polluante. La cérémonie d’inauguration de cette centrale à gaz a eu le 9 mars dernier, à Diatoula, à l’usine Malian Cashew Corporation Sarl (MACC). Elle était présidée par le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex-Mali), Massoudou Cissé, en présence du représentant du directeur général de Genesie Energy, Akinwole Omboriowo, du représentant de Malian Cashew Corporation Sarl, Firoz Kapadia et beaucoup d’autres invités. Selon le directeur régional de Genesis Energy, Henry Dubier, ce projet est une preuve de l’engagement de sa compagnie «à décarboniser l’Afrique en général et le Mali en particulier». Et d’ajouter que l’électricité étant au cœur du développement, les pays doivent être en mesure d’en produire efficacement. «Par cette réalisation qui allie l’expertise de Malian Cashew, l’industrie et l’agriculture du Mali, le savoir-faire panafricain de Genesis, la technologie américaine des turbines Capstone, le gaz importé de la sous-région, nous avons le parfait exemple que la meilleure façon de progresser, c’est de travailler ensemble», a commenté Henry Dubier. Il a ajouté que c’est une meilleure manière de réitérer leur vision qui est d’éclairer l’Afrique, de développer des solutions énergétiques plus pratiques et en phase avec les besoins de notre continent. Le représentant de Malian Cashew Corporation Sarl a soutenu que grâce à la nouvelle centrale électrique, cette usine est économe en énergie, rentable, brûle du gaz moins néfaste sur l’environnement contrairement au diesel. Cette centrale à gaz règle aussi les besoins énergétiques de l’usine. Et Firoz Kapadia de préciser : «Ces micro-turbines sont très efficaces contrairement aux moteurs diesel et peuvent également utiliser la chaleur générée pour produire plus d’électricités». «Grâce à cette technologie, nous sommes en mesure de réduire notre facture énergétique et, plus important encore, nous avons le confort nécessaire que notre usine ne subira aucune panne pendant la haute saison. Notre engagement envers le Mali et l’Afrique de l’Ouest nous a amenés à mettre en place une usine de transformation de noix de cajou de 15 tonnes par jour ici au Mali», a-t-il indiqué. Malian Cashew Corporation Sarl a, aussi, mis en place une usine de traitement de la gomme arabique au Mali et agrandi cette usine pour traiter l’huile de sésame et l’huile d’arachide. L’entreprise emploie actuellement plus de 350 personnes. Au cours des cinq prochaines années, la société prévoit des plans ambitieux pour soutenir la croissance de cette usine et soutenir le gouvernement du Mali dans sa tentative de moderniser ses infrastructures et de créer beaucoup plus d’emplois. Le directeur général de l’Apex-Mali, Massoudou Cissé, a renouvelé l’engagement du Mali à accompagner les entreprises dans le cadre du développement. Selon M. Cissé, le gouvernement est résolument engagé dans un processus de transition énergétique depuis quelques temps « afin de soutenir l’énergie au bénéfice des citoyens. » OD/MD (AMAP)
La CMDT Holding préconise les semis précoces contre les jassides à Koutiala (Sud) et Kita (Ouest)
Envoyée Spéciale Fadi CISSÉ Kita, 21 mar (AMAP) Une mission de la compagnie malienne pour le développement du textile (Holding-CMDT) a sillonné, du 16 au 18 mars, les zones de Koutiala (Sud) et Kita (Ouest) pour donner des conseils aux producteurs de coton afin de leur permettre de réussir la prochaine campagne agricole. Après l’étape de Kadiolo, le directeur des producteurs agricoles de la CMDT, Moro Diakité, s’est rendu dans les Régions de Koutiala et de Kita où il s’agissait d’informer les producteurs de coton sur l’utilité du flonicamide dans la lutte contre les jassides. Il s’agissait, également, pour M. Diakité et la forte délégation qui l’accompagnait, d’informer ces producteurs sur les dispositions prises par la CMDT pour résoudre définitivement la problématique des intrants agricoles avant la campagne prochaine. «Au Mali, nous avons la solution aux jassides et tout le monde peut faire son plan de campagne à hauteur de souhait. La problématique des jassides est derrière nous », a dit le directeur des productions agricoles. Selon lui, «iIl s’agit juste d’approvisionner correctement les producteurs pour que le produit soit disponible à tous les niveaux et c’est le cheval de bataille de la direction de la CMDT » À en croire Moro Diakité, la compagnie a anticipé sur la gestion de la problématique des engrais cette année. Sur une commande de 120.000 tonnes de complexe coton correspondant à 800.000 ha, le Mali est à plus de 50% de réception et environ 50% des engrais sont déjà livrés pour que chaque producteur puisse avoir son engrais avant le 30 mai. Concernant la problématique des jassides, le chef de mission a prodigué des conseils aux coton-culteurs. Il a recommandé le semis précoce, qui «constitue une solution aux jassides». « Les producteurs doivent respecter l’itinéraire technique qui rend le coton vigoureux contre les jassides », a-t-il conseillé. À Koutiala, l’administrateur général de la filiale Nord-Est, Ibrahima Sissoko, a dit qu’aujourd’hui, après le bilan de la campagne écoulée, cette filiale s’est engagée à relancer la culture du coton pour encore réussir la grande production cotonnière. Pour y arriver, la filiale fait en sorte que les intrants soient en place dès maintenant. «Par exemple, nous sommes à plus de 55% de réception du complexe coton et céréale contre à peu près 0% l’année dernière. Pour l’urée, nous sommes à plus de 70% de réception, ce qui rassure les producteurs», a détaillé M. Sissoko. La délégation s’est rendue dans les villages de Deresso et de Niéssoumana, pour s’assurer que les fournisseurs ont effectivement déjà commencé à livrer les intrants aux producteurs. La mission a aussi sensibilisé les paysans sur le flonicamide. À Deresso, Kadiomo Coulibaly, délégué à la production de ce village, a assuré que le magasin est fin prêt pour la campagne à venir. Selon lui, les quantités demandées (300 sacs en complexe coton et 200 sacs de complexe céréale) sont sur place. Il ne manque que les 250 sacs d’urée. «L’essentiel est fait. Et des dispositions sont déjà en cours pour faciliter l’acquisition du flonicamide afin de vaincre les jassides», s’est-t-il réjoui. À Niessoumana, les producteurs se sont, également, réjouis de la solution trouvée pour neutraliser les jassides. Ils affirment avoir réceptionné tous les engrais pour la campagne et attendent avec impatience les premières pluies pour commencer leurs activités, tout en respectant les consignes qui leur ont été données par la Holding CMDT. Après l’étape de Koutiala, la délégation a mis le cap sur le village de Founia Doumba dans la Région de Kita (Ouest). Là, également, plusieurs périmètres maraîchers ont été abandonnés à cause des jassides. Les producteurs de cette zone, qui pensaient que les jassides étaient un mal incurable, ont salué la mise à disposition du flonicamide. Ils ont souhaité que le produit leur soit vendu à un prix abordable. Auparavant, les visiteurs s’étaient rendus dans le périmètre maraîcher de Seyba Cissé qui a vu son jardin se régénérer grâce au flonicamide. Il a invité tous les producteurs de coton et exploitants de périmètres maraîchers à utiliser ce produit très efficace contre les jassides. FC/MD (AMAP)
Transformation locale de l’arachide : Un bon filon pour les femmes
Par Anne Marie KEÏTA Bamako, 16 mar (AMAP) A côté des producteurs d’arachide qui bénéficient de plusieurs avantages liés à sa culture, les femmes qui la transforment en pâte d’arachide tirent, aussi, leur épingle du jeu. La transformation artisanale de l’arachide, une activité informelle majoritairement pratiquée par les femmes, est une manière pour elles d’avoir un revenu et subvenir aux dépenses familiales, tout en obtenant une autonomie financière. L’arachide transformée en pâte, communément appelée «Tiga-dèguè », outre son caractère incontournable dans la gastronomie malienne, génère des revenus importants allégeant ainsi le poste alimentation du budget des ménages. L’arachide constitue une filière essentielle à l’économie malienne. Elle demeure une légumineuse très appréciée et riche en nutriments. La filière a beaucoup évolué au cours de ces dernières années à travers sa transformation artisanale informelle qui conserve d’ailleurs, une place significative dans la valorisation de cette légumineuse. Dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté, les femmes sont au premier rang. Elles s’investissent dans les activités génératrices de revenus notamment dans la transformation agro-alimentaire La capacité de ces femmes instruites ou peu instruites à opérer des innovations complexes et à s’inscrire dans une logique de mobilisation de fonds pour propulser les affaires, est un facteur de réussite des actions entreprises. Beaucoup d’entre elles développent leurs activités économiques génératrices de revenus sur fonds propres en renforçant ainsi leur rôle dans la société et dans la famille. Et d’autres, par manque de moyens, s’associent en groupement ou en association pour faire la transformation. Aussi, le caractère pénible des travaux de la transformation de la pâte d’arachide oblige certaines à s’associer. Dans la ville de Kati, sur les hauteurs de Bamako, la capitale malienne, les femmes occupent une place de choix dans la transformation de l’arachide. Elles sont au début du processus jusqu’à la commercialisation du produit fini. On rencontre ces femmes un peu partout au grand marché de Kati, où elles achètent l’arachide et la transforment sur place en pâte pour ensuite la revendre. Mme Diarra Aminata Koné fait partie de ces battantes dont le quotidien est consacré à la transformation de l’arachide. La quinquagénaire, mère de quatre filles, mène cette activité depuis 10 ans. Elle en tire de quoi payer la scolarité de deux de ses filles. Les deux autres, qui ne fréquentent pas l’école faute de moyen, épaulent leur maman. Sa fille, déjà douée dans la transformation, témoigne : «C’est grâce à cette activité que notre mère ne tend plus la main.» Non loin de Mme Diarra Aminata Koné, se trouvent également les dames Sadio Coulibaly et Fanta Traoré. Très occupées, à notre passage, elles n’étaient pas disponibles pour nous parler : «On a une commande de 10 seaux de pate d’arachide à livrer avant 16 heures», nous fait savoir l’une d’elles. Il n’y a pas que les femmes non lettrées qui exercent ce métier. Maïmouna Coulibaly, titulaire d’une maitrise en droit depuis 2010, est de celles-là qui préfèrent le labeur à la facilité. Elle a perdu son mari alors qu’elle était au chômage et mère de deux enfants. Maïmouna décide alors de prendre son destin en main en se lançant dans la transformation de l’arachide. Elle a démarré avec un petit fonds de 50.000 Fcfa. Aujourd’hui, elle réalise un bénéfice mensuel de 75.000 Fcfa. manque de matÉriel – Au quartier mission de Kati, des femmes se sont organisées en groupement pour faire prospérer leur activité. Un mardi matin, à 7 heures, dans la cour de la présidente du Groupement de femmes transformatrices de pâte, Mme Ballo Fatoumata Diarra commence les activités en attendant l’arrivée des autres membres. Tout sourire, elle nous explique que la transformation de l’arachide est une activité pénible mais rentable. Aujourd’hui, Mme Ballo en tire des revenus importants qui lui assurent une indépendance financière. Dans ce même ordre d’idée, la présidente du groupement, Mme Kanté Emilienne Ballo, explique avoir initié cette activité pour permettre aux femmes de son entourage de se prendre en charge financièrement. «J’ai remarqué que beaucoup d’entre nous reste à la maison à ne rien faire. J’ai pensé qu’il faut une activité pour nous occuper quotidiennement et nous procurer des bénéfices pour nous permettre d’assurer notre indépendance financière », explique Mme Kanté, ajoutant que son groupe a une vocation d’entraide et de solidarité. Concernant les difficultés, la présidente confie que son groupement souffre du manque de matériel de travail. Elle a, aussi, fait savoir que le prix de l’arachide a augmenté ces derniers temps : le sac de 100 kg est passé de 65 000 Fcfa à 75 000 Fcfa. D’où la cherté de la pâte d’arachide sur le marché. Actuellement, le seau de 10 kg est vendu à 15.000 Fcfa et celui de 5 kg coûte 7 500 Fcfa. «Notre souhait le plus ardent est d’avoir des appuis financiers pour acheter la matière première et le matériel afin de pouvoir faire des stocks pour s’assurer de la continuité du travail», plaide la présidente. Par jour, ces femmes peuvent parfois transformer plus de 100 kg d’arachides et écouler une dizaine de seaux de pâte d’arachide transformée. Ce qui atteste de la bonne organisation et du sérieux au sein du groupement de femmes dans le travail. «Pour que la pâte soit de bonne qualité et appréciée par les clients, il faut veiller à l’hygiène et à la qualité de l’arachide pour la transformation», précise Mme Kanté Emilienne Ballo. Ce conseil est suivi par les autres membres. « À preuve, poursuit la présidente du groupement, les clients sont satisfaits de leurs produits. » En suivant la chaîne de valeur de transformation de l’arachide en pâte, l ;es transformatrices font, d’abord, de façon minutieuse, le tri de l’arachide à la main pour enlever l’ivraie, les cailloux, les coques et d’autres déchets. Après cette étape, elles font passer à la grillade à l’aide d’un tambour manuel posée sur le feu. Lorsque les graines d’arachide sont soigneusement grillées, sa pellicule rouge commence à se libérer. Les graines blanches sont ensuite passées à la machine pour être transformées en pâte. AMK/MD (AMAP)

