Istanbul : Deuxième Sommet mondial de l’économie islamique
Istanbul, 31 mai (AMAP) Les travaux du 2e Sommet mondial de l’économie islamique, organisé par le Forum Al Baraka sur trois jours, ont débuté vendredi, à Istanbul, en Turkiye et se poursuivront jusqu’à ce dimanche, rapporte, l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique. L’événement se tient en présence du président turc Recep Tayyip Erdoğan, avec la participation d’un groupe d’élites, de penseurs économiques et de personnalités intellectuelles et économiques de renom venus de divers pays du monde. « Les grandes capitales du monde arabe et islamique connaissent une dynamique de développement remarquable, reflétant une évolution institutionnelle et une véritable volonté de contribuer à la construction de l’avenir de l’économie mondiale, à travers un modèle alliant valeurs et efficacité », a affirmé, dans son discours d’ouverture, le président du Conseil des fiduciaires du Forum Al Baraka pour l’économie islamique, Abdullah Saleh Kamel. Il a souligné que les mutations économiques observées dans de nombreux pays arabes illustrent » la capacité des capitales du monde islamique à adopter un modèle économique moderne, fondé sur des principes solides et proposant des solutions concrètes aux défis du développement et de la stabilité financière. » M. Kamel a ajouté que « l’économie islamique ne représente pas une simple alternative théorique, mais constitue un système financier intégré ayant prouvé son efficacité dans les domaines du financement et de l’investissement, grâce à des outils tels que le waqf, la zakât, le takaful et les sukuk, qui peuvent être activés dans des cadres réglementaires modernes et responsables. » Il a poursuivi, en affirmant que « le monde islamique dispose de richesses humaines, de ressources naturelles et de bases intellectuelles lui permettant de bâtir un modèle économique compétitif. » Il a insisté sur le fait que la prochaine étape exige un élargissement des partenariats entre les pays, les institutions et les sociétés, ainsi qu’une transformation des expériences réussies en modèles évolutifs à l’échelle internationale. La vision de M. Abdullah Saleh Kamel traduit un engagement stratégique en faveur de la conduite d’un mouvement économique global, en harmonie avec les exigences de l’époque tout en préservant ses racines éthiques, positionnant ainsi le monde islamique sur la voie du leadership dans l’économie mondiale contemporaine. À noter que le Forum Al Baraka pour l’économie islamique est une plateforme intellectuelle indépendante à but non lucratif, dont les premières rencontres ont été organisées à Médine en 1981. Le forum vise, depuis la tenue de ses réunions annuelles, à rassembler les experts et les décideurs pour développer une vision globale de l’économie islamique, enrichir la recherche et renforcer l’infrastructure du savoir dans ce domaine. HA/MD (AMAP)
Diéma : Des moutons hors de prix !
Par Ouka BA AMAP Diéma, 30 mai (AMAP) La fête de Tabaski se tiendra, cette année, dans un contexte économique et sécuritaire difficile. A Diema, les prix des moutons dépassent largement les bourses. Les moutons coûtent excessivement cher dans cette partie de la Bande sahélienne où l’élevage est en pleine expansion, malgré les cycles de sécheresse répétés, liés généralement à l’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies dans l’espace et dans le temps. Aujourd’hui, à Diéma, pour se procurer un bélier moyen, il faut débourser jusqu’à 110 000 Fcfa voire plus ! La question qui taraude tous les esprits est de savoir ce qui a occasionné la flambée des prix des moutons dans le Kaarta cette année. A propos, plusieurs raisons sont avancées. Certains pensent que les commerçants sénégalais n’étant pas venus cette année pour se ravitailler, on ne peut parler de rareté des moutons sur les marchés. De l’avis général, les causes sont liées à la cherté de la vie et, surtout, à l’insécurité qui sévit dans la zone. Ce qui empêche beaucoup d’éleveurs ont peur de conduire leur troupeau sur des marchés sous la menace terroriste. DE LA CUPIDITE – Sur la place occupée par les marchands de moutons, au Razel, juxtaposée à l’emplacement de compagnies de transport, se déroulent, du lever au coucher du soleil, des transactions. Vendeurs, acheteurs, revendeurs et coxeurs, chacun y trouve son compte. On y assiste, quotidiennement, à un véritable tohu-bohu. En provenance de Tinkaré, Dioby Macoulmack, est à la recherche d’un client pour son bélier qu’il désire vendre à 160 000 Fcfa, un prix non négociable, d’après lui. Avec ses cinq béliers corpulents, aux cornes pointues, Lassana Konaté, espère tirer de son mouton la faramineuse somme de 750 000 Fcfa. Il s’arme de patience pour attendre les clients les plus audacieux. Le revendeur Adama Boly, n’est pas avide d’argent. S’il parvient à gagner sur chaque mouton un bénéfice de 1 000 Fcfa, cela est suffisant. A en croire, Bassékou Gambi, venu de Koromba Kouroumba, il existe toutes sortes de prix. Il suffit d’avoir un peu d’argent pour obtenir un mouton qui répond aux critères de l’animal de sacrifice. Mamadou Diallo, éleveur, a fait un tour au Sénégal pour écouler ses moutons. En ce moment, il est venu aider son ami dans la vente. Gaoussou Diarra, domicilié à Fangouné Massassi, s’est déplacé personnellement, malgré son âge avancé, pour venir acheter des béliers pour sa famille. Il trouve que les enfants sont souvent inexpérimentés dans le marchandage. De l’imprudence chez Samba Traoré, qui dit attendre le jour même de la fête, juste avant la prière collective, pour chercher un mouton. « Car, explique-t-il, le visage décrispé, cela trouvera que tout le monde a eu son mouton. » « Alors certains marchands bazardent leurs troupeaux », espère-t-il. DE LA MODESTIE – N’ayant pas assez d’argent pour se procurer un bélier, un homme qui préfère garder l’anonymat, vient d’acheter une chèvre de 6 mois à 25 000 Fcfa, qu’il compte immoler le jour de la fête. Que dire de cet autre, qui laisse sa brebis pour chercher un bélier, afin de répondre à une exigence des membres de sa famille. Mahamadou Sissoko, releveur de compteurs Energie du Mali (EDM), est obligé d’acheter, cette année, son mouton de Tabaski. Durant les années antérieures, il pratiquait l’élevage. Son activité avait beaucoup prospéré. Mais, par la suite, une maladie a décimé son troupeau. Interrogé sur le sujet, le chef du service local des productions et des industries animales, Oumar Maïga, a indiqué que c’est de la pure surenchère. Il rapporte que le fait que beaucoup de gens soient impliqués dans le circuit (vendeurs, acheteurs, revendeurs, coxeurs), forcément les prix des moutons prennent l’ascenseur, « car chacun veut en tirer profit. » « Dans cette affaire, poursuit-il, ce sont généralement les propriétaires d’animaux qui sont les grands perdants. » Il a aussi évoqué le problème d’insécurité, qui rend souvent difficile l’approvisionnement des différents marchés. Le service local des productions et des industries animales assure correctement les rôles, qui lui incombent, afin de parvenir à une bien meilleure promotion de ce secteur dans le Cercle de Diéma. OB/MD (AMAP)
Kangaba : Consultation publique autour du projet minier de Jin Yuan SARL à Diourka-nord
Kangaba, 30 mai (AMAP) Une consultation publique sur l’Étude d’I]impacts environnemental et social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société Jin Yuan SARL s’est tenue, jeudi 29 mai 2025, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro, chef-lieu de la Commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba. Présidée par le 2e adjoint au préfet, Drissa Konaré, la rencontre a réuni des représentants des villages de Danga et Tombola, ainsi que des autorités traditionnelles et des forces vives. « Cette consultation vise à garantir que le projet respecte les normes environnementales et sociales, tout en impliquant les communautés locales », a déclaré M. Drissa Konaré, soulignant l’importance de la transparence dans ce processus. Pour se conformer à la réglementation, Jin Yuan SARL a mandaté un consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, spécialiste en évaluation environnementale. « Notre objectif est d’identifier et d’évaluer les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et les populations », a expliqué M. Coulibaly. Il a détaillé les ambitions de la société, qui incluent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’import-export et le BTP. L’EIES vise à prévenir la dégradation de l’environnement, à intégrer les enjeux climatiques et à réduire les impacts négatifs des activités minières. « Nous voulons optimiser l’équilibre entre développement économique, social, culturel et environnemental, tout en associant les populations à chaque étape du projet », a ajouté le consultant. Un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale sera également élaboré pour accompagner l’exploitation de la mine, qui couvre une superficie de 25 km² à Diourka-nord. En clôture, le 2ème adjoint au préfet a exhorté les communautés à cultiver l’entente et la solidarité pour maximiser les bénéfices du projet. « Cette mine peut être une opportunité pour le développement local si nous travaillons ensemble », a-t-il conclu. SD/OS/MD (AMAP)
Le nouveau président de la BAD, Sidi Ould Tah, engage l’institution au travail
Bamako, 30 mai (AMAP) Le nouveau président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, après son élection, jeudi 29 mai 2025, a engagé au travail l’équipe de l’institution de financement panafricain du develoeppemrnt face aux défis du continent, rapporte l’agence de presse Apanews. Figure du développement économique et financier en Afrique, le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu, au troisième tour de scrutin, avec 76,18 % des voix dont 72,37% de suffrages pour les membres régionaux, devant le Zambien Samuel Munzele (20,26%) et le Sénégalais Amadou Hott (3,55%). Il succède au Nigérian Akinwumi Adesina, devenant ainsi le 9ᵉ président de l’institution panafricaine pour un mandat de cinq ans. Face à quatre autres candidats du continent, Sidi Ould Tah s’est imposé par son expérience et sa vision stratégique. Ancien ministre mauritanien des Affaires économiques et du Développement, il dirigeait jusqu’ici la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), un poste dans lequel il a consolidé sa réputation de fin gestionnaire et de fervent défenseur de l’intégration économique africaine. Avec plus de 30 ans d’expériences dans les finances publiques, l’économie, le développement rural, la coopération internationale et le développement, son élection intervient dans un contexte où la BAD est attendue sur plusieurs fronts à savoir, le financement des infrastructures, la lutte contre le changement climatique, le soutien à la souveraineté alimentaire, et la mobilisation de ressources pour les économies en transition. Le nouveau président devra également maintenir la crédibilité de la banque sur les marchés internationaux, tout en renforçant son ancrage auprès des pays membres régionaux. Depuis 2015, il est à la tête de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), qu’il a profondément réformée pour en faire un acteur clé de l’architecture financière du continent Âgé de 60 ans, Sidi Ould Tah succède au Nigérian Akinwumi Adesina. Son élection a été saluée par de nombreux chefs d’État et dirigeants africains comme un choix de continuité et d’efficacité. Sidi Ould Tah a remercié le président mauritanien, Mohamed Ould El-Ghazouani, qui a porté sa candidature et « fourni des efforts inlassables » pour son élection, ainsi que tous ses « frères et sœurs Mauritaniens » et « Africains pour l’élan de solidarité » qui a accompagné sa campagne, « Je voudrais faire une mention spéciale pour ma team qui a fait un travail remarquable, depuis le début jusqu’à la fin », a-t-il affirmé, sous des salves d’applaudissements, les appelant à trouver ici l’expression de sa profonde reconnaissance. « J’ai le devoir aussi de remercier tous ceux qui ont appuyé ma candidature de près ou de loin que je ne pourrais tous citer dans ces circonstances. Mettons-nous au travail, je suis prêt », a déclaré le nouveau président de la BAD. LES DEFIS DE LA CROISSANCE – Sidi Ould Tah prend les rênes de la BAD dans un contexte mondial, où les conflits, l’intensification des phénomènes climatiques, le resserrement des commissions financières, la baisse de l’aide publique au développement ainsi que les tensions commerciales contribuent à créer un environnement instable. Ces évolutions risquent de fragiliser davantage les pays en développement et particulièrement les économies africaines en accentuant les pressions inflationnistes et les risques de surendettement, les déséquilibres macro-économiques, et l’injustice sociale. Dans ce contexte délicat, les perspectives économiques mondiales restent modestes et incertaines, tandis que celles de l’Afrique, en légère amélioration demeurent insuffisantes pour répondre aux besoins de transformation du continent. UN ECONOMISTE CHEVRONNE – Le parcours académique de Sidi Ould Tah témoigne de son attachement à la rigueur scientifique et à l’expertise technique. Il est titulaire d’un doctorat en économie du développement de l’Université de Nice-Sophia Antipolis (France), d’un diplôme d’ingénieur agronome de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat (Maroc), ainsi que d’un diplôme de troisième cycle en gestion de projets de l’Université Paris-Dauphine (France). Ce triptyque formation – agriculture, gestion de projets, économie est le reflet d’un profil polyvalent, apte à comprendre les enjeux multisectoriels du développement africain, des plus locaux aux plus globaux. Avant de diriger la BADEA, Sidi Ould Tah a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l’État mauritanien, notamment ministre de l’Agriculture puis ministre de l’Économie et du développement rural. Il a été conseiller économique du Premier ministre et du président de la République. Directeur général de plusieurs institutions nationales, en charge de la planification et du financement du développement rural, il s’est illustré par sa capacité à concevoir et à mettre en œuvre des politiques publiques axées sur la transformation structurelle, la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. Depuis sa nomination à la BADEA en 2015, Sidi Ould Tah a insufflé une dynamique nouvelle à cette institution panafricaine créée par les pays membres de la Ligue arabe pour soutenir le développement en Afrique subsaharienne. Son bilan est marqué par : Il a opéré une augmentation significative des engagements financiers de la banque avec la mise en œuvre d’un nouveau plan stratégique (2020–2030) aligné sur les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, Sous sa direction, la BADEA est devenue un partenaire stratégique des États africains et des institutions continentales, grâce à une approche fondée sur le respect de la souveraineté, la solidarité Sud-Sud et l’efficacité dans l’action. VISION ET AMBITIONS – Sidi Ould Tah porte une vision claire et ambitieuse pour la Banque africaine de développement : faire de la BAD une institution encore plus proche des États, plus agile, plus innovante et pleinement alignée sur les priorités des Africains. Sa candidature s’appuie sur des convictions fortes : l’urgence d’accélérer l’industrialisation du continent, le renforcement des infrastructures de base et le soutien massif au secteur privé, et l’approfondissement de l’intégration régionale. Homme de consensus et de dialogue, il sait conjuguer rigueur technocratique et sens politique. Parfaitement trilingue (arabe, français, anglais), il incarne cette nouvelle génération de dirigeants africains, capables de bâtir des passerelles entre les différentes régions du continent et avec les partenaires du Sud comme du Nord. Le nouveau président de la BAD, Sidi Ould Tah, est le 9e président de l’institution financière panafricaine. Il succède au Nigérian Akinwumi Adesina qui a fait deux
Le Mali mise la coopération public-privé pour stimuler l’économie et répondre aux besoins fondamentaux
Bamako, 29 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, ce jeudi, à la Primature, la sixième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé dont il a souligné l’importance pour répondre aux préoccupations des acteurs économiques et sociaux, a constaté l’AMAP. « Notre objectif est de nouer un partenariat fécond entre les secteurs public et privé pour une prise en charge effective des préoccupations de chaque partie prenante », a déclaré le Chef du gouvernement. Le Premier ministre a salué l’engagement des participants, notant que leur présence massive témoigne de « l’intérêt grandissant pour la nouvelle dynamique créée ». Cette rencontre, visant à consolider le partenariat pour le développement économique et social du Mali, a permis d’évaluer les avancées des plans d’action et d’aborder les défis structurels, notamment en matière d’investissement et d’infrastructures. Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées significatives : sept des quatorze mesures du plan d’action pour les besoins fondamentaux des populations sont exécutées, quatre sont en cours, et trois restent en attente. Par ailleurs, un plan de réformes structurelles de l’économie a été adopté, et les préoccupations du secteur privé sont prises en compte par les ministères concernés. PRIORITES AUX BESOINS ET A LA CROISSANCE ECONOMIQUE – Le général Maïga a appelé à maintenir cette dynamique pour atteindre les objectifs fixés par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, notamment dans la satisfaction des besoins élémentaires et l’apaisement du climat social. « Je vous exhorte à un examen approfondi et à des débats ouverts, dans un esprit de fraternité et de respect mutuel », a-t-il insisté, soulignant l’importance d’une croissance économique durable et réductrice de pauvreté. Le Premier ministre a également réitéré l’appel aux acteurs du secteur privé pour garantir l’approvisionnement en denrées de première nécessité, en intrants agricoles de qualité, et pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Confédération des États de l’AES. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a mis en lumière les obstacles à l’investissement, notamment les coûts élevés de l’électricité et les insuffisances des infrastructures de base. « Le coût de l’électricité explose les charges d’exploitation des usines, qui fonctionnent souvent sur des groupes électrogènes », a-t-il expliqué. Il a illustré ses propos par l’exemple du secteur du ciment, où ramener le prix de la tonne en dessous de 90 000 Fcfa mettrait en péril les unités de production.« Sans infrastructures de base et des réformes structurelles, il sera très compliqué d’attirer les investissements », a-t-il ajouté. Moassadeck Bally, président du Conseil national du patronat malien (CNPM), a abondé dans ce sens, pointant le manque d’énergie comme un frein majeur. « Certains investisseurs, comme Diamond Ciment Mali, passent au solaire, mais les fours à clinker ne peuvent pas fonctionner ainsi », a-t-il déclaré, exprimant ses doutes sur une baisse des prix du ciment face à ces contraintes. Le ministre Diallo a insisté sur la nécessité de réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires, renforcer la base productive et favoriser les investissements. « Ces réformes, proposées par le secteur privé et intégrées dans une matrice, permettront de consolider l’économie pour une émergence du Mali dans les cinq à dix prochaines années », a-t-il affirmé. Il a également évoqué des mesures souveraines, comme l’interdiction d’exporter certaines matières premières agricoles (arachides, soja, sésame) pour garantir leur disponibilité aux industries locales. Le Premier ministre a conclu en saluant l’adoption unanime par le Conseil national de Transition du Plan d’action du gouvernement 2025-2026. OS/MD (AMAP)
Mali Digital Awards 2025 : C’est parti pour la fête du numérique au cœur du développement
Bamako, 29 mai (AMAP) La 5ᵉ édition des Mali Digital Awards (MDA) a commencé, jeudi, sous le thème : « Transformation digitale et industrialisation inclusive : Le Pari de l’Afrique », après l’ouverture officielle par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a annoncé la Cellule de communication de la Primature. « Les Mali Digital Awards constituent un levier de développement économique, d’autonomisation des jeunes et d’insertion professionnelle dans un monde en perpétuel changement », a déclaré Ada Ouologueme, coordinatrice de l’événement. Elle a souligné que les MDA récompensent les Maliens dont l’engagement contribue à l’essor du numérique dans le pays. Pendant trois jours, des conférences, ateliers et débats exploreront des thématiques clés telles que le financement des entreprises numériques, l’intégration des jeunes femmes dans le secteur, l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la cybersécurité et le développement web. Dans son allocution, le Premier ministre a affirmé : « Le numérique est un levier de transformation, d’inclusion et de souveraineté pour notre pays. » Il a rappelé l’engagement du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui, le 22 juin 2024, à Sikasso, a déclaré : « La digitalisation de l’Administration publique est un vecteur essentiel de développement et de modernisation des services publics. » Cette vision s’est concrétisée avec le lancement, le 19 juillet 2024, de la digitalisation des moyens de paiement de l’État. « Cette initiative envoie un signal fort à la jeunesse malienne, à notre diaspora et au monde : le Mali est debout, tourné vers l’avenir et prêt à jouer sa partition dans l’Afrique digitale », a ajouté le chef du gouvernement. Il a encouragé les initiateurs à transformer leurs idées en solutions concrètes. « Nous continuerons à investir dans l’infrastructure numérique, à soutenir les écosystèmes d’innovation, à renforcer les compétences digitales des jeunes et à simplifier l’environnement des affaires pour les start-up et entrepreneurs technologiques », a promis Abdoulaye Maiga. Le Premier ministre et le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration ont été distingués pour leur engagement en faveur du numérique au Mali. OS/MD (AMAP)
Des opérateurs économiques se forment sur le Centre d’expertise technique des Douanes
Bamako, 29 mai 2025 (AMAP) Des opérateurs économiques maliens ont participé, jeudi, à une journée de renforcement de capacités sur le Centre d’expertise technique (CET), à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a constaté AMAP. La journée a été organisée à l’initiative du CCIM, dont le président, Madiou Simpara, a présidé l’ouverture, pour permettre aux partenaires privilégiés de la douane que sont les opérateurs économiques, les déclarants, les commissionnaires en douanes, d’être outillés sur la mission du CET. Le représentant du directeur général des douane, le colonel-major Oumar Cissé, a adressé ses remerciements aux responsables du CCIM pour « cette initiative salutaire, qui témoigne de (leur) volonté constante de contribuer au développement de notre économie à travers un partenariat constructif avec l’administration des douanes. » Le colonel-major Cissé a précisé que l’institution du CET « s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de sécurisation de notre système douanier, en particulier à travers deux leviers essentiels à savoir : la vérification documentaire préalable des marchandises à l’importation et le scanning systématique à leur arrivée sur le territoire national. » « Des reformes, récemment consacrées par un projet de décret adopté par le gouvernement, traduisent notre ambition commune de rendre plus fluide, plus transparente et plus efficace la chaine logistique nationale, tout en luttant fermement contre la fraude, la sous-évaluation et les pratiques illicites qui affectent nos recettes douanières », a dit le colonel Cissé. Avant de rappeler que le rôle des opérateurs économiques, dans ce processus, est fondamental. « Le CET est un nouveau service de la douane du Mali qui consiste à effectuer des opérations d’analyse de risques portant sur l’intention d’importation et sur tous les documents obligatoires annexes, afin de permettre aux bureaux de dédouanement d’orienter leurs contrôles », a expliqué le formateur Abdel Kader Bocar Maiga. «Le CET effectue, également, les opérations d’analyse de risque sur les documents commerciaux fiscaux, avant l’arrivée des marchandises et procède au scanning à l’arrivée sur le territoire, afin de permettre aux bureaux de dédouanement d’orienter leurs contrôles », a ajouté M. Maiga. ST/MD (AMAP)
Secteur minier : L’ITIE face aux réformes du secteur minier
Bamako, 29 mai (AMAP) L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)a tenu son 8ème comité de supervision sous la présidence du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga qui préside ce comité. Cette session avait pour objectif de passer en revue l’effectivité de la mise en œuvre des recommandations de 2024 et d’analyser, en vue d’orientations fortes, les perspectives qui s’offrent au Secrétariat permanent et au ministère des Mines, en 2025. Le président du comité, le chef du gouvernement, Abdoulaye Maïga, a déclaré que cette session du Comité de supervision, instance suprême de mise en œuvre du processus ITIE au Mali, se tient dans un contexte particulier. En effet, elle « intervient à un moment où plusieurs dynamiques majeures structurent le secteur extractif malien. » Il a d’abord souligné « la volonté du gouvernement d’assainir le secteur minier en luttant contre la corruption, notamment à travers la mise en place d’un cadastre minier performant et moderne. » Ensuite, Abdoulaye Maiga a évoqué les réformes institutionnelles en cours, qui visent à assurer une application adéquate du Code minier de 2023 ainsi que de la loi relative au Contenu local. Par ailleurs, il a rappelé que le Conseil d’administration de l’ITIE internationale a récemment confirmé la conformité du Mali à la norme ITIE, en lui attribuant un score de 67 points, à la suite d’une évaluation ciblée. C’est dans cette dynamique que le Conseil d’administration de l’ITIE a formulé des mesures correctives, dont la mise en œuvre permettra d’améliorer significativement ce score. Ces mesures portent, entre autres, sur l’amélioration de la divulgation des licences et contrats miniers, une gestion plus rigoureuse du cadastre minier l’intégration des données du secteur artisanal dans le périmètre ITIE. Mais également sur le renouvellement et l’inclusivité du collège de la société civile ainsi que l’élaboration d’un plan de travail pluriannuel fondé sur des priorités stratégiques. Toujours selon le Premier ministre, « c’est pour répondre à ces exigences que le gouvernement du Mali a déjà entrepris plusieurs actions concrètes. » Il s’agit, notamment, de la relecture des textes de création des organes de mise en œuvre de l’ITIE, de réformes structurelles du cadastre minier pour une gouvernance plus efficace et de l’engagement de la Société civile dans un processus de renouvellement de son collège au sein du Comité de pilotage. En plus, a dit le chef du gouvernement malien, « ces efforts se traduisent par des avancées notables, telles que la levée partielle de la suspension de la délivrance des titres miniers, l’élaboration et l’adoption d’un plan d’action triennal du Comité de pilotage, ainsi que la production en cours du rapport ITIE 2024, incluant les données du secteur minier artisanal ». Ainsi, ces actions traduisent une forte volonté politique de répondre de manière concrète aux mesures correctives issues de la dernière validation. Enfin, pour Abdoulaye Maiga, au terme d’une année 2024 particulièrement dynamique, cette session du Comité de supervision constitue une occasion stratégique. Elle permettra, d’une part, de faire le point sur l’état d’exécution des recommandations issues de la septième session et, d’autre part, d’informer les membres des innovations proposées dans le cadre de la relecture des textes. Il sera également question de présenter les grandes lignes des rapports ITIE 2022-2023. « Cette session élève le débat à un niveau stratégique, en renforçant l’ancrage des principes de transparence et de bonne gouvernance dans les industries extractives du Mali » a-t-il conclu. AC/MD (AMAP)
Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles : Session sur les bilans 2024 et 2025
Bamako, le 29 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a présidé, ce jeudi 29 mai, à la coordination du projet, l’ouverture de la session sur le bilan des activités 2024 et celles à réaliser en 2025 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali, volets aviculture et aquaculture (PDRIAAM) phase 2, et dont le plan de travail et les budgets annuels 2025 sont estimés à 1,699 milliards de Fcfa, a constaté l’AMAP sur place. Youba Ba participait ainsi à la deuxième session du Comité d’orientation et de pilotage du PDRIAAM PHASE 2 dont l’objectif est « d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à l’amélioration de la production avicole et aquacole des petits exploitants. Et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant essentiellement les femmes et les jeunes ». Cet objectif, selon le ministre Ba, « sera atteint grâce à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacoles, à l’amélioration de la résilience desdits systèmes ainsi qu’à un accès accru des populations bénéficiaires à une amélioration saine et nutritive. » « Ainsi, le PDRIAAM doit permettre de produire par an : 15 0005 tonnes de poissons ; 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulets », a annoncé le chef du département de l’Élevage et de la Pêche. Et ce, « au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. » En outre, l’objectif du projet, qui cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes, selon Youba Ba, « cadre bien avec la politique de développement agricole » du Mali. Laquelle vise « la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et périurbain ; la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays ; de la réduction de la pauvreté rurale ; la modernisation de l’agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie. » S’y ajoutent, entre autres, « la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ; l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique ». Les administrateurs, avec à la tête, le coordinateur du PDRIAAM PHASE 2, Sory Ibrahim Sidibé, auront à examiner, analyser et amender les documents qui leur sont soumis. Il s’agit, entre autres, de la mise en place et le développement de l’Unité de gestion du projet ; la préparation d’une situation de référence des deux filières dans la zone d’intervention du projet ; la préparation des travaux de réalisation des infrastructures et d’équipements ; le renforcement des capacités des parties prenantes. OD/MD (AMAP)
La Loi de Finances 2025 au cœur du petit déjeuner professionnel du Patronat
Bamako, 28 mai (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisé, ce mercredi, la 1e édition 2025 de son Petit déjeuner professionnel (PDP) au siège de l’organisation, sous le thème « La Loi de Finances 2025 : contenu et implications pour le secteur privé ». Cette rencontre, inscrite dans le cadre du Dialogue public-privé, a réuni administrations publiques, chefs d’entreprises, Partenaires techniques et financiers, ainsi que les médias, pour analyser l’impact du budget 2025 sur l’économie malienne. « La Loi de finances est un acte juridique qui autorise les mouvements financiers de l’État, en recettes et en dépenses », a déclaré, en ouverture, le président du CNPM, Mossadeck Bally. Il a souligné le rôle clé de la Loi de finances dans la collecte des impôts et taxes pour financer les politiques publiques, ajoutant : « Elle influence les conditions économiques et offre des opportunités au secteur privé, qui peut adapter ses stratégies d’investissement. » L’économiste Modibo Mao Makalou, panéliste invité, a détaillé les priorités du budget 2025. « Le budget est un acte politique qui hiérarchise les priorités nationales, avec en tête la défense et la sécurité, suivies de l’éducation, du développement rural et de la santé », a-t-il expliqué. Il a noté une réduction du déficit budgétaire, de 683 milliards de Fcfa en 2024 à 591 milliards en 2025, mais a alerté sur la hausse de la dette publique. « Le service de la dette limite les dépenses publiques, et les arriérés de paiement au secteur privé, intégrés dans la dette intérieure, posent problème », a-t-il déploré, appelant à une révision de ce mécanisme. M. Makalou a également abordé la crise énergétique, un frein majeur pour le secteur privé. « Le modèle économique d’Energie du Mali (EDM) est obsolète. L’entreprise produit et vend à perte. Il faut un partenariat avec le privé pour investir 500 milliards de Fcfa dans un mix énergétique efficace », a-t-il recommandé. Il a, par ailleurs, pointé la faible contribution du secteur secondaire (19,2 % du PIB) et une inflation prévue à 8,7 % en 2025, affectant le pouvoir d’achat. Les échanges ont aussi mis en lumière l’augmentation des achats publics, passés de 567 milliards de FCFA en 2024 à 652 milliards en 2025, renforçant le rôle de l’État dans l’économie. M. Bally a conclu en remerciant le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour son soutien, espérant que « chacun tirera les meilleurs enseignements » de ce dialogue essentiel pour l’avenir économique du Mali. OS/MD (AMAP)

