Des opérateurs économiques se forment sur le Centre d’expertise technique des Douanes
Bamako, 29 mai 2025 (AMAP) Des opérateurs économiques maliens ont participé, jeudi, à une journée de renforcement de capacités sur le Centre d’expertise technique (CET), à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a constaté AMAP. La journée a été organisée à l’initiative du CCIM, dont le président, Madiou Simpara, a présidé l’ouverture, pour permettre aux partenaires privilégiés de la douane que sont les opérateurs économiques, les déclarants, les commissionnaires en douanes, d’être outillés sur la mission du CET. Le représentant du directeur général des douane, le colonel-major Oumar Cissé, a adressé ses remerciements aux responsables du CCIM pour « cette initiative salutaire, qui témoigne de (leur) volonté constante de contribuer au développement de notre économie à travers un partenariat constructif avec l’administration des douanes. » Le colonel-major Cissé a précisé que l’institution du CET « s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de sécurisation de notre système douanier, en particulier à travers deux leviers essentiels à savoir : la vérification documentaire préalable des marchandises à l’importation et le scanning systématique à leur arrivée sur le territoire national. » « Des reformes, récemment consacrées par un projet de décret adopté par le gouvernement, traduisent notre ambition commune de rendre plus fluide, plus transparente et plus efficace la chaine logistique nationale, tout en luttant fermement contre la fraude, la sous-évaluation et les pratiques illicites qui affectent nos recettes douanières », a dit le colonel Cissé. Avant de rappeler que le rôle des opérateurs économiques, dans ce processus, est fondamental. « Le CET est un nouveau service de la douane du Mali qui consiste à effectuer des opérations d’analyse de risques portant sur l’intention d’importation et sur tous les documents obligatoires annexes, afin de permettre aux bureaux de dédouanement d’orienter leurs contrôles », a expliqué le formateur Abdel Kader Bocar Maiga. «Le CET effectue, également, les opérations d’analyse de risque sur les documents commerciaux fiscaux, avant l’arrivée des marchandises et procède au scanning à l’arrivée sur le territoire, afin de permettre aux bureaux de dédouanement d’orienter leurs contrôles », a ajouté M. Maiga. ST/MD (AMAP)
Secteur minier : L’ITIE face aux réformes du secteur minier
Bamako, 29 mai (AMAP) L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)a tenu son 8ème comité de supervision sous la présidence du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga qui préside ce comité. Cette session avait pour objectif de passer en revue l’effectivité de la mise en œuvre des recommandations de 2024 et d’analyser, en vue d’orientations fortes, les perspectives qui s’offrent au Secrétariat permanent et au ministère des Mines, en 2025. Le président du comité, le chef du gouvernement, Abdoulaye Maïga, a déclaré que cette session du Comité de supervision, instance suprême de mise en œuvre du processus ITIE au Mali, se tient dans un contexte particulier. En effet, elle « intervient à un moment où plusieurs dynamiques majeures structurent le secteur extractif malien. » Il a d’abord souligné « la volonté du gouvernement d’assainir le secteur minier en luttant contre la corruption, notamment à travers la mise en place d’un cadastre minier performant et moderne. » Ensuite, Abdoulaye Maiga a évoqué les réformes institutionnelles en cours, qui visent à assurer une application adéquate du Code minier de 2023 ainsi que de la loi relative au Contenu local. Par ailleurs, il a rappelé que le Conseil d’administration de l’ITIE internationale a récemment confirmé la conformité du Mali à la norme ITIE, en lui attribuant un score de 67 points, à la suite d’une évaluation ciblée. C’est dans cette dynamique que le Conseil d’administration de l’ITIE a formulé des mesures correctives, dont la mise en œuvre permettra d’améliorer significativement ce score. Ces mesures portent, entre autres, sur l’amélioration de la divulgation des licences et contrats miniers, une gestion plus rigoureuse du cadastre minier l’intégration des données du secteur artisanal dans le périmètre ITIE. Mais également sur le renouvellement et l’inclusivité du collège de la société civile ainsi que l’élaboration d’un plan de travail pluriannuel fondé sur des priorités stratégiques. Toujours selon le Premier ministre, « c’est pour répondre à ces exigences que le gouvernement du Mali a déjà entrepris plusieurs actions concrètes. » Il s’agit, notamment, de la relecture des textes de création des organes de mise en œuvre de l’ITIE, de réformes structurelles du cadastre minier pour une gouvernance plus efficace et de l’engagement de la Société civile dans un processus de renouvellement de son collège au sein du Comité de pilotage. En plus, a dit le chef du gouvernement malien, « ces efforts se traduisent par des avancées notables, telles que la levée partielle de la suspension de la délivrance des titres miniers, l’élaboration et l’adoption d’un plan d’action triennal du Comité de pilotage, ainsi que la production en cours du rapport ITIE 2024, incluant les données du secteur minier artisanal ». Ainsi, ces actions traduisent une forte volonté politique de répondre de manière concrète aux mesures correctives issues de la dernière validation. Enfin, pour Abdoulaye Maiga, au terme d’une année 2024 particulièrement dynamique, cette session du Comité de supervision constitue une occasion stratégique. Elle permettra, d’une part, de faire le point sur l’état d’exécution des recommandations issues de la septième session et, d’autre part, d’informer les membres des innovations proposées dans le cadre de la relecture des textes. Il sera également question de présenter les grandes lignes des rapports ITIE 2022-2023. « Cette session élève le débat à un niveau stratégique, en renforçant l’ancrage des principes de transparence et de bonne gouvernance dans les industries extractives du Mali » a-t-il conclu. AC/MD (AMAP)
Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles : Session sur les bilans 2024 et 2025
Bamako, le 29 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a présidé, ce jeudi 29 mai, à la coordination du projet, l’ouverture de la session sur le bilan des activités 2024 et celles à réaliser en 2025 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali, volets aviculture et aquaculture (PDRIAAM) phase 2, et dont le plan de travail et les budgets annuels 2025 sont estimés à 1,699 milliards de Fcfa, a constaté l’AMAP sur place. Youba Ba participait ainsi à la deuxième session du Comité d’orientation et de pilotage du PDRIAAM PHASE 2 dont l’objectif est « d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à l’amélioration de la production avicole et aquacole des petits exploitants. Et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant essentiellement les femmes et les jeunes ». Cet objectif, selon le ministre Ba, « sera atteint grâce à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacoles, à l’amélioration de la résilience desdits systèmes ainsi qu’à un accès accru des populations bénéficiaires à une amélioration saine et nutritive. » « Ainsi, le PDRIAAM doit permettre de produire par an : 15 0005 tonnes de poissons ; 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulets », a annoncé le chef du département de l’Élevage et de la Pêche. Et ce, « au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. » En outre, l’objectif du projet, qui cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes, selon Youba Ba, « cadre bien avec la politique de développement agricole » du Mali. Laquelle vise « la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et périurbain ; la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays ; de la réduction de la pauvreté rurale ; la modernisation de l’agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie. » S’y ajoutent, entre autres, « la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ; l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique ». Les administrateurs, avec à la tête, le coordinateur du PDRIAAM PHASE 2, Sory Ibrahim Sidibé, auront à examiner, analyser et amender les documents qui leur sont soumis. Il s’agit, entre autres, de la mise en place et le développement de l’Unité de gestion du projet ; la préparation d’une situation de référence des deux filières dans la zone d’intervention du projet ; la préparation des travaux de réalisation des infrastructures et d’équipements ; le renforcement des capacités des parties prenantes. OD/MD (AMAP)
La Loi de Finances 2025 au cœur du petit déjeuner professionnel du Patronat
Bamako, 28 mai (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisé, ce mercredi, la 1e édition 2025 de son Petit déjeuner professionnel (PDP) au siège de l’organisation, sous le thème « La Loi de Finances 2025 : contenu et implications pour le secteur privé ». Cette rencontre, inscrite dans le cadre du Dialogue public-privé, a réuni administrations publiques, chefs d’entreprises, Partenaires techniques et financiers, ainsi que les médias, pour analyser l’impact du budget 2025 sur l’économie malienne. « La Loi de finances est un acte juridique qui autorise les mouvements financiers de l’État, en recettes et en dépenses », a déclaré, en ouverture, le président du CNPM, Mossadeck Bally. Il a souligné le rôle clé de la Loi de finances dans la collecte des impôts et taxes pour financer les politiques publiques, ajoutant : « Elle influence les conditions économiques et offre des opportunités au secteur privé, qui peut adapter ses stratégies d’investissement. » L’économiste Modibo Mao Makalou, panéliste invité, a détaillé les priorités du budget 2025. « Le budget est un acte politique qui hiérarchise les priorités nationales, avec en tête la défense et la sécurité, suivies de l’éducation, du développement rural et de la santé », a-t-il expliqué. Il a noté une réduction du déficit budgétaire, de 683 milliards de Fcfa en 2024 à 591 milliards en 2025, mais a alerté sur la hausse de la dette publique. « Le service de la dette limite les dépenses publiques, et les arriérés de paiement au secteur privé, intégrés dans la dette intérieure, posent problème », a-t-il déploré, appelant à une révision de ce mécanisme. M. Makalou a également abordé la crise énergétique, un frein majeur pour le secteur privé. « Le modèle économique d’Energie du Mali (EDM) est obsolète. L’entreprise produit et vend à perte. Il faut un partenariat avec le privé pour investir 500 milliards de Fcfa dans un mix énergétique efficace », a-t-il recommandé. Il a, par ailleurs, pointé la faible contribution du secteur secondaire (19,2 % du PIB) et une inflation prévue à 8,7 % en 2025, affectant le pouvoir d’achat. Les échanges ont aussi mis en lumière l’augmentation des achats publics, passés de 567 milliards de FCFA en 2024 à 652 milliards en 2025, renforçant le rôle de l’État dans l’économie. M. Bally a conclu en remerciant le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour son soutien, espérant que « chacun tirera les meilleurs enseignements » de ce dialogue essentiel pour l’avenir économique du Mali. OS/MD (AMAP)
SGIHE : La nouvelle société immobilière lance ses activités
Bamako, 28 mai (AMAP) Le vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), George Naby, a officiellement lancé, ce mercredi matin, 28 mai 2025, à Bamako, la nouvelle structure « Société de gestion des immobilisations hors exploitation » (SGIHE), dont l’objectif principal est l’acquisition et la revente des immobilisations hors exploitations (IHE) des banques de la place, a constaté l’AMAP. Selon un dépliant remis à la presse par ses responsables, la SGIHE est une société malienne de promotion immobilière à capitaux mixtes détenus à 53,05% par la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) et les banques maliennes à 46,95%. « Elle vise à devenir le leader dans la gestion et la valorisation des actifs immobiliers au Mali, tout en promouvant un développement urbain durable », selon la même source. Elle a comme principale mission : acquérir, viabiliser, construire et vendre les biens immobiliers hors exploitation situés dans le périmètre urbain et périurbain de Bamako, pour créer de la valeur ajoutée pour nos partenaires et sociétés. Selon George Naby, la création de cette nouvelle structure marque une avancée majeure dans « notre volonté commune de renforcer la solidité financière de nos institutions. » « En apportant une réponse structurée et concertée à la problématique des immobilisations hors exploitation », a souligné M. Naby. « Avec la création de ce service, a-t-il dit, nous nous dotons d’un levier stratégique essentiel pour l’assainissement et l’optimisation de nos bilans. » M. Naby a affirmé que leur ambition « est de bâtir un environnement bancaire plus robuste, plus transparent et résolument tourné vers l’avenir. » Cette initiative illustre parfaitement la synergie possible entre secteur public et privé au service du développement économique, selon le vice-président de L’APBEF. Il a lancé un appel à l’ensemble des banques et établissements financiers du Mali « à s’engager activement aux côtés de la nouvelle structuré créée par les banques et pour les banques, qui serait déterminant pour garantir son efficacité et l’atteinte de leur objectifs. » Le directeur général de la SGIHE a expliqué que ce lancement est une étape cruciale pour son entreprise de contribuer de manière substantielle au développement économique du pays. Fousseyni Sidibé a exprimé sa profonde gratitude à tous ceux qui ont contribué à la création de SGIHE. ST/MD (AMAP)
L’Union locale des acteurs du marché de Bankass organise sa foire de la Tabaski
Bankass, 24 mai (AMAP) L’Union locale des acteurs du marché (ULAM) a organisé une foire de la Tabaski de petits ruminants et de produits agricoles, dans la journée du samedi 23 mai 2025, aux environs de 9 heures, à l’espace public en face du service vétérinaire. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture. Le préfet du Cercle, le colonel, Aly Sidibé, a adressé ses remerciements et félicité ULAM pour l’organisation de cette foire qui « permettra à la population d’acheter des animaux et des produits agricoles à un prix raisonnable et pour le développement du Cercle de Bankass. » Les produits agricoles transformés par les femmes de Bankass sont de qualité. La visite des stands par les autorités, une danse folklorique ont été les temps forts de la cérémonie d’ouverture de la foire de Tabaski. L’événement était placé sous la présidence du préfet du cercle de Bankass, et sest deroulé en présence de plusieurs sous-préfet (Bankass, Segué et d Kani Bonzon), le maire de la Commune rurale de Bankass, Allaye Guindo, des chefs de service techniques de l’État, les forces de défense et de la sécurité (la police, la gendarmerie, la garde nationale, la douane), la société civile, la présidente de l’ULAM, Djeneba Togo, le parrain de la cérémonie, Abdoulaye Yaro, la marraine de la cérémonie Mme Diara Cissé. AKG/MD (AMAP)
L’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma en passe de devenir une agence d’exécution de l’AES
Bamako, 24 mai (AMAP) Le Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) a décidé, samedi, à Bamako, de soumettre à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement un projet de transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. « Le rapport des Experts sur la transformation de l’ALG en Agence d’exécution devrait être déposé dans un délai n’excédant pas deux mois », a précisé le communiqué final lu par la Secrétaire exécutive de l’ALG, Mme Hawa Aw, dans l’une des principales résolutions de la 13ᵉ session extraordinaire du Conseil des ministres, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), en prélude à la 8ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État ou de Gouvernement. Selon la même source, le Conseil a décidé de soumettre à la Conférence des chefs d’État un projet d’acte portant transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. Il avait, auparavant, pris acte du rapport de la réunion préparatoire des experts ainsi que du rapport relatif à l’intégration de l’ALG dans l’architecture institutionnelle de la Confédération des Etats du Sahel (AES). La réunion, présidée par le ministre des Mines du Mali, Pr Amadou Keita, président en exercice du Conseil des ministres, a réuni le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, ainsi que le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine. Les travaux en plénière ont porté sur les conclusions et recommandations de la réunion préparatoire des experts, suivis d’échanges autour des dossiers inscrits à l’ordre du jour. Le Conseil des ministres a, également, décidé de soumettre le projet d’acte mettant fin au mandat de Saidou Oua, précédemment Secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, au président de la Conférence pour signature à titre de régularisation. Il a proposé, également, la régularisation du mandat de Mme Hawa Aw pour le temps qu’elle a exercé en qualité d’intérimaire, ainsi que la nomination d’un administrateur provisoire pour un mandat de six mois en vue de gérer les affaires courantes de l’ALG et coordonner les travaux du Comité d’experts qui sera mis en place. Le Conseil des ministres a décidé de tenir sa 61ᵉ session ordinaire au Niger, conformément aux conclusions de la 60ᵉ session tenue à Ouagadougou. À l’issue du huis clos, le Conseil des ministres a demandé au Mali de désigner un administrateur provisoire et à chaque pays membre de désigner trois personnes pour composer le Comité d’experts dans un délai de 15 jours après cette session extraordinaire. Il a félicité la Secrétaire exécutive et lui a adressé ses remerciements pour les performances réalisées par l’ALG sous son mandat. Rappelons que l’ALG est une des plus anciennes institutions internationales en Afrique. Elle a été créée en 1970 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans le but de promouvoir le développement harmonieux et intégré de la Région du Liptako Gourma, par la mise en valeur, dans un cadre régional, des ressources naturelles existant dans l’espace sahélien. AG/MD (AMAP)
Le Niger signe avec le Mali à Niamey des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures
Bamako, 24 mai (AMAP) Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a conduit une mission stratégique à Niamey, du 14 au 17 mai 2025, pour signer des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures et sécuriser la livraison de carburants au Mali, particulièrement dans ses régions septentrionales confrontées à des défis logistiques et sécuritaires, a annoncé vendredi une source officielle à Bamako. « Nous sommes ici pour établir des contrats d’approvisionnement réguliers avec la Société nigérienne du pétrole, (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et poser les bases d’une coopération durable dans le secteur énergétique », a déclaré M. Diallo, cité par un communiqué de son département Lors d’une séance de travail avec son homologue nigérien, Dr. Sahabi Oumarou, le ministre malien a affirmé : « Le Niger est pleinement engagé à accompagner les opérateurs maliens pour un approvisionnement sécurisé et de qualité. » Des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit du carburant vers le Nord du Mali. « Nous nous engageons à simplifier les opérations de transport routier dans le cadre de ce partenariat », a assuré le ministre nigérien des Transports. Les montants et quantités des livraisons n’ont pas été précisés. Le point culminant de la mission a été la signature de plusieurs contrats commerciaux, le 16 mai, entre la SONIDEP et des entreprises maliennes qui sont destinés à garantir un approvisionnement régulier et sécurisé du Nord malien en hydrocarbures. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES) et des orientations du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, pour garantir l’autonomie énergétique du Mali. ENGAGEMENTS LOGISTIQUES ET DIPLOMATIQUES – Le 14 mai, des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit des carburants vers le Nord du Mali. Le 16 mai, une audience avec le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a renforcé la convergence de vues entre les deux pays. « Le Niger soutient pleinement cette démarche d’intégration économique et énergétique au sein de l’AES », a souligné le chef du gouvernement nigérien. La visite à l’ambassade du Mali à Niamey, où la délégation a été accueillie par l’ambassadeur, le colonel-major Younoussa Barazi Maïga, a mis en lumière le rôle clé de la diplomatie malienne. « Une diplomatie économique proactive est essentielle pour consolider nos acquis bilatéraux », a insisté le ministre Diallo. Le point culminant de la mission a été la signature, le 16 mai, de plusieurs contrats commerciaux entre la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP), (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et des entreprises maliennes. « Ces accords garantissent un approvisionnement régulier et sécurisé en hydrocarbures, marquant une étape décisive pour l’autonomie énergétique du Mali ». Selon, le communiqué, la visite de la délégation multisectorielle malienne visait à consolider la coopération énergétique entre le Mali et le Niger. Elle comprenait des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), de la Fédération malienne des Transitaires (FETRAM) et d’une dizaine de sociétés maliennes du secteur des hydrocarbures. La cérémonie, en présence des Ministres nigériens du Pétrole et du Commerce, a scellé ce partenariat stratégique. OS/MD (AMAP)
Les ministres en charge de l’Economie de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont validé, à Bamako, la création de la Banque confédérale
Bamako 23 mai (AMAP) Les ministres en charge de l’Economie de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont validé, vendredi, à Bamako, la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), a constaté l’AMAP. « Cette réunion marque une étape décisive supplémentaire dans notre volonté commune de doter la Confédération des États du Sahel d’un instrument financier solide, adapté à nos réalités et porteur d’une ambition collective, celle d’un développement souverain, durable et inclusif », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Réuni, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), dans la capitale malienne, le Comité ministériel « Développement » de l’AES, afin de poursuivre l’opérationnalisation des actions prioritaires du Pilier « Développement » de l’AES, a entériné, ainsi la création de la Banque confédérale. Cette session s’est déroulée sous la présidence du ministre Alousséni Sanou et ses homologues du Burkina Faso, Aboubakar Nakanabo et du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances. « La création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) n’est pas seulement une nécessité économique », selon M. Sanou, mais plutôt « un acte politique majeur, un signal fort de notre engagement à bâtir une souveraineté financière, gage d’une prospérité partagée ». Il a précisé : « nous avons, tout au long de nos travaux, posé les bases d’un projet, ambitieux, une banque au service de la transformation structurelle de nos économies, une institution capable de financer nos projets d’infrastructures, d’énergie, d’industrialisation, d’agriculture, de technologies et d’éducation ,une réponse concrète aux défis de l’emploi des jeunes, de la résilience climatique et de la cohésion sociale>>. Par ailleurs, le ministre de l’Economie et des Finances du Mali a salué la convergence de vues qui a émergé sur les grandes orientations, précisément « la gouvernance de de la BCID-AES, son siège social, sa dotation initiale en capital, son mode de fonctionnement et son ancrage dans une logique de transparence, d’efficacité et d’intégration régionale. » « Aujourd’hui, nous avons fait bien plus que tracer des lignes, nous avons fait naître une vision. Une vision portée par la solidarité confédérale, par la confiance en nos propres capacités et par la certitude que notre avenir se construit ici, chez nous, avec nous et par nous », a-t-il fait savoir. Quant au ministre de l’Economie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nakanabo, il a ajouté que ses homologues et lui « ont souligné la clairvoyance des trois chefs d’État dans leur décision d’établir, par la validation de la Feuille de route : Pilier « Développement », des mécanismes dédiés à la mise en œuvre des actions prioritaires dudit Pilier » « Les ministres ont réaffirmé leur engagement ferme à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur bonne exécution. Ils ont convenu d’accélérer la libération du capital de la BCID-AES », a-t-il déclaré avant d’exprimer leur « satisfaction quant aux importantes avancées enregistrées dans les domaines de la Défense et la Sécurité, de la Diplomatie et du Développement ». MMD/MD (AMAP)
Présentation de la Zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako
Koulikoro, 23 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP sur place Le PDZSTA -KB est la phase pilote d’un programme de douze agropoles prévues qui s’insère dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) du Mali. Le programme est censé contribuer au renforcement de l’activité économique, notamment dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie et le commerce dans la région de Koulikoro et la zone péri urbaine de Bamako. Son objectif est de contribuer à la réduction des importations des produits agro-alimentaires et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Mali, à travers la création de pôles de développement agro-industriels porté par le secteur privé ; développer la transformation, la valorisation et la commercialisation des produits agricoles; augmenter les investissements dans la transformation agro-alimentaire, réduire les importations des denrées alimentaires ; rehausser la valeur ajoutée des exportations agricoles maliennes. Le programme couvre trois Cercles, à savoir Kangaba, Kati, Koulikoro et le district de Bamako avec une population de 1,6 million d’habitants dont au moyen 79% sont occupés par l’agriculture. Dans cette Région se trouvent les communautés les plus vulnérables du pays du fait de la dégradation alarmante des ressources naturelles, du changement climatique, de la perception erronée de l’orpaillage et de la migration comme activité de prospérité. Le site prévu pour la Zone spéciale de transformation agro-industrielle (ZSTA) est situé dans la zone industrielle de la Commune rurale de Bancoumana, relevant du Cercle de Kati et la Région de Koulikoro. Bancoumana se situe à 53 km au sud de Bamako et est facilement accessible par la RN26 reliant Bamako à Kangaba. Le site est distant de 2,5 km de la ville et à environ 200 mètres de la RN26. Il s’étale sur une superficie de 200 ha (2000 X1000 m). Les installations prévues à l’agropole de Bancoumana occuperont environ 164 hectares et seront composées d’un parc agro-industriel, une zone industrielle et des activités connexes, une zone logistique et pôle qualité, une zone d’extension future, des espaces verts, des parkings, des voiries. La commune de Bancoumana s’est dotée d’un Schéma directeur d’urbanisme approuvé par le décret N 0880 P-RM du 23 Novembre 2016 et adopté en conseil des ministres le 23 janvier 2017. AD/MD (AMAP)

