Le Premier ministre à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4) à Séville, en Espagne
Bamako, 28 juin (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga, a quitté ce samedi 28 juin 2025, Bamako pour Séville, en Espagne, où il représentera le Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 4è conférence internationale sur le financement du développement (FFD4), du 30 juin au 03 Juillet 2025, annonce un communiqué de la Primature. Le chef du gouvernement représentera le président de la Transition, et conduira la délégation malienne comprenant certains membres du gouvernement pour porter à cette rencontre « la voix du Mali. » et présentera « la vision du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita à la communauté financière internationale. « La 4è conférence internationale représente une opportunité unique de reformer le financement à tous les niveaux. « Elle doit, aussi, donner une impulsion à la réforme de l’architecture financière internationale et relever les défis qui freinent l’investissement urgent nécessaire à la réalisation des objectifs de développement durable. » C’est une occasion aussi d’accélérer la mise en œuvre de l’agenda 2030. « L’occasion sera opportune pour le chef du gouvernement malien de présenter aux partenaires extérieurs la vision « Mali Kura nietaasira ka ben san 2063ma » ainsi que la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. » « Ces deux initiatives visent à moderniser notre pays, encourager l’innovation et renorcer son intégration sur les plans régional et international. La vision Mali Kura 2063 s’appuie sur 11 projets structurants comme farafina jiginè pour garantir l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura, visant un accès universel à l’électricité ou Kankou Moussa Seguina, dédié à la valorisation du patrimoine culturel. » Et quant à la stratégie nationale, elle s’articule autour de cinq grandes priorités comme le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité ou la transformation économique et une croissance durable. A Séville, la délégation malienne prendra part à certains panels stratégiques de haut niveau. En marge de la conférence le général de Division Abdoulaye Maiga aura des rencontres bilatérales avec des dirigeants du monde et avec des partenaires stratégiques du Mali. Il échangera avec les Maliens établis en Espagne. MD (AMAP)
Bamako : Atelier pour renforcer la gouvernance foncière et urbaine par une application harmonisée des textes
Bamako, 28 juin (AMAP) Un atelier d’échanges sur la pratique des textes régissant l’urbanisme, la construction, les domaines et le cadastre s’est ouvert, ce samedi, à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) à Bamako, sous la présidence du ministre chargé de l’Urbanisme, Imirane Ibrahime Touré. « Cet atelier est un espace de vérité et de construction collective pour harmoniser l’interprétation des textes et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens », a déclaré le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem. Organisé sur deux jours (28-29 juin 2025), la session vise à renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux pour une gouvernance foncière et urbaine plus cohérente. Les participants, incluant les directeurs régionaux, chefs de services et représentants syndicaux, partagent expériences et bonnes pratiques afin d’identifier les blocages dans l’application des textes réglementaires. « Nous constatons des interprétations divergentes et des in cohérences dans les procédures », a souligné M. Ouologuem, appelant à un cadre d’interprétation partagé. Le directeur général des Domaines et du Cadastre, Amadou Maïga, a mis en avant les réformes récentes, notamment l’adoption de la loi domaniale et foncière de 2024, qui consacre le Titre Foncier comme unique document d’attribution pour réduire les conflits fonciers. « La digitalisation, avec des outils comme MoDoNum et SITFI, accélère le traitement des dossiers et renforce la transparence », a-t-il ajouté, annonçant le lancement d’un portail web institutionnel à la clôture de l’atelier. Le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Ibrahime Toure, a insisté sur les priorités du gouvernement de la Transition, telles que l’immatriculation systématique des parcelles, la création de 429 hectares de réserves foncières pour des logements sociaux et l’achèvement de 2 780 logements. « Nous devons assumer notre rôle pour résoudre les problèmes fonciers et éviter les litiges inutiles devant les tribunaux », a-t-il affirmé, appelant à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à la terre et au logement. L’atelier, financé par les budgets 2025 de la DNUH et de la Direction générale des Domaines et du Cadastre, se clôturera par un rapport proposant des recommandations pour une gestion foncière et urbaine plus efficace, de Kayes à Kidal. OS/MD (AMAP)
Forum de Mercy Corps : Tirer profit des bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique
Bamako, 27 juin (AMAP) Des participants venus de plusieurs localités d’intervention du projet « Mercy Corps », ont échangé, pendant trois jours (25, 26 et 27 juin), à Bamako, pour dégager des recommandations sur l’adaptation et la résilience au changement climatique, la mutualisation et l’harmonisation des approches ainsi que les efforts au sein d’une coalition nationale au bénéfice des communautés partenaires. Ces participants de Bamako, Koulikoro, Ségou, San, Koutiala ont recommandé, entre autres, de vulgariser les bonnes pratiques identifiées lors de ce forum, faire des restitutions au sein des différentes organisations et prendre en compte les bonnes pratiques lors de la formulation de nouveaux projets, sensibiliser et informer les jeunes à l’utilisation responsable des ressources naturelles. Lors de la clôture des travaux, vendredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la représentante du ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Bocoum Aoua Guindo, a fait remarquer que les femmes représentent plus de 70% de la main d’œuvre agricole au Mali. « Elle portent une grande part de la production et du travail quotidien dans nos champs, nos marchés et nos familles. Pourtant, alors qu’elles constituent le pilier de notre sécurité alimentaire, moins de 10% d’entre elles ont un accès effectif à la terre, Ce qui freine leur pleine contribution au développement rural, mais aussi à la stabilité et à la paix dans nos communautés », a-t-elle fait remarquer. « La réduction de cette inégalité est, non seulement, une question de justice sociale mais, aussi, un lien central pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion et favoriser un développement harmonieux », a averti Mme Bocoum. Elle a également trouvé que les conclusions de ces travaux « confortent dans la conviction que la résilience agricole ne peut se construire sans justice sociale, sans égalité d’opportunités pour les femmes et la jeunesse, sans promotion active de leur leadership. » « A travers les actions du Programme justice et stabilité au Sahel (JASS), grâce à la mobilisation des autorités locales, des commissions foncières et de tous les partenaires, nous voyons des progrès réels », a fait savoir Mme Bocoum Aoua Guindo. Parmi les partenaires, il y a le Royaume Uni dont le représentant de l’ambassadeur, Robert Elsworth, a souligné que le changement climatique est une menace réelle. « Nous repartirons avec des idées concrètes pour une solution durable », a-t-il dit. Ces trois jours ont été consacrés au thème : « Forum de partage de connaissance et bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique. » ST/MD (AMAP)
Formation professionnelle : L’INCEF doté d’un nouveau siège
Bamako 26 juin (AMAP) L’Institut national consulaire d’études et de formation (INCEF), a inauguré, jeudi, à Banankougou, en Commune VI du district de Bamako, son nouveau siège, pour un investissement estimé à plus de 1,5 milliard de Fcfa, sur plusieurs exercices, lors d’une cérémonie sous la présidence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. « C’est un motif de fierté et de satisfaction. Nous connaissons tous le rôle et l’importance de la Chambre de commerce et de l’industrie, du secteur privé, de manière générale, dans notre économie nationale », a déclaré le Premier ministre qui avait à ses côtés le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara. Le chef du gouvernement a ajouté que « l’inauguration de ce joyau architectural, permet à la CCIM, d’aller au-delà de sa vocation initiale de renforcement des capacités de ses membres. » « Cela permettra aux formateurs de faire, à la fois, la théorie et la pratique. Je pense qu’aujourd’hui, avec cette nouvelle orientation sera une opportunité pour les jeunes d’apprendre des métiers du commerce et de l’industrie », a poursuivi le général Abdoulaye Maïga. La réalisation du siège de l’INCEF et son équipement constituent le volet infrastructure de la réforme. « L’infrastructure est réalisée sur une superficie totale de 2 680 m2 dont 1 800 m2 occupés par les bâtiments », a précisé le vice-président de la CCIM, Mamadou Tiéni Konaté. Selon lui, avec un nouveau siège moderne doté d’un amphithéâtre, de salles de classe, de conférences, d’ateliera et d’informatique, l’INCEF offre des formations de qualité pour renforcer les compétences et booster l’employabilité. Créé en 2001 par la CCIM, l’INCEF accompagne, depuis plus de 20 ans les entreprises, organisations et groupements professionnels du secteur privé. À ce titre, son vice-président a souligné que face aux défis de l’adéquation formation-emploi, l’INCEF se recentre, aujourd’hui, sur des filières innovantes adaptées aux besoins du marché, notamment dans le numérique, l’énergie solaire et l’agrobusiness. Pour sa part, le représentant de la mairie de la Commune VI du district de Bamako, Ibrahim Traoré, a indiqué que ce nouveau siège permettra aux jeunes de la Commune VI d’étudier dans de bonnes conditions. « Ce qui, selon lui, va naturellement diminuer le chômage de ces jeunes. » La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence d’autres membres du gouvernement, des ambassadeurs accrédités au Mali, des autorités locales et des légitimités traditionnelles. MMD/MD (AMAP) .
Le ministre Alhamdou Ag Ilyene : « Cette visite officielle nous a permis d’avancer sur les projets de satellites »
Envoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 26 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), entretient des discussions très avancées avec la Russie dans le domaine de la communication, plus précisément la télécommunication, a déclaré, jeudi, à Kazan, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyene, Dans le domaine stratégique de la communication satellitaire, le Mali et les autres pays de AES (Burkina Faso et Niger) ont de grandes ambitions. « Il s’agit précisément de la création d’une agence spatiale et du lancement de satellites. Les pays de l’AES sont en discussion avec la société Globe Cosmos de Russie pour pouvoir procéder à des lancements de satellites », a dit le ministre, l’un des dix membres du gouvernement qui accompagnent le président de la Transition lors de la visite officielle en Fédération de Russie. « En la matière, nous visons deux satellites essentiellement : un satellite de télécommunication qui va nous permettre de réduire les coûts de communication du téléphone, pour nos stations de radios et de télévisions, pour que nos bateaux, nos véhicules, nos avions puissent être connectés. Et avoir des frais de diffusion très réduits, une fois ces satellites acquis », a expliqué le ministre Ag Ilyene. « Le second satellite concerne la télédétection terrestre qui va se consacrer à la surveillance du territoire, notamment les frontières, l’évolution urbaine, la protection de l’environnement, de la faune, veiller sur toutes les activités susceptibles de menacer le développement du pays », a expliqué le ministre chargé de la Communication. Plusieurs missions techniques ont été effectuées en Russie cette année. Déjà en début d’année, le ministre de l’Économie et des Finances a évoqué une convention avec la partie russe sur un programme de formation de dix étudiants par an, pendant 4 ans dans les domaines spécialisés concernant les satellites. Également, un certain nombre de spécialistes y seront envoyés pour approfondir les connaissances et acquérir une certaine expertise en matière d’activité aérospatiale. La visite officielle a permis surtout d’accélérer la concrétisation de tels projets ambitieux. « Cette mission nous a permis d’avancer. Nous sommes en parfaite harmonie avec le partenaire russe. Un projet de satellite a besoin d’un temps minimal de quatre ans. Le partenaire russe nous accorde des facilités sur certains besoins satellitaires au regard de sa grande expertise dans ce domaine. Les États de l’AES comptent en tirer un grand avantage», a confié le ministre Alhamdou Ag Ilyene avec beaucoup d’espoir. AS/MD (AMAP)
Visite officielle du Chef de l’État en Russie : Le Tatarstan ouvre ses industries automobiles civiles et militaires au Président Assimi Goïta
Envoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 26 juin (AMAP) La délégation présidentielle malienne a visité, jeudi, à Kazan, l’atelier de l’entreprise Rostec, géant mondial de construction d’hélicoptères dont la renommée parcourt les quatre coins du monde et a, aussi, reçu une équipe du groupe Yadran, partenaire stratégique dans la construction de la raffinerie d’or de Sénou, a constaté l’AMAP. Le général d’Armée Assimi Goïta et la forte délégation qui l’accompagne ont eu droit en cette matinée du 26 juin, à Kazan, à une visite guidée des hauts responsables de ce géant mondial de construction d’hélicoptère dont la renommée parcourt les quatre coins du monde. Les hélicoptères Mi s’imposent pour la plupart par leur envergure notamment le transport de troupes ou de personnalités. « Le président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, a voulu que la délégation qui l’accompagne s’inspire de l’expérience et l’expertise russes pour un développement durable, une économie résiliente, une souveraineté renforcée. Pour donner corps aux protocoles d’accords signés dans plusieurs domaines, il était important de toucher certains aspects comme le transfert de compétences », a déclaré le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée, Sadio Camara. « C’est ce qui explique le choix de l’industrie, en particulier l’industrie militaire pour laquelle le Mali a de grandes ambitions. Dans un esprit de confiance, le partenaire russe a ouvert toutes les portes à la délégation malienne pour faire profiter de son expérience de développement et la mise en œuvre d’une stratégie d’équipement et d’industrialisation efficace », a ajouté le ministre de la Défense et des anciens Combattants. Pour le général de corps d’armée Sadio Camara, l’industrie du Tatarstan inspire dans ce sens : « Le gouvernement du Tatarstan, qui est une République de la Fédération de Russie, a voulu nous montrer les capacités industrielles remarquables sur son territoire, notamment les usines de construction d’hélicoptères et de véhicules utilitaires. Nous sommes très impressionnés par l’organisation et la qualité de ces usines. » « Nous comprenons ce qui fait la qualité et la robustesse des appareils russes que nous utilisons au combat. Nous avons compris la grande efficacité de ces appareils sur le terrain, sur le théâtre des opérations. C’est une source d’inspiration pour emprunter le même chemin », s’est enthousiasmé Sadio Camara. Le président Assimi Goïta a eu droit à une exhibition des véhicules blindés de combat et de transport de la compagnie Remdizel, spécialisée en solutions de défense. L’on pouvait admirer l’allure du blindé polyvalent K5385. Le chargé des Activités extérieures de la compagnie, Bulat Zainutdinov, a dit à la presse malienne toute leur fierté de l’intérêt que les autorités du Mali accordent à leurs solutions. Ce qui va les encourager à produire davantage d’engins appropriés pour la clientèle, dans un secteur à forte concurrence. Aux côtés des engins de Remdizel, se trouvaient des prototypes de véhicules de l’usine de construction de camions à usage civil, Kamaz qui entend s’ouvrir davantage au Mali et à l’Afrique. Elle est déjà réputée pour avoir remporté des victoires au Rallye Paris-Dakar. Dans le grand atelier de l’entreprise Rostec, les bruits assourdissants de soudeuses, de chalumeaux, de marteaux géants sur les composites et autres formes de métaux contrastent avec le décor qui s’offre à la vue des visiteurs du jour. De part et d’autres des allées, des ouvriers s’affairent à l’assemblage. Ici, une cabine prend forme, là des hélices entreposées, devant des matériaux de fuselage. Les membres du gouvernement présents, ceux du cabinet du Chef de l’État et autres collaborateurs techniques tentent de capter les quelques mots qui résistent au grand bruit des lieux, venant des explications traduites en français du guide russe affecté au Président de la Transition. Tout de même, chacun trouve son compte avec les panneaux descriptifs des appareils proposés à être visités. Ici les colosses toisés sont des hélicoptères utilitaires lourds Mi-8MTV-1, des hélicoptères utilitaires légers Mi-24, des hélicoptères de polices, de secourisme. Dans la matinée, le Président de la Transition a reçu une équipe du groupe Yadran, partenaire stratégique dans la constitution de la raffinerie d’or de Sénou. Le groupe a présenté au Général d’armée Assimi Goïta une maquette, élément sensible, de la future plate-forme industrielle tant attendue, et dont la première pierre a été posée le 16 juin dernier. Sur le projet, le ministre des Mines, Amadou Keïta, dit que le Mali porte une attention particulière au transfert de compétences, volet important du projet. Le Mali et la Fédération de Russie ont entamé le processus de développement accéléré de leur coopération économique. Les deux Chefs d’État veulent faire du potentiel industriel du Tatarstan un levier stratégique. AS/MD (AMAP)
Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, en Espagne
Bamako, 26 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, représentera le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4), du 30 juin au 3 juillet à Séville, en Espagne, a appris l’AMAP, de source officielle « Cette conférence est une opportunité unique pour présenter la vision du Mali en matière de développement durable et attirer des partenaires stratégiques », a indiqué un communiqué du Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA). À la tête d’une délégation comprenant les ministres des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou et de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, le Premier ministre portera la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Ces initiatives visent à moderniser le Mali, promouvoir l’innovation et renforcer son intégration régionale et internationale. La Vision Mali Kura 2063 repose sur onze projets structurants dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour un accès universel à l’électricité, et Industrialiser le Mali pour relancer le secteur industriel. La SNEDD, quant à elle, s’articule autour de cinq priorités : souveraineté et sécurité, refondation de la gouvernance, transformation économique, développement du capital humain et gestion durable de l’environnement. Le coût total de cette stratégie s’élève à 61 232,1 milliards de Fcfa, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de Fcfa. À Séville, la délégation malienne participera à des panels stratégiques de haut niveau et le Premier ministre tiendra des rencontres bilatérales avec des dirigeants et partenaires. La conférence vise à réformer l’architecture financière internationale et accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour les objectifs de développement durable. En marge de l’événement, le général Maïga rencontrera la diaspora malienne en Espagne, pour renforcer les liens avec les communautés expatriées. OS/MD (AMAP)
La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable
Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)
Campagne agricole 2025 : Des objectifs ambitieux et des conditions prometteuses
Bamako, 26 juin (AMAP) Les objectifs de production du Mali sont fixés à 11,6 millions de tonnes de céréales sur 6,6 millions d’hectares par le ministère de l’Agriculture pour la campagne agricole en 2025 qui démarre dans un contexte jugé favorable à plus d’un titre, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au cours d’une conférence de presse, dans les locaux du département, a fait l’état d’avancement de la campagne, en particulier sur le volet de la production végétale, à la date du 20 juin 2025. En présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, et du président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré, les échanges avec le ministre de l’Agriculture ont porté sur la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, l’évolution des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire, les principales difficultés et les pistes de solutions. La souveraineté alimentaire reste le pilier central de la Politique de développement agricole (PDA). Dans ce cadre, le ministère élabore chaque année, en concertation avec les acteurs du secteur, un plan de campagne consolidé avec des objectifs harmonisés en matière de production céréalière, cotonnière, fruitière et maraîchère. Pour l’année 2025, le plan a été approuvé lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenue le 6 mai dernier. Il prévoit une production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment la mise à disposition d’intrants et d’équipements agricoles subventionnés, le contrôle de qualité des intrants, la protection phytosanitaire renforcée, le paiement du reliquat du coton graine aux producteurs et le maintien du prix d’achat du coton à 300 Fcfa le kilogramme. La subvention des intrants concerne cette année les engrais chimiques et organiques, les semences de maïs hybrides et le biostimulant Ovalis. Deux programmes majeurs soutiennent cet effort. Le Programme de développement de la productivité et de la diversification agricole des zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM) prévoit la mise en place de 10 500 tonnes d’urée, 6 000 tonnes de DAP (Di-amoniaque phosphate) et 5 043 tonnes de NPK pour un montant total de 9,83 milliards de Fcfa. À la date du 20 juin, 6 095 tonnes, soit 28,3 %, ont déjà été livrées. Le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (PUPSAN) prévoit, quant à lui, 1 335 tonnes d’urée, 200 tonnes de DAP et 684 tonnes de NPK pour un coût de 1,2 milliard de Fcfa. Pour accompagner cet effort, le gouvernement a inscrit 17,6 milliards de Fcfa dans la Loi de finances 2025 pour soutenir la subvention des intrants dans les zones hors coton. Pour les zones cotonnières, l’enveloppe s’élève à 35 milliards de Fcfa. « 21 453 tonnes d’engrais minéraux sont déjà acquises via un projet financé par la Banque mondiale. À cela s’ajoutent 1.335 tonnes attendues d’un autre programme et plus de 12.100 tonnes sur le budget national. Les livraisons sont en cours, et l’ensemble devrait être disponible au plus tard le 10 juillet », a annoncé le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba. Concernant la pluviométrie, le ministre Kelema a indiqué que les pluies sont normales à excédentaires dans la plupart des zones agricoles, hormis le Centre, le Nord et certaines localités de l’Ouest (Kayes) où elles restent déficitaires. Comparées à la même période en 2024, les précipitations sont généralement supérieures, sauf dans des zones localisées comme Gao (Nord), Mopti (Centre) et le sud de Kayes (Ouest). Le niveau des eaux est aussi en progression, avec des niveaux supérieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période. Les semis sont en cours, grâce aux pluies déjà enregistrées. Pour le riz, 49 280,5 hectares sont emblavés contre 47 760 ha en 2024, sur un objectif de 912 442 ha, soit un taux de réalisation de 5,4 %. Pour les céréales sèches (maïs, sorgho, mil, fonio), 307 663,75 ha sont emblavés contre 259 596 ha à la même période l’année dernière. Pour les légumineuses, 33 211,5 ha sont déjà semés sur les 535 782,65 ha prévus pour l’arachide et 3 530,75 ha sur les 494 173,98 ha pour le niébé. Le sésame enregistre 41 ha sur 104 829,15 ha prévus et le soja, 3 377 ha sur 37 512,5 ha attendus. Selon le ministre Kelema, la situation phytosanitaire reste calme. Parmi les difficultés, on note l’insécurité dans certaines zones de production, le retard dans l’approvisionnement en intrants dans le système coton et le retard dans le paiement du coton graine. Le ministre a toutefois assuré que des mesures sont en cours pour résoudre ces problèmes. « La campagne agricole 2025 se poursuit dans de bonnes conditions, avec une pluviométrie globalement favorable et des emblavures en progression comparée à 2024 », a-t-il résumé. Concernant la campagne cotonnière, le PDG de la Compagnie malienne de developpment des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé, s’est montré confiant. Il a indiqué que les emblavures prévues sont de 672 000 ha, dont 255 548 ha déjà réalisés, soit 38,03 %, un taux supérieur à celui de 2024 (28,90 % à la même date). Il a rappelé qu’en 2024, les semis avaient dû se poursuivre au-delà du 20 juillet en raison du retard pluviométrique. Sur la question du paiement du coton graine, il a signalé que 63,88 % des paiements ont été effectués, contre 63,38 % à la même date l’an dernier. Le paiement complet a été bouclé le 30 août 2024. Cette année, il espère clore les paiements dès la première semaine de juillet. Concernant la livraison des intrants, Dr Kouloumégué Dembélé a indiqué que le taux de livraison pour les engrais minéraux est de 43,23 % pour le complexe coton, 38,93 % pour le complexe céréales et 19,89 % pour l’urée. Des difficultés logistiques persistent, notamment liées à l’insécurité et aux restrictions de circulation des camions transportant les engrais, nécessitant des escortes. Ces
Mairie du district de Bamako : Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est de plus de soixante milliards
Bamako, 26 juin (AMAP) Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est arrêté, en recettes et en dépenses, à la somme de Soixante un milliards cinquante-sept millions cent vingt-six mille neuf cent soixante-sept Fcfa, a appris jeudi l’AMAP, de source officielle La 2ème vice-présidente de la Délégation spéciale, Mme Maiga Djeneba Sacko, qui intervenait devant la 2ème session ordinaire, au titre de l’année 2025, portant sur l’examen et adoption du budget additionnel et d’autres sujets marquant la vie de la collectivité, a précisé que ce budget qui est soumis à l’appréciation « doit être adopté au plus tard le 30 juin de l’exercice auquel il s’applique. » Mme Maiga Djeneba Sacko, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence de la quasi-totalité des membres, a rappelé que conformément aux dispositions de l’article 193 de la loi n°2023-004 du 13 mars 2023, portant Code des collectivités territoriales, le budget additionnel de la collectivité territoriale est établi en cours d’exercice, lorsque les résultats de l’exercice précédent sont connus. Ce budget « est destiné à réajuster les prévisions du budget primitif. Le budget additionnel est établi et voté dans les mêmes formes que le budget primitif. Le budget additionnel est un budget rectificatif du budget primitif qui se manifeste par, soit des compléments ou des réductions, soit par, des opérations nouvelles tant en recettes qu’en dépenses », a expliqué Mme Maiga. Elle a, aussi, ajouté que le budget additionnel, permet de réajuster les prévisions initiales en prenant en compte, dans le budget en cours, les décisions modificatives, les titres annulés ou admis en non-valeur, les mandats annulés ou atteints par la déchéance, le résultat du compte administratif. Mme Maiga a, aussi, indiqué qu’en ce début d’hivernage et, conformément aux instructions des autorités nationales, la collectivité a engagé l’opération de curage de caniveaux et des traversées sous chaussée. « Une opération qui contribuera à minimiser les dégâts liés aux inondations qui constituent une source d’insécurité pour les populations de la capitale », a-t-elle fait savoir. Elle a, ensuite rappelé les objectifs de la feuille de route que la Délégation spéciale s’est fixée, qui sont d’œuvrer pour l’assainissement et l’embellissement de la ville de Bamako ; d’instaurer la bonne gouvernance au sein de l’administration municipale et de rendre des services de meilleure qualité aux populations. ST/MD AMAP)

