Koulikoro : Mission de supervision de la Banque africaine de développement pour appuyer l’exécution du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako
Koulikoro 22 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation Agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP. La mission conduite par Dr Samba Tounkara, avait aussi pour objectifs d’accélérer le rythme d’exécution des activités du projet, de s’enquérir du niveau d’exécution du projet, d’échanger avec les autorités responsables du suivi du projet. « Nous sommes réunis ce matin (Ndrl : jeudi) pour parler et prendre une décision définitive sur un problème qui, depuis presque un an, est devenu un blocage de cet important projet de développement et de transformation agro industrielle de Bancoumana dédié à la mise en œuvre des activités de l’Agro Parc », a fait savoir le directeur de cabinet du gouverneur, Mohamar Haïdara. « Jusqu’à ce jour, rien n’a été fait en termes de travaux, à cause de l’opposition des membres de trois familles empêchant le démarrage des activités par les experts recrutés, l’unité de coordination, les partenaires et les autorités », a expliqué M. Haïdara. Bancoumana, dans la Région de Koulikoro, est un site du projet PDZSTA-KB destiné á accueillir un pôle de développement agro-industriel porté par le secteur privé. La construction de cette infrastructure est censée agir sur les facteurs de fragilité liés à la migration dans la Région de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, par la sédentarisation des populations. Ce projet devrait permettre de réaliser 35 usines, des routes, des écoles, des stations d’épuration, des centres d’agrégation pour un financement de près de 13 milliards de Fcfa et de générer plus de 8 000 emplois, entre autres. Pourtant selon le coordinateur du programme, Demba Sidibé, « tout allait bien depuis le démarrage du projet. » « Il n’y a pas eu d’obstacles si bien qu’on a signé les contrats de construction, les contrats d’études d’impa ct environnemental, le contrat pour le géomètre. C’est à la délimitation du site du projet que les oppositions sont apparues empêchant le géomètre de faire son travail », a précisé Demba Sidibé. « Si le site n’est pas délimité, nous ne pouvons rien faire, parce que c’est à partir de là que toutes les activités vont commencer», a regretté le coordinateur du PDZSTA -KB, Demba Sidibé. Malgré l’intervention des autorités locales, des communautés de bonnes foi et les bonnes et sages dispositions envisagées par le gouverneur, les opposants sont restés sur leur position et n’ont répondu à aucune convocation de l’autorité régionale. Il faut rappeler qu’en dépit des efforts consentis par les autorités du pays et par la BAD, le démarrage des travaux reste toujours bloqué. Le 11 juin est la date butoir du démarrage des travaux. C’est pour cela que les risques d’annulation des financements planent sur le projet à cause de ce blocage qui met en retard toutes les activités planifiées et programmées, alors que la BAD a prolongé l’exécution du projet à 2027. Au cours de cette rencontre, les associations et organisations démocratiques, les chefs de village de trois zones ont réaffirmé leur adhésion au projet et ont demandé aux autorités de prendre leurs responsabilités, avant de remercier le gouverneur de la Région, pour tous les efforts consentis pour convaincre les opposants. AD/MD (AMAP)
4ème édition du Facej Sugu : Ce sera du 29 mai au 1er juin 2025
Bamako, 22 mai (AMAP) La 4ème édition de la Foire des jeunes entrepreneures du Mali, aura lieu à la place du Cinquantenaire, du 29 mai au 1er juin, sous le thème « Entrepreneuriat vert et féminin, Facej Sugu 4 », ont annoncé, ce vendredi, les responsables du projet « Facej Sugu » Au cours d’une conférence de presse au ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, les organisateurs ont déclaré que le Facej Sugu, initié en 2021 par le Fonds d’appui à la création d’entreprise par les jeunes (FACEJ), s’est imposé comme un évènement clé pour célébrer l’entrepreneuriat des jeunes au Mali. Cette foire, qui marque aussi le financement des premières entreprises bénéficiaires du programme, constitue une vitrine des succès réalisés depuis le lancement du projet en 2019 ». D’après les responsables de FACEJ Sugu, grâce au soutien de l’ambassade du Danemark et des Pays Bas, plus de 1 800 ont déjà été créés et accompagnées à travers le pays. La phase II du projet en cours jusqu’en 2027, ambitionne d’appuyer 1 500 entreprises supplémentaires, renforçant ainsi la dynamique entrepreneuriale nationale. Dans la continuité de ses précédentes éditions, le FACEJ Sugu 4 offre une plateforme de visibilité aux jeunes entreprises soutenues par le programme, tout en favorisant les échanges, les opportunités de financement et le renforcement des compétences entrepreneuriales. Selon le secrétaire général du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Drissa Guindo, l’entrepreneuriat joue un rôle important dans l’amélioration de la croissance économique et le développement d’un pays. « C’est un levier important de la diversification et de la transformation économique du pays », a-t-il dit. « La pertinence de l’approche du FACEJ, dit-il, n’a pas échappé à l’attention des participants aux Assises nationales de la refondation qui, dans le relevé de leurs conclusions (CSRE 2022-2031), ont recommandé la création d’un ministère dédié à l’Entrepreneuriat national et l’élaboration d’une Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat. ST/MD (AMAP)
Banque de l’AES : Les trois ministres en charge de l’Economie se rencontrent à Bamako
Bamako, 23 mai (AMAP) La réunion ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel sur l’opérationnalisation des actions prioritaires « Pilier » développement, débuté, ce vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), va « examiner le projet de création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID) », a appris l’AMAP. « La rencontre ministérielle de ce matin est essentielle pour assurer le financement des infrastructures communes des Etats confédérés et le développement durable de la Confédération », a déclaré le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, qui avait à ses côtés son homologue Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, du Burkina Faso, Aboubakar Nakanabo et Alousséni Sanou du Mali. Le chef du gouvernement a précisé que « la création de la BCID-AES est un pas décisif vers une intégration économique plus renforcée et plus dynamique de notre Région » ajoutant que cette banque « permettra, non seulement, de renforcer notre autonomie économique mais, aussi de positionner le Sahel comme un acteur majeur dans le concert des nations africaines et mondiales. » « Nous avons aujourd’hui, une opportunité historique de bâtir un avenir plus stable, plus prospère et plus inclusif pour nos peuples, en nous appuyant sur une institution financière au service du développement durable et de la paix dans nos pays de l’AES », a conclu le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maiga. Quant au Premier ministre et ministre nigérien de l’Economie et des Finances, Ali Mahaman Lamine Zeine, il a ajouté: « Nos trois chefs d’Etats ont pris l’initiative de créer cette confédération pour le bonheur du peuple. Nous n’avons d’autre choix que de poursuivre cette dynamique afin que les objectifs soient atteints. » « Des travaux importants qui marquent un pas de plus sur la concrétisation des ambitions de la confédération AES. Nous sommes engagés pour développer des idées de nos chefs d’Etat. Nous allons apporter notre contribution aux experts afin qu’un document de bonne qualité soit présenté de la rencontre », a affirmé le ministre de l’économie et des finances du Burkina Faso. Plusieurs membres du gouvernement malien et d’autres invités de marque ont pris part à cette cérémonie d’ouverture présidée par le Premier ministre, Abdoulaye Maiga, MMD/MD (AMAP)
Consultations AES-CEDEAO : Le compte rendu fait au président Goïta
Bamako, le 23 mai (AMAP) Le président de la Transition, président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le général d’armée Assimi Goïta, a recu en audience, ce vendredi, tôt dans la matinée, les ministres des Affaires étrangères des trois pays de l’AES, venus lui faire le point sur les échanges avec la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a appris l’AMAP sur place. Avec ses côtés les ministres des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, et du Niger, Bakary Yaou Sangaré, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, a, à la sortie de l’audience, déclaré à la presse qu’il s’agissait de rendre compte au général d’Armée Assimi Goïta. « De faire point des relevés des conclusions auxquelles nous sommes parvenus », a-t-il précisé, ajoutant que les chefs de la diplomatie de l’AES ont pris les orientations du président de la Transition en ce qui concerne les perspectives. « Je dois dire que nous partons satisfaits de cette rencontre, dans la mesure où les deux parties (AES et CEDEAO) ont pu convenir d’un certain nombre de principes, comme l’avait initialement arrêté les présidents des trois pays de l’AES, de mettre au cœur de tous les débats l’intérêt supérieur des populations », s’est réjoui le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré. Et de se féliciter de cette procédure qui doit, désormais, régir les négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO. OD/MD (AMAP)
Convergence de vues entre la Confédération AES et CEDEAO sur leur volonté d’intégration
Bamako, 22 mai (AMAP) La Confédération des Etats du Sahel (AES) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont affiché, jeudi, à Bamako, leur volonté de faire de l’Afrique occidentale « un espace d’intégration réussie entre les peuples ». Lors d’une réunion, au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, afin de baliser le terrain, en prélude aux prochaines négociations entre les deux entités sous régionale, elles ont réitéré également « l’engagement et la détermination des chefs de l’Etat à inscrire leurs actions au bénéfice des intérêts inclusifs des populations. » L’AES et la CEDEAO ont discuté des modalités pratiques de retrait et leurs futures relations, tout en préservant les acquis. Ceux- se matérialisent par la libre circulation des personnes et des biens, la paix, la sécurité, la lutte contre le terrorisme et les investissements de part et d’autres des deux espaces. Les travaux ont été présidés par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, en présence du président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Turay et des ministres chargés des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean-Marie Traoré et Bakary Yaou Sangaré du Niger. Diop a déclaré que cette « réunion s’est déroulée dans un esprit de fraternité, d’écoute, de respect mutuel, de compréhension et de complémentarité. » Enfin, les représentants de la CEDEAO et de l’AES ont, dans un communiqué conjoint, noté que cette activité, « est le lancement du processus des pourparlers sur des sujets d’intérêt commun » NK/MD (AMAP)
L’AES et la CEDEAO s’engagent à préserver les acquis de l’intégration sous-régionale (Communiqué conjoint)
Bamako, 22 mai (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et le président de la Commission de la Communauté économique des Etats du Sahel (CEDEAO) ont réaffirmé, ce jeudi 22 mai 2025, à Bamako, leur « engagement à préserver les acquis de l’intégration sous-régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens », indique un communiqué de presse conjoint. Au cours de consultations, dans la capitale malienne, pour poser les bases des négociations, après le retrait du Burkina Faso du Mali et du Niger de l’organisation sous régionale, les discussions « ont porté sur des enjeux cruciaux, incluant les aspects politiques, diplomatiques, juridiques, sécuritaires, ainsi que le développement économique et social », ajoute la même source La situation sécuritaire dans la sous-région a été un point central des échanges. Les deux parties « ont exprimé une préoccupation commune face à l’insécurité et sont déterminées à créer les conditions d’une coopération efficace contre le terrorisme » Saluant « l’esprit de fraternité qui a marqué ces premiers pourparlers, les deux délégations se sont engagées à poursuivre les discussions. » « Ces échanges seront toujours guidés par les intérêts des populations ouest-africaines », ont-elles affirmé conjointement. Les prochaines étapes des négociations devraient préciser les modalités de coopération entre la Confédération AES et la CEDEAO, dans un contexte marqué par la volonté de renforcer l’unité et la stabilité régionale. OS/MD (AMAP)
Journée mondiale de la métrologie : L’AMAM invite au respect des normes
B amako, 22 mai (AMAP) L’Agence malienne de la métrologie (AMAM) a célébré jeudi, la Journée mondiale du 20 mai 2025 sous le thème : « Des mesures à tout le temps et à tous les peuples », lord d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en présence du directeur général de l’AMAM, Almaïmoune Ag Alhassane. Cette journée est la date d’anniversaire de la signature de laCconvention du mètre le 20 mai 1875. C’est aussi la base de l’établissement de l’uniformité mondiale des instruments de mesure pour l’ensemble de la communauté internationale. Pour le directeur général de l’AMAM, la célébration de la Journée mondiale de la métrologie est l’occasion de faire la promotion de la métrologie. «Elle joue un rôle important dans la vie quotidienne des citoyens, notamment s’agissant du contrôle de la production, de l’évaluation de la santé, de la protection des consommateurs, la qualité de l’environnement et la loyauté dans les transactions commerciales», a indiqué Almaïmoune Ag Alhassane. « Depuis la création de l’AMAM en 2017, a-t-il indiqué, d’importants progrès ont été enregistrés tels que la construction d’un laboratoire doté de matériels métrologiques, la construction d’une station de jaugeage de camions citernes, l’adoption de la loi instituant le système national de la métrologie, son décret d’application et des arrêtés ministériels. » Le ministre de l’Industrie et du Commerce, a quant à lui expliqué que ce thème est évocateur et interpellateur « parce qu’il exprime, à la fois, l’inscription du respect des normes et des qualités dans la durée mais, aussi, pour toutes les populations planétaires ». Moussa Alassane Diallo a souligné que le commerce et l’exigence d’industrialiser « notre pays vont de pair avec le respect des normes et celui de la règlementation pour que la prédiction industrielle puisse trouver toute sa place auprès de nos populations en termes de qualité mais aussi de norme. » Il a cité également les domaines de l’environnement et la santé dont les structures ont des instruments de mesures pour lesquels le respect des normes doit être remis. Le ministre chargé du Commerce a fait savoir que la satisfaction des consommateurs est au cœur des préoccupations du gouvernement. Il a ajouté que « cette journée doit interpeller le gouvernement à s’engager afin d’assurer la promotion et le développement de la métrologie dans notre pays à travers des politiques publiques plus ambitieuses et pertinentes. » SC/MD (AMAP)
Réunion des experts de l’AES à Bamako : La création d’une Banque de développement au cœur des échanges
Bamako, 21 mai (AMAP) La rencontre des ministres du comité ministériel « développement » de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur l’opérationnalisation des actions prioritaires « pilier » de développement, a débuté, ce mercredi, au Centre international de la conférence de Bamako (CICB), afin « de permettre aux experts d’échanger sur la création d’une Banque de développement », a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture de cette réunion a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, accompagné de sa collègue en charge des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du Président de la section des comptes de la Cour suprême, Abdoulaye Sow. Depuis la création de l’AES, « nous avons développé différents mécanismes de dialogue et de coordination des efforts pour un développement équilibré de nos pays et cela sous le leadership de nos trois chefs d’Etat », a rappelé le ministre Sanoui. Et de poursuivre : « aussi est-il envisagé de renforcer les bases de la construction d’un espace d’intégration favorisant les investissements structurants et intégrateurs, de poursuivre les réformes, favoriser les politiques et de garantir une stabilité financière, qui permette de soutenir le développement de nos états ». A ce titre, la création d’une Banque régionale d’investissement a été retenue, qui sera dénommée « Banque confédérale pour l’investissement et le développement de (BCID-AES). Outil essentiel de promotion et de financement de projets structurants dans les secteurs stratégiques », a fait savoir, le ministre de l’Economie et des Finances, Il a ajouté que « la BCID-AES aura pour mission de mobiliser des ressources financières à grande échelle en vue de soutenir le développement de nos infrastructures essentielles, notamment énergie, transport, agriculture, etc. » Et de préciser : « je tiens à souligner que la création de la BCID-AES n’est pas seulement une décision politique mais, aussi, une réponse pragmatique et stratégique aux défis économiques de notre confédération, car nous savons que nos Etats possèdent un potentiel immense de croissance et de développement. » La réussite de l’implantation de la Banque confédérale « dépendra de notre capacité à travailler ensemble à mettre en place des structures de gouvernance efficaces, à garantir la rigueur et la transparence dans l’application et la mise en œuvre des décisions adoptées », a estimé le ministres des finances, avant de déclarer ouverte la réunion. MMD/MD (AMAP
Relation Chine-Afrique : « La Chine accorde aux Pays les moins développés, y compris le Mali, des échanges commerciaux aux tarifs douaniers à taux zéro », déclare à Bamako l’ambassadeur chinois
Bamako, 20 mai 2025 (AMAP) « La Chine accorde aux Pays les moins développés qui ont des relations d’amitié avec elle, y compris le Mali, des échanges commerciaux aux tarifs douaniers à taux zéro », a annoncé, mardi à Bamako, l’ambassadeur de Chine au Mali, Chen Zhihong, qui a animé, à la représentation chinoise, une conférence de presse, a constaté AMAP. « Cela permettra, dit-il, aux produits des pays africains d’accéder plus facilement au marché chinois, de stimuler le développement industriel de l’Afrique, de l’aider à améliorer l’emploi et d’accélérer la réduction de la pauvreté » a dit le diplomate chinois, « Alors que les États Unis brandissent leur bâton tarifaire, la Chine ouvre grandement ses portes à ses amis africains et maliens », a poursuivi Chen Zhihong au cours de cet échange avec les médias où il a parlé des nouvelles mesures d’impositions de droits de douanes par les États Unies, les relations d’amitié de son pays avec l’Afrique et le Mali. Chen Zhihong, a expliqué que les mesures prises par les États Unies « sous divers prétextes concernent tous ses partenaires commerciaux y compris la Chine et le Mali. Une situation qui compromet les droits et intérêts légitimes des nations ». « Violant les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et nuisant au système commercial multilatéral fondées sur des règles et perturbant la stabilité de l’ordre économique mondiale », a-t-il dit. Selon lui, au moment où les pays africains s’efforcent de promouvoir leur développement, l’imposition par les États Unies de droits de douanes énormes « perturbent les rythmes de la relance mondiale et inflige des chocs injustifiés à l’économique africaine. » « Contrairement aux États Unies, la Chine œuvre à stabiliser le monde, en maintenant sa stabilité », a souligné Chen Zhihong. La Chine est ouverte, responsable et continue d’offrir davantage d’opportunités pour le développement mondial », a-t-il souligné. « L’année 2025 marque le 25e anniversaire de la création du Forum de coopération Chine-Afrique. Durant les 25 années écoulées, la Chine a aidé l’Afrique à construire et à moderniser près de 100 000 km de routes et plus de 10 000 km de chemins de fer », a-t-il le représentant de Pékin au Mali. Il a poursuivi : « Ces trois dernières années, les entreprises chinoises ont créé plus d’un million cent mille emplois sur le continent africain. L’année 2025 est l’année de la mise en œuvre des résultats du sommet de Forum sino-africain de Beijing. » Parlant des entreprises chinoises qui exploitent des ressources minières et opèrent illégalement sur des sites au Mali, l’ambassadeur a soutenu que ces entreprises « respectent strictement les lois du pays hôte. » « Nous avons appris que plusieurs entreprises disposent de permis, s’acquittent régulièrement de leur responsabilité sociale, créent des emplois locaux également et contribuent au développement local », a dit Chen Zhihong. Cependant, il a reconnu qu’« il existe certaines entreprises chinoises qui mènent des opérations illégales, ce qui affecte les relations amicales bilatérales. » « Les deux parties sino-maliennes ont déjà engagé des échanges approfondit sur cette question et travailleront ouvertement pour faire briller l’or dans le cadre de la coopération Mali-Chine », a assuré Chen Zhihong. Il a remercié les médias maliens pour « leurs efforts continus à suivre le développement de la Chine et promouvoir l’amitié » entre le Mali et son pays. ST/MD (AMAP)
Compagnie malienne pour le développement des textiles : Dr Kouloumégué Dembélé désigné nouveau PDG
Bamako, 20 mai (AMAP) Dr Kouloumégué Dembélé, a été désigné Président directeur général (PDG) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), par la 104ème session du Conseil d’administration tenue mardi, au siège de la société à Bamako, succédant ainsi au Pr. Mamadou Moustapha Diarra qui a passé dix mois à la tête de la compagnie. La session du Conseil d’administration avait pour principal ordre du jour la cooptation d’un administrateur représentant le Mali et la désignation du nouveau PDG. Lors de la cérémonie de passation, le PDG sortant, Pr. Mamadou Moustapha Diarra, a présenté son successeur avant de remercier les travailleurs pour leur collaboration. « Je quitte mes fonctions la tête haute, avec la satisfaction d’avoir défendu une vision novatrice, axée sur les résultats, la restructuration et l’unification de la CMDT, notamment par l’absorption des filiales et l’ouverture des directions régionales de Bougouni et de San », a-t-il déclaré. Il a rappelé l’importance stratégique de la CMDT, qui couvre plus de 134 000 km², un territoire plus vaste que certains pays souvent mieux classés en production cotonnière. Il a également salué l’engagement des équipes autour d’une vision de qualité, de création de valeur ajoutée et d’optimisation des processus. Au nom des travailleurs, le représentant de la section syndicale, Abdoul Salam Togola, a salué l’engagement du PDG sortant. « Ce fut une période de défis, mais aussi d’avancées significatives. Ensemble, nous avons renforcé le dialogue social et instauré un climat de confiance », a-t-il affirmé. Il a toutefois pointé certains défis persistants, tels que les retards dans l’approvisionnement en intrants agricoles, le paiement des recettes du coton, les factures des fournisseurs et les conditions de travail affectées par les tensions de trésorerie. Prenant la parole, le nouveau PDG, Dr Kouloumégué Dembélé, a exprimé sa gratitude aux autorités pour la confiance placée en lui. « Je compte sur chacun d’entre vous pour porter plus haut les ambitions de notre société. Les défis sont nombreux, mais je suis convaincu qu’ensemble, nous y parviendrons. Aucun d’entre nous ne peut réussir seul », s’est-il adressé aux travailleurs. Avant sa nomination, Dr Dembélé était enseignant-chercheur à l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou, près de Koulikoro. MS/MD (AMAP)

