SGIHE : La nouvelle société immobilière lance ses activités
Bamako, 28 mai (AMAP) Le vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), George Naby, a officiellement lancé, ce mercredi matin, 28 mai 2025, à Bamako, la nouvelle structure « Société de gestion des immobilisations hors exploitation » (SGIHE), dont l’objectif principal est l’acquisition et la revente des immobilisations hors exploitations (IHE) des banques de la place, a constaté l’AMAP. Selon un dépliant remis à la presse par ses responsables, la SGIHE est une société malienne de promotion immobilière à capitaux mixtes détenus à 53,05% par la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) et les banques maliennes à 46,95%. « Elle vise à devenir le leader dans la gestion et la valorisation des actifs immobiliers au Mali, tout en promouvant un développement urbain durable », selon la même source. Elle a comme principale mission : acquérir, viabiliser, construire et vendre les biens immobiliers hors exploitation situés dans le périmètre urbain et périurbain de Bamako, pour créer de la valeur ajoutée pour nos partenaires et sociétés. Selon George Naby, la création de cette nouvelle structure marque une avancée majeure dans « notre volonté commune de renforcer la solidité financière de nos institutions. » « En apportant une réponse structurée et concertée à la problématique des immobilisations hors exploitation », a souligné M. Naby. « Avec la création de ce service, a-t-il dit, nous nous dotons d’un levier stratégique essentiel pour l’assainissement et l’optimisation de nos bilans. » M. Naby a affirmé que leur ambition « est de bâtir un environnement bancaire plus robuste, plus transparent et résolument tourné vers l’avenir. » Cette initiative illustre parfaitement la synergie possible entre secteur public et privé au service du développement économique, selon le vice-président de L’APBEF. Il a lancé un appel à l’ensemble des banques et établissements financiers du Mali « à s’engager activement aux côtés de la nouvelle structuré créée par les banques et pour les banques, qui serait déterminant pour garantir son efficacité et l’atteinte de leur objectifs. » Le directeur général de la SGIHE a expliqué que ce lancement est une étape cruciale pour son entreprise de contribuer de manière substantielle au développement économique du pays. Fousseyni Sidibé a exprimé sa profonde gratitude à tous ceux qui ont contribué à la création de SGIHE. ST/MD (AMAP)
L’Union locale des acteurs du marché de Bankass organise sa foire de la Tabaski
Bankass, 24 mai (AMAP) L’Union locale des acteurs du marché (ULAM) a organisé une foire de la Tabaski de petits ruminants et de produits agricoles, dans la journée du samedi 23 mai 2025, aux environs de 9 heures, à l’espace public en face du service vétérinaire. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture. Le préfet du Cercle, le colonel, Aly Sidibé, a adressé ses remerciements et félicité ULAM pour l’organisation de cette foire qui « permettra à la population d’acheter des animaux et des produits agricoles à un prix raisonnable et pour le développement du Cercle de Bankass. » Les produits agricoles transformés par les femmes de Bankass sont de qualité. La visite des stands par les autorités, une danse folklorique ont été les temps forts de la cérémonie d’ouverture de la foire de Tabaski. L’événement était placé sous la présidence du préfet du cercle de Bankass, et sest deroulé en présence de plusieurs sous-préfet (Bankass, Segué et d Kani Bonzon), le maire de la Commune rurale de Bankass, Allaye Guindo, des chefs de service techniques de l’État, les forces de défense et de la sécurité (la police, la gendarmerie, la garde nationale, la douane), la société civile, la présidente de l’ULAM, Djeneba Togo, le parrain de la cérémonie, Abdoulaye Yaro, la marraine de la cérémonie Mme Diara Cissé. AKG/MD (AMAP)
L’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma en passe de devenir une agence d’exécution de l’AES
Bamako, 24 mai (AMAP) Le Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) a décidé, samedi, à Bamako, de soumettre à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement un projet de transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. « Le rapport des Experts sur la transformation de l’ALG en Agence d’exécution devrait être déposé dans un délai n’excédant pas deux mois », a précisé le communiqué final lu par la Secrétaire exécutive de l’ALG, Mme Hawa Aw, dans l’une des principales résolutions de la 13ᵉ session extraordinaire du Conseil des ministres, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), en prélude à la 8ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État ou de Gouvernement. Selon la même source, le Conseil a décidé de soumettre à la Conférence des chefs d’État un projet d’acte portant transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. Il avait, auparavant, pris acte du rapport de la réunion préparatoire des experts ainsi que du rapport relatif à l’intégration de l’ALG dans l’architecture institutionnelle de la Confédération des Etats du Sahel (AES). La réunion, présidée par le ministre des Mines du Mali, Pr Amadou Keita, président en exercice du Conseil des ministres, a réuni le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, ainsi que le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine. Les travaux en plénière ont porté sur les conclusions et recommandations de la réunion préparatoire des experts, suivis d’échanges autour des dossiers inscrits à l’ordre du jour. Le Conseil des ministres a, également, décidé de soumettre le projet d’acte mettant fin au mandat de Saidou Oua, précédemment Secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, au président de la Conférence pour signature à titre de régularisation. Il a proposé, également, la régularisation du mandat de Mme Hawa Aw pour le temps qu’elle a exercé en qualité d’intérimaire, ainsi que la nomination d’un administrateur provisoire pour un mandat de six mois en vue de gérer les affaires courantes de l’ALG et coordonner les travaux du Comité d’experts qui sera mis en place. Le Conseil des ministres a décidé de tenir sa 61ᵉ session ordinaire au Niger, conformément aux conclusions de la 60ᵉ session tenue à Ouagadougou. À l’issue du huis clos, le Conseil des ministres a demandé au Mali de désigner un administrateur provisoire et à chaque pays membre de désigner trois personnes pour composer le Comité d’experts dans un délai de 15 jours après cette session extraordinaire. Il a félicité la Secrétaire exécutive et lui a adressé ses remerciements pour les performances réalisées par l’ALG sous son mandat. Rappelons que l’ALG est une des plus anciennes institutions internationales en Afrique. Elle a été créée en 1970 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans le but de promouvoir le développement harmonieux et intégré de la Région du Liptako Gourma, par la mise en valeur, dans un cadre régional, des ressources naturelles existant dans l’espace sahélien. AG/MD (AMAP)
Le Niger signe avec le Mali à Niamey des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures
Bamako, 24 mai (AMAP) Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a conduit une mission stratégique à Niamey, du 14 au 17 mai 2025, pour signer des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures et sécuriser la livraison de carburants au Mali, particulièrement dans ses régions septentrionales confrontées à des défis logistiques et sécuritaires, a annoncé vendredi une source officielle à Bamako. « Nous sommes ici pour établir des contrats d’approvisionnement réguliers avec la Société nigérienne du pétrole, (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et poser les bases d’une coopération durable dans le secteur énergétique », a déclaré M. Diallo, cité par un communiqué de son département Lors d’une séance de travail avec son homologue nigérien, Dr. Sahabi Oumarou, le ministre malien a affirmé : « Le Niger est pleinement engagé à accompagner les opérateurs maliens pour un approvisionnement sécurisé et de qualité. » Des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit du carburant vers le Nord du Mali. « Nous nous engageons à simplifier les opérations de transport routier dans le cadre de ce partenariat », a assuré le ministre nigérien des Transports. Les montants et quantités des livraisons n’ont pas été précisés. Le point culminant de la mission a été la signature de plusieurs contrats commerciaux, le 16 mai, entre la SONIDEP et des entreprises maliennes qui sont destinés à garantir un approvisionnement régulier et sécurisé du Nord malien en hydrocarbures. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES) et des orientations du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, pour garantir l’autonomie énergétique du Mali. ENGAGEMENTS LOGISTIQUES ET DIPLOMATIQUES – Le 14 mai, des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit des carburants vers le Nord du Mali. Le 16 mai, une audience avec le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a renforcé la convergence de vues entre les deux pays. « Le Niger soutient pleinement cette démarche d’intégration économique et énergétique au sein de l’AES », a souligné le chef du gouvernement nigérien. La visite à l’ambassade du Mali à Niamey, où la délégation a été accueillie par l’ambassadeur, le colonel-major Younoussa Barazi Maïga, a mis en lumière le rôle clé de la diplomatie malienne. « Une diplomatie économique proactive est essentielle pour consolider nos acquis bilatéraux », a insisté le ministre Diallo. Le point culminant de la mission a été la signature, le 16 mai, de plusieurs contrats commerciaux entre la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP), (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et des entreprises maliennes. « Ces accords garantissent un approvisionnement régulier et sécurisé en hydrocarbures, marquant une étape décisive pour l’autonomie énergétique du Mali ». Selon, le communiqué, la visite de la délégation multisectorielle malienne visait à consolider la coopération énergétique entre le Mali et le Niger. Elle comprenait des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), de la Fédération malienne des Transitaires (FETRAM) et d’une dizaine de sociétés maliennes du secteur des hydrocarbures. La cérémonie, en présence des Ministres nigériens du Pétrole et du Commerce, a scellé ce partenariat stratégique. OS/MD (AMAP)
Les ministres en charge de l’Economie de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont validé, à Bamako, la création de la Banque confédérale
Bamako 23 mai (AMAP) Les ministres en charge de l’Economie de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont validé, vendredi, à Bamako, la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), a constaté l’AMAP. « Cette réunion marque une étape décisive supplémentaire dans notre volonté commune de doter la Confédération des États du Sahel d’un instrument financier solide, adapté à nos réalités et porteur d’une ambition collective, celle d’un développement souverain, durable et inclusif », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Réuni, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), dans la capitale malienne, le Comité ministériel « Développement » de l’AES, afin de poursuivre l’opérationnalisation des actions prioritaires du Pilier « Développement » de l’AES, a entériné, ainsi la création de la Banque confédérale. Cette session s’est déroulée sous la présidence du ministre Alousséni Sanou et ses homologues du Burkina Faso, Aboubakar Nakanabo et du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances. « La création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) n’est pas seulement une nécessité économique », selon M. Sanou, mais plutôt « un acte politique majeur, un signal fort de notre engagement à bâtir une souveraineté financière, gage d’une prospérité partagée ». Il a précisé : « nous avons, tout au long de nos travaux, posé les bases d’un projet, ambitieux, une banque au service de la transformation structurelle de nos économies, une institution capable de financer nos projets d’infrastructures, d’énergie, d’industrialisation, d’agriculture, de technologies et d’éducation ,une réponse concrète aux défis de l’emploi des jeunes, de la résilience climatique et de la cohésion sociale>>. Par ailleurs, le ministre de l’Economie et des Finances du Mali a salué la convergence de vues qui a émergé sur les grandes orientations, précisément « la gouvernance de de la BCID-AES, son siège social, sa dotation initiale en capital, son mode de fonctionnement et son ancrage dans une logique de transparence, d’efficacité et d’intégration régionale. » « Aujourd’hui, nous avons fait bien plus que tracer des lignes, nous avons fait naître une vision. Une vision portée par la solidarité confédérale, par la confiance en nos propres capacités et par la certitude que notre avenir se construit ici, chez nous, avec nous et par nous », a-t-il fait savoir. Quant au ministre de l’Economie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nakanabo, il a ajouté que ses homologues et lui « ont souligné la clairvoyance des trois chefs d’État dans leur décision d’établir, par la validation de la Feuille de route : Pilier « Développement », des mécanismes dédiés à la mise en œuvre des actions prioritaires dudit Pilier » « Les ministres ont réaffirmé leur engagement ferme à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur bonne exécution. Ils ont convenu d’accélérer la libération du capital de la BCID-AES », a-t-il déclaré avant d’exprimer leur « satisfaction quant aux importantes avancées enregistrées dans les domaines de la Défense et la Sécurité, de la Diplomatie et du Développement ». MMD/MD (AMAP)
Présentation de la Zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako
Koulikoro, 23 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP sur place Le PDZSTA -KB est la phase pilote d’un programme de douze agropoles prévues qui s’insère dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) du Mali. Le programme est censé contribuer au renforcement de l’activité économique, notamment dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie et le commerce dans la région de Koulikoro et la zone péri urbaine de Bamako. Son objectif est de contribuer à la réduction des importations des produits agro-alimentaires et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Mali, à travers la création de pôles de développement agro-industriels porté par le secteur privé ; développer la transformation, la valorisation et la commercialisation des produits agricoles; augmenter les investissements dans la transformation agro-alimentaire, réduire les importations des denrées alimentaires ; rehausser la valeur ajoutée des exportations agricoles maliennes. Le programme couvre trois Cercles, à savoir Kangaba, Kati, Koulikoro et le district de Bamako avec une population de 1,6 million d’habitants dont au moyen 79% sont occupés par l’agriculture. Dans cette Région se trouvent les communautés les plus vulnérables du pays du fait de la dégradation alarmante des ressources naturelles, du changement climatique, de la perception erronée de l’orpaillage et de la migration comme activité de prospérité. Le site prévu pour la Zone spéciale de transformation agro-industrielle (ZSTA) est situé dans la zone industrielle de la Commune rurale de Bancoumana, relevant du Cercle de Kati et la Région de Koulikoro. Bancoumana se situe à 53 km au sud de Bamako et est facilement accessible par la RN26 reliant Bamako à Kangaba. Le site est distant de 2,5 km de la ville et à environ 200 mètres de la RN26. Il s’étale sur une superficie de 200 ha (2000 X1000 m). Les installations prévues à l’agropole de Bancoumana occuperont environ 164 hectares et seront composées d’un parc agro-industriel, une zone industrielle et des activités connexes, une zone logistique et pôle qualité, une zone d’extension future, des espaces verts, des parkings, des voiries. La commune de Bancoumana s’est dotée d’un Schéma directeur d’urbanisme approuvé par le décret N 0880 P-RM du 23 Novembre 2016 et adopté en conseil des ministres le 23 janvier 2017. AD/MD (AMAP)
Koulikoro : Mission de supervision de la Banque africaine de développement pour appuyer l’exécution du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako
Koulikoro 22 mai (AMAP) Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré, jeudi, à Koulikoro les autorités régionales, les acteurs clés du Programme de développement de la zone spéciale de transformation Agro industrielle des Régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA -KB) afin de leur apporter l’appui nécessaire, a constaté l’AMAP. La mission conduite par Dr Samba Tounkara, avait aussi pour objectifs d’accélérer le rythme d’exécution des activités du projet, de s’enquérir du niveau d’exécution du projet, d’échanger avec les autorités responsables du suivi du projet. « Nous sommes réunis ce matin (Ndrl : jeudi) pour parler et prendre une décision définitive sur un problème qui, depuis presque un an, est devenu un blocage de cet important projet de développement et de transformation agro industrielle de Bancoumana dédié à la mise en œuvre des activités de l’Agro Parc », a fait savoir le directeur de cabinet du gouverneur, Mohamar Haïdara. « Jusqu’à ce jour, rien n’a été fait en termes de travaux, à cause de l’opposition des membres de trois familles empêchant le démarrage des activités par les experts recrutés, l’unité de coordination, les partenaires et les autorités », a expliqué M. Haïdara. Bancoumana, dans la Région de Koulikoro, est un site du projet PDZSTA-KB destiné á accueillir un pôle de développement agro-industriel porté par le secteur privé. La construction de cette infrastructure est censée agir sur les facteurs de fragilité liés à la migration dans la Région de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, par la sédentarisation des populations. Ce projet devrait permettre de réaliser 35 usines, des routes, des écoles, des stations d’épuration, des centres d’agrégation pour un financement de près de 13 milliards de Fcfa et de générer plus de 8 000 emplois, entre autres. Pourtant selon le coordinateur du programme, Demba Sidibé, « tout allait bien depuis le démarrage du projet. » « Il n’y a pas eu d’obstacles si bien qu’on a signé les contrats de construction, les contrats d’études d’impa ct environnemental, le contrat pour le géomètre. C’est à la délimitation du site du projet que les oppositions sont apparues empêchant le géomètre de faire son travail », a précisé Demba Sidibé. « Si le site n’est pas délimité, nous ne pouvons rien faire, parce que c’est à partir de là que toutes les activités vont commencer», a regretté le coordinateur du PDZSTA -KB, Demba Sidibé. Malgré l’intervention des autorités locales, des communautés de bonnes foi et les bonnes et sages dispositions envisagées par le gouverneur, les opposants sont restés sur leur position et n’ont répondu à aucune convocation de l’autorité régionale. Il faut rappeler qu’en dépit des efforts consentis par les autorités du pays et par la BAD, le démarrage des travaux reste toujours bloqué. Le 11 juin est la date butoir du démarrage des travaux. C’est pour cela que les risques d’annulation des financements planent sur le projet à cause de ce blocage qui met en retard toutes les activités planifiées et programmées, alors que la BAD a prolongé l’exécution du projet à 2027. Au cours de cette rencontre, les associations et organisations démocratiques, les chefs de village de trois zones ont réaffirmé leur adhésion au projet et ont demandé aux autorités de prendre leurs responsabilités, avant de remercier le gouverneur de la Région, pour tous les efforts consentis pour convaincre les opposants. AD/MD (AMAP)
4ème édition du Facej Sugu : Ce sera du 29 mai au 1er juin 2025
Bamako, 22 mai (AMAP) La 4ème édition de la Foire des jeunes entrepreneures du Mali, aura lieu à la place du Cinquantenaire, du 29 mai au 1er juin, sous le thème « Entrepreneuriat vert et féminin, Facej Sugu 4 », ont annoncé, ce vendredi, les responsables du projet « Facej Sugu » Au cours d’une conférence de presse au ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, les organisateurs ont déclaré que le Facej Sugu, initié en 2021 par le Fonds d’appui à la création d’entreprise par les jeunes (FACEJ), s’est imposé comme un évènement clé pour célébrer l’entrepreneuriat des jeunes au Mali. Cette foire, qui marque aussi le financement des premières entreprises bénéficiaires du programme, constitue une vitrine des succès réalisés depuis le lancement du projet en 2019 ». D’après les responsables de FACEJ Sugu, grâce au soutien de l’ambassade du Danemark et des Pays Bas, plus de 1 800 ont déjà été créés et accompagnées à travers le pays. La phase II du projet en cours jusqu’en 2027, ambitionne d’appuyer 1 500 entreprises supplémentaires, renforçant ainsi la dynamique entrepreneuriale nationale. Dans la continuité de ses précédentes éditions, le FACEJ Sugu 4 offre une plateforme de visibilité aux jeunes entreprises soutenues par le programme, tout en favorisant les échanges, les opportunités de financement et le renforcement des compétences entrepreneuriales. Selon le secrétaire général du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Drissa Guindo, l’entrepreneuriat joue un rôle important dans l’amélioration de la croissance économique et le développement d’un pays. « C’est un levier important de la diversification et de la transformation économique du pays », a-t-il dit. « La pertinence de l’approche du FACEJ, dit-il, n’a pas échappé à l’attention des participants aux Assises nationales de la refondation qui, dans le relevé de leurs conclusions (CSRE 2022-2031), ont recommandé la création d’un ministère dédié à l’Entrepreneuriat national et l’élaboration d’une Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat. ST/MD (AMAP)
Banque de l’AES : Les trois ministres en charge de l’Economie se rencontrent à Bamako
Bamako, 23 mai (AMAP) La réunion ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel sur l’opérationnalisation des actions prioritaires « Pilier » développement, débuté, ce vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), va « examiner le projet de création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID) », a appris l’AMAP. « La rencontre ministérielle de ce matin est essentielle pour assurer le financement des infrastructures communes des Etats confédérés et le développement durable de la Confédération », a déclaré le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, qui avait à ses côtés son homologue Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, du Burkina Faso, Aboubakar Nakanabo et Alousséni Sanou du Mali. Le chef du gouvernement a précisé que « la création de la BCID-AES est un pas décisif vers une intégration économique plus renforcée et plus dynamique de notre Région » ajoutant que cette banque « permettra, non seulement, de renforcer notre autonomie économique mais, aussi de positionner le Sahel comme un acteur majeur dans le concert des nations africaines et mondiales. » « Nous avons aujourd’hui, une opportunité historique de bâtir un avenir plus stable, plus prospère et plus inclusif pour nos peuples, en nous appuyant sur une institution financière au service du développement durable et de la paix dans nos pays de l’AES », a conclu le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maiga. Quant au Premier ministre et ministre nigérien de l’Economie et des Finances, Ali Mahaman Lamine Zeine, il a ajouté: « Nos trois chefs d’Etats ont pris l’initiative de créer cette confédération pour le bonheur du peuple. Nous n’avons d’autre choix que de poursuivre cette dynamique afin que les objectifs soient atteints. » « Des travaux importants qui marquent un pas de plus sur la concrétisation des ambitions de la confédération AES. Nous sommes engagés pour développer des idées de nos chefs d’Etat. Nous allons apporter notre contribution aux experts afin qu’un document de bonne qualité soit présenté de la rencontre », a affirmé le ministre de l’économie et des finances du Burkina Faso. Plusieurs membres du gouvernement malien et d’autres invités de marque ont pris part à cette cérémonie d’ouverture présidée par le Premier ministre, Abdoulaye Maiga, MMD/MD (AMAP)
Consultations AES-CEDEAO : Le compte rendu fait au président Goïta
Bamako, le 23 mai (AMAP) Le président de la Transition, président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le général d’armée Assimi Goïta, a recu en audience, ce vendredi, tôt dans la matinée, les ministres des Affaires étrangères des trois pays de l’AES, venus lui faire le point sur les échanges avec la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a appris l’AMAP sur place. Avec ses côtés les ministres des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, et du Niger, Bakary Yaou Sangaré, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, a, à la sortie de l’audience, déclaré à la presse qu’il s’agissait de rendre compte au général d’Armée Assimi Goïta. « De faire point des relevés des conclusions auxquelles nous sommes parvenus », a-t-il précisé, ajoutant que les chefs de la diplomatie de l’AES ont pris les orientations du président de la Transition en ce qui concerne les perspectives. « Je dois dire que nous partons satisfaits de cette rencontre, dans la mesure où les deux parties (AES et CEDEAO) ont pu convenir d’un certain nombre de principes, comme l’avait initialement arrêté les présidents des trois pays de l’AES, de mettre au cœur de tous les débats l’intérêt supérieur des populations », s’est réjoui le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré. Et de se féliciter de cette procédure qui doit, désormais, régir les négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO. OD/MD (AMAP)

