Mali : Lancement d’une formation de formateurs pour renforcer l’employabilité des jeunes

Bamako, 11 juin 2025 (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a présidé, le 10 juin 2025, au Centre de formation professionnelle de Sénou, l’ouverture d’une session de formation de 40 formateurs dans le cadre du Programme régional de formation professionnelle (PROFOR), annonce un communiqué du département en charge de l’Emploi. « Cette formation s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour améliorer les conditions de vie des Maliens à travers une meilleure employabilité », a déclaré la ministre citée par la même source. Organisée du 10 au 12 juin 2025 sous le thème « Renforcement des capacités didactiques et pédagogiques », cette session vise à doter 40 formateurs, issus de centres publics, privés et d’établissements techniques, de compétences en conception de séquences pédagogiques. Ce programme s’appuie sur un partenariat avec la Haute école fédérale de la formation professionnelle (HEFP) de Lausanne, en Suisse, représentée par Sophie Murat. Cette dernière a salué la formation préalable de sept formateurs maliens à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, qui encadrent désormais cette session. La ministre a rappelé les objectifs du Plan d’action du gouvernement 2025-2026, visant à former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs et à placer 1 700 autres déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage. « Ces initiatives ambitionnent de renforcer la compétitivité des entreprises et de réduire le chômage », a dit Mme la ministre. Elle a exhorté les formateurs « à faire preuve de rigueur et les participants à s’impliquer activement. » Le président du Conseil d’administration du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) et le représentant de la mairie de la Commune VI, Modibo Coulibaly, étaient présents à la cérémonie qui s’est conclue par la remise de certificats aux sept formateurs maliens formés à Grand-Bassam. OS/MD (AMAP)

Tabaski : Après la fête, la gueule-de-bois et la galère

Par Moussa M. Dembélé Bamako, 11 juin (AMAP) Les lendemains de fête laissent un arrière-goût amer dans… le portefeuille que le compte en banque, pour ne pas dire un état de gueule-de-bois financier !!! La fête de Tabaski, l’un des événements religieux les plus budgétivores pour les chefs de famille, en particulier, n’échappe pas à la règle du réveil douloureux et du retour à la réalité du quotidien. Comme des lendemains qui déchantent un peu ou beaucoup, après les victuailles de la célébration, beaucoup ont de la peine à joindre les deux bouts, surtout si la fête arrive au début du mois, comme ce fut le cas, le 6 juin 2025. Si certains s’endettent pour passer la fête, d’autres se contentent simplement du peu qu’ils ont. Après la fête, les arguments sont diversement partagés. Rencontré ce lundi 9 juin 2025, aux environs de 14 heures, à Badalabougou, en Commune V du District de Bamako, Lamine Doucouré est vendeur ambulant d’accessoires de téléphone. Articles sur le bras, la fatigue sur le visage, il n’a rien vendu depuis le matin. Selon, lui, les clients n’ont plus d’argent, car ils viennent de faire de grosses dépenses lors de la fête de Tabaski. « Pas de temps à perdre maintenant. Nous venons de dépenser tout qu’on avait à l’occasion de la fête. C’est pour cette raison que, depuis le lendemain de la fête, j’ai repris mon activité », confie-t-il. Avant d’ajouter que la fête a été célébrée dans un moment difficile. « Les gens n’avaient pas d’argent mais malgré tout, ils se sont efforcés pour faire face aux dépenses », explique-t-il. DES INQUIETUDES – Lassina Diarra, vendeur de friperies à Magnambougou, en Commune VI du district de Bamako, abonde dans le même sens que notre précédent interlocuteur. « Après la fête, c’est la galère. Pour nous retrouver financièrement, il nous faut plus d’un mois. Le commerce est une chaîne. Les clients doivent avoir de l’argent pour acheter. Quand ils sont dans des difficultés financières, nous les commerçants, nous le ressentirons automatiquement », dit-il. « J’ai fait trop de dépenses cette année lors de la fête. Je suis parti au village avec mon épouse. À cela s’ajoute d’autres dépenses imprévues. La vie à Bamako coûte déjà chère, s’il faut ajouter d’autres problèmes financiers, ce sera compliqué », s’inquiète Ibrahim Diallo, commerçant au Grand marché de Bamako. Ceux qui s’endettent pour fêter, sont souvent dans l’impasse. Ils ont du mal à payer les dettes contractées. Un fonctionnaire, qui a requis sous l’anonymat, nous explique les difficultés financières auxquelles il fait face après la fête. « Le seul espoir de revenu régulier pour un fonctionnaire, c’est son salaire. Pendant les fêtes, cet argent ne suffit pas pour les dépenses. C’est pour cette raison, qu’on s’endette. Cette année, j’ai pris une dette que je dois rembourser pendant de trois mois. Ce qui va impacter sur d’autres projets en cours », dit avec une pointe de regret dans la voix. Certains pensent que célébrer une fête ne nécessite pas d’aller au-delà de ses moyens mais plutôt faire en fonction de ses capacités financières. En tout cas, c’est ce qu’avance Siaka Diamoutènè, enseignant de collectivité. « C’est l’une des fêtes de Tabaski les plus difficiles de l’histoire. L’insécurité grandissante plus la pauvreté, auxquelles s’ajoute la cherté de la vie. J’ai fêté avec mes maigres moyens en évitant de m’endetter. Car la fête passe, mais les dettes restent », a -t-il conclu. MMD/MD (AMAP)

Niono : la filière pomme de terre bat de l’aile 

Par Mahamadou SAMAKE  Niono 29 mai (AMAP) Les terres de l’Office du Niger (ON) sont favorables à la culture de nombreuses spéculations parmi lesquelles le coton, le riz, la canne à sucre, les produits maraîchers (l’oignon, la pomme de terre). Selon Frédéric Coulibaly et Aissata Coulibaly tous responsables Promotion des Organisations Paysannes (POP) dans la zone de production de Niono, les tests effectués par l’Institut polytechnique rurale de Katibougou, en son temps, ont été concluants pour la culture de la pomme de terre. « Ainsi, l’introduction de la culture de la pomme de terre à l’ON se fera à partir de 2012 dans le cadre de la diversification des cultures mais, également, pour l’autosuffisance alimentaire », ont-ils dit. Un Programme Etat-Office du Niger a été mis en place pour soutenir la culture de la pomme de terre. Il a formé des producteurs et procédé à la distribution d’intrants. Le programme a enregistré de bons rendements avec la mise en place de coopératives, d’unions, toutes affiliées à l’interprofession. Selon nos interlocuteurs, à la fin du programme, la culture de la pomme de terre en zone Office du Niger connaît une phase décroissante. Les coopératives, les unions sont peu fonctionnelles. Les producteurs y font face avec les moyens de bord. Pour la campagne agricole 2024-2025, la zone ON de Niono a fait une prévision de 165,5 hectares, le tout a été réalisée avec une production de 5 794,5 tonnes. Les membres de l’Union que nos interlocuteurs ont rencontrés, ont surtout évoqué des difficultés d’ordre organisationnel et économique. Ils soutiennent que l’Union n’est pas suffisamment outillée pour nouer des partenariats gagnant-gagnant avec d’autres acteurs, fournir des services aux membres pour mieux produire et organiser la conservation et la commercialisation. Sur le plan économique, l’Union manque de ressources financières pour approvisionner ses membres en intrants de qualité, en quantité et à temps. Autres difficultés : l’accès au crédit au près des institutions financières et le coût élevé des semences 37 500 Fcfa pour un sac de 25 kilogrammes. « La filière pomme de terre serait prometteuse en zone Office du Niger » disent les membres de l’Union « si l’Office s’impliquait dans la chaîne en appuyant les producteurs dans les maillons de production, de conservation et de commercialisation. » Selon eux, un partenariat avec l’opérateur Modibo Keita serait profitable aux producteurs pour l’accès aux semences. MS/MD (AMAP)  

Sikasso : Démantèlement de plusieurs dragues à Misseni sur le fleuve Bagoé

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 07 juin (AMAP) Une mission des directions régionales de l’Assainissement, de la Géologie et des Mines, de l’Environnement, des Eaux et Forêts et de l’Hydraulique s’est rendue, le 28 mai dernier,  à Misséni, dans la Commune rurale de Fourou, dans le Sud du Mali pour une identification des dragues à Kadiolo, avant de procéder à leur démantèlement. Ces interventions en application des dispositions de la loi 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier, vise à contrecarrer la destruction des cours d’eaux et de l’écosystème (flore et faune) dans les zones minières. Toute chose qui contribuera au bien-être de la population, à la protection de l’environnement et de l’écosystème. Au passage de la délégation régionale dans la Commune rurale de Fourou, le chef de village de Alhamdoulilaye, Hamidou Coulibaly, a affirmé que le phénomène les a causés énormément d’ennuis. Dans cette zone aurifère où le dragage est pratiqué, il a confié que leurs animaux sont confrontés à un problème d’abreuvement et de nourriture. L’eau du cours d’eau est devenue impropre à la consommation pour les êtres humains. « Aujourd’hui, nous craignons de consommer l’eau de nos puits car ceux-ci peuvent être contaminés par l’eau souillée de ce cours d’eau », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’ils ont, une fois, brulé trois dragues… Pour sa part, le directeur régional de l’Assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN) de Sikasso, Moussa Ballo, a mis un accent particulier « sur l’impact du dragage sur le fleuve et sur la qualité de l’eau. » « La pratique impacte négativement les berges du fleuve, la consommation de l’eau, le mouvement des pirogues et la vie des animaux aquatiques », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de préserver le cours d’eau. Moussa Ballo a dit que les services techniques ont besoin d’équipements adaptés pour la réussite de cette activité. Il a surtout insisté sur la sensibilisation des communautés. De son point de vue, « il faut donner le pouvoir aux autorités locales pour qu’elles puissent saisir toutes les dragues. » « Nous sommes sérieusement engagés à combattre le dragage », a-t-il affirmé avant d’appeler toutes les régions, où les cours d’eaux sont utilisés pour la recherche de l’or, à imiter l’initiative des autorités régionales de Sikasso. « S’il y’a une synergie d’action entre les régions, on pourra belle et bien circonscrire ce fléau », a-t-il indiqué. Le code minier, selon lui, condamne formellement la pratique. Selon le conseiller à la sécurité et à la protection civile de la gouverneure, le contrôleur général-major de police Tiantio Diarra, la pollution et la dégradation de la nature au Mali « sont devenues des dangers pour la vie de la population et celle des animaux aquatiques. » C’est la raison pour laquelle. la mission a été initiée par la gouverneure de la région. Selon lui, une première mission a été effectuée en février passé pour identifier les points qui ont le maximum de dragues. C’est à la suite de cela que le site de Kadiolo a été détecté. « Cette opération doit être dissuasive pour tous ceux qui ont des dragues. Ils doivent comprendre que l’activité est illicite et qu’il faut l’abandonner… », a indiqué le contrôleur général-major de police. Il a souligné que l’opération se poursuivra « car le fleuve Bagoé constitue une ressource naturelle appartenant à nos ancêtres et il doit être préservé. » En outre, Tiantio Diarra a dit que cette initiative est l’illustration de la détermination des autorités du Mali « pour le bien-être de la population. » Ainsi, les dragues extraites du fleuve Bagoé dans la localité de Misseni seront amenées au gouvernorat de Sikasso. « L’équipe de démantèlement a pu saisir 16 dragues. Il y reste une centaine », a affirmé la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a révélé que la mission n’avait pas de moyen adéquat, sinon les machines « costaud » pour extraire le reste des dragues. A cet effet, la cheffe de l’exécutif régional a saisi l’opportunité pour saluer la CMDT et les autres partenaires qui ont facilité la réalisation de l’opération de démantèlement. Pour l’heure, les 16 dragues sont gardées au gouvernorat de la 3ème région. Par ailleurs, elle a sollicité le soutien de tous car seules, les autorités régionales ne peuvent pas mener cette lutte. « Il faut une conjugaison des efforts de différents départements ministériels, dont ceux chargés de l’Environnement et de la s\Sécurité », a-t-elle insisté. Et de préciser que ceci appuiera l’équipe régionale quant à l’extraction et la sécurisation des dragues. « Nous allons poursuivre l’opération dans d’autres localités et instruire à tous les préfets de prendre des dispositions pour éviter la réinstallation des dragues extraites », a-t-elle promis. Elle a assuré que des mesures seront prises contre ceux qui s’adonnent à la pratique. Elle a remercié le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et le ministre de l’Economie et des Finances qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir la mission de démantèlement. Le dragage consiste à extraire des matériaux qui se trouvent en profondeur de l’eau. Le cas du fleuve Bagoé consiste à extraire de l’or dans les fin fonds du fleuve. MFD/MD (AMAP)

Interdiction des points de vente improvisés : Le temps de l’incertitude pour les vendeurs de moutons

Par Jecolia DAKOUO & Makan SISSOKO Bamako, 05 juin (AMAP) À veille de la Tabaski, les vendeurs ambulants de moutons à Bamako peinent à écouler leurs animaux. Les clients se comptent sur les doigts de la main et l’interdiction de vente en ville tombe sur eux comme une chape de plomb. Jeudi dernier, vers 11 heures, au marché de Bozola communément appelé  «Wonida», en Commune III de Bamako, l’ambiance est morose. Assis sur un triangle de béton, Mohamadou Coulibaly garde six moutons en main, deux autres couchés à ses pieds. Son compagnon, un petit bâton à la main, se repose à côté, près d’un poteau. Chaque jour, tous les deux quittent le quartier Sans-Fil en Commune II en espérant « écouler » leurs bêtes. Celui qui engrange plus de 20 ans d’exercice dans ce métier juge particulièrement difficile cette année. «Les clients n’ont pas d’argent, les moutons sont chers, leur alimentation aussi, et la marche nous épuise», se plaint Mohamadou Coulibaly. Vendeur ambulant quinquagénaire, il affirme vendre parfois toutes ses bêtes, mais il lui arrive aussi de rentrer sans rien avoir écoulé. Ses moutons viennent de Ségou à un prix de transport oscillant entre 2.500 et 3.000 Fcfa par tête. Il les revend entre 150.000 et 200.000 Fcfa, pour un bénéfice de 2.500 à 5.000 Fcfa par tête. Les animaux sont nourris avec des feuilles sèches ramassées au sol. Pour Mohamadou, cette activité est vitale. «J’ai entendu qu’on veut interdire la vente ambulante, mais je n’ai pas le choix. C’est ce métier qui fait vivre ma famille. Je me confie à Dieu», se résigne-t-il. Le même jour, Issa Coulibaly traverse le marché avec dix moutons. Il vient du même quartier que Mohamadou en direction de Tomikorobougou. Il confie que la vente en itinérance permet d’écouler plus vite les bêtes, même si elle est plus éprouvante. Vendeur depuis six ans, il achète ses moutons entre 100.000 et 300.000 Fcfa. Il s’inquiète lui aussi. «L’interdiction de la vente ambulante tombe mal, c’est bientôt la Tabaski. Il faut que je me batte pour nourrir ma famille». À Djelibougou, en Commune I de Bamako, au bord de la route, Issouf Traoré discute avec un collègue devant ses bêtes. «La mairie vient nous déranger tout le temps. Maintenant, ils nous demandent de quitter les abords de la route et parlent d’interdire la vente en ville», s’alarme celui qui semble ignorer la décision du gouverneur du District de Bamako. Éleveur depuis neuf ans, il achète ses bêtes à Mopti. Ses moutons coûtent entre 80.000 et 500.000 Fcfa. «Ce travail m’a permis d’être indépendant. Mais aujourd’hui, on nous prend pour des bandits», regrette-t-il. La mévente et la fatigue se lisent sur les visages des marchants ambulants. À Sabalibougou en Commune V du District de Bamako, trois jeunes garçons se promènent avec une dizaine de moutons à l’aide de bâtons.  L’un d’eux explique que depuis deux jours, ils n’arrivent pas à écouler les animaux. «Les décisions de déguerpissement et l’interdiction de la vente improvisée ont fortement affecté le marché des moutons de cette fête. Et aussi, les gens n’ont pas d’argent pour acheter les moutons à cause de leur prix un peu élevé avec le coût du transport et de l’aliment bétail», déplore-t-il. Ajoutant craindre une possible interpellation par les autorités en se promenant par rapport à l’interdiction de la vente improvisée. Du côté des clients, la situation est tout aussi tendue. Mardi dernier, au petit marché de Nafadji, Ousmane Kanté, père de huit enfants, se dit dépassé. «L’année dernière, on trouvait des têtes à 50.000 Fcfa. Aujourd’hui, elles sont à 75.000 Fcfa et ce sont des petits moutons», explique-ce client. Il évite les points de vente fixes, à cause des intermédiaires qui gonflent les prix. Ouvrier du bâtiment, il espérait acheter au village, mais faute de moyens, il n’a rien pu ramener. «Jusqu’à présent, je n’ai pas acheté de mouton», regrette-t-il. JD/MS/MD (AMAP)

Mali : L’orpaillage suspendu du 15 juin au 30 septembre 2025 (Ministre des Mines)

Bamako, 2 juin (AMAP) Le ministre des Mines, Amadou Keïta, a annoncé, jeudi 29 mai 2025, la suspension des activités d’orpaillage sur l’ensemble du territoire malien, du 15 juin au 30 septembre 2025, conformément à l’Arrêté interministériel du 1er juillet 2015. Dans un communiqué officiel, rendu public le 3 juin 2025 sur la page Facebook du ministère, M. Keita a appelé les autorités administratives des districts miniers, les chefferies coutumières, les organisations de presse et les exploitants des localités concernées « à collaborer pour assurer le respect strict de cette disposition pendant la période indiquée. » OS/MD (AMAP)

Cercle de Kangaba : Mission de l’ANPE pour la mise en œuvre de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi 

Kangaba, 02 juin (AMAP) Une mission de la Direction régionale de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) de Koulikoro, conduite par son Directeur, Ibrahima Garango, a effectué une visite de terrain et de prospection dans la Commune rurale de Nouga, dans le Cercle de Kangaba (Ouest), dans le cadre de la mise en œuvre des activités de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi du Plan de travail annuel 2025 de la Direction régionale de l’ANPE. Accompagné par ses chefs de service de l’intermédiation et de la promotion de l’emploi, le Directeur régional s’est rendu, précisément à Samaya et Niaouléni, sur la rive droite du fleuve Niger et à Banankoro sur le site minier de la société minière de Bagama Mining. situé sur la rive droite. A Samaya et à Niaouléni, deux localités d’orpaillage par excellence, les visiteurs ont échangé avec les autorités locales et les orpailleurs sur leurs outils de travail, les offres de services, le mécanisme de financement des projets, les revenus et les difficultés. A Banankoro, sur le site minier de Bagama Mining, le Directeur régional et sa suite ont été reçus par le chef des Ressources humaines de l’entreprise. Les échanges ont porté sur l’immatriculation des employés de la mine, le partage d’informations relatives au recrutement et les propositions sur un éventuel accompagnement dans la réalisation d’Activités génératrice de revenus (AGR) au profit des femmes et des jeunes. En organisant cette visite de prospection dans le Cercle de Kangaba, la Direction régionale de l’ANPE de Koulikoro souhaite reprendre la main dans le dispositif de l’intermédiation dans la Région. Il s’est agi de faire connaître d’avantage l’ANPE et ses missions, d’identifier et recenser les besoins des entreprises en vue de leur satisfaction, d’acquérir des offres d’emploi au profit des demandeurs d’emploi, de convaincre les entreprises sur les assises juridiques et administratives de l’intermédiation des travailleurs de l’ANPE, de communiquer sur les offres de services de l’ANPE et d’expliquer l’importance des statistiques sur l’aide à la prise de décision par les autorités compétentes. A l’issue de la visite de prospection le chef de mission et sa suite se sont dit pleinement satisfait. Selon M. Garango, cette mission a permis aux structures visitées de mieux comprendre la nouvelle vision de la Direction régionale de l’ANPE, de créer un nouveau partenariat entre l’ANPE et les entreprises nouvellement créées. Elle a permis, aussi, de pérenniser les liens de bonne collaboration avec les entreprises déjà existantes, d’identifier les différentes entreprises de la localité, d’échanger avec différents promoteurs sur leurs besoins en formation, en main d’œuvre et éventuellement en stagiaires. SD/MD (AMAP)

L’OCLEI : 63 dossiers de corruption sur un total de 100, représentant un montant de 32 milliards de francs CFA (Président de l’Office)

Bamako, 31 mai (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI a traité 63 dossiers de corruption sur un total de 100, représentant un montant de 32 milliards de francs CFA, ainsi que l’identification de 500 biens immobiliers liés à une quarantaine de personnes, a révélé, vendredi, son président, Moumouni Guindo, rapporte la Cellule de communication de la Primature. En fin de mandat, M. Guindo a présenté son rapport au Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, au cours d’une audience pendant laquelle, le président de l’OCLEI a exprimé sa « reconnaissance aux autorités de la Transition » et ses remerciements au Premier ministre pour son « accompagnement et (sa) solidarité à l’égard des activités de l’Office. » Pendant huit ans, l’équipe a œuvré à la promotion de l’OCLEI. « Nous l’avons structuré, doté d’outils pour œuvrer à la prévention de l’enrichissement illicite. Nous avons entrepris des investigations et développé la coopération aux niveaux national et international », a affirmé le président de l’OCLEI. Dans sa présentation, Moumouni Guindo, a fait noter l’implication de toutes les couches de la nation, notamment les confessions religieuses, les jeunes à travers des centres et des clubs. Au niveau opérationnel, l’OCLEI « a mené des actions de sensibilisation, organisé des conférences, et conduit des campagnes médiatiques. » L’Office a également participé, activement, à l’élaboration de la Constitution du 22 juillet 2023. Sur le plan international, l’OCLEI a porté la voix du Mali en signant des protocoles d’accord avec douze pays, dans le but de contrôler les investissements à l’étranger issus de l’enrichissement illicite au Mali. Il a également mobilisé des ressources extérieures à hauteur de 15 milliards de francs CFA, au bénéfice des services de l’État. Il a conduit sept études et a traité 2 000 déclarations de biens, contre seulement 43 avant la création de la structure, dans le cadre d’un protocole d’accord établi avec la Cour suprême. En termes de difficultés, le président de l’Office a relevé l’absence du terme « corruption » dans son intitulé, dans les textes fondateurs de l’OCLEI. Il a recommandé une harmonisation avec les normes internationales, afin d’élargir le champ d’action de l’OCLEI, notamment vers le secteur privé. Le Premier ministre, en réponse, a assuré que « la lutte contre l’enrichissement illicite demeure une priorité dans la lettre de cadrage » du président de la Transition. Il a félicité le président de l’OCLEI pour son bilan qu’il a qualifié d’« élogieux ». Il a, également, formulé ses « remerciements pour le travail accompli au service de la Nation. » OS/MD (AMAP)

Istanbul :  Deuxième Sommet mondial de l’économie islamique

Istanbul, 31 mai (AMAP) Les travaux du 2e Sommet mondial de l’économie islamique, organisé par le Forum Al Baraka sur trois jours, ont débuté vendredi, à Istanbul, en Turkiye et se poursuivront jusqu’à ce dimanche, rapporte, l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique. L’événement se tient en présence du président turc Recep Tayyip Erdoğan, avec la participation d’un groupe d’élites, de penseurs économiques et de personnalités intellectuelles et économiques de renom venus de divers pays du monde. « Les grandes capitales du monde arabe et islamique connaissent une dynamique de développement remarquable, reflétant une évolution institutionnelle et une véritable volonté de contribuer à la construction de l’avenir de l’économie mondiale, à travers un modèle alliant valeurs et efficacité »,  a affirmé, dans son discours d’ouverture, le président du Conseil des fiduciaires du Forum Al Baraka pour l’économie islamique, Abdullah Saleh Kamel. Il a souligné que les mutations économiques observées dans de nombreux pays arabes illustrent » la capacité des capitales du monde islamique à adopter un modèle économique moderne, fondé sur des principes solides et proposant des solutions concrètes aux défis du développement et de la stabilité financière. » M. Kamel a ajouté que « l’économie islamique ne représente pas une simple alternative théorique, mais constitue un système financier intégré ayant prouvé son efficacité dans les domaines du financement et de l’investissement, grâce à des outils tels que le waqf, la zakât, le takaful et les sukuk, qui peuvent être activés dans des cadres réglementaires modernes et responsables. » Il a poursuivi, en affirmant que « le monde islamique dispose de richesses humaines, de ressources naturelles et de bases intellectuelles lui permettant de bâtir un modèle économique compétitif. » Il a insisté sur le fait que la prochaine étape exige un élargissement des partenariats entre les pays, les institutions et les sociétés, ainsi qu’une transformation des expériences réussies en modèles évolutifs à l’échelle internationale. La vision de M. Abdullah Saleh Kamel traduit un engagement stratégique en faveur de la conduite d’un mouvement économique global, en harmonie avec les exigences de l’époque tout en préservant ses racines éthiques, positionnant ainsi le monde islamique sur la voie du leadership dans l’économie mondiale contemporaine. À noter que le Forum Al Baraka pour l’économie islamique est une plateforme intellectuelle indépendante à but non lucratif, dont les premières rencontres ont été organisées à Médine en 1981. Le forum vise, depuis la tenue de ses réunions annuelles, à rassembler les experts et les décideurs pour développer une vision globale de l’économie islamique, enrichir la recherche et renforcer l’infrastructure du savoir dans ce domaine. HA/MD (AMAP)

Diéma : Des moutons hors de prix !

Par Ouka BA AMAP Diéma, 30 mai (AMAP) La fête de Tabaski se tiendra, cette année, dans un contexte économique et sécuritaire difficile. A Diema, les prix des moutons dépassent largement les bourses. Les moutons coûtent excessivement cher dans cette partie de la Bande sahélienne où l’élevage est en pleine expansion, malgré les cycles de sécheresse répétés, liés généralement à l’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies dans l’espace et dans le temps. Aujourd’hui, à Diéma, pour se procurer un bélier moyen, il faut débourser jusqu’à 110 000 Fcfa voire plus ! La question qui taraude tous les esprits est de savoir ce qui a occasionné la flambée des prix des moutons dans le Kaarta cette année. A propos, plusieurs raisons sont avancées. Certains pensent que les commerçants sénégalais n’étant pas venus cette année pour se ravitailler, on ne peut parler de rareté des moutons sur les marchés. De l’avis général, les causes sont liées à la cherté de la vie et, surtout, à l’insécurité qui sévit dans la zone. Ce qui empêche beaucoup d’éleveurs ont peur de conduire leur troupeau sur des marchés sous la menace terroriste. DE LA CUPIDITE – Sur la place occupée par les marchands de moutons, au Razel, juxtaposée à l’emplacement de compagnies de transport, se déroulent, du lever au coucher du soleil, des transactions. Vendeurs, acheteurs, revendeurs et coxeurs, chacun y trouve son compte. On y assiste, quotidiennement, à un véritable tohu-bohu. En provenance de Tinkaré, Dioby Macoulmack, est à la recherche d’un client pour son bélier qu’il désire vendre à 160 000 Fcfa, un prix non négociable, d’après lui. Avec ses cinq béliers corpulents, aux cornes pointues, Lassana Konaté, espère tirer de son mouton la faramineuse somme de 750 000 Fcfa. Il s’arme de patience pour attendre les clients les plus audacieux. Le revendeur Adama Boly, n’est pas avide d’argent. S’il parvient à gagner sur chaque mouton un bénéfice de 1 000 Fcfa, cela est suffisant. A en croire, Bassékou Gambi, venu de Koromba Kouroumba, il existe toutes sortes de prix. Il suffit d’avoir un peu d’argent pour obtenir un mouton qui répond aux critères de l’animal de sacrifice. Mamadou Diallo, éleveur, a fait un tour au Sénégal pour écouler ses moutons. En ce moment, il est venu aider son ami dans la vente. Gaoussou Diarra, domicilié à Fangouné Massassi, s’est déplacé personnellement, malgré son âge avancé, pour venir acheter des béliers pour sa famille. Il trouve que les enfants sont souvent inexpérimentés dans le marchandage. De l’imprudence chez Samba Traoré, qui dit attendre le jour même de la fête, juste avant la prière collective, pour chercher un mouton. « Car, explique-t-il, le visage décrispé, cela trouvera que tout le monde a eu son mouton. » « Alors certains marchands bazardent leurs troupeaux », espère-t-il. DE LA MODESTIE – N’ayant pas assez d’argent pour se procurer un bélier, un homme qui préfère garder l’anonymat, vient d’acheter une chèvre de 6 mois à 25 000 Fcfa, qu’il compte immoler le jour de la fête. Que dire de cet autre, qui laisse sa brebis pour chercher un bélier, afin de répondre à une exigence des membres de sa famille. Mahamadou Sissoko, releveur de compteurs Energie du Mali (EDM), est obligé d’acheter, cette année, son mouton de Tabaski. Durant les années antérieures, il pratiquait l’élevage. Son activité avait beaucoup prospéré. Mais, par la suite, une maladie a décimé son troupeau. Interrogé sur le sujet, le chef du service local des productions et des industries animales, Oumar Maïga, a indiqué que c’est de la pure surenchère. Il rapporte que le fait que beaucoup de gens soient impliqués dans le circuit (vendeurs, acheteurs, revendeurs, coxeurs), forcément les prix des moutons prennent l’ascenseur, « car chacun veut en tirer profit. » « Dans cette affaire, poursuit-il, ce sont généralement les propriétaires d’animaux qui sont les grands perdants. » Il a aussi évoqué le problème d’insécurité, qui rend souvent difficile l’approvisionnement des différents marchés. Le service local des productions et des industries animales assure correctement les rôles, qui lui incombent, afin de parvenir à une bien meilleure promotion de ce secteur dans le Cercle de Diéma. OB/MD (AMAP)