4è Conférence internationale sur le financement du développement : Les attentes des leaders mondiaux

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ   Séville, 30 juin (AMAP) Le Premier ministre du Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, a participé à l’ouverture solennelle de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement qui a débuté, ce lundi à Séville, en Espagne, et prendra fin le 4 juillet. A cette ouverture, sous la présidence du chef du gouvernement du Royaume d’Espagne, Petro Sánchez, le Premier ministre du Mali, a représenté le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. C’était en présence du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antònio Guterres et de plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement et d’organisations internationales, régionales et sous-régionales. Unis en cette occasion, les leaders mondiaux et chefs d’institutions financières, de commerce et de développement ont adopté, de façon consensuelle, le « Compromis de Séville ». Il s’agit d’un document qui doit sanctionner ces travaux de quatre jours. Le texte est considéré comme « un Nouveau partenariat financier pour un développement durable pour les 10 prochaines années. » Le président de la Conférence, le Secrétaire général de l’ONU, les patrons de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union africaine (UA) et d’autres institutions ont envoyé des messages forts à la communauté financière internationale. Ils ont invité à des mesures concrètes pour permettre aux pays en développement de se défaire du poids du service de la dette qui entrave l’accès aux financements et investissements adaptés à leurs besoins. Ils ont proposé de mettre en œuvre des mécanismes pratiques et viables pour réduire le coût des envois de fonds des diasporas. Ils ont, également, attiré l’attention sur la nécessité de s’assurer du caractère inclusif du programme de développement durable. Et ont appelé à des efforts énormes en matière de mobilisation des ressources internes pour faire face aux besoins de financement dans un monde où les investissements directs se font rares. Lors du débat général, en cours, chaque chef d’État et de gouvernement présentera sa vision ou sa stratégie nationale de développement durable. Ils prendront part aux travaux en plénière, à des tables rondes et auront des rencontres bilatérales. Durant ces quatre jours, huit plénières et six tables rondes sont prévues. Cette Conférence intervient 10 ans après celle tenue en 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie, et 5 ans avant la date buttoir des Objectifs de développement durable (ODD). CMT/MD (AMAP)

Le Premier ministre est arrivé à Séville pour participer à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement

Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORÉ Séville, 28 juin (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga est arrivé aujourd’hui, samedi, à 17 heures 30 (locales), en Espagne pour prendre part à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement qui se tiendra du 30 juin au 3 juillet au Centre international de conférences et d’expositions de Séville. À son arrivée, il a été accueilli par une forte communauté malienne, burkinabè et nigérienne massé devant son hôtel. Munie des drapeaux du Mali et de l’AES, la foule scandait : Mali, Mali, AES, AES… pour souhaiter la bienvenue à la délégation du Premier ministre. Le chef du gouvernement portera la voix du Mali, en présentant la vision du Chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, en matière de développement à la communauté financière internationale. Cette vision est traduite dans deux documents stratégiques de référence : la Vision Mali kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). Le général de division Abdoulaye Maïga est à la tête d’une forte délégation comprenant des membres du gouvernement dont les ministres de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et des conseillers spéciaux de la Présidence et de la Primature. Environ 70 chefs d’État et de gouvernement sont attendus à ce sommet qui mobilise décideurs, experts, chercheurs et chefs d’entreprise du monde. CMT/MD (AMAP)

Le Premier ministre à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4) à Séville, en Espagne

Bamako, 28 juin (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga, a quitté ce samedi 28 juin 2025, Bamako pour Séville, en Espagne, où il représentera le Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 4è conférence internationale sur le financement du développement (FFD4), du 30 juin au 03 Juillet 2025, annonce un communiqué de la Primature. Le chef du gouvernement représentera le président de la Transition, et conduira la délégation malienne comprenant certains membres du gouvernement pour porter à cette rencontre « la voix du Mali. » et présentera « la vision du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita à la communauté financière internationale. « La 4è conférence internationale représente une opportunité unique de reformer le financement à tous les niveaux. « Elle doit, aussi, donner une impulsion à la réforme de l’architecture financière internationale et relever les défis qui freinent l’investissement urgent nécessaire à la réalisation des objectifs de développement durable. » C’est une occasion aussi d’accélérer la mise en œuvre de l’agenda 2030. « L’occasion sera opportune pour le chef du gouvernement malien de présenter aux partenaires extérieurs la vision « Mali Kura nietaasira ka ben san 2063ma » ainsi que la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. » « Ces deux initiatives visent à moderniser notre pays, encourager l’innovation et renorcer son intégration sur les plans régional et international. La vision Mali Kura 2063 s’appuie sur 11 projets structurants comme farafina jiginè pour garantir l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura, visant un accès universel à l’électricité ou Kankou Moussa Seguina, dédié à la valorisation du patrimoine culturel. » Et quant à la stratégie nationale, elle s’articule autour de cinq grandes priorités comme le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité ou la transformation économique et une croissance durable. A Séville, la délégation malienne prendra part à certains panels stratégiques de haut niveau. En marge de la conférence le général de Division Abdoulaye Maiga aura des rencontres bilatérales avec des dirigeants du monde et avec des partenaires stratégiques du Mali. Il échangera avec les Maliens établis en Espagne. MD (AMAP)

Bamako : Atelier pour renforcer la gouvernance foncière et urbaine par une application harmonisée des textes

Bamako, 28 juin (AMAP)  Un atelier d’échanges sur la pratique des textes régissant l’urbanisme, la construction, les domaines et le cadastre s’est ouvert, ce samedi, à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) à Bamako, sous la présidence du ministre chargé de l’Urbanisme, Imirane Ibrahime Touré. « Cet atelier est un espace de vérité et de construction collective pour harmoniser l’interprétation des textes et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens », a déclaré le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem.   Organisé sur deux jours (28-29 juin 2025), la session vise à renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux pour une gouvernance foncière et urbaine plus cohérente. Les participants, incluant les directeurs régionaux, chefs de services et représentants syndicaux, partagent expériences et bonnes pratiques afin d’identifier les blocages dans l’application des textes réglementaires. « Nous constatons des interprétations divergentes et des in cohérences dans les procédures », a souligné M. Ouologuem, appelant à un cadre d’interprétation partagé. Le directeur général des Domaines et du Cadastre, Amadou Maïga, a mis en avant les réformes récentes, notamment l’adoption de la loi domaniale et foncière de 2024, qui consacre le Titre Foncier comme unique document d’attribution pour réduire les conflits fonciers. « La digitalisation, avec des outils comme MoDoNum et SITFI, accélère le traitement des dossiers et renforce la transparence », a-t-il ajouté, annonçant le lancement d’un portail web institutionnel à la clôture de l’atelier. Le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Ibrahime Toure, a insisté sur les priorités du gouvernement de la Transition, telles que l’immatriculation systématique des parcelles, la création de 429 hectares de réserves foncières pour des logements sociaux et l’achèvement de 2 780 logements. « Nous devons assumer notre rôle pour résoudre les problèmes fonciers et éviter les litiges inutiles devant les tribunaux », a-t-il affirmé, appelant à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à la terre et au logement. L’atelier, financé par les budgets 2025 de la DNUH et de la Direction générale des Domaines et du Cadastre, se clôturera par un rapport proposant des recommandations pour une gestion foncière et urbaine plus efficace, de Kayes à Kidal. OS/MD (AMAP)

Forum de Mercy Corps : Tirer profit des bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique

Bamako, 27 juin (AMAP) Des participants venus de plusieurs localités d’intervention du projet « Mercy Corps », ont échangé, pendant trois jours (25, 26 et 27 juin), à Bamako, pour dégager des recommandations sur l’adaptation et la résilience au changement climatique, la mutualisation et l’harmonisation des approches ainsi que les efforts au sein d’une coalition nationale au bénéfice des communautés partenaires. Ces participants de Bamako, Koulikoro, Ségou, San, Koutiala ont recommandé, entre autres, de vulgariser les bonnes pratiques identifiées lors de ce forum, faire des restitutions au sein des différentes organisations et prendre en compte les bonnes pratiques lors de la formulation de nouveaux projets, sensibiliser et informer les jeunes à l’utilisation responsable des ressources naturelles. Lors de la clôture des travaux, vendredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la représentante du ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Bocoum Aoua Guindo, a fait remarquer que les femmes représentent plus de 70% de la main d’œuvre agricole au Mali. « Elle portent une grande part de la production et du travail quotidien dans nos champs, nos marchés et nos familles. Pourtant, alors qu’elles constituent le pilier de notre sécurité alimentaire, moins de 10% d’entre elles ont un accès effectif à la terre, Ce qui freine leur pleine contribution au développement rural, mais aussi à la stabilité et à la paix dans nos communautés », a-t-elle fait remarquer. « La réduction de cette inégalité est, non seulement, une question de justice sociale mais, aussi, un lien central pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion et favoriser un développement harmonieux », a averti Mme Bocoum. Elle a également trouvé que les conclusions de ces travaux « confortent dans la conviction que la résilience agricole ne peut se construire sans justice sociale, sans égalité d’opportunités pour les femmes et la jeunesse, sans promotion active de leur leadership. » « A travers les actions du Programme justice et stabilité au Sahel (JASS), grâce à la mobilisation des autorités locales, des commissions foncières et de tous les partenaires, nous voyons des progrès réels », a fait savoir Mme Bocoum Aoua Guindo. Parmi les partenaires, il y a le Royaume Uni dont le représentant de l’ambassadeur, Robert Elsworth, a souligné que le changement climatique est une menace réelle. « Nous repartirons avec des idées concrètes pour une solution durable », a-t-il dit. Ces trois jours ont été consacrés au thème : « Forum de partage de connaissance et bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique. » ST/MD (AMAP)

Formation professionnelle : L’INCEF doté d’un nouveau siège

Bamako 26 juin (AMAP) L’Institut national consulaire d’études et de formation (INCEF), a inauguré, jeudi, à Banankougou, en Commune VI du district de Bamako, son nouveau siège, pour un investissement estimé à plus de 1,5 milliard de Fcfa, sur plusieurs exercices, lors d’une cérémonie sous la présidence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. « C’est un motif de fierté et de satisfaction. Nous connaissons tous le rôle et l’importance de la Chambre de commerce et de l’industrie, du secteur privé, de manière générale, dans notre économie nationale », a déclaré le Premier ministre qui avait à ses côtés le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara. Le chef du gouvernement a ajouté que « l’inauguration de ce joyau architectural, permet à la CCIM, d’aller au-delà de sa vocation initiale de renforcement des capacités de ses membres. » « Cela permettra aux formateurs de faire, à la fois, la théorie et la pratique. Je pense qu’aujourd’hui, avec cette nouvelle orientation sera une opportunité pour les jeunes d’apprendre des métiers du commerce et de l’industrie », a poursuivi le général Abdoulaye Maïga. La réalisation du siège de l’INCEF et son équipement constituent le volet infrastructure de la réforme. « L’infrastructure est réalisée sur une superficie totale de 2 680 m2 dont 1 800 m2 occupés par les bâtiments », a précisé le vice-président de la CCIM, Mamadou Tiéni Konaté. Selon lui, avec un nouveau siège moderne doté d’un amphithéâtre, de salles de classe, de conférences, d’ateliera et d’informatique, l’INCEF offre des formations de qualité pour renforcer les compétences et booster l’employabilité. Créé en 2001 par la CCIM, l’INCEF accompagne, depuis plus de 20 ans les entreprises, organisations et groupements professionnels du secteur privé. À ce titre, son vice-président a souligné que face aux défis de l’adéquation formation-emploi, l’INCEF se recentre, aujourd’hui, sur des filières innovantes adaptées aux besoins du marché, notamment dans le numérique, l’énergie solaire et l’agrobusiness. Pour sa part, le représentant de la mairie de la Commune VI du district de Bamako, Ibrahim Traoré, a indiqué que ce nouveau siège permettra aux jeunes de la Commune VI d’étudier dans de bonnes conditions. « Ce qui, selon lui, va naturellement diminuer le chômage de ces jeunes. » La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence d’autres membres du gouvernement, des ambassadeurs accrédités au Mali, des autorités locales et des légitimités traditionnelles. MMD/MD (AMAP)   .

Le ministre Alhamdou Ag Ilyene : « Cette visite officielle nous a permis d’avancer sur les projets de satellites »

Envoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 26 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), entretient des discussions très avancées avec la Russie dans le domaine de la communication, plus précisément la télécommunication, a déclaré, jeudi, à Kazan, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyene, Dans le domaine stratégique de la communication satellitaire, le Mali et les autres pays de AES (Burkina Faso et Niger) ont de grandes ambitions. « Il s’agit précisément de la création d’une agence spatiale et du lancement de satellites. Les pays de l’AES sont en discussion avec la société Globe Cosmos de Russie pour pouvoir procéder à des lancements de satellites », a dit le ministre, l’un des dix membres du gouvernement qui accompagnent le président de la Transition lors de la visite officielle en Fédération de Russie. « En la matière, nous visons deux satellites essentiellement : un satellite de télécommunication qui va nous permettre de réduire les coûts de communication du téléphone, pour nos stations de radios et de télévisions, pour que nos bateaux, nos véhicules, nos avions puissent être connectés. Et avoir des frais de diffusion très réduits, une fois ces satellites acquis », a expliqué le ministre Ag Ilyene. « Le second satellite concerne la télédétection terrestre qui va se consacrer à la surveillance du territoire, notamment les frontières, l’évolution urbaine, la protection de l’environnement, de la faune, veiller sur toutes les activités susceptibles de menacer le développement du pays », a expliqué le ministre chargé de la Communication. Plusieurs missions techniques ont été effectuées en Russie cette année. Déjà en début d’année, le ministre de l’Économie et des Finances a évoqué une convention avec la partie russe sur un programme de formation de dix étudiants par an, pendant 4 ans dans les domaines spécialisés concernant les satellites. Également, un certain nombre de spécialistes y seront envoyés pour approfondir les connaissances et acquérir une certaine expertise en matière d’activité aérospatiale. La visite officielle a permis surtout d’accélérer la concrétisation de tels projets ambitieux. « Cette mission nous a permis d’avancer. Nous sommes en parfaite harmonie avec le partenaire russe. Un projet de satellite a besoin d’un temps minimal de quatre ans. Le partenaire russe nous accorde des facilités sur certains besoins satellitaires au regard de sa grande expertise dans ce domaine. Les États de l’AES comptent en tirer un grand avantage», a confié le ministre Alhamdou Ag Ilyene avec beaucoup d’espoir. AS/MD (AMAP)  

Visite officielle du Chef de l’État en Russie : Le Tatarstan ouvre ses industries automobiles civiles et militaires au Président Assimi Goïta

Envoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 26 juin (AMAP) La délégation présidentielle malienne a visité, jeudi, à Kazan, l’atelier de l’entreprise Rostec, géant mondial de construction d’hélicoptères dont la renommée parcourt les quatre coins du monde et a, aussi, reçu une équipe du groupe Yadran, partenaire stratégique dans la construction de la raffinerie d’or de Sénou, a constaté l’AMAP. Le général d’Armée Assimi Goïta et la forte délégation qui l’accompagne ont eu droit en cette matinée du 26 juin, à Kazan, à une visite guidée des hauts responsables de ce géant mondial de construction d’hélicoptère dont la renommée parcourt les quatre coins du monde. Les hélicoptères Mi s’imposent pour la plupart par leur envergure notamment le transport de troupes ou de personnalités. « Le président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, a voulu que la délégation qui l’accompagne s’inspire de l’expérience et l’expertise russes pour un développement durable, une économie résiliente, une souveraineté renforcée. Pour donner corps aux protocoles d’accords signés dans plusieurs domaines, il était important de toucher certains aspects comme le transfert de compétences », a déclaré le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée, Sadio Camara. « C’est ce qui explique le choix de l’industrie, en particulier l’industrie militaire pour laquelle le Mali a de grandes ambitions. Dans un esprit de confiance, le partenaire russe a ouvert toutes les portes à la délégation malienne pour faire profiter de son expérience de développement et la mise en œuvre d’une stratégie d’équipement et d’industrialisation efficace », a ajouté le ministre de la Défense et des anciens Combattants. Pour le général de corps d’armée Sadio Camara, l’industrie du Tatarstan inspire dans ce sens : « Le gouvernement du Tatarstan, qui est une République de la Fédération de Russie, a voulu nous montrer les capacités industrielles remarquables sur son territoire, notamment les usines de construction d’hélicoptères et de véhicules utilitaires. Nous sommes très impressionnés par l’organisation et la qualité de ces usines. » « Nous comprenons ce qui fait la qualité et la robustesse des appareils russes que nous utilisons au combat. Nous avons compris la grande efficacité de ces appareils sur le terrain, sur le théâtre des opérations. C’est une source d’inspiration pour emprunter le même chemin », s’est enthousiasmé Sadio Camara. Le président Assimi Goïta a eu droit à une exhibition des véhicules blindés de combat et de transport de la compagnie Remdizel, spécialisée en solutions de défense. L’on pouvait admirer l’allure du blindé polyvalent K5385. Le chargé des Activités extérieures de la compagnie, Bulat Zainutdinov, a dit à la presse malienne toute leur fierté de l’intérêt que les autorités du Mali accordent à leurs solutions. Ce qui va les encourager à produire davantage d’engins appropriés pour la clientèle, dans un secteur à forte concurrence. Aux côtés des engins de Remdizel, se trouvaient des prototypes de véhicules de l’usine de construction de camions à usage civil, Kamaz qui entend s’ouvrir davantage au Mali et à l’Afrique. Elle est déjà réputée pour avoir remporté des victoires au Rallye Paris-Dakar. Dans le grand atelier de l’entreprise Rostec, les bruits assourdissants de soudeuses, de chalumeaux, de marteaux géants sur les composites et autres formes de métaux contrastent avec le décor qui s’offre à la vue des visiteurs du jour. De part et d’autres des allées, des ouvriers s’affairent à l’assemblage. Ici, une cabine prend forme, là des hélices entreposées, devant des matériaux de fuselage. Les membres du gouvernement présents, ceux du cabinet du Chef de l’État et autres collaborateurs techniques tentent de capter les quelques mots qui résistent au grand bruit des lieux, venant des explications traduites en français du guide russe affecté au Président de la Transition. Tout de même, chacun trouve son compte avec les panneaux descriptifs des appareils proposés à être visités. Ici les colosses toisés sont des hélicoptères utilitaires lourds Mi-8MTV-1, des hélicoptères utilitaires légers Mi-24, des hélicoptères de polices, de secourisme. Dans la matinée, le Président de la Transition a reçu une équipe du groupe Yadran, partenaire stratégique dans la constitution de la raffinerie d’or de Sénou. Le groupe a présenté au Général d’armée Assimi Goïta une maquette, élément sensible, de la future plate-forme industrielle tant attendue, et dont la première pierre a été posée le 16 juin dernier. Sur le projet, le ministre des Mines, Amadou Keïta, dit que le Mali porte une attention particulière au transfert de compétences, volet important du projet. Le Mali et la Fédération de Russie ont entamé le processus de développement accéléré de leur coopération économique. Les deux Chefs d’État veulent faire du potentiel industriel du Tatarstan un levier stratégique. AS/MD (AMAP)

Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, en Espagne

Bamako, 26 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, représentera le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4), du 30 juin au 3 juillet à Séville, en Espagne, a appris l’AMAP, de source officielle « Cette conférence est une opportunité unique pour présenter la vision du Mali en matière de développement durable et attirer des partenaires stratégiques », a indiqué un communiqué du Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA). À la tête d’une délégation comprenant les ministres des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou et de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, le Premier ministre portera la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Ces initiatives visent à moderniser le Mali, promouvoir l’innovation et renforcer son intégration régionale et internationale. La Vision Mali Kura 2063 repose sur onze projets structurants dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour un accès universel à l’électricité, et Industrialiser le Mali pour relancer le secteur industriel. La SNEDD, quant à elle, s’articule autour de cinq priorités : souveraineté et sécurité, refondation de la gouvernance, transformation économique, développement du capital humain et gestion durable de l’environnement. Le coût total de cette stratégie s’élève à 61 232,1 milliards de Fcfa, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de Fcfa. À Séville, la délégation malienne participera à des panels stratégiques de haut niveau et le Premier ministre tiendra des rencontres bilatérales avec des dirigeants et partenaires. La conférence vise à réformer l’architecture financière internationale et accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour les objectifs de développement durable. En marge de l’événement, le général Maïga rencontrera la diaspora malienne en Espagne, pour renforcer les liens avec les communautés expatriées. OS/MD (AMAP)

La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable

Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)