Campagne agricole 2025 : Des objectifs ambitieux et des conditions prometteuses
Bamako, 26 juin (AMAP) Les objectifs de production du Mali sont fixés à 11,6 millions de tonnes de céréales sur 6,6 millions d’hectares par le ministère de l’Agriculture pour la campagne agricole en 2025 qui démarre dans un contexte jugé favorable à plus d’un titre, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au cours d’une conférence de presse, dans les locaux du département, a fait l’état d’avancement de la campagne, en particulier sur le volet de la production végétale, à la date du 20 juin 2025. En présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, et du président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré, les échanges avec le ministre de l’Agriculture ont porté sur la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, l’évolution des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire, les principales difficultés et les pistes de solutions. La souveraineté alimentaire reste le pilier central de la Politique de développement agricole (PDA). Dans ce cadre, le ministère élabore chaque année, en concertation avec les acteurs du secteur, un plan de campagne consolidé avec des objectifs harmonisés en matière de production céréalière, cotonnière, fruitière et maraîchère. Pour l’année 2025, le plan a été approuvé lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenue le 6 mai dernier. Il prévoit une production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment la mise à disposition d’intrants et d’équipements agricoles subventionnés, le contrôle de qualité des intrants, la protection phytosanitaire renforcée, le paiement du reliquat du coton graine aux producteurs et le maintien du prix d’achat du coton à 300 Fcfa le kilogramme. La subvention des intrants concerne cette année les engrais chimiques et organiques, les semences de maïs hybrides et le biostimulant Ovalis. Deux programmes majeurs soutiennent cet effort. Le Programme de développement de la productivité et de la diversification agricole des zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM) prévoit la mise en place de 10 500 tonnes d’urée, 6 000 tonnes de DAP (Di-amoniaque phosphate) et 5 043 tonnes de NPK pour un montant total de 9,83 milliards de Fcfa. À la date du 20 juin, 6 095 tonnes, soit 28,3 %, ont déjà été livrées. Le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (PUPSAN) prévoit, quant à lui, 1 335 tonnes d’urée, 200 tonnes de DAP et 684 tonnes de NPK pour un coût de 1,2 milliard de Fcfa. Pour accompagner cet effort, le gouvernement a inscrit 17,6 milliards de Fcfa dans la Loi de finances 2025 pour soutenir la subvention des intrants dans les zones hors coton. Pour les zones cotonnières, l’enveloppe s’élève à 35 milliards de Fcfa. « 21 453 tonnes d’engrais minéraux sont déjà acquises via un projet financé par la Banque mondiale. À cela s’ajoutent 1.335 tonnes attendues d’un autre programme et plus de 12.100 tonnes sur le budget national. Les livraisons sont en cours, et l’ensemble devrait être disponible au plus tard le 10 juillet », a annoncé le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba. Concernant la pluviométrie, le ministre Kelema a indiqué que les pluies sont normales à excédentaires dans la plupart des zones agricoles, hormis le Centre, le Nord et certaines localités de l’Ouest (Kayes) où elles restent déficitaires. Comparées à la même période en 2024, les précipitations sont généralement supérieures, sauf dans des zones localisées comme Gao (Nord), Mopti (Centre) et le sud de Kayes (Ouest). Le niveau des eaux est aussi en progression, avec des niveaux supérieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période. Les semis sont en cours, grâce aux pluies déjà enregistrées. Pour le riz, 49 280,5 hectares sont emblavés contre 47 760 ha en 2024, sur un objectif de 912 442 ha, soit un taux de réalisation de 5,4 %. Pour les céréales sèches (maïs, sorgho, mil, fonio), 307 663,75 ha sont emblavés contre 259 596 ha à la même période l’année dernière. Pour les légumineuses, 33 211,5 ha sont déjà semés sur les 535 782,65 ha prévus pour l’arachide et 3 530,75 ha sur les 494 173,98 ha pour le niébé. Le sésame enregistre 41 ha sur 104 829,15 ha prévus et le soja, 3 377 ha sur 37 512,5 ha attendus. Selon le ministre Kelema, la situation phytosanitaire reste calme. Parmi les difficultés, on note l’insécurité dans certaines zones de production, le retard dans l’approvisionnement en intrants dans le système coton et le retard dans le paiement du coton graine. Le ministre a toutefois assuré que des mesures sont en cours pour résoudre ces problèmes. « La campagne agricole 2025 se poursuit dans de bonnes conditions, avec une pluviométrie globalement favorable et des emblavures en progression comparée à 2024 », a-t-il résumé. Concernant la campagne cotonnière, le PDG de la Compagnie malienne de developpment des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé, s’est montré confiant. Il a indiqué que les emblavures prévues sont de 672 000 ha, dont 255 548 ha déjà réalisés, soit 38,03 %, un taux supérieur à celui de 2024 (28,90 % à la même date). Il a rappelé qu’en 2024, les semis avaient dû se poursuivre au-delà du 20 juillet en raison du retard pluviométrique. Sur la question du paiement du coton graine, il a signalé que 63,88 % des paiements ont été effectués, contre 63,38 % à la même date l’an dernier. Le paiement complet a été bouclé le 30 août 2024. Cette année, il espère clore les paiements dès la première semaine de juillet. Concernant la livraison des intrants, Dr Kouloumégué Dembélé a indiqué que le taux de livraison pour les engrais minéraux est de 43,23 % pour le complexe coton, 38,93 % pour le complexe céréales et 19,89 % pour l’urée. Des difficultés logistiques persistent, notamment liées à l’insécurité et aux restrictions de circulation des camions transportant les engrais, nécessitant des escortes. Ces
Mairie du district de Bamako : Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est de plus de soixante milliards
Bamako, 26 juin (AMAP) Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est arrêté, en recettes et en dépenses, à la somme de Soixante un milliards cinquante-sept millions cent vingt-six mille neuf cent soixante-sept Fcfa, a appris jeudi l’AMAP, de source officielle La 2ème vice-présidente de la Délégation spéciale, Mme Maiga Djeneba Sacko, qui intervenait devant la 2ème session ordinaire, au titre de l’année 2025, portant sur l’examen et adoption du budget additionnel et d’autres sujets marquant la vie de la collectivité, a précisé que ce budget qui est soumis à l’appréciation « doit être adopté au plus tard le 30 juin de l’exercice auquel il s’applique. » Mme Maiga Djeneba Sacko, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence de la quasi-totalité des membres, a rappelé que conformément aux dispositions de l’article 193 de la loi n°2023-004 du 13 mars 2023, portant Code des collectivités territoriales, le budget additionnel de la collectivité territoriale est établi en cours d’exercice, lorsque les résultats de l’exercice précédent sont connus. Ce budget « est destiné à réajuster les prévisions du budget primitif. Le budget additionnel est établi et voté dans les mêmes formes que le budget primitif. Le budget additionnel est un budget rectificatif du budget primitif qui se manifeste par, soit des compléments ou des réductions, soit par, des opérations nouvelles tant en recettes qu’en dépenses », a expliqué Mme Maiga. Elle a, aussi, ajouté que le budget additionnel, permet de réajuster les prévisions initiales en prenant en compte, dans le budget en cours, les décisions modificatives, les titres annulés ou admis en non-valeur, les mandats annulés ou atteints par la déchéance, le résultat du compte administratif. Mme Maiga a, aussi, indiqué qu’en ce début d’hivernage et, conformément aux instructions des autorités nationales, la collectivité a engagé l’opération de curage de caniveaux et des traversées sous chaussée. « Une opération qui contribuera à minimiser les dégâts liés aux inondations qui constituent une source d’insécurité pour les populations de la capitale », a-t-elle fait savoir. Elle a, ensuite rappelé les objectifs de la feuille de route que la Délégation spéciale s’est fixée, qui sont d’œuvrer pour l’assainissement et l’embellissement de la ville de Bamako ; d’instaurer la bonne gouvernance au sein de l’administration municipale et de rendre des services de meilleure qualité aux populations. ST/MD AMAP)
En visite officielle en Russie : Assimi Goita compte sur le potentiel productif du Tatarstan pour booster la coopération économique
nvoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 25 juin (AMAP) Le président Tatar, le « Raïs » Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich et le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, ont eu un tête-à-tête, mercredi, à Kazan, capitale du Tatarstan (une des Républiques de la Fédération de Russie) où le chef de l’Etat malien est arrivé mercredi matin, dans le cadre de sa visite officielle, a constaté l’AMAP. Les deux dirigeants ont d’abord ce tête-à-tête au Kremlin local de Kazan, en présence du ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara et le vice-ministre de la Défense russe, Yunus-Bek Yevkurov, avant une réunion élargie aux deux délégations. Cette réunion bilatérale a permis aux parties de dévoiler les grandes lignes de leurs visions d’une coopération à bâtir au plus vite. « La coopération entre le Mali et le Tatarstan est timide », a noté le chef de l’Etat tatar. Les études sur cette République sont parlantes : le pays est très actif dans les exportations, avec plus de 160 pays partenaires commerciaux. Le Tatarstan couvre la région économique de la Volga, qui tient son nom de ce grand fleuve qui le traverse. Il fait partie des Régions les plus importantes et les plus développées de Russie sur le plan économique. « La moitié de la production tatare est exportée, a dit son président. Après une heure d’avion de Moscou, le président de la Transition au Mali est arrivé à Kazan pour ouvrir une nouvelle page de la coopération économique entre le Mali et la Fédération de Russie, avec l’ambition affichée de donner un contenu économique marqué à travers des actes forts. La renommée de la République du Tatarstan, un des moteurs économiques de la Fédération de Russie est fondée sur une expertise dans plusieurs domaines : la pétrochimie, la construction automobile et de l’aérien militaire, l’industrie minière, la machinerie agricole, etc. « Le monde entier connait les hélicoptères de marque Mi fabriqués chez nous, de même que les véhicules de transport Kamaz dont la marque a remporté des victoires mémorables au Rallye Paris Dakar », s’est réjoui le président Tatar, le «Raïs» Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich, lui-même connu pour avoir été un pratiquant des courses automobiles, dans un passé lointain. PARTENARIAT MULTI-SECTEURS – « Nous avons une pleine conscience du potentiel de votre pays et nous entendons tisser une relation durable et bénéfique. Nous avons une idée claire de vos potentialités, de votre expertise. C’est pourquoi, je suis venu avec plusieurs ministres pour cette visite officielle auprès de la Fédération de Russie et, ici, auprès de votre État », a dit le chef de l’Etat malien s’adressant à son hôte. « Nous avons déjà un bon début avec l’implication de la compagnie Yadran dans la raffinerie. Nous souhaitons pousser ce partenariat dans plusieurs secteurs productifs dont vous avez un leadership avéré. Nous avons déjà engagé des discussions sur des projets dans les domaines du pétrole, de la filature de coton, des transports, des engrais, de la formation. Nous souhaitons ensemble concrétiser ces projets », a succinctement développé le Président Goïta, devant son hôte tatar et des membres de son gouvernement ainsi que des chefs de grands groupes industriels. Le président de la Transition au Mali s’est dit honoré de l’invitation de son homologue Vladimir Poutine pour la visite officielle en Fédération de Russie et de celle au Tatarstan. Il a également vivement salué les autorités tatares pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation. Le Tatarstan a une population à près de 53% musulmane. En tant que membres de la communauté islamique mondiale, le Mali et le Tatarstan se doivent de mener des actions communes. C’est à cela que le Raïs Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich a, également, invité le général d’Armée Assimi Goïta, au cours de leurs entretiens. « Nous organisons le Forum Russie-Monde islamique depuis près de 16 ans. La dernière édition tenue l’an dernier a enregistré 96 pays et 22 participants. Nous serons heureux d’accueillir une délégation malienne l’an prochain, surtout que notre capitale, Kazan, est désignée capitale de la Culture islamique en 2026 », a-t-il dit. Il a, aussi, annoncé que le président Poutine l’a nommé président du Groupe stratégique Russie-Monde islamique, et qu’à ce titre, il invite le Mali à désigner un représentant au sein de l’équipe de travail. Une séquence importante de cette visite a été l’échange de documents d’accord entre le ministre malien des Mines, Amadou Keita et son homologue tatar, devant les deux présidents. Au cours de cette réception au Palais du Rais de Kazan, le Président de la Transition a pu échanger, dans l’enceinte de l’édifice, avec la majorité des 35 étudiants maliens installés dans cette République. Il les a encouragés à réussir leurs études pour venir contribuer à « transformer le Mali ». La ville de Kazan est familière des grands rendez-vous internationaux, comme le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qu’elle a abrité en 2024. Le programme du Président Assimi Goïta au Tatarstan se poursuit ce jeudi avec la visite de certaines unités industrielles et des audiences qu’il accordera à certains responsables du secteur économique. AS/MD (AMAP)
Chambre consulaire de l’UEMOA : La 2e réunion du Bureau se tient à Bamako
Bamako, le 24 juin (AMAP) Le Bureau de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CCR-UEMOA) tient, du 24 au 25 juin à Bamako, sa 2e réunion, dans le cadre d’une dynamique d’évaluation, de coordination stratégique et de réajustement, en lien avec les grandes priorités collectivement fixées, a constaté l’AMAP sur place. Les participants examineront, au cours de la rencontre, l’état de mise en oeuvre des décisions et recommandations issues de la première réunion du Bureau de l’année 2025. Il s’agira d’identifier les avancées significatives, mais aussi les difficultés rencontrées, afin d’en tirer les enseignements nécessaires pour améliorer son efficacité. « Nous passerons à l’examen et à l’adoption des conclusions et recommandations issues des travaux de nos Commissions techniques qui jouent un rôle fondamental dans la réflexion stratégique de notre institution » a annoncé la présidente de la CCR-UEMOA, Mme Héléna Nosolini Embalo. Selon elle, les analyses et propositions constituent les bases techniques sur lesquelles reposent, « nos grandes orientations ». Mme Embalo a ajouté que le point sur la situation financière au 31 mai 2025 ainsi que l’examen du rapport d’exécution des activités planifiées seront au menu des travaux. « Nous porterons également une attention particulière à l’examen et à la validation des fichiers de projets élaborées par le groupement de cabinets d’études, que nous avons mandaté dans le cadre de notre stratégie de mobilisation de ressources », a-t-elle indiqué. Les participants porteront, aussi, leur attention sur le point d’étude sur l’état des lieux du secteur informel dans les États membres et au niveau sous-régional. « Il s’agit là d’un enjeu majeur qui porte sur la structuration, la validation et l’intégration de l’économie informelle qui est une nécessité pour bâtir une économie plus inclusive, plus résiliente et plus productive », a précisé la présidente de la CCR-UEMOA. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara, s’est réjoui de la tenue de la rencontre dans notre pays. De son côté, le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Adama Yoro Sidibé, a invité la CCR-UEMOA, en plus de sa participation aux réflexions sur le processus d’intégration économique de la sous-régionale, à s’impliquer de plus en plus dans les actions et projets concourant à renforcer les capacités des acteurs économiques afin qu’ils soient capables de faire face à la mondialisation. Surtout avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre échange continental africaine (ZLECAF). OD/MD (AMAP)
Grande Muraille Verte : les experts en conclave à Bamako pour renforcer l’action climatique et restaurer les terres
Bamako, 24 juin (AMAP) La réunion du Comité technique des experts, dans le cadre de la 10ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, se tient à Bamako, ce mardi 24 jusqu’à mercredi 25 juin 2025. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre malienne en charge de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, en présence du représentant des Partenaires techniques et financiers (PTF), Roland Seri, et du secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, Dr Brahim Said. Dans son discours, la ministre de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara a salué la participation active de l’ensemble des parties prenantes à la mise en œuvre de l’Initiative de la Grande Muraille Verte, qu’elle a qualifiée de « témoignage d’une volonté partagée de relever ensemble les défis écologiques de notre temps ». Elle a indiqué que la réunion du Comité technique des experts est appelée à traiter plusieurs points majeurs, notamment la validation des documents statutaires (rapport technique 2024, budget 2024, plan de travail et budget 2025, états financiers 2022–2023), l’évaluation du rapport du comité de recrutement du Secrétaire exécutif, l’examen des contributions statutaires des États membres. Et, également, le point sur les coalitions nationales et les demandes d’adhésion, les discussions autour du nouveau siège de l’Agence ainsi que l’adoption du rapport final avec les projets de décision à soumettre au Conseil des ministres. De son côté, le chef de file des PTF, Roland Seri, a rappelé que cette rencontre intervient dans un contexte où le dépassement du seuil de 1,5 °C de réchauffement climatique est jugé inévitable par une grande partie de la communauté scientifique. Il a souligné que le Mali fait face à une dégradation accélérée de ses terres, touchant plus de deux millions de personnes, notamment dans les zones les plus vulnérables. Selon lui, les forêts disparaissent à un rythme alarmant, et les superficies restaurées demeurent insuffisantes. Il a insisté sur le fait que le pays est confronté à un cercle vicieux, où la dégradation des terres alimente le changement climatique, lequel aggrave à son tour cette dégradation. « Des actions vigoureuses doivent être entreprises pour combattre à la fois le changement climatique et la dégradation des terres, deux phénomènes étroitement liés », a-t-il déclaré, rappelant que dix années se sont écoulées depuis la dernière Stratégie nationale et le plan d’action de la GMV (2011–2015). « Cette réunion constitue une étape essentielle dans le processus d’orientation et de prise de décision des instances statutaires, notamment le Conseil des ministres et le Sommet des chefs d’État et de gouvernement », a indiqué le secrétaire exécutif, Dr Brahim Said. Il a souligné que l’éclairage des experts permettra d’élaborer un rapport de référence à soumettre à la haute attention des ministres en charge de la Grande Muraille Verte. AC/MD (AMAP)
Mali-Russie : Signature d’accords pour un partenariat stratégique renforcé (Communiqué)
Bamako, 24 juin (AMAP) Le président malien de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont scellé un renforcement de la coopération bilatérale lors d’une visite officielle au Kremlin, marquée par la signature de plusieurs accords, a indiqué un communiqué de la Présidence du Mali. « Nous avons désormais des perspectives intéressantes dans plusieurs secteurs, y compris l’exploitation des ressources naturelles, l’énergie, la logistique et la coopération humanitaire », a déclaré le président Poutine. Le Président russe a salué les relations historiques et solides qui unissent les deux pays depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a 65 ans. Il a souligné la continuité de la coopération dans plusieurs domaines, notamment la formation de plus de 10 000 cadres maliens en Russie, tout en exprimant sa volonté d’approfondir davantage les relations bilatérales à travers de nouveaux projets conjoints. « Au Kremlin, les deux Chefs d’État ont eu un entretien en tête-à-tête, suivi d’une séance de travail élargie aux membres des délégations des deux pays. Ces échanges de haut niveau ont permis de passer en revue l’état de la coopération bilatérale et d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat stratégique entre le Mali et la Russie. », indique le communiqué de la présidence malienne Cette rencontre, qui s’inscrit dans une dynamique d’approfondissement des liens historiques entre Bamako et Moscou, a permis des échanges approfondis sur le commerce, l’économie, les investissements, la sécurité, l’éducation, l’énergie et l’aide humanitaire. Les deux chefs d’État ont également abordé des questions régionales et internationales d’actualité. Le président Goïta, en réponse, a réaffirmé la volonté du Mali de de renforcer ses liens de coopération avec la Russie. « Notre coopération couvre de nombreux secteurs. Grâce à ce partenariat, nous avons enregistré des résultats tangibles », a-t-il déclaré. « Grâce à ce partenariat, nous avons enregistré des résultats tangibles. Cette visite officielle contribuera à approfondir davantage nos relations dans un esprit de confiance mutuelle et de respect de la souveraineté », a-t-il souligné. Le Président Assimi GOÏTA a exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. Les discussions ont abouti à la signature d’accords dans les domaines du commerce, de l’économie et de la logistique, consolidant le cadre juridique du partenariat. Cette visite s’inscrit dans la dynamique d’un Mali souverain, qui entend diversifier ses partenariats stratégiques pour répondre aux aspirations légitimes de son peuple à la paix, à la stabilité et au développement durable, selon la présidence malienne OS/MD (AMAP)
Visite officielle du Président de la Transition en Russie : «verrouiller» la coopération économique maliano-russe
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) La visite du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita en Russie, du 21 au 26 juin, aura un fort accent économique. Lors de la première rencontre entre nos deux chefs d’Etat, à la faveur du sommet Russie-Afrique tenu en juillet 2023 à Saint-Pétersbourg, les deux pays ont signé un Mémorandum d’Entente relatif à la création d’un mécanisme de consultation sur la coopération économique, commerciale et d’investissements. Pour savoir le niveau de réchauffement de la coopération maliano-russe, l’on peut regarder à une échelle de base, du côté de la société civile et des chercheurs du Mali, à travers la tenue simultanée, en mars dernier, de la première édition du Forum économique international Mali-Russie au Centre international de Conférences de Bamako (CICB) et au Centre de commerce international de Moscou, à l’initiative de l’Association malienne perspective sahélienne, en collaboration avec l’Agence de presse African Initiative et la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Les participants ont discuté, à ces assises, des interactions présentes et futures entre les entrepreneurs maliens et russes dans des secteurs prioritaires comme l’alimentation, l’énergie, la sécurité, la médecine et de la formation des ressources humaines. Les représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Russie et du Centre russe d’exportation y ont parlé de l’aide apportée aux exportateurs nationaux pour aborder les marchés africains. Les discussions de ce forum Mali-Russie ont été également alimentées de part et d’autre par les enseignements des multiples rencontres, visites et discussions entre Maliens et Russes au haut niveau depuis 2022, avec les premières missions ministérielles maliennes en Russie. Ce sont plusieurs délégations multisectorielles pour la plupart conduites par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseini Sanou, qui ont permis de conclure plusieurs mémorandums d’Entente et des Protocoles d’Accords dans divers domaines stratégiques pour le Mali. En novembre 2023, le ministre Sanou et plusieurs de ses collègues du Gouvernement ont pu trouver des points d’accords dans les domaines de la production d’énergie, mettant l’accent sur les sources d’énergies renouvelables comme les champs solaires, les centrales éoliennes. Auparavant, lors de la Semaine russe de l’énergie, tenue du 11 au 13 octobre 2023, la ministre de l’Energie et de l’Eau avait annoncé que le Mali et la Russie ont paraphé un accord historique dans le domaine du nucléaire civil, à travers un mémorandum entre Rosatom (la société publique russe de l’énergie atomique) et le Mali, relatif à l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Le mémorandum russo-malien met l’accent sur l’enjeu stratégique du développement de l’infrastructure nucléaire pour le Mali. Des discussions poussées sur le plan des hydrocarbures, des céréales et des intrants agricoles ont vu la Russie se hisser à des niveaux de fourniture élevés : 60 000 tonnes d’hydrocarbures et 25 000 tonnes de blé, 35 000 tonnes d’engrais d’une valeur de 100 millions de dollars (environ 60 milliards de Fcfa), selon le ministère de l’Economie et des Finances du Mali. PROJETS MINIERS CONJOINTS – Lors d’une mission gouvernementale malienne, en mai 2023, les deux parties ont convenu, en ce qui concerne le transport ferroviaire, la fourniture de 03 locomotives neuves et la réparation de 02 autres à travers la fourniture de pièces de rechange. C’était par accord conclu avec la société russe Trading House STM qui appartient à Sinatra Transport Machine. Dans l’autre sens, Bamako a également connu un ballet de diplomates de haut niveau et d’entrepreneurs russes. Comme souligné plus haut, à la faveur des échanges entre les deux chefs d’Etat à Saint-Pétersbourg, sur proposition de la Russie, il a été décidé la mise en place de la Commission inter-gouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique entre le Mali et la Russie. Elle devrait permettre de consolider le cadre de coopération économique et commerciale et favoriser les liens entre les entreprises maliennes et russes. La première session du Groupe de travail sur la coopération économique, commerciale, et d’investissement entre la République du Mali et la Fédération de Russie, tenue les 16 et 17 avril 2025 à Bamako, a permis de s’accorder davantage sur les projets structurants, notamment l’accord sur l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, des partenariats industriels (KAMAZ, UAZ), des projets miniers conjoints, et un appui à la numérisation de l’administration malienne. La visite du vice-Premier ministre de la Russie, Alexandre Novak, en novembre 2024 à Bamako, s’est soldée par d’importants engagements et une volonté commune d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants. Un mois auparavant, le président de la Transition avait reçu une délégation russe dans la capitale malienne. Les sujets discutés ont porté, entre autres, sur la construction d’une raffinerie d’or, l’approvisionnement en produits pétroliers et la création d’une usine de transformation du coton. A l’issue de l’audience, Irek Salikhov, président du Conseil d’administration du groupe pétrolier russe Yadran Oil, a indiqué que des accords ont déjà été passés sur les grandes lignes de la coopération bilatérale, que la rencontre avait permis d’aborder les aspects techniques en vue de finaliser les accords. Et que sa délégation repartait « très satisfaite » de cette audience avec le président de la Transition. Sur la suite donnée aux discussions lors de cette audience, il faut noter que la promesse de la raffinerie a été tenue, avec la pose de la première pierre par le Chef de l’Etat, le 16 juin dernier à Sénou, en partenariat avec la Société Yadran. Comme l’a affirmé le président Goïta, le Mali et la Russie ont « verrouillé» leur partenariat sur le plan de la Défense et de la Sécurité, reste à passer à la vitesse Grand V dans le domaine économique. La rencontre entre les deux Chefs d’Etat, ce lundi, au Kremlin devrait, si ce n’est de verrouiller, permettre de « bétonner » la coopération économique déjà stratégique entre deux Etats engagés à construire ensemble un monde multipolaire de paix et de développement solidaire. AS/MD (AMAP)
Le général d’Armée Assimi Goïta est arrivé à 10h30 locales à l’aéroport international de Moscou
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) L’avion du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a atterri à 10h30 locales à l’aéroport international de Moscou, en Fédération de Russie, où le chef de l’Etat malien entame, ce dimanche 22 juin 2025, une visite officielle de cinq jours, a constaté l’AMAP sur place. Lundi 23 juin 2025, il aura un tête-à-tête avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Une rencontre élargie aux deux délégations est prévue à la suite, de même que la signature de plusieurs accords de coopération. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie ainsi que la diversification des partenariats. Elle fait suite à une invitation du président Vladmir Poutine, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie, ainsi que de la diversification des partenariats. La visite est présentée comme une confirmation de l’excellente santé des relations entre nos deux pays. « Premier déplacement du Chef de l’État dans le cadre des relations bilatérales avec la Russie, depuis sa prise de fonction en mai 2021, cette visite officielle est une étape importante dans le renforcement des relations entre le Mali et la Russie. AS/MD (AMAP)
Kéniéba : Les orpailleurs créent une Société coopérative simplifiée pour moderniser le secteur
Kéniéba, 21 juin 2025 (AMAP) Les orpailleurs du Cercle de Kéniéba (Ouest) ont créé, jeudi, une Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta, dans le cadre de la modernisation de leur secteur, a constaté l’AMAP sur place. La rencontre de mise en place de la coopérative, qui s’est tenue au Carrefour des jeunes de Kéniéba, sous la présidence de Assaleh Ag Rhissa représentant du préfet, rentre dans le cadre de l’information et de la sensibilisation des orpailleurs membres de la Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta. Cela « à travers la prise de décisions courageuses et novatrices pour la préservation de notre environnement et l’exploitation aurifère » qui a connu des accidents ayant défrayé la chronique. La Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta, à sa tête, Aliou Dembelé, et une forte équipe, vise à aider ses membres à accéder aux sites d’orpaillage ; approvisionner les membres en équipement d’orpaillage; les aider à améliorer les conditions de production, de transformation et d’écoulement de leurs produits; améliorer la situation socio-économique des membres; promouvoir l’esprit coopératif; défendre les intérêts des membres et lutter contre la pauvreté par l’entre-aide, entre autres. Pour l’occasion, le chef service du Développement social et de l’économie solidaire, Benjamin Coulibaly, a, dans intervention, donné une définition claire d’une Société coopérative, en mettant en exergue son importance, ses différents types et leurs procédures de mise en place. Les participants ont débattu du thème de « L’importance des Coopératives dans l’organisation des orpailleurs et le développement des orpaillages » Prenant successivement la parole, le président du Conseil local de la Société civile de Kéniéba, Mamadou N’fa Kouyaté, et le représentant du préfet, Assaleh Ag Rhissa, après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire des braves soldats maliens tombés sur le champ d’honneur, ont remercié les initiateurs de cette Société coopérative simplifiée qui « vient à point nommé, à un moment où les hautes autorités, à leur tête le général d’armée Assimi Goïta, ont pris les taureaux par les cornes » Des questions-réponses enrichissantes ont mis fin à cette journée. MFS/MD (AMAP)
Barrage hydroélectrique de Sélingué : Le ministre Diané inspecte les travaux de réhabilitation
Bamako, 21 juin (AMAP) Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, s’est rendu, jeudi, au Barrage hydroélectrique de Sélingué pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de cet ouvrage mis en service dans les années 1980. « Une seule turbine est actuellement en maintenance décennale. Les autres fonctionnent, mais pas toujours à la performance souhaitée, en raison de nombreux paramètres », a déclaré M.Diané. À l’issue de la visite, le ministre de l’Energie et de l’Eau a indiqué qu’un entretien décennal des turbines est nécessaire pour assurer la longévité de l’infrastructure. Il a souligné le rôle crucial de ce barrage dans le plan énergétique national. Selon lui, la réhabilitation complète des turbines et des infrastructures de génie civil permettrait d’améliorer considérablement la fourniture d’électricité dans le pays. Sur le site, deux grands chantiers sont actuellement en cours : la réhabilitation des groupes électrogènes et du contrôle-commande de la centrale, ainsi que les travaux de réhabilitation du génie civil. Accompagné de plusieurs personnalités, dont le Directeur général d’Énergie du Mali (EDM), Abdoulaye Djibril Diallo, le ministre a échangé avec les techniciens sur place et réaffirmé l’importance de cette infrastructure dans l’approvisionnement en énergie du Mali. Le ministre Diané a, également, salué le dévouement du personnel. « Nous sommes très heureux de voir que les travailleurs sont bien motivés. Avec les moyens du bord, ils s’attellent vraiment à la tâche de maintenir ce barrage en vie. Il faut dire qu’il date de longtemps. Mais grâce au dévouement, au courage et à la ténacité des travailleurs, nous parvenons à le maintenir dans un état acceptable», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que des efforts seront faits pour moderniser la centrale et augmenter sa capacité afin de mieux répondre aux besoins en énergie. Selon lui, dans sa vision qui consiste à améliorer l’existant, la réhabilitation de l’ensemble des centrales pourrait contribuer à réduire le délestage. « Ce n’est pas seulement une question de production, il y a, aussi, le problème du réseau à résoudre. Même si nous avons de l’électricité aujourd’hui, si nous ne pouvons pas l’évacuer, cela ne sert à rien », a affirmé le ministre en charge de l’Energie. Un point soulevé par le ministre concerne l’utilisation du pont du barrage par de gros camions. « Ce passage n’est pas adapté à un trafic aussi lourd. J’ai été interpellé à ce sujet. J’en discuterai avec le maire et ma collègue des Transports afin de réduire la fréquence de passage et préserver l’infrastructure », a-t-il confié. Pour mémoire, la construction du barrage de Sélingué a débuté en 1976 pour s’achever en 1981. Il dispose d’une capacité de production de 46 mégawatts répartie sur quatre turbines de 11,5 MW chacune. Le barrage alimente en électricité non seulement la capitale Bamako, mais, également, les villes de Ségou (Centre), Sikasso (Sud) et Fana, près de Bamako. Avec un débit de 2,2 milliards de m³, Sélingué assure environ 10 % de la production énergétique nationale. AG/MD (AMAP)

