Campagne agricole 2025 2026 : Le Cercle de Ouélessébougou reçoit de l’engrai subventionné par l’Etat en soutien aux agriculteurs

Ouélessébougou 09 juil (AMAP) Les responsables de l’agriculture et les partenaires techniques, ont effectué, mercredi, une visite des stocks d’engrais subventionnés par l’État, destinés aux producteurs locaux, dans les magasins de stockage et au Secteur d’Agriculture de Ouélessébougou, dans le cadre de la campagne agricole 2025 -2026, a con, taté l’AMAP sur place. L’objectif de la visite était de « constater la disponibilité des intrants agricoles et s’assurer de la bonne distribution à des prix réduits aux paysans », comme exigé par le gouvernement. Après avoir vérifié la qualité et la disponibilité des intrants, notamment les engrais minéraux, dans les magasins du fournisseur et à la structure locale de l’agriculture, au compte du Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides du Mali (PDAZAM). Le préfet du Cercle de Ouélessébougou Moussa A. Sagara, s’est dit satisfait de la qualité des produits, tout en soulignant l’importance de ces subventions pour « garantir l’accès des agriculteurs à des produits de bonne qualité », à des prix abordables, pour accroître les rendements et assurer la sécurité alimentaire. « Cette visite est le symbole de l’engagement des autorités à accompagner les agriculteurs, tout en rappelant que la réussite de la campagne 2025-2026 dépendra de la bonne coopération entre l’État, les partenaires techniques et les communautés locales », a déclaré le chef de l’exécutif local. Pour sa part, le chef secteur de l’agriculture de Ouélessébougou, Théophile Diakité, a précisé : « A ce jour, nous avons reçu 55 tonnes de l’engrais NPK et 45 tonnes de DAP, pour la première tranche des subventions, avec la Société Sènè Yiriwa So, en attendant une seconde tranche de l’engrais Urée. » « Cependant, la distribution a déjà commencé dans les communes de Sanankoro Djitoumou, Faraba et Ouélessébougou »,  a assuré M. Diakité. Parmi les visiteurs, outre les autorités administratives de Ouélessébougou, conduites par le préfet du Cercle, et le chef secteur de l’Agriculture, Théophile Diakité, il y avait le président de la Chambre locale d’Agriculture, Broulaye Doumbia et le représentant du fournisseur, N’To Coulibaly. AC/MD (AMAP)    

Confection locale et vente des perles : Source de revenus et vecteur d’émancipation pour les femmes

Par Aminata SOUMAH Bamako, 9 juillet (AMAP) Les perles ne sont pas seulement des objets de beauté, mais aussi un symbole du savoir-faire de l’artisanat féminin et de l’émancipation des femmes dans diverses sociétés.   Dans notre pays, elles occupent une place importante dans diverses cultures féminines à travers l’histoire. Au fil du temps, la valorisation de la perle s’est étendu sur diverses variétés de parures. Pour sa confection locale, la créativité implique souvent des compétences et de savoir-faire des génies locaux. Mme Ballo Assitan Soumaoro est la gérante de l’atelier firdaous qui a pour objectifs de former les femmes dans la confection des perles et d’autres activités génératrices de revenues. Dans son atelier, on transforme des perles en sacs à main, pots de fleur, porteclés, colliers, chaussures, etc. Avec des couleurs au souhait des clients, parfois, le drapeau national est mis en valeur à travers ses tricolores. Madame Ballo explique que les perles sont des objets valeureux qui représente la gente féminine, avec des styles attrayants surtout dans la tradition africaine. Par sa créativité, elle a su aller au-delà des anciens styles qui se limitaient aux atours des femmes. Ses œuvres qui servent à d’autres maquillages se vendent dans son atelier ou dans les marchés, les foires et à l’extérieur du pays. La gérante de firdaous fait savoir que la formation est purement pratique chez elle. Cela, pour promouvoir le travail des femmes, pour leur autonomisation et leur émancipation. En 3 semaines de formation, beaucoup d’entre les apprenantes peuvent commencer à faire leur propre création de styles. Elle dira que les graines de perles sont achetées au grand marché de Bamako, qui sont ensuite transformés à des différentes variétés de produits séduisants par son atelier avant de les exposer au marché. Mme Ballo Assitan Soumaoro affirme que la vente est bénéfique. Les produits fabriqués par l’atelier firdaous sont vendus de 500 à 1000 FCFA pour les portes clés, de 3000, 4000, voire 5000 Fcfa pour les sacs. Y existent  aussi des produits de 15000 à 25000 Fcfa. Ils varient selon la taille et la qualité des objets. En dehors des parures féminines,  de nombreuses personnes l’utilisent pour accessoires d’instrument musical. Ousmane Diallo en témoigne. Confectionneur de « yabara ou tchichara », un instrument de musique local, cet artiste pratique ce metier depuis plus de 20 ans. Il le fabrique à l’aide des graines de perles tissées avec des cordons au tour de petites calebasses non ouverte. Ousmane Diallo dit que ses œuvres d’art sont beaucoup convoités par les artistes musiciens, des choristes et des griots.  Les prix varient selon les qualités, de 3000f et plus. « Nous les mettons à la disposition des clients à tout moment pour satisfaire leurs demandes. Dans la cour de l’artisanat, Ousmane Diawara fabrique un modèle de perle « Agade noire » très convoité par les hommes. Le jeune homme explique que les femmes aussi en trouvent leur compte. Ce métier, dira-t-il, lui a permis de participer à des foires nationales et internationales pour faire des expositions de ses produits, surtout dans les pays arabes et Asie. Depuis plus de 10 ans, Oumou Traore évolue dans la vente des perles. Rencontrée ce mercredi 18 juin 2025 au grand marché de Bamako, elle déambule entre les coins et recoins du marché. Soudain, elle s’arrête pour présenter son étale de perles à un présumé client. Cette marchande ambulante révèle que grâce à cette vente, elle arrive à satisfaire ses besoins quotidiens. Selon Oumou Traoré, le marché est actuellement morose, car elle ne vend que souvent 10.000 Fcfa par jour. Ses marchandises sont des bracelets, colliers, et autres commodités de parures pour enfants et adultes. La vendeuse avoue que l’industrie de la perle est non seulement une source de revenus pour des nombreuses femmes, mais c’est aussi vecteur d’émancipation. Baïni Coulibaly confectionne et vend ses perles depuis belle lurette. Elle le fait selon la préférence des acheteurs. Parmis ses objets, on trouve des perles argentées, en plastiques, des lumineux qui font la différence par leurs éclats pendant la nuit, etc. « Nous vendons nos perles en détail et en gros, selon ce que veut le client. La douzaine de certaines est cédée de 750 Fcfa, 1000 Fcfa à 4000 Fcfa » précise-t-elle. Chez Korotoumou Kanitao, vendeuse de perles à l’artisanat dans le grand marché de Bamako, on trouve des perles traditionnelles comme « mândja, mɔrɔmɔrɔ », les clous de girofle en perles. La vielle vendeuse qui a 60 ans d’expérience en la matière affirme que le prix de certains de ses produits s’élève de 30.000 Fcfa à 50.000 Fcfa. Les gens viennent acheter les perles en gros pour les exporter en Europe et dans des différentes foires d’expositions. Aminata Fofana, cliente croisée sur les lieux, fait savoir qu’elle peut porter une dizaine de perles dans la semaine pour séduire son conjoint. «Certains de mes ports sont de protection contre les mauvais yeux», affirme Aminata. La confection locale des perle constitue une véritable industrie qui rayonne de nos jours dans notre pays et permet à des artisans de tirer leur épingle du jeu. AS/KM (AMAP)

Mopti : 1ère édition de la Foire agricole des semences paysannes

Mopti, 7 juil (AMAP) Les rideaux sont tombés, dimanche, sur 1ère édition la Foire agricole des semences paysannes  dans la région de Mopti, tenue du 4 au 6 juillet au centre Jean Bosco de Sevaré, a constaté l’AMAP. Cette foire initiée par l’antenne de l’Institut de Recherche des Alternatives en Développement (IRPAD-Afrique) de Mopti, en partenariat avec OXFAM -Mali et la Direction régionale de l’agriculture est bien perçu par les producteurs et leur encadrement en ce début d’hivernage. S’inscrivant dans le cadre de l’appui au Programme de transition agro écologique paysanne par les organisations de la Société civile en Afrique de l’Ouest, cette foire se veut un tremplin pour les semences locales afin d’assurer la sauvegarde et la promotion des semences paysannes et booster la transition agroécologique. Trois jours durant, les producteurs semenciers venus des Régions de Koutiala (Sud), Ségou, San, Bandiagara et Mopti (Centre), les paysans, l’encadrement ont procédé à des échanges de semences, conclu des transactions commerciales sur des semences et divers produits locaux. Elle a, aussi, permis des échanges d’expériences sur plusieurs centres d’intérêts afférents à l’agroécologie paysanne et de partager des connaissances à travers six thématiques sur les fertilisants organiques et les bio pesticides, les effets de l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques, la protection et la gestion de l’environnement, le système participatif de garantie et assurance qualité. Les marchés territoriaux dans l’évolution de la transition agroécologique au Mali : défis, enjeux et perspectives, la présentation de la plateforme agroécologique paysanne du Mali, organe technique d’orientation, les membres, le fonctionnement et la visite des champs écoles de Somadougou et de Ouornion, dans le cercle de Mopti, ont aussi été des thèmes forts de la rencontre. A l’ouverture  de la Foire, présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, le directeur de programme d’IRPAD-Afrique-Mopti, Abdramane Goita, a expliqué que « l’agriculture reste tributaire des conditions climatiques capricieuses dans un contexte de changements climatiques. » Selon lui « ce phénomène ajouté à l’utilisation abusive des produits chimiques et de nouvelles variétés de semences OGM (Organisme génétiquement modifiés) reproductibles exacerbent l’insécurité alimentaire et, même, semencière favorisant la prolifération des semences de toutes natures dans notre zone. » « La Région de Mopti est une zone à forte vocation agro-sylvo-pastorale où les périodes fastes alternent avec les périodes de pénurie, au rythme d’une bonne campagne sur deux », a souligné le représentant du gouverneur. Selon, M. Diallo, « la question de l’agroécologie et celle de la semence paysanne nous interpelle tous (autorités administratives, politiques et traditionnelles, société civile) à nous impliquer davantage pour cette cause noble. » Il a exhorté, chacun à s’investir pleinement afin de satisfaire nos besoins en semences paysannes. Une vingtaine de stands ont été mis en place pour donner une plus grande visibilité aux semences paysannes. La présidente de la Société coopérative des maraîchers (AMAKENE) de Bandiagara, Ramatou Guindo, a qualifié la foire de «  salutaire. » Elle a été, selon Mme Guindo. « une opportunité pour les productrices et les producteurs semenciers d’écouler leurs marchandises et de nouer des contacts d’affaires avec des investisseurs potentiels. » DC/MD (AMAP)

Kangaba : Session de formation de la  Cellule nationale de traitement des informations financières

Kangaba, 04 juil (AMAP) La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a démarré, vendredi, des travaux dont l’objectif est de former et sensibiliser les autorités administratives, politiques et des assujettis (comptoirs d’achats, négociants d’or et de pierres précieuses, collecteurs, business) du Cercle de Kangaba, à la préfecture, a constaté l’AMAP. Les travaux sont placés sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. La formation est assurée par une mission de la Direction nationale de la géologie et des mines conduite par Moussa Doumbia Ingénieur de l’Industrie et des Mines, chef de Division des hydrocarbures et point focal CENTIF. A cet effet, M. Doumbia, et son équipe ont fait une projection sur la CENTIF qui a permis aux participants d’en apprendre non seulement sur la création et le cadre légal, le statut juridique, les attributions de la CENTIF mais, aussi, l’organisation autour de la CENTIF et le processus décisionnel de traitement d’une déclaration de soupçon. La CENTIF est une cellule de renseignement financier de type administratif. Elle a été créée par la loi No 06-066 du 29/12/2006 (article 17) portant Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux, abrogée et remplacée par la loi No2016-008 du 17 mars 2016 (article 59) portant Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). En vertu des dispositions de cette loi, la CENTIF a pour missions, entre autres, d’analyser et traiter les informations contenues dans les déclarations de soupçon reçues des personnes assujetties, afin de déterminer l’origine des transactions. Dans son analyse des informations, la Cellule doit aussi effectuer ou faire réaliser des études périodiques sur l’évolution des techniques de blanchiment et de financement du terrorisme, de participer à l’étude des mesures à mettre en œuvre pour faire échec aux circuits financiers clandestins, au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La CENTIF est, également, chargée d’assurer, dans le respect des compétences propres à chacune d’elles, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. SD/OS/MD (AMAP)

Sikasso : Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel évalue ses réalisations dans la Région

Sikasso, 5 juil (AMAP) Une mission de presse du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase II (PRAPS 2) -Mali a effectué, du 29 juin au 3 juillet, une visite des réalisations du projet afin d’échanger avec ses bénéficiaires sur leurs expériences, les résultats, les progrès réalisés et les défis rencontrés, tout en les sensibilisant sur la pérennisation des acquis. La mission a concerné plusieurs infrastructures et aménagements pastoraux de Nièna, Mamabougou, Kaboïla et de la ville de Sikasso dont le coût total de réalisation est estimé à plus de 589 166 000 Fcfa. A travers ces visites des réalisations dans ses zones d’intervention, le PRAPS 2–Mali, qui est sous la tutelle du ministère de l’Elevage et de la Pêche, voulait, aussi, organiser des séances d’échanges et de sensibilisation avec les bénéficiaires. Il s’agissait, également, de collecter des témoignages et supports visuels sur les résultats et impacts du projets, assurer la couverture médiatique et la diffusion de toutes les étapes de la mission de terrain. A Nièna, première étape, la mission a sillonné les sites de réalisations, du marché à bétail des petits ruminants, en passant par celui des gros ruminants, des magasins de stockage d’aliment bétail jusqu’à l’aire d’abatage. Là, les bénéficiaires des infrastructures construites et réhabilitées, à savoir les présidents des Comités de gestion des deux marchés à bétail et celui de l’aire d’abattage ont chacun exprimé leur joie et salué le geste du PRAPS 2 et son partenaire, la Banque mondiale. « Auparavant, les conditions n’étaient pas du tout favorables. Les pasteurs vendaient leurs bêtes à l’extérieur du marché. Grâce au PRAPS 2, nous avons de nouveaux marchés à bétail, un nouveau parking, des abreuvoirs… », s’est réjoui le président du Comité de gestion du marché à bétail des petits ruminants, Moussa Diallo. Il a ajouté qu’à présent leur marché connait une affluence « car il est fréquenté par les clients venant de plusieurs pays voisins, à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’ivoire et la Gambie. » Le 2ème adjoint au maire de la Commune rurale de Nièna, Mathieu Koné, a adressé ses remerciements au PRAPS 2 pour ses nombreuses réalisations dans sa commune. La seconde étape de la mission a été la visite de l’étal de boucherie réhabilité au grand marché de Sikasso et la ferme agro-sylvo-pastorale de Mamadou Tangara, à Mamabougou (un village à 6km de Sikasso). Ici également, la présidente du Comité de gestion, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, le président de l’Interprofession filière bétail-viande de Sikasso, Chaka Sanogo et le propriétaire de la ferme, Mamadou Tangara, n’ont pas tari d’éloges à l’endroit du projet. Dans sa dernière étape, la mission a mis le cap sur la Commune rurale de Kaboïla, précisément le village de Nayérebougou (à 26 km de Sikasso). Ici, aussi, le PRAPS-2 Mali a réhabilité le Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA). Egalement, les bénéficiaires ont exprimé leur sentiment de joie et de satisfaction. La présidente du Comité de gestion du SHPA, Aissata Togola, a dit merci au PRAPS-2 Mali et ses partenaires avant de promettre qu’un bon usage sera fait de l’investissement. « Je suis très satisfaite du niveau de réalisation des nombreux sites d’infrastructures et aménagements pastoraux de la Région de Sikasso. La réception provisoire de plus de 90% de ces réalisations a été faite et à 100% », a déclaré l’experte en communication du PRAPS 2-Mali Mme Touré Maïmounatou Touré, qui a dirigé la mission. Elle a précisé que les sites choisis par le projet contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs. Par ailleurs, elle a assuré que les difficultés recensées seront remontées pour l’atteinte des objectifs à la fin du projet. « Le projet est déjà à mi-parcours, j’invite les bénéficiaires à faire un bon usage des infrastructures », a-t-elle conclu. Le PRAPS 2 a, entre autres, réalisé dans la Région de Sikasso, trois parcs de vaccination à Sokoura, à Soroblé et à Nayérebougou, des clôtures des Unités de production et des Industries animales (UAPIA) de Nièna, N’Kouroula et Kignan ainsi que la construction/réhabilitation des postes vétérinaires de Kignan, Loulouni, Dandéresso, Hérémakono et Misséni.  S’y ajoutent, la réhabilitation de la clôture du secteur vétérinaire de Kadiolo… Le projet a, également, soutenu la direction générale des Eaux et Forêts à conduire l’élaboration et l’actualisation de cinq conventions locales dans la Région de Sikasso. Il aidé à engager le financement de sept sous-projets à caractère innovant d’un montant total de 49 millions au profit des Sociétés coopératives formelles de pasteurs et agropasteurs. En 2023, le PRAPS 2 Mali a financé 180 Activités génératrices de revenu (AGR) au profit des femmes et des jeunes, pour un montant total de 45 millions de Fcfa. Au cours de sa deuxième phase, il a renforcé la présence féminine dans les Comités de gestion (COGES) des infrastructures pastorales. À Sikasso, une dizaine de femmes occupent des postes clés dans la gestion des marchés à bétail, des aires d’abattage et des étals de boucherie. Des formations en leadership, gestion, médiation et lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) ont été déployées, accompagnées de séances de sensibilisation communautaire et de coaching individuel. Ces efforts ont permis d’atteindre un taux de participation féminine de plus de 13 % dans les COGES de la Région. La mission comprenait aussi de l’assistant communication, Yaya Diarra, l’assistant suivi-évaluation du PRAPS 2 (Sikasso), Sékou Traoré, l’animatrice genre du projet à Sikasso, Mme Diabaté Safiatou Coulibaly et plusieurs médias. MFD/MD (AMAP)  

Projet communautaire pour le relèvement et la stabilisation du Sahel : 2e session du comité national de validation des sous projets

Bamako, 04 juin (AMAP) Le Comité national de validation du Projet communautaire pour le relèvement et la stabilisation du Sahel (PCRSS-Mali) a validé, ce vendredi matin, quelque 92 sous-projets issus de l’approche de Développement conduit par les communautés (DCC) dans les Régions de Bandiagara, Douentza (Centre) et Tombouctou (Nord). « Nous avons parcouru 92 sous projets repartis entre les secteurs de l’éducation, de l’hydraulique et du domaine agricole. Les régions principalement concernées sont : Bandiagara, Douentza et Tombouctou », a précisé le Coordinateur du PCRSS Mali, Adama Ibrahima Berthé. Il a souligné qu’à l’issue de cette deuxième session, « l’ensemble des sous projets ont été validés, ainsi on pourra passer à la phase suivante du processus, qui est de confier aux communautés elles-mêmes, le processus de recrutements des entreprises pour la mise en œuvre de ces projets qui viennent d’être validés », a-t-il évoqué. Il a précisé que le financement de chacun des projets tourne au tour de plus de 900 millions. « Ces projets amélioreront les systèmes d’hydrauliques villageois, des salles de classe au niveau des différentes localités et des périmètres maraîchers ainsi que des aménagements agricoles », a expliqué M. Berthé. Il a rappelé que ces projets durent cinq ans (2021-2026), financés par la Banque mondiale à hauteur de 54 milliards de francs cfa. Avant d’exprimer sa satisfaction pour la tenue de l’activité, soutenue par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, impliqué de manière totale dans la mise en œuvre du processus et qui est le porteur de ces projets à travers le PCRSS. Les travaux étaient présidés par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps Ismaël Wagué.  ST/MD (AMAP)                 

Clôture du projet SHEP : d’une logique de cultiver pour consommer à celle de produire pour vendre

Bamako, 3 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Siméon Daniel Kelema a expliqué, jeudi, à Bamako, que l’objectif principal du Projet SHEP (Smallholder Horticulture Empowerment Project), qui se veut innovant, était « d’encourager les producteurs à passer d’une logique de cultiver pour consommer à celle de cultiver pour vendre. » Le ministre Kelema a présidé, ce jeudi, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), la clôture du Projet SHEP, lancé le 29 août 2022 sur cette approche qui « vise à améliorer la productivité, la rentabilité et la commercialisation, tout en intégrant les réalités du marché dans les pratiques agricoles. » Le projet visait à promouvoir une agriculture orientée vers le marché, avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) « Cet atelier de clôture offre l’opportunité de partager les impacts positifs du projet SHEP sur les exploitants agricoles et les communautés locales dans les régions ciblées », a déclaré le ministre de l’Agriculture. Il a précisé que cet événement constitue une occasion pour les parties prenantes de mettre en lumière les effets du projet en termes de revenus générés, de changement dans les pratiques agricoles, d’autonomie accrue des exploitants agricoles, ainsi que de réduction de l’exode rural. De son côté, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a affirmé que ce projet, financé par le Japon à hauteur de 421 889 475 Fcfa, visait à contribuer à l’amélioration des revenus des petits producteurs, à travers la promotion de l’agriculture orientée vers le marché, notamment par la diffusion de l’approche SHEP. Il a rappelé que cette approche, développée au Kenya en 2006, a été introduite dans 26 pays, dont le Mali et a permis de transformer le modèle agricole. « Le nombre total de bénéficiaires du projet s’élève à environ 3 000 personnes », a-t-il souligné. « Avec le projet SHEP, nous avons compris que l’agriculture ne se fait plus au hasard. Nous devons chercher des clients avant de produire. Leur formation nous a permis d’adapter notre production aux besoins réels du terrain », a déclaré Mme Cissé Awa Konté, bénéficiaire du projet. Pour rappel, les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud) ont bénéficié de cette première phase du projet SHEP. Les bénéficiaires ont exprimé leur souhait de voir une seconde phase mise en œuvre, afin d’élargir l’impact du projet à un plus grand nombre de producteurs à travers le Mali. MMD/MD (AMAP)

4è Conférence internationale sur le financement du développement : Faire de la dette souveraine un facteur de développement

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ   Séville, 2 juil (AMAP) La problématique de la dette souveraine a été débattue, mercredi, par les décideurs, patrons d’institutions de financement et experts… à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement. Ils ont tous convenu de l’urgence de réformer l’architecture de la dette souveraine et de la suspension du service de la dette en cas de crise. La dette souveraine des pays en développement préoccupe les bailleurs de fonds : bilatéraux comme multilatéraux. Cette problématique était au cœur de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4). La table ronde a lieu sur « mettre en place une architecture de dette souveraine axée sur le développement. » Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a participé à ce débat co-présidé par le Chef d’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. C’était en présence des patrons de la Banque mondiale et d’autres organisations œuvrant pour la prospérité de l’humanité. Les causes du surendettement sont multiples. Elles s’expliquent, selon le ministre Alousséni Sanou, par une diminution des ressources concessionnelles et l’application de conditionnalités non économiques souvent imposées pour l’accès au financement par certains partenaires, obligeant nos États à recourir à une dette commerciale plus chère, cherté souvent sans lien avec l’environnement économique régional. Aussi a-t-il dénoncé le non respect de l’engagement des pays développés d’affecter 0,7% de leur PIB à l’aide publique au développement. S’y ajoute le poids du service de la dette qui réduit l’espace budgétaire des États et diminue leur capacité à faire face aux dépenses stratégiques comme la défense, les secteurs à forte croissance et le développement humain. ENDETTEMENT PRUDENT –  En dépit de ce contexte défavorable et des défis qui l’assaillent, le Mali fait des efforts énormes pour maintenir son endettement à un niveau acceptable. « Au Mali, l’encours de la dette représente 49,7% du PIB et le service de la dette vaut 33% des recettes fiscales. La part des partenaires bi et multilatéraux diminue de plus en plus et s’établit à 51,6% des dettes », s’est réjoui le patron de l’hôtel des Finances. Niveau qui est loin des 70% fixés par les normes communautaires. Malgré cet embelli, le gouvernement accroît les efforts en faveur d’une « gestion rigoureuse et transparente de la dette publique tout en s’inscrivant dans une vision à long terme Mali 2063 ». Cette vision, selon lui, s’appuie sur les principes de souveraineté, de bonne gouvernance et définit les réformes nécessaires au développement des ressources internes (digitalisation, relecture des différents codes). Sa mise en œuvre, a assuré le ministre Sanou, continue d’assurer au Mali un risque de surendettement modéré et une viabilité de sa dette comme le témoignent les rapports 2024 de la Banque mondiale et 2025 du Fonds monétaire international (FMI). Comme stratégie pour assurer une autonomie financière, le ministre Sanou a indiqué que l’État priorise le financement des secteurs stratégiques porteurs de croissance durable, impactant positivement les populations, les investissements dans la sécurité et dans la lutte contre les effets du changement climatique. Pour consolider ces acquis, Alousséni Sanou prône une réforme de l’architecture financière internationale en renforçant et en rendant flexible les mécanismes de financement pour les pays fragiles (zones de conflit). Il préconise une innovation dans les mécanismes permettant d’éviter une accumulation des arriérés de paiement. Invitant à prendre en compte les spécificités et les visions des pays à travers des mécanismes d’allocation adaptés et, au-delà des secteurs classiques, stratégiques comme l’énergie, les infrastructures, il est important d’orienter l’endettement vers le financement des projets créateurs d’emplois et à forte valeur ajouté. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait, en introduction, rappelé que nos pays font face à un dilemme : rembourser leur dette ou investir dans le développement pour améliorer durablement les conditions de vie des populations . Cette torture peut être évitée en acceptant une réforme profonde de l’architecture financière internationale et de la dette. Cela nécessite beaucoup de transparence, une révision des critères des agences de notation qui constituent une entrave à l’accès des pays au financement, tout en augmentant le taux de remboursement. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a plaidé pour la « création de clause de suspension du service de la dette en cas de crise ». Insistant sur l’importance de la collecte d’impôts en fixant des seuils minimums de collecte de mobilisation des ressources internes, il a demandé de mettre un terme aux paradis fiscaux qui facilitent l’évasion fiscale pendant que des milliards de personnes n’ont pas accès aux services sociaux de base. Pour un expert intervenant lors du panel, le financement du développement nécessite une vision globale. Pour ce faire, insiste le spécialiste, il importe de passer des flux spéculatifs à long terme qui déstabilisent les pays pauvres aux flux transparents et positifs à court terme. Il propose à cet effet de modifier la législation dans les pays emprunteurs afin d’empêcher les institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) à changer de comportement. L’accès à des prêts adaptés et à faible coût, est un levier indispensable pour un développement humain durable afin de prévenir les conflits. Sur la question la ministre chargée de l’Environnement participait au même moment à un événement spécial sur « financement de l’environnement dans les zones de conflits ». Interrogée, Mme Doumbia Mariam Tangara a insisté sur un engagement commun de nos États à faire face à ces changements globaux notamment les effets néfastes du changement climatique. CMT/MD AMAP)  

Projet de résilience dans le Sahel : Validation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma 

Bamako, 1er juillet (AMAP) Les acteurs du Projet de résilience dans le Sahel, dans le cadre de la formulation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma (PAST-LG), ont entamé ce lundi, à Bamako, les travaux de validation de la version finale du rapport diagnostic, a constaté l’AMAP. Selon le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Domaines, Amadou Maïga, cet atelier, qui réunit les parties prenantes de l’étude, constitue une étape décisive pour la suite de l’élaboration du PAST-LG. Il fait suite à la rencontre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, tenue du 18 au 25 janvier 2025, ainsi qu’aux sessions des comités nationaux interministériels de pilotage de l’étude. L’objectif de cet atelier sous-régional est, selon M. Maiga, d’harmoniser et valider le rapport diagnostic de la zone du Liptako-Gourma, présenter les résultats intermédiaires du PAST-LG, et prioriser et spatialiser les opportunités d’investissements. Amadou Maïga a précisé que le PAST-LG repose sur trois grandes recommandations stratégiques, portant sur les thématiques suivantes : la connectivité, la transformation économique, la transition énergétique et le développement territorial durable. De son côté, Mathias Spaliviero, chef du bureau Afrique de l’Ouest de l’ONU-Habitat, a déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est convaincu que l’engagement collectif est un levier puissant pour répondre à l’urgence des besoins, mais aussi pour construire des solutions durables. « Notre approche repose sur des solutions intégrées et intersectorielles : renforcement de l’analyse des données, accès à l’énergie, résilience climatique, infrastructures, et développement humain inclusif et informé. Ce plan d’action incarne les aspirations de l’ensemble des parties prenantes et des collectivités nationales, qui en orientent la formulation et la mise en œuvre », a-t-il poursuivi. Il a également assuré que le PNUD, aux côtés d’ONU-Habitat, demeure pleinement engagé à accompagner les gouvernements des trois pays dans la finalisation et la mise en œuvre du plan d’action. Pour rappel, le Projet de résilience dans le Sahel, financé par le gouvernement suédois ,est conduit sous le leadership des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec l’appui d’ONU-Habitat et du PNUD MMD/MD (AMAP)    

Agence de développement régional de Bamako : 7,33 % de baisse du budget prévisionnel 2025 par rapport à l’année dernière

Bamako, 24 juin (AMAP) Le président de la délégation spéciale de la mairie du district de Bamako, Balla Traoré, a présidé ce lundi, la 12ᵉ session du Conseil d’administration de l’Agence de développement régional (ADR) de Bamako dont le budget prévisionnel 2025 enregistre une baisse de 7,33 %, par rapport à 2024, a constaté l’AMAP. Selon le président de l’ADR, Hamadou B. Yalcouyé, « l’année 2024, marquée par un contexte difficile lié à une économie de guerre et à une raréfaction des ressources publiques, a mis à l’épreuve la capacité de l’agence à produire de l’impact avec des moyens limités. » Il a déclaré que l’équipe, « composée d’agents sous contrat de performance, a redoublé d’efforts pour répondre aux attentes croissantes des collectivités. » « Cela s’est traduit par un taux de réalisation de 64,28 % des activités planifiées et une performance globale portée à 85 % grâce à la prise en charge de 146 sollicitations des collectivités et de 12 assistances techniques spécifiques », a indiqué M. Yalcouyé. Il a, aussi, précisé que le taux d’exécution du budget s’élève à 46,92 %, en dépit de la perception tardive d’un tiers de la première tranche du budget de fonctionnement, intervenue seulement en octobre 2024. Pour 2025, l’agence prévoit de poursuivre sur cette lancée. « Le budget prévisionnel enregistre une légère baisse, mais cela ne doit en aucun cas limiter notre engagement », a conclu Hamadou B. Yalcouyé. « En cette année 2025, nous franchissons une nouvelle étape dans notre ambition commune de faire du district de Bamako un territoire résilient, moderne et inclusif » a affirmé le président de la Délégation spéciale de la mairie, Balla Traoré. Il a rappelé que l’ADR de Bamako, en tant que bras technique des collectivités territoriales, place l’année 2025 sous le signe de l’accompagnement de proximité, de l’innovation face aux défis climatiques, de l’assainissement, de l’embellissement urbain et de l’intégration de la transition numérique. Enfin, il a rassuré les participants que « les interventions continueront d’être guidées par les priorités des décideurs du District, chacun dans son domaine de compétence et de territoire. » MMD/MD (AMAP)