Autorisations aurifères : Le vice-président des opérations de B2Gold sollicite l’appui du Premier ministre malien
Bamako, 23 juil (AMAP) Le vice-président des opérations de B2Gold, Bill Lytle, a sollicité l’appui du chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga, pour l’obtention des autorisations liées au projet souterrain et régional de la mine d’or de Fekola, a appris l’AMAP, mercredi, sur la page Facebook de la Primature. M. Lyte, reçu en audience par le Premier ministre Maïga, le méme jour, à la Primature, en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta, a eu des échanges avec son hôte sur « des questions opérationnelles et administratives. » « Il s’agissait de présenter au Premier ministre les réalisations de la société, qui entretient jusqu’à présent un partenariat fructueux avec le Mali », indique la même source. Le vice-président des opérations de la compagnie minière canadienne est venu solliciter l’appui du chef du gouvernement pour également « la mise en place d’une ferme solaire pour une meilleure optimisation de la production. » Ces autorisations permettront à B2Gold de créer 2.000 nouveaux emplois. Le Premier ministre, dans sa réponse, a assuré que « le ministre chargé des Mines est à pied d’œuvre afin d’engager toutes les démarches nécessaires pour garantir à la fois les intérêts du peuple malien et ceux des investisseurs. » Le général de division Abdoulaye Maïga a remercié la délégation pour la franche collaboration et réaffirmé la volonté du gouvernement « de mettre fin à l’exploitation anarchique et dégradante de l’or au Mali. » Le canadien B2Gold exploite Fekola, la 2e plus grande mine d’or du Mali, Il détient le projet souterrain de la mine de Fekola à 80 % contre 20 % par l’Etat du Mali et le projet Fekola régional. Le complexe Fekola comprend la mine de Fekola (permis de Médinandi abritant les carrières de Fekola et de Cardinal et la mine souterraine de Fekola) et Fekola Régional (zone Anaconda (permis de Bantako, Ménankoto et Bakolobi) et le permis de Dandoko, qui est située à environ 20 kilomètres de la mine de Fekola. MD (AMAP)
Les rendez-vous Orange : Un cadre d’échanges sur l’innovation et la digitalisation
Bamako, 23 juil (AMAP) Orange Mali a organisé, ce mercredi, à Bamako, la 3ᵉ édition de son initiative intitulée « Les rendez-vous Orange », inscrite dans sa stratégie de communication institutionnelle, visant à partager les actions stratégiques menées au cours du trimestre écoulé. En cette occasion, l’accent a été mis sur la Direction des entreprises et professionnels (DDEP) d’Orange Mali, chargée d’accompagner les organisations dans leur transformation digitale. « Elle a pour mission de fournir des solutions sur mesure, flexibles et innovantes, ainsi que des conseils adaptés aux besoins spécifiques des entreprises », a expliqué Cheick Ahmed Tidiane Guindo, directeur du département. Les échanges ont porté sur la mission de la DDEP, ses offres et services, son dispositif commercial, ainsi que les solutions d’intégration destinées aux professionnels. Les marques Orange Business, Orange Pro et Orange Cyber-défense ont également été mises en avant. Depuis le 17 mai 2024, cette série de rencontres, organisées sous forme de petits-déjeuners interactifs vise à instaurer un dialogue régulier et constructif avec les médias, blogueurs et influenceurs. L’objectif, selon les organisateurs, est de valoriser les innovations, renforcer les liens avec les professionnels de l’information, et promouvoir les actions à fort impact d’Orange Mali. MMD/MD (AMAP)
Développement durable : Recueil des contributions et préoccupations des acteurs de Ségou
Ségou, 23 juil (AMAP) L’atelier régional de consultation publique sur le rapport d’évaluation du plan d’actions 2019-2023 et la proposition d’un plan d’actions 2025-2029 de la Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE) se tient dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, du 22 au 24 juillet, L’objectif principal de cette rencontre est de contribuer à la prise en compte des préoccupations des acteurs régionaux et nationaux. Le Mali « est confronté à des défis environnementaux majeurs exacerbés par la pression démographique, la variabilité et le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la faiblesse des capacités institutionnelles », a fait savoir le directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable, Zantigui Boua Koné, Selon lui, ces contraintes ont un impact direct sur les moyens de subsistance des populations, la sécurité alimentaire, la cohésion sociale et la stabilité du pays. « Face à ces enjeux, le Mali s’est doté depuis 1998 d’une Politique nationale de protection de l’environnement, un cadre de référence pour la gestion durable de l’environnement. La mise en œuvre de cette politique s’est traduite par plusieurs plans d’actions successifs», a-t-il précisé. Le directeur général de l’AEDD a dit que cette concertation vise un double objectif. D’abord, tirer les leçons de la mise en œuvre du plan d’actions 2029-2023, en identifiant les acquis, les insuffisances, les contraintes et les opportunités. Ensuite, collecter les contributions et les préoccupations des parties prenantes locales pour enrichir la proposition du nouveau plan d’actions 2025-2029, afin qu’il soit inclusif, réaliste tout en répondant aux priorités de développement durable des régions. Pour sa part, le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a présidé l’ouverture des travaux, a salué l’organisation de cet atelier. « Cette consultation publique revêt une importance toute particulière. Elle nous offre l’opportunité d‘associer toutes les parties prenantes (administrations, élus, communautés locales, jeunes, femmes, organisations paysannes et société civile) à la réflexion sur l’avenir environnemental de notre territoire », a révélé M. Ongoïba. Il a insisté sur le fait que cet exercice doit permettre de traduire les aspirations profondes de nos populations en matière de gestion durable des ressources naturelles, d’adaptation aux changements climatiques, de préservation de la biodiversité, de lutte contre la désertification et de promotion d’un cadre de vie sain. Il avait à ses côtés, outre le directeur général de l’AEDD, le représentant du maire de la Commune urbaine de Ségou, Yacouba Tamboura, et la coordinatrice de l’unité d’appui régional du Projet de restauration des terres dégradées (PRTD- Mali) à Ségou, Mme Aminata Bamby Konaté. MS/MD (AMAP)
Le ministre de l’Agriculture fait le point de la campagne 2025 (Conférence de presse)
Bamako, 21 juil (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a rencontré, lundi, la presse pour faire le point sur l’évolution de la campagne agricole 2025, à la date du 10 juillet 2025, a constaté AMAP sur place. Daniel Siméon Kelema a, notamment, parlé de la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, la situation des emblavures, le paiement du coton graines, la situation phytosanitaire, le dispositif de suivi de la campagne agricole, et les principales difficultés et les propositions de solutions. Il a affirmé que « la souveraineté alimentaire constitue la ligne directrice de la Politique de développement agricole (PDA) ». « C’est un droit pour l’État de définir et de mettre en œuvre une politique agricole et alimentaire autonome garantissant une agriculture durable basée sur les productions locales », a-t-il dit. A ce propos, il a expliqué que son département élabore, en collaboration avec l’ensemble des acteurs du secteur, un plan de campagne agricole annuel consolidé et harmonisé avec des objectifs de productions céréalières, cotonnières, fruitières et maraichères en vue de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Il a rappelé, qu’au titre de la campagne agricole 2025, ce plan « a été approuvé à la 15ème session du Conseil supérieur de l’agriculture tenu le 6 mai 2025 sous la haute présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition. » « Il est envisagé la production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine », a-t-il ajouté. En vue d’atteindre ces objectifs, il est envisagé la mise à disposition des exploitants agricoles des intrants et équipements agricoles subventionnés (engrais, semences, biostimulants, motoculteurs, motopompes, etc., le contrôle de qualité des intrants agricoles, la mise en valeur de 552 254 ha, des aménagements hydro agricoles, selon le ministre Kéléma En ce qui concerne la pluviométrie, le ministre a souligné que « du 1er mai au 10 juillet 2025, le cumul pluviométrique a été normal à excédentaire par rapport à la normale climatologique dans la majorité des localités. » Toutefois, des déficits ont été enregistrés dans les Régions de Dioïla, Kidal (dans le Nord) de Bougouni (Sud), Gao (Nord), ainsi que dans les localités de Kayes (Ouest) et Bla (Centre) Parlant des difficultés et des solutions proposées ou en cours, le ministre a cité l’insécurité résiduelle dans quelques zones de production, insuffisance numérique du personnel d’encadrement et de soutien, sous équipement des producteurs agricoles, auxquels des solutions ont été proposées ou sont en cours. Il a conclu en disant que les semis des céréales se poursuivent avec les variétés à cycle. Avant de faire savoir qu’une infestation de Jassides a été constatée dans les Régions du Sud (Koutiala, Sikasso Bougouni) et que les dispositions sont en cours pour le traitement des parcelles avec des produits homologués et des méthodes alternatives de lutte. « Il est demandé aux exploitants agricoles de suivre les conseils agrométéorologiques, d’utiliser des intrants de qualité et d’appliquer les bonnes pratiques culturales pour l’atteinte des objectifs de production de la campagne agricole », a fait savoir le ministre Daniel Simeon Kéléma. Etaient présents à ce point de presse, des directeurs de services rattachés au département de l’Agriculture, notamment la direction nationale de l’Agriculture, la direction générale de l’Office des protections des végétaux (OPV), la direction générale de l’Institut d’économie rurale (IER), la direction de la Compagne malienne de développement textile (CMDT). Chacun de ces directeurs a, en ce qui lui concerne, exposé l’évolution de la campagne agricole 2025 à la date du 10 juillet. ST/MD (AMAP)
Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel 2 : Visite de réalisations concrètes dans la Région de Ségou
Ségou, 21 juil (AMAP) Une mission de communication du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), financé par le gouvernement du Mali et la Banque mondiale et dont la première phase a été mise en œuvre de 2016 à 2021, a effectué une visite de terrain, du 19 juillet au 20 juillet 2025, dans la région de Ségou (Centre), dans le cadre des activités de sa deuxième phase en cours. L’objectif de cette mission était de constater certaines réalisations du projet à Touna. dans les cercles de Bla, Konobougou et Baraouli. Première étape de cette visite, samedi, à Touna, dans le Cercle Bla où elle a pu visiter l’aire d’abattage. L’infrastructure réalisée dans le cadre du projet comprend un hangar d’abattage, un bureau, deux latrines, un forage équipé, un couloir d’attente et une fosse pour la saisie. Au cours de cette visite. Les bénéficiaires ont exprimé toute leur reconnaissance au projet : « Nous remercions le PRAPS ainsi que la Banque mondiale pour cette réalisation. Avant sa construction, nous rencontrions d’énormes difficultés pour abattre nos bêtes. Cela se faisait de manière désordonnée, à travers la ville avec des conséquences néfastes sur notre santé et celle de la population. Aujourd’hui, tout cela est derrière nous », a dit Youssouf Dembélé. Il a souligné que cette infrastructure va, non seulement, améliorer les conditions de travail des bouchers, mais aussi impacter positivement la santé publique. Au nom des bénéficiaires, M. Dembélé s’est engagé à faire bon usage de l’investissement et à veiller à son entretien. Il a invité le projet à étendre ce type de réalisation à d’autres localités et sollicité son appui pour l’écoulement des peaux d’animaux. Le coordinateur régional du PRAPS, Bourama Sidibé, a exhorté les bénéficiaires « à ne plus procéder à des abattages anarchiques dans la ville, à s’approprier pleinement cette infrastructure et à veiller scrupuleusement à son entretien. » Après cette étape, la mission s’est rendue, dimanche, à Tigui, village situé dans la Commune rurale de Konobougou où le PRAPS a réalisé un parc de vaccination. Ici, les bénéficiaires ont attiré l’attention de la mission sur le besoin d’amélioration de certaines réalisations, notamment du bureau servant d’abri pour les vaccins et les toilettes. La délégation a poursuivi sa visite à Konobougou où elle a pu observer l’étal de boucherie réalisé au marché par le projet, ainsi qu’un magasin de stockage d’aliment bétail. Soumaila Dicko, le chef des bouchers a exprimé sa satisfaction : « Avant, la place dédiée aux bouchers était insalubre et non couverte. Grâce au projet, l’étal a été construit et, aujourd’hui, l’endroit est propre et attire plus de clientèle. » Toutefois, il a souligné la nécessité de construire une chambre froide afin de mieux conserver la viande. La mission a pris fin à Baroueli où elle a pu visiter le secteur vétérinaire. Le bâtiment réalisé par le PRAPS est composé de deux bureaux, des toilettes, une salle de conférence et un magasin. Au nom du gouverneur, le conseiller aux Affaires économiques a remercié le PRAPS pour ses appuis multiformes, ainsi que la Banque mondiale, partenaire clé du projet. Il a invité les bénéficiaires à prendre soin des infrastructures comme s’il s’agissait d’investissements personnels. Le Directeur régional des Productions et des Industries Animales et coordonnateur régional des activités du PRAPS, quant à lui, a remercié le ministère de l’Élevage et la Pêche, à travers le PRAPS, pour l’ensemble des réalisations concrètes effectuées dans la Région de Ségou qui ont permis de booster les productions animales et la santé animale. « Le projet PRAPS nous a enlevé une grosse épine du pied en tant que service technique » a-t-il dit. Pour cette deuxième phase, démarrée en janvier 2022 pour une durée de six ans, Bourama Sidibé a précisé qu’à ce jour, 180 femmes et jeunes ont bénéficié de financement pour leurs Activités génératrices de revenu (AGR) à hauteur de 45 millions de Fcfa. Quelque 85 femmes et jeunes ont reçu un appui pour l’acquisition de kits dans les domaines de la production laitière, de l’embouche, de l’aquaculture et de la cuniculture, dans le cadre de la formation professionnelle. Le PRAPS appuie les campagnes de vaccination et a mis en place des mesures de prévention contre les Violences basées sur le genre (VBG), l’Exploitation et les abus aexuels (EAS), en signant des codes de conduite clairs et en définissant des mécanismes de gestion des plaintes. Il a aussi appuyé la Direction régionale des Productions et des Industries animales (DRPIA) dans l’acquisition de matériel informatique et bureautique, le renforcement des compétences des agents de communication, ainsi que l’utilisation des outils de sélection de sous-projets innovants, de collecte de données sur les marchés à bétail, de cartographie et de télédétection. Selon le Coordinateur régional, des activités d’ingénierie sociale, menées avec les acteurs locaux, ont permis d’identifier et valider plusieurs sites d’infrastructures pastorales dans la région, notamment un système d’hydraulique pastoral amélioré à Niono et Bla, la réhabilitation du marché à bétail de Touna, la réalisation d’une aire d’abattage à Touna, la construction d’un étal de boucherie à Konobougou, la construction de magasins d’aliment bétail à Konobougou et à Soignebougou, la construction de parcs de vaccination à Bla, Tigui et Kokry, la réalisation de mini-Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA) à Niono, Sofolo et Sofolosso, la mise en valeur de 100 ha de bourgoutière à Ndola, 300 ha à Molodo Centre, la création d’un périmètre à Siratiguibougou, dans le Cercle de Niono. Il a précisé qu’à ce jour, toutes ces infrastructures ont fait l’objet de réceptions provisoires. La mission était composée outre le conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, et du Directeur régional des Productions et des Industries animales de la région de région également coordinateur régional des activités du PRAPS, mais aussi du représentant de la Cellule de communication du PRAPS-2 Yaya Diarra, de l’assistant Suivi évaluation du projet, Sékou Traoré, et des représentants des services techniques partenaires de mise en œuvre du PRAPS-2-Mali dans la région. Pour rappel, le PRAPS est placé sous la tutelle du ministère
Ségou City Tour : des circuits touristiques pour découvrir le patrimoine local
Ségou, 21 juil (AMAP) Les activités de la 3ème édition de « Ségou City Tour 2025 » ont démarré, ce weekend, à la place de l’Independence de Ségou pour six circuits touristiques conçus afin de permettre aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine de Ségou a constaté l’AMAP. L’itinéraires passera par le village historique de Sékoro, ancienne capitale du royaume Bamanan, le centre N’Domo, le village artisanal, la Comatex, l’usine M3, les 12 pavillons de l’Office du Niger, la carrière de Pelengana, le cimetière colonial, le barrage de Markala, le musée du centre Kôrè, les monuments dédiés au Roi de Ségou et à Yoro Barry ainsi que la visite aux trésors humains vivants (Yamoussa Coulibaly et Soumana Kané). Prenant la parole, le maire Nouhoum Diarra a déclaré que cette initiative, dont la présente édition se tiendra, chaque week-end, du 19 juillet au 28 septembre, vise à promouvoir la destination touristique de la région déjà très dynamique grâce aux efforts conjugués des différents acteurs. Selon Nouhoun Diarra, Ségou City Tour au-delà de son aspect touristique, représente une vitrine vivante de notre identité, un hommage à notre patrimoine historique et une opportunité économique pour nos jeunes entrepreneurs. Quant au préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, qui a procédé, au lancement, en présence du directeur régional du tourisme et de l’hôtellerie, Gaoussou Fofana, et de plusieurs personnalités, il a dit que l’objectif principal de Ségou City Tour est d’améliorer la fréquentation des sites et attraits touristiques de la ville. « Ce programme entend accompagner les agences de voyages dans la promotion et la commercialisation des circuits de visites sur les sites et attraits touristiques du Mali, d’améliorer l’accès à l’information sur les possibilités de visites et de découvertes des sites », a fait savoir Daouda Diarra. Parmi les personnes ciblées par cette activité, il a cité les jeunes scolaires et universitaires, les enfants en situation de handicap ou issus de milieux défavorisés, déscolarisés et ceux de nationalité étrangère ou dont les parents sont originaires du Mali. En plus de ces deux catégories, le programme est ouvert à d’autres segments comme les salariés des secteurs public et privé, la clientèle d’affaires en séjour à Bamako et à l’intérieur du pays ainsi que la diaspora. Par ailleurs, il a souligné que le programme City tour repose sur les 3 axes majeurs du projet Culture Mali 2025 qui vise à revitaliser la culture des territoires, valoriser et promouvoir le patrimoine culturel et l’image de marque du Mali. AP/MD (AMAP)
Forum international de la diaspora : Une vingtaine de recommandations pour mobiliser les Maliens de l’extérieur pour le Mali
Bamako, 19 juil (AMAP) Une vingtaine de recommandations lues par le secrétaire général du ministère en charge des Maliens établis à l’extérieur, Mme Tangara Nema Guindo, présidente de la commission d’organisation du Forum international de la diaspora (FID), ont sanctionné, samedi, la fin de la 1ère édition du FID, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP sur place. Parmi les principales recommandations, il s’agit, entre autres, de « régionaliser le FID et favoriser les investissements croisés notamment à l’échelle de la Confédération des Etats du Sahel, prendre des mesures idoines pour restaurer la confiance de la diaspora et mobiliser son potentiel, reconnaître la diaspora comme une entité administrative et créer des guichets uniques dans les missions diplomatiques pour faciliter l’accueil et l’accompagnement des porteurs de projets ». Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, qui a présidé la cérémonie de clôture, a indiqué que ce forum « voulu, inspiré et soutenu par le président de la Transition », s’inscrit dans une vision de refondation, de souveraineté et d’unité. Mossa Ag Attaher a assuré aux participants que les recommandations formulées « seront enrichies dès le lundi prochain » par un comité de travail technique et scientifique, ajoutant que ces recommandations « ne resteront pas lettres mortes. » « Un plan de mise en œuvre sera élaboré dans les meilleurs délais en lien avec les départements sectoriels concernés. Nous veillerons à ce que chaque proposition soit examinée avec rigueur », a-t-il annoncé. En outre, le ministre Mossa Ag Attaher a souhaité voir se réaliser un jour « un Forum international de la diaspora de la Confédération des Etats du Sahel ». Pendant trois jours, une table ronde de haut de niveau et huit panels thématiques ont permis de croiser les expertises, d’échanger des idées et de partager des expériences, sur le thème : « enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national ». À l’issue de ce Forum, la diaspora a réaffirmé son attachement indéfectible à la construction du Mali nouveau. Les recommandations ainsi présentées constituent les fondations d’un Plan d’action stratégique pour la valorisation de la diaspora. Il sera mis en œuvre par le département en charge des Maliens établis à l’Extérieur, en coordination avec les ministères sectoriels, les Partenaires techniques et financiers (PTF), ainsi que les représentants des communautés maliennes établis à l’extérieur. En affirmant que la diaspora est un pilier de souveraineté, un levier économique et un moteur de transformation, le Mali a posé les bases d’un partenariat renouvelé, inclusif et productif avec ses fils et filles établis à l’étranger. On a noté à la cérémonie de clôture, la présence des ministres chargés des Affaires étrangères de l’AES, des membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique accrédités au Mali ainsi que des PTF. SS/MD (AMAP)
Gestion budgétaire et comptable : Les établissements publics nationaux en forum de réflexion
Bamako, 18 juil (AMAP) Un forum d’échanges regroupant les ordonnateurs et comptables des établissements publics nationaux s’est tenu, ce vendredi à Bamako, à l’initiative de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), en collaboration avec la Section des comptes de la Cour suprême, a constaté l’AMAP. Placée sous le thème « Gestion budgétaire et comptable des établissements publics nationaux : enjeux, défis et perspectives », cette rencontre a visé à instaurer un dialogue constructif entre les acteurs chargés de la gestion financière des établissements publics, afin de renforcer les pratiques en matière de gestion budgétaire et comptable. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, a souligné l’importance de ce cadre d’échange pour améliorer la gestion financière dans le respect des textes en vigueur. À ses côtés étaient présents le directeur général du Trésor, Siaka Samaké, et le représentant de la Cour suprême, Koniba Diarra. Selon Abdoulaye Traoré, « malgré les instruments juridiques et techniques déjà mis à disposition pour harmoniser les pratiques, plusieurs insuffisances subsistent, notamment dans la présentation des budgets, la tenue de la comptabilité, la production des comptes de gestion et la gestion de trésorerie. » Il a appelé à des contributions concrètes pour remédier à ces difficultés. De son côté, le directeur général du Trésor a rappelé que ce forum s’inscrit dans le cadre des réformes en cours. Il a précisé que « l’objectif est de mieux répondre aux besoins des établissements publics et d’ouvrir un dialogue permanent entre les services du Trésor et les institutions bénéficiaires. » La rencontre a été marquée par des communications techniques portant sur les enjeux et défis liés à la gestion budgétaire et comptable, ainsi que sur l’état des lieux du jugement des comptes des comptables publics. MMD/MD (AMAP)
Coopération Allemagne-Mali : Plus de six milliards pour des pistes et Infrastructures pour la paix dans les Régions de Kayes et de Kita (Ouest)
Kita, 17 juil (AMAP) Le Programme pistes et infrastructures pour la paix (PIP), entièrement financé par la coopération allemande, à travers la KFW, pour plus 6,5 milliards de francs CFA, au profit des Régions de Kayes et Kita, dans l’Ouest du Mali, a été lancé, mardi 15 juillet, par le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, lors d’une cérémonie officielle dans la salle de conférence du Gouvernorat, a constaté l’AMAP sur place. Le PIP est mis en oeuvre par Welthungerhilfe (WHH) Mali . Il vise globalement, selon les intervenants, à « contribuer à la stabilisation des régions sud du Mali à travers le développement économique par le biais de constructions de pistes rurales, infrastructures économiques, des investissements dans les activités génératrices de revenus. Et, également, dans des coopératives et associations visant à renforcer la création d’emplois ainsi que la cohésion sociale dans les deux Régions. Ce programme bien accueilli par les bénéficiaires des deux regions a une durée de quatre ans. Harouna Diallo, maire de Liberté Dembaya/Kayes qualifie d’« historique » cette coopération Allemagne-Mali, en présence des représentants des acteurs et bénéficiaires des deux régions, et du représentant de l’ambassade d’Allemagne au Mali. « L’intervention de l’Allemagne au Mali date de très longtemps car l’histoire nous enseigne que ce pays a été le premier à reconnaitre l’indépendance du Mali. Le premier jumelage de Kayes a été établi avec les Allemands. Nous ne pouvons que remercier ce grand pays », a dit M. Diallo. Par rapport à ce projet, l’élu de Kayes reconnait signale qu’il y a beaucoup de projets structurants dans ce programme « pour un développement local réel. » Il a appelé « à la synergie d’actions de tous pour la réussite totale de programme qu’il qualifie d’inclusif à travers les cibles, à savoir toutes les couches socioprofessionnelles. » « Sans les pistes, pas de développement local ! » Voilà pourquoi, il dit avoir adressé ses remerciements à tous ceux qui ont oeuvré pour l’avènement de ce programme. Selon Bienvenu Vuvalya, l’Area Manager, le projet est un programme ouvert « cela signifie, dit-il que les différentes mesures individuelles ne sont pas finies mais sont sélectionnées, suivant les critères bien définies. Il a fait une présentation détaillée du programme qui a facilité la compréhension des activités prévues et les modalités d’intervention du projet. En effet, ce programme se déroulera dans 14 localités des deux Régions de Kayes et Kita, avec 70% du budget à consommer à Kita « pour renforcer l’autorité locale de la Région. » Le rôle la communauté rassure le Manager, puisque ce sont les communautés qui vont identifier les activités prioritaires que les différents Comités régionaux d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) vont valider. M. Vuvalia a expliqué aux participants les différentes composantes du programme. Il a indiqué que la principale est la réhabilitation des pistes rurales et la réhabilitation ou construction des infrastructures d’ordre économique, en utilisant, au maximum, une approche Haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Les activités à impact socioéconomique et de renforcement des capacités des cibles constituent les autres composantes de ce programme. Dans son intervention, Eré Alain Dioundo, expert chargé du secteur Décentralisation de la Banque de développement (KFW KFW) représentant l’ambassade d’Allemagne, indiqué que « ce programme émane de la volonté de la République fédérale d’Allemagne de contribuer au développement socio-économique de la partie Sud du Mali. » Selon lui, « c’est le fruit de la disponibilité des plus hautes autorités à collaborer aussi parfaitement avec la République fédérale d’Allemagne. » Il a adressé ses remerciements au gouverneur de la Région de Kita pour ses efforts, ses orientations et recommandations « qui favoriseront selon lui l’atteinte des résultats escomptés. » Enfin, il a réaffirmé « la constante volonté de la République fédérale d’Allemagne à s’engager auprès du peuple malien dans son inlassable quête de paix, de renforcement de la cohésion sociale, de stabilité et de développement. » Selon le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, qui a présidé le lancement, ce projet qui bouclera en février 2029, « est en adéquation avec les orientations et les besoins exprimés par le gouvernement. » Pour lui, le ciblage des secteurs concernés apporte une grande cohérence et permettra de renforcer la synergie des actions prioritaires, à la fois des départements en charge de la Décentralisation, des Affaires étrangères et de l’Economie. Le chef de l’Exécutif régional a exhorté tous les acteurs « à relever le défi de finaliser toutes les activités programmées pour le plus grand bonheur de nos populations. » Daouda Maiga, a conclu son intervention par des remerciements, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, le gouvernement allemand « pour cet appui hautement appréciable. » Signalons que ce programme se déroulera précisément dans les Cercles de: Kita, Sebekoro, Sirakoro et Sagabary pour la Région de Kita et deux Cercles de Kayes qui sont Kayes et Ambidedi. Ce nouveau programme découle du Programme pistes pour la paix dont la première et la deuxième phase sont mises en oeuvre dans la Région de Gao, dans le Nord du Mali. Jigiya Mohamed Fabrice AMAP-KITA
La Region de Bandiagara (Centre) tient sa 1ʳᵉ session extraordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement
Bandiagara, 17 juil (AMAP) Le gouverneur de la région de Bandiagara (Centre), le colonel-major Olivier Diassana, a présidé ce jeudi 17 juillet 2025, à Dandoli, chef-lieu de la Commune du même nom, la première session extraordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD). L’objectif principal de cette session était double : impulser un nouvel élan de développement socio‑économique dans la Région, tout en assurant le suivi et la pérennisation des initiatives existantes pour améliorer les conditions de vie des populations. Après les mots de bienvenue du maire de Dandoli, Allaye Ambemo Tembely, le représentant de l’ONG APIDEV, Issa Kassogué, a rappelé l’importance de cette session destinée à doter la Région d’un document stratégique de référence. Il a, aussi, réaffirmé l’engagement et le soutien technique et financier de son organisation dans la mise en œuvre des activités. Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Olivier Diassana a « chaleureusement remercié la population de Dandoli pour son accueil », insistant sur le caractère historique et stratégique de cette session, une première pour la commune. Il a également évoqué la résilience de la Région, « toujours en reconstruction après une crise majeure », et salué l’occasion offerte aux participants d’examiner en profondeur les défis liés à la survie, la relance et le développement. Il a remercié les partenaires de l’UNICEF et de l’APIDEV pour leur soutien technique et financier. Mais avant, le gouverneur a rendu un hommage émouvant à feu Malèye Diop, ancien chef du Bureau régional de l’UNICEF à Mopti (Centre), décédé récemment, rappelant « son dévouement aux causes sociales. » Cette rencontre a regroupé les préfets des Cercles, les maires des Communes, les chefs de services techniques régionaux et subrégionaux, le bureau régional de l’UNICE, l’ONG APIDEV, diverses organisations de la Société civile et la presse. OG/MD (AMAP)

