Coopération Allemagne-Mali : Plus de six milliards pour des pistes et Infrastructures pour la paix dans les Régions de Kayes et de Kita (Ouest)
Kita, 17 juil (AMAP) Le Programme pistes et infrastructures pour la paix (PIP), entièrement financé par la coopération allemande, à travers la KFW, pour plus 6,5 milliards de francs CFA, au profit des Régions de Kayes et Kita, dans l’Ouest du Mali, a été lancé, mardi 15 juillet, par le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, lors d’une cérémonie officielle dans la salle de conférence du Gouvernorat, a constaté l’AMAP sur place. Le PIP est mis en oeuvre par Welthungerhilfe (WHH) Mali . Il vise globalement, selon les intervenants, à « contribuer à la stabilisation des régions sud du Mali à travers le développement économique par le biais de constructions de pistes rurales, infrastructures économiques, des investissements dans les activités génératrices de revenus. Et, également, dans des coopératives et associations visant à renforcer la création d’emplois ainsi que la cohésion sociale dans les deux Régions. Ce programme bien accueilli par les bénéficiaires des deux regions a une durée de quatre ans. Harouna Diallo, maire de Liberté Dembaya/Kayes qualifie d’« historique » cette coopération Allemagne-Mali, en présence des représentants des acteurs et bénéficiaires des deux régions, et du représentant de l’ambassade d’Allemagne au Mali. « L’intervention de l’Allemagne au Mali date de très longtemps car l’histoire nous enseigne que ce pays a été le premier à reconnaitre l’indépendance du Mali. Le premier jumelage de Kayes a été établi avec les Allemands. Nous ne pouvons que remercier ce grand pays », a dit M. Diallo. Par rapport à ce projet, l’élu de Kayes reconnait signale qu’il y a beaucoup de projets structurants dans ce programme « pour un développement local réel. » Il a appelé « à la synergie d’actions de tous pour la réussite totale de programme qu’il qualifie d’inclusif à travers les cibles, à savoir toutes les couches socioprofessionnelles. » « Sans les pistes, pas de développement local ! » Voilà pourquoi, il dit avoir adressé ses remerciements à tous ceux qui ont oeuvré pour l’avènement de ce programme. Selon Bienvenu Vuvalya, l’Area Manager, le projet est un programme ouvert « cela signifie, dit-il que les différentes mesures individuelles ne sont pas finies mais sont sélectionnées, suivant les critères bien définies. Il a fait une présentation détaillée du programme qui a facilité la compréhension des activités prévues et les modalités d’intervention du projet. En effet, ce programme se déroulera dans 14 localités des deux Régions de Kayes et Kita, avec 70% du budget à consommer à Kita « pour renforcer l’autorité locale de la Région. » Le rôle la communauté rassure le Manager, puisque ce sont les communautés qui vont identifier les activités prioritaires que les différents Comités régionaux d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) vont valider. M. Vuvalia a expliqué aux participants les différentes composantes du programme. Il a indiqué que la principale est la réhabilitation des pistes rurales et la réhabilitation ou construction des infrastructures d’ordre économique, en utilisant, au maximum, une approche Haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Les activités à impact socioéconomique et de renforcement des capacités des cibles constituent les autres composantes de ce programme. Dans son intervention, Eré Alain Dioundo, expert chargé du secteur Décentralisation de la Banque de développement (KFW KFW) représentant l’ambassade d’Allemagne, indiqué que « ce programme émane de la volonté de la République fédérale d’Allemagne de contribuer au développement socio-économique de la partie Sud du Mali. » Selon lui, « c’est le fruit de la disponibilité des plus hautes autorités à collaborer aussi parfaitement avec la République fédérale d’Allemagne. » Il a adressé ses remerciements au gouverneur de la Région de Kita pour ses efforts, ses orientations et recommandations « qui favoriseront selon lui l’atteinte des résultats escomptés. » Enfin, il a réaffirmé « la constante volonté de la République fédérale d’Allemagne à s’engager auprès du peuple malien dans son inlassable quête de paix, de renforcement de la cohésion sociale, de stabilité et de développement. » Selon le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, qui a présidé le lancement, ce projet qui bouclera en février 2029, « est en adéquation avec les orientations et les besoins exprimés par le gouvernement. » Pour lui, le ciblage des secteurs concernés apporte une grande cohérence et permettra de renforcer la synergie des actions prioritaires, à la fois des départements en charge de la Décentralisation, des Affaires étrangères et de l’Economie. Le chef de l’Exécutif régional a exhorté tous les acteurs « à relever le défi de finaliser toutes les activités programmées pour le plus grand bonheur de nos populations. » Daouda Maiga, a conclu son intervention par des remerciements, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, le gouvernement allemand « pour cet appui hautement appréciable. » Signalons que ce programme se déroulera précisément dans les Cercles de: Kita, Sebekoro, Sirakoro et Sagabary pour la Région de Kita et deux Cercles de Kayes qui sont Kayes et Ambidedi. Ce nouveau programme découle du Programme pistes pour la paix dont la première et la deuxième phase sont mises en oeuvre dans la Région de Gao, dans le Nord du Mali. Jigiya Mohamed Fabrice AMAP-KITA
La Region de Bandiagara (Centre) tient sa 1ʳᵉ session extraordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement
Bandiagara, 17 juil (AMAP) Le gouverneur de la région de Bandiagara (Centre), le colonel-major Olivier Diassana, a présidé ce jeudi 17 juillet 2025, à Dandoli, chef-lieu de la Commune du même nom, la première session extraordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD). L’objectif principal de cette session était double : impulser un nouvel élan de développement socio‑économique dans la Région, tout en assurant le suivi et la pérennisation des initiatives existantes pour améliorer les conditions de vie des populations. Après les mots de bienvenue du maire de Dandoli, Allaye Ambemo Tembely, le représentant de l’ONG APIDEV, Issa Kassogué, a rappelé l’importance de cette session destinée à doter la Région d’un document stratégique de référence. Il a, aussi, réaffirmé l’engagement et le soutien technique et financier de son organisation dans la mise en œuvre des activités. Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Olivier Diassana a « chaleureusement remercié la population de Dandoli pour son accueil », insistant sur le caractère historique et stratégique de cette session, une première pour la commune. Il a également évoqué la résilience de la Région, « toujours en reconstruction après une crise majeure », et salué l’occasion offerte aux participants d’examiner en profondeur les défis liés à la survie, la relance et le développement. Il a remercié les partenaires de l’UNICEF et de l’APIDEV pour leur soutien technique et financier. Mais avant, le gouverneur a rendu un hommage émouvant à feu Malèye Diop, ancien chef du Bureau régional de l’UNICEF à Mopti (Centre), décédé récemment, rappelant « son dévouement aux causes sociales. » Cette rencontre a regroupé les préfets des Cercles, les maires des Communes, les chefs de services techniques régionaux et subrégionaux, le bureau régional de l’UNICE, l’ONG APIDEV, diverses organisations de la Société civile et la presse. OG/MD (AMAP)
2è édition de la Rencontre annuelle des services du Trésor : La digitalisation des services financiers au cœur des échanges
Bamako 17 juil (AMAP) Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a présidé, les travaux de la 2è édition de la Rencontre annuelle des services du Trésor, ce jeudi, à Bamako, sous le thème « Défis de la digitalisation dans l’exécution du budget de l’Etat », a constaté l’AMAP. L’objectif est de permettre « d’échanger sur les voies et moyens pour l’atteinte des objectifs fixés en matière de digitalisation, pour plus d’efficacité, de transparence, d’accessibilité et de modernisation des services public. » « La Rencontre annuelle des services du Trésor vise à créer un cadre d’échange entre les services du Trésor et les autres structures partenaires de la gestion publique sur des thématiques d’ordre stratégique et opérationnel, pour plus d’efficacité dans la réalisation de leurs missions », a déclaré le Directeur général du trésor et de la comptabilité publique, Siaka Samaké. Il a ajouté : « Cette 2ème édition de la rencontre annuelle des services du Trésor se tient à un moment historique de la vie du Trésor public, à savoir l’aboutissement de la réforme des Services du Trésor lancée en février 2022 par le ministre de l’Economie et des Finances. » « L’édition de cette année a pour thème central ‘Défis de la digitalisation dans l’exécution du budget de l’Etat’. Cette thématique, combien importante, se place actuellement au cœur des priorités des autorités du pays dans le cadre de la conduite des politiques publiques », a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. M. Sanou a souligné que « des résultats encourageants ont été réalisés avec l’utilisation des codes marchands dans l’encaissement des recettes publiques. En effet, de juillet 2024 à mai 2025, certaines recettes ont enregistré une augmentation de 46℅, comparativement à la période de juillet 2023 à mai 2024. » A l’issue des échanges sur les différentes thématiques, selon le ministre en charge de l’Economie, « des résolutions et recommandations pertinentes sont attendues afin d’atteindre les objectifs fixés par les autorités en matière de digitalisation des services publics, de gestion efficace des finances publiques et de développement du secteur des assurances. » MMD/MD (AMAP)
Fonds de soutien aux Infrastructures de base et de développement social : 24 milliards Fcfa pour améliorer la desserte en électricité au Mali
Bamako, 16 juillet (AMAP) Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a reçu, ce mercredi 16 juillet 2025, un financement de 24 milliards de Fcfa du Fonds de soutien aux Infrastructures de base et de développement social, pour renforcer la desserte nationale en électricité, a appris l’AMAP de source officielle. L’objectif, selon un communiqué conjoint du Centre d’Information gouvernementale du Mali (CIGMA), du ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et du ministère de l’Energie et de l’Eau (MEE), est « de poursuivre la dynamique d’amélioration de la desserte, à travers l’augmentation et un service de qualité de la fourniture d’électricité en faveur des populations et des entreprises. » Ce financement permettra de procéder à la maintenance des outils de production d’énergie, conformément aux standards requis en la matière, tout en maintenant assurant un approvisionnement correct en hydrocarbures des centrales, renforçant de ce fait les capacités de production d’énergie. Créé par l’Ordonnance n°2025-008/PT-RM du 7 février 2025, ce fonds, alimenté par des prélèvements sur les transactions téléphoniques et le mobile money, dispose à ce jour de 34 723 704 013 Fcfa. « Le Fonds de soutien est destiné à apporter une contribution financière, en cas de nécessité et d’urgence, aux actions socio-économiques initiées par le Gouvernement dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique », indique l’Article 2 de son texte de création cité par le communiqué. La cérémonie de remise de ce premier financement du Fonds de soutien aux infrastructures de base et de développement social, s’est déroulée au ministère de l’Economie et des Finances, la cérémonie de réception La première séance du Comité de pilotage, créé par décret, s’est tenue, lundi 14 Juillet 2025, sous la présidence effective du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, auprès de qui le Fonds a été domicilié. A l’issue des délibérations, il a été accordé, au ministère de l’Energie et de l’Eau, cette première tranche de financement, en vue de renforcer les actions entreprises depuis le mois de Ramadan, dans le cadre du Plan unique d’amélioration de la desserte en électricité. OS/MD (AMAP)
Journalisme économique et monétique : des journalistes maliens en formation spécialisée
Bamako, 16 juillet 2025 (AMAP) Une session de formation sur le thème « Initiation au journalisme économique et à la monétique » s’est ouverte ce mercredi à Bamako, à l’initiative de Salsa Consulting en partenariat avec la Banque malienne de solidarité (BMS), a constaté l’AMAP. Durant deux jours, cette session vise à doter un groupe de journalistes maliens de compétences spécialisées pour mieux couvrir et vulgariser les questions économiques et financières, souvent perçues comme complexes par le grand public. Pour le directeur général de Salsa consulting, Salif Sanogo, « cette initiative répond à un besoin réel. » Selon lui, « l’information économique est devenue stratégique : comprendre la signification concrète des indicateurs tels que la croissance ou l’inflation est essentiel pour anticiper les enjeux qui touchent directement les citoyens. » Il estime qu’en plus d’une formation généraliste, « les journalistes doivent, aujourd’hui, se spécialiser pour mieux expliquer les sujets économiques sans se perdre dans le jargon ou les chiffres techniques. » De son côté, le responsable du pôle exploitation de la BMS, Almoustapha Touré, a insisté sur « la pertinence de cette formation dans un contexte économique et sécuritaire fragile ». À ses yeux, l’information véhiculée par les journalistes est cruciale : « C’est ce à quoi les gens croient », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité de comprendre les mécanismes de la digitalisation financière et ses enjeux. Pour sa part, le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, a salué cette initiative qui, selon lui, contribue à améliorer la qualité de la production journalistique, notamment chez les jeunes professionnels. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des principaux partenaires dont Salif Sanogo de Salsa Consulting, le responsable du pôle d’exploitation de la BMS, Almoustapha Touré de la BMS et le président de la Maison de la presse Bandiougou Danté. AC/MD (AMAP)
Ouverture d’un guichet dédié à l’échange de billets et pièces détériorés à Bamako
Bamako, 16 juil (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) annonce l’ouverture, depuis le mardi 15 juillet 2025, d’un guichet dédié « à l’échange de billets et pièces mutilés, altérés ou détériorés » à son Agence principale de Bamako. « Les personnes en possession de billets ou pièces à échanger devront s’inscrire au préalable par message WhatsApp au numéro 84 87 00 00, en fournissant leurs nom, prénoms, copie de la pièce d’identité et contact téléphonique », précise la BCEAO dans un communiqué. Un accusé de réception avec la date de rendez-vous sera envoyé et chaque personne devra présenter la pièce d’identité indiquée. Le nombre de billets à échanger est limité à 50 par personne, toutes coupures confondues. OS/MD (AMAP)
Salon malien de l’architecture et de la construction : La 1ère édition prévue du 31 juillet au 03 août prochain (Organisateurs)
Bamako 15 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC), sous le thème « : « Habitation durable, culture et Innovation », aura lieu du 31 juillet au 03 août 2025, a Bamako, ont annoncé les organisateurs, mardi, lors d’une conférence de presse à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat, dans la capitale malienne. « Le Salon 2025 se veut un rendez-vous majeur de l’architecture et de la construction et de l’aménagement en Afrique de l’Ouest. Il entend offrir un cadre d’échange, d’expositions et de dialogue pour construire un avenir urbain durable résilient et enraciné dans les savoir-faire locaux », a déclaré le président de l’Ordre des architectes du Mali, Abdramane Filifing Sidibé. Et de préciser que « cette première édition s’inscrit pleinement dans une dynamique sous-régionale avec pour invités d’honneur les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ». » Notre Région est confrontée à des défis pressants : changement climatique, pression démographique, crise du logement et dégradation des ressources naturelles », a-t-il ajouté. Face à ces réalités, « il est devenu urgent de repenser notre manière d’habiter, de construire, d’aménager nos territoires. Le SAMAC 2025 s’inscrit dans cette mission de promotion, de valorisation et de diffusion de la culture architecturale au Mali et au-delà », a-t-il indiqué. M. Sidibé a ajouté que l’objectif est de « valoriser le rôle stratégique des professionnels du cadre bâti , promouvoir les solutions architecturales durables et endogènes, favoriser la professionnalisation et la normalisation du secteur, initier des politiques d’incitation à la construction durable, créer un réseau d’acteurs engagés dans la transition écologique. » Quant au représentant du ministère chargé de l’Urbanisme, M. Al- Mamoum Ag Mustafa, il a fait remarquer que « le thème de cette 1ère édition, ‘Habitat, culture et Innovation : rôle des architectes dans la promotion du développement durable, adaptabilité aux défis climatiques et économiques au Mali’, n’est pas un simple débat. Il est un appel à l’action, un cri du cœur pour notre avenir commun. » Il a rappelé qu’« au Mali, l’habitat a toujours été le reflet de notre identité culturelle. Du banco, des maisons traditionnelles du Sahel aux constructions en pierre du pays dogon, chaque matériau et forme, chaque orientation raconte une histoire, exprime un mode de vie, une adaptation intelligente à l’environnement. » Le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem, a souligné que ce salon est une volonté collective et inclusive. « Il s’inscrit dans la promotion de la création locale », a-t-il dit MMD/MD (AMAP)
Tenenkou : C’est reparti pour la campagne agricole 2025-2026 !
Tenenkou, 15 juil (AMAP) Les paysans de Tenenkou (Centre) ont repris le chemin des champs pour une nouvelle campagne 2025-26 qu’ils espèrent plus concluante que celle de l’année dernière, 2024-2025, en demi-teinte, marquée par une récolte mitigée due aux fortes pluies et des inondations de milliers de parcelles dans le Cercle, a constaté l’AMAP. Le Cercle de Tenenkou, zone Aaro pastorale par excellence, dispose de milliers d’hectares cultivables et le ton de l’année, comme le disent les anciens, dépend du succès de la campagne agricole, Celle-ci, à son tour, est tributaire de la bonne volonté du ciel. Le riz et le mil sont les cultures phares dans cette zone inondée du delta intérieur du fleuve Niger qui dispose aussi d’une zone exondée dans une partie des Communes de Diaka, Sougoulbé et Diafarabé où le mil est principalement cultivé. Dans le casier rizicole de Tenenkou qui compte plus de 4 000 hectares, le démarrage de la campagne agricole est jugé « poussif », selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly. Selon lui, la campagne agricole « commence à s’installer et nous sommes à la phase de traitement des mauvaises herbes. » Cette situation s’explique par le retard des pluies et l’affaiblissement des boeufs de labour qui souffrent énormément pendant la saison sèche de l’insuffisance de pâturages. Ce qui fait qu’au moment de démarrer la campagne agricole, les charrues, très majoritairement utilisées pour le labour des champs, manquent cruellement de boeufs performants capables de soutenir le rythme. En plus de ces difficultés, il faut aussi noter l’insuffisance de tracteurs dans le Cercle de Tenenkou. Autre difficulté notoire pour améliorer le rendement des agriculteurs, la dotation en engrais qui se réduit d’année en année. Le chef du casier rizicole invite donc « les paysans à labourer très tôt les champs afin d’éviter tout désagrément puisque le casier rizicole de Tenenkou est reparti en trois zones : une zone basse où il faut labourer avant le 25 juillet, une zone moyenne et haute où on peut commencer les travaux à partir du 25 juillet et ce jusqu’au 25 août. » Il a rappelé que face aux changements climatiques, « il est impératif que les paysans changent de comportement. » Dans les autres zones, notamment, les hors casier, la campagne agricole a également débuté. Selon le chef sous-secteur central de l’agriculture, Allassane Kamanta, 200 mm de pluies ont été recueillies de mai à la première décade de juillet 2025. Au niveau du hors casier, on est également à la phase de traitement avec apport de semi organique et épandage de fumier organique. En certains endroits, la phase de labour a commencé avec semi en volée pour les submersions libres et l’installation et le repiquage de pépinières pour la maîtrise totale de l’eau. Face aux changements climatiques, M. Kamanta invite, aussi, les paysans à adopter les semences améliorées adaptées au phénomène. Comme difficultés à ce niveau, selon notre interlocuteur, il faut noter, entre autres, l’insuffisance de matériels agricoles, notamment de tracteurs dont le nombre n’atteint pas vingt sur l’ensemble du territoire du Cercle. Autre difficulté notoire : l’insuffisance d’intrants dont le nombre diminue chaque année. Les agents de l’agriculture ont, tout aussi, des difficultés pour le suivi sur le terrain à cause de l’insécurité en certains endroits et du manque de moyens de déplacement. Au nombre des obstacles, également, l’insuffisance de personnel pour le service de l’agriculture dont le nombre total d’agents est de quatre pour l’ensemble des 8 Communes du Cercle. Pour une bonne campagne agricole, le chef sous-secteur central de l’agriculture et le chef du casier rizicole invitent en chœur, « les paysans à respecter le calendrier agricole et à suivre les conseils des techniciens. » Si une majorité des paysans du cercle a commencé à labourer leurs champs, ceux de Kara, Darou, Thilembeya, dans la Commune rurale de Diafarabé n’ont pas, pour l’instant, démarré à cause du déguerpissement de leurs villages, sur ordre de groupes armés, depuis plusieurs semaines maintenant. MD (AMAP)
Kangaba : Formation des acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires du Programme décentralisation et bonne gouvernance
Kangaba, 15 juil (AMAP) Les acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires du Programme décentralisation et bonne gouvernance (PADRE) III du Cercle de Kangaba (Ouest) participent à une session, qui s’est ouverte lundi et durera 05 jours, du 14 au 18 juillet 2025, pour former sur le logiciel Ressources des collectivités décentralisées (ReCoDe), a constaté l’AMAP. Ce logiciel interfacé avec l’application COLLOC, intègre le module sur le contrôle financier Cette formation, de façon spécifique, portera sur l’installation, la mise à jour et la formation des acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires sur les modules du contrôle financier, des budgets, des recettes, des dépenses, la paie-salaire-personnel, la fiscalité locale et la comptabilité matière La formation est assurée par une mission de la Direction générale des collectivités territoriales (DGCL) conduite par Bourama Diarra, Sous-directeur Finances locales à la DGCT. SD/MD (AMAP)
Kangaba : Causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans le Mandé
Kangaba, 14 juil (AMAP) Environ 150 maires, légitimités traditionnelles, représentants d’associations de femmes et de jeunes venues de 13 Communes du Mandé ont participé, dimanche 13 juillet 2025, à Kangaba, à une causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans leur terroir, a constaté l’AMAP. En organisant cette causerie, l’Union des associations et coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD) vise comme objectif général à rassembler les actrices et acteurs du terroir du Mandé pour échanger sur les problèmes de l’extraction aurifère qui détruit les éco-agro-systèmes et déstabilise les communautés tant socio-culturellement qu’économiquement. Ce grand rassemblement a permis d’avoir un premier échange sur l’état des lieux de l’exploitation aurifère (dragage, mines, orpaillage) commune par commune, d’avoir un état des lieux des mesures prises au niveau des autorités administratives et coutumières et résultats sur le terrain et d’obtenir un renforcement de la mobilisation autour d’actions collectives. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants en vue de mettre en commun les efforts pour mettre fin au dragage sur les cours d’eau et obtenir une réorganisation de l’orpaillage. Cette activité, organisée par l’UACDDDD, se situe dans le cadre du Projet de renforcement pour sécuriser et protéger le terroir Mandé, avec l’approche holistique de l’Agroécologie paysanne (AEP) dans le cadre du processus interactif de mise en place des Commissions foncières villageoises (COFOV) en 10 étapes. Selon le secrétaire général de l’UACDDDD, Massa Koné l’Union, dans sa vision et programme de sécurisation foncière a coconstruit avec les communautés un processus interactif de mise en place des COFOV en 10 étapes. Agissant notamment dans tout le terroir Mandé, de Bamako à la frontière guinéenne, un problème commun est ressorti : l’extraction aurifère aux conséquences dramatiques, menaçant l’environnement, la cohésion sociale, le développement et le bien-être des communautés. Ainsi, pour faire appliquer la loi portant interdiction du dragage, à la demande des communautés, une forte sensibilisation a été menée, le 22 décembre 2025, lors d’un Forum communautaire à Kirina, rassemblant tant les communautés, que les autorités coutumières administratives locales et nationales, pour trouver ensemble des solutions. Au fléau du dragage s’ajoute les mines et l’orpaillage. C’est à la suite de ce Forum communautaire de Kirina et en cohérence avec son processus de protéger les ressources naturelles avec le développement des terroirs en Agroécologie Paysanne et pour une économie locale saine, solidaire, prospère et partagée, que l’UACDDDD a organisé cette causerie. Il s’est agi d’échanger avec l’ensemble des actrices et acteurs sur l’exploitation aurifère qui gangrène les communes du terroir du Mandé. Le secrétaire général de l’UACDDDD s’est dit comblé de la tenue de cette causerie communautaire au cours de laquelle les participants se sont franchement parlé. SD/MD (AMAP)

