Salon malien de l’architecture et de la construction : La 1ère édition prévue du 31 juillet au 03 août prochain (Organisateurs)

Bamako 15 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC), sous le thème « : « Habitation durable, culture et Innovation », aura lieu du 31 juillet au 03 août 2025,  a Bamako, ont annoncé les organisateurs, mardi,  lors d’une conférence de presse à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat, dans la capitale malienne. « Le Salon 2025 se veut un rendez-vous majeur de l’architecture et de la construction et de l’aménagement en Afrique de l’Ouest. Il entend offrir un cadre d’échange, d’expositions et de dialogue pour construire un avenir urbain durable résilient et enraciné dans les savoir-faire locaux », a déclaré le président de l’Ordre des architectes du Mali, Abdramane Filifing Sidibé. Et de préciser que « cette première édition s’inscrit pleinement dans une dynamique sous-régionale avec pour invités d’honneur les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ». » Notre Région est confrontée à des défis pressants : changement climatique, pression démographique, crise du logement et dégradation des ressources naturelles », a-t-il ajouté. Face à ces réalités, « il est devenu urgent de repenser notre manière d’habiter, de construire, d’aménager nos territoires. Le SAMAC 2025 s’inscrit dans cette mission de promotion, de valorisation et de diffusion de la culture architecturale au Mali et au-delà », a-t-il indiqué. M. Sidibé a ajouté que l’objectif est de « valoriser le rôle stratégique des professionnels du cadre bâti , promouvoir les solutions architecturales durables et endogènes, favoriser la professionnalisation et la normalisation du secteur, initier des politiques d’incitation à la construction durable, créer un réseau d’acteurs engagés dans la transition écologique. » Quant au représentant du ministère chargé de l’Urbanisme, M. Al- Mamoum Ag Mustafa, il a fait remarquer que « le thème de cette 1ère édition, ‘Habitat, culture et Innovation : rôle des architectes dans la promotion du développement durable, adaptabilité aux défis climatiques et économiques au Mali’, n’est pas un simple débat. Il est un appel à l’action, un cri du cœur pour notre avenir commun. » Il a rappelé qu’« au Mali, l’habitat a toujours été le reflet de notre identité culturelle. Du banco, des maisons traditionnelles du Sahel aux constructions en pierre du pays dogon, chaque matériau et forme, chaque orientation raconte une histoire, exprime un mode de vie, une adaptation intelligente à l’environnement. » Le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem, a souligné que ce salon est une volonté collective et inclusive. « Il s’inscrit dans la promotion de la création locale », a-t-il dit MMD/MD (AMAP)  

Tenenkou : C’est reparti pour la campagne agricole 2025-2026 !

Tenenkou, 15 juil (AMAP) Les paysans de Tenenkou (Centre) ont repris le chemin des champs pour une nouvelle campagne 2025-26 qu’ils espèrent plus concluante que celle de l’année dernière, 2024-2025, en demi-teinte, marquée par une récolte mitigée due aux fortes pluies et des inondations de milliers de parcelles dans le Cercle, a constaté l’AMAP. Le Cercle de Tenenkou, zone Aaro pastorale par excellence, dispose de milliers d’hectares cultivables et le ton de l’année, comme le disent les anciens, dépend du succès de la campagne agricole, Celle-ci, à son tour, est tributaire de la bonne volonté du ciel. Le riz et le mil sont les cultures phares dans cette zone inondée du delta intérieur du fleuve Niger qui dispose aussi d’une zone exondée dans une partie des Communes de Diaka, Sougoulbé et Diafarabé où le mil est principalement cultivé. Dans le casier rizicole de Tenenkou qui compte plus de 4 000 hectares, le démarrage de la campagne agricole est jugé « poussif », selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly. Selon lui, la campagne agricole « commence à s’installer et nous sommes à la phase de traitement des mauvaises herbes. » Cette situation s’explique par le retard des pluies et l’affaiblissement des boeufs de labour qui souffrent énormément pendant la saison sèche de l’insuffisance de pâturages. Ce qui fait qu’au moment de démarrer la campagne agricole, les charrues, très majoritairement utilisées pour le labour des champs, manquent cruellement de boeufs performants capables de soutenir le rythme. En plus de ces difficultés, il faut aussi noter l’insuffisance de tracteurs dans le Cercle de Tenenkou. Autre difficulté notoire pour améliorer le rendement des agriculteurs, la dotation en engrais qui se réduit d’année en année. Le chef du casier rizicole invite donc « les paysans à labourer très tôt les champs afin d’éviter tout désagrément puisque le casier rizicole de Tenenkou est reparti en trois zones : une zone basse où il faut labourer avant le 25 juillet, une zone moyenne et haute où on peut commencer les travaux à partir du 25 juillet et ce jusqu’au 25 août. » Il a rappelé que face aux changements climatiques, « il est impératif que les paysans changent de comportement. » Dans les autres zones, notamment, les hors casier, la campagne agricole a également débuté. Selon le chef sous-secteur central de l’agriculture, Allassane Kamanta, 200 mm de pluies ont été recueillies de mai à la première décade de juillet 2025. Au niveau du hors casier, on est également à la phase de traitement avec apport de semi organique et épandage de fumier organique. En certains endroits, la phase de labour a commencé avec semi en volée pour les submersions libres et l’installation et le repiquage de pépinières pour la maîtrise totale de l’eau. Face aux changements climatiques, M. Kamanta invite, aussi, les paysans à adopter les semences améliorées adaptées au phénomène. Comme difficultés à ce niveau, selon notre interlocuteur, il faut noter, entre autres, l’insuffisance de matériels agricoles, notamment de tracteurs dont le nombre n’atteint pas vingt sur l’ensemble du territoire du Cercle. Autre difficulté notoire : l’insuffisance d’intrants dont le nombre diminue chaque année. Les agents de l’agriculture ont, tout aussi, des difficultés pour le suivi sur le terrain à cause de l’insécurité en certains endroits et du manque de moyens de déplacement. Au nombre des obstacles, également, l’insuffisance de personnel pour le service de l’agriculture dont le nombre total d’agents est de quatre pour l’ensemble des 8 Communes du Cercle. Pour une bonne campagne agricole, le chef sous-secteur central de l’agriculture et le chef du casier rizicole invitent en chœur, « les paysans à respecter le calendrier agricole et à suivre les conseils des techniciens. » Si une majorité des paysans du cercle a commencé à labourer leurs champs, ceux de Kara, Darou, Thilembeya, dans la Commune rurale de Diafarabé n’ont pas, pour l’instant, démarré à cause du déguerpissement de leurs villages, sur ordre de groupes armés, depuis plusieurs semaines maintenant. MD (AMAP)

Kangaba : Formation des acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires du Programme décentralisation et bonne gouvernance

Kangaba, 15 juil (AMAP) Les acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires du Programme décentralisation et bonne gouvernance (PADRE) III du Cercle de Kangaba (Ouest) participent à une session, qui s’est ouverte lundi et durera 05 jours, du 14 au 18 juillet 2025, pour former sur le logiciel Ressources des collectivités décentralisées (ReCoDe), a constaté l’AMAP. Ce logiciel interfacé avec l’application COLLOC, intègre le module sur le contrôle financier Cette formation, de façon spécifique, portera sur l’installation, la mise à jour et la formation des acteurs de la chaîne budgétaire des communes partenaires sur les modules du contrôle financier, des ⁠budgets, des ⁠recettes, des dépenses, la paie-salaire-personnel, la ⁠fiscalité locale et la ⁠comptabilité matière La formation est assurée par une mission de la Direction générale des collectivités territoriales (DGCL) conduite par Bourama Diarra, Sous-directeur Finances locales à la DGCT. SD/MD (AMAP)

Kangaba : Causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans le Mandé

Kangaba, 14 juil (AMAP) Environ 150 maires, légitimités traditionnelles, représentants d’associations de femmes et de jeunes venues de 13 Communes du Mandé ont participé, dimanche 13 juillet 2025, à Kangaba, à une causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans leur terroir, a constaté l’AMAP. En organisant cette causerie, l’Union des associations et coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD) vise comme objectif général à rassembler les actrices et acteurs du terroir du Mandé pour échanger sur les problèmes de l’extraction aurifère qui détruit les éco-agro-systèmes et déstabilise les communautés tant socio-culturellement qu’économiquement. Ce grand rassemblement a permis d’avoir un premier échange sur l’état des lieux de l’exploitation aurifère (dragage, mines, orpaillage) commune par commune, d’avoir un état des lieux des mesures prises au niveau des autorités administratives et coutumières et résultats sur le terrain et d’obtenir un renforcement de la mobilisation autour d’actions collectives. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants en vue de mettre en commun les efforts pour mettre fin au dragage sur les cours d’eau et obtenir une réorganisation de l’orpaillage. Cette activité, organisée par l’UACDDDD, se situe dans le cadre du Projet de renforcement pour sécuriser et protéger le terroir Mandé, avec l’approche holistique de l’Agroécologie paysanne (AEP) dans le cadre du processus interactif de mise en place des Commissions foncières villageoises (COFOV) en 10 étapes. Selon le secrétaire général de l’UACDDDD, Massa Koné l’Union, dans sa vision et programme de sécurisation foncière a coconstruit avec les communautés un processus interactif de mise en place des COFOV en 10 étapes. Agissant notamment dans tout le terroir Mandé, de Bamako à la frontière guinéenne, un problème commun est ressorti : l’extraction aurifère aux conséquences dramatiques, menaçant l’environnement, la cohésion sociale, le développement et le bien-être des communautés. Ainsi, pour faire appliquer la loi portant interdiction du dragage, à la demande des communautés, une forte sensibilisation a été menée, le 22 décembre 2025, lors d’un Forum communautaire à Kirina, rassemblant tant les communautés, que les autorités coutumières administratives locales et nationales, pour trouver ensemble des solutions. Au fléau du dragage s’ajoute les mines et l’orpaillage. C’est à la suite de ce Forum communautaire de Kirina et en cohérence avec son processus de protéger les ressources naturelles avec le développement des terroirs en Agroécologie Paysanne et pour une économie locale saine, solidaire, prospère et partagée, que l’UACDDDD a organisé cette causerie. Il s’est agi d’échanger avec l’ensemble des actrices et acteurs sur l’exploitation aurifère qui gangrène les communes du terroir du Mandé. Le secrétaire général de l’UACDDDD s’est dit comblé de la tenue de cette causerie communautaire au cours de laquelle les participants se sont franchement parlé. SD/MD (AMAP)

Kangaba : Démarrage et évolution favorables de la campagne agricole 2025

Kangaba, 14 juil (AMAP) La campagne agricole 2025 se déroule dans des conditions agro climatiques relativement favorables, a déclaré le chef secteur de l’agriculture de Kangaba (Ouest) Ousmane Tangara, dans un entretien accordé à l’AMAP sur l’hivernage en général et la campagne agricole en particulier. Le chef secteur de l’agriculture de Kangaba a indiqué que par rapport sur le plan pluviométrique, la campagne agricole 2025 a connu « un démarrage tardif, une mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace. » A la date du 11 juillet 2025, le poste de Kangaba a enregistré 333 mm en 23 jours contre 855,6 mm en 26 jours en 2024. Le poste de Naréna a enregistré, pour la même période, 279,7 mm en 15 jours contre 782,7 mm en 24 jours en 2024. La situation est largement déficitaire, Les hauteurs de pluies enregistrées, du 1er mai au 11 juillet 2025, sont inférieures à celles enregistrées l’année dernière, à la même périod,e pour les deux postes de Kangaba et Naréna. Sur le plan phytosanitaire, la situation est relativement calme dans l’ensemble « mais. il faut signaler la présence de chenilles légionnaires d’automne sur le maïs » dont le traitement est en cours avec le Papax et d’autres produits recommandés par l’encadrement. Sur 72 ha prospectés, 68 ha sont infestés et traités. En termes d’objectif, celui global de la production toutes céréales confondues est estimé à 113 984 tonnes pour une superficie de 62 290 ha. Pour les cultures maraîchers de contre saison, il est prévu 2 852 ha pour une production de 18 240 tonnes. Pour le coton, la superficie réalisée est de 3 472 ha sur une prévision de 36 000 ha soit un taux de réalisation de 96% supérieur à celui de l’année dernière qui était de 3 654 ha réalisés sur une prévision de 5 000 ha soit 73%. Le stade phénologique des cultures (mil, riz, maïs, sorgho, fonio, arachide, niébé) sont à présent au stade de labour et semis pour la plupart. Il faut signaler que dans le cadre de l’alimentation de l’usine Seydou-Diogo-Awa (SDA) de l’international Seydoublen Keita, il est prévu pour le secteur agriculture de Kangaba, 4 965 ha d’arachides, 216 ha de sésame et 56 ha de soja. SD/MD (AMAP)

Sikasso (Sud) : Campagne agricole 2024-2025, de mai à septembre, les récoltes en octobre et novembre

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 13 juil (AMAP) La campagne agricole a démarré, dans la Région de Sikasso (Sud), en fin mai et s’étendra jusqu’en fin septembre, pour des récoltes prévues en octobre et novembre, a annoncé le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. Dans un entretien avec l’AMAP, M. Dembélé a précisé : « L’objectif d’emblavure en céréales est de 661 562 ha dont 572 942 ha en céréales sèches et 88 620 ha en riz dans la Région. » Les producteurs sont au four et au moulin. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne pour réaliser cet objectif. A cet effet, M. le technicien soutient que le dispositif d’encadrement est à pied d’œuvre pour fournir l’appui-conseil nécessaire aux producteurs en vue d’atteindre les objectifs de production de la campagne agricole. Sur le registre de la répartition de la pluviométrie, Ousmane Dembélé soutient que la campagne agricole 2025 a connu « une pluviométrie précoce mais mal repartie dans l’espace pendant le mois de juin dans certaines localités de la Région de Sikasso. » A la date du 30 juin 2025, les cumuls étaient de : (275 mm en 19 jours contre 237,1 mm en 27 jours lors de la campagne 2024 et une moyenne interannuelle de 253,4 mm à Sikasso central) et (199,1 mm en 22 jours en 2025 contre 298,5 mm en 24 jours en 2024). S’agissant de la subvention de l’engrais, il soutient que la mise en place de 3249 T d’engrais est en cours dans le cadre du Projet de développement, de la productivité et de diversification agricole dans les zones arides et semis arides du Mali (PDAZAM). A cela s’ajoute les 188T d’engrais du Projet d’urgence de production et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PUPSAN). Cette quantité est destinée aux communes d’intervention du projet dans la Région de Sikasso. « L’engrais est cédé aux producteurs au prix de la subvention soit 14 000 Fcfa le sac de 50 Kg auprès de la commission de réception et de distribution créée dans chaque commune bénéficiaire et composée du secteur de l’Agriculture, de la chambre d’Agriculture et de la mairie », révèle-t-il, avant d’ajouter que ces engrais constituent un appui important de l’Etat en faveur des producteurs. Par ailleurs, le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la DRA appelle les producteurs à suivre les conseils de l’encadrement et appliquer les bonnes pratiques agricoles afin d’intensifier les productions. « Les premières réalisations des emblavures doivent être bien désherbées avant de bénéficier les doses recommandées de fertilisants. Les semis en cours doivent prendre en compte les spécificités variétales… », précise-t-il. Et de renchérir que le marché des intrants agricoles continue à être approvisionné. Quant au président de la Chambre régionale d’agriculture (également producteur), Abdoulaye Bamba, il a mis un accent particulier sur la gestion des inondations en période hivernale. Pour ce faire, il a prodigué des conseils judicieux aux producteurs. Ceux-ci, selon lui, « doivent prioriser les cultures qui conviennent dans les zones inondables notamment le riz. » Il faut faire des barrages en terre pour sécuriser les champs. S’agissant des difficultés des producteurs de Sikasso, le président de la Chambre régionale d’agriculture a souligné, notamment, « le retard du paiement des productions de la filière coton, le retard dans la mise en place des intrants agricoles et l’insuffisance de la mise en place de la subvention en engrais dans certaines communes de la Région. » S’y ajoute l’insécurité. « Cela ne nous empêche pas de cultiver mais, on travaille la peur au ventre », confie-t-il. Pour le bon déroulement de la campagne agricole 2025, Abdoulaye Bamba a invité d’une part, les producteurs à privilégier le calendrier agricole, à toujours tenir compte de la pluviométrie et, d’autre part, le gouvernement à multiplier les appuis techniques et particulièrement ceux en intrants agricoles. Les prévisions climatiques pour le reste de la saison (juillet-septembre 2025) de Sikasso sont claires. En termes de phénomènes extrêmes, quelques épisodes de fortes pluies orageuses sont attendus, pouvant provoquer des ruissellements rapides, des pertes de sols et inondations localisées, des dégâts sur les jeunes plants ou récolte précoces. Selon le coordonnateur de la station météo de Sikasso, Salif Diabaté, les cultures bien positionnées sont notamment le maïs, le sorgho, le mil, le riz et le coton. « Ces cultures bénéficient des conditions globalement favorables pour la croissance », a-t-il précisé. Par ailleurs, seuls les producteurs des zones basses ou irriguées peuvent envisager des cultures de décrue (riz de bas-fond et légumes). Comme risques, les producteurs pourront faire face à des attaques accrues de ravageurs et maladies (chenilles légionnaires et mildiou) dues aux périodes humides prolongées. Et aussi le risque de saturation hydrique dans les sols mal drainés et une fin de saison anticipée. Toute chose qui pourrait perturber le développement des cultures à cycle long non encore semées ou mal suivies. Salif Diabaté a invité « les producteurs à suivre les bulletins de la météo et agro-hydro-climatiques hebdomadaire, à privilégier les cultures et variétés à cycle moyen pour éviter les pertes en cas de fin précoce et à anticiper les périodes de récolte entre les grandes pluies pour éviter la pourriture des plants. » A son avis, il est également pertinent, d’envisager la diversification des cultures vivrières pour assurer la résilience. « La saison 2025 est globalement favorable à Sikasso. Les producteurs doivent rester vigilants face aux excès d’eau, à une fin de saison anticipée, à la chaleur entre les pluies… », conclut-il. MFD/MD (AMAP)      

Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma : l’institution désormais intégrée à l’AES

Bamako, 11 juil (AMAP) L’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) est, désormais, transformée en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération des Etats du Sahel (Confédération AES), a appris vendredi l’AMAP à Bamako, de source officielle. Le communiqué final de la 8è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’ALG, tenue ce vendredi 11 juillet, par visio-conférence, signale que les Chefs d’Etats ont décidé « de capitaliser et de valoriser les acquis de l’ALG au bénéfice de l’AES, en matière de développement. » Le général d’Armée Assimi Goïta du Mali, président de la Transition, Président de la Confédération de l’AES, le général d´armée Aboudourahamane Tiani du Niger, par ailleurs Président en exercice de l’ALG, et le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, ont ainsi officialisé la transformation de l’ALG en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération. « Pour ce faire, la nouvelle Agence d’exécution mettra en œuvre les projets et programmes, selon les orientations et sous la conduite du Conseil des ministres de la Confédération », précise le communiqué. Par conséquent, poursuit le texte, les Chefs d’Etat ont convenus « de donner mandat au Président en exercice de nommer un administrateur provisoire chargé d’assurer le passage de l’ALG en une Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération AES. » Ils ont, également, instruit les ministres en charge de l’ALG à effectuer un audit préalable de l’institution et à prendre toutes les dispositions en vue de mettre en œuvre sa transformation, avant le 31 décembre prochain. Il ressort du communiqué que les chefs d’Etat de l’ALG « ont passé en revue le contexte géopolitique de la sous-région ouest africaine et examiné la situation sécuritaire dans les Etats du Liptako-Gourma. » Ils se sont, également, « félicités des actions que mènent individuellement et collectivement les Etats membres dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ayant notamment permis un retour progressif de l’Administration et des personnes déplacées internes dans leurs localités. » Ils ont salué les approches de développement intégré et de proximité développées par l’ALG depuis sa création en 1970. BD/MD (AMAP)

3é édition de la gouvernance de l’internet au Mali : Débat sur les technologies de rupture

Bamako 10 juil (AMAP) Les travaux de la 3è édition du Forum de la gouvernance de l’internet au Mali (FGI), ont démarré, jeudi, à Bamako, présidés par le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou ag Ilyene, et sous le thème : « Les technologies de rupture face aux perspectives de la gouvernance de l’Internet », a constaté l’AMAP. « Cette 3è édition du FGI Mali est placée sous le signe d’un nouveau départ qui marque un tournant décisif. Une ère où nos recommandations deviendront des outils concrets d’aide à la décision pour les politiques publiques », a déclaré le président du FGI, Bakary Kouyaté. Il a ajouté : « De nos jours, les révolutions technologiques comme l’Intelligence artificielle (IA), le blockchain, la cybersécurité, les métavers, l’IOT, la 5G et, bientôt, la 6 G transforment radicalement nos sociétés. » Par ailleurs, il a précisé que « le Forum de la gouvernance de l’internet est une affaire de tous sans discrimination aucune et ensemble, nous devons contribuer à le consolider comme un espace de dialogue, une plateforme permanente de réflexion. » « Le Forum sur la gouvernance de l’internet du Mali est une organisation indépendante regroupant des acteurs du numérique venant du public et privé, de la société civile et de la communauté des techniciens et des experts du numérique », a souligné le ministre chargé de la Communication et de l’Economie numérique. Alhamdou Ag Ilyène a rappelé que le FGI « est établi depuis 2019 pour servir un cadre de discussion et d’échanges permettant aux acteurs nationaux du numérique de discuter des problèmes soulevés par l’usage quotidien et l’internet. » « Cette troisième édition du forum est destinée à offrir un cadre d’échanges et de concertation autour de l’impact des technologies de rupture, notamment de l’intelligence artificielle et la cybersécurité » , a poursuivi le ministre en charge de la Communication. Il a conclu : « ces innovations, au coeur de la 4è Révolution industrielle, transforment les modèles économiques, les systèmes de régulation, les modèles de gouvernance et les interactions sociales.» MMD/MD (AMAP)  

Déjeuner professionnel du patronat du Mali : La BCEAO expose sur le dispositif de soutien au financement des PME-PMI

Bamako, le 10 juillet (AMAP) Le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Mali, Baréma Bocoum, a fait, jeudi, un éclairage sur les enjeux et difficultés liés à l’opérationnalisation du dispositif de financement des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Petites et moyennes industries (PMI) de l’institution bancaire régionale, a constaté l’AMAP. Le Directeur national de la BCEAO, invité du traditionnel déjeuner professionnel du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), à son siège, a fait un exposé sur le mécanisme de soutien au financement des PME-PMI par la BCEAO. Cette présentation a permis de partager avec l’assistance les difficultés et insuffisances que relèvent les Structures d’appui et d’encadrement (SAE) dans l’opérationnalisation du dispositif dont, entre autres, la faible implication des établissements de crédit ; la faible qualité des dossiers soumis par les SAE, le manque de synergie entre les banques et les Structures d’appui et d’encadrement. Le panéliste a entretenu l’assistance, parmi laquelle des patrons de l’Economie du Mali, sur les conditions d’accès aux financements, les perspectives et les défis. Il a rappelé que ce dispositif a été mis en place, par les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en 2012 et mis en application en 2017, dans le cadre de l’amélioration des PME-PMI. « Le dispositif est fondé sur un partage de risques entre les établissements financiers et les Structures d’appui et d’encadrement », a expliqué Baréma Bocoum, indiquant qu’il s’agit de réduire le risque pour les entreprises. Le Directeur national de la BCEAO-Mali a noté plusieurs défaillances au niveau des SAE. « Les premiers moments ont connu des difficultés. Face au manque de dialogue, tout le monde est resté dans son coin », a-t-il révélé. Parlant des critères d’éligibilité, le premier responsable de la BCEAO au Mali a signalé que le dispositif est fait de sorte que toutes les PME sont éligibles. « L’idée est que les SAE doivent tirer les PME vers le formel, à travers l’encadrement », a précisé M. Bocoum. Ajoutant qu’il a été demandé aux banques, qui sont le nerf de la guerre, des points focaux, surtout d’être ouvertes aux SAE sur leurs procédures. Le Directeur national de la BCEAO-Mali a relevé des défis relatifs à l’appropriation du dispositif par les acteurs, au suivi et à la communication. Le 4ème vice-président du CNPM, Ibrahima Kalilou Sacko, qui s’est réjoui de la disponibilité de la BCEAO à ce rendez-vous, a apprécié le thème d’un « fort intérêt chez les opérateurs économiques. » « Car, selon lui, il est question de pallier aux difficultés financières et obtenir un meilleur accompagnement pour le financement. « OD/MD (AMAP)

Coopération Mali-Etats-Unis : Vers une redynamisation de l’amitié et des relations de coopération

Bamako, 09 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu, ce mercredi, une délégation américaine, conduite par le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale à la Maison blanche, Rudolph Atallah, dans le cadre de la relance des relations bilatérales entre le Mali et les États-Unis, a constaté l’AMAP. Après la rencontre, au ministère des Affaires étrangères, à Koulouba, le chef de délégation américaine, M. Atallah, a précisé que l’objectif était « de revoir comment redynamiser l’amitié et les relations de coopération entre le Mali et les États-Unis dans le domaine de la sécurité et les affaires puis relancer les relations bilatérales entre les deux pays. » « Et je pense que ce sera le début de très bonnes relations. », a-t-il dit. A la rencontre, le ministre en charge de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, était accompagné de son collègue en charge de la Sécurité, le général de division Daoud Aly Mohammedine et en présence l’ambassadeur des États-Unis, Rachna Korhonen. MMD/MD (AMAP)