Agriculture : La distribution et la délivrance des autorisations d’achat d’intrants agricoles par l’Etat ont commencé à Bamako
Bamako, 29 juil (AMAP) La Direction régionale de l’Agriculture du district de Bamako (DRAB), a démarré, ce mardi matin, 29 juillet 2025, la distribution et la délivrance des autorisations d’achat d’intrants agricoles subventionnés par l’Etat, au profit de 4 371 bénéficiaires, a constaté l’AMAP. Selon le DRAB, Sidiki Dao, cette distribution et délivrance concerne les producteurs, qui ont rempli les critères suivants : « être un producteur, détenteur d’un code et enregistré au niveau de la Chambre d’agriculture de sa localité. » « Avec cette initiative, les agriculteurs payeront 14 000 Fcfa par sac. Cette mesure garantit aux producteurs un approvisionnement régulier en engrais de qualité, leur permettant d’améliorer significativement leurs rendements et la rentabilité de leurs exploitations agricoles », a souligné M. Dao. L’opération est menée en partenariat avec le Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides et semi-aride du Mali (PDAZAM). Ce programmé, financé par la Banque mondiale, soutient les objectifs stratégiques du Mali en matière de sécurité alimentaire, de réduction de la pauvreté et de création d’emplois. Sidiki Dao a donné les ratios de distribution par hectare : 1 sac, de 1 à 3 hectares, 2 sacs dont 1 sac d’Urée et 1 sac NPK de 4 à 7 hectares 4 sacs dont 2 sacs NPK et 2 sacs Urée ; de 8 à 15 hectares : 6 sacs dont 3 sacs NPK et 3 sacs Urée 16 hectares et plus : 10 sacs dont 5 sacs NPK et 5 sacs Urée et DAP 2 sacs à l’hectare, uniquement pour les riziculteurs. Il a ajouté que deux fournisseurs sont mobilisés pour la livraison des intrants subventionnés par l’Etat. Il s’agit de l’Agro Tropic et Tougouna Agro industrie. ST/MD (AMAP)
Yanfolila : Le Forum du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni sur l’environnement adopte des recommandations fortes pour la sauvegarde de notre écosystème
Bougouni, 27 juil (AMAP) Le premier Forum de la jeunesse de la Région de Bougouni sur l’environnement, qui s’est tenu vendredi, à Yanfolila (Sud), a adopté 14 recommandations qui vont de « l’interdiction stricte des dragues, cracheurs et autres équipements illégaux dans les cours d’eau de la Région de Bougouni sous peine de sanctions sévères, à la réhabilitation et le reboisement des anciens sites d’orpaillage avec la participation actives des jeunes et des exploitants » Sous le thème : « Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales », le Forum, qui s’est ouvert au Gurutumu Place de la ville, a, dans une « Déclaration de Yanfolila », aussi recommandé « de mettre l’accent sur le suivi des permis miniers par le ministère des Mines et celui de l’Environnement » ainsi que « l’interdiction de toute extraction minière dans les lits des cours d’eau, les forêts classées et les plaines rizicoles entre autres. » La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement du durable, Mme Doumbia Mariam Tangara. Elle avait à ses côtés le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Cctoyenne, Abdoul Kassim Fomba, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et les responsables administratifs et politiques régionaux et locaux. On y a noté une forte mobilisation des jeunes des sept Conseils régionaux de la jeunesse du Mali et de toute sa composante régionale de Bougouni au cours de deux jours d’échange, entre acteurs, sur notre environnement. C’est le représentant de Mme le maire de Wassolu Ballé et celui du président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni, Karim Diakité, qui, respectivement, ont souhaité la bienvenue aux participants et ont planté le décor de l’évènement. Selon les différentes interventions, ce forum est un tremplin de renforcement de la paix et la cohésion sociale et un engagement de la jeunesse en faveur de l’environnement dans un contexte où la rareté des ressources constitue des terreaux fertiles aux conflits et au terrorisme. « En cela, a rappelé le président du Conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité, notre problème environnemental qui, aujourd’hui fait la une des médias, a sa solution en nous et non des étrangers à la trousse d’une manne. » « Nous devrons nous investir pour y remédier sans aucune forme de violence par le changement de mentalité au profit d’un avenir radieux pour les futures générations », a-t-il dit. Il a été conforté, dans son plan d’action présenté pour un environnement saint dans, par le Président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé. Tout par le président de l’Association de développement du cercle de Yanfolila (ADCY), parrain de l’évènement, Daouda Diakité et la marraine Mme Ami Sène Cissoko. Dans son intervention, le gouverneur de la Région de Bougouni, a dit que ce forum sur l’environnement permettra d’aborder, au cours des séances animées par des conférenciers, les questions multiples. Il s’agit de « la Gouvernance environnementale, les risques écologiques et le rôle de la jeunesse, la Jeunesse, justice environnementale et lutte contre les pollutions, la déforestation et la restauration des paysages, l’exploitation minière et droit environnemental, le changement climatique et résilience locale et le rôle des collectivités dans la gouvernance environnementale. » Il a rendu hommage à la jeunesse de la Région de Bougouni pour avoir touché du doigt ce mal qui détruit notre écosystème. « Face à ce défi, il est urgent de mettre en place un cadre de concertation multi-acteurs dans la logique d’une gestion durable et pacifique, autour de la protection et la conservation de l’environnement » a-t-il ajouté. Pour Mme le Ministre en charge de l’Environnement, :« le thème retenu, ‘Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales’, est à la fois pertinent, stratégique et mobilisateur. » « Il nous interpelle a-t-elle poursuivi, toutes et tous mais, avec plus de responsabilité de la jeunesse qui représente plus de 60 % de la population régionale. » « Ce forum n’est pas une simple rencontre » a-t-elle fait remarquer. « Il est un espace d’engagement, de construction collective, et de vision partagée pour un avenir durable à Bougouni, au Mali et au-delà »,a-t-elle dit. Selon elle ce cadre s’inscrit dans le sillage de la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « qui place la jeunesse au cœur du redressement national. » Elle a rappelé aux jeunes l’espoir que le président fonde sur elle en prenant les reines de ce pays. Pour elle, « la cause est noble et la jeunesse de Bougouni ne doit pas se faire prier pour être comme partout au Mali, debout, consciente et mobilisée pour l’environnement, l’avenir, pour une gouvernance responsable des ressources naturelles, une société plus juste, plus résiliente et plus durable. » Des présentations, des conférences ont mieux édifié la jeunesse malienne sur les défis environnementaux et les pistes de solutions au cours des travaux. Au terme des deux jours bien remplis, lors de la cérémonie de clôture, le président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni a remis la « Déclaration de Yanfolila », au gouverneur de la Région de Bougouni. Signalons qu’au premier jour du Forum, la délégation ministérielle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Yanfolila tout en procédant à un reboisement dans une école fondamentale de la ville. BHT/MD (AMAP)
Observatoire national de l’emploi et de la formation : Plus de 50% de taux d’exécution des activités en 2025 (Ministre)
Bamako, le 25 juillet (AMAP) Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a annoncé, vendredi, à Bamako, que pour l’année, l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) a programmé 44 activités dont « à la date du 30 juin 2025, 9 sont entièrement réalisées et 23 en cours d’exécution, avec un taux d’exécution budgétaire de 53,1 % sur 41,6% des ressources mobilisées. » Intervenant devant la 18e session ordinaire du Conseil d’administration de l’ONEF, sur fonds de ces « résultats encourageants », Mme Sall Seck a indiqué un taux de réalisation de 84,2% et un taux d’exécution budgétaire de 93,5% sur 60,24% des ressources mobilisées par l’ONEF, sur la base des rapports d’activités et financiers, au 31 décembre 2024. Elle a cité parmi les réalisations, « la publication du rapport national sur l’emploi au titre de l’année 2023, le rapport d’analyse situationnelle annuelle du marché du travail. » Et également, « la réalisation d’une étude prospective à l’horizon 2035 sur le marché, l’enquête sur l’insertion et l’employabilité des diplômés en sciences économiques et de gestion, la mise en place d’un système d’archivage électronique et d’une bibliothèque numérique pour l’ONEF. » L’ONEF est un outil stratégique d’analyse, de suivi et d’aide à la décision des politiques de promotion de l’emploi et de développement des compétences au Mali. OD/MD (AMAP)
Lutte contre le terrorisme : L’Égypte prête à accompagner le Mali
Bamako, le 24 juil (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Expatriés d’Égypte, Badr Ahmed Mohamed Abdelatty, a assuré, jeudi à Bamako, le Mali, de l’accompagnement de son pays dans la lutte contre lE terrorisme et la violence djihadiste’ « J’ai confirmé au chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, l’accompagnement de l’Egypte dans le domaine de lutte contre le terrorisme. Non seulement la lutte armée, mais aussi une autre lutte idéologique et de développement », a révélé Badr AbdelattY, a sa sortie de l’audience que lui a accordée le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Mieux, l’émissaire de Abdel Fattah al-Sissi, porteur d’un message du président égyptien, pour le renforcement de la coopération dans les domaines militaire et du développement, a annoncé que, « pour la stabilité de la zone du Sahel, l’Egypte exprime son souhait d’accompagner les pays de la Confédération de l’Alliance du Sahel (AES) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de l’expression de la souveraineté. » « Le président Abdel Fattah al-Sissi m’a instruit de faire tout avec la partie malienne pour le renforcement dans les domaines de militaire et du développement », a déclaré, à sa sortie d’audience, l’émissaire du président égyptien. « Suivant cette instruction, a précisé Badr Abdelatti, je suis venu avec une forte délégation économique afin de trouver un terrain d’entente avec les partenaires maliens pour booster l’économie des deux pays, dans le cadre du partenariat Sud-Sud qui veille sur l’intérêt des deux parties et celui de nos investisseurs. » « C’est pourquoi, il s’est ouvert, hier (Ndlr, mercredi) à Bamako, un forum économique entre les opérateurs maliens et égyptiens afin de repérer les secteurs dans lesquels ils peuvent avancer ensemble. Qu’il soit dans les domaines des mines, d’infrastructures, de l’énergie, d’agriculture, entre autres », a expliqué l’émissaire du président al-Sissi OD/MD (AMAP)
Forum Mali-Égypte : un élan pour renforcer la coopération économique bilatérale
Bamako, 24 juillet (AMAP) Bamako et le Caire ont organisé, mercredi 24 juillet, à Bamako, le premier Forum d’Affaires Mali-Égypte pour renforcer leur coopération commerciale et économique, en présence de délégations de haut niveau des deux pays, a constaté l’AMAP sur place. « C’est avec un réel plaisir que je prends la parole ce matin, pour souhaiter la chaleureuse bienvenue à Son Excellence, Monsieur Badr Abdoul Ati, ministre des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Expatriés de la République Arabe d’Égypte ainsi qu’à l’ensemble des membres de sa délégation », a déclaré Moussa Alassane Diallo, ministre malien de l’Industrie et du Commerce. Ce forum, qui coïncide avec la célébration de la Fête nationale égyptienne le 23 juillet, vise à intensifier les échanges économiques entre les deux nations, unies par des relations historiques d’amitié. Boubacar Tandja, représentant du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a souligné l’importance de cet événement : « Le présent Forum Mali-Égypte est la manifestation de la volonté des plus hautes autorités maliennes et égyptiennes de hisser la coopération économique et commerciale au niveau des bonnes relations d’amitié qui unissent le Mali et la République Arabe d’Égypte. » Les discussions ont porté sur des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les mines, l’énergie renouvelable, les nouvelles technologies, l’agro-industrie, les textiles, les produits pharmaceutiques et les télécommunications. Le ministre Diallo a mis en avant les opportunités d’investissement au Mali, notamment dans l’agriculture avec une production annuelle moyenne de 700 000 tonnes de coton graine, dont moins de 2 % sont transformés localement, et dans l’énergie solaire grâce à un ensoleillement moyen de 10 heures par jour. Il a également vanté un cadre juridique stable, avec le Code des investissements, la loi sur le partenariat public-privé et le nouveau Code minier adopté en 2023. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdoul Ati, a réaffirmé l’engagement de son pays : « L’Égypte est très attachée à traduire les relations politiques et économiques en une réalité pratique pour le bien des deux pays. » Il a insisté sur l’orientation stratégique de l’Égypte vers l’Afrique, notamment les pays du Sahel, et annoncé la création prochaine d’un Conseil économique bilatéral pour renforcer les relations commerciales. Les opérateurs économiques des deux pays ont été encouragés à tirer profit des rencontres B2B pour établir des partenariats concrets. M. Tandja a invité les investisseurs égyptiens à « investir massivement au Mali où les opportunités sont nombreuses et diverses ». Le ministre Diallo a assuré que son département accordera une attention particulière aux demandes des investisseurs égyptiens, tandis que M. Abdoul Ati a exprimé le souhait que le Mali devienne un portail d’investissements vers les autres pays du Sahel. Il est attendu de ce forum l’opérationnalisation d’accords bilatéraux, notamment sur la protection et la promotion des investissements, et la pose des bases d’une coopération économique renforcée entre le Mali et l’Égypte, avec le soutien des présidents Assimi Goïta et Abdel Fattah el-Sisi. OS/MD (AMAP)
Autorisations aurifères : Le vice-président des opérations de B2Gold sollicite l’appui du Premier ministre malien
Bamako, 23 juil (AMAP) Le vice-président des opérations de B2Gold, Bill Lytle, a sollicité l’appui du chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga, pour l’obtention des autorisations liées au projet souterrain et régional de la mine d’or de Fekola, a appris l’AMAP, mercredi, sur la page Facebook de la Primature. M. Lyte, reçu en audience par le Premier ministre Maïga, le méme jour, à la Primature, en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta, a eu des échanges avec son hôte sur « des questions opérationnelles et administratives. » « Il s’agissait de présenter au Premier ministre les réalisations de la société, qui entretient jusqu’à présent un partenariat fructueux avec le Mali », indique la même source. Le vice-président des opérations de la compagnie minière canadienne est venu solliciter l’appui du chef du gouvernement pour également « la mise en place d’une ferme solaire pour une meilleure optimisation de la production. » Ces autorisations permettront à B2Gold de créer 2.000 nouveaux emplois. Le Premier ministre, dans sa réponse, a assuré que « le ministre chargé des Mines est à pied d’œuvre afin d’engager toutes les démarches nécessaires pour garantir à la fois les intérêts du peuple malien et ceux des investisseurs. » Le général de division Abdoulaye Maïga a remercié la délégation pour la franche collaboration et réaffirmé la volonté du gouvernement « de mettre fin à l’exploitation anarchique et dégradante de l’or au Mali. » Le canadien B2Gold exploite Fekola, la 2e plus grande mine d’or du Mali, Il détient le projet souterrain de la mine de Fekola à 80 % contre 20 % par l’Etat du Mali et le projet Fekola régional. Le complexe Fekola comprend la mine de Fekola (permis de Médinandi abritant les carrières de Fekola et de Cardinal et la mine souterraine de Fekola) et Fekola Régional (zone Anaconda (permis de Bantako, Ménankoto et Bakolobi) et le permis de Dandoko, qui est située à environ 20 kilomètres de la mine de Fekola. MD (AMAP)
Les rendez-vous Orange : Un cadre d’échanges sur l’innovation et la digitalisation
Bamako, 23 juil (AMAP) Orange Mali a organisé, ce mercredi, à Bamako, la 3ᵉ édition de son initiative intitulée « Les rendez-vous Orange », inscrite dans sa stratégie de communication institutionnelle, visant à partager les actions stratégiques menées au cours du trimestre écoulé. En cette occasion, l’accent a été mis sur la Direction des entreprises et professionnels (DDEP) d’Orange Mali, chargée d’accompagner les organisations dans leur transformation digitale. « Elle a pour mission de fournir des solutions sur mesure, flexibles et innovantes, ainsi que des conseils adaptés aux besoins spécifiques des entreprises », a expliqué Cheick Ahmed Tidiane Guindo, directeur du département. Les échanges ont porté sur la mission de la DDEP, ses offres et services, son dispositif commercial, ainsi que les solutions d’intégration destinées aux professionnels. Les marques Orange Business, Orange Pro et Orange Cyber-défense ont également été mises en avant. Depuis le 17 mai 2024, cette série de rencontres, organisées sous forme de petits-déjeuners interactifs vise à instaurer un dialogue régulier et constructif avec les médias, blogueurs et influenceurs. L’objectif, selon les organisateurs, est de valoriser les innovations, renforcer les liens avec les professionnels de l’information, et promouvoir les actions à fort impact d’Orange Mali. MMD/MD (AMAP)
Développement durable : Recueil des contributions et préoccupations des acteurs de Ségou
Ségou, 23 juil (AMAP) L’atelier régional de consultation publique sur le rapport d’évaluation du plan d’actions 2019-2023 et la proposition d’un plan d’actions 2025-2029 de la Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE) se tient dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, du 22 au 24 juillet, L’objectif principal de cette rencontre est de contribuer à la prise en compte des préoccupations des acteurs régionaux et nationaux. Le Mali « est confronté à des défis environnementaux majeurs exacerbés par la pression démographique, la variabilité et le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la faiblesse des capacités institutionnelles », a fait savoir le directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable, Zantigui Boua Koné, Selon lui, ces contraintes ont un impact direct sur les moyens de subsistance des populations, la sécurité alimentaire, la cohésion sociale et la stabilité du pays. « Face à ces enjeux, le Mali s’est doté depuis 1998 d’une Politique nationale de protection de l’environnement, un cadre de référence pour la gestion durable de l’environnement. La mise en œuvre de cette politique s’est traduite par plusieurs plans d’actions successifs», a-t-il précisé. Le directeur général de l’AEDD a dit que cette concertation vise un double objectif. D’abord, tirer les leçons de la mise en œuvre du plan d’actions 2029-2023, en identifiant les acquis, les insuffisances, les contraintes et les opportunités. Ensuite, collecter les contributions et les préoccupations des parties prenantes locales pour enrichir la proposition du nouveau plan d’actions 2025-2029, afin qu’il soit inclusif, réaliste tout en répondant aux priorités de développement durable des régions. Pour sa part, le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a présidé l’ouverture des travaux, a salué l’organisation de cet atelier. « Cette consultation publique revêt une importance toute particulière. Elle nous offre l’opportunité d‘associer toutes les parties prenantes (administrations, élus, communautés locales, jeunes, femmes, organisations paysannes et société civile) à la réflexion sur l’avenir environnemental de notre territoire », a révélé M. Ongoïba. Il a insisté sur le fait que cet exercice doit permettre de traduire les aspirations profondes de nos populations en matière de gestion durable des ressources naturelles, d’adaptation aux changements climatiques, de préservation de la biodiversité, de lutte contre la désertification et de promotion d’un cadre de vie sain. Il avait à ses côtés, outre le directeur général de l’AEDD, le représentant du maire de la Commune urbaine de Ségou, Yacouba Tamboura, et la coordinatrice de l’unité d’appui régional du Projet de restauration des terres dégradées (PRTD- Mali) à Ségou, Mme Aminata Bamby Konaté. MS/MD (AMAP)
Le ministre de l’Agriculture fait le point de la campagne 2025 (Conférence de presse)
Bamako, 21 juil (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a rencontré, lundi, la presse pour faire le point sur l’évolution de la campagne agricole 2025, à la date du 10 juillet 2025, a constaté AMAP sur place. Daniel Siméon Kelema a, notamment, parlé de la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, la situation des emblavures, le paiement du coton graines, la situation phytosanitaire, le dispositif de suivi de la campagne agricole, et les principales difficultés et les propositions de solutions. Il a affirmé que « la souveraineté alimentaire constitue la ligne directrice de la Politique de développement agricole (PDA) ». « C’est un droit pour l’État de définir et de mettre en œuvre une politique agricole et alimentaire autonome garantissant une agriculture durable basée sur les productions locales », a-t-il dit. A ce propos, il a expliqué que son département élabore, en collaboration avec l’ensemble des acteurs du secteur, un plan de campagne agricole annuel consolidé et harmonisé avec des objectifs de productions céréalières, cotonnières, fruitières et maraichères en vue de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Il a rappelé, qu’au titre de la campagne agricole 2025, ce plan « a été approuvé à la 15ème session du Conseil supérieur de l’agriculture tenu le 6 mai 2025 sous la haute présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition. » « Il est envisagé la production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine », a-t-il ajouté. En vue d’atteindre ces objectifs, il est envisagé la mise à disposition des exploitants agricoles des intrants et équipements agricoles subventionnés (engrais, semences, biostimulants, motoculteurs, motopompes, etc., le contrôle de qualité des intrants agricoles, la mise en valeur de 552 254 ha, des aménagements hydro agricoles, selon le ministre Kéléma En ce qui concerne la pluviométrie, le ministre a souligné que « du 1er mai au 10 juillet 2025, le cumul pluviométrique a été normal à excédentaire par rapport à la normale climatologique dans la majorité des localités. » Toutefois, des déficits ont été enregistrés dans les Régions de Dioïla, Kidal (dans le Nord) de Bougouni (Sud), Gao (Nord), ainsi que dans les localités de Kayes (Ouest) et Bla (Centre) Parlant des difficultés et des solutions proposées ou en cours, le ministre a cité l’insécurité résiduelle dans quelques zones de production, insuffisance numérique du personnel d’encadrement et de soutien, sous équipement des producteurs agricoles, auxquels des solutions ont été proposées ou sont en cours. Il a conclu en disant que les semis des céréales se poursuivent avec les variétés à cycle. Avant de faire savoir qu’une infestation de Jassides a été constatée dans les Régions du Sud (Koutiala, Sikasso Bougouni) et que les dispositions sont en cours pour le traitement des parcelles avec des produits homologués et des méthodes alternatives de lutte. « Il est demandé aux exploitants agricoles de suivre les conseils agrométéorologiques, d’utiliser des intrants de qualité et d’appliquer les bonnes pratiques culturales pour l’atteinte des objectifs de production de la campagne agricole », a fait savoir le ministre Daniel Simeon Kéléma. Etaient présents à ce point de presse, des directeurs de services rattachés au département de l’Agriculture, notamment la direction nationale de l’Agriculture, la direction générale de l’Office des protections des végétaux (OPV), la direction générale de l’Institut d’économie rurale (IER), la direction de la Compagne malienne de développement textile (CMDT). Chacun de ces directeurs a, en ce qui lui concerne, exposé l’évolution de la campagne agricole 2025 à la date du 10 juillet. ST/MD (AMAP)
Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel 2 : Visite de réalisations concrètes dans la Région de Ségou
Ségou, 21 juil (AMAP) Une mission de communication du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), financé par le gouvernement du Mali et la Banque mondiale et dont la première phase a été mise en œuvre de 2016 à 2021, a effectué une visite de terrain, du 19 juillet au 20 juillet 2025, dans la région de Ségou (Centre), dans le cadre des activités de sa deuxième phase en cours. L’objectif de cette mission était de constater certaines réalisations du projet à Touna. dans les cercles de Bla, Konobougou et Baraouli. Première étape de cette visite, samedi, à Touna, dans le Cercle Bla où elle a pu visiter l’aire d’abattage. L’infrastructure réalisée dans le cadre du projet comprend un hangar d’abattage, un bureau, deux latrines, un forage équipé, un couloir d’attente et une fosse pour la saisie. Au cours de cette visite. Les bénéficiaires ont exprimé toute leur reconnaissance au projet : « Nous remercions le PRAPS ainsi que la Banque mondiale pour cette réalisation. Avant sa construction, nous rencontrions d’énormes difficultés pour abattre nos bêtes. Cela se faisait de manière désordonnée, à travers la ville avec des conséquences néfastes sur notre santé et celle de la population. Aujourd’hui, tout cela est derrière nous », a dit Youssouf Dembélé. Il a souligné que cette infrastructure va, non seulement, améliorer les conditions de travail des bouchers, mais aussi impacter positivement la santé publique. Au nom des bénéficiaires, M. Dembélé s’est engagé à faire bon usage de l’investissement et à veiller à son entretien. Il a invité le projet à étendre ce type de réalisation à d’autres localités et sollicité son appui pour l’écoulement des peaux d’animaux. Le coordinateur régional du PRAPS, Bourama Sidibé, a exhorté les bénéficiaires « à ne plus procéder à des abattages anarchiques dans la ville, à s’approprier pleinement cette infrastructure et à veiller scrupuleusement à son entretien. » Après cette étape, la mission s’est rendue, dimanche, à Tigui, village situé dans la Commune rurale de Konobougou où le PRAPS a réalisé un parc de vaccination. Ici, les bénéficiaires ont attiré l’attention de la mission sur le besoin d’amélioration de certaines réalisations, notamment du bureau servant d’abri pour les vaccins et les toilettes. La délégation a poursuivi sa visite à Konobougou où elle a pu observer l’étal de boucherie réalisé au marché par le projet, ainsi qu’un magasin de stockage d’aliment bétail. Soumaila Dicko, le chef des bouchers a exprimé sa satisfaction : « Avant, la place dédiée aux bouchers était insalubre et non couverte. Grâce au projet, l’étal a été construit et, aujourd’hui, l’endroit est propre et attire plus de clientèle. » Toutefois, il a souligné la nécessité de construire une chambre froide afin de mieux conserver la viande. La mission a pris fin à Baroueli où elle a pu visiter le secteur vétérinaire. Le bâtiment réalisé par le PRAPS est composé de deux bureaux, des toilettes, une salle de conférence et un magasin. Au nom du gouverneur, le conseiller aux Affaires économiques a remercié le PRAPS pour ses appuis multiformes, ainsi que la Banque mondiale, partenaire clé du projet. Il a invité les bénéficiaires à prendre soin des infrastructures comme s’il s’agissait d’investissements personnels. Le Directeur régional des Productions et des Industries Animales et coordonnateur régional des activités du PRAPS, quant à lui, a remercié le ministère de l’Élevage et la Pêche, à travers le PRAPS, pour l’ensemble des réalisations concrètes effectuées dans la Région de Ségou qui ont permis de booster les productions animales et la santé animale. « Le projet PRAPS nous a enlevé une grosse épine du pied en tant que service technique » a-t-il dit. Pour cette deuxième phase, démarrée en janvier 2022 pour une durée de six ans, Bourama Sidibé a précisé qu’à ce jour, 180 femmes et jeunes ont bénéficié de financement pour leurs Activités génératrices de revenu (AGR) à hauteur de 45 millions de Fcfa. Quelque 85 femmes et jeunes ont reçu un appui pour l’acquisition de kits dans les domaines de la production laitière, de l’embouche, de l’aquaculture et de la cuniculture, dans le cadre de la formation professionnelle. Le PRAPS appuie les campagnes de vaccination et a mis en place des mesures de prévention contre les Violences basées sur le genre (VBG), l’Exploitation et les abus aexuels (EAS), en signant des codes de conduite clairs et en définissant des mécanismes de gestion des plaintes. Il a aussi appuyé la Direction régionale des Productions et des Industries animales (DRPIA) dans l’acquisition de matériel informatique et bureautique, le renforcement des compétences des agents de communication, ainsi que l’utilisation des outils de sélection de sous-projets innovants, de collecte de données sur les marchés à bétail, de cartographie et de télédétection. Selon le Coordinateur régional, des activités d’ingénierie sociale, menées avec les acteurs locaux, ont permis d’identifier et valider plusieurs sites d’infrastructures pastorales dans la région, notamment un système d’hydraulique pastoral amélioré à Niono et Bla, la réhabilitation du marché à bétail de Touna, la réalisation d’une aire d’abattage à Touna, la construction d’un étal de boucherie à Konobougou, la construction de magasins d’aliment bétail à Konobougou et à Soignebougou, la construction de parcs de vaccination à Bla, Tigui et Kokry, la réalisation de mini-Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA) à Niono, Sofolo et Sofolosso, la mise en valeur de 100 ha de bourgoutière à Ndola, 300 ha à Molodo Centre, la création d’un périmètre à Siratiguibougou, dans le Cercle de Niono. Il a précisé qu’à ce jour, toutes ces infrastructures ont fait l’objet de réceptions provisoires. La mission était composée outre le conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, et du Directeur régional des Productions et des Industries animales de la région de région également coordinateur régional des activités du PRAPS, mais aussi du représentant de la Cellule de communication du PRAPS-2 Yaya Diarra, de l’assistant Suivi évaluation du projet, Sékou Traoré, et des représentants des services techniques partenaires de mise en œuvre du PRAPS-2-Mali dans la région. Pour rappel, le PRAPS est placé sous la tutelle du ministère

