Mandiakuy : De l’engrais excessivement cher !
Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 9 août (AMAP) En cette période d’hivernage, la vente d’engrais est devenue florissante à Mandiakuy, dans le Centre du Mali, où c’est une activité qui rapporte plus aux commerçants et, en même temps, cause énormément de difficultés aux paysans du Buwatun. De nombreux commerçants se frottent les mains dans le business de cet intrant, facteur incontournables dans la réussite de l’agriculture qui est devenu si cher à Mandiakuy. Malgré tous les efforts du gouvernement, pour avoir un sac d’engrais NPK, il faut débourser 28 500 Fcfa, le complexe coton coûte 32 500 à 35 000 Fcfa. Cependant, pour avoir un sac d’urée on vous demande la somme de 30 000 Fcfa. Certains paysans prennent leur mal en patience, espérant que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) respectera sa parole donnée en leur livrant de l’engrais subventionné. Bourama Daou de Diarrakongo, qui a fait 08 hectares de coton, dit être « confiant que le nouveau Président directeur général (PDG) de la CMDT fera tout pour sauver la campagne agricole en cours. » Il affirme que « le prix du sac d’engrais n’est vraiment pas à la portée des paysans de la zone » et que « seule la dotation des paysans cotonculteurs en engrais peut faire chuter le prix du sac d’engrais sur nos marchés. » Cyriaque Dakouo, un paysan-commerçant de Duy-Mandiakuy dit que cette hausse du prix d’engrais était « prévisible depuis la dernière campagne, car la CMDT a eu des difficultés à satisfaire ses producteurs depuis 2024. » PROBLEME DE PAIEMENT AUX PAYSANS – Outre le problème de fournir de l’engrais aux paysans, il y a celui de trouver un poison efficace contre les Jassides qui continuent de ravager des hectares de coton. Le chef secteur d’agriculture, Philippe Dembélé a déploré une situation « qui risque d’aggraver la famine et l’insécurité dans la zone. » Emmanuel Dembélé, chef de village de Sanékuy, lui, dit avoir limité ses espaces agricoles et propose aux paysans de se tourner vers l’engrais organique ou fumier. JD/MD (AMAP)
Kangaba : Mission d’information et de sensibilisation sur la situation du réseau électrique
Kangaba, 8 août (AMAP) Une délégation de la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM), conduite par le directeur des Ressources humaines, Ousmane Traoré, a tenu Kangaba (Ouest), jeudi, pour une séance de travail avec les autorités administratives et locales afin d’échanger sur les perturbations du réseau électrique affectant la ville, a constaté l’AMAP. Depuis près de deux mois, Kangaba subit des coupures d’électricité régulières, plongeant la ville dans l’obscurité de 21 heures à 6 heures du matin. Une première rencontre avec les forces vives locales n’avait pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, les explications du chef de centre EDM de Kangaba ayant été jugées insuffisantes. Face à cette situation persistante, la Direction générale d’EDM a dépêché une mission d’information et de sensibilisation, accompagnée de responsables du département de maintenance du réseau, tous membres du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’électricité (SYNACOME. Cette délégation a engagé un dialogue approfondi avec les forces vives de Kangaba, lors d’une rencontre au cours de laquelle, les participants ont exprimé leur exaspération face aux coupures nocturnes prolongées. Les techniciens de l’EDM-SA, spécialisés dans l’entretien et la maintenance des lignes et des postes électriques, ont fourni des explications techniques détaillées. Le chef de la mission, Ousmane Traoré, a rassuré l’assemblée en affirmant l’engagement d’EDM à résoudre les problèmes d’approvisionnement électrique à travers le Mali. « Notre mission est d’écouter les préoccupations, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de mettre en œuvre des solutions adaptées », a-t-il déclaré. Il a précisé que des équipes techniques sont mobilisées depuis une semaine pour diagnostiquer le réseau, examiner les postes et les lignes, et apporter des solutions concrètes. Le chef de la mission s’est montré optimiste, espérant une résolution définitive du problème dans les jours ou semaines à venir. Cet espoir a été partagé par le premier adjoint au préfet du Cercle de Kangaba et les autres participants. SD/OS/MD (AMAP)
Awaza : Le ‘Las Vegas turkmène’
Awaza, 7 août (AMAP) À quelques 21 kilomètres de l’Aéroport de Turkmenbasy, on aperçoit des buildings encadrés par des espaces verts. À tous les 100 mètres, on constate la présence d’un agent de sécurité, généralement seul à vélo, soit en binôme. Et c’est la porte d’entrée de la cité touristique «Awaza» qui est à l’actif du fondateur de la République de Turkménistan Gurbanguly Berdimuhamedow, le père de l’actuel Président de la République. Ville très propre chargé d’un riche héritage du désert, selon les informations recueillies auprès des organisateurs. C’est une zone désertique qui a été transformée par les dirigeants pour en faire une véritable citée touristique. Ville lumineuse où la nuit commence aux environs de 21, heures locales. En plus d’une verdure exceptionnelle sur le sable, la beauté de cette ville réside également à dans présence de la mer caspienne qui n’offre pas le statut de pays non enclavé malgré sa présence dans la ville de Awaza. La présence des hôtels de luxes, du Palais des congrès ou Palais des sports fait d’elle un lieu pour les grands événements comme la Troisième Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral. Awaza est un district Turkmenbasy et est considéré comme le « Las Vegas turkmène » a tous tous lesopportunités pour devenir une cité touristique du Turkménistan. On peut y apercevoir des centres de jeux, des théâtres, des hôtels, des sites touristiques artificiels comme le fleuve qui traverse la ville. C’est, également, un quartier réservé pour les grandes rencontres internationales et une zone de résidence. AS/MD (AMAP)
Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral : Le Mali se fait entendre
Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 07 août (AMAP) « En qualité de pays invité, nous dénonçons le non-respect des textes et lançons un appel à la Communauté internationale d’agir urgemment contre les manquements », a lancé la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, jeudi, à la 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL), au Palais des sports d’Awaza, au Turkménistan. La ministre Madina Sissoko, qui a modéré les débats du jour sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les pays en développement sans littoral », a ajouté que « cette tribune offre l’occasion au Mali d’être visible et de montrer au monde que le pays sera « toujours présent aux grands rendez-vous. ». « L’une des raisons principales qui bloque l’opportunité des pays sans littoral est la vision politique de certains pays qui prennent des décisions contraires à la Convention de Vienne », a-t-elle également soutenu. Le panel a été animé par l’ancienne ministre malienne chargée de l’Emploi et de la Formation professionnelle au Mali, Mme Fatou Haïdara, le ministre d’État burkinabè, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité (ME/MATM) Emile Zerbo, ainsi que d’autres panelistes. La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a modéré les débats. Après deux heures d’échanges, les panélistes ont largement souligné les impératifs de relance économie pour les PDSL. Ils ont tous jugé nécessaire pour ces pays en développement de s’unir et de constituer un bloc contre les barrières qui entravent leur développement socio-économique. À l’issue de cette rencontre, la ministre Madina Dembélé a fait un résumé des différentes interventions, avant de préciser que le Mali reste debout. « La problématique de la mobilité des marchandises est un constat général dans les 32 pays concernés. Les PDSL ont les mêmes défis. Le problème est déjà connu et nous sommes dans la dynamique de trouver des solutions pour mettre fin à toute action qui bloque le développement de ces pays sans littoral », a expliqué la ministre chargée des Transports. La question est de savoir comment raccourcir le délai de transit du port jusqu’à la destination finale, digitaliser et faire une interconnexion pour faciliter les démarches douanières. Selon elle, « trouver des réponses à ces interrogations est une exigence pour les dirigeants des pays en développement sans littoral. » Elle a rappelé que l’objectif du Mali est de réduire le coût des transports, conformément à la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour baisser les prix des produits de première nécessité. « Déjà un programme (2024-2034) a été élaboré et nous demandons l’application pure et simple de la Convention de Vienne », a laissé entendre la ministre des Transports et des Infrastructures. Pour elle, cette convention prend en compte les difficultés des PDSL. Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, évoqué les cas des facteurs endogènes comme les vents violents, les inondations ou d’autres facteurs qui peuvent influencer la relance de l’économie des pays enclavés. En marge des travaux plusieurs forums se tiennent en vue d’accompagner les gouvernements dans la lutte contre l’injustice. Plus de dix rencontres (panels et plénières) ont été organisées pendant les trois premiers jours pour débattre les difficultés des 32 Pays en développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le Plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Parmi ces discussions, celles de la jeunesse des pays membres, des parlementaires et de la Société civile. Le Mali est valablement représenté pour accompagner le gouvernement dans sa démarche contre les abus et injustice contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le représentant de la jeunesse, Aly Kouma, (président de la Commission de la jeunesse de Bamako) a salué et remercié les organisateurs pour cette une tribune pour soutenir les autorités. « Nous sommes venus pour ajouter notre voix à celle du gouvernement dans le développement des pays sans littoral. » À noter que cette 3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral a montré la détermination de ces Etats et des dirigeants du monde à trouver les solutions aux problèmes brûlants. Elle a réuni plus de 2 400 participants, selon les statistiques fournies par les organisateurs. Il y a environ une trentaine de stands tenus par des organisations et sociétés offrant une opportunité de contact en vue de sceller des partenariats. AS/MD (AMAP)
Recensement général agricole 2024-2027 : La 3ème session du comité technique national fait le bilan de deux mois
Bamako, 07 Août (AMAP) Le Comité technique national du recensement général agricole (RGA), annoncé, jeudi, que sur les 34 actions, 38% ont été déjà exécutés, 38% autres qui sont en cours d’exécutions et 12% ne sont pas connus, a appris l’AMAP, lors de la 3ème session du Comité technique dans la salle de conférence du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Faisant le point de deux mois de travail, en termes de défis, perspectives et difficultés, Balla Keita, directeur de la Cellule de planification et statistique (CPS), du secteur du développement rural (SDR), couvrant les ministères de l’Agriculture, et de l’Elevage et de la Pêche, a ajouté que à l’issue de ces deux mois de travaux, plus de 4 millions d’hectares ont été déclarés sur plus d’un million de parcelles. « Et, dans le million, il y a un peu plus de cinq cent milles parcelles qui ont été visés. Ce qui a donné à plus de deux millions d’hectares », a fait savoir directeur de la CPS du secteur du développement rural. En terme de matériel, il a expliqué : « on a fait la liste des matériels qui devaient être aussi recensés avec l’objectif d’avoir une typologie complète, à la suite de ce recensement, quel type d’exploitation qui va imposer non seulement le genre de parcelles, leur taille, notamment, le nombre d’hectares, d’équipements et de main d’œuvre », a-t-il dit. Comparé aux statistiques référentielles, le Recensement général de la population humaine (RGPH) en 2022, a-t-il rappelé, a dénombré 992 665 ménages pratiquant l’agriculture. Le directeur de la CPS a précisé que ce recensement a capté, à peu près, 16 320 tracteurs et « nous nous sommes à peu près à 16 100 tracteurs. Il nous reste, à peu près, 160 000 exploitations qui n‘ont pas encore déclaré leurs équipements. Ce qui veut dire qu’on sera dans ce schéma », a succinctement dit Balla Keita. La rencontre était co-présidé par les secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture, Oumar Tamboura, et de l’Elevage et de la Pêche, Madi Matenè Keita. Oumar Tamboura a indiqué qu’au terme de deux mois écoulés dans cette deuxième phase, « il est opportun de faire le point des travaux de collecte et d’en instruire les orientations pour boucler l’opération. » ST/MD (AMAP)
3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral : Le Mali partage sa vision
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 7 août (AMAP) La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et son collèque de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, ont fait, mercredi, des communications sur les problématiques qui handicapent les Pays en développement sans littoral (PDSL), à la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL) depuis Awaza (Turkménistan). Les nombreuses problématiques des PDSL ont été les thèmes de discussions de plusieurs panels animés par des experts lors de cette deuxième journée de la Conférence. La ministre malienne chargée des Transports est intervenue sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour PDSL ». Mme Dembélé Madina Sissoko a plaidé « la nécessité de lever les barrières qui entravent le développement des pays enclavés. » Elle a pointé du doigt le non-respect des textes et règlements par certains pays non enclavés et souligné l’urgence de s’inscrite dans la coopération et la résilience. La ministre Madina Sissoko a aussi soutenu que les pays ont les mêmes défis qui doivent se résoudre dans une vision globale. Elle a, également, parlé de l’expérience du Mali en tant que pays enclavé et ses ambitions dans la relance économique et le développement des infrastructures de transport. Quant au ministre Moussa Alassane Diallo, sa communication a porté sur le thème : « Saisir le potentiel de transformation du commerce, de la facilitation du commerce afin d’accroitre la participation des PDSL au commerce international. » I Il a, également, fait l’état des lieux du contexte des pays enclavés avant d’évoquer « la nécessité de travailler à fond sur les barrières douanières, les textes, la connectivité et la formation des acteurs. » Le ministre malien chargé du Commerce a, aussi, évoqué l’expérience du Mali ainsi que les difficultés que le Mali rencontre tous les jours ainsi que les situations qui handicapent le développement du commerce national et international. Il a, surtout, soutenu qu’« il faut développer le commerce international » et cela « passe obligatoirement par une solidarité. » Les deux ministres ont dénoncé « le non-respect des textes et règlements en vigueur » par certains du littoral. Selon eux, la solution des problèmes des PDSL s’inscrit parfaitement dans la Vision 2063 du Mali et de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) que le pays est en train de mettre en œuvre pour le développement socio-économique. Ils ont également expliqué la vision du programme qui repose sur le développement endogène. Le ministre Diallo a déclaré que notre pays a mis en place une stratégie pour permettre au gouvernement de se doter d’une Politique nationale du commerce et de s’inscrire dans le dynamisme de la coopération dans divers secteurs. Une Politique nationale de développement du commerce et une stratégie de développement des exportations ont été élaborées pour accroître la croissance. « Il s’agit pour nous de renforcer la gouvernance du commerce, un cadre favorable à l’exercice des activités commerciales », a-t-il dit Ainsi, il a proposé d’organiser et renforcer les capacités des acteurs et assurer leur participation dans le management du commerce pour développer les chaines de valeur. Les deux ministres ont jugé nécessaire pour les PDSL d’appliquer le plan d’action plan d’Awaza pour la période 2024-2034 De ces communications, il ressort la nécessité de se tourner vers un développement endogène à travers le Projet Mali Kura 2063 et sa stratégie de mise en place, initiés par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Plusieurs autres panels ont été animés pendant cette deuxième journée de la conférence par les représentants des PDSL, les partenaires et autres organisations. Analystes et observateurs s’accordent à dire que cette troisième rencontre sur les PDSL pourrait être déterminante dans la résolution de ces questions épineuses. Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga participe à cette 3e Conférence des Nations unies sur les PDSL, à Awaza (Turkménistan) où il porte la voix du Mali et de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (Confédération AES). Il s’est adressé à la conférence lors de la séance plénière après l’ouverture des travaux devant plusieurs dirigeants du monde. AS /MD (AMAP)
Assurance : La gestion des sinistres expliquée au Petit déjeuner professionnel du Patronat du Mali
Bamako, 6 août (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisé, ce mercredi 6 août 2025, son huitième Petit déjeuner professionnel (PDP) à la Maison de l’Entreprise, sur « Prévention, Gestion et Réparation de sinistres », a constaté l’AMAP. « Les sinistres, qu’ils soient climatiques, techniques ou humains, nous imposent de réagir avec rigueur, anticipation et solidarité », a déclaré Mossadeck Bally, président du CNPM, en ouverture de l’événement. Le PDP, instauré en 2023 dans le cadre du Dialogue public-privé, vise à réunir les acteurs institutionnels, privés, communautaires et techniques pour échanger sur la Loi de Finances et formuler des recommandations concrètes. Pour cette session, le CNPM, a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de gestion et de réparation des sinistres face à des risques croissants, tels que les inondations, incendies, accidents professionnels et conflits, exacerbés par le changement climatique et l’urbanisation non maîtrisée. Mossadeck Bally a souligné l’urgence d’adapter les pratiques et de promouvoir une culture de l’assurance au Mali. Il a également interpellé l’État pour rétablir l’obligation de souscription d’assurances pour certaines activités comme l’importation, afin de dynamiser le marché de l’assurance, qui reste sous-développé par rapport à des pays comme le Burkina Faso. Abdrahamane Kouyaté, président de l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Mali (APSAM), a mis en avant le rôle clé du secteur de l’assurance. « En 2023, nous avons versé 20,7 milliards de Fcfa aux bénéficiaires et 15 milliards de Fcfa en taxes à l’État », a-t-il indiqué, précisant que le secteur emploie directement près de 1 000 personnes, et jusqu’à 1 500 avec les intermédiaires. Il a également détaillé les procédures d’indemnisation qui incluent une déclaration rapide des sinistres, des mesures conservatoires et la transmission des pièces nécessaires pour un règlement dans un délai maximum de 30 jours. Les objectifs de ce PDP incluent la présentation des impacts sociaux, économiques et environnementaux des sinistres, l’échange sur les meilleures pratiques de gestion – de la prévention à l’indemnisation – et l’exploration des méthodes de réparation pour assurer un retour rapide à la normale. « L’assurance, c’est transférer ses risques à un spécialiste pour garantir sérénité et sécurité », a résumé M. Kouyaté, plaidant pour une sensibilisation accrue pour dépasser les freins sociologiques et religieux à la souscription d’assurances. M. Bally a conclu en insistant sur le rôle de l’assurance comme outil de financement du développement, via la collecte d’épargne, et a appelé à une meilleure éducation du public. « Une société moderne va de pair avec un marché de l’assurance développé », a-t-il affirmé, invitant les compagnies d’assurance à intensifier leurs efforts de sensibilisation. L’événement, qui a réuni un large public, a été apprécié pour sa pertinence et son apport à la résilience des entreprises et à la sécurité des populations maliennes. OS/MD (AMAP)
Audience : Le Premier ministre Abdoulaye Maiga reçu par le président turkmène Serdar Berdimuhamedow
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 6 août (AMAP) Le président de Turkménistan, Serdar Berdimuhamedow, a accordé, mercredi, au Palais des Sports d’Awaza, une audience au Premier ministre malien, le génénral de Division Abdoulaye Maïga, en marge de la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral qui s’est ouverte mardi, en présence des dirigeants des 32 pays membres. Les deux personnalités ont fait un survol de la coopération bilatérale entre leurs deux pays. au cours de ces exchanges que le Premier ministre malien s’est convaincu de la nécessité de d’inscrire dans le raffermissement des liens qui remontent à plusieurs années. À sa sortie d’audience, le chef du gouvernement, qui représente le Président de la Transition, le général de d’Armée Assimi Goita, à ce rendez-vous des dirigeants des pays sans littoral, a exprimé sa « réelle satisfaction » d’avoir échangé avec son hôte sur les questions de relations bilatérales et d’autres préoccupations. Le général de Division Abdoulaye Maïga a aussi remercié les autorités de la République de Turkménistan pour avoir offert à notre pays « l’opportunité et l’honneur de participer » à cette rencontre de haut niveau sur les pays en développement sans littoral (PDSL). «Nous avons transmis au président du Turkménistan, les salutations de son homologue malien le président de la Transition, le général Assimi Goïta », a-t-il déclaré, avant de noter que le Président turkmène lui a prodigué beaucoup de conseils pour le raffermissement des relations bilatérales entre les deux pays. Ces liens de coopérations ont été bien ficelés depuis des années, notamment à travers le jumelage entre les villes de Bamako et d’Achgabat (la capitale du Turkménistan). Il existe même à Bamako, une rue dénommée : « Rue Achgabat» et inversement dans la capitale du Turkménistan, une rue porte le nom de Bamako. Le Premier ministre très satisfait de son entretien avec le président Serdar Berdimuhamedow a conclu que « les deux pays vont s’inscrire dans le renforcement de leurs relations bilatérales dans plusieurs domaines. » AS/MD (AMAP)
Diéma : Une campagne agricole prometteuse !
Par Ouka BA Diéma, 6 août (AMAP) La campagne agricole est prometteuse cette année 2025 dans le cercle de Diéma, (Ouest) sur la base de l’ancien découpage territorial. A en juger par les statistiques fournies par le chef Sous-secteur de l’arrondissement de Diéma, Koman Dembélé, que l’AMAP a rencontré dans son bureau, « du 1er mai au 5 août 2025, la quantité de pluies recueillie est de 298, 58 mm en 20 jours contre 162 mm en 13 jours en 2024 à la même période. » « Les pluies sont aussi réparties dans l’espace et dans le temps. L’état végétatif des champs est satisfaisant dans l’ensemble. Le mil et le maïs sont au stade de montaison, le sorgho au stade de germination et de levé. Les différents marchés sont bien approvisionnés en céréales », a indiqué notre interlocuteur. A propos, Mahamadou Sissoko, producteur agricole à Souranguédou, dont le champ s’étend à perte de vue, explique que « lorsque tu as plusieurs bouches à nourrir, et que tu n’as pas assez de moyens, la meilleure solution, c’est de se rabattre sur l’agriculture. » « La terre ne ment pas ! », dit ce paysan consciencieux qui dit éviter de brader toutes ses récoltes qu’il réserve pour la consommation de sa famille. Il utilise le fumier organique qu’il a appris à préparer lui-même grâce à une formation initiée par une ONG de la place. Dans le village de Souranguédou, beaucoup de paysans sont occupés en ce moment au désherbage. Selon Bouyagui Diarrisso, venu de Koungo, pour particioer à une rencontre, « malgré la rupture des pluies durant 10 jours, les cultures présentent une bonne physionomie. » Dans cette zone, on cultive surtout du gros mil à cause de la résistance de cette spéculation aux attaques de prédateurs et aux poches de sécheresse. Peu d’agriculteurs utilisent des engrais chimiques, qui selon certains, demandent souvent suffisamment d’eau après leur utilisation, sans quoi, leurs effets pourraient affecter les cultures. « A Dioumara, rapporte Djiguiba Coulibaly, il n’y a pas eu de rupture de pluies. Seuls quelques rares producteurs poursuivent encore leurs semis. » Le producteur Bourama Coulibaly de Gomitradougou explique que depuis le 27 juillet, les pluies n’arrêtent pas de tomber. L’homme craint surtout que « les champs ne soient submergés par les eaux, ce qui pourrait décroître les rendements. » Fodié Korkossi, résidant à Béma, signale que dans leur Commune, il n’existe que deux tracteurs pour labourer les champs, et que la location de cette machine coûte cher : de 20 000 à 25 000 Fcfa par heure. « C’est pourquoi, a-t-il ajouté, beaucoup de producteurs préfèrent utiliser des charrues ». La localité de Béma a connu plus de deux semaines de rupture de pluies. Mais, aujourd’hui, « tout est rentré dans l’ordre », nous assure notre interlocuteur. Il a sollicité l’Etat afin d’aménager les bas-fonds qui existent dans leur Commune, pour permettre aux paysans de pratiquer de la riziculture, tout en leur octroyant du matériel agricole. Douga Konaté, domicilié à Diéoura, indique que les tiges de maïs dépassent largement la taille d’un homme. Il affirme être « totalement satisfait » de l’état des cultures. Un peu de réserve de la part de Mamadou Diawara, en provenance de Lattakaf, qui soutient que « pour que la campagne réussisse, il faut que les pluies continuent d’arroser les terres jusqu’à fin septembre. » Avec ses 500 hectares de terres emblavées, Tata Traoré, à Lambidou, croisé au quartier Razel de Diéma, avait un sourire évocateur aux lèvres lorsqu’on notre équipe de reportage lui a demandé la situation de la campagne. Pour Modibo Kamissoko, producteur à Kassé-Kara, c’est quand le mil commence à porter des épis qu’il a besoin de plus d’eau. Dans ces conditions, tout arrêt de pluies pourrait lui être fatale. Les variétés les plus utilisées dans cette zone sont le gros mil et le maïs qui subissent moins les attaques des nuisibles. Dix-neuf jours de rupture de pluies à Guédébiné ! D’après Poulo Coulibaly, les pluies ont repris normalement ces derniers temps. Le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, a évoqué la non disponibilité des engrais subventionnés par l’Etat. Par rapport à la réussite de la campagne, il a souhaité que les pluies continuent jusqu’en octobre. Il a sollicité des autorités du pays de soutenir davantage les producteurs pour une meilleure vulgarisation de leurs activités. « Certes, des efforts ont été faits mais, beaucoup restent encore à faire », fait-il remarquer Boubou. Mme Tounko Diaby, surveille constamment son champ d’arachide pour le protéger contre la divagation des animaux. Dans le cadre de leurs missions régaliennes, les équipes du Secteur de l’agriculture apportent aux producteurs agricoles des appuis-conseils nécessaires. OB/MD (AMAP)
Lutte contre l’exploitation illégale d’or : Quelque 28 exploitants illégaux mis aux arrêts à Yanfolila (Sud)
Bamako, 5 août (AMAP) Une opération anti-exploitation illégale d’or de lutte contre, dans le district minier de Yanfolila (Sud), du 28 juillet au 02 août 2025, a permis l’arrestation de vingt-huit exploitants illégaux de nationalité étrangère interpellés et transmis aux brigades territoriales de Kalana et de Yanfolila, annonce le service de communication du ministère des Mines sur les réseaux sociaux. Quelque 28 pelles mécaniques, 6 véhicules personnels, une citerne, un gradeur et bien d’autres équipements ont été, également, saisis, ajoute la même source. L’opération a porté sur trois sites illégaux d’exploitation d’or, avec environ trente-et-une excavations (carrières), « situés sur les permis de recherche pour l’or valablement délivrés respectivement à Global Drilling and Blasting Services Mali (GDBS Mali) et Avion Mali West Exploration. » « Ces sites, installés en violation de l’article 62 du Code minier en vigueur, ont causé des dégâts environnementaux importants avec une superficie totale endommagée estimée à 240.000 m² pour le site de Gloabl Drilling and blasting Services Mali et 70.000 m² pour le site de Avion Mali West Exploration », précisent le ministère des Mines. Cette présence forte d’exploitants étrangers en violation du Code minier a causé des dommages économiques tout aussi importants aux deux sociétés régulièrement installées. La mission de lutte contre les infractions à la règlementation minière, sur réquisition du juge de Yanfolila, a été conduite par le Haut fonctionnaire de Défense du ministère des Mines. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des substances minérales, l’opération centrée dans la zone de Kalako, Commune de Gouandiaka (Kalana), dans le Sud du Mali. Le ministère des Mines a enclenché la procédure judiciaire pour faire valoir les droits de l’Etat du Mali. Le Ministre des Mines, saluant « la parfaite collaboration des sociétés minières de Kalana et des autorités locales », assure de sa détermination à lutter contre les infractions à la règlementation minière et « à faire sanctionner les auteurs desdites infractions. » On rappelle que l’Article 62 du Code minier dispose que « les substances minérales soumises au régime des mines ne peuvent être exploitées qu’en vertu d’un permis d’exploitation artisanale, d’un permis d’exploitation de petite mine ou d’un permis d’exploitation de grande mine… » MD (AMAP) Ccom/M. Mines

