Kayes : Lancement de formations et remise de kits pour l’entrepreneuriat des jeunes et femmes

Kayes, 4 août (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a lancé, du 30 juillet au 3 août 2025, plusieurs initiatives de formation et de remise d’équipements à Kayes (Ouest) pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. « Ces actions traduisent l’engagement de l’État à offrir des opportunités concrètes d’emploi et d’autonomie économique », a déclaré la ministre lors de son séjour. Dès le 30 juillet, Mme Sall Seck a débuté son séjour par des visites de courtoisie aux autorités traditionnelles et religieuses, suivies d’échanges avec les responsables des services relevant de son département. Le 31 juillet, à la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), elle a présidé le lancement d’une formation en entrepreneuriat pour 500 jeunes, visant à développer une culture de l’initiative privée. À l’Atelier école de Diyala, dans la Commune rurale de Liberté Dembaya, la ministre a remis des attestations et des kits d’insertion à 293 jeunes formés en énergies renouvelables, agroforesterie et fabrication de foyers améliorés, dans le cadre du projet Taama, financé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Au total, 360 jeunes de Kayes, parmi les 610 formés à l’échelle nationale, bénéficieront de kits d’une valeur de plus de 102 millions de Fcfa. Mme Sall Seck a, également, posé la première pierre du dortoir de l’Atelier école. Dans le cadre du Plan d’actions du gouvernement (PAG) 2025-2026, le ministère prévoit de placer 1 700 jeunes déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage et de former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs. Un symposium national sur l’emploi et un système intégré de gestion de la formation professionnelle sont également en préparation. « Ces initiatives visent à lutter contre la migration irrégulière, protéger l’environnement et développer des compétences adaptées aux réalités locales », a ajouté la ministre. Mme Sall Seck a salué l’engagement de l’OIM et appelé à une coopération renforcée pour des projets durables. Daniele Vivian, représentant de l’OIM au Mali, a souligné que ces formations, également déployées à Sikasso, favoriseront la création d’entreprises et d’emplois locaux. En 2025, 12 520 jeunes seront soutenus à travers 39 activités, pour un budget de 5,8 milliards de FCFA. BMS/OS/MD (AMAP)  

Agence de Liptako-Gourma : Le président Goïta reçoit le tout nouvel Administrateur général

Bamako, 04 août (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta,  a reçu en audience, ce lundi 4 août, au palais de Koulouba, le tout nouvel Administrateur général de l’Agence de Liptako-Gourma, Elly Prosper Arama, au cours de laquelle il lui a donné des instructions et conseils pour la réussite de sa mission, a constaté l’AMAP. L’Autorité de Liptako-Gourma, désormais transformée en une Agence d’exécution des Etats de la Confédération de l’AES sera dirigée par notre compatriote, Elly Prosper Arama, précédemment directeur général de la Dette publique. Le chef de l’État lui a donné des instructions et des conseils afin d’assurer la transformation de Liptako-Gourma en une Agence d’exécution la Confédération de l’AES. « C’est une mission fondamentale de transformation qu’il va falloir réussir pour le bonheur des populations de cette zone durement éprouvée par l’insécurité et les questions de développement et il faut revoir la manière de gérer et d’exécuter des projets au niveau de ces trois frontières », a declaré l’Administrateur général de l’Agence. Elly Prosper Arama travaillera avec les experts commis par les trois Etats de l’AES (Burkina Faso, Mali et Niger), sur ce vaste chantier. « Les travaux seront coordonnés par mes soins de manière à réussir convenablement cette mission de transformation », a-t-il annoncé. OD/MD (AMAP)

Faire le marché : La croix et la bannière pour ménagères

Par Fadi CISSE     Bamako, 04 sept (AMAP) Jeudi, il est presque 6 heures du matin. Une fine pluie arrose le quartier Samanko II, dans la Commune du Mandé. Je suis la première personne à me réveiller dans la famille Touré. Je fais ma toilette, ma prière de l’aube, direction la cuisine pour préparer le petit-déjeuner. Je pose une marmite sur une bouteille de gaz. À peine mis en marche, le feu baisse progressivement jusqu’à disparaître. Heureusement, on avait du bois de chauffe en réserve dans la cuisine. En principe, trois à quatre tas suffisent pour faire la bouillie, le petit-déjeuner de ce matin. Mais, attention ! Il ne faut pas vite se réjouir. En cette saison des pluies, les fagots de bois sont humides. Hélas ! Je dois surmonter cette difficulté. Le feu mettra une vingtaine de minutes avant de prendre. Au prix de gros efforts physiques, j’y arrive, avec ou sans éventail. La fumée qui s’en est suivie, a provoqué chez la cuisinière un écoulement nasal et des larmoiements. Une heure après, la bouillie est prête et servie aux membres de la famille. Quelques temps plus tard, je prends ma douche pour ne plus sentir la fumée avant de me rendre au marché du quartier qui semble être le moins cher. J’enfile une belle robe africaine, chausse des ballerines, après m’être parfumée, je prends le chemin avec ma petite sœur Aïda, âgée de 14 ans. On sort la moto sans oublier notre ami, en cette période, notre imperméable. En ce moment, il était déjà 8 h et un quart. Ce marché situé à une dizaine de minutes de notre domicile s’appelle « Sougoudjan », en français (le marché éloigné ou au lointain). Il accueille hommes et femmes. Sur place, il est déjà plein de monde, comme « les dents d’une bouche. » Au rythme de de tam-tam, des vendeurs de friperies chantent et dansent pour accrocher les clients, comme au grand marché de Bamako (Suguba). Les cris des vendeurs ambulants submergent les lieux, en cette période de vacances. Plusieurs enfants aident leurs parents commerçants en tenant des plateaux  en équilibre sur leur tête, parcourant les coins et recoins du marché afin d’écouler leur marchandise. En ce matin, panier en mains, j’avais, en tout et pour tout, 4 000 Fcfa comme prix de condiment, pour une famille de douze personnes, sans compter les imprévus, solidarité et hospitalité obligent. Cette nourriture servira, aussi, pour le dîner. Mais (re) attention !!! Comme complément, j’ai caché 1 000 Fcfa derrière la pochette de mon téléphone, en cas de besoin, vue la cherté du marché. Cap pour l’achat des condiments pour la sauce d’oignons à la viande, communément appelé en Bambara (Nandji Sogoman). D’abord, on arrive chez le vendeur de viande Yakou où le prix du kilogramme de viande, avec os, est notoirement connu de tout le monde : 3 500 Fcfa. Il me sert un demi kilo et pour 500 Fcfa à part, en tout 2 250 Fcfa. Un peu plus loin, nous nous dirigeons chez la vendeuse d’oignons. « Combien fait le kilo ? Elle répond, 550 Fcfa pour les plus petits et 600 Fcfa pour les gros. Je négocie.  Chère belle maman, réduisez un peu le prix, s’il vous plaît. J’ai besoin d’un kilo de gros oignons. », dis-je. Après d’âpres et longs échanges, la vendeuse Aïssatou accepte de me céder l’oignon à 550 Fcfa, « compatissante et solidaire », de la cause des femmes sur le fait que l’argent que donnent les chefs de famille n’est jamais suffisant. Satisfaites de notre achat, Aïda et moi, nous nous dirigeons vers les vendeuses de légumes frais. A la maison, il faut absolument quelques légumes dans la sauce car les convives en raffolent, exceptée l’aubergine africaine. Une longue file s‘est formée devant l‘étable de la vendeuse Maïmouna aidée par ses filles. Elle est la meilleure du marché et connue pour la qualité de ses légumes et, aussi, leur prix abordable. Après quelques bousculades, on a pu se frayer une place. La table est remplie de toutes sortes et de toutes les couleurs de légumes. La vendeuse nous remet une assiette où mettre les condiments. Du chou, de la tomate, du piment, de la courge, de l’aubergine, du gombo frais, des céleris et persils, du poivron etc. Le tout nous a couté 1 000 Fcfa. Ce n’est pas encore fini. Il nous reste les condiments secs. Là, également, on se fait une place chez Adja qui semble être la moins chère du marché. Ici, on achète de la tomate concentrée à raison de 350 Fcfa, du soumbala, de la poudre de poivre, du poisson sec, des épices d’assaisonnement, de la poudre de gombo, de l’ail, du laurier de l’huile, de l’oignon sec etc. Cela m’a couté 1 200 Fcfa. Et de 4 000 Fcfa, je suis à 5 000 Fcfa, Sans surprise ! Et sans l’argent du charbon de bois pour cuire la sauce ainsi que le bois de chauffe pour préparer le riz. Ceux qui sont à la maison sont tous humides. De retour à la maison, il est déjà 10 heures passées de quelques minutes. Je me change, cherchant quelques pièces dans la chambre pour aller acheter du charbon et du bois pour aussitôt commencer à cuisiner. Malheureusement, la chance n’est pas de mon côté ce jour. Que faire ! Le chef de famille a déjà donné son prix de condiment qui est déjà fixé. Après expliqué la situation à la maman, elle me donne 500 Fcfa pour acheter 300 Fcfa de charbon et 200 Fcfa de bois. « Il faut vous débrouiller avec cela, coûte que coûte. Pendant des années, je me suis toujours débrouillée ainsi pour vous faire à manger. Ton père pense que ce qu’il donne est toujours suffisant. Il ignore la cherté du marché et ce qu’on ajoute à l’argent de popote pour manger une bonne sauce », éructe-t-elle. Chaque femme au foyer investit au-delà du prix de popote, dans l’ignorance des hommes. Et celles qui n’ont pas de quoi ajouter, sont dénigrées dans la famille, selon elle.  Souvent,

Kangaba : Réunion trimestrielle du Comité de suivi du Programme de développment communautaire de Bakama Mining

Kangaba, 2 août (AMAP) La réunion trimestrielle du Programme de développment communautaire (PDC) de Bakama Mining, élargie aux légitimités traditionnelles, femmes et jeunes, s’est tenue, vendredi, dans la salle de conférence du Conseil de Cercle de Kangaba, présidée par le 1er adjoint au préfet a, constaté l’AMAP. Le responsable communautaire de Bakama Mining Nouhoum Traoré a présenté les actions menées durant trois ans dans les Communes de Kaniogo et Nouga. Les projets couvrent les infrastructures, l’éducation, l’hydraulique, les Activités génératrices de revenu (AGR), la santé, l’environnement, la jeunesse, le sport et la culture. Les initiatives ont un impact positif mais restent insuffisantes. Le Comité a déploré l’absence du taux d’exécution du PDC. La confiance entre communautés et société est fragilisée. Bakama Mining a privilégié le social au détriment du PDC. Il a recommandé « de restaurer la confiance. » Il a demandé la formation des membres sur le PDC. Et a exigé de donner la priorité aux engagements du PDC. Le Comité a requis un rapport précisant le taux d’exécution, a souhaité la systématisation des réunions. Le représentant de la Direction nationale de la Géologie et des Mines était présent. SD/OS/MD (AMAP)

Expo universelle Osaka 2025 : Une journée aux couleurs et rythmes du Mali

Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osaka, 2 août (AMAP) La Journée du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025 à au Japon s’est tenue aujourd’hui, samedi, dans une ambiance de fête avec des es participants maliens, japonais et d’autres nationalités qui ont eu droit à des prestations d’artistes de belle facture. Des ténors de la musique malienne dont Cheick Tidiane Seck, Habib Koité, Baba Salah et Kader Tarhanine, pour ne citer que ceux-ci, ont réalisé une performance ont fait salle comble. C’est dans l’après-midi que le Premier ministre et sa délégation ont été accueillis sur le site par le secrétaire général de l’Expo universelle 2025, Ishige Hiroyuki. A leur arrivée dans la salle, ils ont été acclamés par un public conquis. Après la montée des couleurs du Mali et du Japon, le secrétaire général de l’Expo Osaka a salué la présence du Chef du gouvernement malien à cet événement de dimension internationale. Il a magnifié « la vitalité des relations entre le Mali et le Japon qui se manifestent par des échanges culturels et commerciaux ». « La coopération bilatérale, a-t-il indiqué, touche à plusieurs domaines : l’éducation, la formation des ressources humaines, la sécurité alimentaire et le développement des infrastructures. » Selon Ishige Hiroyuki, « le Mali peut bel et bien se glorifier de son histoire légendaire et de sa riche culture », en rappelant que les villes de Tombouctou (Nord) et Djenné (Centre) sont inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO. En ouvrant la journée du Mali, le Premier ministre a transmis aux autorités japonaises, les « chaleureuses salutations du chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta ». Il a, également, félicité les organisateurs de l’Exposition universelle Osaka 2025 pour la réussite de ce grand rendez-vous mondial qui réunit plus de 156 pays et organisations internationales, venant de divers horizons. Le Chef du gouvernement s’est dit « très heureux « de lancer la Journée du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025. « A Osaka, symbole du rendez-vous du donner et du recevoir, la délégation du Mali n’est pas venue les mains vides. Dans nos stands, vous avez eu l’opportunité de vous rendre compte de la qualité des produits locaux Madein Mali, d’apprécier le dynamisme et la disponibilité de nos opérateurs économiques à monter des projets structurants et à s’engager dans la création des joint-ventures avec leurs homologues du Japon et d’ailleurs », a-t-il déclaré. Abdoulaye Maïga a dit que « le Mali d’aujourd’hui est une destination sûre et propice aux   affaires, un pays qui exerce sa souveraineté sur ses ressources naturelles stratégiques, un   pays doté d’un Code des investissements et d’un Code minier des plus attrayants, dans le contexte d’une gouvernance vertueuse. » « Notre pays est, aujourd’hui, victime d’une campagne de désinformation », a dénoncé le général Maïga, tout en invitant les investisseurs japonais » à bien s’informer sur notre pays » et à garder à l’esprit que le Mali n’est pas un «no man’s land ». « Tout comme, la distance qui sépare les deux pays, ne doit pas être un obstacle à l’investissement », car, selon lui, « à cœur vaillant rien n’est impossible». Il a, dans la foulée, invité le ministre chargé du Commerce à organiser la 2e édition du Business forum Mali-Japon à Bamako en y invitant 150 investisseurs du pays du Soleil levant. Enfin, le Premier ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités maliennes à coopérer avec tous les partenaires sur la base des trois principes constitutionnels qui guident l’action publique au Mali, « à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. » « Sur ce plan, le Mali et le Japon sont sur la même longueur d’onde, à travers l’Exposition Osaka 2025, qui vise à rassembler des idées, des cultures et des technologies innovantes pour construire un avenir meilleur », a-t-il conclu. Après, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité au pas de charge les pavillons du Japon, du Mali et du Burkina Faso, pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). A u pavillon du Mali, il y a deux stands : l’un est occupé par la CMDT pour faire la promotion du coton malien et l’autre, par nos artisans, venus exposer leur savoir-faire à Osaka. MK/MD (AMAP)

Osaka (Japon) : Le Lremier ministre Abdoulaye Maiga visite le siège de Panasonic Energy,  spécialisée dans les batteries en lithium

Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osaka, 2 août (AMAP) Le Chef du gouvernement malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, s’est rendu, vendredi 1er août 2025, à Osaka, au Japon, au siège de Panasonic Energy, une entreprise japonaise spécialisée dans la fabrication de batteries en lithium et qui a ses filiales à travers le monde, a constaté l’AMAP. Le Premier ministre, qui avait présidé, auparavant, le 1er  =Forum d’affaires Mali-Japon le même jour, était accompagné du ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo et son collègue de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, ainsi que des opérateurs économiques. Cette visite avait un intérêt particulier. Le gouvernement de la Transition a décidé de développer les énergies renouvelables, notamment les panneaux et centrales  solaires pour résorber le déficit d’électricité que le Mali connait depuis quelques années. Lors des échanges, les dirigeants de la société nippone ont évoqué leur futur projet en Afrique qui pourrait bien le Mali. Ce samedi 2 août 2025, le Premier ministre présidera la Journée du Mali à l’Expo universelle d’Osaka 2025. Elle sera marquée par la visite des pavillons du Mali et du Japon. La partie japonaise offrira, ensuite, une réception au Premier ministre et à sa délégation avant la nuit culturelle du Mali qui sera aminée par plusieurs artistes dont Habib Koité, Cheick Tidiane Seck, Baba Salah, Balla Tounkara, Wassa Kouyaté, Delphine Mounkoro, Fama Diabaté et Kader Tarhanine. MK/MD (AMAP)  

Visite du ministre sur le site des Mines de Lithium de Bougouni (LMLB) Sa :  Etape importante du processus de démarrage de l’exploitation.

Bougouni, 31 juil (AMAP) Le ministre des Mines, Pr Amadou Keita, s’est rendu, jeudi, sur le site des Mines de Lithium de Bougouni (LMLB Sa), dans la suite logique des missions de suivi des travaux de la société minière par les services compétents de l’administration minière, a constaté l’AMAP sur place. Cette visite du ministre des Mines a fait le constat que Bougouni mining a pris en compte les observations et recommandations formulées « pour mettre à niveau son site pour l’exploitation du spodumène suivant la réglementation en vigueur. » Comprenant le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, la délégation ministérielle a visité la carrière, le dépôt de minerai, l’usine, la centrale électrique et le dépôt de résidu. Partout où la mission a passé sur le site, les responsables techniques de la société minière l’ont édifiée sur le cycle de production de la mine. Le Directeur pays de la mine, Mohamed Niaré, a annoncé un investissement 65 millions de dollars (Environs 3,2 milliards de Fcfa) pour la première phase et une deuxième phase qui installera une usine de flottation qui sera construite d’ici 2028. Les Mines de Lithium de Bougouni Sa (LMLB Sa) feront, selon M. Niaré, une production annuelle de 80 000 tonnes par an pour la première phase et 120 000 tonnes pour la deuxième phase, soit 200 000 par an pour les deux phases. Le ministre Amadou Keita a rappelé que cette mission, « une instruction du chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, est une étape importante dans le processus de démarrage de l’exploitation proprement dite. » Et permet à l’Etat de jouer sa partition avec 35% de part, soit 30% pour l’Etat et 5% pour les nationaux dans le respect strict du Nouveau Code minier en vigueur dans notre pays. « Aujourd’hui, au vu des avancées et de la capacité de production, 42 000 tonnes produits et en stocks, en termes de paiement d’impôts, de taxes et d’accompagnement des communautés, rien ne s’oppose à cette inauguration » a déclaré le ministre. Une rencontre technique avec les responsables de la Mine et les autorités régionales a mis fin à cette mission du ministériel sur le site de la société minière LMLB Sa, dont le Directeur pays se dit « prêt pour l’inauguration de la mine ». BHT/MD (AMAP)    

Bamako : Ouverture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC)

Bamako, 31 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) s’est ouvert, jeudi, sous le thème : « Habitat durable, culture et innovation : Approche architecturale du développement durable au Mali » et va se dérouler jusqu’au dimanche 3 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, dont le ministre Imirane Abdoulaye Touré a déclaré ouvert l’évènement, organise ce salon, en partenariat avec l’Ordre des Architectes du Mali, Le salon est composé de plus de 30 stands de représentants des services et entreprises dans le domaine de l’habitat au Mali et de la sous-région, notamment du Burkina Faso, du Niger. Environs 2 000 visiteurs sont attendus. Pendant, quatre jours des panélistes venus, notamment, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Bénin et du Mali, développeront des thématiques sur « Le rôle des architectes dans la transition écologique : entre responsabilités sociales et exigences professionnelles », « Cartographie des enjeux de durabilité dans l’architecture au Mali », « Bâtir avec peu, bâtir intelligemment : quelles pratiques locales d’optimisation des ressources ? » Le ministre a, lors de son intervention à l’ouverture, expliqué que « c’est un événement novateur, un moment charnière mais, surtout, une invitation à réfléchir, à proposer et à construire ensemble. » « Un lieu de rendez-vous du donner et du recevoir pour que continue de s’affirmer notre continent dans cet autre domaine aux enjeux existentiels et aux défis multiples et multiformes. », a-t-il dit. Il a rappelé que le thème choisi va au-delà des mots. « Il est une déclaration de responsabilité, un appel à réinventer nos pratiques et, surtout, à remettre l’architecture au cœur du développement territorial et humain ». Selon Imirane Abdoulaye Touré « il est le reflet d’une urgence, la synthèse d’un combat et l’appel d’une vision, celle de bâtir un Mali résilient, enraciné et innovant, porté par ses talents, sa culture et sa sagesse », paraphrasant Cheikh Anta Diop, qui a dit qu’« un peuple sans mémoire architecturale est un peuple sans abri pour son identité. » Selon le ministre Touré « l’architecture ne se limite plus à bâtir, elle doit désormais s’’ancrer dans les réalités climatiques du Sahel, réconcilier modernité et patrimoine culturel africain, promouvoir une esthétique enracinée et une fonctionnalité durable, offrir des solutions inclusives aux plus vulnérables. » Le chef du département en charge de l’Habitat a également souligné que nous sommes interpellés par les défis de l’habitat accessible et digne, celui de l’adaptation aux crises climatiques et celui culturel et social. « Trop souvent, nos villes perdent leur âme, copiées sur des modèles étrangers. Il est temps de reconstruire une architecture qui nous ressemble, une architecture qui intègre toutes les couches de la société, des jeunes aux personnes en situation de handicap, en passant par les déplacés climatiques », a lancé le ministre Touré. « Face à ces défis, la coopération régionale est une clef », a-t-il dit. A ce propos, le chef du département de l’Habitat a dit : « Ce Salon doit être le terreau d’un réseau sahélien de l’architecture durable, un espace d’échange, d’innovation et d’harmonisation des bonnes pratiques. » Après l’ouverture, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du Niger, Abdoulkadri Amadou Daouda, a procédé à la coupure du ruban. Le Burkina Faso et le Niger sont les pays invités d’honneur de ce salon. Après cette étape, le ministre Touré, son homologue du Niger et certains membres du gouvernement du Mali ont visité les stands. « Cette rencontre a une dimension panafricaine. Je pense que beaucoup de projets et d’ambitions peuvent immerger », a espéré le ministre nigérien. Quant à Adama Kouanda, directeur commercial du Centre de gestion des Cités (structure étatique burkinabè, il a souligné : « Nous sommes un pays invité d’honneur de ce salon. Nous avons pris un stand pour exposer nos produits » Appréciant l’initiative de l’Etat du Mali, il l’a qualifiée de « retrouvailles » et d’opportunité d’échange d’idées, qui replacent l’architecture au cœur du développement durable. ST/MD (AMAP)        

5ème session du comité de pilotage : Les acteurs évaluent à mi-parcours

Bamako, 31 juil (AMAP) Le secrétaire général du ministère de l’argriculture, Oumar Tamboura, a présidé, ce jeudi, la 5ème session du Comité de pilotage du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle et péri-urbaine de Bamako (PDZTA-KB), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette session, en présence du coordinateur de l’unité de gestion du programme, Demba Sidibé, est d’« examiner sans complaisance et d’approuver le programme de travail et le budget annuel 2025 dont le budget prévisionnel s’élève à 3 milliards 251 millions 448 mille 473 Fcfa». Le Programme de développement de la zone spéciale de transformation des régions de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, financé par la Banque africaine de développement (BAD) « permettra de renforcer la résilience des communautés bénéficiaires et réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire », a indiqué Oumar Tamboura. Il a précisé que « cette 5ème session vise à rendre compte des niveaux d’exécution, physique et financière, des activités et récommandations approuvées lors de la 4ème session du Comité de pilotage. Elle permet, également, d’examiner et d’approuver le programme de travail et le budget annuel 2025. » M. Tamboura a rappelé que le « PDZSTA-KB est la première phase du programme des agropoles du Mali. » Il est en phase avec la vision 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Cette stratégie prévoit la mise en place de 12 agropoles dans le cadre du projet structurant « Farafina Jigine » nourrir le Mali et la sous-région et 05 seront opérationnalisés durant la période de mise en œuvre de la SNEDD 2024-2033». « Dans le cadre de ce programme, il est prévu la mise en place de 35 unités de transformation des produits agricoles à Bancoumana sur une superfie de 200 hectares », a fait savoir, le spécialiste suivi-évaluation du projet, Mamadou Coulibaly. Il a ajouté que ce programme comprend de 4 composantes qui sont les investissements, la structuration des filières, le developpement des infrastructures et la gestion des projets. Le spécialiste suivi-évaluation dit attendre des administrateurs, des conseils « s’il y a des orientations ou modification après l’examen ». « Parce que leur rôle, c’est aussi la suivi-évaluation et la mise en œuvre de ces projets ». MMD/MD (AMAP) 

Expo universelle Osaka 2025 : Le Premier ministre est arrivé, jeudi, dans la ville où il présidera deux événements sur le Mali

Envoyé spécial Madiba KEITA Osaka, 31 juil (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, accompagné du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo et du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, est arrivé, ce jeudi 31 juillet à Osaka au Japon pour participer à l’Exposition universelle 2025. Le Mali est au centre de deux rencontres majeures de cette importante rencontre : le Business forum Mali-Japon et la Journée du Mali. Des opportunités pour attirer les investisseurs du monde entier vers notre pays. Et en faire une destination prisée, dans le cadre des efforts des autorités de la Transition. Selon les informations recueillies auprès des services techniques de l’Etat, le Mali est le 3ème producteur d’or d’Afrique subsaharienne avec 65,905 tonnes en 2023, après l’Afrique du Sud et le Ghana, 2ème pays d’Afrique de l’Ouest après le Nigeria présentant le plus grand nombre de cheptel avec 60 310 469 sujets de volailles, 55 511 858 têtes de petits ruminants (ovins et caprins), 13 631 181 têtes de grands ruminants (bovins) en 2024. Le Mali est le 1er producteur de coton d’Afrique de l’Ouest avec 620 000 tonnes de graines de coton en 2024. Le pays est, également, un grand producteur de mangues avec une production moyenne de 650. 000 tonnes, toutes variétés confondues, lors des campagnes de 2021 à 2024. Demain vendredi, le chef du gouvernement présidera le Business forum Mali-Japon. Cet événement organisé, en marge de l’Expo universelle 2025, sera marqué un panel intitulé « Invest In Mali, développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégiée en Afrique de l’Ouest ». Les ministres Moussa Alassane Diallo et Mamou Daffé présenteront les atouts économiques, commerciaux, culturels et touristiques du Mali dont la capitale Bamako se trouve à plus de 13 495 km d’Osaka par voie aérienne. La journée du vendredi s’achèvera par des échanges entre opérateurs économiques maliens et leurs homologues japonais d’un côté, et de l’autre, entre membres du gouvernement malien et leurs homologues japonais. Au cours de ces rencontres, il sera question des opportunités d’investissement et de l’offre exportable du Mali. Et vice versa. Le moment le plus attendu est la Journée du Mali, à l’Expo universelle d’Osaka, prévue samedi 2 août. La Commission d’organisation mise en place s’emploiera à vendre l’image du Mali auprès des 158 pays invités à l’Expo 2025 d’Osaka. En plus d’une pléiade d’opérateurs économiques maliens, plusieurs artistes ont également fait le déplacement dont Habib Koité, Cheick Tidiane Seck, Baba Salah, Balla Tounkara, Wassa Kouyaté, Delphine Mounkoro, Fama Diabaté et Kader Tarhanine. Selon le programme, la Journée du Mali commencera vers 18h (locales) avec l’arrivée des délégations malienne et japonaise sur le site de la cérémonie. La montée des couleurs du Mali et du Japon sera suivie de l’exécution des hymnes nationaux. Après les discours du secrétaire général de l’Expo universelle Osaka 2025, Ishige Hiroyuki, et du Premier ministre Abdoulaye Maïga, des échanges des cadeaux, les officiels visiteront les pavillons du Mali et du Japon. Le 3 août, le Premier ministre et sa délégation se rendront à Tokyo pour rencontrer la communauté malienne. L’expo universelle d’Osaka a ouvert ses portes le 13 avril dernier, donnant le coup d’envoi de six mois d’échanges et de dialogues internationaux sur le thème « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain. » Le site principal de l’exposition se situe sur l’île artificielle de Yumeshima sur environ 155 hectares. Il a été conçu par l’architecte Sou Fujimoto et est construit sur trois principaux zones : Green World, une zone ouverte comportant une station de bus et l’entrée principale, Pavillon World, la zone des pavillons des pays et Water World, zone de relaxation utilisant le paysage aquatique. Le financement de l’exposition est assuré par le gouvernement du Japon, la ville d’Osaka et des entreprises privées. Le budget est estimé à 235 milliards de yens et la part des entreprises privées est de 61,7 milliards de yens. MK/MD (AMAP)