Club de Paris : le Mali bénéficie d’une suspension temporaire du service de sa dette pour 23 milliards de Fcfa.

Bamako, 20 mai (AMAP) Le Club de Paris a approuvé la suspension du service de la dette du Mali envers les pays créanciers membres du Club de Paris, du 1er mai au 31 décembre 2020, permettant d’économiser 23 milliards de Fcfa dont le paiement sera échelonné sur quatre ans, à partir de la fin de la suspension du service de la dette, a appris mardi l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le ministère malien de l’Economie et des Finances indique que « si tous les autres créanciers bilatéraux du Mali adhéraient à l’initiative, le montant total du report de paiement serait de 33,2 milliards de Fcfa ». Ce report de paiement intervient au titre de l’initiative du G-20 relatif au moratoire sur le service de la dette, selon la même source. « Cet accord intervient dans le cadre de la facilité accordée par les pays du Club de Paris et du G-20 à 77 des pays les plus pauvres du monde pour leur permettre de faire face à la crise de Covid-19 », explique ministère malien de l’Economie et des Finances. « Grâce à la réactivité des services du ministère de l’Économie et des Finances, le Mali est avec la République de Dominique, les deux premiers pays à bénéficier de cette mesure, qui soulage, à sa juste valeur, la trésorerie de l’Etat ». MD (AMAP)  

Ramadan : Les produits alimentaires toujours chers

Par Lassana NASSOKO Bamako, 15 mai (AMAP) Les prix de certains produits alimentaires ont grimpé en ce mois de ramadan. Cela, au grand dam des ménages les plus démunis dans ce contexte de marasme économique consécutif à la pandémie du coronavirus. C’est ce qui résulte du tour qu’on a effectué dans certains marchés de la capitale. Le souk de Bagadadji a été la première étape de notre visite. En cette matinée, il est le théâtre d’une grande animation. Des vendeurs ont les yeux rivés sur leurs marchandises et sur la foule qui passe et repasse. Moussa Dicko, boucher, est l’un d’eux. Sous un hangar, il découpe avec une hache la viande de bœuf. Sa main s’abat de façon fracassante sur la table qui vibre. Un client ne le quitte pas des yeux au moment où il dépose des morceaux sur une balance qui bascule aussitôt. « Deux kilos », ordonne ce dernier en tendant un billet de 5.000 Fcfa au boucher. Interrogé sur l’état du marché pendant le carême, le boucher Moussa reconnaît que les prix ont changé. « Avant le ramadan, on vendait le kilo de la viande à 2.100 Fcfa. Maintenant, nous le prenons à 2.150 à l’abattoir et le revendons à 2.200 Fcfa », se désole-t-il. Non loin de là, une voix dissonante. Celle de Madou Berthé. Lui aussi est boucher. Pour cet homme, cette hausse est due au fait que le bœuf coûte cher maintenant au Mali. Son prix varie entre 300.000 et 400.000 Fcfa. C’est ce qui explique cette légère fluctuation, un nécessaire réajustement permettant de satisfaire tous ceux qui dépendent de cette activité. C’est-à-dire, ceux qui abattent les animaux, ceux qui le dépècent et ceux qui le transportent et les distribuent dans les différents marchés, précise-t-il. MEVENTE – Kadi Diallo, tête voilée, marche en tenant un pan de son burnous. Dans nos échanges, la trentenaire, tout sourire, informe qu’elle est venue acheter un kilogramme de viande pour le dîner. Mais, après examen de son porte-monnaie, elle devra changer de stratégie. Faute de moyens, la voilà obligée de se limiter à un demi kilogramme. « Mon mari m’a dit que les temps sont durs. On ne peut plus se permettre certaines dépenses », explique-t-elle. A quelques marches de là, une vendeuse d’huile de palme « N’tentulu ». Chez elle, les prix n’ont pas changé. Un litre de cette huile est toujours vendu à 1.150 Fcfa. Mais, elle affirme être confrontée à la mévente au quotidien. « Parfois, je me décide à rester à la maison. Mais ce n’est pas possible. Il faut que je vienne au marché. Même si maintenant il n’y a rien », fait-elle savoir. Après nous avons visité le marché de Djélibougou, un quartier de la commune I. Là aussi, c’est le même décor. Une forte affluence. Les commerçants rivalisent d’ardeur pour attirer la clientèle. Seydou Dolo est un des négociants de ce marché. Dans sa boutique, des sacs de pomme de terre, des sacs de riz, des sacs de haricots, sont superposés les uns sur les autres. A côté des cartons de pâte alimentaire « macaroni ». Chez lui aussi, le même son de cloche persiste. Les prix ont pris l’ascenseur en cette période importante du calendrier musulman. Ainsi, le kilo de la pomme de terre, qui était vendu à 250 Fcfa, voire 300, est fixé maintenant à 350 Fcfa. Le kilo du gingembre, autrefois vendu à 500 Fcfa, est cédé actuellement à 650 Fcfa. L’oseille de Guinée (dableni) se vend aujourd’hui à 750 Fcfa et même 1.000 Fcfa dans certains endroits, ajoute-t-il. Résultats : faible clientèle, maigres activités journalières et bénéfices jugés insuffisants. Il est convaincu d’une chose : à part le riz, tous les produits alimentaires connaissent une augmentation au niveau des prix. Quant à Mamadou Traoré, vendeur de pâtes alimentaires, il confirme aussi que le marché est devenu cher. Ainsi, le carton de certaines marques de macaroni spaghetti (Douba), qui coûtaient 5.000 Fcfa, se vend désormais à 5.100 Fcfa. Pour lui, la raison en est que les frontières avec certains pays sont fermées. Du coup, le marché est moins ravitaillé en ces produits comestibles. Les commerçants, qui en possèdent des stocks importants, se permettent de les vendre à des prix exorbitants. Sac en bandoulière, seau d’eau vide en main, cette clientèle mécontente de la cherté des prix clame sa colère. Trop, c’est trop, déclare-t-elle. A ses yeux, au Mali, ramadan est synonyme de cherté. Cela est connu de tous. Il est temps qu’on arrête de torturer les Maliens. Surtout dans ce contexte de vaches maigres où les choses tournent au ralenti. LN/MD (AMAP)  

Filière apicole : Les acteurs misent sur une meilleure promotion

Par Anne-Marie KEÏTA Bamako, 15 mai (AMAP) Le Mali dispose d’une flore abondante et diversifiée qui permet aux abeilles de s’approvisionner en nectar et pollen et de produire un miel de qualité. En outre, les producteurs de miel du pays disposent, aujourd’hui, de nouvelles techniques pouvant leur permettre d’accroitre et d’améliorer leur production. L’apiculture offre des opportunités à saisir pour résoudre le problème d’emplois, améliorer les revenus des ménages et assurer la sécurité alimentaire. Elle est, selon ses acteurs, une activité d’intérêts multiples, notamment, économique, écologique, alimentaire et thérapeutique. C’est pourquoi, le gouvernement accorde beaucoup d’importance à cette filière émergente. Déjà, les objectifs de production de miel pour les campagnes agricoles 2019, 2020, 2021 sont estimés, respectivement à 850, 1.520 et 1.670 tonnes de miel (9è session du Conseil supérieur de l’agriculture, mars 2019, ndlr). Selon ces prévisions, on peut affirmer que l’apiculture est une filière qui se professionnalise et qui figure déjà en bonne place parmi les filières émergentes, grâce à l’engagement des autorités et aux soutiens des partenaires techniques et financiers. Pour accroître la production et améliorer la qualité du miel et de la cire, le gouvernement, à travers le ministère de l’Elevage et de la Pêche, a mis l’accent sur l’amélioration des techniques de production, de récolte, de transformation et de conditionnement du miel et l’équipement des apiculteurs. L’accès des producteurs à la formation et l’acquisition des kits d’apiculture ont permis aux apiculteurs d’augmenter la production de miel et la qualité, répondant ainsi aux normes standard pour l’exportation. Les apiculteurs ont, désormais, entre leurs mains toute la technologie qui leur permettra de fournir un produit labélisé, qui pourra être vendu dans les supermarchés des plus grandes villes. Avec ces équipements, ils peuvent produire plus de miel et de cire tout en préservant les colonies d’abeilles qui étaient auparavant exterminées par le feu du fait de l’extraction traditionnelle du miel. L’acquisition des équipements offerts par l’Etat a permis à Seydou Dolo de produire plus de miel que d’habitude. Ce producteur écoule sur le marché local plus de 50 litres de miel par jour. L’activité constitue pour lui une véritable source génératrice de revenus pour toute sa famille. Les effets positifs de la consommation du miel ne sont plus à démontrer. « Mais, cet aliment nutritif fait souvent l’objet de fraudes qui le dénaturent, notamment par ajout de sucre par les revendeurs », fait remarquer Assétou Diarra, une revendeuse. Pour Boubacar Ballo, un autre revendeur, les lignes sont en train de bouger puisque notre pays est très avancé dans l’exportation du miel vers les pays européens. «L’apiculture a un lendemain meilleur, car, il y a la volonté d’aller de l’avant et dans l’intérêt de beaucoup de producteurs», dira-t-il, avant d’ajouter que le secteur peut être mieux valorisé, s’il bénéficie d’investissements adéquats et d’une bonne organisation des acteurs. Pour améliorer la production, certains producteurs s’organisent en groupement, association et coopérative. Ces différents groupements créent des réseaux de distributions dans les alimentations et grandes boutiques à travers la ville de Bamako. Avec l’implication de toutes les parties prenantes, l’appui du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA), à travers le projet «Abeilles», a permis au Mali de mettre en place une plateforme apicole nationale. Cette plateforme a pour objectif de contribuer au développement de l’apiculture pour faciliter la mobilisation des acteurs, la mise en œuvre des décisions de la Plateforme apicole africaine. Elle pourra, aussi, rassembler et coordonner les actions et les intérêts des parties prenantes, en tant que mécanisme national. Malgré ces atouts de la filière apicole, les professionnels évoquent certaines difficultés. Selon Bouba Diarra, les producteurs de miel sont désorganisés et cette mauvaise organisation joue sur le développement de la filière. A cela s’ajoute le manque de financement des projets apicoles. Bouba Diarra explique que pour faire de l’apiculture, il faut disposer de moyens nécessaires et suivre une formation professionnelle. Or, l’accès à ce financement est très difficile et ce, malgré les efforts du ministère de l’Elevage et de la Pêche. « Aussi, souligne-t-il, la filière apicole n’a pas beaucoup de partenaires techniques et financiers ». Bouba Diarra demande le soutien des autorités pour inciter les jeunes à faire la filière apicole. Une chose est de produire et une autre est de tirer des bénéfices de la production. Ainsi, les acteurs évoquent également des contraintes liées à la commercialisation, les produits apicoles n’étant pas bien commercialisés. Selon Mamadou Fomba, producteur de miel, le secteur apicole fait face à un problème d’organisation des acteurs impliqués dans la production. «Chacun agit de son côté et vend à son prix. Certains vendent le litre à 1500 Fcfa, d’autres à 1000 Fcfa, toute chose qui ne permet pas aux producteurs de profiter de leur activité. Et d’ajouter que les autorités et les partenaires techniques et financiers doivent en tenir compte afin d’y apporter des solutions. Mais ces difficultés, renchérira Mamadou Fomba, l’apiculture malienne a des lendemains meilleurs. AMK/MD (AMAP)

Campagne agricole 2020/2021: Le prix du kg de coton est de 200 Fcfa (PDG de la compagnie cotonnière)

Dioila, 15 mai (AMAP) Le président directeur général de la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT), Baba Berthé, a annoncé le prix de base du coton de la campagne agricole 2020/2021 qui est de 200 Fcfa. M. Berthé, en visite à Dioila et Fana, dimanche dernier, pour expliquer aux acteurs la conjoncture économique mondiale qui a influencé le prix du coton, a indiqué que cette baisse de prix est due à la situation mondiale difficile en raison des guerres commerciales et de la pandémie du Coronavirus. « Cette nouvelle situation difficile est, tout simplement, liée aux cours mondiaux du coton, eux-mêmes liés à la maladie du Covid-19 », a-t-il dit. En compagnie de plusieurs membres de son service et certains responsables des producteurs de coton, Baba Berthé a, également, annoncé que l’engrais ne sera plus subventionné. L’État va aider les cotonculteurs à hauteur de dix milliards de Francs cfa. Cette somme, selon M. Berthé, a permis aux responsables de majorer le prix du kilo du coton à 215 Fcfa. Comme moyens de sortir la tête de l’eau, M. Berthé a proposé aux paysans d’augmenter le rendement à l’hectare. Le PDG de la CMDT a invité les cotonculteurs « à garder espoir ». Les cotonculteurs, qui ont promis de continuer la production du coton au Mali, ont sollicité une augmentation de la subvention de dix milliards de l’État. En réponse, le premier responsable de la CMDT a promis de transmettre la requête des cotonculteurs. La rencontre présidée par le premier adjoint au préfet de Dioila, Adama Togola, avait été précédée par une visite de courtoisie aux autorités coutumières de la ville. DF/MD (AMAP)      

Visioconférence : Le PM et la Directrice de la Banque Mondiale au Mali passent en revue les opérations de l’Institution dans notre pays

Bamako, 13 mai (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé et la Directrice des opérations de la Banque mondiale au Mali, Mme Soukeyna Kane, ont passé en revue lundi, les opérations de l’Institution dans notre pays, par visioconférence, a appris l’AMAP de source proche de la Primature. Les deux personnalités ont échangé sur entre autres, le projet de riposte contre le Covid 19, le programme d’urgence en faveur des régions du centre et du Nord et la nouvelle stratégie d’engagement de la Banque dans notre pays. Le Chef du Gouvernement a invité les équipes à redoubler d’ardeur pour accélérer la mise en œuvre des interventions afin de soulager les populations. Le Premier ministre était accompagné pour la circonstance du ministre -directeur de cabinet à la Présidence, Dr Ibrahim Traoré, désigné Haut Représentant du Chef de l’Etat pour le COVID-19, du ministre de la santé et des affaires sociales, Michel Hamala Sidibé. KM (AMAP)

Ramadan à Diéma, sous une chaleur suffocante  

Par Ouka BA Diéma, 07 mai (AMAP) Le thermomètre affiche souvent 45°c. Le jour, il fait excessivement chaud. La fraîcheur commence à s’installer, à partir de minuit. Cette chaleur étouffante rend difficile les conditions du jeûne à Diéma, dans cette partie ouest de la bande sahélienne au Mali. Des sachants, qui nous disent que le jeûne, deuxième pilier de l’Islam, a des vertus expiatoires, ne croient pas si bien le dire au vue des énormes sacrifices que la pratique demande, surtout en cette période de canicule. A Diéma, dès que le mois de ramadan arrive, la vente de la glace s’intensifie. Ici tout le monde vend de la glace, hommes, femmes et jeunes, riches et pauvres, tous s’adonnent à cette activité lucrative. Depuis l’implantation d’Energie du Mali (EDM) dans la ville de Diéma, les populations ne sont plus obligées de faire venir de la glace de Nioro, un cercle voisin, distant de 105 km. Des congélateurs existent partout où il y a de l’électricité. Selon les estimations, on dénombre aujourd’hui plus de 1000 frigos dans la ville de Diéma. Une seule personne peut avoir à son compte jusqu’à dix réfrigérateurs, rien que pour la production de la glace. De petites unités de fabrication de glace existent, même si elles sont minoritaires. Durant cette période, un morceau de glace, c’est-t-à dire, l’équivalent du contenu d’un sachet d’un kilogramme, est vendu à 150 Fcfa. Chez les petits  revendeurs, le prix est doublé voire triplé. Tous les jours, certains parcourent des kilomètres, à moto ou en voiture, pour ravitailler leurs clients. Bakary, conducteur de moto taxi, s’est entièrement consacré, comme plusieurs de ses compagnons, au transport de la glace. Tous les jours, il part livrer de la glace à Tinkaré. Interrogé sur son gain, l’homme a préféré garder le silence. Dépassé par le volume du travail, Sidy compte engager un manœuvre pour l’aider dans sa tâche. Il le faut, dit-il, avec insistance, « sinon tout l’argent passera sous mon nez ». Ibrahim est propriétaire d’une unité de fabrication de glace, au quartier Konté Counda. Il possède deux grandes caisses, raccordées chacune, à un climatiseur. « Avec les congélateurs, explique-t-il, la capacité de conservation de la glace est limitée. C’est pourquoi, j’ai installé ces caisses pour pouvoir satisfaire les commandes de mes clients, qui viennent en majorité de la périphérie ». Mais l’homme se plaint des coupures récurrentes d’électricité. « Hier soir, le courant a été coupé à trois reprises. La troisième fois, j’ai débranché tous mes appareils, pour aller me coucher », dit-il, en rangeant soigneusement, aidé par les enfants, une importante quantité de sachets d’eau. Souleymane a son unité de fabrication de glace située non loin de la mairie. Sur place, son gérant explique : « Chacune de nos caisses peut contenir jusqu’à 100 morceaux de glace. Si on les charge de glace le matin, à 14 heures, on  enlève les premières briques pour les remplacer par des sachets d’eau ». « Ic,i  un morceau de glace était vendu à 100 Fcfa, mais quand on a reçu des consignes, on a augmenté le prix à 150 Fcfa », ajoute-t-il. Mme Ramata Soucko, vendeuse de glace, ne se plaint pas en termes profit. Cette quadragénaire se rend, chaque matin, après avoir pris son repas de jeûne avant l’aube, dans une unité de fabrication de glace, pour être parmi les premières personnes à être servies. Cet homme fait le commerce de glace. Il vend un morceau de glace à 500 Fcfa, dans des villages reculés, en tenant compte de la distance. « C’est à prendre ou à laisser », disait-il à ses clients qui le trouvaient cher. Dans ces contrée, on le qualifie de « téfé » (vendeur qui exagère sa marge de bénéfice sur ses produits qu’il a eus à moindre). « Il a l’intention de prendre une nouvelle femme. Pour cela, il lui faut tout l’argent de la ville », lance un homme pour le charrier. Les coupures intempestives d’électricité entravent parfois la bonne marche de cette activité commerciale. L’électricité fournie par EDM ne couvre pas totalement la ville de Diéma. Seuls quelques quartiers en bénéficient. On ne serait pas étonné que la couverture complète en électricité de la cité soit l’une des premières requêtes des populations de Diéma. OB/MD (AMAP)

Covid-19 : Le FMI débloque 120,8 milliards F CFA pour le Mali

Bamako, 2 mai (AMAP) Un décaissement d’urgence d’environ 200,4 millions de dollars US, soit 120, 866 milliards FCFA, en faveur du Mali, au titre de la Facilité de Crédit Rapide (FCR) et pour le Rééchelonnement de l’accès dans le cadre du Programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC),  a été approuvé jeudi par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), a appris l’AMAP de source officielle. Cet accompagnement qui s’ajoute aux ressources dégagées par l’allègement immédiat du service de la dette au titre du fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (fonds fiduciaire ARC), contribuera à lutter contre l’épidémie du Coronavirus  et ses conséquences au Mali. Il permettra également de favoriser des financements des autres partenaires au développement. Les Administrateurs du Conseil ont relevé que la pandémie du coronavirus (COVID-19) a eu un impact négatif important sur l’économie malienne et a exacerbé les défis sociaux et de sécurité auxquels le Mali est confronté. Ils ont salué la réponse rapide du gouvernement malien pour contenir la pandémie et ses conséquences, à travers les mesures qui ont été prises avant de noter que l’augmentation rapide des dépenses de santé, de protection sociale et les mesures de soutien à l’activité économique engendreront un élargissement justifié du déficit budgétaire durant l’année 2020. Les administrateurs ont, à cet effet, convenu que ce décaissement, aiderait le Mali à répondre à ses besoins de financement immédiats et jouerait un rôle de catalyseur en mobilisant un soutien supplémentaire des donateurs. S’agissant de la transparence et de l’obligation de rendre compte de l’utilisation des fonds d’urgence, les Administrateurs du FMI se sont félicités de l’engagement du gouvernement malien à présenter des rapports trimestriels, à effectuer un audit ex post et à publier les informations sur les projets de marchés publics. KM (AMAP)

Sikasso : Le Conseil régional planche sur son budget additionnel et le plan opérationnel 2020

Sikasso, 28 avril (AMAP) Les membres du Conseil régional de Sikasso et les représentants de certains services techniques ont planché, du 22 au 24 avril dernier, sous la présidence du premier responsable de la collectivité territoriale, Yaya Bamba, sur le budget additionnel et le plan opérationnel 2020 de la région de Sikasso. A l’entame des travaux, le président du Conseil régional a vivement remercié les conseillers membres de la collectivité régionale, les agents techniques du Conseil et les représentants des services techniques déconcentrés de l’Etat pour leurs efforts dans le cadre du développement de la 3e région Le budget additionnel 2020 a été conçu en tenant compte des résultats du compte administratif 2019 et vise à apporter certaines corrections au budget primitif 2020. Les recettes de fonctionnement, qui s’élèvent à plus de 507 millions de Fcfa, sont essentiellement constituées des ajustements et des reports en addition au budget primitif 2020. Les recettes d’investissements qui s’élèvent à plus de 3 milliards sont aussi constituées des ajustements et des reports de l’exercice précèdent. Selon le rapport du Conseil régional, les dépenses d’investissement se rapportent à la construction et à la réhabilitation d’ouvrage de franchissement, de pistes agricoles et à la réalisation d’installations techniques et d’acquisition de matériels. La Région de Sikasso possède d’énormes atouts, entre autres, une pluviométrie relativement bonne (700 à 1500 mm de pluie par an), l’existence d’un potentiel de productions agro-sylvo pastorales ainsi qu’un potentiel touristique et culturel. Mais la Région est confrontée à 10 problèmes prioritaires conformément à son Plan stratégique de développement régional (PSDR). Il s’agit, entre autres, de l’insuffisance d’aménagements agro-sylvo-pastoraux et piscicoles, d’unités de transformation, de conservation et commercialisation des produits. Le Conseil régional de Sikasso a élaboré un plan stratégique de développement couvrant la période 2011-2020. Ce plan stratégique constitue le cadre de référence pour les investissements socio-économiques, culturels et un instrument de pilotage, de coordination qui fait office de porte d’entrée de l’ensemble des acteurs intervenant dans le développement régional et local de Sikasso. Dans le cadre du plan opérationnel 2020, le Conseil régional de Sikasso envisage de choisir des investissements dont les études de faisabilité sont déjà réalisées. Les critères de sélection de ces investissements en fonction de leur nature (aménagement hydro-agricole, piste rurale, équipements marchands, technologies de transformation des produits agricoles) seront définis par les plateformes Développement Economique Régional (DER) et Développement Economique Local (DEL), ils seront validés par le Conseil régional, en collaboration avec les services techniques déconcentrés de l’Etat. Les investissements qui seront réalisés soutiendront la dynamisation des espaces économiques partagés. Le processus de mise en œuvre participative et inclusive du DER de l’année 2020 est soutenu par le financement des projets territoriaux et des projets productifs d’intérêt régional portés par des acteurs privés. Ces financements sont assurés par les contributions de la coopération suisse, de l’ambassade du royaume de Danemark, de l’Etat et du Conseil régional. FD/MD (AMAP)

Coronavirus : Paiement électronique privilégié pour le crédit d’électricité et le règlement des factures

Par Oumar Diakité Bamako, 10 avril (AMAP) Coronavirus oblige, chacun doit adopter des comportements qui protègent et sauvent les autres. Ainsi se résument les mesures préventives décidées par les autorités du pays face à l’expansion de la pandémie. Chaque service d’Etat et/ou entreprise s’engage sur cette voie obligatoire, bénéfique pour la santé populaire, dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus. Des signes portent à croire que les Maliens sont en passe de se conformer aux dispositifs préventifs décrétés par le gouvernement contre la maladie à coronavirus. C’est le moins qu’on puisse dire suite à une sensible hausse des achats de crédits ISAGO et du paiement des factures d’électricité en ligne. A Energie du Mali (EDM), en application des mesures de prévention prises contre le coronavirus, la clientèle est invitée à privilégier les moyens de paiement électroniques (Orange Money, Mobicash et autres), pour le règlement des factures et l’achat. Il s’agit, aussi, par la même occasion, d’éviter les attroupements devant les guichets et respecter les consignes sanitaires et d’orientation à l’entrée de ses services. Cet appel semble ne pas être tombé dans les oreilles d’un sourd. Du moins, c’est ce qui ressort de notre enquête, mercredi 8 avril 2020, dans la matinée dans certaines agences de paiement en ligne des crédits et factures d’électricité. HAUSSE DES OPERATIONS EN LIGNE – A l’agence Sotelma-Malitel de Bamako-coura, les dispositions sanitaires exigent de tout usager de se plier au lavage des mains au savon pour accéder au service. Un vigile à l’entrée nous indexe le kit de lavage des mains. Ce n’est pas la grande foule dans le local, donnant l’impression d’un jour de travail plus qu’ordinaire. Les employés se protègent en portant gants et masque couvrant la bouche et le nez. A notre entrée dans son bureau, la cheffe d’agence, Mme Samoura Dioncounda Kéita, se précipite pour attraper son cache-nez avant de nous inviter à nous asseoir. Nous avons compris que la responsable de cette structure mesure la gravité de la menace de la maladie à coronavirus. Après les salutations d’usage, elle confirme l’affluence assez importante des clients MobiCash pour l’achat de crédit d’électricité ISAGO. Selon Mme Samoura Dioncounda Kéita, son agence n’a jamais enregistré autant de clients pour des opérations d’achat en ligne. Elle a même été débordée, à l’en croire. « Il y a eu une augmentation du taux de paiement de factures d’électricité et d’achat de crédits ISAGO », a-t-elle dit, en souriant. «Le jeudi 2 avril 2020, nous avons reçu dans notre agence une masse de clients qui ont rechargé leur compteur prépayé via MobiCash. Et c’était, surtout, des gens qui ont rencontré des problèmes en rechargeant leur compteur. J’ai été, moi-même, obligée d’aider l’agent chargé de cette tâche afin de satisfaire la clientèle. Je suis restée au bureau jusqu’à 18 heures après avoir appelé un à un chaque client au téléphone pour m’assurer qu’ils ont eu satisfaction », raconte la cheffe d’agence de Bamako-Coura. Selon elle, c’était la première fois que son agence recevait une si forte demande de rechargement ISAGO. Mme Soumaré Dioncounda Kéita pense que les gens sont en train de se rendre compte de la gravité de la maladie. « Sans pouvoir vous donner de taux réel des paiements, je peux vous dire qu’il est positif de noter la prudence de la population face au coronavirus. Tout le monde est conscient », estime-elle. « L’autre jour, un de mes parents vivant en Occident m’a appelée pour me dire qu’il faut deux mois à notre pays pour connaître réellement la gravité de coronavirus. Cela m’a davantage encouragée à ne pas négliger les mesures sanitaires préconisées», raconte Mme Soumaré. A l’agence Orange Mali, du rond-point Eléphant, on s’abstient de parler de l’augmentation des paiements de factures et des achats de crédits d’électricité ISAGO via Orange-Money après la décision de EDM. On nous redirige sur la direction générale où il y a une division statistique qui pourra mieux nous édifier. L’atmosphère est silencieuse à la direction générale de cette structure. Elle est presque vide, a-t-on le sentiment. On nous fait savoir, à l’accueil, que le personnel est réduit, suite à la menace du Covid-19 et qu’il n’y a pas d’interlocuteur à la division statistique. MESURES BARRIERES – Au guichet EDM de paiement de factures et d’achat de crédits ISAGO à N’Tomikorobougou, ce n’est pas une affluence des jours ordinaires. Des sièges disposés en respectant la distance réglementaire d’un mètre sont occupés par quelques clients qui attendent d’accéder à la salle de paiement. Personne n’entre sans laver les mains au savon installé, sous la surveillance d’un vigile. Aux dires de la guichetière, Mme Cissé Coulibaly, les abonnés viennent généralement effectuer leur achat du 1er au 5 de chaque mois. A l’agence EDM du Centre commercial, la cheffe Mme Sanogo Massaran dit faire de son mieux pour « faire respecter les consignes sanitaires même s’il y a des clients qui veulent passer outre ». Ici, pour éviter l’attroupement à l’intérieur de l’agence, les clients sont contraints d’attendre à l’entrée du service. C’était le même scénario à l’agence de Lafiabougou. La consigne est très claire : il faut empêcher l’accès d’un grand nombre de clients dans les locaux. OD/MD  

Mali : Une contribution de 500 millions FCFA du secteur privé malien pour le Fonds spécial Covid-19

Bamako, 7 avril (AMAP) Une délégation du secteur privé malien conduite par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily a remis lundi au Premier Ministre la somme de 500 millions de francs CFA de contribution au Fonds Covid -19, au cours d’une audience à la Cité administrative, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée par la Cellule Communication et Relations publiques de la  Primature. Le Chef du Gouvernement  a, au nom du Président de la République,  témoigné de la reconnaissance de la nation toute entière face à ce geste de solidarité avant  d’assurer les généreux donateurs, qu’il sera mis en place, un cadre de gestion des fonds, impliquant le secteur privé, pour garantir une gouvernance transparente des ressources. Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Youssouf Bathily a, au nom de l’ensemble des opérateurs économiques privés du Mali,  remercié le Gouvernement du Mali pour son approche participative de la gestion de la lutte contre la pandémie du COVID-19. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce,  Mohamed Ag Erlaf et des membres du Cabinet du Premier Ministre. KM (AMAP)