Production de mangues au Mali : La transformation reste le défi

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 02 juillet (AMAP) «Des clients se plaignent, chaque jour, de la qualité de mes mangues. Pourtant, c’est grâce à cette activité que j’arrive à tirer mon épingle du jeu, notamment en cette période très difficile financièrement ». Fatoumata Kéita, vendeuse de mangues à Kati, depuis cinq ans, se plaint ainsi de la mévente actuelle de ce fruit très prisé. « J’ai des difficultés à trouver des mangues de qualité. Pour m’approvisionner, actuellement, en mangues, je fais le tour de trois à quatre vergers. Après ce périple, je me retrouve avec des mangues que personne n’achète. C’est la mévente», enchaîne-t-elle, découragée. Comme elles, la plupart des vendeuses, qui ont fait du commerce de mangue leur activité génératrice de revenu de premier ordre, sont confrontées à cette situation. Cela, chaque année, vers la fin de la saison des mangues. Parmi elles, Awa Diarra. Elle, aussi, se plaint de ne plus pouvoir écouler ses fruits vedettes. En cause l’anthracnose. Cette maladie fongique dont est atteinte la mangue, généralement, pendant la floraison et tout au long de la formation, entraîne souvent une décomposition rapide du fruit. C’est une maladie favorisée par les piqûres d’insectes comme les mouches qui offrent une porte d’entrée idéale pour l’installation du champignon dans la culture. Cette situation pose la problématique de la transformation de la mangue, visiblement chère à Awa Diarra. Elle dit que grâce aux technologies innovantes, la mangue peut être transformée en produit séché, en confiture, en jus et même en purée pour permettre sa conservation et sa commercialisation à long terme. «En la transformant en mangues séchées, elle peut être conservée plus longtemps et même être commercialisée hors de notre pays», soutient la vendeuse de mangues à Kati. Qui déplore le manque de formation et de moyens financiers pour lancer son business de transformation de la manque. « Ces pertes qui constituent un manque à gagner énorme pour notre économie, peuvent être évitées s’il existe un créneau de valorisation de ce fruit », ajoute Alidou Kéita. Pour ce propriétaire de verger, le potentiel disponible est immense mais reste sous-exploité à cause du faible moyen technique, financier et en termes de formation adéquate. Il cite en exemple les grandes zones de production comme Sikasso où, faute de moyens, des quantités importantes de mangues pourrissent, chaque année, dans les plantations. Selon une étude du Programme compétitivité et diversification agricole (PCDA) réalisée en 2009, le Mali a un potentiel de production estimé à 575.000 tonnes de mangues, par an, toutes variétés confondues. Mais Seulement 8.673 tonnes sont transformées. Au regard de cette potentialité, l’accès aux moyens de transformation par séchage, en jus et autres, offre des perspectives de revenus intéressants pour nos familles rurales. Ainsi, pour valoriser la filière, le gouvernement et ses partenaires au développement ont installé des unités de transformation dans certaines régions. Le but étant la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des acteurs du secteur. Le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), initié à cet effet par le ministère de l’Agriculture, entre dans le cadre d’une stratégie gouvernementale visant la valorisation de l’agriculture commerciale. Ses composantes 1 et 2 s’intéressent à l’augmentation, la transformation, l’exportation de mangues et à la consolidation de l’accès aux zones de productions de mangues. Financé par la Banque mondiale et le gouvernement, il appuie techniquement et financièrement les acteurs de la filière en matière de transformation. Grace à ces appuis, la quantité de mangues transformées est estimée à 8.673 tonnes, au sortir de la campagne 2019, selon le spécialiste des filières et alliances productives du PACAM. « Cette quantité est repartie en mangues séchées (75.369 tonnes), transformée en purée (6.910 tonnes), en concentrée (1.681 tonnes), en confiture (2,7 tonnes), en nectar (3,56 tonnes) et en sirop (1,3 tonnes) », détaille Aliou Kassogué. Le projet est, selon lui, très regardant sur la qualité de la mangue transformée. En la matière, la priorité est donnée à la préservation de la santé des consommateurs. «Les mesures d’hygiène et sanitaires sont respectées par les unités de transformation membres de l’interprofession et qui sont officiellement enregistrées au niveau de cette structure faitière», assure-t-il. « Chaque unité de transformation rédige un diagramme de fabrication comprenant les opérations unitaires de fabrication, selon leur succession dans la confection du produit », ajoute l’expert, précisant que les industries ayant déposé des demandes au PACAM et évaluées par le projet sont estimées à une trentaine. « A chaque étape, poursuit notre interlocuteur, tous les intrants nécessaires sont spécifiés, les quantités à utiliser détaillées ». En dépit de ces efforts, ces unités installées, qui sont insuffisantes en nombre et en capacités installées, ne transforment qu’une infime quantité de mangues fournies par ces grandes zones de production. Ce qui interpelle les acteurs de la filière. Un paradoxe, si l’on sait que ces industriels sont souvent confrontés, eux aussi, à la mévente des produits finis qu’ils mettent sur le marché national. AMK/MD (AMAP)

Koro : Le trafic entre le Mali et le Burkina Faso reste toujours bloqué

Koro, 25 juin (AMAP) Le trafic routier, à partir de Koro, est interrompu entre le Mali et le Burkina Faso, depuis le sabotage du pont de Bih, sur la Route nationale (RN) 15, il y a sept mois, rendant pratiquement impossible les échanges commerciaux entre les localités situées de part d’autres de la frontière, a constaté l’AMAP sur place. La fermeture de cette route qui est la principale voie de ravitaillement de toute la Région de Mopti n’est pas sans conséquence sur le quotidien des populations. Elles sont privées de nombreuses marchandises, légumes et autres denrées alimentaires. Les commerçants, les transporteurs, les transitaires et les voyageurs, chacun, à son niveau, vit les affres de cette situation. A.G, président du syndicat des transporteurs routiers de Koro, indique que la profession ne sait plus à quel Saint se vouer, après avoir frappé à toutes les portes. Selon lui, toutes les autorités du pays sont informées de la rupture du trafic sur ce tronçon, depuis plus de 7 mois. « Un moment, on avait eu un peu d’espoir quant à une reprise du trafic avec le début des travaux de réparation du pont, Malheureusement, les terroristes ont piégé le site du chantier avec une mine qui a fait des victimes parmi les travailleurs de l’entreprise chargée de la réparation du pont. Depuis, les travaux sont arrêtés », dit-il. Aujourd’hui, les seuls moyens de transport opérationnels entre les deux pays, à partir de Koro, au Mali, sont les tricycles communément appelés ‘Katakatani’. Ces engins font le transport de marchandises et de personnes dans des conditions souvent très dangereuses. Le prix de transport entre Koro (Mali) et Ouahigouya (Burkina Faso), qui était de 2500 Fcfa en temps normal, varie, de nos jours, entre 4500 et 7000 Fcfa ». M.S, un propriétaire de tricycle, qui fait la navette entre Koro et Ouahigouya, nous explique que son business marche bien, même s’il est conscient du danger. « On n’emprunte pas la RN15. Nous passons par des pistes rurales entre les villages. Des fois, nous croisons des hommes armés, Au début, ils ne disaient rien mais maintenant, ils n’acceptent pas de voir les hommes et les femmes ensemble dans un même tricycle. Emprunter ce trajet pour un homme sans être conducteur de tricycle est très dangereux », dit notre interlocuteur. Selon lui, il y a plusieurs groupes, Certains sont vraiment hostiles à la présence d’hommes dans la forêt. Cette solution alternative de voyager avec les tricycles risque de s’arrêter aussi avec l’hivernage. Il y a des zones marécageuses et des rivières qui feront que le trafic sera impossible pendant l’hivernage. La douane et les services de transit sont au chômage technique, avec l’arrêt du trafic sur le tronçon Koro-Burkina Faso. Y.O, un transitaire, explique que face à la situation, qui perdure, son entreprise a trouvé une alternative, en délocalisant ses bureaux à Benena, dans le Cercle de San. « Nous donnons rendez-vous à nos clients qui rentrent par Benena maintenant pour ne pas rester au chômage », nous explique-t-il. Même si avec le temps les populations commencent à s’adapter, peu à peu, à la situation, les impacts de la rupture du trafic sont perceptibles à tous les niveaux : hausse du prix de certaines denrées, chômage dans certains secteurs, baisse de d’activités au niveau de la douane et des impôts, difficultés d’écouler les produits locaux et de s’approvisionner en certain produits importés. Les acteurs et les populations, qui se débrouillent malgré les embûches, espèrent des deux pays la reprise du trafic routier sur la RN15 entre le Mali et le Burkina Faso. MN/MD (AMAP)

Orpaillage traditionnel au Mali : L’organisation passera par les couloirs et les coopératives d’exploitation

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 17 juin (AMAP) Un drame survenu, la semaine dernière, dans la carrière principale de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (Semos), la récente ruée vers l’or à Gao et Kidal, dans le Nord du Mali, doivent convaincre les acteurs de l’exploitation traditionnelle du métal jaune de la nécessité de restructurer le secteur. Cette activité, qui occupe des milliers de personnes, s’exerce encore dans une certaine anarchie. Les acteurs sont unanimes pour dire qu’une structuration, à travers les couloirs et les coopératives d’exploitation pourrait être profitable aussi bien aux exploitants qu’à l’Etat. Cela, afin de faire de l’orpaillage un levier essentiel du développement socioéconomique de notre pays, notamment les localités et communautés riveraines. L’objectif étant de préserver des vies humaines, les intérêts des compagnies minières et accroître la production nationale estimée à 71 tonnes d’or, en 2019, dont 65,1 tonnes pour la production industrielle. Adopté le 21 août 2019, en Conseil des ministres, le nouveau Code minier définit l’orpaillage comme étant « l’activité à petite échelle consistant à récupérer l’or contenu dans les gîtes primaires, alluvionnaires et éluvionnaires à l’intérieur d’un couloir d’exploitation artisanale par les procédés manuels associant des équipements rudimentaires, sans utilisation de produits chimiques ». Il peut être indifféremment appelée orpaillage traditionnel ou orpaillage artisanal ou manuel, le tout désignant la même activité exercée dans un couloir d’exploitation artisanale. Cette activité profitable à des milliers de Maliens est aujourd’hui menacée, à en croire le président de la Chambre des mines du Mali. Pour prévenir ce scénario catastrophe, Abdoulaye Pona propose de dégager des couloirs d’orpaillage ou d’exploitation artisanale suivant un arrêté ministériel. « La Chambre les mettra alors à la disposition des collectivités concernées par l’orpaillage », assure Abdoulaye Pona. En la matière, une coopérative sera créée. Chaque village fournira un nombre défini d’acteurs pour ce faire. La coopérative, ainsi mise en place, sera déployée au niveau du couloir. « Seuls les membres de la coopérative, exclusivement des Maliens, auront accès à ce couloir », indique notre interlocuteur. Pour qui, cette approche contribuera à la création d’emplois. En ce sens qu’elle prévoit la mise en place de 300 coopératives, à raison de 30 Unions coopératives par zone d’orpaillage, notamment dans les Régions de Koulikoro, Kayes et Sikasso. « Pour la traçabilité de l’or produit, une centrale d’achat composée de kiosques sera instituée. Chaque coopérative sera dotée de 15 comptoirs d’achat qui réuniront l’or produit sur ces placers-là », explique M. Pona. « La seule et bonne manière d’encadrer l’orpaillage, c’est d’organiser les orpailleurs en coopérative comme dans le domaine de l’agriculture », renchérît le président de la Confédération nationale des sociétés coopératives des orpailleurs du Mali (CNSCOM-COOP-CA), créée en 2019. Pour ce faire, explique Amadou Sanoussi Daffé, les coopératives sont en train de migrer vers le nouveau système de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA). C’est-à-dire passer du système de récépissé à l’immatriculation. Cela responsabilise non seulement les orpailleurs, mais les rend juridiquement opérationnels. En conséquence, ils amélioreront leur production et leur productivité, pense-t-il. DES CENTAINES DE COOPERATIVES – L’Etat profitera, ainsi, de cette réorganisation car les coopératives payent des taxes aux collectivités. « Cette formule permet de financer également le secteur de l’orpaillage », ajoute le président de cette Confédération qui regroupe, aujourd’hui, 380 coopératives dans les trois zones d’orpaillage (Kayes, Koulikoro, Sikasso). Précisant que cette activité nourrit actuellement deux millions de personnes, Amadou Sanoussi Dafé soutient que la méthode permettra à l’Etat de disposer de statistiques fiables. Disposer de statistiques fiables et faire de l’orpaillage un vecteur de progrès social et économique, tel est l’objectif du département en charge des Mines. « Le résultat attendu, c’est de savoir exactement quelle quantité d’or est produite par l’orpaillage. Il s’agit aussi de faire en sorte que les populations environnantes et l’Etat aient des retombées et que des activités génératrices de revenus soient créés partout. Que le système d’éducation soit installé, la santé assurée, l’eau potable disponible pour tous, etc. », espère-t-on du côté du département. Des services sociaux de base à la satisfaction desquels l’orpaillage pourrait contribuer s’il est bien géré. Des orpailleurs, rencontrés, vendredi dernier, à Sadiola, en marge de la visite de la ministre des Mines et du Pétrole, demandent la mise à disposition sur les permis des sociétés minières des couloirs d’orpaillage. « Cette demande est une aberration », rétorque le premier responsable d’une société minière, qui a requis l’anonymat. Tout en reconnaissant la nécessité de répertorier les acteurs, de réglementer les méthodes d’exploitation, de contrôler la production et de mettre en place des infrastructures pour sécuriser les personnes et les biens, il précise que les sociétés minières ne demandent que le respect de leurs permis miniers légalement attribués par l’Etat du Mali. « Qui, selon lui, doit faire respecter l’ordre et la loi en protégeant ces permis de l’exploitation illégale et incontrôlée des orpailleurs ». Personne ne peut obliger les sociétés minières à accorder des couloirs d’orpaillage, tranche la ministre des Mines et du Pétrole. « Celles-ci disposent de convention d’établissement en bonne et due forme », a argumenté Mme Lelenta Hawa Baba Ba, lors d’une rencontre à Sadiola. Précisons qu’une convention d’établissement est, selon le Code minier de 2019, l’accord établi au moment de la demande de permis de recherche entre l’Etat du Mali et le demandeur qui fixe les droits et les obligations des parties dans le cadre de la recherche et de l’exploitation de substances minérales. Toute chose qui n’a pas empêché des mines de donner des sites où existe le potentiel. « L’Etat aussi en a donné », tempère la ministre. « Aussi, ajoute-t-elle, des partenaires sont prêts à accompagner les orpailleurs en mettant à leur disposition des machines adaptées et appropriées ». Pour le président de la Fédération nationale des orpailleurs du Mali (FNOM), les couloirs contiennent très peu de minerais. Seydou Keïta estime qu’il faut, pour une meilleure organisation du secteur, recenser les matériels utilisés dans l’orpaillage pour sortir du circuit ceux qui ne sont pas adaptés. Révélant que nous avons 356 sites d’orpaillages dont six à Kidal et un Gao, soit 349 dans

Inquiétudes pour le chantier du barrage Hontongolo de Yélimané

Yélimané, 15 juin (AMAP) L’aménagement de dix bas fonds de 1143 ha, dans le Cercle Yélimané, pour plus de trois milliards de Fcfa, suscite des inquiétudes parce que le chantier traîne en longueur douchant le grand espoir les travaux avaient fait naitre. « Nous avons peur de perdre plus de trois milliards d’investissement de l’État (plus précisément 3 270 516 662 Fcfa) mais surtout l’espoir de réduction du chômage, de réduction de l’immigration irrégulière et d’émancipation féminine », affirme Soumaïla Kandé Diakité, maire de la Commune rurale de Guidimé (Yélimané). Ces travaux, lancés en grandes pompes, dans le village de Makana, par le ministère de l’Agriculture, le 21 décembre 2019, pour une durée d’exécution de six mois, (fin juin 2020) sont, à la date du 12 juin, à un taux d’exécution moyen de 20% avec 90% de temps consommé, selon le représentant du service de contrôle NOVEC/BIRAD à Yélimané, Alphady Cissé. Aujourd’hui, l’inquiétude a gagné non seulement les populations bénéficiaires mais aussi le Conseil communal de Guidimé qui est le plus grand bénéficiaire avec 1 300 000 000 de Fcfa d’investissement. Le 02 juin, une mission du Conseil communal de Guidimé accompagnée de six chefs de villages bénéficiaires, du Comité de gestion du barrage de Hontongolo, a fait des constats amers. Le taux d’exécution était de moins de 10,55%. Il ressort, également, des insuffisances de main d’œuvre, d’eau et de matériaux de construction. Le Conseil communal aurait alerté le ministère de l’Agriculture ainsi que l’Organisation de la mise en œuvre du fleuve Sénégal (OMVS) qui est le maître d’ouvrage. Selon le responsable de l’Agence de développement rural du fleuve Sénégal (ADRS), le maître d’ouvrage délégué à Yélimané, « le retard est consommé ». Cependant, il assure que le projet sera réalisé. Plusieurs options sont à envisager : une rallonge de durée d’exécution avec possibilité de pénalité, une résiliation de contrat avec l’entreprise SIETRA pour l’attribuer à une autre entreprise. AS/MD (AMAP)  

Koutiala : La nouvelle direction régionale des douanes opérationnelle

Koutiala, 15 juin (AMAP) Les douanes du Mali ont une nouvelle direction régionale a Koutiala qui a été inaugurée, samedi, lors d’une cérémonie présidée par le préfet, représentant le Gouverneur de région, a constaté l’AMAP. Cette cérémonie a été, aussi, l’occasion du lancement des activités de la nouvelle structure et l’installation de son directeur, Mohamed Coulibaly, en présence du 1er vice-président du Conseil de cercle, du maire de la Commune urbaine de Koutiala, des députés, du directeur général des douanes du Mali, des opérateurs économiques et de plusieurs autres personnalités. Dans son discours de bienvenue, le maire, Oumar Bah Dembélé, a remercié et félicité les autorités nationales pour avoir doté sa localité d’une telle structure qui va, non seulement, contribuer à sécuriser l’économie, mais aussi les personnes et leurs biens. Quant au directeur général des Douanes, Mahamet Doukara, il a expliqué que la mise en service  d’une nouvelle direction douanière dont celle de Koutiala, est une réponse à l’obligation de bonne gouvernance prônée par les hautes autorités du pays mais, aussi, aux multiples défis auxquels fait face la douane malienne. Il a cité, au nombre de ces défis, la simplification et la facilitation des procédures offertes aux usagers. Le choix de Koutiala pour abriter une direction régionale de la douane n’est pas fortuit, selon son premier responsable. « Ville industrielle, Koutiala compte plusieurs unités industrielles, d’égrenage de coton, huileries, d’aliments bétail, savonneries. Par sa position de carrefour, la ville est devenue, au fil des années, un très grand centre d’échanges où le commerce et le transport sont florissants, grâce au dynamisme de ses opérateurs », a dit M. Doukara. La nouvelle direction est constituée du bureau principal des douanes de Koutiala ouvert à toutes les opérations de dédouanement, à l’exclusion de celles réservées au bureau spécialisé. Le bureau secondaire de Koury, à la frontière avec le Burkina Faso, ouvert à l’exportation sans limitation de valeurs, à l’importation pour les opérations de droits communs, d’une valeur inférieure ou égale à trois millions de Fcfa. Il est, par contre, fermé à tous les régimes suspensifs à l’exception du transit. Le poste gérant une recette de Boura, dans le Cercle de Yorosso, dont l’opérationnalisation ne saurait tarder. Il est ouvert à l’exportation et à l’importation pour les opérations de droit commun d’une valeur inférieure ou égale à 250 mille Fcfa. La brigade mobile d’intervention de Koutiala dont la création est en cours et aura pour vocation de surveiller les intervalles entre les bureaux, de rechercher et d’intercepter et de réprimer la fraude dans la région. La direction régionale compte deux divisions comprenant quatre sections dont la section recherche et intervention. Toutes ces structures sont animées par une quarantaine d’agents des douanes, tous grades confondus, équipés d’une dotation renforcée en matériels et véhicules grâce à l’appui du départ. Selon le DG de la douane, « ce dispositif, devrait permettre de rehausser la contribution de la Région, dans la réalisation des recettes au profit du Trésor public. De renforcer la protection des industries nationales, de mieux lutter contre la fraude et la criminalité transnationales ». Bref, de promouvoir un meilleur environnement des affaires, propice à la création des richesses. « La nouvelle direction dont nous célébrons l’opérationnalisation, travaillera sous le leadership du Gouverneur, en synergie avec les autres services de l’Etat et en partenariat avec toutes les organisations faitières de la Région, notamment avec la représentation de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali », a conclu Mahamet Doukara. Le préfet de Koutiala, Youssouf Niaré, représentant le Gouverneur de Région, a relevé que l’opérationnalisation de la région douanière de Koutiala va donner un coup d’accélérateur très important à l’opérationnalisation des autres services régionaux. Youssouf Niaré a rappelé que l’opérationnalisation des nouvelles régions du Mali a été instruite en priorité absolue du gouvernement du Mali. Car elle « demeure l’une des recommandations majeures du Dialogue national Inclusif, qui a regroupé l’ensemble des Forces vives de la nation, en décembre 2019 ». Le préfet s’est réjoui de la mise en place progressive des services régionaux pour le grand bonheur des populations de Koutiala. Il a rassuré le DG de la douane que tout sera mis en œuvre pour une parfaite opérationnalisation de cette structure stratégique, non seulement pour la mobilisation des ressources nécessaires à l’Etat, mais aussi pour sa contribution qualitative dans la sécurisation des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire régional de Koutiala. IB/MD (AMAP)

Classement 2020 des villes les plus chères: Bamako est 22è en Afrique et 142è mondiale

Bamako, 13 juin (AMAP) Bamako est la 22è ville la plus chère en Afrique, sur 42 capitales africaines, selon le 26è rapport du cabinet américain Mercer, spécialisé dans le classement des villes du monde entier, en termes de coût de la vie pour les expatriés. La capitale malienne arrive juste après Cotonou, la capitale béninoise 21è (140è mondiale), et avant Lomé la capitale du Togo, 21è (154è mondiale) et se classe 142è sur 209 cités évaluées au plan mondial. Elle gagne ainsi 18 places par rapport au classement précèdent où elle occupait la 124è position mondiale. Dans ce classement 2020, publié récemment, indique que Victoria, la capitale des Seychelles est la ville la plus chère en Afrique, occupant la 14è place mondiale. A l’autre extrême, se trouve Tunis, la capitale tunisienne classée, comme l’année précédente, capitale la moins chère au monde pour les expatriés. Dans le Top 10 africains des villes les plus chères, N’Djamena, la capitale tchadienne (15e mondiale), Lagos au Nigeria (18e mondiale). Ensuite viennent la capitale subsaharienne comme Kinshasa en RDC (24e mondiale), Libreville au Gabon (33e mondiale), Abidjan en Côte d’Ivoire (36e mondiale), et Brazzaville au Congo (44e mondiale). Les villes de Bangui, capitale Centrafricaine (49e mondiale), Yaoundé au Cameroun (56e mondiale) et Accra au Ghana (57e mondiale) sont respectivement les 8è, 9è et 10è villes les plus chères sur le continent. Sur le plan mondial, trois villes asiatiques se classent comme les plus chères du monde: Hong Kong en Chine, la ville la plus chère au monde, suivie d’Achgabat au Turkménistan (2è mondiale) et Tokyo au Japon (3è mondiale). Suivent d’autres villes comme Zurich en Suisse (4è mondiale), New York au Etats-Unis (6è mondiale) ou encore Pékin en Chine 10è mondiale. La ville de Londres au Royaume-Uni se classe 19è, Moscou la capitale russe est 21è mondiale. Washington, la capitale fédérale américaine se place 32è tandis que la capitale française Paris se place 50è au classement mondial. Pour établir son classement, le cabinet Mercer indique qu’il se base sur de nombreux critères, entre autres, le coût du logement, du transport, de l’alimentation, de l’habillement, des articles ménagers ou encore le divertissement dans les villes étudiées. MT/MD (AMAP)  

Couvre tête de la nouvelle mariée : Un habillement traditionnel très prisé

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 12 juin (AMAP) «Cet homme recherche des informations sur le couvre tête pour femme, foulard ou « counabiri » en bamanakan. Veut-il en acheter pour sa nouvelle mariée » ? Ces propos tenus par Mme Koné Fatoumata Camara, lorsque sa fille lui a annoncé notre arrivée dans sa maison, trahissent l’objet de notre visite dans la famille Koné, à Lafiabougou-Nord, un quartier populaire de la ville de Kayes, dans l’Ouest du Mali. En effet, le « kayeska fini » ou tissu kayésien attire de plus en plus les femmes de notre pays, surtout celles de Bamako, la capitale. Ce pagne traditionnel sert à couvrir la tête de la nouvelle mariée pour la différencier des autres filles. Ce tissu fait la fierté de la Région de Kayes, depuis belle lurette et est source de revenus pour plusieurs femmes. On utilise ce tissu en coton pour couvrir la tête et le visage de la femme, nouvellement mariée, qui s’apprête à rejoindre son foyer conjugal, après avoir passé une journée chez ses parents. Il est fait en bandes de cotonnade raccommodées et teintées à l’indigo. La ville de Kayes est, en effet, réputée pour la grande variété de pagnes de qualité qui sont, souvent, les plus beaux du pays. Pour la fabrication de ce tissu, il faut un pagne ou bande d’étoffe qu’on achète chez le tisserand, puis des fils et aiguilles en vente à la Compagnie malienne des textiles (COMATEX). « Souvent, le tisserand fait le premier pas en commandant du fil et de l’aiguille à la COMATEX. Quant à nous, les femmes, nous rassemblons ces fils à l’aide d’une aiguille pour avoir 6 bandes d’étoffe « kono woro (en langue malinké). Nous y dessinons des figures géométriques variées à l’aide des fils blancs ou bleus pour rendre le produit plus attractif et joli. Il y a plusieurs modèles de tissus dont le ‘lifi’ et le ‘thioboli’ », a indiqué Mme Koné. La quinquagénaire explique que pour confectionner ce tissu, les femmes achètent un fil spécial dont le rouleau ou le paquet coûte 3.000 Fcfa. Ensuite, le tisserand transforme ce fil en pagnes ou bandes d’étoffe. La largeur du pagne lors du racolage peut varier (6 à 7 bandes racolées), en fonction de la taille du client. « Après le tisserand, nous remettons le pagne à la teinturière. Je débourse une somme oscillant entre 1100 et 1250 Fcfa pour un pagne de 2 mètres ou plus », poursuit notre interlocutrice. La troisième phase du processus de fabrication du pagne consiste pour ces dames à enlever les fils un à un, puis à tremper le pagne dans l’eau en vue de le dépouiller des impuretés. Le dernier travail incombe aux ’empeseurs’ qui rendent le ou les tissus plus fins et lisses à raison de 150 Fcfa l’unité. Après cette dernière étape, le produit fini est livré au client moyennant des prix variant entre 12.000, 12.500 et 15.000 Fcfa. A propos de l’utilisation du couvre tête, Mme Koné Fatoumata Camara explique : « A sa sortie de la chambre nuptiale le 7è jour, la nouvelle mariée porte ce pagne pour se rendre chez elle, tôt le matin, dans le but d’y passer la journée. Avant de regagner son domicile conjugal, sa mère lui couvre la tête avec le pagne». La nouvelle mariée porte le même tissu, lorsque ses belles-sœurs veulent la conduire dans la belle-famille et les proches pour les visites coutumières. Après la cérémonie de mariage, la nouvelle mariée peut garder le tissu ou l’offrir à une autre personne comme cadeau ». Le « kayes ka fini » peut être transformé en vêtement. « Le port du couvre tête est obligatoire dans notre société, surtout traditionnelle. C’est pour faire la différence entre la nouvelle mariée et la fille célibataire. Le pagne la rend encore plus coquette », commente-elle. Mme Koné n’exerce plus cette activité. « J’ai passé le témoin à ma belle-fille, depuis trois ans », explique-t-elle. « Nous avons des problèmes pendant l’hivernage car, ceux qui confectionnent les pagnes (les tisserands) retournent dans leurs villages pour travailler dans les champs. De ce fait, nos activités sont au ralenti pendant cette période », affirme-t-elle. DEPOSITAIRES D’UNE TRADITION – Niéba Konaté jouit d’une grande réputation comme teinturière. Elle exerce son métier dans la grande maison conjugale du quartier Liberté. « J’ai débuté ma carrière dans la famille en 1997. J’ai trouvé qu’ici, les femmes pratiquaient déjà la teinture. Nous sommes quatre femmes à faire ce travail. Certaines (nos enfants) viennent de Lafiabougou pour nous aider », assure-t-elle. « Fatoumata Diakité et Sitan Soukho étaient les premières à mener cette activité dans notre famille. Ces dames, qui ne vivent plus, ont transmis leur savoir à leurs enfants qui sont, aujourd’hui, âgés de 80 à 100 ans », révèle notre interlocutrice. « Nous vivons de cette activité. Souvent, je gagne 3 500 Fcfa de bénéfice, par jour, quand les affaires marchent. Les tisserands confectionnent des tissus qu’ils nous apportent pour la teinture à raison de 1 500 Fcfa par pagne. Et puis, nos espoirs reposent principalement sur le Sénégal où nos produits s’écoulent facilement », a commenté Mme Konaté. Il nous confie mettre en teinture 60 à 100 pagnes par jour, lorsque la commande est forte. « Nous payons la teinture qui provient d’Allemagne. Nous importons de la potasse de la Chine. Nous achetons nos produits chez un teinturier installé à Bamako. Nous payons le baril de poudre de potasse à 225.000 Fcfa. Le kilo de la teinture traditionnelle nous revient à 250 Fcfa », dit-elle. « Nous sommes confrontés à un problème de marché. C’est un travail saisonnier. D’octobre à juillet, la teinture marche. Pendant l’hivernage, nous menons d’autres activités comme le commerce de boissons locales », souligne-t-elle. Les gens n’aiment pas, tellement, pas la teinture traditionnelle. C’est la clientèle au Sénégal qui nous encourage dans la production à travers sa forte demande », affirme la vieille Niéba Konaté. Kadiatou Camara, l’une de ses assistantes se réjoui de cette activité : « Nous remercions Dieu. Nous gagnons tout dans cette activité. La vieille s’occupe bien de nous ». En effet, Niéba Konaté est assistée dans sa tâche par 4 à 5 filles.

Elevage et Covid-19 : La période de vaches maigres

Par Dramane COULIBALY Mopti, 11 juin (AMAP) Sous un soleil de plomb, ce mardi 9 juin, jour de foire hebdomadaire à Fatoma, situé à 15 km de Sévaré, sur la Route nationale (RN) 6, le vieux Ousmane Kane Diallo, président du comité de gestion du parc à bétail, assis sur un pan d’un abreuvoir, visiblement soucieux, a accueilli l’équipe de reportage de l’AMAP. Ici, un des grands centres de regroupement, les usagers ne se soucient pas de mesures barrières contre la Covid-19. Si certaines personnes utilisent le turban pour se couvrir la tête et une bonne partie du visage, la plupart ne porte pas de masque. Le premier constat, en ce grand lieux de rassemblement où les personnes et les animaux sont en contact direct, est l’absence total de kits de lavage de mains au savon et de gel hydro alcoolique. « Depuis environ cinq ans, nous souffrons avec l’insécurité, les enlèvements de bétail, les engins explosifs qui détruisent les troupeaux et la forte réduction de la mobilité des animaux. Voyez, vous-mêmes le parc, il y a plus de personnes que de bêtes. On nous a tous volé », nous confie le président. « A ce sombre tableau est venu se joindre la maladie du Coronavirus qui nous a totalement asphyxié. Du fait de la Covid-19, avec la fermeture des frontières, les acheteurs potentiels qui nous viennent des pays voisins subissent le confinement », a-il poursuivi. Selon le président Ousmane Kane Diallo, le parc, qui recevait plus de 2.000 têtes de bœufs par foire, n’enregistre actuellement qu’environ 600 animaux. Cela, parce que la zone exondée qui couvre les cercles de Douentza, Bandiagara, Bankass et Koro n’ont plus accès au marché du fait de l’insécurité. « En termes de taxes de sortie et d’embarquement fixée à 150 F par animal, le parc générait environ 200.000 Fcfa par foire contre au plus 60 000 Fcfa maintenant », a déploré M. Diallo. Rien ne va plus dans cette infrastructure structurante où tous, enfants avec boite de peinture pour le marquage à 25 Fcfa chaque animal payé, les vendeuses d’eaux fraiches et de boissons sucrées trouvaient leur compte. « Tout le monde sait que les éleveurs de la région paient un lourd tribut aux conflits. Nous souffrons. Cependant, nous n’avons pas encore reçu d’accompagnement de l’Etat pour lutter contre la maladie. Nous avons besoin de kits de protection contre la pandémie et d’appui pour soulager les victimes d’enlèvements et de vol de bétails », a plaidé le président du comité. Bien plus qu’une crise sanitaire, la pandémie de la Covid-19 a frappé de plein fouet le sous-secteur de l’élevage au Mali, à l’image des autres segments du développement a déclaré le directeur régional des productions et industries animales de Mopti, Hamadi Kane Diallo, dans un entretien avec l’AMAP. Ce sous-secteur de l’élevage, qui faisait la gloire de la Région de Mopti, avec son potentiel de contribution à la sécurité alimentaire et de création de richesse, à travers la filière bétail-viande et lait, est aujourd’hui à la croisée des défis du changement climatique, avec la dégradation et le rétrécissement des parcours pastoraux, la recrudescence de l’insécurité, du vol de bétail, l’accès difficile aux zones de pâturage conjugués avec la pandémie de la Covid-19. Le sous-secteur de l’élevage est un des piliers essentiels de l’économie de la région de Mopti qui a une vocation agro-sylvo-pastorale. Selon les statistiques nationales, le sous-secteur contribue à près de 19% du PIB soit la troisième source de revenu pour le pays après l’or et le coton. Pour la campagne 2018-2019, l’exportation du bétail sur pied au Mali a généré près de 88 milliards de Fcfa de valeur monétaire et procuré de l’emploi à près de 8,2 millions personnes avec une contribution de premier plan de la région de Mopti qui abrite plus de 19% de l’effectif des bovins et 28% du cheptel ovin et caprin du pays. Selon le technicien, la mise en application des mesures barrières comme le couvre-feu a longtemps impacté la cueillette, la transformation des produits laitiers et le mouvement des consommateurs, entrainant une baisse drastique de revenus chez les producteurs. En matière d’élevage, nos exportations de bétail sur pied sont destinées à des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. Du fait des différentes mesures de restriction de la circulation et de fermeture des frontières, le marché extérieur est à l’arrêt.  Les exportateurs de bétail, les transporteurs et les intermédiaires sont tous au chômage. Une véritable période de vaches maigres pour des milliers de chefs de famille qui tirent leur revenu du secteur. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 et la protection des acteurs du secteur, la Direction régionale des productions et industries animales (DRPIA) « en collaboration avec les services vétérinaires et de santé, a initié une vaste campagne d’information des éleveurs sur la maladie du Coronavirus et les mesures barrières édictées », a indiqué M. Diallo. DC/MD (AMAP)  

Coopération Mali-USA : L’USAID apporte au Gouvernement un appui de plus de 54 milliards

Bamako, 09 juin (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et l’ambassadeur des États Unis d’Amérique au Mali, Dennis Hankins ont signé, mardi, le 19ème amendement à l’Accord d’objectif de développement entre les deux pays, d’un montant de plus de 1 300 000 de Fcfa, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le Bureau de l’information et de la Presse du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), cet amendement d’un montant exactement de 1.378.230.650 Fcfa “complète ainsi la série des mises à disposition objet des amendements 17 et 18 portant sur un montant total de 54.954.317.920 Fcfa”. Sur cette enveloppe, plus de 16 milliards de Fcfa sont destinés au secteur de la santé pour faire face à la Covid-19. “Les autres domaines bénéficiaires sont l’éducation, l’agriculture, les droits humains, la bonne gouvernance, la lutte contre le terrorisme etc.”, ajoute la même source. Dans leurs interventions, le ministre Dramé et le diplomate américain se sont réjouis de l’exemplarité de la coopération entre les deux pays. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et des Affaires sociales Michel Hamala Sidibé. MD (AMAP)  

Filière coton : le Premier ministre annonce une subvention exceptionnelle de 35 milliards

Bamako, 07 juin (AMAP) Le gouvernement malien va accorder une subvention exceptionnelle de 35 milliards de Fcfa à la filière coton, sous la forme d’un bonus de 50 Fcfa sur chaque kilogramme de coton produit et vendu à la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), a appris l’AMAP de source officielle. Selon le service de communication de la Primature, à l’issue d’une rencontre, dimanche, avec les acteurs de la filière coton présidée par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, le Gouvernement a, également, décidé de maintenir les prix d’achats pour la campagne 2020-2021. L’Etat, à travers la CMDT, s’engage à acheter au producteur chaque kilogramme de coton à 250 Fcfa pour le premier choix et 225 Fcfa pour le second choix. Les engrais seront cédés à prix coûtants. Outre le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, étaient présents les membres de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, les représentants des quatre syndicats de la filière coton (SYCOV, SYVAC, SYPAM, SPCK), les représentants de la CMDT, de l’OHVN et des députés élus dans la zone cotonnière. AC/MD (AMAP)