Festival international soninké : Rendez-vous à Banjul (Gambie) en février
Bamako, 23 janvier (AMAP) Le 6e Festival international Soninké (FISO) se déroulera, du 20 au 24 février, à Banjul, dans la capitale gambienne, ont annoncé ses initiateurs, le week-end dernier, lors du lancement des activités de ce rendez-vous culturel, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le thème retenu cette année est : « Agriculture comme solution alternative à l’émigration des jeunes ». Il remet sur le tapis la problématique de l’émigration dans les pays africains où elle constitue vrai casse-tête, à la fois, pour les pays d’origine et ceux d’accueil des migrants. Cette année, plusieurs activités sont programmées notamment, une exposition d’objets d’art, des conférences, des rencontres culturelles mais, aussi, économiques. Il y aura également des stands pour des opérateurs économiques des différents pays participants. C’est dans une ambiance de fête, empreinte de fraternité que le lancement des activités du FISO a eu lieu en présence de l’ancien président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, qui conduira la délégation malienne, des membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, parrain de l’événement, et du président de l’Association culturelle Soninké-Mali (ACS), Dr Abrahamane Sylla. Etaient aussi présentes des délégations venues d’Afrique et d’ailleurs. « Aucune culture ne peut se développer sans sa langue », a expliqué l’ancien président Dioncounda Traoré. Pour lui, le FISO, devenu une tradition, se veut un espace de promotion de la culture soninké. Il a rendu un hommage mérité à Hamey Cissé et Diadié Soumaré pour avoir porté haut le flambeau de la culture soninké. Selon Diouncounda Traoré, après 2018, le FISO a pris une autre dimension, avec l’implication personnelle des chefs d’Etat des pays de culture soninké. «Il s’agit d’afficher mais, surtout, d’assumer ce que nous sommes », a-t-il indiqué avant de rappeler les qualités des Soninkés, à savoir le vivre ensemble, le sens de l’honnêteté, de la solidarité et de la justice qui ont permis de fonder le grand empire du Ouagadou. Dr Abrahamane Sylla a souligné l’intérêt de la communauté africaine pour cette rencontre inter-culturelle. Il a salué l’engagement du président malien, à travers son soutien financier dans l’organisation du FISO, et rappelé les premières initiatives de création de l’Association soninké. L’ACS-Mali a été initiée, en 1946, par le président Modibo Keita avant l’indépendance du Mali. Après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, d’illustres personnalités de la communauté soninké ont porté haut le flambeau de la culture pour en faire un outil de développement socio-économique. « L’association est en train de se restructurer pour devenir encore plus représentative et mieux ancrée dans nos valeurs, en symbiose avec les réalités du moment », a poursuivi M. Sylla, ajoutant que « partout dans le monde, les Soninkés ont défendu leur culture particulière ». Le président de l’ACS a fait un bref rappel de l’histoire de la communauté soninké, venue de la haute Egypte et fondatrice de l’empire du Ghana avec une vocation fédératrice. Elle est à cheval entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Mali, d’où elle tire ses racines. A en croire Abrahamane Sylla, « la force de la communauté soninké réside dans son caractère humain, notamment le sens du partage, de la solidarité et du travail ». Auparavant, les jeunes ont chanté l’Hymne national en soninké. Les représentants de délégations ont exprimé leur engagement à réussir l’événement dans la capitale gambienne « pour partager la riche culture soninké ». AS/MD (AMAP)
Culture : Lancement de la 6ème édition du Festival international Soninké
Bamako, 21 janvier (AMAP) Le lancement de la 6ème édition du Festival international Soninké (FISO) qui se déroulera du 20 au 24 février 2020 à Banjul en Gambie, a été présidé samedi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par le Pr Dioncounda Traoré, ancien Chef d’Etat du Mali par Intérim, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président de l’Association culturelle Soninke-Mali (ACS), Abrahamane Sylla, ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et de son homologue de la Mauritanie. « L’ACS-Mali a été initiée en 1946 par le président Modibo Keita avant l’indépendance de notre pays. Après l’indépendance, le flambeau a été porté très haut par d’illustres personnalités de la communauté soninké pour en faire un outil de développement socio économique de notre pays » a déclaré Abrahamane Sylla . Le président de l’ACS a saisi l’occasion pour préciser que l’association est entrain de se restructurer pour devenir encore plus représentative et mieux encrée dans nos valeurs en symbiose avec les réalités du moments. La communauté soninké est venue de la haute Egypte et fondatrice de l’empire de Ghana avec une vocation fédératrice. Elle est à cheval entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Mali, selon M.Sylla qui précise que la force de la communauté soninké réside dans son caractère humain notamment le sens du partage, la solidarité et le travail d’où le sens de la migration. AS/KM (AMAP)
Culture : Inventaire du patrimoine archéologique du Mali
Bamako, 7 janvier (AMAP) La première phase de l’atelier sur l’inventaire du patrimoine archéologique du Mali a débuté lundi, au Musée national de Bamako, sous la présidence du Chef de Cabinet du ministre de la Culture, Almamy Koureïssy, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur des Etats Unis au Mali, Dennis B. Hankins et du représentant du bureau de l’Unesco à Bamako, Edmond Moukala. Une quarantaine de participants prennent part à cette formation sur l’inventaire du patrimoine culturel dans les 4 régions du sud (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou) et le district de Bamako. AS/KM (AMAP)
Système d’écriture : Le n’ko a fait du chemin
Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 30 décembre (AMAP) Le n’ko, cette écriture créée en 1949 par Solomana Kanté, un chercheur guinéen, est aujourd’hui enseigné dans nos universités et dans plusieurs centres d’enseignement dans le monde, y compris à Harvard et Indiana (Etats-Unis) et en Egypte. L’hiéroglyphe a acquis droit de Cité au Mali, depuis sa création, en 1949, par Solomana Kanté. Le n’ko, dans l’imaginaire populaire, renvoie à une introspection, à la connaissance du passé et de notre culture, mais c’est une écriture qui a connu beaucoup d’évolutions. Le créateur de cette écriture a ouvert la voie, en écrivant des documents dans différents domaines, notamment la géographie, l’histoire, les mathématiques et autres. Depuis, le n’ko a fait du chemin car des documents sur les nouvelles technologies de la communication et la santé sont transcrits dans ce système d’écriture. La promotion du n’ko continue, à travers la multiplication de formations informelles, la publication de livres et l’apprentissage en ligne, notamment sur les réseaux sociaux. Sur la base d’un constat empirique, on peut confirmer un regain d’intérêt pour le n’ko et, même, sans donner de statistiques précises, les maîtres de cette écriture attestent avoir, maintenant, un grand nombre d’adhérents. CHEMIN PARCOURU – L’écriture n’ko a été introduite dans l’enseignement supérieur, notamment au niveau des universités. Solomana Kanté serait fier de voir le chemin parcouru, notamment en termes d’acceptation du n’ko. Si le n’ko n’utilisait, au départ, que les dialectes madenkan, dioula, bamanankan, mandengo ou khassonké, cette écriture peut se faire, maintenant, dans toutes les langues nationales. C’est dans cette logique que le Forum pour la généralisation internationale du système d’écriture n’ko a vu le jour en 2018. Yaya Konaté, membre de ce forum, explique, tout d’abord, que « l’objectif de cette association est de persuader les adeptes du n’ko que toutes les langues africaines doivent être écrites pour réaliser le rêve de son initiateur, c’est-à-dire trouver une écriture propre à l’Afrique ». C’est pourquoi, le Forum pour la généralisation internationale du système d’écriture n’ko est en train de conquérir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Guinée, la Gambie et le Sénégal pour que les locuteurs des langues nationales de ces pays adoptent le système d’écriture n’ko. M. Konaté a, déjà, à son actif, six livres rédigés en n’ko. Ces ouvrages abordent des thématiques liées à l’islam et la vie associative. D’autres écrivains se sont intéressés à l’électricité, l’informatique, aux vertus des plantes et la mécanique. « La médecine traditionnelle n’est pas un secret pour moi. Il y a beaucoup de livres de « Karamako » Solomana Kanté qui expliquent les vertus des arbres et parlent des maladies », se réjouit le tradi-thérapeute Konaté. Il rend hommage à ce savant. Solomane Traoré, lui aussi, est membre de l’association « Lawada » qui signifie en français la connaissance et le développement du n’ko. Le sexagénaire explique que le n’ko a des avantages. En ce moment précis de notre entretien, il exhibe son téléphone muni d’un système d’exploitation mobile android. Tous les contacts de son répertoire sont écrits en n’ko. « Tout cela est faisable grâce à une application conçue à cet effet », explique-t-il, avec une pointe d’enthousiasme mêlé de fierté. Dans le domaine de l’informatique, le système d’écriture n’ko est représenté dans l’Unicode, un standard informatique qui permet des échanges de textes dans différentes langues, à un niveau mondial. Boubacar Diakité, docteur en linguistique, fait partie de ces hommes qui mènent des recherches dans le sens de la généralisation du système d’écriture n’ko. Lors d’une de ses conférences, tenue en août dernier, le linguiste avait présenté à l’assistance quelques-unes de nos langues nationales qui peuvent, désormais, être écrites en n’ko. «Nous avons pu créer les sons qui n’existaient pas dans le système mais qui sont dans les dialectes comme le bamanakan, le khassonkan, le dafinkan et d’autres», avait expliqué l’universitaire qui a ajouté que leurs recherches ont permis d’ajouter de nouveaux sons au système n’ko et de simplifier son système tonal. Précisons qu’auparavant, l’alphabet du n’ko comptait 27 lettres. On y a rajouté des lettres pour le ramener à 34 actuellement. AVANCÉE IMPORTANTE – Pour Dr. Diakité, l’objectif de ces recherches est de contribuer à développer l’alphabet du n’ko au profit de toutes les langues africaines. Il a assuréque ses recherches ne s’écartent pas de la trajectoire tracée par le créateur du système n’ko qui, selon lui, consiste à toujours faire des recherches et adapter cette écriture aux nouvelles découvertes.« Une autre avancée importante a été enregistrée par le n’ko. Il est devenu un système d’écriture international car l’alphabet phonétique international est totalement traduit en n’ko », a encore expliqué le chercheur. Adama Coulibaly, président du Forum pour la généralisation du système d’écriture n’ko au Mali, enseigne le n’ko à la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP). Nous l’avons rencontré dans une petite librairie à Banconi. Dans ses rayons, on trouve plusieurs ouvrages écrits en n’ko, notamment des livres d’initiation à l’écriture n’ko, des dictionnaires, des documents sur les termes administratifs et juridiques et des livres de grammaire. Il révèle qu’en plus de quelques institutions supérieures au Mali, le n’ko est enseigné dans plusieurs universités dans le monde, y compris Harvard et Indiana (Etats-Unis) et une autre en Egypte. Le Forum souhaite sortir des formations informelles et mettre en œuvre un curriculum. « Nous avons entamé les travaux pour l’élaboration de ce curriculum qui nous permettra d’offrir des formations mettant l’accent sur la spécialisation », a annoncé le président du Forum. Il a indiqué, également, que le n’ko est une discipline enseignée à la FSAP, depuis deux ans. Selon lui, certains étudiants ont été ajournés à leur examen pour des insuffisances en n’ko. Lassana Camara attend la reprise des cours pour débuter la deuxième année à la FSAP. L’étudiant de 23 ans est motivé à apprendre cette écriture car il est certain qu’elle sera indispensable dans les années à venir. « J’ai opté pour le n’ko afin de mieux comprendre ma langue maternelle et son importance », justifie-t-il, avant de préciser que grâce à cette écriture, il est possible de parler sa langue
Vernissage de l’Exposition photos de l’AMAP intitulée : « le Mali de 2012 à nos jours »
Bamako, 13 décembre (AMAP) Le vernissage de l’exposition photos organisée, jeudi par l’AMAP dans ses propres locaux a été placé sous la coprésidence du ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, et de son homologue en charge de la Culture, Mme N’diaye Ramatoulaye Diallo. C’était en présence du Directeur Général de l’AMP, Bréhima Touré, de l’ancien directeur général de l’AMAP et ancien ministre de la Communication Gaoussou Drabo, du délégué général de la Biennale africaine de la photographie, Lassana Ugo Diarra et de plusieurs invités de marque et de journalistes. L’exposition intitulée : « le Mali de 2012 à nos jours », a permis aux visiteurs d’apprécier la chronologie des évènements depuis les turbulences que notre pays a connues en 2012 et qui ont eu comme point culminant un coup d’état. Le public a pu revivre les événements du coup d’état, ainsi que les pillages qui ont suivi dans les services publics, la démission du président Amadou Toumani Touré, l’accord signé entre la junte militaire et la Cedeao pour permettre le retour à une vie constitutionnelle normale, l’arrivée de l’Opération militaire française Serval, l’élection du président Ibrahim Boubacar Keïta, la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, etc. « Depuis trois mois, nous travaillons avec l’AMAP pour montrer au public que cette structure possède un des plus grands studios du Mali en termes de photos de l’indépendance à nos jours. Nous voulons mettre en valeur le photojournalisme qui a tendance à disparaitre », a déclaré le délégué général de la Biennale africaine de la photographie, Lassana Igo Diarra. Le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré a salué la présence des hôtes de marque au vernissage de l’exposition. En organisant cet événement, a-t-il souligné, l’AMAP entend faire connaître davantage son formidable fonds photographique. « Nous voulons aussi valoriser le travail de nos preneurs d’images. Ces hommes et femmes qui écrivent l’histoire du Mali avec des images », a conclu le responsable de l’Agence. L’exposition qui reste ouverte jusqu’au 31 janvier 2020, retrace des moments d’histoire douloureux, mais aussi d’espoir quant à la sortie de notre pays de la crise. MZD/KM (AMAP)
12e édition des rencontres de Bamako : La photo s’expose
Par Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Bamako, 02 décembre (AMAP) Véritable plateforme de visibilité pour les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et de la diaspora, la 12eédition des Rencontres de Bamako mobilise plus de 250 artistes, galeristes, critiques d’art, collectionneurs, venus pour célébrer le 25èanniversaire de ce rendez-vous majeur. Du 30 novembre 2019 au 31 janvier 2020, Bamako, la capitale malienne, est lieu de cet évènement désormais inscrit dans l’agenda des grandes manifestations artistiques africaines, voire mondiales. Les artistes sélectionnés exposeront au Musée national du Mali. Ils vont tenter de conquérir des prix officiels dont la proclamation aura lieu, le mardi 3 décembre 2019. Plusieurs dizaines d’autres collections seront exposées en d’autres lieux comme le Palais de la culture Amadou Hampaté Ba qui abritera le «Village de la biennale photo», une initiative du réseau des opérateurs culturels Kya. Le hall de la gare ferroviaire de Bamako fait également partie des lieux d’exposition. C’est devant un parterre d’artistes photographes, vidéastes et professionnels du secteur et plusieurs élèves que le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé, samedi, la cérémonie d’ouverture de la 12èédition des Rencontres de Bamako. Une manifestation qui fête, avec cette édition, ses 25 années d’existence, sous le thème : «Courants de conscience».Le chef de l’Etat avait à ses côtés, le Premier ministre Boubou Cissé et plusieurs autres personnalités. Véritable plateforme de visibilité pour les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et de la diaspora, les Rencontres de Bamako ont contribué à développer la carrière de nombre de photographes et, pour certains, à leur bâtir une stature internationale. Le président de la République a expliqué que la photographie, c’est la lumière. «Nous voulons, avec beaucoup de détermination, nous en convaincre et nous y ancrer. Dans ce temps, où certains pourraient nous faire croire que c’est le contraire, ce temps de l’obscure que nous vivons, non, non et non », a déclaré Ibrahima Boubacar Keïta. « Nous le refusons ce temps où on nous impose une guerre asymétrique aujourd’hui. Une guerre où l’obscure demeure l’objectif principal, où les valeurs sont inversées, où la mort n’est plus un évènement glorieux d’une bataille, mais où la mort est l’ultime finalité. Ces valeurs ne sont pas nôtres. Cette biennale nous met au cœur de notre être réel. Notre volonté inébranlable de faire que la lumière soit. Elle sera Inch Allah», a dit le chef de l’Etat. La ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a rendu hommage à Mme Bisi Silva du Nigeria, commissaire de la 10è édition de cette manifestation, qui s’est éteinte, au début de cette année, dans son pays. Elle a aussi tenu à saluer l’implication personnelle du président de la République dans l’organisation de cette Biennale. Une édition qui se conjugue, avec la mise en œuvre du mandat de Coordinateur des arts, de la culture et du patrimoine de l’Union africaine. Pour Mme la ministre, les Rencontres de Bamako offrent l’opportunité historique de faire de l’art en général, et l’art photographique singulièrement, un puissant antidote à l’embrigadement et aux dérives idéologiques, doublé d’un formidable véhicule de promotion de la diversité culturelle, de la tolérance et du vivre ensemble. «À vous tous et toutes artistes photographes, qui rendez possible un monde de rencontres, à vous qui rendez possible l’espoir, vous photographes, vous journalistes culturels, merci d’être au Mali et de partager nos défis », a déclaré Mme N’Diaye, tout en rendant hommage aux anciens du métier, tels Malick Sidibé, Seydou Keïta, Abdrahamane Sakaly, Kyassou etc. Le commissaire d’exposition, Bonaventure Ndikung, dira que le thème de la présente édition est « la circulation des idées, mais aussi des êtres humains, la circulation des formes, la fluidité de la photographie». Selon lui, il s’agit pour les artistes de penser l’œuvre comme l’expression d’un monologue intérieur, comme un dialogue entre artistes, et spectateurs ou encore comme les réactions sensorielles de l’artiste face aux évènements extérieurs. L’ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer, a réaffirmé l’engagement de son pays à continuer à aider le Mali dans les différents combats qu’il mène pour son développement, bien sûr y compris dans le secteur de la culture. «Ce partenariat exemplaire montre le lien qui nous unit», a indiqué le diplomate français, avant de rappeler que tous les travaux de cette biennale (le tirage des images, la scénographie, la réalisation du catalogue et autres supports de communication), ont été réalisés sur place au Mali. L’ambassadeur du Maroc, Hassan Naciri, lui a fait échos en réaffirmé l’accompagnement de son pays dans l’organisation de « ce rendez-vous culturel reconnu sur le plan mondial ». Après avoir coupé le ruban symbolique, le président de la République a visité l’exposition des œuvres de la vingtaine d’artistes, installées dans la salle polyvalente du Musée national. Ibrahim Boubacar Keïta s’est dit émerveillé par la qualité des vidéos, mais aussi des tirages de ces artistes en compétition pour les différents prix. En effet, presque toutes les scènes de la vie quotidienne du continent y sont représentées, de l’expression des joies dans les portraits, aux manifestations violentes des rues de certaines villes, en passant par des cérémonies rituelles, de la problématique des déchets qui polluent l’environnement, des conflits postélectoraux jusqu’à l’urbanisation galopante de nos villes. AS/YD/MD (AMAP)
Culture : Signature d’une convention entre le Ministère de la Culture, l’Ambassade de France au Mali, le Conseil départemental de l’Essonne et l’Institut français
Bamako, 2 décembre (AMAP) La cérémonie de signature de la convention de partenariat quadripartite entre le Ministère de la Culture, l’Ambassade de France au Mali, le Conseil départemental de l’Essonne et l’Institut français, a été présidée dimanche au Musée, par le Ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a constaté l’AMAP. Les différentes parties étaient représentées par le Ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, l’Ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, le Président du Conseil départemental de l’Essonne, François Durovray et le Président de l’Institut français, Pierre Bühler. Le partenariat a pour objet la mise en œuvre d’un programme de résidences de photographes africains au domaine départemental de Chamarande, et de la présentation au Domaine départemental de Chamarande d’une exposition de la Biennale de la photographie de Bamako lors de l’édition du festival Essonne-Mali (EM Fest) au mois de février de chaque année. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs experts et acteurs du monde de la culture. KM (AMAP)
Bio express de quelques artistes à la 12è édition des Rencontres de Bamako
Rassemblés par Youssouf Doumbia Et Amadou Sow Bamako, 29 novembre (AMAP) Fototala King Massassy : Le photographe panafricaniste Né en 1971 en Côte d’Ivoire, Fototala King Massassy est un artiste malien à la production foisonnante. Rappeur, comédien et photographe autodidacte, il est inclassable. D’abord amateur, Fototala King Massassy pratique la photographie depuis 2007. Il en fait une de ses principales activités professionnelles en 2015. Le jeune artiste a déjà exposé à la Biennale de la photographie de Bamako, puis en France. À travers les portraits de ses héros du quotidien, Fototala King Massassy entend bien montrer combien l’Afrique est dynamique, inventive, fertile. Aujourd’hui, le jeune talent photographie des choses pour célébrer l’Afrique des quatre coins de la planète. Du Vaudou au Brésil ou dans le Massachusetts aux Etats-Unis, il a assisté à des cérémonies. Comme Bantou, ce peuple noir en Inde qui revendique son africanité non pas seulement par sa couleur de peau mais aussi grâce à la musique et à la danse. Pour le jeune photographe, l’Afrique c’est aussi ces Mélanésiens, Noirs blonds aux yeux bleus comme si la nature voulait jouer des tours à toutes les sciences, et surtout au commun des mortels qui a la manie de catégoriser l’espèce humaine. «Comme disait ma grand-mère : la terre est petite mais les gens sont grands. Elle disais aussi qu’il n’y a que deux choses qui nous appartiennent ; ce que nous mangeons et ce que nous retenons comme leçon», se souvient Fototala King Massassy. Dicko Traoré dite Dickonet : «La vidéo, c’est ma passion» Son surnom Dickonet n’est autre chose que son prénom Dicko auquel les amis ont ajouté Network, qui désigne l’internet ou le réseau mondial. C’est à cause de son attachement aux TIC qu’elle est ainsi surnommée. Très jeune elle s’attache aux nouvelles technologies. Elle fréquente régulièrement les cybers et le e-festival de Bamako. En 2005 elle remporte un prix à cette grande fête de l’Internet organisée par le ministère de la Communication et des nouvelles technologies. La même année, elle passe le Bac dans la série Langue et littérature au lycée Saint- Pierre de Kalabancoro. En 2010, elle passe le concours d’entrée au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako. Puis, à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire, l’émission Cybernétic organise un concours, où Dickonet remporte le premier Prix vidéo avec son œuvre intitulée «Ma vision pour le Mali d’aujourd’hui». La même année, elle est nominée au concours «Democracy vidéo challenge aux USA» et au «One minute Africa award» en Egypte. Cette passionnée de la vidéo participe également aux différents ateliers de créations d’images artistiques organisés par les Centre culturels Soleil d’Afrique de Bamako et Kôrè de Ségou. Avec ses œuvres intitulées «Kelenya» et «Re-construction», elle a remporté le premier prix du concours national de vidéastes du Centre Soleil d’Afrique en 2013. Elle était préoccupée par la situation de crise politico-sécuritaire qui menaçait même l’existence de notre pays. Ensuite, la jeune artiste va s’interesser à la nature en réalisant un documentaire de 16 minutes intitulé «Djiri ladon». Ce film est l’un des trois éléments qui composent son mémoire de fin cycle qu’elle a présenté pour l’obtention du diplôme de master du CAMM-BFK en 2015. La même année, elle expose des photos sur les femmes griottes du Mali au Centre culturel français. Elle est lauréate la même année de l’Université d’été de la prestigieuse école des française des métiers de l’image et du son : «La FEMIS». Dickonet compter tourner bientôt un film de fiction de 26 minutes dont le titre provisoire est «Mouna Né», pourquoi toujours mo ? Le thème de ce projet est la violence faite aux filles. Un scénario qu’elle peaufine depuis près de 3 ans, en marge de ses autres créations. Moustaph Diallo : Le spécialiste de documentaires-fictions Réalisateur, producteur malien, Moustaph Diallo débute son apprentissage aux métiers de l’image auprès d’un vieux photographe nigérian immigré en Côte d’Ivoire qui l’initie à la prise de vue et au lavage des pellicules 6/6. Dès son plus jeune âge, il s’amusait à créer des projections d’ombre chinoise avec ses jeunes frères pour faire ses mises en scène cinématographiques. Amoureux du septième art, et n’ayant pas les moyens nécessaires pour suivre des études dans ce domaine, Moustaph Diallo commence alors des stages d’apprentissage auprès de cinéastes confirmés africains et européens. Aujourd’hui promoteur de Manica Film Sarl, il réalise des documentaires-fictions sur les problèmes socio-économiques qui touchent les populations africaines. Il a également travaillé pour des chaînes de télé européennes. Moustaph Diallo a réalisé en 2017 «Djanjo», un documentaire de 52 minutes relatant l’histoire de la musique moderne malienne des années 1960. En 2012, il a réalisé «Les Derniers Tirailleurs», un documentaire historique de 26 minutes dans lequel, il a rendu hommage à ces anciens qui ont été jusqu’au sacrifice suprême pour défendre la France pendant les différentes guerres. Il a ainsi reçu le Prix UEMOA du film documentaire au Festival CLAP, en Côte d’Ivoire, en 2011. Moustaph Diallo a réalisé en 2008 Djiko «Affaire d’eau », un documentaire de 7 minutes sur la crise d’eau dans les villages au Mali, primé au Festival international de Vidéo, Nyamina Mali, puis en 2009 «Benkan Fanga», un documentaire-fiction court métrage de 3 minutes sur la symbolique de la paix 1st Prize Democracy video challenge. Amsatou Diallo : Fondatrice de l’association des femmes photographes du Mali Née en 1982 à Ségou, Amsatou Diallo est photographe, détentrice d’un master en action artistique et culturelle du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako. C’est lors de la Rencontre africaine de la photographie de Bamako en 2005, qu’elle a su qu’être photographe était un métier. C’est ce qui l’a emmenée à faire une formation d’un an en argentique au Centre de formation en photographie de Bamako en 2006. Amsatou Diallo a continué son apprentissage auprès des photographes à travers des nombreux ateliers et formation à la fondation AIAC en Espagne en 2009, à MC2a Bordeaux en 2012, à l’Association un autre regard à
Rencontres de Bamako: Une histoire des photographes
Bamako, 29 novembre (AMAP) Selon Erika Nimis, auteure du livre «Photographes de Bamako de 1935 à nos jours», les Rencontres de la photographie de Bamako restent le point de départ d’un mouvement de reconnaissance de la photographie africaine sur le plan international. Si les Rencontres africaines de la photographie ont été institutionnalisées en 1994, la photographie a longtemps existé en Afrique, particulièrement au Mali, depuis les années 1800 à la faveur des missionnaires lors de la pénétration coloniale. C’est à partir de cette époque que les Soudanais (appellation des Maliens avant l’indépendance) vont découvrir les images photographiques en noir et blanc. Après des années de pratique par des pères blancs pour des besoins de documentation et de recherches sur la société africaine, certains Soudanais curieux vont découvrir l’invention de Nicéphore Niepce. C’est la naissance de la première génération des photographes maliens, notamment Mountaga Dembélé, Seydou Keita, Abderrahmane Sissako, Félix Diallo, Malick Sidibé, Sadio Diakité pour ne citer que ceux ci. Cette première génération de photographes a travaillé sur le portrait et le quotidien de la société africaine. Après une première édition plein d’engouement, les initiateurs des Rencontres de Bamako vont se donner comme objectif de découvrir davantage les génies créateurs de la photographie africaine et de les exposer à travers le monde. Cette première génération des photographes sera suivie par certains jeunes photographes qui vont constituer, plus tard, la deuxième génération des photographes maliens dont la plupart a été révélé lors de la deuxième édition des Rencontres africaines de la photographie. Il s’agit de Youssouf Sogodogo, feu Alioune Ba, Emmanuel Bakary Daou qui se sont démarqués par leur travail de recherche contemporain, notamment Alioune Ba qui a laissé son empreinte dans beaucoup de pays, à travers ses œuvres intitulées, «pieds et mains». Si les photographes de première génération ont pu fasciner le monde à travers leur objectif en remportant des prestigieux prix comme le Lion d’or de Malick Sidibé, tel n’est pas le cas pour la nouvelle génération, malgré la création de plusieurs centres de formation et la matérialisation de la Maison africaine de la photographie. L’IDÉE DES RENCONTRES – L’organisation administrative de cet événement international était confiée à une commission sous la tutelle du ministère malien de la Culture qui nommait un directeur des rencontres. Il faut attendre 2003, soit 10 années après les premières rencontres, pour voir créer la Maison africaine de la photographie de Bamako dont la mission principale est l’organisation des Rencontres africaines de la photographie. Les organisateurs sont au nombre de trois, à savoir l’artiste peintre Abdoulaye Konaté, le sociologue Moussa Konaté et l’archéologue Samuel Sidibé. La présente édition est confiée à Lassana Igo Diarra, opérateur culturel privé, comme délégué général des Rencontres de Bamako. C’est à la faveur d’une image du photographe Seydou Keita, lors d’une exposition aux Etats-Unis que deux photographes français, Bernard Descamps et Françoise Huguier, ont décidé de venir à Bamako pour comprendre l’histoire de la photo dans le continent noir, notamment au Soudan français. Ce fut une surprise pour eux de découvrir que les Africains sont de grands artistes. Pendant plus d’un demi de siècle, les photographes maliens avaient, soigneusement, classé leurs archives (clichés) sans imaginer que des rencontres allaient même exister, un jour. C’est ainsi que les premières rencontres ont vu le jour, avec le soutien de l’Afrique en création, une structure française qui soutenait la création africaine à l’époque. En décembre 1994, la première édition a été lancée à Bamako, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, sur les rives du fleuve Djoliba. L’événement, tant souhaité, a été lancé par le président malien d’alors, Alpha Omar Konaré, grand défendeur de l’art et de la culture africaine. Ce fut un véritable engagement de la part des autorités maliennes qui ont favorablement accueilli l’implantation d’un évènement à caractère international sur le sol de Soundjata Keita. Le premier flash fut déclenché par le président pour montrer l’importance qu’accorde la République à la créativité et à la photographie. D’édition en édition, les photographes s’investissent pour répondre à l’exigence de la création contemporaine. Cela va vite favoriser l’émergence de jeunes photographes africains qui vont vite s’orienter dans la création contemporaine. C’est ainsi qu’ils vont déposer leur valise dans les grands festivals de l’art contemporain comme celui de Arles, en France ou Da’kart, au Sénégal. Parmi ces jeunes créateurs, les Maliens Seydou Camara, Moussa Kalapo, Aboubacar Traore, Salif Traoré, Thabiso Sekgala d’Afrique du Sud, le Sénégalais, Ibrahima Thiam… Vingt cinq années après sa création, la Biennale de Bamako est devenue une référence incontournable dans le paysage de l’art contemporain international même si, ellereste, toujours, en Afrique un événement moins populaire que le Fespaco du Burkina Faso et le Masa de la Côte d’Ivoire. Les Rencontres de la photographie africaine de Bamako, initiées par la France et le Mali, sont une manifestation artistique et culturelle, à caractère international, axée sur la création photographique du continent africain et de la diaspora. Elles constituent un credo d’échange et de dialogue permettant aux artistes photographes de mettre en valeur leurs créativités et de rejoindre le show-biz de l’art contemporain. Elles sont organisées, tous les deux ans, sur la base d’un travail de recherches proposé par des photographes et d’autres créateurs connexes comme les vidéastes. Nous sommes en 2007, soit douze années après sa création, les organisateurs ont décidé de faire une évaluation en vue de mesurer l’impact des rencontres sur la promotion et le développement de la photographie contemporaine. Cette réflexion, tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB) a permis de changer, pour un premier temps, le nom de la Biennale de la photographie africaine. Pour certains experts du domaine, notamment, Simon Njami, l’un des grands artisans des rencontres pour avoir dirigé cinq éditions, il n’existe ni la photographie africaine ni européenne mais des regards africains ou européens. Cette philosophie a été soutenue par plusieurs critiques lui permettant de changer le libellé des Rencontres de la photographie africaine pour devenir Biennale africaine de la photographie. Il a, aussi, été question de penser à rentabiliser économiquement l’événement qui était, toujours
12è édition des Rencontres de Bamako: La fête du jubilé d’argent
Par Youssouf Doumbia Bamako, 29 novembre (AMAP) Plus de 85 photographes et vidéastes vont concourirpour les différents prixde la 12è édition des Rencontres de Bamako, la capitale malienne, oùphotographes, galeristes, collectionneurs, critiques, organisateurs de festival, journalistes de l’Afrique et d’autres continents se retrouvent, à partir de ce samedi 30 novembre. Ils célèbrent, du coup, les 25 ans de cet évènement qui est désormais inscrit dans l’agenda des grandes manifestations artistiques africaines voire mondiales. Ces artistes sélectionnés exposeront au Musée national du Mali. Ils vont conquérir des prix officiels dont la proclamation aura lieu, le mardi 3 décembre 2019. Plusieurs dizaines d’autres collections seront exposées en d’autres lieux comme le Palais de la culture Amadou Hampaté Ba qui abritera le «Village de la biennale photo», une initiative du réseau des opérateurs culturels Kya. Le hall de la gare ferroviaire de Bamako fait également partie des lieux d’exposition. La 12ème édition sera consacrée au thème : «Courants de conscience», une métaphore littéraire, appelant à une réflexion profonde, lyrique et vibrante sur l’acte photographique, sa spécificité, ses préalables, ses exigences, sa transmission, dans un monde «hyper-visible où circulent en permanence de millions d’images». Ce sera le meilleur moyen pour les organisateurs de célébrer le jubilé d’argent de cette manifestation panafricaine. Pour Lassana Igo Diarra, le nouveau Délégué général des Rencontres photographiques de Bamako, cette biennale anniversairese veut festive, amicale, populaire mais aussi intellectuelle, de réflexion par les symposiums, conférences, master classes, édition de catalogues. La direction artistique de la 12ème édition des Rencontres de Bamako a été confiée au Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikung du Cameroun. L’équipe des commissaires est composée de Aziza Harmel de la Tunisie, d’Astrid Lepoultier du Mali et de Kwasi Ohene Ayeh du Ghana. Les conseillers photographiques sont Akinbode Akinbiyi du Nigéria et Seydou Camara du Mali. Enfin, le grand designer et architecte malien, Cheick Diallo, en est le conseiller artistique et scénographe en Chef. PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE – Organisées par le ministère de la Culture du Mali, avec le soutien de l’Institut français, les Rencontres de Bamako sont la principale manifestation consacrée à la photographie contemporaine et aux nouvelles images en Afrique. D’envergure internationale, les Rencontres de Bamako sont une plateforme de découvertes, d’échanges et de visibilité. Elles s’inscrivent comme un lieu incontournable de révélation des photographes africains, un temps d’échanges avec le public malien et les professionnels du monde entier. Cette 12ème édition de la Biennale africaine de la photographie, créée en 1994, marque la célébration de ses 25 ans d’existence. Elle se tiendra dans notre capitale, du 30 novembre 2019 au 31 janvier 2020. Lassana Igo Diarra, directeur de la Galerie Médina (Mali) et directeur des Editions Balani’s, est le Délégué général des Rencontres de Bamako. Quant à Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, commissaire d’exposition indépendant et fondateur de SAVVY Contemporary (Berlin, Allemagne), il en est le directeur artistique. L’exposition panafricaine, au cœur de la manifestation, est le résultat d’une sélection de photographes et vidéastes africains. L’appel à candidatures pour la participation des photographes et artistes vidéo à l’exposition panafricaine de la 12ème édition des Rencontres de Bamako a été ouvert du 20 mars au 1er mai 2019. Par le choix de ce thème, il s’agit de penser l’œuvre comme l’expression d’un monologue intérieur, comme un dialogue entre artistes, d’artiste à spectateur ou, encore, comme les réactions sensorielles de l’artiste face aux événements extérieurs. Il s’agit, donc, de porter une réflexion sur la notion de représentation du point de vue de l’artiste qui s’exprime par un courant de pensée artistique. Ainsi, le thème de l’exposition panafricaine cherche à amener les photographes à imaginer la pratique artistique du courant de conscience photographique dans le but de «penser en images». «COURANTS DE CONSCIENCE» – L’œuvre photographique se conçoit comme le fruit des associations conceptuelles et esthétiques de son auteur. Elle est l’expression de son œil intérieur ou de sa voix intérieure, une évocation de ce qui ne se voit pas, mettant ainsi ce courant de conscience en action. Les œuvres sélectionnées pour l’exposition panafricaine seront celles qui explorent, à travers la pratique photographique, cette notion de «courants de conscience» telle qu’elle est conceptualisée en psychologie et en littérature. Une attention particulière sera donnée aux œuvres qui emploient cette notion de «courants de conscience» comme métaphore pour aborder les courants de pensée des peuples et des cultures qui traversent le fleuve Niger. L’accent sera, également, porté sur la notion de dialogue entre le continent et ses diasporas, notamment les passerelles qui composent et animent l’univers africain. L’Afrique a longtemps cessé d’être un concept géographique limité à son espace géographique. En tant que concept planétaire, l’Afrique concerne les personnes d’origine africaine reparties dans le monde entier (Asie, Océanie, Europe, Amérique) et sur le continent africain. À travers la dynamique de la photographie, il s’agit de donner lieu à des courants de conscience qui naissent à partir et au-delà des côtes du continent africain. YD/MD (AMAP)

