Rentrée scolaire 2026-2027 : le ministre appelle à la mobilisation pour une ouverture effective des classes

Bamako, 16 septembre 2026 (AMAP)– Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a appelé, mercredi, à Bamako, les acteurs et partenaires de l’école à se mobiliser pour assurer l’ouverture effective des établissements et le démarrage des cours dès le 1er octobre prochain, date fixée pour la rentrée scolaire 2026-2027, a constaté l’AMAP. «Notre objectif est clair : faire de cette date celle de l’ouverture effective des établissements et du démarrage réel des cours», a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec les partenaires de l’école, tenue dans les locaux de son département. Dr Amadou Sy Savané a indiqué que les dispositions nécessaires sont prises pour assurer la disponibilité des personnels et une utilisation optimale des ressources et des infrastructures. Il a appelé les parents d’élèves, les enseignants, les promoteurs d’établissements privés, la société civile, les médias et les autres partenaires à jouer pleinement leur rôle. Le ministre a également insisté sur la présence des élèves et des personnels, le respect du calendrier scolaire et la qualité de l’enseignement. Ces orientations, a-t-il rappelé, s’inscrivent dans la vision des autorités de la Transition accordant une place importante au développement du capital humain. Les représentants des partenaires ont salué la tenue de la rencontre. Le président du Groupement des associations des promoteurs d’écoles privées du Mali (GAPEPM), Dr Modibo Kane Doumbia, a souligné qu’elle a permis d’échanger sur les préoccupations du secteur et de rechercher des solutions en vue d’une rentrée réussie. ST/CMT (AMAP)
Éducation/Mali : rentrée scolaire 2026-2027 fixée au 1er octobre, syndicats et ministère en concertation

Bamako, 15 septembre (AMAP) Le ministère de l’Éducation nationale a réuni mardi les représentants des syndicats d’enseignants pour préparer la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au 1er octobre 2026, en présence du Secrétaire général par intérim représentant le ministre Amadou Sy Sawané, a constaté l’AMAP. La rencontre, qualifiée de stratégique par le ministère, visait à partager les dispositions prises pour la rentrée, à recueillir les observations des syndicats et à identifier ensemble les moyens de consolider les acquis du système éducatif. Une attention particulière a été accordée à l’adéquation entre les besoins des établissements en personnel et les ressources disponibles, ainsi que sur le respect du temps réel d’apprentissage des élèves. Au cours des échanges, les représentants syndicaux ont soulevé plusieurs préoccupations : la sécurisation des écoles dépourvues de clôtures et d’eau potable, la gestion des enseignants détenteurs de licence dont le redéploiement tardif avait perturbé les examens de l’année précédente, la situation des enseignants en poste à Ménaka et à Kidal, la disponibilité des fournitures scolaires, et le niveau d’avancement des orientations des admis au DEF. Le nombre d’écoles fermées sur le territoire national a également été évoqué. Le Conseil supérieur de l’éducation a plaidé pour que ce cadre de concertation se tienne au moins un mois avant chaque rentrée, afin que les observations prioritaires puissent être traitées à temps. Au cours de la cérémonie, une minute de silence a été observée à la mémoire de l’ex conseiller au Conseil national de la Transition et membre de la Synergie des syndicats de l’éducation, feu Adama Fomba. KD/CMT (AMAP)
Dioïla : le patrimoine local au cœur de la Journée mondiale du tourisme

Dioïla, 11 septembre (AMAP)- La Journée mondiale du tourisme a été célébrée jeudi à Dioïla à travers une visite de plusieurs sites touristiques de la région, sous la conduite du gouverneur, le Général de division Kèba Sangaré, a constaté l’AMAP. La délégation, composée des forces vives de la région, a notamment visité le Monument de la paix, le Fininfin Tou, l’arbre sacré Massiraba, les caches de survie et le pont-poste colonial. Le Monument de la paix symbolise la paix et l’unité entre les Maliens. Le Fininfin Tou renvoie, selon la tradition locale, au pacte scellé entre le père fondateur de Dioïla et les esprits, en faveur de la prospérité du village et de ses habitants. L’arbre sacré Massiraba, également appelé arbre de la fertilité, est associé à l’histoire de Soutien Marico, fondateur de Dioïla, qui fréquentait le site pour la chasse aux phacochères. Le lieu est aujourd’hui fréquenté par les femmes du village qui y formulent des vœux à l’approche de chaque hivernage. Les caches de survie, au nombre d’une cinquantaine et aménagées sur les hauteurs, servaient aux guerriers de postes d’observation pour surveiller et anticiper les mouvements des agresseurs. La visite s’est achevée au pont-poste colonial, construit avec une main-d’œuvre locale bénévole, symbole du travail collectif au service de la communauté. À l’issue de la visite, le gouverneur de Dioïla s’est dit fier du patrimoine de la région. Le Général de division Kèba Sangaré a souligné ses potentialités touristiques. Il a assuré que des efforts seront poursuivis afin de permettre aux Maliens de mieux découvrir les richesses touristiques de leur pays, conformément à la volonté des autorités, notamment le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. DF/CMT (AMAP)
Kayes : un festival international pour mettre la gastronomie locale à l’honneur

Kayes, 8 septembre (AMAP)– Kayes accueillera, du 25 octobre au 2 novembre prochains, le Festival international des saveurs de la Région de Kayes, ont annoncé les organisateurs mardi, lors d’une conférence de presse tenue à la pâtisserie Les Ambassades. La rencontre était animée par la présidente du comité d’organisation, Soussaba Sissoko, en présence du promoteur de Kayes TV, Aboubacar Niane, et de plusieurs personnalités de la ville. Premier du genre dans la région, le festival vise à valoriser la gastronomie et le patrimoine culinaire local. Les organisateurs entendent offrir une vitrine aux spécialités de Kayes et promouvoir leur rayonnement au-delà de la région. La chanteuse et influenceuse Diaba Sora, originaire de Kayes, a accepté d’être la marraine de l’événement. Elle sera notamment associée à la promotion du «Diouka», un plat traditionnel emblématique de la région. Plusieurs artistes originaires de Kayes, dont Iba One, ainsi que d’autres talents locaux, sont également annoncés au programme de cette 1ère édition. OD/CMT (AMAP)
Tominian : 38 jours pour consolider les compétences pédagogiques et didactiques des futurs enseignants

Tominian, 8 septembre (AMAP) L’Institut de formation des maîtres (IFM) Nouhouzo Diarra de Tominian a lancé, lundi, un stage de renforcement des capacités en didactique des disciplines au profit des élèves-maîtres admis en fin de cycle, a constaté l’AMAP. Initiée par le ministère de l’Éducation nationale, la session s’étend sur 38 jours, du 7 septembre au 21 octobre 2026. Elle concerne les élèves-maîtres de 3e année, titulaires du Diplôme d’études fondamentales (DEF), et ceux de 1re année, titulaires du Baccalauréat. La cérémonie de lancement s’est déroulée sous la présidence du directeur des études de l’établissement, Élam Diarra, en présence de l’administration et des encadreurs. Dans son intervention, le responsable a souligné l’importance de cette formation pour consolider les compétences pédagogiques et didactiques des futurs enseignants. Il a exhorté les stagiaires à faire preuve de discipline, d’assiduité et d’engagement durant toute la session. Les encadreurs ont, pour leur part, réaffirmé leur disponibilité à accompagner les apprenants à travers des modules adaptés à la didactique des différentes disciplines. ST/CMT (AMAP)
Dioila : 320 candidats aux épreuves du Brevet de technicien agropastoral

Dioila, 7 septembre (AMAP) 320 candidats prennent part depuis ce lundi matin aux épreuves du Brevet de technicien agropastoral, session de septembre 2026. Les examens qui s’étaleront sur cinq jours ont été lancés par le gouverneur de la région de Dioila, le Général de division Kèba Sangaré, a procédé, à l’École publique Siguina Ballo 1, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du cercle de Dioila, du maire de Kaladougou, des acteurs de l’éducation, des membres du cabinet du gouverneur et des forces de défense et de sécurité. Le lancement de la première épreuve est intervenu à 7 h 55. Avant l’ouverture de la première enveloppe, le gouverneur a invité les candidats à privilégier l’excellence et l’effort. Il a rappelé que la souveraineté alimentaire, au cœur de la vision des autorités, nécessite des agents agricoles bien formés. Le directeur de l’Académie d’enseignement de Dioila, Birama Dao, a placé ces examens sous le signe du mérite. Les candidats sont répartis entre deux centres : Siguina Ballo 1 et Markacoungo. Aucun incident n’avait été signalé au moment du lancement. DF/CMT (AMAP)
Djéli Baba Sissoko : l’histoire du Mali au rythme du N’goni

Bamako, 7 septembre (AMAP) La tradition orale a été jadis, le moyen privilégié de conservation, de valorisation et de transmission des valeurs intrinsèques des sociétés africaines. Au Mali, certaines personnes ont dédié leur vie à cette activité culturelle hautement significative. Djéli Baba Sissoko était de ceux-là, qui n’ont ménagé aucun effort pour la préservation des valeurs intrinsèques. Dans la nuit du mardi, vers les années 70- 80, alors que la Télé n’avait pas fait son apparition, à partir de 21Heures, les personnes âgées et les adultes, à leurs côtés leurs enfants et petits-enfants, captaient Radio Mali pour écouter les contes de Djéli Baba, du mythe à la réalité. « Moi Djéli Baba, je remercie tous mes fans, je salue l’ensemble du peuple Malien, de toutes nos contrées. Je vais vous entretenir aujourd’hui sur l’Histoire de Mèlèkèti Boudourou, un djin ou Wagawaga », dans un ton captivant, commençait-il à l’annonce d’un de ses contes. Né en 1922 à Sanankoro, dans la région de Koulikoro, au Mali, Djéli Baba Sissoko est issu d’une grande lignée de griots. Dès son plus jeune âge, il s’initie au N’goni, ce luth qui accompagne, au même titre que la kora, les contes, récits et chants mandingues. Il devient rapidement une virtuose du N’goni et un auteur-compositeur respecté. Plus qu’un musicien, il fut un dépositaire de la mémoire mandingue, un conteur, une grande voix de la tradition orale malienne. Sa voix grave et posée portait les épopées, les généalogies et les leçons de sagesse de ses ancêtres. La grande voix de Radio Mali Djéli Baba Sissoko était aussi la voix incontournable de Radio Mali. Pendant plusieurs décennies, il racontait en bambara des contes et des récits traditionnels, au rythme de son n’goni. À travers les ondes, il faisait entrer l’histoire du Mali dans les maisons, les villages et les concessions. Parmi ses contes les plus célèbres figure l’histoire de « Caca », un récit qui connaîtra plusieurs enregistrements et qui restera dans la mémoire collective. Son passage à Radio Mali a contribué à faire connaître les contes et l’histoire mandingue à plusieurs générations de Maliens. Le grand ambassadeur de la culture mandingue Djéli Baba Sissoko ne s’est pas contenté du Mali. Il a parcouru tous les continents où il a conté l’histoire du Mali au rythme de son n’goni préféré. L’on se souvient notamment de sa tournée en France vers les années 1980, sur invitation de François Mitterrand, alors président de la France. Lors de cette tournée, le célèbre griot a eu l’occasion de raconter l’histoire du Mandé devant un public international, portant haut les valeurs de dignité et de fierté africaines. Partout où il passait, il incarnait le rôle du griot : réconcilier, enseigner, célébrer et transmettre. Un héritage inestimable Djéli Baba Sissoko a également transmis son savoir à une importante descendance artistique. Il est notamment le père de la célèbre griotte Mah Damba, et le grand-père de plusieurs artistes reconnus aujourd’hui. Il est également présenté comme la figure de référence de musiciens issus de la grande lignée Sissoko-Tounkara, dont certains ont poursuivi son travail autour du N’goni et de la tradition mandingue. Djéli Baba Sissoko décède le 25 décembre 2001. Avec lui disparaît une bibliothèque vivante. Mais il laisse derrière lui un héritage inestimable qui continue encore d’inspirer beaucoup de générations d’artistes maliens et africains. Ceux qui l’ont côtoyé gardent encore de lui le souvenir d’un homme humble et d’un grand patriote. Il a consacré toute sa carrière à promouvoir les valeurs africaines : le respect des aînés, la solidarité, la vérité et la mémoire. Pour lui, être griot n’était pas un métier, mais une mission sacrée. Il a émerveillé, à travers ses contes ses concitoyens et son nom reste gravé dans l’histoire culturelle de notre pays. Son fils héritier, Djéli Souleymane Sissoko, qui assure encore aujourd’hui la continuité de ses œuvres, garde encore le souvenir d’un père fier de ses ancêtres, qui aimait son travail et le faisait avec dignité et honnêteté. MLHD/KM (AMAP)
Presse malienne : des organisations faîtières soutiennent les initiatives de la la maison de la presse

Bamako, 4 septembre (AMAP)– Plusieurs organisations professionnelles des médias ont exprimé vendredi leur soutien aux initiatives engagées par la Maison de la Presse du Mali pour renforcer et moderniser le secteur des médias, a appris l’AMAP des sources proches de la Maison de la Presse. Dans un communiqué, elles saluent notamment la création d’une Commission ad hoc chargée de la relecture de la Convention collective de la presse, ainsi que la mise en place d’une Cellule de préfiguration de l’organe d’autorégulation des médias. Selon les organisations signataires, la relecture de la Convention collective doit permettre de l’adapter aux réalités actuelles de la profession, d’améliorer les conditions de travail, de renforcer la protection sociale des journalistes et de consolider le dialogue entre employeurs et employés. Elles considèrent par ailleurs la création de l’organe d’autorégulation comme une étape importante pour renforcer la responsabilité professionnelle, l’éthique et la déontologie journalistiques. Les organisations appellent les membres des deux structures à conduire leurs travaux dans un esprit d’écoute, d’inclusivité, de transparence et de recherche du consensus. Elles invitent également les professionnels et les acteurs concernés à contribuer de manière constructive à ces deux chantiers. KD/CMT (AMAP)
Mali : le gouvernement mise sur un «Mois du Tourisme» pour promouvoir les destinations locales

Bamako, 3 sept. (AMAP) Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, a lancé, jeudi après-midi au Musée national de Bamako, la première édition du «Mois du Tourisme», une initiative destinée à stimuler le tourisme intérieur et à encourager les Maliens à découvrir les richesses culturelles, historiques et naturelles du pays, a constaté l’AMAP. Prévu du 1er au 30 septembre, ce mois de promotion vise à donner une nouvelle impulsion à un secteur fragilisé par plusieurs années de difficultés. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne «Visitez le Mali», qui entend valoriser le patrimoine national et soutenir l’économie locale. «L’initiative vise à impulser une nouvelle dynamique au tourisme interne. Elle invite nos étudiants, nos écoles, nos universités, mais aussi nos fonctionnaires et visiteurs à voyager à travers le Mali profond, des falaises de Bandiagara à Koumoukoro, de Bougouni à Ségou», a déclaré Mamou Daffé. Selon le ministre, la promotion du tourisme intérieur doit également contribuer au renforcement du patriotisme, à l’appropriation du patrimoine national et à la revitalisation des territoires. «Visiter le Mali, c’est consommer malien. C’est aussi créer des opportunités pour la promotion et la vitalité de notre économie locale», a-t-il souligné. Plusieurs activités sont prévues durant le mois dans différentes localités, notamment des excursions, des rencontres thématiques et des actions de sensibilisation sur le patrimoine national. Des manifestations culturelles sont également annoncées au Palais de la Culture et à la Plaine du Souvenir. Le programme prévoit, par ailleurs, de mettre en lumière les acteurs du secteur, notamment les guides, les agences de voyages et les promoteurs touristiques. ST/CMT
Tenenkou : une nouvelle mosquée inaugurée à Dia

Tenenkou, 29 août (AMAP) La ville de Dia, dans la commune rurale de Diaka, à 13 km au sud-ouest de Tenenkou, s’est dotée d’une nouvelle mosquée, inaugurée vendredi après-midi au cours d’une cérémonie en présence des autorités locales, de responsables religieux et de centaines de fidèles venus de plusieurs localités du cercle, a appris l’AMAP de source locale. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du représentant du maire de la commune rurale de Diaka, Hassana O. Diall, du chef de village, Almamy Koureïchi, ainsi que de plusieurs leaders religieux. La nouvelle mosquée a été construite grâce au financement de Moustapha Cissé, ressortissant de Dia résidant à Bamako. Selon le représentant du donateur, cet édifice permettra aux fidèles de pratiquer leur religion dans de meilleures conditions et de renforcer la transmission des valeurs religieuses aux jeunes générations. Pour le représentant du maire, Hassana O. Diall, la réalisation de cette infrastructure constitue un cadre permettant aux musulmans de se ressourcer spirituellement et de pratiquer leur foi dans des conditions optimales. La cérémonie a également été marquée par des prières et bénédictions en faveur du retour de la paix et de la concorde, du renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Mali. Les fidèles ont aussi prié pour un hivernage favorable et une crue maîtrisée, deux préoccupations majeures des populations du cercle de Tenenkou. Selon les informations recueillies, la construction de la mosquée aurait coûté plusieurs centaines de millions de francs CFA. Ancienne cité islamisée, Dia figure parmi les plus anciennes villes habitées de la région. Des fouilles archéologiques menées en 1998 ont établi son occupation dès le IIIᵉ siècle avant Jésus-Christ. AS/CMT (AMAP)

