Koulikoro : validation du document consensuel pour la création et l’ouverture des écoles

Koulikoro, 28 août 2026 (AMAP) La Commission technique chargée de l’élaboration du document consensuel relatif à la création et à l’ouverture des établissements scolaires dans la Région de Koulikoro et le District de Bamako a validé, vendredi, le document devant servir de base à l’élaboration de la carte scolaire des deux circonscriptions. Les travaux se sont déroulés sous la présidence du ouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel El Hadj Lamine Kapory Sanogo. Le document vise à mieux planifier la création et l’ouverture de nouveaux établissements scolaires en fonction des besoins réels des différentes zones. Il prend en compte les données collectées et consolidées auprès des structures concernées, ainsi que les projections des besoins et l’analyse des disparités en matière d’infrastructures scolaires. La Commission technique regroupe notamment les services techniques régionaux de Koulikoro, la Cellule de planification et de statistique du secteur de l’Éducation (CPS/SE), les Directions nationales de l’Enseignement secondaire général, de l’Enseignement fondamental et de l’Enseignement technique et professionnel, ainsi que les Académies d’enseignement des rives gauche et droite de Bamako. Le processus d’élaboration du document, engagé depuis trois ans, a débuté par la validation des termes de référence, suivie de la collecte et de la consolidation des données, de la projection des besoins en établissements scolaires et de l’analyse des disparités entre les différentes zones. Après examen et échanges, les membres de la Commission ont adopté le document par consensus. Ils ont ensuite procédé à son paraphe, marquant leur adhésion à son contenu. La validation de ce document constitue une étape préalable à l’élaboration de la carte scolaire de la Région de Koulikoro et du District de Bamako. ALD/CMT (AMAP)

Régulation des médias : La HAC souhaite bénéficier de l’expérience chinoise

Bamako, 27 août (AMAP)– La Haute Autorité de la Communication (HAC) souhaite bénéficier de l’expérience chinoise en matière de régulation des médias, a indiqué jeudi son président, Gaoussou Coulibaly, lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Chine au Mali, Li Xiang, au siège de l’institution à Bamako, a constaté l’AMAP. Au cours de cette visite de courtoisie, les responsables de la HAC ont présenté les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs missions. Ils ont exprimé leur souhait de renforcer la coopération avec la Chine dans le domaine médiatique, notamment en matière de formation, de renforcement des capacités et d’équipements. M. Coulibaly a notamment évoqué les limites actuelles du Centre de Monitoring et de Contrôle des Médias, qui ne couvre pas encore l’ensemble du territoire national. Il a souhaité un appui chinois pour renforcer ses capacités et améliorer la veille médiatique, notamment afin de prévenir la diffusion de contenus susceptibles de favoriser la désinformation et de porter atteinte à la stabilité sociale. Le président de la HAC a également évoqué un projet de convention avec la chaîne internationale chinoise CGTN, ainsi que le développement des échanges dans les domaines de la radio et de la télévision. De son côté, l’ambassadeur Li Xiang a annoncé que plusieurs pistes pourraient être explorées, notamment la participation de responsables et d’agents de la HAC à des séminaires et sessions de formation en Chine, ainsi qu’un appui matériel au Centre de Monitoring. Il a également plaidé pour le développement des échanges médiatiques afin de favoriser une meilleure connaissance réciproque des cultures et des civilisations malienne et chinoise. MMD/CMT (AMAP)

Culture : l’Union des Jeunes Soninké informe le ministre Daffé de la tenue de son Congrès international prévu en décembre

Bamako, 26 août (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a reçu lundi en audience une délégation de l’Union des Jeunes Soninké du Mali — Faabankan Jikke, conduite par son 1er vice-président, Balla Diakité, a appris l’AMAP de source officielle. La délégation est venue présenter l’organisation et informer le ministre de la tenue du Congrès international de la Jeunesse Soninké, prévu le 18 décembre 2026 au Centre international des Conférences de Bamako. Cette initiative vise à promouvoir le patrimoine culturel soninké, à renforcer les échanges entre les jeunes du Mali et ceux de la diaspora, et à contribuer à la préservation et à la valorisation de l’héritage culturel malien. Le ministre Daffé a salué l’initiative, la qualifiant d’excellente opportunité de promotion de la culture et du vivre-ensemble, et a réaffirmé la disponibilité du département en charge de la Culture à accompagner et soutenir ce projet. KD/CMT (AMAP)

Mali : La Maison russe lance ses cours de langue russe

Bamako, 22 août (AMAP)– La Maison russe au Mali a officiellement lancé, samedi, ses cours de langue russe, lors d’une première rencontre réunissant des élèves, des étudiants et de jeunes Maliens, a appris l’AMAP via un communiqué. La cérémonie a été l’occasion de rappeler l’ancienneté des liens d’amitié entre la Russie et le Mali. «L’amitié entre la Russie et le Mali s’est forgée au fil des décennies et repose sur de solides fondements historiques. Il nous appartient aujourd’hui non seulement de préserver cet héritage, mais aussi de continuer à le faire vivre et à le renforcer», a souligné le directeur de la Maison russe au Mali, Andreï Cherkashin. Il a relevé l’intérêt croissant de la jeunesse malienne pour la langue russe, l’enseignement supérieur, la science et la culture de la Russie. «Nous souhaitons que ces cours leur ouvrent la voie des universités russes, leur offrent de nouvelles perspectives professionnelles et leur permettent, à l’avenir, de contribuer au renforcement de la coopération russo-malienne», a-t-il ajouté. L’ouverture de ces cours s’inscrit dans le renforcement des échanges culturels et éducatifs entre les deux pays. CMT (AMAP)

Le tissage artisanal : un héritage vivant en péril, face à la modernité et la contrefaçon

Bamako, 22 Aout (AMAP) Le tissage artisanal, héritage vivant des régions et des ethnies du Mali, se fraie encore une place dans certains quartiers de la capitale mais peine à survivre face à des difficultés structurelles et commerciales, préviennent les tisserands interrogés par notre rédaction. Entre hausse du coût des matières premières, contrefaçons, pressions de la concurrence et manque d’appui institutionnel, la filière voit son avenir menacé, malgré son rôle culturel et économique. Un métier d’héritage, exercé jour après jour, constate l’AMAP. Dans son atelier, sous le hangar, au quartier Médina Coura en commune II du district de Bamako, Almamy Sangho, vice-président de l’Association des tisserands du Mali (ATM), tisse quotidiennement de 9 h à 17 h. Originaire de la région de Mopti, il a appris le métier auprès de son père et œuvre sur ce site depuis 1982. Aujourd’hui, il forme son fils de 21 ans et espère lui laisser la place. « Nous fabriquons des pagnes, des couvertures et les grands boubous des hommes », explique-t-il, en égrenant des motifs traditionnels — « cornol », « arkila », « kerka », « kour-kour », « boundou boundou », « kosso ou kosso waalani », qui distinguent les productions, selon les ethnies et les usages cérémoniels. Un métier d’héritage Pour beaucoup de tisserands, le métier est avant tout familial et identitaire. À Medina Coura, à Missira,  ou à Kalabambougou, des artisans racontent qu’ils ont été initiés par un parent et qu’ils transmettent aujourd’hui le savoir-faire aux fils et aux apprentis. « C’est un métier d’héritage », résume Abdoulaye Djiga, arrivé à Bamako en 2002, après avoir appris à Ségou auprès d’un parent. Il peut produire de 7 à 9 bandes par jour et vendre entre 8 000 à 15 000 FCFA, selon la largeur et le motif.  Pour beaucoup, ces revenus suffisent à assurer le quotidien familial sans autre activité professionnelle.  la fermeture de COMATEX, un des problèmes majeurs Un des problèmes majeurs pointés par les artisans reste l’accès aux fils. La fermeture de COMATEX, principal fournisseur national, a bouleversé la chaîne d’approvisionnement. Les tisserands se fournissent désormais auprès de revendeurs qui importent des fils du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. « Autrefois, un paquet de fil coûtait 2 500 FCFA. Aujourd’hui, on le paye entre 3 000 et 3 500 FCFA », détaille M. Sangho, mettant en évidence l’impact direct sur le prix de revient et sur les marges des artisans. Plusieurs tisserands indiquent que la hausse du coût des intrants se répercute soit sur le prix final, réduisant la compétitivité face aux tissus industriels, soit sur leurs revenus, qui s’amenuisent. Mamadou Samba Kanté, Guinéen installé à Kalabambougou, depuis dix ans, confirme que la cherté du fil est un frein; il estime gagner par semaine 30 000 à 35 000 FCFA en produisant environ quatre pagnes par jour. Contrefaçon et concurrence, des pratiques qui découragent. Outre la question des intrants, les artisans dénoncent la falsification des produits et l’usurpation d’identité professionnelle. « Des personnes qui ne sont pas tisserands se présentent sur les scènes artisanales et bénéficient d’avantages au détriment des vrais tisserands », dénonce Abdoulaye Sangho. Certains acheteurs copient les motifs et techniques, vendent des imitations et trompent le consommateur ; au bout de quelques mois, le public s’aperçoit que le produit n’est pas original, ce qui porte atteinte à la réputation des créateurs authentiques, évoque-t-il. Les tisserands soulignent aussi une concurrence internationale différente de la concurrence locale. Selon eux, la méthode de tissage malienne, ses motifs et sa manière de travailler sont difficiles à reproduire à l’identique par les artisans voisins, ce qui favorise une concurrence portée avant tout par des flux commerciaux transfrontaliers plutôt que par une guerre des prix au sein du pays. Une demande saisonnière mais essentielle Les ventes connaissent des pics saisonniers à savoir l’été et l’hivernage correspondent aux périodes de mariages et de retours au village, moment où les pagnes et tissus traditionnels sont les plus demandés. « Nos productions représentent une grande part des traditions et sont indispensables lors des mariages », précise notre interlocuteur M. Sangho. Ces événements offrent aux tisserands des périodes de revenus plus élevés, mais inégaux sur l’ensemble de l’année, dit-il. Des initiatives individuelles et des projets en attente d’aide publique. Face à ces défis, certains artisans multiplient les initiatives. Amadou Afel Sarré, tisserand depuis 40 ans, et secrétaire général de l’Association des Tisserands du Mali (ATM) en Commune II du district de Bamako, envisage de monter un projet pour structurer et développer la filière, capitalisant sur l’expérience transmise par son père. Mais tous parlent d’un manque de moyens et d’un besoin d’accompagnement étatique. « Nous voulons moderniser le métier, mais nous n’avons pas de moyens. Nous lançons un appel aux autorités », insiste le Secrétaire général  de l’ATM en Commune II. Valorisation culturelle et opportunité économique Les représentants du secteur soulignent que la sauvegarde du tissage va au-delà de la préservation d’un métier. Il s’agit aussi de valoriser une part importante de l’identité culturelle malienne et de créer des débouchés économiques locaux. Les artisans estiment que mieux encadrés, soutenus pour l’accès aux matières premières et protégés contre la contrefaçon, ils pourraient contribuer à la dynamique économique nationale tout en préservant un patrimoine vivant. Points chiffrés et témoignages Almamy  Sangho, tisserand depuis 1982, formateur de son fils, produit au minimum jusqu’à 7 bandes par jour (une unité à 8 000 FCFA), cite motifs traditionnels et évoque l’augmentation du prix du fil de 2 500 FCFA, puis de 3 000 à 3 500 FCFA. Autre professionnel du métier, Abdoulaye Djiga : tisserand depuis 1989 (installé à Bamako en 2002), peut faire 7 à 9 bandes par jour, prix entre 8 000 et 15 000 FCFA. Quant à Mamadou Samba Kanté, lui aussi exerce le métier.  Guinéen installé à Bamako depuis dix ans, confectionne 4 pagnes par jour, gains hebdomadaires estimés entre 30 000 et 35 000 FCFA. Et, Amadou Afel Sarré : 40 ans de métier, souhaite lancer un projet sectoriel mais attend l’appui des autorités. Enjeux et recommandations La réouverture de la COMATEX ou la création d’une structure similaire, pourrait faciliter l’accès aux fils à des

Culture : Lancement officiel du « Danbé Blon » ou « le vestibule des valeurs »

Bamako, 11 août (AMAP) La cérémonie officielle de lancement du « Danbé Blon » ou « le vestibule des valeurs » s’est déroulée ; le week end dernier au Mémorial Modibo Keïta sous la présidence ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Djeneba Diarra Sanogo, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, ainsi que d’anciens ministres, des membres du Conseil national de Transition (CNT), des représentants de « Danbé Kolosibaw », des artistes et de plusieurs acteurs culturels Le « Danbé Bulon » ou « Le Vestibule des Valeurs », est un espace socio-éducatif consacré à la transmission, à la promotion et à la préservation des valeurs socioculturelles du Mali. Porté par les Danbé Kolosibaw, personnes ressources engagées dans la sauvegarde des repères et des valeurs sociétales, Danbé Bulon ambitionne de devenir un cadre d’éducation, d’échanges et de sensibilisation. L’initiative vise particulièrement à renforcer la transmission des savoirs et des valeurs entre les générations, notamment auprès de la jeunesse. À travers cet espace, les initiateurs entendent offrir aux Danbé Kolosibaw un cadre leur permettant d’exercer pleinement leur mission auprès des citoyens, en particulier des jeunes. Danbé Bulon se veut ainsi un lieu destiné à sauvegarder et à valoriser les valeurs sociétales, les savoirs endogènes et le patrimoine culturel immatériel du Mali. L’espace devrait également favoriser le dialogue entre les générations et permettre aux jeunes de mieux connaître l’héritage culturel malien ainsi que les traditions nationales. Pour les initiateurs, cette démarche participe à la consolidation des repères socioculturels et à la transmission d’un patrimoine qui constitue une composante importante de l’identité nationale. Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre Mamou Daffé a exprimé sa gratitude à ses homologues pour leur accompagnement et leur soutien à cette initiative. Il a également rendu hommage aux Danbé Kolosibaw pour leur disponibilité constante et leur engagement en faveur de la préservation et de la promotion des valeurs sociétales maliennes. Selon le ministre, Danbé Bulon s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta qui ambitionne de contribuer à l’émergence d’un nouveau type de citoyen malien, profondément enraciné dans les valeurs et les traditions nationales. Mamou Daffé a insisté sur la nécessité de replacer les valeurs maliennes au centre de l’éducation, de la citoyenneté et du vivre-ensemble. Il a également appelé l’ensemble des acteurs à préserver, transmettre et faire rayonner cet héritage culturel afin de contribuer à la construction d’un Maliden Kura responsable, engagé et fier de son identité culturelle. De leur côté, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, et la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Djeneba Diarra Sanogo, ont salué la pertinence de l’initiative. Ils ont souligné son importance dans la promotion, la préservation et la transmission des valeurs socioculturelles maliennes. Les deux membres du gouvernement ont notamment insisté sur le rôle que pourrait jouer « le Danbé Bulon » dans l’éducation des jeunes générations. Cette mission concerne aussi bien la cellule familiale que les établissements scolaires, de l’enseignement fondamental jusqu’à l’université. À la suite de la cérémonie de lancement, une conférence-débat a été organisée autour du thème : « Le Djon Minè : vecteur de renforcement de l’identité culturelle et de la cohésion sociale au Mali ». La rencontre a été animée par Golé Tounkara, Mamady Keïta et Bourama Soumano, sous la modération du Dr Salia Malé. Elle a constitué un espace de réflexion et d’échanges sur les enjeux culturels et sociaux liés au Djon Minè. Les intervenants ont mis en avant la portée de cette pratique culturelle et son rôle dans la préservation et la transmission des valeurs, des savoirs et des repères culturels. GT/KM (AMAP)      

Culture : Balla Moussa Keïta, Comédien hors pair, acteur talentueux du cinéma, grand maître de la parole

‎Bamako, 10 août (AMAP) Parmi les grands acteurs qui ont fait briller le nom du Mali à travers le théâtre et le cinéma, figure le célèbre Balla Moussa Keïta, alias Dingana. Comédien hors pair, acteur talentueux du cinéma, chevronné des médias, grand maître de la parole et véritable surdoué de la culture, il a marqué de son empreinte l’histoire artistique du Mali. ‎Né en 1934 à Nango, dans l’arrondissement central de Ségou, Balla Moussa Keïta se retrouve, à l’âge de huit ans, sur les bancs de l’école à Ségou-ville. Il y poursuit ses études primaires jusqu’à l’obtention du certificat d’études primaires. Il est ensuite contraint d’arrêter l’école afin d’aider ses parents dans les travaux champêtres. ‎Après le décès de son père, Balla Moussa Keïta quitte sa région natale pour se rendre à Bamako. Il devient d’abord employé de commerce pendant douze ans, un métier qui lui permet de découvrir plusieurs autres villes maliennes, notamment Mopti et Dioro, où il se rendait pour acheter du riz et du poisson avant de les revendre à Bamako. ‎À l’âge de 18 ans, il s’essaie au cinéma avec succès. Toutefois, son véritable rapport avec le cinéma commence quelques années après l’indépendance du Mali, lorsqu’il est envoyé avec une délégation malienne en Chine afin de doubler trois films chinois en bambara. Il séjourne cinq mois en Chine. C’est le début d’une brillante carrière d’homme de culture. ‎Une carrière consacrée au théâtre et aux médias ‎En 1960, Balla Moussa Keïta intègre la compagnie du Théâtre national, puis le Haut-Commissariat à la Jeunesse. Il y travaille pendant dix-huit ans dans le domaine de l’art et du théâtre. ‎Il est ensuite détaché, en 1978, au ministère de l’Information. Cette transition s’explique notamment par le fait que, depuis 1967, il avait déjà commencé à intervenir à la radio, notamment à travers de petits programmes de sensibilisation sur les dangers des feux de brousse et sur la mauvaise conduite des camionneurs. ‎Balla Moussa devient alors « une voix » très appréciée des auditeurs. Il réalise des bulletins d’information, des avis et communiqués ainsi que des magazines pour plusieurs structures publiques et privées, notamment des agences nationales d’information et l’Agence malienne de presse et de publicité. ‎Filmographie ‎La véritable incursion de Balla Moussa Keïta dans le cinéma se fait en 1975, grâce au cinéaste Souleymane Cissé, qui lui propose un rôle dans son premier film, Den Muso. Il joue par la suite dans plusieurs films, notamment Baara, de Souleymane Cissé (1978) ; Finyè, de Souleymane Cissé (1982) ; Yeelen, de Souleymane Cissé (1987); Desebagato, le dernier salaire, d’Emmanuel Sanon (1987); Finzan, de Cheick Oumar Sissoko (1989); éré, le témoin, de Mohamed Dansogo Camara (1990); Ta Dona, d’Adama Drabo (1991); Tiefing, de Djibril Kouyaté (1993); L’Enfant noir, de Laurent Chevallier (1994); Guimba, de Cheick Oumar Sissoko (1995); Waati, de Souleymane Cissé (1995); Sita, de Missa Hébié (1995); Macadam Tribu, de José Zeka Laplaine (1996); : Faraw, une mère des sables, d’Abdoulaye Ascofaré (1997); La Genèse, de Cheick Oumar Sissoko (1999); Sita, de Missa Hébié, série télévisée (2002). ‎Distinctions honorifiques ‎Durant sa riche carrière d’homme de théâtre et de cinéma, Balla Moussa Keïta obtient plusieurs prix et distinctions honorifiques. Il reçoit notamment le Prix d’interprétation masculine au FESPACO en 1991, à Ouagadougou. ‎Le Prix Fah Cissé lui est également attribué. En hommage à sa contribution exceptionnelle à la culture malienne, une des salles de conférence du Centre international de conférences de Bamako (CICB) porte son nom. ‎Balla Moussa Keïta s’éteint le 6 mars 2001 à Bamako. ‎À l’occasion de sa cérémonie funèbre, les acteurs du monde de la culture et du cinéma  lui ont rendu un hommage mérité. De grandes figures maliennes, notamment le regretté Souleymane Cissé et l’ancien ministre de la Culture Cheick Oumar Sissoko, reconnaissent unanimement la grandeur de l’homme. ‎Balla Moussa Keïta était un homme mystérieux, délicat, très cultivé et constamment sollicité pour la qualité de ses textes et de ses interprétations. Aujourd’hui encore, ses œuvres théâtrales, son talent d’acteur et surtout sa voix inimitable continuent d’inspirer les amoureux du théâtre, du cinéma et de la culture malienne. ‎MLD/KM (AMAP)

Culture : La 1ère édition du festival « Balani Dokokun »prendra fin le 2 Aout prochain

  Bamako, 31 Juillet (AMAP) Le Chef de Cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé a présidé, le mardi, 28 juillet 2028, la cérémonie d’ouverture officielle de la lère édition du « Festival Balani Dogokoun », à l’Esplanade du Stade du 26 Mars, de Bamako, a constaté l’AMAP. Pendant une semaine, des communautés invités feront des prestations à l’instrument  Balafon. Il s’agit des communautés  Bouwa, le Bélédougou, le Kénédougou et le manding. Le samedi il aura un concert géant. Le directeur de l’Association culturelle Nangnerki, initiateur du « festival Balani Dogokoun, » Kassim Bengaly a rappelé l’objectif de ce festival, qui selon lui, est la réponse d’une demande de la population malienne. « Le balafon étant un instrument nous nous sommes dit de mettre en place un évènement qui ferait la promotion de cet instrument », a fait savoir M. Bengaly. Il a expliqué que le balani est beaucoup plus utiliser par quatre grandes communautés dans notre pays, qui sont :  les communautés  de  Kénédougou,  de Bouwa, Manding et Bélédougou. « Donc, on s’est dit faire une semaine de festivité avec cet instrument c’est de réunir tout les maliens au tour de cet instrument qui est symbole culturel pour notre pays et d’union pour le vivre ensemble », a-t-il dit. Le Chef de Cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a félicité la direction du « Festival Balani Dogokoun », pour son  initiative qui met à l’honneur le balafon, l’un des instruments emblématiques de notre patrimoine culturel, qui est plus qu’un instrument de musique. « Il symbole le dialogue et la paix ». Le thème de cette première édition, « Le Balafon : un instrument d’unité et de cohésion entre les communautés », est particulièrement pertinent dans le contexte actuel. Il a rappelé que la culture est un puissant levier pour renforcer le vivre-ensemble, consolider la paix et promouvoir l’unité nationale. Au-delà des spectacles, ce festival offre une foire d’exposition, un concours de danse de balafon, des panels de réflexion et un espace dédié aux enfants. Cette programmation traduit une vision ambitieuse: celle de faire de la culture un moteur d’éducation, de développement économique, de tourisme et de transmission de nos valeurs aux jeunes générations. « Le Gouvernement du Mali demeure pleinement engagé à accompagner les initiatives qui contribuent à la sauvegarde et à la valorisation de notre patrimoine culturel », a déclaré Salia Mallé. Il a estimé que « la culture constitue un pilier essentiel de notre développement, un facteur de paix et un vecteur de rayonnement pour notre pays ». Et, a formulé le vœu que cette première édition soit un véritable succès et qu’elle s’inscrive durablement parmi les grands rendez-vous culturels de notre pays et de l’Afrique. ST/KM (AMAP)      

Éducation : le Mali lance la construction de dix nouveaux lycées publics, dont celui de Moribabougou

Bamako, 30 juillet (AMAP)– Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a procédé, jeudi à Moribabougou, à la pose de la première pierre du futur lycée public de la commune, donnant simultanément le coup d’envoi de la construction de neuf autres établissements secondaires à Kouralé, Béléko, Kignan, Molobala, Sénou, Konna, Ningari et dans d’autres localités du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, politiques et des populations. Érigé sur un site de 1,2 hectare, le lycée public de Moribabougou comprendra 12 salles de classe, un bloc administratif, une bibliothèque, un centre de documentation et d’information, une salle informatique, une salle de réunion ainsi qu’une infirmerie. L’ouvrage, d’un coût de 720 millions de FCFA, est financé par l’État avec l’appui de la Banque mondiale à travers le Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA). Les travaux, confiés à SATA AFRIQUE, sont prévus pour une durée de neuf mois et permettront d’accueillir 400 élèves. Selon le ministre de l’Éducation nationale, cette réalisation traduit la volonté des autorités de renforcer les capacités d’accueil de l’enseignement secondaire et d’améliorer les conditions d’apprentissage. «Cette action est le fruit de la volonté du gouvernement du Mali de rapprocher l’école des apprenants et de réduire les inégalités d’accès à l’enseignement. La construction de ce lycée public répond à une attente forte exprimée depuis longtemps par les populations», a déclaré Dr Amadou Sy Savané. Il a ajouté que ce projet s’inscrit dans les actions du programme MIQRA visant à améliorer la qualité de l’éducation. «En posant la première pierre du lycée public de Moribabougou, nous posons un acte d’espérance, de responsabilité et de foi dans l’avenir du Mali», a-t-il affirmé, soulignant la détermination des plus hautes autorités à faire de l’éducation «le socle du développement, de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale». ST/CMT (AMAP)

Culture : Tombouctou célèbre les 600 ans de la Mosquée de Sankoré

Tombouctou, 28 juillet (AMAP) L’Association des ressortissants pour le développement du cercle de Tombouctou (ARDCT) a organisé, animé et financé les activités marquant le 600 -ème anniversaire de la mosquée de Sankoré, les 25 et 26 juillet, a constaté l’AMAP. Au menu plusieurs activités étaient au programme, à savoir une conférence, le crépissage de ladite mosquée, la pose de la première pierre pour les travaux de réhabilitation et une remise de matériels de sonorisation. Pour la circonstance, le ministre Mamou Daffé qui était attendu, n’a pas pu faire le déplacement et s’est fait représenter par son chef de cabinet Salia Mallé et le directeur national du patrimoine Moulaye Coulibaly. Le président l’ARDCT Mahmoud ARBY dira dans ses propos introductifs « Tombouctou n’est pas seulement une ville qui possède une histoire. Elle est une ville qui a contribué à écrire l’histoire. Quant à Sankoré, elle n’est pas seulement un monument construit en terre. Elle est une forteresse de la foi, une citadelle du savoir et l’un des plus puissants symboles du génie intellectuel africain. Depuis six siècles, les murs de cette mosquée ont entendu la récitation du Saint Coran, les enseignements des jurisconsultes, les commentaires des exégètes, les débats des savants et les pas d’innombrables étudiants venus de différents horizons pour chercher la connaissance. » Commémoration, une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle C’est précisément dans cet esprit que l’ARDCT a souhaité donner à cette commémoration une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle. Elle sera suivie d’actions concrètes, notamment le crépissage traditionnel de la mosquée de Sankoré, acte de foi, de communion communautaire et de transmission du savoir-faire ancestral, la remise à la mosquée d’un matériel de sonorisation moderne de dernière génération, destiné à améliorer les conditions de prière, d’enseignement et de communication religieuse, et le lancement des travaux du projet de réhabilitation, afin de contribuer durablement à la préservation de l’intégrité physique, historique et spirituelle de ce patrimoine exceptionnel. En terminant le président de l’association a remercié les familles Baba Chirfi, Amir Sékou Baber, ainsi qu’à la Fondation Bally, pour leurs contributions, leur disponibilité et leur générosité. Il a aussi remercié les partenaires, notamment l’UNESCO, AMSODE et ORCA, pour leur accompagnement, leur confiance et leur engagement en faveur de la préservation de la mosquée Sankoré. L’Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons Le chef de cabinet du ministre de la culture Salia Mallé, s’exprimant en ces termes, comme vous le savez, la Mosquée de Sankoré est l’un des trois anciens centres de formations universitaires, qui a formé des générations d’intellectuels musulmans et d’éminents érudits. Sankoré, lieu de dévotion et de foi en Allah, mais aussi temple de l’érudition et miroir de la grande effervescence intellectuelle que Tombouctou a connue pendant la période médiévale. Elle a abrité la célèbre Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons, une fierté pour le Mali et toute l’Afrique au Sud du Sahara.  La mosquée de Sankoré, comme celles de Djingareyber et de Sidi Yahia et tout comme les mausolées de saints, ont joué un rôle prépondérant dans la diffusion de l’islam en Afrique. EIles sont aussi des témoignages exceptionnels de l’établissement urbain de Tombouctou, de son rôle d’important centre commercial, spirituel et culturel aux confins méridionaux de la route commerciale transsaharienne et de ses techniques de construction traditionnelles. la Mosquée de Sankoré, élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et classée dans le patrimoine culturel national Après ce bref rappel historique, le chef de cabinet dira, la Mosquée de Sankoré est un élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1988 et classée dans le patrimoine culturel national par Décret n°92-245/P-RM du 18 décembre 1992 pour ses valeurs historiques, architecturales, socioculturelles et spirituelles. Les effets néfastes de la Crise de 2012 Aujourd’hui, les effets néfastes de la Crise de 2012 sont préjudiciables à l’authenticité et à l’intégrité de tous les bâtiments classés de Tombouctou. C’est pourquoi, son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril témoigne de la vulnérabilité du site, particulièrement exposé au phénomène d’ensablement, à l’érosion hydrique, au passage effréné des engins motorisés et à l’insuffisance de moyens conséquents, autant de menaces à juguler pour la sortie du bien de la liste du patrimoine mondial en péril. Le chef de cabinet  a révélé  que la célébration des 600 ans de la Mosquée de Sankoré s’inscrit dans le cadre de l’année 2026-2027, décrétée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, l’année de l’éducation et de la culture au Mali. Cette célébration est donc un cadre idéal pour désentraver et valoriser notre histoire millénaire, mutualiser les efforts, créer une synergie d’action et une gestion concertée en vue d’assurer une conservation durable et une gestion efficace des biens du patrimoine culturel. Il faut souligner que la mosquée a été construite vers le XIV siècle par une dame maure venant de vers la Mauritanie qui a voulu garder l’anonymat. Son nom Fatoumatou a été révélé récemment. Il faut rappeler que pour célébrer ces six cent ans une forte délégation de l’ARDT a effectué le déplacement à Tombouctou. MS/KM (AMAP)