Disparition du Pr N’Tji Idriss Mariko : Les Lettres maliennes en deuil
Bamako, 1er out (AMAP) Le monde universitaire et littéraire du Mali est en deuil. Le Professeur émérite N’Tji Idriss Mariko, figure de proue des Lettres maliennes, s’est éteint ce vendredi 1ᵉʳ août 2025 à Bamako. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage intellectuel et académique du pays. Enseignant-chercheur de renom, écrivain respecté et ancien ministre en charge des Arts et haut cadre du ministère de la Culture, le Pr Mariko a marqué des générations par sa rigueur intellectuelle, son amour pour les belles lettres et son engagement inlassable pour la valorisation du patrimoine littéraire et oral malien. Titulaire d’un doctorat ès Lettres, N’Tji Idriss Mariko a longtemps enseigné au Département d’enseignement et de recherche (DER) Lettres à l’Université de Bamako, où il a encadré de nombreux étudiants devenus aujourd’hui enseignants, chercheurs ou écrivains. Parallèlement à sa carrière universitaire, le Pr Mariko a occupé d’importantes fonctions dans l’administration publique. Il a été directeur national des Arts et de la Culture, puis ministre des Sports, des Arts et de la Culture. Auteur prolifique, N’Tji Idriss Mariko laisse derrière lui une œuvre littéraire dense et variée. Parmi ses ouvrages les plusconnus figurent : ‘Ciel d’hivernage’, ‘La rançon de la désobéissance et autres contes du Mali’, ‘Moriba Yassa le paresseux ‘et surtout ‘Nima, le fils du bonheur’, un récit autobiographique poignant qui retrace les péripéties de son enfance et de sa jeunesse dans le Mali colonial, entre souvenirs personnels et regards critiques sur l’histoire. La nouvelle de sa disparition a suscité une vive émotion dans les milieux universitaires, culturels et littéraires du pays. Sur les réseaux sociaux et dans les cercles intellectuels, anciens élèves, collègues et admirateurs lui ont rendu hommage. Le Directeur général de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC), Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, lui aussi professeur de Lettres, a salué, dans un message publié sur sa page Facebook, l’amour du défunt pour la littérature et son engagement pour l’excellence dans le milieu universitaire. MS/MD (AMAP)
Business forum Mali-Japon à Osaka : Un franc succès
Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osasa, 1er août (AMAP) Le business forum Mali-Japon, tenu ce vendredi 1er août 2025 à Osaka, dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka 2025 ,a été un franc succès aussi bien en termes d’organisation, de mobilisation que d’échanges fructueux, a constaté l’AMAP sur place. Présidée par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, la rencontre a réuni des centaines d’opérateurs économiques maliens et japonais autour des opportunités d’affaires et d’investissements dans les deux pays. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, l’opérateur économique Ibrahim Diawara, Cheick Oumar Sacko de l’Organisation des commerçants détaillants étaient parmi les représentants du secteur privé malien présents à cette rencontre. Celle-ci s’est déroulée en trois phases : les discours, le panel sur le thème « Développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégié en Afrique de l’Ouest » et les sessions de B2B et B2G. Le vice-gouverneur de la Région d’Osaka, Morioka Takekazu, et le vice-président de la Chambre de commerce de cette ville, Kuroda Akihiro, ont salué la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’explorer d’autres opportunités d’investissements au bénéfice de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations au Mali (APEX) et vice-président du Comité de pilotage de l’Expo Osaka 2025, Massoudou Cissé, a souligné que le Mali et le Japon, « bien que géographiquement éloignés, partagent une vision commune de développement durable, de l’innovation technologique et du progrès économique. » « Ce forum d’affaires, a-t-il soutenu, représente une opportunité pour chacun d’entre-nous de construire ensemble un avenir prospère à travers des partenariats stratégiques tant au niveau des entreprises qu’au niveau des gouvernements », a-t-il ajouté. Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a signalé que la 1e édition du Business forum Mali-Japon est une magnifique occasion pour faire le bilan de notre coopération bilatérale, saluer les acquis et corriger les imperfections. « C’est aussi l’occasion, pour les opérateurs économiques des deux pays, de créer des opportunités d’affaires et de négocier des contrats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté, en saluant la forte mobilisation de la Chambre de commerce et d’Industrie d’Osaka, ainsi que la présence massive des opérateurs économiques maliens à ce forum. Pour le ministre chargé du Commerce, le Japon est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Mali. « Nos exportations de produits agricoles, de coton et de minéraux vers le Japon ont considérablement augmenté, et les importations du Mali en provenance du Japon ont atteint un seuil considérable. I s’agit notamment de produits manufacturés, de technologies avancées et de biens de consommation. Ce commerce bilatéral, fondé sur le principe du bénéfice mutuel, a permis de dynamiser nos économies respectives et de créer des opportunités d’emploi et de développement pour nos populations », a-t-il expliqué. Pour faire face aux défis de l’heure, le ministre Diallo a invité « la partie japonaise à explorer ensemble de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la santé, le textile, la sécurité alimentaire et la numérisation, pour construire ensemble un avenir durable et prospère. » « La vision du Mali, basée sur le développement endogène, vise à transformer notre économie pour en faire une économie de production. Nous sommes, donc, absolument engagés à industrialiser notre pays, à produire nos biens de consommation, à transformer nos produits agricoles pour créer le maximum d’emplois et de richesse. Sur ce sentier, nos amis seront nos principaux alliés et le Japon est un ami sur lequel nous comptons beaucoup », a-t-il déclaré. Alassane Moussa Diallo a dit que son département a élaboré les business plans de quelques projets industriels pour lesquels, il espère pouvoir conclure des protocoles d’entente qui aboutiront à leurs réalisations prochaines. « Il s’agit, a-t-il cité, d’un projet de construction de filature, d’un projet de construction d’une usine de production de sucre, d’un projet de développement d’une chaine de production de tenues militaires et d’un projet de construction d’une unité de production de compresse stérile communément appelé coton hydrophile. » Lors du panel dont le modérateur était le directeur général de l’Agence pour la promotion de l’importation au Mali (Api-Mali), Ibrahim Ahamadou Touré, les intervenants ont mis en exergue les potentialités du Mali en économique, commerciale et d’industrie culturelle et touristique. Pour les panélistes Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ainsi que le Pr Oussouby Sacko (un malien installé au Japon où il enseigne à l’université d’Osaka) ont mis en avant les opportunités d’investissements au Mali, notamment dans les domaines agricole, industriel, minier, de l’électricité et des énergies renouvelables etc. La rencontre B2B ont conclu des engagements de part et d’autre. Et les discussions doivent se poursuivre dans les jours ou mois à venir pour aboutir à des contrats d’affaires ou d’investissements. Après le forum, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité le siège de la société Panasonic Energy, spécialisée dans la fabrication de batteries lithium. MK/MD (AMAP)
Bamako : Ouverture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC)
Bamako, 31 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) s’est ouvert, jeudi, sous le thème : « Habitat durable, culture et innovation : Approche architecturale du développement durable au Mali » et va se dérouler jusqu’au dimanche 3 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, dont le ministre Imirane Abdoulaye Touré a déclaré ouvert l’évènement, organise ce salon, en partenariat avec l’Ordre des Architectes du Mali, Le salon est composé de plus de 30 stands de représentants des services et entreprises dans le domaine de l’habitat au Mali et de la sous-région, notamment du Burkina Faso, du Niger. Environs 2 000 visiteurs sont attendus. Pendant, quatre jours des panélistes venus, notamment, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Bénin et du Mali, développeront des thématiques sur « Le rôle des architectes dans la transition écologique : entre responsabilités sociales et exigences professionnelles », « Cartographie des enjeux de durabilité dans l’architecture au Mali », « Bâtir avec peu, bâtir intelligemment : quelles pratiques locales d’optimisation des ressources ? » Le ministre a, lors de son intervention à l’ouverture, expliqué que « c’est un événement novateur, un moment charnière mais, surtout, une invitation à réfléchir, à proposer et à construire ensemble. » « Un lieu de rendez-vous du donner et du recevoir pour que continue de s’affirmer notre continent dans cet autre domaine aux enjeux existentiels et aux défis multiples et multiformes. », a-t-il dit. Il a rappelé que le thème choisi va au-delà des mots. « Il est une déclaration de responsabilité, un appel à réinventer nos pratiques et, surtout, à remettre l’architecture au cœur du développement territorial et humain ». Selon Imirane Abdoulaye Touré « il est le reflet d’une urgence, la synthèse d’un combat et l’appel d’une vision, celle de bâtir un Mali résilient, enraciné et innovant, porté par ses talents, sa culture et sa sagesse », paraphrasant Cheikh Anta Diop, qui a dit qu’« un peuple sans mémoire architecturale est un peuple sans abri pour son identité. » Selon le ministre Touré « l’architecture ne se limite plus à bâtir, elle doit désormais s’’ancrer dans les réalités climatiques du Sahel, réconcilier modernité et patrimoine culturel africain, promouvoir une esthétique enracinée et une fonctionnalité durable, offrir des solutions inclusives aux plus vulnérables. » Le chef du département en charge de l’Habitat a également souligné que nous sommes interpellés par les défis de l’habitat accessible et digne, celui de l’adaptation aux crises climatiques et celui culturel et social. « Trop souvent, nos villes perdent leur âme, copiées sur des modèles étrangers. Il est temps de reconstruire une architecture qui nous ressemble, une architecture qui intègre toutes les couches de la société, des jeunes aux personnes en situation de handicap, en passant par les déplacés climatiques », a lancé le ministre Touré. « Face à ces défis, la coopération régionale est une clef », a-t-il dit. A ce propos, le chef du département de l’Habitat a dit : « Ce Salon doit être le terreau d’un réseau sahélien de l’architecture durable, un espace d’échange, d’innovation et d’harmonisation des bonnes pratiques. » Après l’ouverture, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du Niger, Abdoulkadri Amadou Daouda, a procédé à la coupure du ruban. Le Burkina Faso et le Niger sont les pays invités d’honneur de ce salon. Après cette étape, le ministre Touré, son homologue du Niger et certains membres du gouvernement du Mali ont visité les stands. « Cette rencontre a une dimension panafricaine. Je pense que beaucoup de projets et d’ambitions peuvent immerger », a espéré le ministre nigérien. Quant à Adama Kouanda, directeur commercial du Centre de gestion des Cités (structure étatique burkinabè, il a souligné : « Nous sommes un pays invité d’honneur de ce salon. Nous avons pris un stand pour exposer nos produits » Appréciant l’initiative de l’Etat du Mali, il l’a qualifiée de « retrouvailles » et d’opportunité d’échange d’idées, qui replacent l’architecture au cœur du développement durable. ST/MD (AMAP)
Nioro : Lancement de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle
Nioro, le 29 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025, a été officiellement lancée à Nioro, lundi, sur l’esplanade de la salle de spectacle de l’ex-Conseil de Cercle et met en compétition les représentants de 10 des 15 Communes du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le préfet du cercle, Lamine Kouyaté, en présence du directeur régional de la Culture, des chefs de services locaux, des autorités coutumières, des responsables des forces de défense et de sécurité, des représentants de la société civile, des élus locaux, d’anciennes figures des biennales ainsi que de nombreux acteurs culturels venus de tout le cercle. Dans son discours d’ouverture, le chef de service local de la Jeunesse, Samba Bathily, a souligné que la Biennale constitue un véritable espace d’expression et de valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, qui ont décrété 2025 « Année de la culture ». Il a également encouragé les participants à se surpasser pour que le cercle de Nioro brille lors des phases régionale et nationale. Le préfet, quant à lui, a salué l’engagement des troupes des différentes communes dans la promotion de l’art et de la culture, vecteurs d’une paix durable. « La culture est le socle de notre unité nationale. La Biennale est un moment de communion, de partage et de créativité qui transcende les différences », a-t-il déclaré avant de lancer officiellement les activités. Pendant une semaine, les troupes rivaliseront de talent dans plusieurs disciplines, notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, l’orchestre moderne et la danse traditionnelle. Pour marquer leur participation à cette rencontre de brassage culturel, les différentes troupes ont défilé, mettant en lumière la richesse et la diversité du patrimoine du Sahel à travers des danses traditionnelles. Cette phase locale permettra de sélectionner les meilleures troupes qui représenteront Nioro lors de la phase régionale, prévue en septembre 2025. MD/OS/MD (AMAP)
Ouélessébougou et Gourma Rharous : Lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, préparatoire à la Biennale de Tombouctou 2025
Ouélessébougou, 29 juil (AMAP) La Maison des jeunes de Ouélessébougou a accueilli, ce mardi, le lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, première étape vers la Biennale de Tombouctou 2025, décrétée année de la Culture par le président de la Transition, le général Assami Goïta. Sous la présidence du préfet Moussa A. Sagara, l’événement a réuni autorités communales, acteurs culturels, services techniques et une foule nombreuse, témoignant d’une forte mobilisation malgré la saison hivernale. Dans son discours, le préfet Sagara a salué « l’engagement des participants », notamment lors des répétitions dans des conditions difficiles,et a souligné l’importance de cette initiative pour promouvoir les arts des trois Communes du cercle, favoriser le brassage ethnique et valoriser les jeunes talents en vue de la phase régionale en septembre. Il a rendu hommage aux pionniers de la Biennale pour leur contribution au rayonnement du patrimoine malien. La cérémonie, ouverte par les mots de bienvenue du maire Bakary Samaké et du représentant du chef de village Daba Samaké, a été marquée par des prestations envoûtantes de danses traditionnelles, dont le Sogoninkun, Gombâ, Sigui, Kônô et Nama, captivant le public. C’est plutôt lundi après-midi que les activités de la Semaine locale des arts et de la culture du cercle de Gourma Rharous ont débuté sur le « petit terrain de Diambourou », marquant le coup d’envoi des préparatifs de la Biennale de Tombouctou 2025. Malgré l’insécurité et la réduction du cercle à quatre communes, l’événement, présidé par le sous-préfet central Ousmane Coulibaly, a mobilisé une foule nombreuse, aux côtés des maires de Rharous et Banikane, des Forces armees maliennes (FAMa), des leaders traditionnels et religieux et des représentants de la Société civile. Le maire de Rharous, Mohamed Ag Houd, a souligné « l’engagement des populations pour la souveraineté culturelle », tandis que le représentant de la Commission d’organisation a salué « la résilience des participants » et des parrains, dont Mohamed Ag Houd et Abdou Chakour Touré, ainsi que des marraines Adiawiakoye Ramatou Koné et Touré Sagada Touré. Le sous-préfet a rappelé que cette semaine « pose le premier jalon de la Biennale, dont la région assume la responsabilité » et a appelé les jeunes au fair-play. Les troupes de Rharous et Banikane ont ouvert les festivités avec des performances de chant songhoy et de danse Takamba, ovationnées par le public. Les compétitions (solo de chant, théâtre, chœur, danse) débuteront mardi dans la salle de spectacles de la mairie. AC/MG/OS/MD (AMAP)
Niafunké : Démarrage de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025
Niafunké, 27 juil (AMAP) La place de l’Indépendance de Niafunké a vibré, dimanche, de 17h à 19h, au rythme du lancement officiel de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle, édition Tombouctou 2025, a constaté l’AMAP.. Une foule nostalgique et passionnée par les Aemaines artistiques et culturelles a célébré l’héritage de figures emblématiques comme Ali Farka Touré, Afel Bocoum et Harber Lèbèrè Maïga, dont les œuvres continuent d’inspirer toutes les générations sur les ondes de l’ORTM. Située au cœur du Mali, Niafunké, surnommée « Issa Ber » (le grand fleuve en songhaï), incarne un Mali en miniature où cohabitent toutes les ethnies dans un brassage culturel unique, symbolisé par la richesse du Guimballa. Cette diversité s’est exprimée à travers chants, danses, slams et orchestres, mêlant rythmes tamasheq, songhaï, bambara et peulh. Les chefs coutumiers et sages, emportés par l’ambiance, ont applaudi et parfois dansé. Le maire de Soboundou, commune hôte, a prononcé un discours de bienvenue, suivi par une intervention des jeunes récemment formés à la citoyenneté. Ces derniers ont appelé leurs pairs à s’engager pour un Mali uni, où chaque jeune contribue à la construction nationale. Le préfet du cercle, M. Modibo Kane Togo, a ensuite livré un discours poignant, soulignant l’importance de la culture à travers proverbes et citations. Il a retracé l’histoire des semaines de la jeunesse, initiées dès 1962 sous la 1ère République, devenues biennales artistiques, culturelles et sportives sous la 2ème République (1970-1988). Après une interruption de dix ans, marquée par un vide culturel préoccupant, la 5ème République a relancé la Biennale en 2021 sous le nom de Semaine nationale des arts et de la culture. Le préfet a rappelé les éditions précédentes (Bamako 2003, Ségou 2005, Kayes 2008, Sikasso 2010, Mopti) et insisté surl’enjeu pour Niafunké de briller à Tombouctou en 2025. Il a appelé à un retour aux valeurs d’honnêteté, de sincérité, de simplicité et de générosité, piliers d’une société malienne en quête de paix et d’épanouissement. Les festivités, lancées avec ferveur, se poursuivront lundi et mardi au centre culturel Harber Maïga, de 20h à 22h30, avec une compétition entre les communes de Soumpi et Soboundou. Une seule troupe représentera le cercle à la phase régionale, avec pour mission d’honorer le riche héritage culturel de Niafunké. Les troupes sont appelées à faire preuve d’esprit d’équipe pour relever ce défi et faire rayonner Tombouctou en 2025. SAM/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Clôture de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle
Kangaba, 27 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est achevée le samedi 26 juillet à Kangaba, par un grand rassemblement sur la place publique face à la Csacrée, animé par les prestations des troupes, puis une série de performances à l’Institut de formation des maîtres (IFM), a constaté l’AMAP. L’événement s’est tenu sous la présidence du préfet du cercle, M. Abou Dao, en présence des maires des huit communes. Le chef de village de Kangaba a exprimé sa gratitude au président de la Transition pour avoir fait de 2025 l’année de la culture. Il a souligné que la ville a vibré pendant trois jours au rythme des tam-tams et des instruments traditionnels, une ferveur absente ces dernières années. Le maire de la commune rurale de Kaniogo, M. Oumar Traoré, a salué l’esprit de fraternité entre les troupes, logées ensemble et partageant des moments d’échange, rappelant les semaines de la jeunesse et les biennales d’antan. Le rapporteur du jury a ensuite proclamé les résultats : la commune urbaine de Karan arrive en tête, suivie de Kaniogo et de Naréna. Les prestations ont mis en avant des thèmes comme la paix, le soutien aux Forces armées maliennes (FAMA), la cohésion sociale, le cousinage à plaisanterie, tout en dénonçant les méfaits de l’orpaillage. En clôture, le préfet a félicité l’engagement des communes, soulignant qu’il n’y avait ni gagnant ni perdant, mais une victoire collective de la jeunesse. Les meilleurs artistes représenteront le cercle à la phase régionale, avec pour mission de porter haut les couleurs de Kangaba. SD/OS/MD (AMAP)
Kolondièba : Ouverture de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle
Kolondièba, 27 juil (AMAP) Le préfet du cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, a présidé, le 26 juillet, la cérémonie d’ouverture de la phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle 2025. Cet événement a réuni les maires des six communes, les chefs de services locaux, les autorités coutumières et religieuses, les membres de la commission d’organisation, ainsi que les artistes et leurs encadreurs. Dans son allocution, le préfet a souligné la richesse historique, la diversité culturelle et le patrimoine immatériel du cercle de Kolondièba. Il a présenté cette biennale comme un événement d’envergure nationale, reflétant l’engagement du gouvernement malien, sous l’impulsion du Général d’armée Assimi Goïta, à faire de la culture un pilier du développement et de la refondation de la nation. « Cette phase locale n’est pas une simple formalité. Elle vise à raviver notre flamme culturelle, à renforcer les liens entre nos communautés et à préparer dignement la participation de Kolondièba aux phases régionale et nationale à Tombouctou », a-t-il déclaré. Le maire de la Commune de Kolondièba, Abdoul Karim Sangaré, a, dans son discours de bienvenue, remercié les participants, les autorités locales et le gouvernement pour leur engagement dans la valorisation des cultures ancestrales. Il a réaffirmé son soutien à cette biennale, qu’il considère comme un vecteur de cohésion et de brassage pour la jeunesse. La cérémonie s’est ouverte avec la montée des couleurs par les pionniers, suivie d’un défilé des troupes et de la remise d’attestations de reconnaissance à des personnalités distinguées pour leur contribution à l’épanouissement culturel. Les prestations artistiques, incluant chants en solo, danses traditionnelles, pièces théâtrales et ensembles instrumentaux, ont captivé le public. Boubacar Oumar Traoré a officiellement clos la cérémonie, marquant le début des activités de cette phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle 2025 à Kolondièba. NMK/OS/MD (AMAP)
Ténenkou : Clôture réussie de la phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle, Tombouctou 2025
Ténenkou, 27 juil (AMAP) L’esplanade de la Maison des Jeunes de Ténenkou a accueilli, le samedi 26 juillet 2025, la cérémonie de clôture de la phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle, Tombouctou 2025. Les habitants de la capitale du Maassina, toutes générations confondues, se sont mobilisés massivement pour célébrer ce rendez-vous culturel majeur. La cérémonie, présidée par le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet et sous-préfet de l’arrondissement central, représentant le préfet du cercle de Ténenkou, a réuni une délégation comprenant le deuxième adjoint au maire, Soumaïla Bocar Coulibaly, le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, le lieutenant Lamine Samaté, ainsi que des représentants des autorités militaires, coutumières et religieuses, des services techniques, des communes, des ONG et de la société civile. L’événement a débuté par une prestation musicale vibrante des troupes des cinq quartiers de Ténenkou, mettant en lumière la cohésion, la fraternité et la solidarité qui ont marqué cette semaine culturelle. À la tribune, Soumaïla Bocar Coulibaly a salué l’élan collectif insufflé à la commune, soulignant que « chaque prestation, chaque œuvre et chaque moment de partage ont témoigné de notre richesse culturelle, de notre identité et de notre esprit communautaire ». Il a réaffirmé l’engagement de la mairie à soutenir les initiatives culturelles, en valorisant la jeunesse comme moteur du changement. Adama Traoré, représentant du service local de la jeunesse, s’est félicité de l’adhésion populaire et de la qualité des prestations, tout en invitant la jeunesse à se mobiliser pour la phase régionale. Le capitaine Boubacar Sissoko a, quant à lui, exprimé sa joie de présider cette clôture, décrivant la biennale comme un espace de rencontres, d’échanges et de découvertes favorisant le dialogue interculturel. « Ce n’est pas un seul quartier qui a gagné, mais tout le cercle de Ténenkou », a-t-il déclaré, remerciant les artistes, le préfet Mamadou Dao, les partenaires, la commission d’organisation et le public pour leur contribution au succès de l’événement. Le président du jury a ensuite présenté les modalités de notation avant de proclamer les résultats : les quartiers Binta, Komagalou et Ouroboubou forment le trio gagnant. Chaque troupe a reçu des prix pour sa participation. Pendant trois jours, cette biennale a mis en lumière la vitalité culturelle du Maassina, offrant au public l’occasion d’apprécier la richesse du patrimoine local. Elle a démontré que l’art, langage universel, transcende les barrières linguistiques et culturelles pour rassembler autour de valeurs communes : beauté, créativité et ouverture d’esprit. Ténenkou a relevé le défi de l’organisation et de la mobilisation, faisant de cette semaine une véritable fête populaire et un moment de communion. Le public, par son enthousiasme, emportera les souvenirs de ces trois jours de célébration d’un patrimoine culturel riche, source de fierté et de résilience face aux mutations du monde. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition, dans un Mali en paix et en sécurité. OS/AS/MD (AMAP)
Sikasso se classe 1ère à la phase locale de la Biennale artistique et culturelle
Sikasso, 27 juil (AMAP) La commune urbaine de Sikasso a occupé la première position, lors de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025, suivie de la celle de Kapolondougou lassée 2e et elle de Farakala 3e , au terme d’une compétition qui a fait vibrer la salle de spectacle Lamissa Bengaly, les 24 et 25 juillet dernier, Cette phase locale a vu la participation de 15 troupes. Il s’agit, entre autres, de la troupe de la Commune urbaine de Sikasso et de celles des communes rurales de Zanférébougou, Kapolondougou, Farakala, Kapala, Kaboïla, Finkolo, Zangaradougou, Kafouziéla, Pimperna, Sokourani, Missirikoro, Diomaténé, Kapala. Au cours de la compétition, les troupes des différentes communes concernées ont montré leur savoir-faire. La plupart des thématiques portait sur la paix, la cohésion sociale, le cousinage à plaisanterie, le retour à la source. A la fin de la compétition, le préfet du cercle de Sikasso, Amadou Gassambé a exprimé sa « grande satisfaction » pour la bonne organisation, la motivation sinon l’engagement des différentes troupes. « Toutes les 15 communes ont participé à la compétition. Tout s’est bien déroulé. L’évènement nous a permis de découvrir le tréfonds de nos valeurs culturelles. Les troupes ont fait ressortir nos valeurs culturelles dans toutes leurs formes … », a déclaré le préfet. Il a aussi encouragé les troupes qui ont participé à la compétition. « Il n’y a ni gagnant, ni perdant, c’est Sikasso qui gagne. Nous allons, tout de même, sélectionner les meilleures qui vont participer à la compétition de la phase régionale », a-t-il dit. Amadou Gassambé a, enfin, félicité le président de la Transition, le Premier ministre et l’ensemble des membres du gouvernement pour avoir décrété 2025, l’année de la Culture et institué la Biennale. Il a remercié l’ensemble des acteurs et, particulièrement, la Commission d’organisation locale « pour son dévouement. » Ont pris part à la cérémonie de clôture, outre le préfet du cercle de Sikasso é, son adjointe Awa M. Doumbia, les autorités des communes participantes ainsi que plusieurs acteurs du monde des arts et de la culture de Sikasso. MFD/MD (AMAP)

