Mali : Une Nuit de l’intégration africaine en apothéose de la Semaine nationale  

Bamako, 01 juin (AMAP) La Semaine nationale de l’intégration africaine (SNIA), qui a commencé le 25 mai, sous le thème « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine, grâce aux réparations », a été clôturée, samedi 31 mai, par une soirée culturelle africaine ou « Nuit de l’intégration africaine », à l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. L’Afrique était représentée dans sa diversité culturelle, à travers des stands et des mets, notamment des communautés de la Cote d’Ivoire, du Bénin, du Sénégal, du Burkina Faso, de la République de Guinée, du Niger, de la Zambie, du Maroc, de la Mauritanie. « Chaque 25 mai, nous nous souvenons du rêve de nos pères fondateurs de l’Indépendance de l’Afrique, réunis en 1963 à Addis- Abeba, pour créer l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenu Union africaine (UA), en juillet 2000, à Durban, en Afrique du Sud », a rappelé la doyenne des ambassadeurs africains au Mali, Kalzeubé Néldikingar Madjimta, de la République du Tchad. « Ce rêve, a-t-elle dit, toujours vivant et d’actualité est celui d’un continent uni, souverain, prospère et en paix, tourné vers le progrès et ancré dans les valeurs de solidarité, de dignité et de justice ». La diplomate tchadienne a souligné que le thème résonne et nous interpelle. « Il fait écho à des siècles de souffrances, de discrimination, de spoliation et d’injustice infligées aux peuples africains et à leurs descendants », a, aussi, expliqué l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Tchad au Mali. « Ce thème n’est pas une revendication tournée vers le passé, mais un appel à la reconnaissance, à la mémoire, à la vérité et à la justice », a signalé Kalzeubé Néldikingar Madjimta. « Il s’agit de réparer les séquelles d’un système colonial qui a profondément marqué nos sociétés et qui, malheureusement, continue sous d’autres formes, à freiner notre épanouissement collectif », a-t-elle regretté. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a adressé ses remerciements à tous les partenaires qui se sont mobilisés pour la réussite des différentes activités de la SNIA. Il s’agit du Groupe des ambassadeurs africains au Mali, la Fédération des communautés africaines, l’Organisation panafricaine des femmes, la Jeunesse de l’Union africaine « pour leur précieuse contribution à l’organisation de la soirée et des différentes activités de la semaine. » « Votre implication illustre la vitalité de notre coopération et notre engagement partagé pour faire avancer le projet d’une Afrique intégrée et solidaire », a-t-il dit Le défilé des communautés des pays africains au Mali a été l’un des temps forts de la soirée. ST/MD (AMAP)    

Bamako : « Maa, i tè sabali ! », un spectacle engagé pour la planète au Complexe Blonba

Bamako, 31 mai (AMAP) La compagnie Naama a présenté, vendredi soir, au Complexe Blonba, à Bamako, le spectacle Maa, i tè sabali ! (« Humain, il faut avoir de la mesure ! »), une performance théâtrale et chorégraphique portée par une trentaine d’artistes, interpellant l’humanité sur sa responsabilité face à la nature et à la paix. Dirigée par Alioune Ifra Ndiaye, cette œuvre mêle masques géants, marionnettes et musique contemporaine. « J’ai voulu une pièce qui parle à la jeunesse urbaine, avec le numérique et la musique, tout en réfléchissant à la préservation de la planète », a déclaré Alioune Ifra Ndiaye, directeur artistique de la compagnie Naama. Inspiré du sogobo, théâtre ancestral des Bozo, Bamana et Malinké inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, ce conte moderne met en scène un tribunal symbolique où le lion et l’hyène jugent l’humain pour ses excès. Sur scène, 21 danseurs, des masques dogon conçus par Yacouba Magassouba et des marionnettes manipulées avec expertise captivent le public. La musique électronique de Zack Prod et les chants de Diamy Sacko, soutenus par la mise en scène de Salif Berthé et la chorégraphie de Bazoumana Kouyaté TOM, créent une fresque visuelle et sonore. Le body painting, dirigé par Bintou Alexandra Diarrah dans un style novateur appelé monopainting, fusionne tradition et modernité. « Les danseurs ont été maquillés pour incarner cette rencontre entre passé et présent », a précisé Ndiaye. Le spectacle dure 1h05 et délivre un message universel. « C’est une invitation à la prise de conscience face aux défis mondiaux, notamment la relation entre l’humain et la nature », a dit Moctar Ouane, ancien Premier ministre, présent dans la salle. La spectatrice Loubna Benhayoune a ajouté : « C’est magnifique, avec des marionnettes extraordinaires et un message fort sur notre responsabilité de destructeurs de la nature. » Pour Fanta Niamakolo Dembélé, danseuse, l’expérience est unique : « Cette pièce parle des changements climatiques. C’est un message que nous transmettons en tant qu’humains. » Fruit d’un an de travail et d’une équipe de près de cent personnes, « Maa, i tè sabali ! » a été créé au Festival des masques et marionnettes de Markala, puis présenté à Ségou  (Centre)et au Centre international de conférence de Bamako (CICB). « Entre l’écriture, les répétitions et la fabrication des masques, c’est un travail titanesque », a souligné Ndiaye. Ce spectacle incarne une vision dynamique de la culture. « La culture, ce n’est pas regarder en arrière, mais créer pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui », a insisté M. Ndiaye. Il a, toutefois, alerté sur les défis du secteur : « L’équipe technique de Blonba est au chômage depuis plus de deux ans. Nous luttons pour rouvrir ce lieu et programmer régulièrement. » Moctar Ouane a conclu en appelant à un soutien institutionnel : « Il faut encourager et valoriser de telles initiatives pour renforcer la culture malienne. » OS/MD (AMAP)  

Projet culturel Mali Kó : Faire célébrer l’héritage par la jeunesse malienne en 2025

Bamako, 31 mai (AMAP) Africa scène et le Complexe culturel BlonBa, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée pour 2025 par le président Assimi Goïta, lancent Mali Kó (Le Mali dit), un projet ambitieux de 150 millions de Fcfa visant à revisiter 19 chansons emblématiques du Mali de 1960 à 2000 dans 11 régions. « Mali Kó est une célébration de notre histoire musicale et un moyen de transmettre des valeurs de paix et de cohésion à travers la nouvelle génération », a déclaré Abou Guitteye, directeur d’Africa Scène. « Ces chansons intemporelles, réinterprétées, vont raviver des moments clés de l’histoire malienne et inspirer les jeunes. » Porté par cinq jeunes artistes maliens, ce projet comprend un album, un spectacle de 2h30 et une tournée dans 11 villes, avec pour objectif de promouvoir l’héritage culturel et la citoyenneté auprès de la jeunesse malienne. Le projet se déploie en trois phases. La première consiste en la production d’un album regroupant 19 chansons classiques, comme Mali Twist de Boubacar Traoré, Bi furu d’Oumou Sangaré ou Dimanche à Bamako d’Amadou et Mariam, réinterprétées par des artistes prometteurs : Malakey, Young BG, Dr Keb, Black AD, Fama Diabaté et Lah Diabaté. La deuxième phase verra la création d’un spectacle de 2h30, dirigé par un directeur artistique à Lyon, intégrant son, lumière et danse. Enfin, une tournée itinérante présentera ce spectacle dans 11 villes maliennes, de Tombouctou à Bamako, en passant par Sikasso, Kayes et Ségou, visant à toucher 150 000 spectateurs directs. « Ce projet est une passerelle entre notre passé et notre avenir. Nous voulons montrer que le Mali culturel tient toujours et que la jeunesse est capable de produire des œuvres d’exception », ajoute Abou Guitteye. « La mission de Mali Kó, c’est transformer chacune de ces 11 villes en capitale culturelle pendant une semaine, en portant des messages d’éducation civique et de vivre-ensemble », a expliqué Alioune Ifra N’Diaye, directeur du Complexe BlonBa. Une téléréalité accompagnera le projet, avec 40 émissions hebdomadaires de 26 minutes et 10 émissions mensuelles de 90 minutes, diffusées pour atteindre 3 millions de téléspectateurs et 1 million de vues en ligne. Black AD, de son vrai nom Awa Diallo, s’enthousiasme : « Ce projet montre que le Mali possède une valeur culturelle exceptionnelle. Je vais y apporter mon originalité pour faire vibrer le public et montrer que le Mali est fier ! » Mali Kó s’inscrit dans une démarche éducative et citoyenne, répondant aux défis de la jeunesse malienne, comme la consommation de drogue ou l’attrait pour le complotisme. En s’appuyant sur les pratiques culturelles urbaines et numériques des jeunes, le projet vise à renforcer l’identité nationale et à promouvoir une citoyenneté moderne. À travers la musique, il ambitionne de raviver la mémoire collective, valoriser les talents émergents et faire rayonner la culture malienne à l’échelle nationale et internationale. OS/MD (AMAP)

Marraine de mai de l’année de la Culture : Dr Aminata Dramane Traoré parle du Mali de demain

Bamako 31 mai (AMAP) La marraine du mois de mai du projet « Culture Mali 2025 », l’écrivaine Dr Aminata Dramane Traoré, a animé, ce samedi, au centre Amadou Hampaté Bâ, à Missira, une conférence sur le thème « Demain le Mali : culture, éthique, esthétique, paix et réconciliation à l’échelle locale », a constaté l’AMAP. « C’est difficile de parler de cette thématique, sans situer cette dynamique dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel. Il s’agit, pour nous, acteurs culturels et intellectuels, artistes, de contribuer à l’écriture de cette nouvelle page », a déclaré la marraine, qui avait à ses côtés le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, du gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly et le représentant de l’UNESCO au Mali, Ali Mohamed Sinane. Dr Aminata Dramane Traoré, a évoqué, devant l’audience, les valeurs fondamentales de la société malienne et partagé son parcours en tant qu’une défenseure de la culture du Mali. « Ce qui se passe dans le cadre de cette année de la Culture, participe justement des dynamiques qui vont au-delà de nos frontières. Cette initiative de nos autorités doit être soutenue par l’ensemble des citoyens », a-t-elle estime. « Le concept du parrain ou marraine du mois consiste à désigner chaque mois une personnalité du monde de la Culture et des arts du Mali comme parrain(e) des événements, apportant son prestige et son rayonnement pour célébrer l’année de la Culture et renforcer la visibilité et l’attractivité des événements parrainés », a rappelé le ministre Mamoun Daffé. Et d’ajouter : « La marraine d’aujourd’hui a toujours contribué au développement de la culture malienne, donc, elle mérite d’être honorée. » Cette initiative du ministère chargé de l’artisanat, en partenariat avec celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’inscrit dans l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. MMD/MD (AMAP)

« Faso baro kene » à Sikasso : Echanges pour réveiller la fibre patriotique des citoyens  

Sikasso, 31 mai (AMAP) La 3ème édition du débat citoyen « Faso baro kene » s’est deroulée, jeudi, dernier, dans la salle du Cicaara de Sikasso, apres celles de Koulikoro et Mopti, présidée par la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. « Faso Baro Kene, ce n’est pas seulement un cadre de débat, c’est avant tout un creuset d’échanges, de transmission des savoirs et de reconnexion avec nos valeurs fondamentales », a déclaré la gouverneure Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a salué l’initiative avant de souligner que « Faso Baro Kene » entend nous replonger dans les profondeurs du Maaya, « cette sagesse millénaire qui structure notre rapport à la communauté et à notre environnement. » Selon elle, à travers ce dialogue intergénérationnel et interculturel, « nous pouvons mieux comprendre notre passé, nous interroger sur notre présent et construire ensemble un avenir commun. » Par ailleurs, elle a ajouté qu’ « à l’heure où nous parlons de refondation, de souveraineté et de reconstruction nationale, il est essentiel que chaque malienne et malien retrouve en lui-même cette fibre patriotique, cette dignité, ce sens du devoir et de la solidarité qui font la grandeur de notre peuple. » Mme Kanté Marie Claire Dembélé a, d’une part, formulé le vœu que « Faso baro kene » devienne un pilier durable de la cohésion sociale dans notre région et dans tout le pays, et d’autre part, encouragé toutes les collectivités, les leaders communautaires, les jeunes et les femmes à s’approprier pleinement cet espace. Quant à Daha Niasse, représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, il a salué la bonne organisation de l’évènement avant de rappeler qu’il s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture (une initiative du président de la Transition). « L’initiative permettra de matérialiser la volonté du Président de la Transition. Quant à l’espace, celui-ci, permettra d’interpeller les jeunes sur la détérioration de nos valeurs et mœurs », a dit le représentant du ministre en charge de l’Artisanat. Il souhaité que a jeunesse s’approprie « nos valeurs ancestrales car c’est eux qui doivent véhiculer la vraie réforme du Mali et prendre la relève. »  « On ne peut pas être souverain dans la culture d’autrui… », a-t-il conclu. La conférence-débat basée sur « maaya et danbé pour une culture du Mali kura » était animée par le spécialiste du N’go, le Dr Mari Keita, le traditionnaliste Bakoroba Diabaté, le Pr Ibrahim N’Diaye. « Faso baro kene », s’emploie à transmettre nos valeurs sociétales, nos savoirs et savoir-faire endogènes à la jeune génération afin de former la colonne vertébrale d’un nouveau type de citoyen malien (maliden kura) pétri de qualités exceptionnelles de bâtisseurs. Il se propose de promouvoir un échange permanent entre les composantes de la société, en vue de valoriser notre culture et nos traditions, de mettre l’Homme au cœur du développement socio-économique et culturel par le biais de l’éducation et de la citoyenneté. Il vise notamment à contribuer à l’éveil de conscience et à l’engagement citoyen, à développer la fibre patriotique chez les jeunes et les adultes, à favoriser la transformation sociale ainsi que le changement de comportement durable à travers la formation du « maliden kura » profondément ancré dans nos traditions et ouvert au monde. Les conférenciers ont apporté des éclaircissements aux différentes préoccupations soulevées par l’assistance. L’hymne national, la prestation des koredugaw et la pièce théâtrale de la troupe yeelen ont marqué l’évènement. L’année 2025 a été décrétée année de la culture par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié l’espace « faso baro kene » (débat citoyen). L’initiative intervient dans le cadre de la mise en œuvre du projet culture Mali 2025. La rencontre est organisée à la fin de chaque mois avec des thématiques bien choisies. L’espace utilise le cadre d’échanges « maaya ni danbe kene » créé au niveau des gouvernorats dans toutes les régions du Mali par le ministère de l’administration territoriale en collaboration avec ceux de la jeunesse et des sports, de la réconciliation et de la culture. La session de Sikasso a eu lieu en présence du directeur national du tourisme et de l’hôtellerie Mamary Diarra, du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé ainsi que du 2ème vice-président du Conseil régional, Samba Diallo. Etaient aussi présents, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Adama Ballo et plusieurs invités. MFD/MD (AMAP)  

Journée internationale des musées : Les jeunes s’imprègnent du rôle des musées

Bamako, 29 mai (AMAP) Le Conseil international des musées (ICOM-Mali) a organisé, jeudi, une conférence-débat à la Faculté d’histoire et de géographie sur le thème :  « L’avenir des musées au sein des communautés en constante évolution» et dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des Musées (JIM). L’évènement est organisé par ICOM-Mali, en partenariat avec le ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, la Faculté d’histoire et de géographie. Elle était animée par Dr Samuel Sidibé, président d’honneur de ICOM-Mali, ancien directeur général du Musée national du Mali et Modibo Bagayoko spécialiste en patrimoine et gestion du Projet de l’UNESCO. Le Conseiller technique au ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Dr Mamadou Cissé, représentant le ministre, qui a présidé la cérémonie officielle, a exprimé sa satisfaction pour le choix de la thématique qui cadre avec la vision du département, en cette Année de la culture, décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi  Goïta. « La JIM est une opportunité pour lancer un appel solennel aux institutions culturelles et numériques innovantes ou conduire des campagnes de proximité pour mettre en avant le rôle essentiel des musées dans un monde en pleine mutation », a dit M. Cissé. Il a ajouté que les musées sont des espaces de préservation et de valorisation des biens culturels matériels et immatériels. « Ils (lesmusées) participent activement à la création de communautés durables et inclusives. Le thème de cette année s’aligne sur les trois objectifs de développements durables (ODD) à savoir soutenir les économies locales, en créant des opportunités d’emploi et en proposant des programmes éducatifs qui autonomisent les communautés, encourager la créativité et en adoptant les avancées technologiques, le développement urbain durable en agissant comme des pôles culturels qui favorisent l’inclusion, la résilience et la préservation du patrimoine culturel. Les conférenciers ont tous soutenu le rôle des musées dans le développement de la communauté, leurs impacts dans la cohésion sociale, la lutte contre le chômage des jeunes et son rôle dans la protection de l’environnement. Il s’agissait pour les conférenciers d’attirer l’attention des jeunes sur l’importance des musées dans la promotion socio-économique et culturelle de la communauté. Dans sa communication, Samuel Sidibé a tout d’abord exprimé sa satisfaction de voir en face de lui des jeunes pour échanger sur le rôle des musées ausein de la communauté. Il a souhaité éclairer les jeunes sur le Conseil international des musées et ses attributs dans le développement du patrimoine culturel et les institutions muséologiques. C’est un forum des professionnels qui donnent leur avis sur les grandes préoccupations des musées. Depuis 1997, chaque année, le 18 mai, ICOM célèbre la JIM   Et il urge de sensibiliser le public universitaire sur l’importance des musées en tant qu’espace d’échange culturel, d’enrichissement des cultures et développement de la compréhension mutuelle, de la coopération et de la paix entre les peuples. Il a invité les jeunes à s’investir pour faire des musées une opportunité de s’épanouir et participer à la promotion de son environnement. Pour sa part, M. Bakayoko a mis l’accent sur le rôle des musées dans la formation et l’apprentissage des jeunes. Il a, aussi, parlé de l’importance des musées dans les mutations   technologiques et sociales ainsi que leur contribution dans la cohésion sociale, en qualité de gardien du passé. Etaient présents le vice-doyen de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako, Dr El hadji Ousmane Boré, Baba Keita de l’UNESCO, spécialiste du patrimoine culturel, Plusieurs enseignants chercheurs et étudiants ainsi quedes professionnels du musée ont assisté à la conférence-débat. AS/MD (AMAP)

Ségou: Ruée sur le « Gueni » à l’approche de l’hivernage

Par Aminata PONA  Ségou, 29 mai (AMAP) La séduction, art subtil et raffiné, s’accompagne souvent de gestes symboliques et d’éléments sensoriels. Parmi ceux-ci, l’encens occupe une place privilégiée. Il constitue un véritable allié dans le jeu de la féminité et du charme. Les femmes de la région de Ségou en sont bien conscientes, et nombreuses sont celles qui recourent à divers types d’encens, en particulier le « Gueni », le souchet rond, de son nom scientifique « Cyperus rotondus Linn », pour exhaler leur présence et envoûter les sens. Traditionnellement appelé Guéni, cet encens naturel se décline en plusieurs formes que l’on retrouve sur les marchés locaux : les petits grains de couleur rougeâtre ou noir nommés Guénimisèni, les gros grains de couleur noire connus sous le nom de Guéni Koumaba, ainsi que les mystérieux Mougoumougouni. Ces perles aromatiques dégagent des senteurs suaves et envoûtantes qui imprègnent les lieux de leur parfum singulier. Utilisé principalement par les femmes, le Guéni sert à embaumer les pièces de vie, salons, chambres, salles d’eau, espaces de réunion ou de travail mais aussi à parfumer les vêtements. Au-delà de son usage esthétique, il s’inscrit dans une tradition culturelle profondément ancrée. À l’approche de l’hivernage, la demande pour ces encens ne cesse de croître. Nombreuses sont les femmes qui, en se rendant au marché, ne peuvent résister à l’envie d’en acquérir, tant son usage est devenu incontournable dans la vie quotidienne. C’est notamment le cas de Fatoumata Tangara, rencontrée au marché hebdomadaire communément appelé « N’Denè sugu » qui signifie « le marché du lundi » en bamanankan. Le sachet bien garni qu’elle tient à la main dit tout son attachement au produit : « Je viens d’acheter 4 kilos de « Gueni gros grain et 3 kilos de petit grain. J’aime particulièrement son parfum pendant les périodes de fraicheur. Je l’utilise pour embaumer mes chambres, mes toilettes, mes habits, mes dessous et même mes draps. J’ajoute à mon eau de boisson ou je le garde en bouche pour éviter les mauvaises odeurs » confie-t-elle. Non loin d’elle, une autre cliente Adam s’affaire à tester les odeurs des différents « gueni » proposés par une vendeuse. Après comparaison, elle opte pour le gros grain. La quarantain révolue, cette  dame estime que toutes les femmes devraient intégrer ce produit dans leur quotidien. « C’est un encens brut accessible à toutes les femmes selon leurs moyens. Il se suffit à lui-même. Nul besoin d’ajouter un autre parfum » affirme-t-elle. La mère de quatre enfants en souligne particulièrement l’utilité durant la saison pluvieuse : « C’est en cette période que j’en achète le plus. Comme vous le savez, en période de fraicheur, certains enfants urinent au lit. Cet encens est efficace pour éliminer les mauvaises odeurs au réveil. Il purifie littéralement l’air ambiant » explique-t-elle. Produit culturellement valorisé et largement utilisé le Gueni soutient une économie informelle dynamique principalement animée par les femmes.Sur les différents marchés de la ville de Ségou, les vendeuses d’encens sont facilement repérables. Elles attirent les passantes par l’agréable parfum qui émane de leurs étals. L’une d’elles, Fatoumata Diallo interpelle les clientes autour de ses bassines remplies du produit. Elle propose le gros grain entre 1 500 et1 750 Fcfa le kilo. Si le produit est cassé, le prix varie de 1 750 ou 2 000 Fcfa . Le petit grain rouge ou noir, quant à lui, est vendu entre 1 250 ou 1 500 Fcfa le kilo. Lorsqu’il est pilé, elle le cède entre 1 000 et 1 250 Fcfa le kilo. L’encens localement appelé « mougoumougouni » se vend à 500 Fcfa le kilo ou à 400 Fcfa, le contenu d’un récipient appelé ‘panis’. Fatoumata précise que les prix fluctuent selon les saisons. Ces recettes journalières varient entre 15 000 et 50 000Fcfa. Pour sa consœur Bintou Djibo, la période de l’hivernage est particulièrement propice à la vente du Gueni. « Les grains noirs sont les plus prisés par les femmes. Cependant, le produit devient plus coûteux, car certains cultivateurs abandonnent sa culture au profit d’autres activités », explique-t-elle. Elle souligne, par ailleurs, la rentabilité de cette activité, grâce à laquelle elle subvient aux besoins de sa famille. « Nous recevons le produit des zones de production, le vendons en détail. Ensuite, nous remettons leur part aux fournisseurs à la fin de la journée. Le bénéfice nous revient. Parfois, je réalise un chiffre d’affaires de 50 000 Fcfa par jour, voire 100 000 Fcfa ou plus, selon l’affluence du marché », explique-t-elle. Bintou Djibo affiche les mêmes prix que Fatoumata. Toutes les deux vendent également en détail à partir de 50Fcfa. Le Gueni provient essentiellement des localités de Macina, Kala, Konodimini et Sitanbougou. Une femme âgée, rencontrée sur place, rappelle l’importance de cet encens dans les foyers : « C’est une forme de chauffage moderne. Il peut même apaiser les tensions dans un couple : il suffit que la femme nettoie la maison, allume un peu d’encens, et la magie opère » précise-t-elle. Outre son pouvoir aromatique et symbolique, elle souligne que le Gueni joue également un rôle hygiénique et médicinal. Il est aussi utilisé pour repousser les moustiques et autres insectes nuisibles. Selon certaines croyances populaires, il contribuerait aussi à prévenir certaines affections féminines, telles que les infections, les douleurs menstruelles, la sécheresse vaginale, les crampes abdominales et les démangeaisons intimes. AP/ADS/MD (AMAP)              

Clôture de la 4e Semaine culturelle et artistique du Lycée public de Tenenkou, dimanche

Tenenkou, 25 mai (AMAP) La 4e Semaine culturelle et artistique du Lycée public de Tenenkou, qui vise à mettre en avant l’immense richesse culturelle du Mali et permettre de valoriser nos savoirs locaux, a connu son épilogue, dimanche 25 Mai 2025 avec un programme riche en couleur, a constaté l’AMAP sur place. Pour cette édition, en partenariat avec le Comité de gestion scolaire (CGS) de l’établissement, les organisateurs ont décidé d’innover, en cette année 2025 dédiée à la culture par le président de la Transition, afin de lui donner un cachet particulier. Le deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, a rappelé « la place de choix qu’occupe la culture dans notre société, avant d’inviter « les organisateurs à pérenniser ce genre d’initiative afin que les élèves puissent s’approprier notre immense patrimoine culturel. » Il a adressé ses remerciements le corps professoral pour l’ensemble des efforts déployés et son implication au cours de cette année scolaire. Quant au proviseur du Lycée public, Ladji Yaya Diarra, il s’est félicité de l’organisation de cette semaine culturelle. Il a rappelé que « notre diversité culturelle est un atout majeur dans la préservation de la paix et le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble dans notre pays. » Les activités se sont étalées sur trois jours dont le premier a été consacré à un concours de lecture, le deuxième à un concours de culture générale et pour, le troisième jour marquant la fin de ces 72 h de festivités, plusieurs personnalités se sont déplacées au Lycée public de Tenenkou. Au programme de la dernière journée de festivités : montée des couleurs, chorégraphies de danses traditionnelles et modernes, poésies aux titres évocateurs « : « La paix », « La ville de Tenenkou », « Sauvons l’école », « L’AES » et « Une fille mère »), défilés pour mettre en valeur les différentes ethnies vivant à Tenenkou (Peulh, Sonrhaï, Bozo, Dogon, Bamanan, Soninké et Mossi) , imitation d’artistes et un sketch portant sur l’éducation des enfants à la maison. Ces différentes prestations ont permis aux très nombreux spectateurs, venus au lycée cet après-midi, d’admirer et d’apprécier les immenses potentialités du Mali dans le domaine de la Culture. Ces prestations de haute volée des lycéens ont permis au public présent de vibrer et de communier ensemble autour de notre culture. En marge de ces festivités, les meilleurs élèves du lycée public ont été récompensés. Ils ont reçu des kits scolaires des mains des personnalités présentes. Ont pris part à cette cérémonie de clôture, l’adjoint au directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), les représentants des services techniques, des ONG, des organisations de la Société civile et les membres du CGS. AS/MD (AMAP)

Bal des costumes traditionnels : Le rendez-vous de la diversité du Mali un

Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 24 mai (AMAP) Sous un ciel étoilé, l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB) a vibré, samedi, au rythme du Bal des costumes traditionnels, organisé par l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM). Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, cet événement, porté par le thème : «Culture malienne, unité dans la diversité», a célébré avec éclat la richesse du patrimoine malien. Proclamée Année de la culture par le Président Goïta, 2025 offre un cadre idéal à cette manifestation annuelle de l’ORTM. Des milliers de participants se sont réunis pour célébrer la mosaïque des identités ethniques maliennes, fusionnées en un vivant symbole d’unité nationale. Une innovation marquante de cette édition a été la participation de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES), renforçant les liens régionaux à travers la culture. Dès les premières heures de la soirée, les projecteurs ont illuminé une scène éclatante de couleurs : boubous basin ornés de broderies dorées, tuniques bogolan aux motifs ocre, tenues peules parées de perles et de cauris, et robes en wax inspirées des traditions locales. Le défilé des costumes a mis en lumière la diversité des cultures bambara, peule, tamasheq, dogon, soninké, bwa, sarakolé, minianka, sénoufo et bien d’autres, incarnant pleinement le thème de l’unité dans la diversité. AMBIANCE DE FETE DES SENS – Une atmosphère saturée de parfums envoûtants : l’encens brûlant dans des calebasses, le thé à la menthe servi dans des verres fumants et les arômes alléchants des stands où s’empilaient des plats de tiga dèguè (sauce d’arachide), de fari (beignets de haricot) et d’autres mets traditionnels, attirant les visiteurs dès l’entrée. La musique des djembés, des balafons et des flûtes peules résonnait, portée par une brise douce qui faisait danser les feuilles des flamboyants bordant l’esplanade. À l’écart, des stands illuminés proposaient des bijoux en argent, des étoffes en wax et des sculptures en bois, captivant les curieux. L’enthousiasme était palpable, notamment chez les jeunes. Des groupes de filles en tenue peule, leurs coiffes tressées et ornées de perles multicolores, riaient en se prenant en photo, tandis que des enfants surexcités couraient entre les adultes, imitant avec énergie les pas de danse qu’ils observaient. Sur la scène principale, des troupes de danseurs Minianka, parées de tenues taillées dans de la cotonnade, ont captivé le public avec des chorégraphies puissantes. Les danseurs tamasheq, drapés dans des boubous éclatants, ont enflammé l’assistance au rythme envoûtant du takamba et des sons des ngonis des chasseurs. Les troupes du Burkina Faso et du Niger, invitées dans le cadre de l’AES, ont également émerveillé l’assistance par leur savoir-faire, ajoutant une dimension sahélienne à cette célébration. « Ce bal est une vitrine de notre identité », a déclaré Fatoumata Keïta, étudiante de 19 ans, rayonnante dans une tenue peule. « En 2025, porter ces vêtements, c’est dire au monde que notre culture est vivante et qu’elle nous rassemble. » Un sentiment partagé par Moussa Diarra, enseignant à la retraite, observe la scène, très ému. « L’initiative du président de la Transition de faire de 2025, l’Année de la culture nous rappelle que nos traditions sont un trésor. Ce soir, je vois l’espoir dans les yeux des jeunes », s’est-il réjoui. Pour le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé l’évènement, ce bal illustre pleinement l’objectif de l’An née de la culture, proclamée par le Chef de l’État pour promouvoir le patrimoine malien comme levier d’unité nationale et de développement. Il a souligné le rôle clé des médias dans la valorisation de cette richesse culturelle et a félicité les organisateurs pour le thème choisi, qu’il juge « vecteur de cohésion sociale». « C’est une activité à pérenniser, à renforcer et à poursuivre, car les bonnes choses se bonifient avec le temps», conclut le ministre Alhamdou Ag Ilyène. Le directeur général de l’ORTM, Hassane Baba Diombélé, a salué l’engagement de la jeunesse dans cette initiative présidentielle. Il s’est également réjoui de la participation des délégations de la Confédération AES, et vois dans ce rendez-vous culturel « une illustration de la vision commune des dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger pour harmoniser leurs actions de développement. » Ce bal des costumes traditionnels de l’ORTM a transcendé son statut de simple événement culturel pour devenir un puissant symbole de cohésion, non seulement pour le Mali, mais aussi pour la région sahélienne. En célébrant la diversité tout en affirmant l’unité, l’ORTM a relevé avec brio le pari de valoriser le patrimoine culturel comme un moteur de rassemblement et d’espoir. Le rendez-vous a réuni les ministres de l’Intégration africaine et des Maliens établis à l’extérieur, Mossa Ag Attaher, et de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière était représenté par son chef de cabinet, Nohan Sow. Des représentants du Conseil national de Transition (CNT) et des ambassadeurs accrédités au Mali ont également honoré l’événement de leur présence. ABT/MD (AMAP)

Bureau malien du droit d’auteur : bonne dynamique dans le paiement des redevances aux artistes (Conseil d’administration)

Bamako, 22 mai (AMAP) Le Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA) est dans une bonne dynamique et continue de représenter un véritable bol d’air pour les artistes dans le paiement des redevances de droit d’auteur et droits voisin, a conclu la 48è session ordinaire de son Conseil d’administration. La structure a recouvré les redevances de droit d’auteur et des droits voisins. Les administrateurs ont approuvé les états de paiement et les procédures seront enclenchées pour le paiement dans les jours à venir à ceux dont les œuvres ont été exploitées Le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, qui a présidé cette session, en présence de la directrice générale du BUMDA, Mme Diallo Aida Koné, et de la quasi totalité des administrateurs, a exprimé sa satisfaction pour la régularité des sessions et salué l’engagement constant des administrateurs. « Est-il besoin de rappeler que le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, lors de sa traditionnelle adresse à la nation, le 31 décembre dernier, a décrété 2025 comme Année de la cultur ? Certes, cela nous interpelle tous et nous engage à la construction du Mali Kura, gage de paix et de vivre ensemble », a déclaré Mahamadou dit Koumbouna Diarra. « La session à mi-parcours se tient dans un contexte particulier, marqué par le paiement des redevances de droit d’auteur et droits voisins de l’année 2024 par les sociétés de téléphonie mobile. Je fais allusion à Orange Mali et Moov Malitel Africa. S’y ajoutent les droits généraux » M. Diarra. Et le secrétaire général d’expliquer succinctement que cet argent est en train d’être reparti entre tous ceux dont les œuvres ont fait l’objet d’une exploitation. Le montant de ces redevances payées s’élève à un peu plus de 451 millions de Fcfa, soit une réalisation d’un taux d’exécution de plus de 53% des ressources propres sur une prévision de plus de  837 millions de Fcfa. Quant aux recettes, au titre de la subvention de l’État, elles se chiffrent à plus de 103 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution d’un plus de 63% sur une prévision de plus de 163 millions de Fcfa. La réalisation globale est estimée à un peu plus de 554 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution de 55%. Ces résultats très encourageants ont été aussi bien appréciés par le secrétaire général du ministère en charge de la Culture, qui a félicité la directrice générale du BUMDA et son équipe et pour le travail realisé.  Ces résultats démontrent leur « dynamisme à faire prospérer les redevances », a-t-il dit. Mais au-delà des chiffres satisfaisants, les administrateurs s’accordent à reconnaître que des efforts doivent être accomplis par le BUMDA en vue d’améliorer ses performances dans le recouvrement des arriérés de droits d’auteur et de droits voisins, dans la mise en œuvre de la rémunération pour copie privée et la reproduction par reprographie des œuvres. « La rémunération pour copie privée, faut-il le rappeler, constitue aujourd’hui l’enjeu du droit d’auteur. C’est pour cela que nous avons entamé le processus de relecture de la Loi 2017-012 du 01 juin 2017 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique », a expliqué Mahamadou dit Koumbouna Diarra. Il a, aussi, noté la mise en œuvre de l’Assurance volontaire pour la culture (AVOC) qui est une initiative prise par le département en charge de la Culture pour susciter l’adhésion des non-salariés des professions libérales, artistiques et artisanales. Il a invité le BUMDA à plus de communication afin de sensibiliser le maximum d’artistes à adhérer à cette assurance. Il a exprimé ses remerciements aux partenaires du BUMDA et souhaité que d’autres en prennent la graine pour accompagner les artistes qui constituent une frange importante de notre société. Au terme de son intervention, le secrétaire général a rendu hommage à Me Amadou Keïta, avocat et collaborateur du BUMDA, ainsi qu’à des célébrités du monde la culture qui ne sont plus, notamment le musicien Amadou Bagayoko et le cinéaste Souleymane Cissé, etc. « Pendant ce trimestre, nous avons pu mener des activités, notamment le recouvrement des arriérés de droit d’auteur et des droits voisins. Après ces recouvrements, nous avons pu faire le renforcement du cadre juridique en allant vers la relecture de la loi numéro 27012 du 1er juin 2017 qui fixe les régimes de la propriété littéraire et artistique qui nous permettra de nous conformer à l’évolution juridique nationale et internationale et de pouvoir transporter », a souligné, auparavant, la directrice du Bureau, Mme Diallo Aida Koné. Amadou SOW