Réhabilitation de patrimoines culturels de Tombouctou : Un bilan déjà satisfaisant
Bamako, 22 mai (AMAP) La troisième réunion du Comité de pilotage pour la coordination et le suivi des réparations collectives relatives à l’entretien et à la réhabilitation des bâtiments protégés de Tombouctou, tenue, jeudi, au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a conclu à un bilan satisfaisant de la réhabilitation du patrimoines culturel de de la ville du Nord du Mali, a constaté l’AMAP. Cette réunion, devait, avant tout, permettre de faire le point complet des activités réalisées », a déclaré le secrétaire général du département, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, qui a présidé la cérémonie. Et d’ajouter qu’ « il s’agira d’échanger sur les résultats obtenus, d’en tirer des enseignements et au cas échéant, de formuler des recommandations pertinentes. » Il a, également, souligné l’importance d’échanger sur les activités en cours et celles programmées. « Cette rencontre sera, aussi, l’occasion d’aborder les différents enjeux identifiés, notamment le développement de l’exposition permanente sur les mausolées, laquelle sera accueillie dans la salle additionnelle du musée communal de Tombouctou, construite dans le cadre du programme de réparation », a précisé le Secrétaire général du ministère. Il a aussi mentionné l’entretien du mémorial Louha ou encore l’occupation anarchique des environs des bâtiments protégés A ses côtés la responsable régionale des Programmes du Fonds au profit des victimes, Aude Le Goff, le premier secrétaire de l’Ambassade de la République fédérale de l’Allemagne à Bamako, Julius Kleindienst et la représentante du chargé de Bureau Unesco. Julius Kleindienst a indiqué que son pays est un partenaire de longue date de la Cour pénale internationale (CPI) et soutient, depuis près de vingt ans, le Fonds au profit des victimes. C’est dans cet esprit de solidarité et d’engagement pour les droits humains qu’ils ont décidé de verser une contribution volontaire au Fonds, destinée à soutenir les réparations dans l’affaire Al Mahdi. À cela, Aude Le Goff a ajouté qu’après, environ six ans de travail acharné, 100% des réparations individuelles et 100% des réparations symboliques ont été effectuées, tandis que 80% des réparations collectives ont été exécutées. Par ailleurs, Mme Dicko Oumou Dicko, de l’UNESCO expliquera que malgré les résultats à mi-parcours encourageants obtenus à 6 mois de la clôture des activités de ce programme, elle a tenu à rappeler que la mise en œuvre des activités du Dispositif de restauration du patrimoine culturel dont la mise en œuvre est assurée par l’UNESCO a été émaillée de certaines difficultés, notamment l’occupation des abords immédiats des clôtures des cimetières, la protection des résultats du projet et l’assainissement des abords immédiats des sites. AC/MD (AMAP)
Mariage collectif annuel chez les Dafing de Marani, près de Tominian (Centre)
Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 20 mai (AMAP) Un mariage collectif et traditionnel a été célébré, à Marani, gros village Dafing situé dans la Commune rurale de Tominian (Centre), les 17 et 18 mai 2025, unissant pour le meilleur et le pire, trente et deux jeunes couples de garçons et de filles, toutes ayant l’âge minimum, a constaté l’AMAP. Les Dafing exercent, majoritairement, dans le commerce formel, l’agriculture de subsistance et vont beaucoup à l’exode rurale. Pour participer à cette activité culturelle annuelle, qui marque le début de l’hivernage, tous, où qu’ils soient, se convergent vers le village. Cette année, le 18 mai a été retenue rendant cette date inoubliable pour les habitants et ressortissants. La nuit du samedi, nuit de noce, les nouvelles mariées ont reçu des conseils et bénédictions de leurs parents, avant de rejoindre leur mari dans la belle-famille. Le matin du 18 mai, tout le village a partagé un petit déjeuner commun, puis après les jeunes mariés ont fait le tour de la localité pour les salutations d’usage. Dans l’après-midi, juste après la prière de 14 heures, le podium s’est installé sur la place publique afin de recevoir les couples. La cérémonie a été dirigée par l’imam Beh Karamoko Dembélé, entouré de nombreux notables dont le chef de village Komane Dembélé et plusieurs invités. Le guide religieux a formulé des bénédictions pour les nouveaux foyers, leur bonheur, leur santé, la longévité de leur couple et beaucoup d’enfants. Ensuite, les forgerons du village ont agrémenté la soirée par l’exposition de masques appelées ‘Tioko’ en langue Dafing. Ils ont parfaitement exécuté une danse folklorique au rythme des tams-tams des griots. La cérémonie purement traditionnelle et religieuse a pris fin avec la montée des nouvelles mariées au-dessus du puits sacré du village. Où chacune des trente-deux désormais épouses/femmes devrait puiser, au moins, un seau d’eau, signe de stabilité de son foyer et de fertilité. Les réjouissances ont continué toute la nuit. Une longue nuit…Et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. JD/MD (AMAP)
Le Premier ministre Abdoulaye Maïga detaille le Programme d’action du gouvernement
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a présenté, devant le Conseil national de Transition (CNT) les grandes lignes du Programme d’action du gouvernement (PAG), lundi, mettant en avant des mesures concrètes pour la gestion de la dette, la relance économique, l’assainissement, la sécurité et le développement durable. Le chef du gouvernement, qui intervenant lors des débats, après la présentation du PAG vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a annoncé le déblocage de 2,253 milliards de Fcfa pour apurer les dettes des fournisseurs de l’État, avec un effort supplémentaire de 1,103 milliard de Fcfa en 2024. Par ailleurs, 963 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour les dépenses du personnel de l’État, des collectivités et des établissements publics, tandis que 194 milliards de Fcfa et 114 milliards de Fcfa ont été alloués, respectivement, aux dettes extérieure et intérieure. Un programme spécial, lancé en octobre 2024, en partenariat avec les sociétés minières, a permis d’injecter 402 milliards de Fcfa dans l’économie nationale, à travers le paiement de mandats aux fournisseurs. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de mobilisation accrue des ressources intérieures et de réduction du déficit budgétaire, malgré les sanctions économiques de 2022 et le resserrement monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2023. Le Premier ministre a confirmé la mise en place de l’Agence du bassin du fleuve Niger, créée par l’ordonnance n°02-049 du 29 mars 2022, pour assurer le draguage ciblé du fleuve et lutter contre la pollution. Concernant la restitution des espaces verts, un cadre juridique rigoureux, appuyé par la loi n°10-028 du 12 juillet 2010 et la loi n°2021-032 du 24 mai 2021, encadre leur protection et leur classification. Des actions d’identification et d’immatriculation des espaces verts sont en cours pour garantir leur restitution aux citoyens. À l’approche de la fête de Tabaski, prévue le 7 juin 2025, le gouvernement, via les ministères chargés du Développement rural et de la Pêche, organisera des ventes promotionnelles de béliers dans plusieurs régions et à Bamako. Avec un objectif de 34 150 béliers contre 31 000 en 2024, cette opération vise à réguler les prix, lutter contre la spéculation et garantir des revenus aux éleveurs. Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a évoqué des initiatives comme le Comité consultatif de sécurité et la police de proximité renforcent le lien entre les populations et les forces de défense. En matière de dialogue social, le gouvernement a honoré ses engagements avec les syndicats, notamment en payant 5,821 milliards de FCFA de droits de travail pour certaines entreprises d’État et en négociant le règlement de 18,395 milliards de Fcfa pour d’autres sociétés. Le gouvernement prévoit le démarrage des travaux du pont métallique provisoire de -Woyowayanko le 5 juin 2025, avec une ouverture au trafic fin août 2025. Concernant le transport fluvial, des projets comme le bateau-bus et la relance du transport Bamako-Koulikoro sont en cours. Pour la mobilité urbaine à Bamako, des études sont lancées pour l’acquisition d’un tramway et de bus modernes. Pour 2026, la relance économique repose sur le soutien aux entreprises, la création d’emplois via le Fonds de garantie du secteur privé et la mise en œuvre de la vision « État-stratège ». En matière d’assainissement, des campagnes de sensibilisation, le curage des caniveaux et l’augmentation des effectifs de la voirie (400 manœuvres et 250 agents) sont prévus à Bamako. Une usine de transformation des déchets, capable de traiter 1 400 tonnes par jour et de produire 40 MW d’énergie, est également à l’étude. Le gouvernement a mis en place un dispositif d’assistance pour le rapatriement des Maliens en détresse, en partenariat avec l’Organisation internationale des migrations (OIM). Des campagnes de sensibilisation contre la migration irrégulière et la création de la Maison du Malien de l’extérieur en 2018 renforcent ces efforts. Par ailleurs, 45 personnes en situation de handicap ont été recrutées lors des deux derniers concours de la fonction publique, avec des quotas prévus pour les futurs recrutements. La réhabilitation du chemin de fer Bamako-Diboli se fera en écartement standard, en coordination avec le Sénégal. La compagnie aérienne Mali Airlines avance avec la nomination d’un coordonnateur, l’ouverture d’un compte bancaire et des missions pour trouver des partenaires stratégiques. Le Premier ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires, tout en consolidant les acquis pour un Mali résilient et prospère. OS/MD (AMAP)
Maroc : la Princesse Lalla Hasnaa préside la 1ère session du Conseil d’administration de la Fondation du théâtre royal de Rabat
Rabat, 15 mai (AMAP) Son Altesse Royale, la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation du théâtre royal de Rabat, accompagnée de Mme Brigitte Macron, a présidé, jeudi, la première session du Conseil a de ladite Fondation dans les locaux de l’institution culturelle et artistique, rapporte Mahgreb Arab Presse (MAP). « Fruit de la vision éclairée de SM le Roi, le théâtre royal de Rabat se veut une concrétisation de la Haute Sollicitude Royale sans cesse manifestée à l’égard de l’art et de la culture ?, indique MAP. Son Conseil d’administration, « formé d’éminentes personnalités issues d’horizons différents, s’attachera, dans le cadre des hautes orientations royales, à fixer et à enrichir un cadre stratégique pour cette institution ». Ce Conseil est composé de : -Cheikha Al Mayassa Bint Hamad Al-Thani, Présidente du Conseil d’administration de Qatar Museums ; -Mme Brigitte Macron, épouse du Président de la République française ; -M. Othman Benjelloun; -M. Michael Zaoui ; -M. Makhtar Diop ; -Mme Huda Alkhamis-Kanoo ; -M. Gad Elmaleh ; -M. Michel Canesi ; -Mme Hélène Mercier-Arnault ; -M. Farid Bensaïd ; -M. Mohamed Yacoubi. MD (AMAP)
Conférence inaugurale de Faso Sifinso : Un espace d’échange pour bâtir le Mali kura
Bamako, 16 mai (AMAP) Des chercheurs, historiens, enseignants, hommes de culture et étudiants ont participé, jeudi, à la conférence inaugurale de « Faso Sifinso», sur le thème : «Yérédon», c’est-à-dire les repères fondamentaux pour la jeunesse malienne, développé par le Professeur de Nko, Mamadi Keïta, et Seydou Idrissa Traoré de l’Association djoko ni maaya. Dans un amphithéâtre Kary Dembélé de l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako archicomble, les deux conférenciers ont mis l’accent sur « l’importance de la connaissance de soi et de ses racines pour bâtir une jeunesse consciente, patriote et porteuse du Mali nouveau. » Selon eux, « il s’agit de bâtir un modèle de Malien qui inspire l’amour de la patrie, la reconnaissance et le respect de nos valeurs ancestrales. » Placée sous le haut patronage du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la cérémonie était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. C’était en présence de ses collègues de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, et de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané. Le ministre chargé de la Culture a expliqué le concept « Faso Sifinso », qui est un programme socioéducatif destiné à être déployé dans l’ensemble des établissements scolaires du pays, notamment du primaire à l’université. C’est un espace dédié aux débats, à la transmission des valeurs et à l’éducation à la citoyenneté. « Nous allons utiliser l’art pour éduquer nos enfants comme dans nos traditions. Ce programme vise aussi à recréer un lien entre les jeunes et les valeurs fondatrices du Mali », a dit le ministre Mamou Daffé. Selon lui, il s’agit d’un projet structurant, centré sur la production et la diffusion d’outils d’art social, à travers des activités culturelles régulières comme le théâtre, les contes, les conférences, les animations en club, etc. La finalité de ‘Faso Sifinso’ « est de former une jeunesse malienne patriote, enracinée dans ses traditions, consciente de son identité et de son rôle dans la construction du Mali kura. » Le programme entend répondre à l’appel du président de la Transition pour la refondation des mentalités, dans un contexte marqué par une profonde crise de repère chez les jeunes. Mamou Daffé a, aussi, attiré l’attention du public « sur la déperdition de la jeunesse malienne qui est aussi plus grave que le terroriste. » « De nos jours, il est urgent de reconstruire sur nos fondements, nos valeurs régaliennes et notre Dambé », a insisté le ministre avant d’annoncer qu’il est prévu d’organiser, chaque jeudi, des activités artistiques et culturelles dans les espaces scolaires et universitaires afin de revenir à nos valeurs. Il a soutenu que « plusieurs conférences thématiques permettront d’enrichir la réflexion sur les piliers de notre identité », avant de saluer l’engagement collectif des membres du gouvernement pour la refondation de Mali Kura. Ses collègues du gouvernement ont exprimé leur adhésion au projet et réitéré leur volonté d’accompagner l’initiative pour sa réussite. Ils ont, aussi, confirmé l’importance de ‘Faso Sifinso’ dans la refondation du Mali. Pour sa part, le directeur général de l’ENSUP, Moussa Keïffing Kanté, a souligné que les structures d’encadrement de la jeunesse, de la famille, des groupes d’âge, du village ont historiquement joué un rôle fondamental dans la transmission des valeurs africaines. Pour Seydou Idrissa Traoré, « cet espace socio-éducatif nous enseigne le Yèrèdon, connaissance de soi, pour savoir d’où nous venons et où nous allons ». À noter que l’événement est organisé par le Ministère en charge de la Culture dans le cadre de 20025, Année de la culture. GT/MD (AMAP)
13e édition du Grand tour du Mandé, étape de Kangaba
Kangaba, 13 mai (AMAP) Le promoteur du Grand tour du Mandé (Kirina, Kangaba, Kéla), le célèbre griot Bourama Soumano, président de l’Association Kouma et ses amis ont été reçus avec tous les honneurs lundi 12 mai 2025, à Kangaba (Ouest) sur la place du Kama-blon, dans le cadre de la 13e édition de l’évènement, a constaté l’AMAP. « Si le Grand tour du Mandé se renforce d’année en année, c’est seulement et surtout grâce à la bénédiction des sages du Mandé », a déclaré M. Soumano face aux dignitaires venus au grand complet l’accueillir sur la place publique de Kangaba. Selon lui, l’Association Kouma n’est autre qu’une association pour valoriser nos valeurs culturelles. Cette édition 2025 correspond à l’année dédiée à la Culture par le général d’Armée Assimi Goïta président de la Transition chef de l’Etat a rappelé le président de l’Association Kouma. Il a invité « les sages du Mandé à formuler des bénédictions pour son association et le Grand tour du Mandé en général, et pour la Transition et son président le général d’Armée Assimi Goïta en particulier. » Au nom des sages de Kangaba, Namory Traoré de la famille fondatrice de Kangaba a formulé des bénédictions pour le Mali. Il a réaffirmé le soutien indéfectible du Mandé à la Transition malienne. SD/MD (AMAP)
Kangaba: Clôture de la 9e édition du Festival international Art-Femme de Deguela
Kangaba, 12 mai (AMAP) La 9e édition du Festival international Art-Femme dont la cérémonie d’ouverture, a été présidée par le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a eu lieu, du 6 au 11 mai 2025, à Bamako et Deguela, sous le thème « Création et Tradition : quel impact sur la femme », a constaté l’AMAP sur place. Initiative de Mme Mama Koné, directrice de l’Association culturelle Côté-Cour et native de Deguela, le festival promeut la créativité féminine à travers les arts du spectacle et la tradition orale. Selon Mme Koné, cette édition s’inscrit dans l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Des ateliers sur la dramaturgie, la régie son et lumière et la sténographie, débutés dès le 2 mai à Bamako, ont constitué les temps forts du festival. Sept pays – Burundi, Guinée, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal, Gabon et Bénin – y ont participé. Des attestations de reconnaissance ont été remises aux participantes des ateliers, et un prix spécial a été décerné au ministre Mamou Daffé pour ses initiatives culturelles. Par ailleurs, le ministre a présidé, le 10 mai, l’ouverture du festival Kouma de Kéla, dans la même région. SD/OS/MD
15ème édition de la FIRKA : Sous le signe de la valorisation du patrimoine musical
Kayes, 12 mai (AMAP) La capitale de la 1ère région administrative du Mali, Kayes, a vibré du 8 au 11 Mai 2025 au rythme du Festival international des rails de Kayes (FIRKA) sous le thème « Patrimoine musical, moteur du vivre ensemble » en relation avec l’initiative du chef de l’Etat, le général d’armée Assimi Goïta, de décréter 2025, année de la culture au Mali. Cette 15ème édition s’est déroulée à la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), sous la présidence du gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. Elle s’articulait autour. Au programme de cet événement, figuraient plusieurs activités, dont des prestations de troupes musicales maliennes et sénégalaises, le défilé de mode, des panels et conférences. Lors de la cérémonie d’ouverture et des soirées récréatives, le public a admiré l’agilité et le talent des danseurs bamanan « Tiéblétié ». Les danseurs dénommés « Faux Lions » de Africa Rythme du Sénégal ont aussi émerveillé les festivaliers à travers leurs pas de danses. Samedi, le stand du Projet de renforcement du leadership et des capacités des organisations de la société civile (PROSCAP) a abrité un panel sur la valorisation des déchets plastiques organisé par l’ONG Stop Sahel dans le cadre du projet PROSCAP qu’elle pilote avec Oxfam et l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD), grâce à l’appui financier de l’Union européenne (UE). Cette rencontre de sensibilisation et d’éducation a permis à des exposantes de partager leurs expériences avec les femmes et les jeunes afin de créer des opportunités d’emploi et contribuer à la préservation de l’environnement. Une foire-exposition a mis fin à ce rendez-vous culturel annuel du promoteur de la Radio Séko de Kayes. Malgré des problèmes liés à l’organisation, Alou Coulibaly dit Black, promoteur de la Radio Séko de Kayes et son équipe ont su se frayer un chemin, en donnant un nouveau souffle à cette rencontre culturelle et artistique qui figure actuellement dans le Plan d’actions annuel du Port autonome de Dakar. Cette rencontre culturelle est le fruit de la collaboration entre Alou Coulibaly, et le Port autonome de Dakar (PAD). Les deux partenaires souhaitent la reprise du trafic ferroviaire car, le train qui favorise les échanges commerciaux et le brassage des peuples, fait partie du patrimoine culturel, de l’identité de cette région frontalière du Sénégal. De ce fait, le FIRKA est perçu comme un facteur de développement. Depuis quelques années, le PAD exprime sa solidarité en direction des pupilles, des veuves, soutient des activités sportives, dont le cyclisme. Il a aussi financé la clôture du cimetière de Soutoucoulé dans la Commune de Khouloum, Cercle de Kayes. Pour le général de brigade Moussa Soumaré, le FIRKA incarne la vivacité artistique de sa région, mais aussi la mémoire collective d’un patrimoine lié au chemin de fer. « Le Festival incarne non seulement la vitalité artistique de notre Région mais aussi, la mémoire collective d’un patrimoine lié au chemin de fer, vecteur historique d’unité, d’échanges et de développement de notre région », a déclaré le gouverneur. Cette édition, parrainée par Mme Fatoumata Batouly Niane de Touly’s Group, est, selon lui, une preuve tangible de la résilience des acteurs culturels, de la persévérance de ses organisateurs et du soutien constant des partenaires engagés dans la promotion de la culture, comme un levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable. D’après le gouverneur, le thème cadre parfaitement avec le rôle prépondérant que joue le patrimoine musical dans la recherche de la cohésion sociale, la paix et du vivre-ensemble. BMS/MD (AMAP)
Cérémonie traditionnelle « Dankoun Son » à Ouélessébougou pour la paix et la stabilité du Mali
Ouélessébougou, 11 mai (AMAP) La confrérie des chasseurs de Djitoumou a organisé, dimanche, sa cérémonie annuelle de sacrifice « Dankoun Son » à Sounsounkôrô, village situé à 7 km de Ouélessébougou, pour implorer la paix, la stabilité et une bonne pluviométrie au Mali. L’événement a réuni des chasseurs de Tiakadougou, Keleyadougou, Banan et du Mandé, en présence des autorités coutumières, administratives et communales, dont le maire, Bakary Samaké. « Cette cérémonie vise à recueillir les faveurs de notre lieu sacré Dankoun pour la grandeur de notre localité et de tout le Mali, tout en renforçant la cohésion entre nos confréries », a expliqué Kôlé Samaké, vice-président des chasseurs de Djitoumou. Dès l’aube, les chasseurs ont immolé un bœuf, des chèvres et des colas sur le site sacré, priant pour une paix durable, la sécurité et une saison agricole favorable. S’adressant aux participants, Kôlé Samaké a salué l’engagement des autorités locales. « Leur présence témoigne de leur attachement à valoriser la culture et les traditions de Djitoumou. », a dit Koké Samaké, Le maître chasseur, « Donsoba », a, quant à lui, réaffirmé le soutien de la confrérie aux autorités nationales. « Nous saluons les efforts remarquables du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour améliorer la sécurité et reconnaître les légitimités traditionnelles », a-t-il déclaré, avant de formuler des bénédictions pour la paix et la cohésion sociale. L’événement a également été marqué par la posé, par le maire de Ouélessébougou, de la première pierre d’un camp d’un hectare dédié aux chasseurs de Djitoumou, offert par le village de Sounsounkôrô. AC/OS/MD (AMAP)
9e Anniversaire de JELMA : La littérature malienne célèbre la culture et les écrivains*
Bamako, 10 mai (AMAP) Le mouvement des Jeunes esprits de la littérature malienne (JELMA) a marqué son 9e anniversaire, samedi, à la Bibliothèque nationale de Bamako, par une journée sous le thème « Année de la culture : écrivaines, acteurs indispensables », a constaté l’AMAP. Placée sous le parrainage du Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, directeur de l’Ecole supérieure de jouranlisme et de science de la communication (ESJSC), la cérémonie a rassemblé écrivains, passionnés de littérature et étudiants. « Cette journée s’inscrit dans notre engagement à promouvoir la littérature malienne », a déclaré Malick M’baye, président de JELMA et écrivain. Il a rappelé les origines du mouvement : « Il y a neuf ans, JELMA est né à l’Institut universitaire de gestion, initié par des étudiants passionnés de lecture et d’écriture. Notre objectif principal est de promouvoir l’écriture au Mali. » Malick M’baye a, également, souligné les ambitions secondaires du mouvement. « Nous contribuons au rayonnement de la littérature malienne, à la valorisation de la culture, à l’incitation des jeunes à la lecture et à l’écriture et à la promotion de l’excellence. » « Soutenir cette aventure, dès le départ, était essentiel. La littérature malienne, autrefois en retrait, connaît un renouveau grâce à ces jeunes esprits. Ils ont donné un nouveau souffle et une dynamique à travers leurs œuvres, devenant des sources d’inspiration », a dit le parrain de l’événement, Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, qui a salué l’impact de JELMA. Il a ajouté : « Auparavant, on parlait surtout des écrivains étrangers. Aujourd’hui, ces jeunes abordent nos problèmes, nos crises et l’actualité du pays dans leurs écrits, offrant des perspectives ancrées dans notre époque. » Expliquant le choix du thème, Malick M’baye a affirmé qu’«écriture et culture vont de pair. Les écrivains, en tant qu’acteurs culturels, mettent en lumière notre patrimoine et la créativité littéraire à travers les thèmes qu’ils explorent. » « Nous comptons aujourd’hui plus d’une centaine de membres à Bamako et au-delà, avec plus de cinquante titres publiés par nos membres », a annoncé M. M’baye. Entre 2023 et 2025, le mouvement a formé une centaine de lycéens aux techniques d’écriture et accompagné cinquante jeunes dans l’édition de leurs œuvres. « C’est notre manière d’assurer la relève et d’accomplir notre devoir générationnel », a-t-il estimé. La cérémonie a été marquée par des récitations poétiques, prestations de slam, défilés de mode, un concours de poésie et de culture générale, ainsi qu’une conférence autour du thème de l’année. MMD/MD (AMAP)

