Biennale artistique et culturelle Tombouctou : Comment intégrer le marché de l’art
Tombouctou, 25 déc (AMAP) En marge de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le Consortium Fonds africain pour la culture (ACF) / Fonds Maaya a organisé, hier, une table ronde au village artisanal de la Biennale. La rencontre a réuni plusieurs acteurs culturels autour de la problématique de l’accès au marché pour les industries culturelles et créatives. La cérémonie officielle était présidée par le Chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia Malé. À ses côtés figuraient le président du Réseau Kya, Djibril Guissé, la responsable de la communication du Consortium, Mme Gabdo Ouattara, ainsi que Salah Touré, Conseiller national de Transition. Plusieurs acteurs culturels ont également pris part à la rencontre. Les travaux ont été coanimés par le critique d’art Chab Touré, le président de la Fédération du Mali, Adama Traoré, et le directeur général de l’Agence de promotion des entreprises et industries culturelles du Niger, Maki Garba. Les échanges ont porté sur les enjeux de la professionnalisation du secteur culturel, en lien avec les normes nationales et internationales. La formation des artistes a été identifiée comme un facteur déterminant pour l’accès au marché de l’art et le développement durable des industries culturelles. À l’issue des discussions, quatre piliers majeurs pour la promotion du secteur ont été dégagés : la structuration, le financement, la diffusion et la promotion, ainsi que la création et la découverte d’espaces culturels. Il a également été relevé que l’accès au marché repose sur la qualité des productions et le respect des exigences du secteur. Les débats ont permis de formuler plusieurs recommandations, notamment la structuration du secteur culturel, le renforcement des capacités des acteurs, la mise en place d’une structure unique et la création d’un fonds d’urgence au profit des artistes. La question du droit d’auteur a également été abordée au cours des échanges. AC/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Dioïla et Mopti brillent sur scène
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (photos) Tombouctou, 23 déc (AMAP) « La population de Tombouctou était encore au rendez-vous à 19 heures, mercredi dernier, au terrain municipal de la ville, pour suivre le passage des troupes de Dioïla et Mopti », rapportent ls envoyés spéciaux de l’AMAP. C’est la Région de Dioïla qui a ouvert la compétition. Elle a présenté son ensemble instrumental intitulé « Mali Kura avancé », une composition évoquant les dynamiques déclenchées par les autorités du pays. Cette prestation a été suivie de la pièce de théâtre « La Patrie avant tout ». Ce récit met en scène un jeune chômeur qui décide de rejoindre les terroristes pour subvenir à ses besoins. Après une rencontre émouvante avec sa compagne, qui lui rappelle leurs souvenirs d’amour et le sens du patriotisme, il choisit d’abandonner sa révolte. Il est alors tué par ses compagnons terroristes, qui le qualifient de traître. Le solo de chant, intitulé « La croyance », incarne la dignité, le patriotisme, la paix, le sens du devoir, la souveraineté et l’attachement à nos valeurs culturelles. Il invite la jeunesse à adopter un comportement responsable pour l’avènement d’un « Maliden Kura ». Enfin, la danse traditionnelle « Initiation au Korês » a clôturé le passage de Dioïla. Au-delà du divertissement, elle prépare l’homme à affronter la vie et symbolise la paix, le vivre-ensemble, l’entente et la cohésion sociale. La région de Mopti a ensuite pris le relais. Son ensemble instrumental a ouvert avec « Nangonndiral juude », évoquant l’entente et la cohésion face aux défis de développement de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette chanson appelle les populations à s’unir, à regarder dans la même direction pour soutenir les efforts des dirigeants en matière de paix et de développement.Le solo de chant « Inè bè kôrôpa » (Retournons aux sources), interprété en langue bozo, est un appel vibrant au retour aux valeurs ancestrales. À travers cette composition, Mopti invite les populations déplacées et les Maliens de la diaspora à s’unir. Le passage s’est achevé avec la danse traditionnelle « Tawangal », une danse peulh originaire de la zone du Guimbala, située entre les régions de Mopti et Douentza. Traditionnellement exécutée au clair de lune pour célébrer le retour des jeunes bergers de la transhumance, elle est aussi l’occasion pour la plus belle jeune fille du village – marraine de la saison – de choisir le chef de la génération. À noter que les orchestres modernes de Nara et Koulikoro ont animé l’après-midi dans la salle Ali Farka Touré. AS/OS/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Koutiala, Kita et San en piste
Envoyés spéciaux Amadou SOW, Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 21 dec (AMAP) Les Régions de Koutiala (Sud), Kita (Ouest) et San (Centre) sont passées samedi nuit devant le jury. Elles ont toutes présenté quatre numéros au lieu de cinq, contrairement à la première journée. Désormais, les orchestres vont compétir dans la salle. Après une première nuit de compétitions, marquée par une baisse drastique de la température, obligeant les organisateurs à renforcer le dispositif de protection contre le froid, les troupes de Koutiala, Kita et San ont présenté chacune quatre disciplines devant le jury. Et tout cela dans un dispositif sécuritaire impressionnant où rien n’était négligé par les forces de l’ordre. C’est dans cette atmosphère de sécurité que la Région de Koutiala a débuté la soirée avec son Ensemble instrumental qui a chanté son morceau en bamanan. Il parle de l’union et invite à la cohésion sociale. Le solo de chant évoque les problèmes courants de notre société particulièrement la déperdition de l’éducation. A travers cette discipline, la troupe plaide pour le retour à nos valeurs fondamentales. Elle sera suivie de la pièce de théâtre intitulée : « La colère de Djiné Massa ». Le génie protecteur du village exprime sa colère contre la destruction massive des forêts, l’abatage des arbres, les feux de brousse. Et enfin, la danse traditionnelle appelée le « Kounpé ». C’est une danse sacrée, originaire de Kouri (Région de Koutiala). « Il a fallu beaucoup de sacrifices pour permettre à la troupe de venir danser », selon le directeur de la Troupe, Benoit Herve Diarra. La deuxième prestation de la soirée était celle la troupe de Kita. Elle a commencé avec l’ensemble instrumental. Le titre est « Yeredon », un morceau qui plonge au cœur de connaissance de soi et de la mémoire collective malienne. Ce titre se veut un hommage aux fondements culturels qui ont façonné notre identité au fil des siècles. Il a été suivi du solo de chant titré : « Le Maliba », une œuvre d’interpellation et de prise de conscience collective. À travers une voix engagée et vibrante, il invite les Maliens à renouer avec la bravoure, la dignité et les valeurs fondamentales héritées de nos ancêtres. Il s’agit d’inciter les Maliens et maliennes à connaitre et aimer sa patrie. La pièce de théâtre intitulé « Soyons nous-mêmes », invite les populations à garder les traits qui caractérisent notre société. C’est une pièce de sensibilisation contre la perte de notre identité culturelle. Quant à la danse traditionnelle intitulée : « Namanikoudon», elle est issue des terroirs culturels du Briko (Kita). Elle constitue une expression artistique forte, ancrée dans les valeurs de bravoure, de solidarité et de cohésion communautaire. Elle est portée par de jeunes cultivateurs dans la force de l’âge, en pleine possession de leur santé et conscients de leur rôle de leaders au sein du village. Après une journée de travail collectif au champ, ces jeunes se retrouvent sur la place du village, accompagnés de jeunes filles, pour célébrer l’effort commun à travers la danse. La dernière prestation est revenue à la troupe de San qui a présenté une danse traditionnelle très originale et ovationnée par le public. Elle rend hommage à un griot décédé dans la localité de Tominian. Auparavant, la troupe avait présenté la pièce de théâtre sur le patriotisme, suivie de l’ensemble instrumental sur le thème : « Prendre soin de son patrimoine culturel ». La mélodie propose une réflexion profonde sur la fragilisation du patrimoine culturel national, aujourd’hui confronté à une dynamique de dévalorisation accélérée. « Redonner vigueur à notre culture » est le thème du solo de chant. Il parle de la revitalisation de la culture et invite l’ensemble des Maliens de l’intérieur comme de la diaspora, sans distinction d’âge ni de genre à réinvestir pleinement notre héritage culturel, en défendant l’idée selon laquelle, la culture constitue non seulement un lien identitaire fondamental mais, également, un levier de cohésion nationale et de résilience collective. AS/YD/MD (AMAP)
Forum mondial des civilisations à Tombouctou : Un espace de dialogue et de paix
Envoyés spéciaux Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 19 déc (AMAP) Le Forum mondial des civilisations s’est ouvert vendredi l’Institut des hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou, sous le thème « Dialogue et paix, prospérité partagée », en marge de la Biennale artistique et culturelle, Le Forum mondial des civilisations est un espace international de dialogue, d’échanges et de partage de bonnes pratiques entre civilisations, Il se déroulera du 19 au 20 décembre dans la cité millénaire qu’est Tombouctou et offre l’occasion aux acteurs de partager les acquis et les défis des civilisations. Le ministre en charge de la Culture, qui a présidé la cérémonie officielle, s’est réjoui de la présence de scientifiques et acteurs culturels de très haut niveau pour débattre des défis de la paix et des civilisations des peuples. « Le thème de ce forum est d’une portée historique, culturelle et géopolitique. La culture, c’est notre humanité en partage et l’Afrique peut encore se retrouver pour comprendre comment nous pouvons cheminer ensemble pour notre souveraineté », a dit M. Daffé. « Ce forum se tient dans le cadre de l’Année de la culture, et c’est l’occasion de remercier le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta et le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga », a-t-il poursuivi. Il a, enfin, relevé « l’hospitalité de la population de Tombouctou » avant de la remercier pour l’accueil et l’engagement pour la réussite de l’Année de la culture, à travers la Biennale. Auparavant, le président de la Délégation spéciale de la ville des 333 Saints, Yaya Tandina, a aussi salué l’initiative et exprimé son intérêt pour cette rencontre de haut niveau. Il a, également, salué le ministre pour la réussite de la Biennale qui se tient, pour la première fois, dans le Nord du Mali, à Tombouctou, dans un contexte difficile. Le Pr Ibrahima Wane de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a introduit la conférence suivie du premier panel, animé par le Pr Ibrahim Iba N’Diaye du Mali et le Pr Yacouba Konaté de la Côte d’Ivoire. Le thème de ce premier panel sur : « Dialogue interculturel, facteur de paix et de prospérité » a été au centre d’échanges intellectuels et culturels de haut niveau. Le Pr Konaté a axé sa communication sur le dialogue de la musique et l’art comme un passage universel. Et ;e Pr Ndiaye est parti, plutôt, des expériences de la vie et de la tradition orale qui brise tout barrière. Il a soutenu que l’être humain est structuré par trois concepts à savoir le corporel, le cœur et l’émotion. A travers ce panel, les participants ont été édifiés par rapport au dialogue interculturel et d’autres concepts liés à la civilisation. La cérémonie officielle de cet évènement placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, s’est déroulée en présence des autorités de la Région de Tombouctou. Et de plusieurs scientifiques, artistes de renom et de touristes venus pour la circonstance. AS/YD/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Les compétitions sont ouvertes depuis vendredi
Envoyés spéciaux : Amadou SOW Youssou DOUMBIA Oumar DIOP (photos) Tombouctou, 20 déc (AMAP) Au lendemain de la cérémonie d’ouverture de la Biennale artistique et culturelle, jeudi, les compétitions ont commencé avec les régions de Bandiagara, Ségou (centre) et le district de Bamako. L’avant-gout été donné par les orchestres régionaux de Kayes (Ouest) et Kidal (Nord) qui ont presté dans la salle Aly Farka Touré. C’était en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé en compagnie des autorités des 19 régions dont le gouverneur de Tombouctou, le Contrôleur principal de Police, Bamou Kanté et plusieurs touristes venus des États unies et ailleurs. Les deux orchestres avaient chacun 45 minutes pour présenter leurs morceaux. La région de Kayes a ouvert la compétition avec 8 morceaux, suivi de Kidal qui a présenté 10 titres devant un public très enthousiaste. Le premier morceau de la 8è région, intitulé « La paix » a séduit le public et la salle a été électrifiée, Le public a été très ravi n’a pas été avare en applaudissements, suivis des pas de danse, bras en l’air pour exprimer sa joie. Après cette introduction, les compétitions ont sérieusement commencé, dans la soirée, au terrain municipal Baba Alkaïrou Touré. Chaque troupe a présenté cinq disciplines devant le jury. Il s’agit de l’orchestre, l’ensemble instrumental, le solo et la danse traditionnelle. Et les trois troupes programmées ont toutes rempli le format en présentant les différentes disciplines. Les sujets traités portent sur la paix, la patrie, la souveraineté, la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la restauration de nos valeurs et la solidarité dans le Sahel. Malgré la température très basse, les population de Tombouctou ont tenu promesse en envahissant le terrain et montré que la Biennale de Tombouctou est un défi à relever. C’est sous un temps glacial, que la Région de Bandiagara (Centre) a donné le départ en présentent les différentes disciplines. Son solo intitulé « La Voix de la Patrie », est un vocal vibrant, porté par une artiste qui refuse le silence face aux mutations profondes que connaît le Mali. À travers une interprétation à la fois lyrique et engagée, la soliste nous entraîne dans une déclaration de foi patriotique, mêlant reconnaissance, éveil et appel au rassemblement national. La troupe de Bandiagara a été suivi de Ségou qui a, également, présenté les différentes disciplines de la compétition. L’un des temps forts a été la présentation de sa pièce de théâtre sur la jeunesse en perte de repères. La soirée a été clôturée par la prestation du district de Bamako dont le solo esr un peu particulier par rapport à sa présentation traditionnelle. Intitulé le « Danbe », ce solo est une interpellation des parents et de la jeunesse face à la dégradation des mœurs dans notre société. C’est aux environs de deux heures du matin que la soirée a été clôturée par la danse traditionnelle du district de Bamako intitulé « Tièbletiè », une danse traditionnelle du Bélédougou, Région culturelle dans l’Ouest du Mali La deuxième journée de compétition se poursuivra ce samedi. Les orchestres de Ménaka (Nord) et Bougouni (Sud) vont jouer dans l’après-midi et la soirée sera consacrée aux passages des troupes de Koutiala (Sud), Kita (Ouest) et San (Centre) devant le jury au terrain municipal. AS/YD/MD (AMAP)
Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa
Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. JD/MD (AMAP)
Le patrimoine culturel immatériel : Un outil pour renforcer l’État et la cohésion sociale
Bamako, 11 déc 2025 (AMAP) L’ambassade d’Afrique du Sud, en partenariat avec l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT), a organisé, jeudi, à Bamako, la 5ᵉ édition d’une conférence-débat autour du thème : « Le Patrimoine culturel immatériel (PCI) africain, vecteur de consolidation de l’État, de renforcement de la cohésion nationale et de promotion d’une culture de la paix ». Dans son intervention, la chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud au Mali, Patience Masisi, a souligné que « la valorisation du patrimoine culturel immatériel africain constitue un moyen efficace de lutter contre l’homogénéisation culturelle et d’affirmer l’authenticité des identités nationales. » Mme Masisi a rappelé que « le patrimoine culturel n’est pas seulement un héritage à préserver, mais, aussi, un levier stratégique pour renforcer les États africains, promouvoir le développement durable et nourrir les projets sociétaux. » Le directeur général de l’IHERI-ABT, Mohamed Diagayeté, a salué la qualité du partenariat Mali-Afrique du Sud, particulièrement dans le domaine des manuscrits anciens. Il a rappelé que l’Afrique du Sud a réalisé plusieurs actions majeures, notamment la construction d’un bâtiment destiné à abriter l’ensemble des manuscrits du Mali, la formation de cinq agents maliens en conservation et restauration, aujourd’hui reconnus dans la sous-région et l’organisation conjointe de conférences au Mali et en Afrique du Sud, dont les actes de la conférence de 2005 publiés dans l’ouvrage « The meanings of Timbuktu ». Pour sa part, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Fané, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a indiqué que « l’enjeu pour les États africains est de passer de la simple reconnaissance du PCI à une utilisation proactive pour répondre aux défis contemporains liés à la stabilité politique et à la consolidation de la paix. » AC/MD (AMAP)
11ᵉ Festival du Dibi : Annoncé comme une édition de tous les records
Bamako, 11 déc (AMAP) La 11ᵉ édition du Festival du Dibi, aura lieu du 18 décembre au 4 janvier 2026, à la Place du Cinquantenaire, ont annoncé officiellement les organiseurs, lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier au ministère de l’Élevage et de la Pêche par InfluYence Group, en partenariat avec le département de tutelle. Evènement populaire célébrant les grillades et le savoir-faire culinaire national, le Festival du Dibi attire depuis plus d’une décennie un public large, composé aussi bien de Maliens que d’étrangers. Après plusieurs années de succès, l’édition 2026 se veut « celle de tous les records », selon les organisateurs. Elle entend s’imposer non seulement comme un rendez-vous gastronomique mais, aussi, comme un espace de cohésion sociale, de valorisation culturelle et de dynamisation économique. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général Madi Matènè Keïta, représentant le ministre, et a qui a présidé la rencontre, a salué une initiative qui « fait battre le cœur des Bamakois », tout en soulignant son importance sociale, culturelle et économique. Il a rappelé que la promotrice du festival, Mme Aminata Bocoum, directrice générale d’InfluYence Group et présidente de la Fondation Influence, a sollicité et obtenu le Haut Parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Le représentant du ministre a insisté sur la pertinence du parrainage présidentiel, qui « donne du sens à la gastronomie malienne » et traduit le soutien de l’État aux initiatives culturelles d’envergure. Il a également mis en avant la vision du département d’intensifier les systèmes de production animale et piscicole, renforcer la résilience des sous secteurs et alimenter une industrie de transformation compétitive aux normes internationales. « Dans cette dynamique, a-t-il ajouté, le Festival du Dibi s’inscrit pleinement dans les politiques nationales, notamment la Politique de développement agricole (PDA), la Politique nationale de développement de l’élevage (PNDE) et la Loi d’orientation agricole. L’événement participe à la création de valeur, à la promotion des filières viande et poisson et contribue à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes. « Nous, à l’Interprofession, sommes très fiers du Festival du Dibi, parce que c’est un festival qui nous valorise, qui nous permet d’être une profession pédagogique et qui a pour objectif de promouvoir la filière, de défendre les intérêts des acteurs. Les promoteurs du Festival du Dibi font aujourd’hui la promotion de notre filière », a expliqué le président de l’Interprofession de la filière bétail viande du Mali, Mahamadou Diallo. Avant d’ajouter : « Notre souhait, c’est que le Festival du Dibi du Mali soit exporté au-delà de nos frontières, dans la sous-région, parce que nous avons non seulement la meilleure viand, mais, aussi, les meilleurs acteurs. Nos transformateurs, nos dibitiers du Mali nous manquent chaque fois qu’ils sortent du pays ». Au-delà de son aspect festif, le Festival du Dibi se distingue par son impact économique remarquable : 10 000 emplois générés, plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux, et une dynamique commerciale qui profite directement aux éleveurs, bouchers, dibitiers, pêcheurs, maraîchers, transporteurs et acteurs de la transformation alimentaire. L’impact social est tout aussi important : »un espace sécurisé, convivial et accessible, capable d’accueillir près de 200 000 visiteurs, favorisant le vivre-ensemble, la participation des personnes handicapées et la cohésion nationale », a précisé la directrice d’InfluYence Group. « L’édition 2026 introduit d’importantes innovations : ouverture 24h/24 durant 18 jours, une première dans l’histoire du festival, fan zone CAN Maroc 2025, avec retransmission en direct des matchs, animations et concerts, nouveau calendrier aligné sur les fêtes de fin d’année et la CAN, pour attirer un public encore plus large », a expliqué la directrice d’InfluYence Group. Et aussi le Burkina Faso comme invité d’honneur, dans l’esprit de la fraternité sahélienne et de la dynamique AES. Selon la directrice d’InfluYence Group, le festival proposera sept grandes soirées thématiques, chacune parrainée par une personnalité nationale : Nuit du 7ᵉ art, Nuit du Fôlô Fóló, Nuit du Fèrè Kènè, Nuit des Damonzones, Réveillon du Nouvel An, Nuit du Nord et, enfin la Nuit de l’Armée pour la clôture officielle. Plusieurs autres personnalités ont pris part à la conférence de presse de lancement, dont le président des dibitiers du Mali, Sékou Drabo, ainsi que les représentants du partenaire officiel Onga, Ashura. GT/MD (AMAP)
Le 2e Festival international « Chant des Linguère » de l’artiste sénégalaise Coumba Gawlo Seck : Le top départ des activités
Bamako, 10 déc (AMAP) Les activités de la 2e édition du Festival international « Chant des Linguère », ont démarré, mercredi après-midi,, par une conférence de presse, au Centre international de Bamako (CICB), présidée par le chef de Cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé, a constaté l’AMAP sur place. Cette 2ème édition qui se déroulera, du 10 au 12 décembre au CICB, porte comme thème « La culture, levier et facteur de développement. » Lors de la rencontre avec la presse, l’initiatrice de ce festival, la chanteuse sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, a rappelé les activités prévues. Il s’agit de la tenue d’un forum, un diner gala suivi d’une remise du trophée « Linguère » du développement à des femmes maliennes de référence. Mais, aussi, des discussions sur des thématiques comme l’autonomisation de la femme, l’éducation, notamment des filles avec des regroupements de femmes maliennes, la jeunesse, les enfants et la lutte contre la migration irrégulière. Au nom du ministre en charge de la Culture, Salia Mallé a remercié l’artiste Coumba Gawlo Seck pour l’initiative de ce festival. En faisant référence aux sous-thèmes qui seront développés pendant ce festival, notamment l’autonomisation des femmes, le chef de Cabinet a qualifié les femmes comme « des éclairantes des hommes. » « Se battre pour leur cause ainsi que celle des enfants pour qu’elles puissent occuper le rôle qui leur revient dans nos sociétés est un noble combat », a souligné M. Mallé. Selon lui, « nous sommes en train de boucler l’année de la Culture 2025, qui a été décrété epar le Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. De ce point de vue, c’est une volonté forte de faire en sorte que la culture soit un moyen de se développer, de notre façon de voir le monde et notre façon de se comporter avec les autres ou la façon dont nous voudrons que les autres nous voient », a fait savoir le chef de cabinet du ministère de la Culture. Avant de souhaiter que l’événement se passe « dans les meilleures conditions ». Des artistes comme Djeneba Seck, Mariam Ba, Kalam, « la reine du Kunde » étaient présentes à cette conférence de presse. ST/MD (AMAP)
Biennale Tombouctou 2025 : Les préparatifs de la troupe régionale de Mopti vont bon train
Mopti, 8 déc (AMAP) Les préparatifs de la troupe régionale de Mopti (Centre) pour la phase nationale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 vont bon train, a pu le constater, ce lundi, le gouverneur de la Région, le général de Brigade Daouda Dembélé lors d’une visite à la troupe. Selon le gouverneur, qui était accompagné des membres de son cabinet et ceux de la commission préparatoire de la biennale, l’objet de cette visite est de venir « s’enquérir des conditions de travail de la troupe, le niveau de préparation et prodiguer des conseils afin de motiver les acteurs pour une participation de qualité à la compétition nationale. » A l’issue de la visite des différents ateliers, le gouverneur a exprimé sa « totale satisfaction » quant au travail réalisé par les encadrants et les acteurs. Le général de Brigade Daouda Dembélé s‘est dit rassuré de constater que la troupe est prête à faire une prestation de qualité. Il a demandé aux acteurs de rester concentrés sur les deux phases prochaines, le déplacement à Tombouctou, les prestations à l’ouverture et la compétition proprement dite. La troupe artistique de Mopti est en internat préparatoire depuis le 17 novembre dernier. Encadrants et acteurs sont à pied d’œuvre pour la préparation des cinq disciplines de la compétition (le solo de chant, l’ensemble instrumental, la pièce de théâtre, la danse traditionnelle et l’orchestre moderne. » DC/MD (AMAP)

