Phase régionale de la Biennale artistique et culturelle : Elle se déroulera du 16 au 20 septembre à Ségou

Ségou, 15 août (AMAP) La Région de Ségou (Centre) entame les préparatifs de la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » dont la première réunion de la Commission d’organisation s’est tenue, ce vendredi matin, dans la salle de conférence du gouvernorat de la région de Ségou, a constaté l’AMAP sur place. Cette phase régionale, après la phase locale, est prévue du 16 au 20 septembre prochain, La rencontre, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly, a été l’occasion pour les membres de la Commission de prendre attache et d’être briefé sur la Biennale artistique et culturelle édition « Tombouctou 2025 ». L’organisation de la Biennale traduit la volonté du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta de faire de cet évènement le cœur des stratégies et processus de développement du Mali. Un socle sur lequel se fondent l’organisation et le fonctionnement de la société, la culture détermine le style et le contenu économique et social de toute société. Les arts peuvent contribuer à instaurer une culture ouverte, plus résiliente et mieux à même de s’adapter aux changements induits par les différentes crises financière, économique, sociale, etc. Ainsi, la Biennale permet d’instaurer un dialogue entre les cultures, de désamorcer des conflits inter et intracommunautaires, la découverte de jeunes talents, la prise de conscience, la motivation, la responsabilisation pour un meilleur engagement au service de la communauté. L’édition 2025 sera placée, également, sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le général d’Armée Assimi Goïta à travers le projet intitulé « Culture Mali 2025 » qui a pour objectif global de faire de la Culture un levier de transformation sociale et économique, repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissanceculturelle. La Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, est placée sous le thème principal « la Culture, socle pour l’ancrage de la IVème République ». Ce thème se décline en plusieurs sous-thèmes, entre autres : « la culture, levier de la refondation de l’Etat » ; « la IVème République, reflet du Mali multiculturel »; « la culture, facteur de paix et d’unité dans la IVème République ». En plus de ces sous-thèmes, d’autres porteront sur les Institutions de la République, les symboles de l’Etat, la paix, la sécurité, le vivre-ensemble, la cohésion sociale, les vertus du patriotisme, le civisme, la citoyenneté, le sens du devoir, la responsabilité, la dignité, l’humanisme, les réformes institutionnelles, la gouvernance, les enjeux géopolitiques et géostratégiques, les questions monétaires et économiques, la souveraineté, l’éducation, la promotion de nos valeurs. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur a salué « l’engagement de tous au cours de la phase locale malgré certaines contraintes. » Pour cette phase qui s’ouvre il a invité à « une implication accrue. » Au cours de la rencontre, le directeur régional de la Culture, Adama Traoré, a rappelé l’objectif général de la Biennale qui consiste à faire de la culture un facteur d’unité nationale, de promotion de la paix, de cohésion sociale et du vivre ensemble pour un sursaut patriotique basé sur les valeurs sociétales du Mali afin de contribuer à l’avènement du Malikura. Dans sa présentation, il a particulièrement insisté sur les résultats attendus de la Biennale, les différentes phases de son déroulement ainsi que les dates de ces phases. Il a, également, précisé les disciplines artistiques et culturelles en compétition, à savoir l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre/groupe (showcases), la danse traditionnelle. ADS/MD (AMAP)    

Programme national d’éducation aux valeurs : L’Université de Ségou se familiarise avec le document

Ségou, 9 août (AMAP) Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) destinée aux universitaires a eu lieu, vendredi, à l’amphithéâtre R1 de l’Université de Ségou (centre), a constaté l’AMAP sur place. Initiée par le gouvernement, à travers le ministère de la Refondation de l’Etat, cette session intervenait après celle destinée aux forces vives de la nation le jeudi dernier. Elle a permis aux enseignants, étudiants, personnel administratif et technique de l’Université de Ségou de se familiariser avec le document et de s’approprier collectivement de ses principes et orientations afin de les intégrer dans leur fonctionnement quotidien. En se réjouissant de l’organisation de cette session au dans l’espace universitaire, Recteur par intérim de l’Université de Ségou, Dr Mody Sidibé, a souligné que le PNEV est une initiative d’envergure nationale, « qui vise à renforcer notre vivre-ensemble, à promouvoir les valeurs de citoyenneté, d’intégrité, de responsabilité et de solidarité, autant de repères indispensables à la consolidation de notre cohésion sociale. » En tant qu’institution publique d’enseignement supérieur, a-t-il dit, l’Université de Ségou a un rôle central à jouer dans ce processus. « Nos missions de formation, de recherche et de service à la communauté nous placent au cœur de la transmission et de l’incarnation de ces valeurs. Il nous revient, donc, de contribuer activement à la diffusion et à l’appropriation de ce programme, à travers nos enseignements, nos pratiques administratives et notre engagement citoyen » a-t-indiqué. A l’entame de sa présentation, le chef de la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat venue pour l’occasion, Sory Ousmane Koita, conseiller technique, a tout d’abord rappelé qu’aujourd’hui, dans le cadre de la Transition politique en cours, les Maliens s’emploient, à sortir de la crise multiforme, « pour reconstruire l’Etat déliquescent et rebâtir leur nation. » Il a, ensuite, souligné l’impérieuse nécessité de former un nouveau type de malien, le ‘Malidenkura’, pour donner corps au nouveau système étatique à bâtir le ‘Malikura’, tel que traduit dans la vision du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat, à savoir : « Un Mali bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble, et respectueux des droits de l’homme et des valeurs socio-culturelles. » « C’est dans cette optique a-t-il expliqué que les autorités de la Transition, soucieuses de réussir la mutation sociale vers l’avènement du Malikura, ont initié un processus de réappropriation des valeurs sociales, culturelles et républicaines, tenant compte de la vision de la refondation centrée sur l’émergence d’un citoyen de type nouveau, respectueux de l’autorité, de l’ordre et du mérite. » Il a, aussi, précisé que le PNEV, élaboré par le ministère de la Refondation de l’État, a un lien consubstantiel avec la « Charte de l’éthique et des valeurs », conçue par le Ministère chargé de la Culture. « Ce programme est le produit d’une large écoute de tous les acteurs des divers horizons de la société, qui a permis un diagnostic minutieux de la déchéance, des causes et facteurs de l’écroulement alarmant de nos valeurs. Il concerne concerne tous les citoyens », a encore dit M. Koita. Dans sa communication, Sory Ousmane Koita s’est appesanti sur les objectifs, vision et axes stratégiques du PNEV. Il a aussi partagé des valeurs caractéristiques positives afin que les participants puissent s’approprier. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Alym qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a invité les participants à s’approprier pleinement le PNEV et « de traduire ses valeurs en actions concrètes, au bénéfice du Mali. » Outre Sory Ousmane Koita, la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat était composée du colonel Djibril Tamboura, haut fonctionnaire de défense et Mariétou dite Diongolo Konaté, chargée de mission. DM/MD (AMAP)  

Awaza :  Le ‘Las Vegas turkmène’

Awaza, 7 août (AMAP) À quelques 21 kilomètres de l’Aéroport de Turkmenbasy, on aperçoit des buildings encadrés par des espaces verts. À tous les 100 mètres, on constate la présence d’un agent de sécurité, généralement seul à vélo, soit en binôme. Et c’est la porte d’entrée de la cité touristique «Awaza» qui est à l’actif du fondateur de la République de Turkménistan Gurbanguly Berdimuhamedow, le père de l’actuel Président de la République. Ville très propre chargé d’un riche héritage du désert, selon les informations recueillies auprès des organisateurs. C’est une zone désertique qui a été transformée par les dirigeants pour en faire une véritable citée touristique. Ville lumineuse où la nuit commence aux environs de 21, heures locales. En plus d’une verdure exceptionnelle sur le sable, la beauté de cette ville réside également à dans présence de la mer caspienne qui n’offre pas le statut de pays non enclavé malgré sa présence dans la ville de Awaza. La présence des hôtels de luxes, du Palais des congrès ou Palais des sports fait d’elle un lieu pour les grands événements comme la Troisième Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral. Awaza est un district Turkmenbasy et est considéré comme le « Las Vegas turkmène » a tous tous lesopportunités pour devenir une cité touristique du Turkménistan. On peut y apercevoir des centres de jeux, des théâtres, des hôtels, des sites touristiques artificiels comme le fleuve qui traverse la ville. C’est, également, un quartier réservé pour les grandes rencontres internationales et une zone de résidence. AS/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Bafoulabé célèbre la culture

Bafoulabé, 3 août (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 s’est achevée dans la ferveur, ce dimanche, au Centre culturel des jeunes de Bafoulabé, après trois jours d’intenses festivités artistiques. Présidée par le préfet Siaka Souleymane Sanogo, la cérémonie a mis à l’honneur les talents artistiques et la richesse culturelle des arrondissements de Mahina, Bafoulabé, Bamafélé et Oualia. Organisée du 1er au 3 août, cette édition locale a vu s’affronter les arrondissements de Mahina, Bafoulabé, Bamafélé et Oualia. À l’issue des compétitions, l’arrondissement de Mahina a été sacré vainqueur, suivi de Bafoulabé et de Bamafélé. Chaque groupe a reçu une attestation, de même que certains citoyens engagés dans le développement local. Placée sous le thème national « La culture, socle pour l’ancrage de la 4ᵉ République », cette biennale avait pour objectifs de préserver l’identité culturelle nationale, de valoriser la richesse du patrimoine artistique et de contribuer au rayonnement de la culture malienne. Dans son intervention, le président du jury, Mamadou Abdoulaye Ben Traoré, a salué la qualité des prestations et félicité les troupes pour leur engagement. Il a encouragé les encadreurs à corriger les insuffisances observées en vue de la participation à la phase régionale prévue à Kayes. Au-delà de la compétition, cette phase locale, a été une occasion unique de mettre en valeur la richesse et la diversité du patrimoine, tout en consolidant l’unité de la nation malienne. Par sa dimension participative et son ancrage local, cet événement a contribué à la valorisation de l’identité culturelle de Bafoulabé et au renforcement du vivre ensemble. BM/AC/MD (AMAP)    

Bafoulabé : Démarrage de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025

Bafoulabé, 2 août (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 a été, officiellement lancée, vendredi, au rond-point Mali-Sadio de Bafoulabé, par le préfet du Cercle de Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo, a constaté l’AMAP. Cet événement, qui s’étendra sur trois jours, du 1er au 3 août 2025, réunit quatre des cinq arrondissements du Cercle : Bafoulabé, Bamafélé, Oualia et Mahina. Les troupes participantes s’affronteront dans plusieurs disciplines, notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la danse traditionnelle, le ballet à thème et le chœur. La cérémonie de démarrage a rassemblé des représentants de l’administration, des services techniques, des élus communaux, des organisations de la société civile, des forces de l’ordre, ainsi que de nombreux ressortissants de Bafoulabé venus célébrer cet événement d’envergure. Dans son allocution, le chef du service local de la culture, Mamadou Abdoulaye Ben Traoré, a souligné que cette phase locale marque le coup d’envoi de la Biennale Tombouctou 2025. Il a exhorté les troupes à s’engager pleinement pour honorer le cercle de Bafoulabé. Dans son discours d’ouverture, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a salué l’engagement des troupes des arrondissements participants, soulignant qu’il était « inconcevable que Bafoulabé, berceau de la culture et de la mémoire, soit absent d’un tel rendez-vous. » Il a également félicité la Commission d’organisation pour la réussite du lancement. « La Biennale artistique et culturelle est la plus grande manifestation de ce type, impliquant toutes les communes du cercle et toutes les régions du Mali », a-t-il déclaré. Le préfet a exprimé sa gratitude envers deux citoyens, Mallé Sacko et Matambo Keïta, pour leur contribution à l’aménagement du monument Mali-Sadio et de la tribune accueillant l’événement. Il a, ensuite, rappelé les objectifs de la Biennale, tout en invitant les membres du jury à faire preuve d’impartialité, d’objectivité et de transparence dans leurs évaluations, afin de garantir une sélection juste et pertinente des œuvres et artistes pour la phase locale. La cérémonie s’est conclue par un défi artistique entre les différentes troupes, marquant le début officiel des festivités. BM/OS/MD (AMAP)

Expo universelle Osaka 2025 : Une journée aux couleurs et rythmes du Mali

Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osaka, 2 août (AMAP) La Journée du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025 à au Japon s’est tenue aujourd’hui, samedi, dans une ambiance de fête avec des es participants maliens, japonais et d’autres nationalités qui ont eu droit à des prestations d’artistes de belle facture. Des ténors de la musique malienne dont Cheick Tidiane Seck, Habib Koité, Baba Salah et Kader Tarhanine, pour ne citer que ceux-ci, ont réalisé une performance ont fait salle comble. C’est dans l’après-midi que le Premier ministre et sa délégation ont été accueillis sur le site par le secrétaire général de l’Expo universelle 2025, Ishige Hiroyuki. A leur arrivée dans la salle, ils ont été acclamés par un public conquis. Après la montée des couleurs du Mali et du Japon, le secrétaire général de l’Expo Osaka a salué la présence du Chef du gouvernement malien à cet événement de dimension internationale. Il a magnifié « la vitalité des relations entre le Mali et le Japon qui se manifestent par des échanges culturels et commerciaux ». « La coopération bilatérale, a-t-il indiqué, touche à plusieurs domaines : l’éducation, la formation des ressources humaines, la sécurité alimentaire et le développement des infrastructures. » Selon Ishige Hiroyuki, « le Mali peut bel et bien se glorifier de son histoire légendaire et de sa riche culture », en rappelant que les villes de Tombouctou (Nord) et Djenné (Centre) sont inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO. En ouvrant la journée du Mali, le Premier ministre a transmis aux autorités japonaises, les « chaleureuses salutations du chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta ». Il a, également, félicité les organisateurs de l’Exposition universelle Osaka 2025 pour la réussite de ce grand rendez-vous mondial qui réunit plus de 156 pays et organisations internationales, venant de divers horizons. Le Chef du gouvernement s’est dit « très heureux « de lancer la Journée du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025. « A Osaka, symbole du rendez-vous du donner et du recevoir, la délégation du Mali n’est pas venue les mains vides. Dans nos stands, vous avez eu l’opportunité de vous rendre compte de la qualité des produits locaux Madein Mali, d’apprécier le dynamisme et la disponibilité de nos opérateurs économiques à monter des projets structurants et à s’engager dans la création des joint-ventures avec leurs homologues du Japon et d’ailleurs », a-t-il déclaré. Abdoulaye Maïga a dit que « le Mali d’aujourd’hui est une destination sûre et propice aux   affaires, un pays qui exerce sa souveraineté sur ses ressources naturelles stratégiques, un   pays doté d’un Code des investissements et d’un Code minier des plus attrayants, dans le contexte d’une gouvernance vertueuse. » « Notre pays est, aujourd’hui, victime d’une campagne de désinformation », a dénoncé le général Maïga, tout en invitant les investisseurs japonais » à bien s’informer sur notre pays » et à garder à l’esprit que le Mali n’est pas un «no man’s land ». « Tout comme, la distance qui sépare les deux pays, ne doit pas être un obstacle à l’investissement », car, selon lui, « à cœur vaillant rien n’est impossible». Il a, dans la foulée, invité le ministre chargé du Commerce à organiser la 2e édition du Business forum Mali-Japon à Bamako en y invitant 150 investisseurs du pays du Soleil levant. Enfin, le Premier ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités maliennes à coopérer avec tous les partenaires sur la base des trois principes constitutionnels qui guident l’action publique au Mali, « à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. » « Sur ce plan, le Mali et le Japon sont sur la même longueur d’onde, à travers l’Exposition Osaka 2025, qui vise à rassembler des idées, des cultures et des technologies innovantes pour construire un avenir meilleur », a-t-il conclu. Après, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité au pas de charge les pavillons du Japon, du Mali et du Burkina Faso, pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). A u pavillon du Mali, il y a deux stands : l’un est occupé par la CMDT pour faire la promotion du coton malien et l’autre, par nos artisans, venus exposer leur savoir-faire à Osaka. MK/MD (AMAP)

Disparition du Pr N’Tji Idriss Mariko : Les Lettres maliennes en deuil

Bamako, 1er out (AMAP) Le monde universitaire et littéraire du Mali est en deuil. Le Professeur émérite N’Tji Idriss Mariko, figure de proue des Lettres maliennes, s’est éteint ce vendredi 1ᵉʳ août 2025 à Bamako. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage intellectuel et académique du pays. Enseignant-chercheur de renom, écrivain respecté et ancien ministre en charge des Arts et haut cadre du ministère de la Culture, le Pr Mariko a marqué des générations par sa rigueur intellectuelle, son amour pour les belles lettres et son engagement inlassable pour la valorisation du patrimoine littéraire et oral malien. Titulaire d’un doctorat ès Lettres, N’Tji Idriss Mariko a longtemps enseigné au Département d’enseignement et de recherche (DER) Lettres à l’Université de Bamako, où il a encadré de nombreux étudiants devenus aujourd’hui enseignants, chercheurs ou écrivains. Parallèlement à sa carrière universitaire, le Pr Mariko a occupé d’importantes fonctions dans l’administration publique. Il a été directeur national des Arts et de la Culture, puis ministre des Sports, des Arts et de la Culture. Auteur prolifique, N’Tji Idriss Mariko laisse derrière lui une œuvre littéraire dense et variée. Parmi ses ouvrages les plusconnus figurent : ‘Ciel d’hivernage’, ‘La rançon de la désobéissance et autres contes du Mali’, ‘Moriba Yassa le paresseux ‘et surtout ‘Nima, le fils du bonheur’, un récit autobiographique poignant qui retrace les péripéties de son enfance et de sa jeunesse dans le Mali colonial, entre souvenirs personnels et regards critiques sur l’histoire. La nouvelle de sa disparition a suscité une vive émotion dans les milieux universitaires, culturels et littéraires du pays. Sur les réseaux sociaux et dans les cercles intellectuels, anciens élèves, collègues et admirateurs lui ont rendu hommage. Le Directeur général de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC), Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, lui aussi professeur de Lettres, a salué, dans un message publié sur sa page Facebook, l’amour du défunt pour la littérature et son engagement pour l’excellence dans le milieu universitaire. MS/MD (AMAP)

Business forum Mali-Japon à Osaka :  Un franc succès

Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osasa, 1er août (AMAP) Le business forum Mali-Japon, tenu ce vendredi 1er août 2025 à Osaka, dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka 2025 ,a été un franc succès aussi bien en termes d’organisation, de mobilisation que d’échanges fructueux, a constaté l’AMAP sur place. Présidée par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, la rencontre a réuni des centaines d’opérateurs économiques maliens et japonais autour des opportunités d’affaires et d’investissements dans les deux pays. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, l’opérateur économique Ibrahim Diawara, Cheick Oumar Sacko de l’Organisation des commerçants détaillants étaient parmi les représentants du secteur privé malien présents à cette rencontre. Celle-ci s’est déroulée en trois phases : les discours, le panel sur le thème « Développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégié en Afrique de l’Ouest » et les sessions de B2B et B2G. Le vice-gouverneur de la Région d’Osaka, Morioka Takekazu, et le vice-président de la Chambre de commerce de cette ville, Kuroda Akihiro, ont salué la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’explorer d’autres opportunités d’investissements au bénéfice de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations au Mali (APEX) et vice-président du Comité de pilotage de l’Expo Osaka 2025, Massoudou Cissé, a souligné que le Mali et le Japon, « bien que géographiquement éloignés, partagent une vision commune de développement durable, de l’innovation technologique et du progrès économique. » « Ce forum d’affaires, a-t-il soutenu, représente une opportunité pour chacun d’entre-nous de construire ensemble un avenir prospère à travers des partenariats stratégiques tant au niveau des entreprises qu’au niveau des gouvernements », a-t-il ajouté. Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a signalé que la 1e édition du Business forum Mali-Japon est une magnifique occasion pour faire le bilan de notre coopération bilatérale, saluer les acquis et corriger les imperfections. « C’est aussi l’occasion, pour les opérateurs économiques des deux pays, de créer des opportunités d’affaires et de négocier des contrats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté, en saluant la forte mobilisation de la Chambre de commerce et d’Industrie d’Osaka, ainsi que la présence massive des opérateurs économiques maliens à ce forum. Pour le ministre chargé du Commerce, le Japon est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Mali. « Nos exportations de produits agricoles, de coton et de minéraux vers le Japon ont considérablement augmenté, et les importations du Mali en provenance du Japon ont atteint un seuil considérable. I s’agit notamment de produits manufacturés, de technologies avancées et de biens de consommation. Ce commerce bilatéral, fondé sur le principe du bénéfice mutuel, a permis de dynamiser nos économies respectives et de créer des opportunités d’emploi et de développement pour nos populations », a-t-il expliqué. Pour faire face aux défis de l’heure, le ministre Diallo a invité « la partie japonaise à explorer ensemble de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la santé, le textile, la sécurité alimentaire et la numérisation, pour construire ensemble un avenir durable et prospère. » « La vision du Mali, basée sur le développement endogène, vise à transformer notre économie pour en faire une économie de production. Nous sommes, donc, absolument engagés à industrialiser notre pays, à produire nos biens de consommation, à transformer nos produits agricoles pour créer le maximum d’emplois et de richesse. Sur ce sentier, nos amis seront nos principaux alliés et le Japon est un ami sur lequel nous comptons beaucoup », a-t-il déclaré. Alassane Moussa Diallo a dit que son département a élaboré les business plans de quelques projets industriels pour lesquels, il espère pouvoir conclure des protocoles d’entente qui aboutiront à leurs réalisations prochaines. « Il s’agit, a-t-il cité, d’un projet de construction de filature, d’un projet de construction d’une usine de production de sucre, d’un projet de développement d’une chaine de production de tenues militaires et d’un projet de construction d’une unité de production de compresse stérile communément appelé coton hydrophile. » Lors du panel dont le modérateur était le directeur général de l’Agence pour   la   promotion de l’importation   au Mali   (Api-Mali), Ibrahim  Ahamadou Touré,   les   intervenants ont mis en   exergue  les potentialités   du   Mali   en économique,   commerciale   et   d’industrie   culturelle   et   touristique. Pour les panélistes Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme,  ainsi que le Pr Oussouby Sacko (un malien installé au Japon où il enseigne à l’université d’Osaka) ont mis en avant les opportunités d’investissements au Mali, notamment dans les domaines agricole, industriel, minier, de l’électricité et des énergies renouvelables etc. La rencontre B2B ont conclu des engagements de part et d’autre. Et les discussions doivent se poursuivre dans les jours ou mois à venir pour aboutir à des contrats d’affaires ou d’investissements. Après le forum, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité le siège de la société Panasonic Energy, spécialisée dans la fabrication de batteries lithium. MK/MD (AMAP)

Bamako : Ouverture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC)

Bamako, 31 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) s’est ouvert, jeudi, sous le thème : « Habitat durable, culture et innovation : Approche architecturale du développement durable au Mali » et va se dérouler jusqu’au dimanche 3 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, dont le ministre Imirane Abdoulaye Touré a déclaré ouvert l’évènement, organise ce salon, en partenariat avec l’Ordre des Architectes du Mali, Le salon est composé de plus de 30 stands de représentants des services et entreprises dans le domaine de l’habitat au Mali et de la sous-région, notamment du Burkina Faso, du Niger. Environs 2 000 visiteurs sont attendus. Pendant, quatre jours des panélistes venus, notamment, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Bénin et du Mali, développeront des thématiques sur « Le rôle des architectes dans la transition écologique : entre responsabilités sociales et exigences professionnelles », « Cartographie des enjeux de durabilité dans l’architecture au Mali », « Bâtir avec peu, bâtir intelligemment : quelles pratiques locales d’optimisation des ressources ? » Le ministre a, lors de son intervention à l’ouverture, expliqué que « c’est un événement novateur, un moment charnière mais, surtout, une invitation à réfléchir, à proposer et à construire ensemble. » « Un lieu de rendez-vous du donner et du recevoir pour que continue de s’affirmer notre continent dans cet autre domaine aux enjeux existentiels et aux défis multiples et multiformes. », a-t-il dit. Il a rappelé que le thème choisi va au-delà des mots. « Il est une déclaration de responsabilité, un appel à réinventer nos pratiques et, surtout, à remettre l’architecture au cœur du développement territorial et humain ». Selon Imirane Abdoulaye Touré « il est le reflet d’une urgence, la synthèse d’un combat et l’appel d’une vision, celle de bâtir un Mali résilient, enraciné et innovant, porté par ses talents, sa culture et sa sagesse », paraphrasant Cheikh Anta Diop, qui a dit qu’« un peuple sans mémoire architecturale est un peuple sans abri pour son identité. » Selon le ministre Touré « l’architecture ne se limite plus à bâtir, elle doit désormais s’’ancrer dans les réalités climatiques du Sahel, réconcilier modernité et patrimoine culturel africain, promouvoir une esthétique enracinée et une fonctionnalité durable, offrir des solutions inclusives aux plus vulnérables. » Le chef du département en charge de l’Habitat a également souligné que nous sommes interpellés par les défis de l’habitat accessible et digne, celui de l’adaptation aux crises climatiques et celui culturel et social. « Trop souvent, nos villes perdent leur âme, copiées sur des modèles étrangers. Il est temps de reconstruire une architecture qui nous ressemble, une architecture qui intègre toutes les couches de la société, des jeunes aux personnes en situation de handicap, en passant par les déplacés climatiques », a lancé le ministre Touré. « Face à ces défis, la coopération régionale est une clef », a-t-il dit. A ce propos, le chef du département de l’Habitat a dit : « Ce Salon doit être le terreau d’un réseau sahélien de l’architecture durable, un espace d’échange, d’innovation et d’harmonisation des bonnes pratiques. » Après l’ouverture, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du Niger, Abdoulkadri Amadou Daouda, a procédé à la coupure du ruban. Le Burkina Faso et le Niger sont les pays invités d’honneur de ce salon. Après cette étape, le ministre Touré, son homologue du Niger et certains membres du gouvernement du Mali ont visité les stands. « Cette rencontre a une dimension panafricaine. Je pense que beaucoup de projets et d’ambitions peuvent immerger », a espéré le ministre nigérien. Quant à Adama Kouanda, directeur commercial du Centre de gestion des Cités (structure étatique burkinabè, il a souligné : « Nous sommes un pays invité d’honneur de ce salon. Nous avons pris un stand pour exposer nos produits » Appréciant l’initiative de l’Etat du Mali, il l’a qualifiée de « retrouvailles » et d’opportunité d’échange d’idées, qui replacent l’architecture au cœur du développement durable. ST/MD (AMAP)        

Nioro : Lancement de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle

Nioro, le 29 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025, a été officiellement lancée à Nioro, lundi, sur l’esplanade de la salle de spectacle de l’ex-Conseil de Cercle et met en compétition les représentants de 10 des 15 Communes du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le préfet du cercle, Lamine Kouyaté, en présence du directeur régional de la Culture, des chefs de services locaux, des autorités coutumières, des responsables des forces de défense et de sécurité, des représentants de la société civile, des élus locaux, d’anciennes figures des biennales ainsi que de nombreux acteurs culturels venus de tout le cercle. Dans son discours d’ouverture, le chef de service local de la Jeunesse, Samba Bathily, a souligné que la Biennale constitue un véritable espace d’expression et de valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, qui ont décrété 2025 « Année de la culture ». Il a également encouragé les participants à se surpasser pour que le cercle de Nioro brille lors des phases régionale et nationale. Le préfet, quant à lui, a salué l’engagement des troupes des différentes communes dans la promotion de l’art et de la culture, vecteurs d’une paix durable. « La culture est le socle de notre unité nationale. La Biennale est un moment de communion, de partage et de créativité qui transcende les différences », a-t-il déclaré avant de lancer officiellement les activités. Pendant une semaine, les troupes rivaliseront de talent dans plusieurs disciplines, notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, l’orchestre moderne et la danse traditionnelle. Pour marquer leur participation à cette rencontre de brassage culturel, les différentes troupes ont défilé, mettant en lumière la richesse et la diversité du patrimoine du Sahel à travers des danses traditionnelles. Cette phase locale permettra de sélectionner les meilleures troupes qui représenteront Nioro lors de la phase régionale, prévue en septembre 2025. MD/OS/MD (AMAP)