Coup d’envoi de la 2ᵉ édition du Festival Bamanaya Kunben à Kati

Kati, 28 déc (AMAP) La deuxième édition du Festival Bamanaya Kunben a démarré vendredi 27 décembre 2025 qui se déroulera au stade Vincent Traoré à Kati qui s’apprête à vivre six jours d’effervescence culturelle. « Ce festival, désormais dans sa deuxième édition, a pour objectif de faire renaître les valeurs du Bamanaya chez les jeunes. Le Bamanaya est bien plus qu’une tradition, c’est un ensemble de comportements qui façonnent l’homme modèle », a déclaré le président du festival, Boubacar Traoré, Il a rappelé l’esprit du Bamanaya, fondé sur des valeurs essentielles : la dignité, l’honnêteté, le respect, le travail et l’éducation. L’adjoint au préfet du Cercle de Kati, Issa PLéa, a officiellement lancé les activités de ce grand rassemblement et célébration inédite dédiés à la promotion des traditions bamanan. Dès les premiers instants, l’événement a pris une dimension particulière avec la présence de délégations venues de Ségou(Centre) et de Kolokani (Ouest), ainsi que du groupement des Donso, qui ont, tous, partagé des messages percutants et symboliques. Placé sous le haut patronage de M. Harouna Diarra, préfet du cercle de Kati, et de M. Dalla Macalou, membre du Conseil national de Transition (CNT), cet événement s’annonce comme un véritable pont entre patrimoine et modernité, offrant une plateforme d’échanges, de performances artistiques et de transmission. AK/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : les troupes de Koulikoro et Douentza bouclent la compétition

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop Tombouctou, 28 déc (AMAP) À quelques heures de la cérémonie de clôture, les troupes de Koulikoro et Douentza ont clôturé, samedi nuit, les compétitions de la Biennale en présentant, chacune, les quatre disciplines devant le jury au terrain municipal de la ville. La troupe de Koulikoro, en présence des ministres en charge de la Culture Mamou Daffé et de l’Entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck. a présenté sa pièce de théâtre appelée « Soupir de Farabougou ». C’est un récit de plusieurs séquences pour la paix mais, aussi, visant à attirer l’attention des décideurs sur les pratiques néfastes de certains individus. Il sera suivi de l’ensemble instrumental dont le thème porte sur « L’attente ». Elle évoque le dialogue, la compréhension mutuelle et le partage au sein d’une société. Il est enchaîné par le solo de chant titré « Faso Mali ». C’est une invite à l’unité nationale, à la solidarité et à l’implication de toutes les composantes de la société. Elle rappelle également, que le Mali a choisi sa voie, celle de la souveraineté avec ses pays frères (Burkina Faso et Niger). « La cohésion sociale » est le thème de sa danse traditionnelle, une chanson qui illustre le retour des guerriers du champ de batailles suite à une victoire. Elle est organisée sur la place publique pour célébrer la victoire des guerriers et annoncer la paix, l’entente et le vivre ensemble. Après Koulikoro, la troupe de de Douentza monte sur scène pour clôturer les compétitions. Elle commence avec son ensemble instrumental qui parle de la résilience. La troupe invite les populations du Mali à préserver les acquis et de compter sur ses efforts dans la reconstruction du pays. Elle appelle à la résistance pour affronter les défis du moment. Le solo de chant intitulé « L’union de tous les Maliens », est un rappel sur la bravoure du peuple malien. « Notre pays a connu plusieurs difficultés mais, les Maliens sont restés unis. Les difficultés actuelles ne doivent pas nous diviser, unissons-nous autour de nos autorités pour le bien-être de tous les Maliens », tel est le message. La danse traditionnelle intitulée le « Nèbè ». C’est une danse rituelle qui se fait chaque année après la période de récolte pour préparer la nouvelle année et protéger le village contre le mauvais sort. Elle est exécutée après l’accord des anciens. Et enfin vient la pièce de théâtre pour clôturer la soirée. Son titre est « Le prix de l’éducation », il met l’accent sur le comportement des jeunes et interpelle les enseignants, les parents et les autorités du pays à se retrouver pour une meilleure l’éducation aux enfants. AS/OD/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Echanges sur le dialogue et la paix   

Envoyé spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou, 26 déc (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé et sa collègue de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ont co-animé, vendredi, à Tombouctou une conférence débat sur le thème : « Dialogue paix et prospérité partagée » au village de la Biennale artistique et culturelle, sur la place de l’Alliance des États du Sahel. En présence des gouverneurs de régions, des autorités politiques et plusieurs invités de marque, venus des pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et plusieurs communautés locales, Mme Oumou Sall Seck a rappelé l’importance du dialogue dans la restauration de la paix. L’ancienne maire de Goundam a lancé un appel pour une paix durable. Selon elle, la biennale de Tombouctou est un voyage entre le passé et présent. « Tombouctou reste la voix du Mali pour parler de la paix et du dialogue », a-t-elle dit, demandant à ceux qui tiennent, encore, les armes de les déposer pour venir au dialogue. Elle a, aussi, lancé un appel aux déplacés de rejoindre les parents. « Aucun pays ne peut se construire sans ses enfants, C’est à nous de nous unir pour reconstruire notre pays », a soutenu Mme Oumou Sall Seck. Selon elle, « la paix est indispensable, le temps est venu de se pardonner et de se parler. » Abondant dans le même sens, le ministre Daffé a salué l’engagement et l’implication de Mme Oumou Sall Seck dans la restauration de la paix. Il aussi remercié le Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta pour avoir décrété 2025, Année de la culture. La Biennale de Tombouctou est aussi un cadre de dialogue, de paix et de la diversité culturelle. A l’image du Forum international des civilisations qui a permis aux universitaires, experts ou administrateurs d’échanger sur le dialogue et la paix. Les deux ministres ont tous lancé un appel « à ceux qui ont les armes de revenir pour bâtir la paix autour d’un dialogue inter-culturel. » Au cours des échanges, il a été question de faire de Tombouctou une capitale culturelle du Mali et d’autres ont suggéré d’élargir cette rencontre au niveau des communautés concernées. AS/OD/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Le tour de piste des troupes de Tombouctou et Taoudenit

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou 27 déc (AMAP) La population de Tombouctou, dans un élan de fraternité, est sortie massivement pour soutenir les troupes de Tombouctou et Taoudenit lors de leurs prestations, vendredi dernier, sur le terrain municipal. Partout, on pouvait constater cet engouement des femmes et des jeunes, sous l’œil vigilant des forces de sécurité. Contrairement aux autres soirées, le stade était déjà assailli bien avant 19 heures, nécessitant de faire la queue pour y accéder. La troupe de Tombouctou a lancé la soirée avec un ensemble instrumental dédié à la sauvegarde du patrimoine immatériel de la région. Ce fut un vibrant plaidoyer pour la valorisation de l’identité culturelle locale. Ensuite, un solo de chant, intitulé « L’unité autour de l’AES », a appelé à l’unité et à la résilience pour le Mali. À travers cette composition musicale, la troupe a démontré que tous les Maliens sont unis par un même héritage et un même destin, rendant également hommage à l’Armée malienne. Le troisième passage fut couronné par une pièce de théâtre intitulée « Le tissage de la cohésion sociale du mariage », relatant la force du lien conjugal ainsi que ses obligations. « Les oiseaux sont partis » fut le thème de la danse traditionnelle qui a clôturé la prestation de la 6e région. La troupe de Taoudenit a pris le relais, débutant avec sa pièce de théâtre intitulée « La quête de l’or », suivie d’un ensemble instrumental sur la paix, « Alafia ». Puis vint leur solo de chant sur le titre « AES ». La chanson a rappelé la nécessité de la création confédération, sa vision et ses perspectives dans la reconstruction des pays du Sahel. La soirée s’est achevée par la danse traditionnelle « Watché ». Il s’agit d’une danse traditionnelle de la communauté maure, exécutée lors de circonstances heureuses comme les mariages, les baptêmes ou autres cérémonies sociales. AS/OD (AMAP)

Le 12e Concours international de photo-journalisme Andreï Stenine lancé à Moscou (Novosti)

Bamako, 26 déc (AMAP) Les candidatures pour la 12ème édition du Concours international de photojournalisme Stenine destiné aux jeunes photojournalistes sont ouvertes à Moscou, rapporte l’Agence RIA Novosti Ce concours, dédié à la mémoire du photojournaliste du groupe médiatique Rossiya Segodnya, tué à l’été 2014 près de Donetsk, est traditionnellement lancé le jour de son anniversaire, le 22 décembre. Selon Dmitri Kisseliov, Directeur général du groupe Rossiya Segodnya, cité par Novosti, « pour la 12e fois, le concours Stenine s’apprête à ouvrir la période de dépôt des candidatures. C’est toujours un moment joyeux et excitant. Cette année particulièrement, car nous avons préparé une surprise pour nos participants, qui va certainement les ravir. » « Nous sommes heureux d’annoncer la nouvelle catégorie de cette année : l’Énergie de la vie. Elle est ouverte aux photojournalistes âgés de 34 ans », a-t-il dit ajoutant que « la mission reste inchangée : « découvrir de nouveaux talents et lancer la carrière de jeunes photographes ». « Dans le même temps, il sera très intéressant de voir les travaux de professionnels confirmés, qui fixent les repères pour la jeune génération. Nous attendons les projets des maîtres et des auteurs débutants, car c’est de leur ensemble que se compose le tableau varié, brillant et contrasté du photojournalisme contemporain. C’est pour nous une grande fierté d’en faire partie », a encore dit M. Kisseliov CATEGORIES ET CONDITIONS DE PARTICIPATION : Le concours photo se déroule dans six catégories : Actualité principale, Sport, Ma planète, Portrait. Héros de notre époque, Vue d’en haut et la nouvelle catégorie L’Énergie de la vie. Pour l’Actualité principale, Sport, Ma planète et Portrait. Héros de notre époque, il y a deux prix : photo unique et série. Seules les photographies uniques pourront participer aux catégories Sport et Vue d’en haut. La nouvelle catégorie Énergie de la vie est ouverte aux photographes âgés de 34 ans et plus, tandis que les cinq autres catégories acceptent les travaux d’auteurs âgés de 18 à 33 ans. Les photographes professionnels peuvent soumettre leur candidature sur le site du concours en russe http://stenincontest.ru et en anglais https://stenincontest.com jusqu’au 28 février 2026 inclus. Le prix du concours de 2026 s’élèvera à 125 000 roubles pour la première place, 100 000 roubles pour la deuxième place et 75 000 roubles pour la troisième place dans chaque catégorie. Le lauréat du Grand Prix du concours recevra 700 000 roubles. La cérémonie de remise des prix du 12e Concours international de photojournalisme Stenine se tiendra traditionnellement à Moscou entre septembre et novembre 2026. JURY ET LAUREATS DES ANNEES PRECEDENTES – Au fil des ans, le jury a compté parmi ses membres des photographes reconnus : Vladimir Viatkine (Russie), Gabriele Cecconi (Italie), Sefa Karacan (Turquie), Juan Canete (Argentine) et d’autres. Parmi les lauréats du concours figurent des photographes de notoriété mondiale : Elena Anossova (Russie) avec une série sur les femmes en prison, Danilo Garcia Di Meo (Italie) avec l’histoire d’une jeune fille paralysée « Leticia: histoire d’une vie invisible », Alejandro Martinez Velez (Espagne) avec un reportage sur les migrants à Belgrade. En 2025, le Grand Prix a été décerné à Ekaterina Iakel (Russie) pour sa série de photos « Le caractère russe : course d’obstacles » sur des vétérans de guerre, blessés et mutilés, qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie civile. Le concours de cette nouvelle année perpétue la tradition des tournées d’expositions des œuvres des lauréats dans des villes russes et étrangères. Les expositions des gagnants du concours, au cours de ses 12 années d’existence, ont été vues par des publics en Chine, en Afrique du Sud, au Mexique, en Argentine, en Uruguay, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Turquie, au Liban, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Hongrie, en Pologne, en Égypte et dans d’autres pays. A PROPOS DU CONCOURS – Le Concours international de photojournalisme Andreï Stenine, organisé par le groupe médiatique Rossiya Segodnya sous les auspices de la Commission russe pour l’Unesco, a pour objectif de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les enjeux du photojournalisme contemporain. Les partenaires médiatiques généraux du concours sont: Compagnie de télévision et de radiodiffusion (VGTRK) et la plateforme en ligne Smotrim, toutes deux de Russie. Les partenaires médiatiques internationaux du concours sont : le groupe médiatique Independent Media (Afrique du Sud), l’Agence de presse ANA (Afrique du Sud), Shanghai United Media Group (SUMG) (Chine), le site The Paper (Chine), le groupe médiatique Dar Al Sharq (Qatar), le site Brasil247 (Brésil), l’agence de presse Press Trust of India (Inde), l’agence de presse Iina (Irak), l’Agence de presse Mehr (Iran), l’Agence de presse NAN (Nigeria), l’Agence de presse Xinhua (Chine). A titre de partenaires sectoriels, le concours est soutenu par: l’Union des journalistes de Russie (Russie), le site d’information YOung JOurnalists (Russie) et le site Photo-study.ru (Russie). MD (AMAP)

Ségou : La rareté des clients met en péril le tissage traditionnel

Par Aminata PONA  Ségou, 24 déc (AMAP) Les gestes techniques millimétrés, les outils finement utilisés, les artisans de Ség continuent de faire vivre l’art traditionnel malgré la chute drastique de leur vente. Ces passionnés de la fibre et du fil créent au quotidien des œuvres d’exception mêlant savoir-faire ancestral et créativité contemporaine. Cependant, les défis, il n’en manque pas qui ont pour noms : pertes de clients, cherté des matières premières et désintérêt pour les tissus traditionnels. Immersion dans un secteur jadis florissant. Acteur majeur de la préservation et de la valorisation des tissus traditionnels, le Centre Ndomo de Ségou est une entreprise évoluant dans l’entreprenariat social. On y retrouve des artisans indépendants. Ils assurent ensemble la production de tissus. Boubacar Doumbia, son fondateur souligne qu’avant la crise sécuritaire, son établissement accueillait des touristes étrangers. « Durant la saison touristique, d’octobre à février, le travail ne manquait pas et les commandes affluaient.  Chaque artisan gagnait une part de marché. Aujourd’hui, les touristes ne viennent plus et les Bamakois sont aussi rares à cause de l’insécurité et de la pénurie du carburant », explique-t-il. Soulignant que désormais, les artisans envoient leurs produits en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, en Suède, en France, aux États-Unis, au Japon et en Espagne. Boubacar Doumbia trouve que cette période de vaches maigres est temporaire. Il appelle ses collègues à la patience, les exhorte au travail malgré les conditions difficiles. Almoustapha Soumaré, un artisan, du haut de ses plus de 30 ans d’expérience dans le textile, ne cache pas que le Centre N’Domo traverse actuellement de grandes difficultés dues à la crise que traverse le Mali. La rareté des touristes a considérablement réduit les ventes. « Nos commandes étaient si nombreuses que les artisans du centre avaient parfois du mal à les exécuter », se souvient-il. Il explique que le centre dispose de 25 travailleurs repartis en deux équipes de travail. L’une chargée de la décoration (tapis, tableaux, sous assiettes, couvre-lits et nappes) et l’autre dédiée au trempage. Cependant, l’engouement pour le bazin et d’autres tissus contemporains entraîne une marginalisation des tenues traditionnelles. Pour couronner le tout, le manque de ressources financières freine l’achat de matériels indispensables au fonctionnement du centre. Pour la décoration des tissus, les artisans du Centre N’Domo emploient certaines plantes notamment le N’galama ou Bégou N’gnomo et chaque dessin à une signification spécifique. « On compte 19 symboles, que nos grands-mères utilisaient pour donner des conseils aux mariées afin de maintenir la paix dans les familles. La mère donnait à sa fille un bogolan comme cadeau de mariage pour lui assurer un foyer heureux », révèle Almoustapha Soumaré Il dit que les artisans du centre participent, chaque année, à des foires internationales au Sénégal et au Burkina Faso pour promouvoir et vendre leurs produits. Amadou Diarra, artisan au village artisanal confectionne divers tissus pour ses clients. En plus de sa propre production, il intervient, couramment, pour aider ses collègues confrontés à des fils emmêlés ou à des machines défectueuses. « Certains fils à tisser coûtent cher. Lorsqu’ils se mélangent, il faut tout reprendre », a-t-il déploré. Amadou Diarra vend le mètre de tissu entre 2 000 et 4 000 Fcfa, selon le motif et la longueur. Il souligne que les touristes ne viennent désormais plus à Ségou, à l’occasion du Festival sur le Niger, ils passent leurs commandes en ligne et les colis leur sont envoyés. Difficile, dans ce cas, de sortir la tête de l’eau par les temps qui courent. Pour Yacouba Diarra, tisserand au village artisanal de Ségou, le marché n’est plus comme avant et cette situation a un impact financier considérable sur les artisans. Quant à Awa Coulibaly, artisane, elle est persuadée qu’« une plus grande valorisation de leurs créations à travers la publicité et la vente en ligne permettrait aux acteurs du secteur de vivre de leur art. » Elle évolue dans le domaine depuis sa tendre enfance et est capable de réaliser 10 à 15 mètres de tissus par jour. Awa explique que le métier demande l’apport de chaque partie du corps : les bras et les pieds qui sont constamment en mouvement. Toutefois, elle se réjouit de l’arrivée de visiteurs sénégalais et burkinabè dans leurs ateliers. « Quand ils viennent, on gagne beaucoup. Mais une fois qu’ils sont partis, tout redevient comme avant », affirme-t-elle. Déplorant la cherté des fils à tisser dont le prix varie entre 3 500 Fcfa et 4 500 Fcfa le paquet. Cependant, elle assure pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. AP/ADS/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle Tombouctou : Comment intégrer le marché de l’art

Tombouctou, 25 déc (AMAP) Le Consortium Fonds africain pour la culture (ACF) / Fonds Maaya a organisé, mercredi, une table ronde au village artisanal de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, en marge de l’évènement, qui a réuni plusieurs acteurs culturels autour de la problématique de l’accès au marché pour les industries culturelles et créatives. La cérémonie officielle était présidée par le Chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia Malé. À ses côtés figuraient le président du Réseau Kya, Djibril Guissé, la responsable de la communication du Consortium, Mme Gabdo Ouattara, ainsi que Salah Touré, Conseiller national de Transition. Plusieurs acteurs culturels ont également pris part à la rencontre. Les travaux ont été coanimés par le critique d’art Chab Touré, le président de la Fédération du Mali, Adama Traoré, et le directeur général de l’Agence de promotion des entreprises et industries culturelles du Niger, Maki Garba. Les échanges ont porté sur les enjeux de la professionnalisation du secteur culturel, en lien avec les normes nationales et internationales. La formation des artistes a été identifiée comme un facteur déterminant pour l’accès au marché de l’art et le développement durable des industries culturelles. À l’issue des discussions, quatre piliers majeurs pour la promotion du secteur ont été dégagés : la structuration, le financement, la diffusion et la promotion, ainsi que la création et la découverte d’espaces culturels. Il a également été relevé que l’accès au marché repose sur la qualité des productions et le respect des exigences du secteur. Les débats ont permis de formuler plusieurs recommandations, notamment la structuration du secteur culturel, le renforcement des capacités des acteurs, la mise en place d’une structure unique et la création d’un fonds d’urgence au profit des artistes. La question du droit d’auteur a également été abordée au cours des échanges. AC/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Ménaka et Kidal défendent la paix et la réconciliation

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar DIOP Tombouctou, le 25 déc (AMAP) « Dans une atmosphère de fête, les troupes de Ménaka et Kidal ont présenté mardi dernier leurs disciplines devant le jury », rapportent nos envoyés spéciaux. Les disciplines en compétition étaient l’ensemble instrumental, le solo de chant, la pièce de théâtre et la danse traditionnelle. Auparavant, les orchestres régionaux de Tombouctou et Douentza avaient déjà concouru dans la salle Ali Farka Touré. Quelques heures plus tard, les festivaliers se sont retrouvés au terrain municipal de Tombouctou pour assister aux prestations des deux régions. C’est Ménaka, la dixième région administrative du Mali, qui a ouvert la soirée avec son ensemble instrumental intitulé « La cohésion sociale et le vivre-ensemble ». Cette composition lance un appel vibrant pour que la paix reprenne sa place dans chaque région, afin de restaurer la cohésion sociale et le vivre-ensemble qui ont toujours caractérisé le Mali. Elle a été suivie de la pièce de théâtre « Le silence des cimetières », qui dénonce la mauvaise gouvernance et les conditions de vie difficiles des enseignants. Elle évoque également le rôle des politiques et de l’Armée dans la reconstruction du pays.La danse traditionnelle « Ekanzam » a ensuite traité la culture comme facteur de paix et de cohésion sociale. À travers les pas de danse, les artistes expliquent que la paix et la cohésion sociale tirent leurs racines de la valorisation et de la préservation du patrimoine culturel. Le passage de Ménaka s’est achevé avec le solo de chant « La refondation du Mali en relation avec l’Alliance des États du Sahel ». Cette chanson met en lumière les sacrifices consentis par les Forces armées maliennes dans la refondation de l’État et plaide pour la paix et la réconciliation au sein des pays de l’AES. La troupe de Kidal a ensuite pris le relais. Elle a débuté par son ensemble instrumental consacré à la réconciliation, fondée sur nos valeurs culturelles et démocratiques. À travers cette création, Kidal lance un appel à tous les frères et sœurs à se donner la main pour retrouver le vivre-ensemble dans une paix durable. Le solo de chant, intitulé « Alhafiat » (qui signifie « la paix »), désigne un état de calme et de tranquillité, l’absence de troubles. Il célèbre la paix comme un idéal social et politique. La pièce de théâtre « Le chant du Tendé » se déroule dans une région récemment sortie d’un conflit armé. Elle retrace le parcours d’un village meurtri par la guerre et montre qu’à travers l’art, la musique et la danse, il est possible de guérir les blessures et d’avancer vers la réconciliation. Le Tendé est un instrument fédérateur utilisé chez les Touaregs et par la communauté Songhoy. La soirée s’est clôturée avec la danse traditionnelle « Cehim », une danse du terroir exécutée par les femmes à l’occasion des fêtes religieuses (Ramadan, Tabaski, Maouloud), des mariages et des baptêmes. Enfin, les troupes de Taoudéni et Koulikoro sont programmées ce mercredi 24 décembre au stade municipal de Tombouctou. AS/OS/MD  

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Les troupes de Nara et Sikasso séduisent le public

Envoyés speciaux Amadou SOW Oumar DIOP Tombouctou, 22 déc (AMAP Les Régions de Nara et Sikasso ont respecté la tradition en présentant, chacune, quatre disciplines devant le jury. C’était devant le gouverneur de Nara,  le Général de brigade  Amara Doumbia et de celui de Sikasso, Mme Kanté Marie claire Dembélé ainsi que plusieurs autres chefs exécutifs régionaux. A 19 heures déjà, le terrain était  pris en asseau par la population malgré le froid. Le premier passage a été marqué par la troupe de Nara a débuté avec son ensemble instrumental. Intitulé : « Dow ka di ma mi na ». C’est une composition musicale qui parle de l’ingratitude et de malhonnête des individus qui se servent des citoyens pour se hisser au sommet. Il s’agit également d’attirer l’attention sur le comportement indigne de certaines autorités administratives et des légitimités traditionnelles, à l’égard des citoyens. Il a été suivi de la pièce de théâtre qui parle d’un conflit de génération. C’est l’histoire d’une jeune dame, versée dans la prostitution après avoir refusée plusieurs demandes de mariage au profit de la recherche d’un emploi à la fonction publique. La pièce dénonce le népotisme et la corruption au niveau de la fonction publique et réclame justice.  Dans le dernier tableau, c’est une sollicitation des autorités pour réserver une carrière publique ou prive à des excellents. Contrairement aux autres régions, Nara a monté plusieurs tableaux qui peut attirer l’attention du jury. Ensuite vient le solo de chant en Soninké, titré, donnons-nous les mains. A travers son solo, la troupe lancé un appel de rassemblement, de cohésion et d’une paix durable entre les maliens et les peuples des pays de l’Alliance des États du sahel.  Ainsi, la danse traditionnelle s’installe avec son titre ‘’Jidin mu’’, une cérémonie organisée lors du mariage des jeunes filles. C’est la danse des mères, lorsque les mariées sont d’une même famille, la cérémonie se déroule en un premier temps dans la cour familiale, puis se termine sur une place publique en présence des membres de la famille. Si elles sont des familles différentes, après leur honneur, elles se retrouvent sur la place publique pour célébrer le mariage. La région de Sikasso monte sur scène après pour présenter ses disciplines. « La grande retrouvaille Culturelle », est le titre de son solo de chant. C’est une chanson incitatrice lors de lla fête traditionnelle. Elle permet aux communautés des différentes contrées de se retrouver, de communier, de sympathiser et partager autour de ce qui les unis à savoir notre la Culture dans sa diversité. C’est aussi un message d’avertissement à tous ceux qui ambitionnent de s’en prendre au patrimoine culturel. Et  d’inviter la communauté à sauvegarder et défendre nos valeurs. La danse Traditionnelle appelée le Kôri, est une danse de Ganadougou. Elle a une valeur protectrice du village à travers l’accomplissement des rituels. Elle exhorte la jeunesse à embrasser la bravoure, la résilience, l’endurance et le courage, face à toutes les épreuves qui jalonnent leur chemin.  C’est un mouvement qui a la valeur d’une école, l’initiation se fait entre 10 et 15 ans, durant une période de  3 mois dans les bois sacrés. Les cérémonies d’initiation se font chaque sept (7) ans. La Pièce de théâtre intitulé « le Kokélé », une présentation qui parle de la paix et la réconciliation autour des valeurs endogènes et du respect des symboles de l’État. La pièce acclame le retour aux valeurs traditionnelles et sociétales. L’accent est mis sur le Djeliba, artisan infatigable de la paix et de la cohésion sociale au niveau de la société. Des relations comme « Sinakunya, Balimaya, Nimogoninya, Siguiniogonya », sont aussi évoquées dans la pièce comme facteur de paix et d’insister  sur la sécurisation du pays.  L’Ensemble Instrumental, titré les germes de l’espoir, invite à la résilience.  C’est une chanson qui fait référence aux racines d’un arbre abattu et qui continue de résister à travers ses racines. Cette pièce s’inspire de nos valeurs pour consolider l’union sacrée et une lueur d’espoir pour la communauté. L’après-midi avait été meublé par les orchestres de Nioro et  Gao dans la salle Ali Farka Touré. Les troupes de Ménaka et Kidal  sont attendues ce mardi dans la soirée  pour leurs prestations. AS/OD/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou :  Kayes et Bougouni à l’épreuve

Envoyés spéciaux Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 22 déc (AMAP) Après deux nuits de compétitions, les troupes de Kayes et Bougouni étaient devant le jury, dimanche, au terrain municipal de Tombouctou. C’est la troupe de Kayes qui a ouvert la soirée avec son Ensemble instrumental sur le thème de la paix. C’est un appel pour un Mali reconcilié et uni autour d’un intérêt commun. Elle est suivie de la pièce de théâtre, intitulée, « La recherche de la pitance. » A travers cette présentation, la Région de Kayes dénonce l’incivisme, l’arrêt du train et la malhonnêteté de certaines personnes. C’est le récit d’une société en perte de références au profit de la recherche du pain quotidien. La pièce alerte sur le non-paiement des taxes et les pratiques frauduleuses comme la vente des armes et des matériels volés.  Son solo, chanté en langue Khassonké est un « Hommage aux pupilles de la Nation. » C’est l’histoire d’une jeune femme mariée, qui a perdu son mari, à peine quelques années de leur union au cours d’une violente bataille contre les terroristes. Cette composition musicale évoque le devenir d’un petit garçon  du jeune couple. Ainsi, la perte brutale de l’époux a déstabilisé la femme qui a reçu le choc, très dur à supporter. Elle sera conseillée par une autre femme, sage. Et, enfin, la chanson rend hommage aux autorités nationales pour leur soutien aux pupilles de la Nation et salue les efforts des mères des pupilles pour leur rôle après la disparation de leurs époux. Ainsi, plusieurs spectateurs estiment que le solo de chant Kayes peut bien influencer le jury et se classer parmi les meilleurs de la Biennale de Tombouctou. Il a été suivi de la danse traditionnelle, intitulée « le Worso », une danse traditionnelle du milieu soninké composée de trois rythmes à savoir le Worso, le Tinguinta et le « Lemunu Légué »] Le « Worso » est une danse traditionnelle populaire qui met en scène quelques hommes de castes. Le « Tinguinta » est populaire et exécuté par tout le monde y compris les nobles et les hommes de castes.  Le « Lemunu Légué » est une danse des jeunes. Ce rythme est populaire et ouvert à tout le monde (jeunes, adultes, nobles, hommes de caste, captifs). La deuxième prestation de la soirée a été la troupe de Bougouni qui a débuté avec son solo de chant intitulé : « Le cri de l’oiseau orphelin. » Ce Solo de chant chanté en douceur rappelle la mort et pourquoi faut-il en avoir peur ? Il rend hommage aux présidents indépendantistes des pays de la Confédération des États du Sahel et les invite à s’unir davantage pour bâtir un Sahel fort et uni. La danse traditionnelle monte en deuxième position, titrée ;« Fiileni » ou la calebasse. C ’est une danse originaire du Wassoulou et execuée exclusivement par les jeunes filles, caractérisée par le maniement de la calebasse comme instrument de rythme et de grâce. C’est également une forme d’expression culturelle qui affirme l’identité culturelle de la jeune fille du Wassoulou. Elle symbolise la maturité et la solidarité féminine, et tient une place particulière dans le patrimoine culturel de Wassoulou. La pièce du théâtre intitulée « Socle de la vie de notre village », met en évidence les bases d’une société, notamment les éléments indispensables pour la survie d’un village. Elle a été suivie de l’ensemble instrumental qui porte sur la paix et la cohésion sociale. Avant cette soirée, les orchestres de Dioila et Mopti ont presté devant le jury dans la salle Ali Farka Touré. Le programme de lundi prévoit le passage des Régions de Nara et Sikasso. AS/YD/MD (AMAP)