Culture : La 2e édition du Festival international « Chant des Linguère » se tiendra à Bamako du 10 au 12 decembre

Bamako, 2 déc (AMAP) La 2e édition du Festival international « Chant des Linguère » se tiendra au Centre international de conférences de Bamako (CICB), du 10 au 12 décembre 2025, à l’initiative de sa promotrice, l’artiste sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, présente à Bamako le 1er décembre, rapporte l’Agence sénégalaise de presse (APS) citant l’entourage de l’artiste. Des artistes maliens Mariam Ba Lagaré, Djeneba Seck, Delphine Mounkoro prendront part à cette deuxième édition. La chanteuse burkinabè Kalam, « la reine du kunde », est également annoncée à cette édition dont le thème est : « La Culture, levier et facteur de développement ». Un thème, qui, selon l’initiatrice de l’événement, est une réponse à l’appel du chef de l’Etat malien et destiné à soutenir le Mali. « Le président de la Transition du Mali a compris que la Culture est un excellent levier de communication. Donc, naturellement, pour rester dans la continuité, nous avons choisi ce thème », a précisé l’artiste sénégalaise. « La première édition, tenue en 2024 au Mali, a été une réussite », s’est réjouie la promotrice du festival. A cet effet, Coumba Gawlo Seck a remercié le peuple du Mali, à travers le chef de l’Etat, Assimi Goita, pour la marque de confiance. « Je me sens chez moi ici. Le Mali est mon pays de cœur et d’adoption. D’où le choix de ce pays », a dit Coumba Gawlo Seck. Selon elle, au-delà de son aspect culturel, image culturelle et fédérateur tenir, cet évènement au Mali est une manière de renforcer des liens d’amitiés et de fraternité entre le Sénégal et le Mali.  « Aussi, a-t-elle indiqué, le Festival international « Chant des Linguère » est un programme panafricain qui crée un cadre d’échanges pour les peuples d’Afrique de parler du développement du continent. » « Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la diva Coumba Gawlo pour la promotion des droits des femmes et la protection des enfants, par ses prestations et ses productions artistiques, à travers des projets et programmes de Gawlo Office Médias (Go Médias) et de l’association Lumière pour l’Enfance-Coumba Gawlo (LPE-GC) mais aussi en sa qualité d’ambassadrice de bonne volonté de plusieurs institutions et ONG”, lit-on dans un communiqué. Plusieurs activités sont prévues dont un forum le 11 décembre, au CICB. S’y ajoute un diner de gala suivi, le 12 décembre, d’une remise du trophée « Linguère » du développement à des femmes maliennes de référence. Des discussions aussi seront menées avec des regroupements de femmes maliennes, la jeunesse, les enfants « afin de lutter contre la pauvreté. » Le festival international « Chant des Linguère » se veut une plateforme de communication sur des thématiques comme l’autonomisation de la femme, l’éducation, notamment celle des filles ou encore la lutte contre la migration irrégulière. ST/MD (AMAP)          

Yambo Ouologuem : Devoir d’hommage de l’Université qui porte le nom de l’écrivain rocessus d’hommage

Bamako, 30 nov (AMAP) L’écrivain malien Yambo Ouologuem a reçu, vendredi 28 novembre, un hommage du monde universitaire, lors d‘une cérémonie solennelle dans la salle de réunion de l’institut Conficius, de l’Université qui porte son nom, sous la présidence du chef de cabinet du département de l’Enseignement supérieur, Dr Ahmadou Fané, rapporte le service de communication de l’Université. Cet évènement, en cette année 2025 dédiée à la culture, « vise, entre autres, à rendre justice aux victimes de l’impérialisme et du colonialisme, à affirmer notre souveraineté culturelle et intellectuelle dans une politique de mémoire et de dignité indique un communiqué de l’Université Yambo Ouologuem (UYO). La cérémonie a rassemblé de nombreuses personnalités du monde académique et politique, parmi lesquelles les recteurs des universités de Bamako, des anciens responsables de l’UKB, des représentants des institutions publiques, la famille Yambo Ouologuem et de nombreux étudiants. Le Recteur de l’UYO, le Pr Belko Ouologuem, et son équipe envisagent un long processus d’hommage à l’écrivain. Le chef de Cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Ahmadou Fané, au nom du ministre empêché, a rappelé le contexte de cet évènement qui a mobilisé l’administration de l’établissement universitaire, les responsables et cadre du campus de l’ancienne ULSHB, désormais rebaptisée Université Yambo Ouologuem (UYO), en hommage à l’auteur du célèbre roman « Devoir de violence. » Le président du Conseil scientifique, le Pr Doulaye Konaté, le recteur de l’UYO, le Dr Ahmadou Fané ont tous insisté sur la portée symbolique du changement de nom, inscrit dans le cadre de la Transition. L’initiative traduit « la volonté des autorités de réhabiliter les grandes figures de notre histoire, de restaurer la dignité culturelle nationale et de rompre avec les héritages de l’impérialisme et du colonialisme », a déclaré le représentant du ministre. Dr Fané a invité le Recteur, le Pr Belko Ouologuem, à faire de l’établissement un modèle d’excellence académique et a appelé les enseignants-chercheurs à poursuivre des travaux rigoureux. « Les étudiants, a-t-il ajouté, doivent s’investir dans la construction d’une pensée critique, au service d’une société plus juste et mieux informée. » Au-delà du symbole, il a insisté sur la nécessité de traduire cette reconnaissance en actions concrètes, à travers la création de programmes de recherche en littérature africaine, la mise en place de chaires d’études postcoloniales et le renforcement des initiatives culturelles. Le premier Africain à remporter le Grand prix littéraire Renaudot, avec son oeuvre « Devoir de violence » est un exemple de courage intellectuel qui renforcera l’ex-Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) de Kabala en tant que haut lieu de formation des esprits, de recherche, de création culturelle, de liberté de pensée et d’engagement pour la vérité historique. Le Prof Konate, le Recteur et son équipe ont des projets qu’ils ont promis de dévoiler les jours à venir. La journée a été un cadre de témoignages des invités, amis, parents, hommes de lettres, journalistes. Cette journée d’hommage à Yambo Ouologuem, qui est le départ d’une série d’évènements, s’est aussi déroulée devant un parterre d’invités comme le Pr Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale, le Pr Moustapha Dicko, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Alassane Souleymane, le Directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Boubacar Maiga, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC). MD (AMAP)

11e Concours international de photojournalisme Andreï Sténine : Les gagnants annoncés

Bamako, 20 nov (AMAP) La photographe de Moscou Ekaterina Yakel a remporté le Grand Prix du 11e Concours international de photojournalisme Andrei Stenine, dont la cérémonie solennelle s’est déroulée le 18 novembre à Moscou, au Musée historique national sur la Place Rouge, rapporte l’agence Sputnik. Le jury international a décerné, à l’unanimité, à Ekaterina Yakel, la plus haute distinction du concours pour sa série de photos intitulée « Le caractère russe : course d’obstacles », consacrée aux anciens combattants blessés au combat qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie de tous les jours. « L’héroïsme ne se manifeste pas uniquement lors d’opérations militaires, mais aussi dans la vie quotidienne. Pour de nombreux combattants, être sur le front ne passe malheureusement pas sans laisser de traces. Après avoir été blessés et traumatisés, les anciens combattants doivent réapprendre à marcher, au sens propre du terme », a déclaré la récipiendaire. Selon elle, le sport les aide non seulement à se réhabiliter, mais aussi à se redécouvrir dans leur nouvelle vie après leur retour au pays. « La série a été tournée pendant la formation « Défi du champion », organisée par le centre sportif adapté « Ortho-Sport ». Les héros ne sont pas uniquement ceux qui défendent leur patrie sur la ligne de front, mais aussi ceux qui trouvent en eux la force de continuer à vivre. », a-t-elle dit. La série de photos a été présentée dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours ». En même temps que le Grand Prix, les autres prix attribués aux participants pour 2025 ont été annoncés. Dans la catégorie « Actualités principales », parmi les photos individuelles, la production primée est « Bateau rohingya chaviré », du photographe indonésien Reza Saifullah, montrant des réfugiés rohingyas qui attendent les secours sur un bateau chaviré, au large de la côte ouest d’Aceh, en Indonésie. Dans la catégorie « Actualités principales », la première place a été attribuée à Abdelrahman Alkahlout, de Palestine, pour sa série « Gaza : l’écho du génocide », qui rend compte de la terrible tragédie en Palestine. Dans la catégorie sportive, la première place dans la catégorie « Photographie unique » a été attribuée à la photographie « Dernière course : chute du champion » de S.M. Al Muztaba Rosul, du Bangladesh, qui a immortalisé un cheval tombé raid mort, entouré de la foule. Dans la catégorie la plus populaire du concours, « Ma planète », la meilleure œuvre unique est la photographie « Arbres fruitiers sous les bâches » de Mengdan Zhu, originaire de Chine, qui illustre la vie des agriculteurs installant des bâches au-dessus des pruniers, afin de les protéger des conditions météorologiques extrêmes. Parmi les séries nominées dans la catégorie « Ma planète », celle de l’auteur Mustafa AbdulHadi, originaire de Bahreïn, regroupant des moments de la procession funèbre célébrant l’Achoura, à Kerbala, célébré chaque année par les musulmans chiites en Irak, a été désignée comme la meilleure. Dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours », les meilleurs œuvres ont été celles de photojournalistes de Birmanie et de Russie Le travail de Nyein Nyein Htwe, originaire de Birmanie, s’intitule « Famille de pêcheurs » et représente le père de famille donnant du poisson à sa femme après une journée de pêche. Et la série « Murmures dans le silence  » de la journaliste russe Pelaguia Tikhonova sur la vie des filles vivant au couvent Nikolo-Solbinsky. L’auteure invite le spectateur à réfléchir à l’influence des institutions religieuses sur la formation de la personnalité et à ce que signifie grandir et étudier dans un tel environnement. Les photos les plus atmosphériques ont été présentées dans la catégorie « Vue du haut. Photo unique ». Le jury a décerné le prix à la photo fascinante d’Anselmo Cunha dos Santos, du Brésil, intitulée « Avion sur la piste d’un aéroport inondé » à Rio Grande do Sul. La répartition des autres places dans les nominations est publiée sur les versions russehttp://stenincontest.ru et anglaisehttp://stenincontest.com du site. La cérémonie à Moscou marque le début de la traditionnelle tournée d’exposition des photographies des lauréats du concours. Cette tournée internationale a déjà prévu des étapes dans des galeries en Éthiopie, en Serbie et en Argentine, mais la géographie de la tournée internationale continuera de grandir. Le concours international de photojournalisme Andreï Sténine, organisé par le groupe médiatique « Rossiya Segodnya », sous le patronage de la Commission russe pour les affaires de l’UNESCO, a pour but de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les défis du photojournalisme contemporain. Il s’agit d’une plateforme pour les jeunes photographes talentueux, sensibles et ouverts à toute nouveauté, où ils dirigent notre attention sur les personnes et les événements qui nous entourent. Les partenaires principaux médiatiques du concours sont : Compagnie nationale russe de télévision et de radio (VGTRK) de Russie, la plateforme en ligne SMOTRIM de Russie et la chaîne de télévision russe « Moskva 24 ». Les partenaires internationaux du concours sont : l’agence de presse et la radio Sputnik (internationale), la chaîne de télévision et le portail RT (international), le groupe de médias Independent Media (Afrique du Sud), l’agence de presse ANA d’Afrique du Sud, Shanghai United Media Group (SUMG) de Chine, le portail Internet du journal China Daily, le portail Internet The Paper de Chine et le réseau médiatique Al Mayadeen du Liban. En tant que partenaires sectoriels, le concours est soutenu par l’Union des journalistes de Russie, le portail d’information YOung JOurnalists (Russie), les portails Russian Photo et lPhoto-study.ru (Russie). MD (AMAP)      

1re édition du Festival international Sirabla à Faragouaran, dans le Cercle de Bougouni. (Sud)

Bougouni, 16 nov (AMAP) La première édition du Festival international Sirabla de Faragouaran a démarré, samedi 15 novembre 2025 dans la ville, chef-lieu de la Commune rurale du même nom, avec la participation de plusieurs milliers de festivaliers et sous le thème : « Femme et culture, construire un Mali autonome et inclusif. » Ce festival, qui se tient du 10 au 17 novembre 2025 et dont le lancement a été présidé par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, est une initiative d’une fille du terroir, l’artiste Mama Toumani Koné, directrice du festival. Il s’inscrit dans le cadre d’une reconnaissance de son patrimoine culturel « donzo foli » valorisé par feu son père, le grand artiste Toumani Koné. Le Festival international Sirabla programme des nuits animées par plusieurs artistes de la musique malienne, une course de vélos et des expositions d’art. Après les mots de bienvenue de la chefferie et du maire de la Commune rurale de Faragouaran, Siaka Samaké, un intermède de musique du terroir, le général de Brigade Ousmane Wélé sa exprimé tout son « attachement aux valeurs culturelles » de notre pays et, surtout, quand il s’agit de l’immense patrimoine culturel de la Région de Bougouni. Le maire a présenté le bilan d’activité de la commune avant d’adresser ses remerciements au gouverneur « pour tous les efforts consentis pour le développement de la Région de Bougouni », sous son leadership. S’adressant aux festivaliers, la directrice du festival Mama Toumani Koné a salué ce grand jour qui restera dans les annales de sa Commune qui a relevé « le défi de l’’organisation » de l’évènement. « Nous ne sommes qu’un et un seul quand il est question de la valorisation de notre patrimoine culturel. Ce festival est le nôtre, C’est à nous de le faire grandir au fil des ans et je n’en doute point au vu de l ‘implication personnel du gouverneur, des acteurs culturels, de l’administration, des forces de défense et de sécurité, des « donzos » et des populations de la Région de Bougouni toute entière », a dit Mama Toumani Koné. Le gouverneur a rappelé qu’il est nécessaire de restaurer urgemment la cohésion sociale et de revitaliser « l’esprit collectif autour de nos valeurs partagées et de notre patrimoine unique. » « C’est pourquoi, a-t-il poursuivi le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a proclamé 2025, année de la Culture dans notre pays pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. » Selon lui, le Festival International Sirabla « est plus qu’une simple célébration artistique. » « Il offre, aussi, l’occasion de célébrer et d’immortaliser un grand patriote, une icône de la musique du terroir qui, toute sa vie durant, a valorisé notre patrimoine culturel : feu Toumani Koné, chantre du Dozo ngoni », a-t-il ajouté. Le gouverneur a ensuite effectué un tour des stands pour saluer l’engagement des acteurs économiques pour leur participation, durant quelques jours, au brassage multiforme entre les populations de toute la Région de Bougouni. On a noté la présence des autorités administratives et politiques de Bougouni et de Yanfolila avec la présence du préfet de Yanfolila, Souleymane Coulibaly. Faragouaran est une commune rurale de cercle de Bougouni située à 30 km de la capitale du Bani mono tié sur la Route nationale (RN8) en partance pour Yanfolila. D’une richesse culturelle immense, elle rejoint le grand cercle des festivals internationaux de notre pays, en cette année de la Culture, décidée par les autorités du Mali. Rappelons que « Sirabla » est une pratique séculaire, jadis pratiquée dans toutes nos communautés, gage de tolérance et du vivre ensemble. C’est une activité qui a permis de créer, pendant longtemps, un climat de paix, de fraternelle inter et intracommunautaire. BHT/MD (AMAP) |

Ouélessébougou : Les chefs traditionnels mobilisés pour la construction du Maliden Kura

Ouélessébougou, 11 Nov (AMAP) La Journée nationale des légitimités traditionnelles a été célébrée, ce mardi, au Centre féminin de formation et d’appui au développement rural de Ouélessébougou, avec comme thème, « Rôle et responsabilité des autorités et légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden Kura ». Cette journée vise à faire connaitre les légitimités traditionnelles, valoriser leurs fonctions, raffermir leur ancrage dans la société et contribuer à enrichir le système de gouvernance de l’Etat. L’événement, sous la présidence du préfet, Moussa A Sagara, et en présence des sous-préfets des arrondissements, du 1er adjoint au maire ainsi que des 44 chefs de villages que compte la Commune, a réuni l’ensemble des forces vives traditionnelles, des chasseurs et des autres notables de la Commune, symbolisant l’importance du rôle des notabilités dans la cohésion sociale. Dans son discours d’ouverture, le préfet a invité les légitimités traditionnelles à « jouer pleinement leur rôle et participation pour la construction du Maliden Koura ». Il a souligné que leur proximité avec les populations fait d’elles des maillons essentiels pour le développement et la stabilité. Face à la crise du carburant que traverse le Mali, le préfet Sagara a lancé un appel à la solidarité et au respect des mesures prises par les autorités, tout en exhortant les chefs « à être des relais d’information et de sensibilisation auprès de leurs populations pour traverser cette période difficile dans la discipline collective. » Plusieurs intervenants ont pris la parole pour saluer cette initiative dont le 1er adjoint au maire de la Commune, le représentant des chefs de villages et celui des chasseurs qui ont tous exprimé leur satisfaction « de voir les autorités traditionnelles associées au processus de développement. » Ils ont, à l’unanimité, réaffirmé leur entière disponibilité et leur engagement à accompagner les actions visant à consolider la paix et la prospérité dans la commune. Pour rehausser l’éclat de la journée, le public a assisté à la prestation de l’ensemble instrumental traditionnel de Djitoumou, au solo de chant et une pièce de théâtre. Cette célébration a également servi de cadre pour renforcer le dialogue entre l’administration et les gardiens de la tradition. AC/MD (AMAP)

Kati célèbre la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles

Kati, 11 nov (AMAP) À Kati, la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles a été commémorée ce mardi, 11 novembre 2025, dans la salle de réunion de la préfecture sous le thème : « Rôle et responsabilité des autorités et légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden-Koura (le nouveau Malien). » Instaurée par le décret n°2022-128/PT-RM du 04 mars 2022, la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles, célébrée chaque 11 novembre, a été instituée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Cette initiative vise à reconnaître et valoriser le rôle essentiel que jouent les légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, la cohésion sociale et la préservation des valeurs culturelles du Mali. Dans son allocution, le préfet de Kati, Harouna Diarra, a salué le président de la Transition pour avoir dédié une journée nationale aux légitimités traditionnelles. Il a rappelé leur « rôle crucial dans la consolidation de la paix, la promotion de la cohésion sociale et la transmission des valeurs éducatives. Le préfet a, également, invité la population « à faire preuve de résilience, de patriotisme et de solidarité, notamment face à la pénurie de carburant que connaît actuellement le pays. » Il a exhorté chacun « à respecter les consignes des autorités du Mali, dans un esprit d’unité et de responsabilité. » La cérémonie s’est achevée par des échanges autour du thème central, permettant aux participants de réaffirmer l’importance des autorités et légitimités traditionnelles dans la construction « d’un Mali nouveau, fort et uni. » La préfecture de Kati, déjà engagée depuis plusieurs années dans une collaboration étroite avec les légitimités traditionnelles, a réaffirmé, à travers, cette célébration sa volonté de renforcer leur implication dans toutes les initiatives de développement local. En effet, les légitimités participent activement à la plupart des activités, commissions et cérémonies organisées par la préfecture. ALK/MD (AMAP)

Restitution de la résidence artistique et production musicale

Mopti, 25 oct (AMAP) Le Fonds d’appui aux moteurs du changement (FAMOC) de  l’ONG EFES/Festival au désert a organisé à Mopti (Centre) une résidence artistique, production musicale de 10 jours et restitution publique. Pour cette activité, dans le cadre du projet « L’art et la culture comme outils de prévention et de gestion de conflits entre les communautés » financé par le ministère des Affaires étrangères du Danemark à travers, il s’agissait de mettre ensemble sur scène plusieurs artistes musiciens pour créer un chant dédié à la paix et la cohésion sociale et en faire une restitution à travers un concert gratuit à l’attention du public. La session de Mopti a regroupé une dizaine d’artistes musiciens de renom de plusieurs groupes ethniques venus de Bamako et de la région, entre autres, le musicien chanteur Dogon, Petit Goro, Nouhoum Kampo, Dicko Bah, Nasta Djenepo, Mariam Sacko et des jeunes rappeurs locaux avec le soutien musical de l’orchestre de l’Alliance franco-malienne de Mopti. Tenu le samedi 25 octobre 2025, le concert gratuit de restitution des travaux de la résidence, riche en son et lumière, a eu pour cadre le terrain municipal Hambodedjo de Sévaré et d’un public nombreux d’hommes, de femmes et des jeunes qui avaient pris d’assaut les lieux. Le public assoiffé de paix à suivi avec intérêt la création du groupe d’artistes appelé « Ben » en Bambara et chanté en différentes langues. La composition musicale bien accueillie par le public à travers des applaudissements nourris, met en avant les valeurs de paix, de dialogue et de solidarité est un vibrant appel aux communautés pour une appropriation de nos mécanismes endogènes de gestion des conflits. Après la restitution du travail collectif, les artistes ont, à travers des prestations individuelles, tenu le public en haleine toute la soirée. A l’occasion, le coordinateur du projet Ehamatt Ag El Medy a rappelé que le projet « L’art et la culture comme outils de prévention et de gestion de conflits entre les communautés » vise à renforcer la coexistence pacifique et la résilience des jeunes à travers la création artistique, la formation et la diffusion culturelle dans les régions de Tombouctou (Nord), Mopti (Centre) et dans le District de Bamako. Selon El Medy, l’ONG EFES/Festival au Désert porteur de l’initiative est créé par des acteurs culturels maliens engagés pour la paix et la valorisation du patrimoine. Il œuvre pour la promotion de la culture comme instrument de dialogue et de cohésion sociale. Pour le responsable de l’ONG, le choix de Mopti, comme zone d’intervention, se justifie par sa situation de carrefour de culture ou plusieurs groupes ethniques se retrouvent. Le représentant du maire de la commune urbaine de Mopti, Albassa Maiga, s’est réjoui du choix de sa collectivité pour abriter cette initiative qui facilite la compréhension mutuelle mais aussi la tolérance entre les groupes. Il a souhaité la multiplication « des opportunités du genre qui permettent un partage d’expériences, d’histoire et de valeurs pouvant réduire les tensions dans la communauté ». Au nom des artistes participants à cette résidence artistique, Petit Goro s’est dit fier « de l’initiative qui permet aux hommes de culture de jouer leur partition dans la lutte contre le terrorisme et le retour de la paix et le vivre ensemble dans notre pays. » DC/MD (AMAP)  

Djenné : L’édition 2025 de la chasse au lièvre (Tabai-ho en langue sonrail) a vécu

Djenne, 21 oct (AMAP) La traditionnelle chasse aux lièvres à Djenné (Centre), la semaine dernière, s’est tenue, au grand bonheur des populations de la ville, malgré l’insécurité. La cité religieuse a respecté la tradition en organisant cette manifestation appelée « Tabai-ho » en langue sonrhaï. Cette chasse, qui est aussi une fête pour toute la ville, remonte à plusieurs années. Très tôt le matin, les hommes prennent le chemin de la brousse, à bord de pirogues pour une longue journée de chasse des animaux sauvages. Le retour des hommes est sanctionné par une parade de pirogues sur l’eau, présentant ainsi aux populations riveraines, le butin de la chasse composé de lièvres et d’autres animaux sauvages. Selon certaines notabilités de la ville, l’organisation de cette chasse au lièvre a pour but de protéger la ville contre les mauvais esprits, l’éradication de certaines maladies épidémiologiques etc. A Djenné, la fête de « Tabai-ho » dure trois jours pendant lesquels, le bruit des pagaies dans l’eau traverse la sérénité de l’atmosphère, au bonheur des spectateurs sur les berges. En plus des parades, des courses de pirogues sont aussi organisés ainsi que d’autres manifestations folkloriques dans presque tous les quartiers de la ville. A signaler que la fête traditionnelle de Tabai-ho se tient chaque année vers la fin de l’hivernage. Comme les fêtes religieuses la fête de Tabai-ho fait partie des mœurs de la ville de Djenné. AT/MD (AMAP)

Mois du consommer local :  Pour promouvoir les produits du cru

Bamako, 16 oct (AMAP) La Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), a organisé, ce jeudi, dans ses locaux, un panel sur la thématique « De 2019 à nos jours :  bilan, défis et perspectives » dont les échanges ont essentiellement porté sur la promotion, la consommation des produits locaux et la sensibilisation des acteurs concernés, a constaté l’AMAP. Ce panel, organisé dans le cadre de la célébration du Mois d’octobre, celui du consommer local, a été animé par le secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo, du directeur général du Commerce et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, et le représentant-résident de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Mis en place depuis 2019, selon les panélistes, l’objectif de ce mois consommer local, est de permettre aux producteurs et consommateurs d’intégrer l’initiative, au Mali, en particulier et dans l’espace l’UEMOA, en général eu de faire des sensibilisations et communications. « Si nous voulons maintenir les unités industrielles, il faut définir des critères sévères pour empêcher la délocalisation des multinationales.  Consommer local, ce sont des produits non-transformés qui sont disponibles sur notre territoire national et des produits industriels qui bénéficient de la qualité de produit d’origine nationale selon des critères définies », a expliqué Mahamadou Sanogo. Dans l’espace de l’UEMOA, depuis son adoption en 2019, le consommer local est défini comme « l’ensemble des produits matériels ou immatériels, industrialisés. »  « Il s’agit de consommer des produits faits à partir de l’espace UEMOA. Cette organisation a pour but de promouvoir nos propres produits, à la satisfaction de nos population », a rappelé son représentant au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Faisant le bilan, les panélistes ont estimé qu’il y a une amélioration tant au niveau national qu’au niveau de l’espace UEMOA. Ils ont cité, entre autres, des activités de sensibilisation et de communication sur le consommer local sur toute l’étendue du territoire national.  Ce qui a permis, également, aux acteurs de comprendre et d’adhérer au concept du consommer local. « Au début, beaucoup d’acteurs n’adhéraient pas à l’initiative mais, aujourd’hui, ils ont compris le système du consommer local. Il faut renforcer le système de production et de consommation Nous avons pu les impliquer dans l’organisation de toutes les activités du Mois du consommer local », s’est réjoui le secrétaire général de la CCIM Quant au représentant de l’UEMOA au Mali, il a dig que cette initiative a été mise en place pour l’ensemble des ressortissants de l’UEMOA « afin de faciliter la consommation des produits locaux entre populations de la zone. » « C’est un laboratoire d’idées qui a permis d’améliorer la perception avec l’ensemble des faitières pour qu’elles puissent donner des idées à l’UEMOA. Des propositions qui nous ont permis de connaître les besoins des consommateurs ainsi que des producteurs », a dit M. Vieira. Le directeur général du Commerce et de la Concurrence, Zédion Dembélé, a ajouté que « le consommer local est une priorité du gouvernement. » « C’est pour cette raison que les Assises nationales pour la refondation (ANR) ont pris en compte cette préoccupation de la population ». Des participants ont suggéré aux autorités d’investir davantage dans la construction d’usines, afin de concrétiser l’initiative du consommer local. MMD/MD (AMAP)    

Nuit des Lompolo et Foire internationale du livre de Ouagadougou 2025 : la culture burkinabè au-delà des frontières

Bamako, 16 oct 2025 (AMAP) Le Dr Parfait Ilboudo, chargé d’appui technique à la Direction générale de la culture et des arts du Burkina Faso, a animé, jeudi, une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour présenter deux grands événements culturels burkinabè : la 5e édition de la Nuit des Lompolo dédiée aux arts dramatiques et la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). Dans son intervention, le représentant de la délégation burkinabè a indiqué que ces manifestations, deux rendez-vous majeurs de la vie culturelle à Ouagadougou, « rythmeront la vie culturelle de la capitale burkinabè au cours du dernier trimestre de l’année. » Il a fait noter que l’édition 2025 se déroule dans un contexte national et régional marqué par des défis sécuritaires et sociaux importants. Toutefois, les organisateurs ont fait le choix de la résilience et de la détermination. « Nous croyons fermement que les arts dramatiques, porteurs de nos valeurs endogènes communes, sont de puissants vecteurs de sensibilisation, d’unification et d’espoir », a-t-il déclaré. Enfin, Parfait Ilboudou, a affirmé que cette vision est partagée par les autorités, qui ont décidé d’intégrer des volets renforçant la coopération culturelle régionale. L’édition 2025 innove ainsi en ouvrant la compétition aux pays frères de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Mali et le Niger. AC/MD (AMAP)