Ouélessébougou et Gourma Rharous : Lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, préparatoire à la Biennale de Tombouctou 2025
Ouélessébougou, 29 juil (AMAP) La Maison des jeunes de Ouélessébougou a accueilli, ce mardi, le lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, première étape vers la Biennale de Tombouctou 2025, décrétée année de la Culture par le président de la Transition, le général Assami Goïta. Sous la présidence du préfet Moussa A. Sagara, l’événement a réuni autorités communales, acteurs culturels, services techniques et une foule nombreuse, témoignant d’une forte mobilisation malgré la saison hivernale. Dans son discours, le préfet Sagara a salué « l’engagement des participants », notamment lors des répétitions dans des conditions difficiles,et a souligné l’importance de cette initiative pour promouvoir les arts des trois Communes du cercle, favoriser le brassage ethnique et valoriser les jeunes talents en vue de la phase régionale en septembre. Il a rendu hommage aux pionniers de la Biennale pour leur contribution au rayonnement du patrimoine malien. La cérémonie, ouverte par les mots de bienvenue du maire Bakary Samaké et du représentant du chef de village Daba Samaké, a été marquée par des prestations envoûtantes de danses traditionnelles, dont le Sogoninkun, Gombâ, Sigui, Kônô et Nama, captivant le public. C’est plutôt lundi après-midi que les activités de la Semaine locale des arts et de la culture du cercle de Gourma Rharous ont débuté sur le « petit terrain de Diambourou », marquant le coup d’envoi des préparatifs de la Biennale de Tombouctou 2025. Malgré l’insécurité et la réduction du cercle à quatre communes, l’événement, présidé par le sous-préfet central Ousmane Coulibaly, a mobilisé une foule nombreuse, aux côtés des maires de Rharous et Banikane, des Forces armees maliennes (FAMa), des leaders traditionnels et religieux et des représentants de la Société civile. Le maire de Rharous, Mohamed Ag Houd, a souligné « l’engagement des populations pour la souveraineté culturelle », tandis que le représentant de la Commission d’organisation a salué « la résilience des participants » et des parrains, dont Mohamed Ag Houd et Abdou Chakour Touré, ainsi que des marraines Adiawiakoye Ramatou Koné et Touré Sagada Touré. Le sous-préfet a rappelé que cette semaine « pose le premier jalon de la Biennale, dont la région assume la responsabilité » et a appelé les jeunes au fair-play. Les troupes de Rharous et Banikane ont ouvert les festivités avec des performances de chant songhoy et de danse Takamba, ovationnées par le public. Les compétitions (solo de chant, théâtre, chœur, danse) débuteront mardi dans la salle de spectacles de la mairie. AC/MG/OS/MD (AMAP)
Niafunké : Démarrage de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025
Niafunké, 27 juil (AMAP) La place de l’Indépendance de Niafunké a vibré, dimanche, de 17h à 19h, au rythme du lancement officiel de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle, édition Tombouctou 2025, a constaté l’AMAP.. Une foule nostalgique et passionnée par les Aemaines artistiques et culturelles a célébré l’héritage de figures emblématiques comme Ali Farka Touré, Afel Bocoum et Harber Lèbèrè Maïga, dont les œuvres continuent d’inspirer toutes les générations sur les ondes de l’ORTM. Située au cœur du Mali, Niafunké, surnommée « Issa Ber » (le grand fleuve en songhaï), incarne un Mali en miniature où cohabitent toutes les ethnies dans un brassage culturel unique, symbolisé par la richesse du Guimballa. Cette diversité s’est exprimée à travers chants, danses, slams et orchestres, mêlant rythmes tamasheq, songhaï, bambara et peulh. Les chefs coutumiers et sages, emportés par l’ambiance, ont applaudi et parfois dansé. Le maire de Soboundou, commune hôte, a prononcé un discours de bienvenue, suivi par une intervention des jeunes récemment formés à la citoyenneté. Ces derniers ont appelé leurs pairs à s’engager pour un Mali uni, où chaque jeune contribue à la construction nationale. Le préfet du cercle, M. Modibo Kane Togo, a ensuite livré un discours poignant, soulignant l’importance de la culture à travers proverbes et citations. Il a retracé l’histoire des semaines de la jeunesse, initiées dès 1962 sous la 1ère République, devenues biennales artistiques, culturelles et sportives sous la 2ème République (1970-1988). Après une interruption de dix ans, marquée par un vide culturel préoccupant, la 5ème République a relancé la Biennale en 2021 sous le nom de Semaine nationale des arts et de la culture. Le préfet a rappelé les éditions précédentes (Bamako 2003, Ségou 2005, Kayes 2008, Sikasso 2010, Mopti) et insisté surl’enjeu pour Niafunké de briller à Tombouctou en 2025. Il a appelé à un retour aux valeurs d’honnêteté, de sincérité, de simplicité et de générosité, piliers d’une société malienne en quête de paix et d’épanouissement. Les festivités, lancées avec ferveur, se poursuivront lundi et mardi au centre culturel Harber Maïga, de 20h à 22h30, avec une compétition entre les communes de Soumpi et Soboundou. Une seule troupe représentera le cercle à la phase régionale, avec pour mission d’honorer le riche héritage culturel de Niafunké. Les troupes sont appelées à faire preuve d’esprit d’équipe pour relever ce défi et faire rayonner Tombouctou en 2025. SAM/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Clôture de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle
Kangaba, 27 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est achevée le samedi 26 juillet à Kangaba, par un grand rassemblement sur la place publique face à la Csacrée, animé par les prestations des troupes, puis une série de performances à l’Institut de formation des maîtres (IFM), a constaté l’AMAP. L’événement s’est tenu sous la présidence du préfet du cercle, M. Abou Dao, en présence des maires des huit communes. Le chef de village de Kangaba a exprimé sa gratitude au président de la Transition pour avoir fait de 2025 l’année de la culture. Il a souligné que la ville a vibré pendant trois jours au rythme des tam-tams et des instruments traditionnels, une ferveur absente ces dernières années. Le maire de la commune rurale de Kaniogo, M. Oumar Traoré, a salué l’esprit de fraternité entre les troupes, logées ensemble et partageant des moments d’échange, rappelant les semaines de la jeunesse et les biennales d’antan. Le rapporteur du jury a ensuite proclamé les résultats : la commune urbaine de Karan arrive en tête, suivie de Kaniogo et de Naréna. Les prestations ont mis en avant des thèmes comme la paix, le soutien aux Forces armées maliennes (FAMA), la cohésion sociale, le cousinage à plaisanterie, tout en dénonçant les méfaits de l’orpaillage. En clôture, le préfet a félicité l’engagement des communes, soulignant qu’il n’y avait ni gagnant ni perdant, mais une victoire collective de la jeunesse. Les meilleurs artistes représenteront le cercle à la phase régionale, avec pour mission de porter haut les couleurs de Kangaba. SD/OS/MD (AMAP)
Kolondièba : Ouverture de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle
Kolondièba, 27 juil (AMAP) Le préfet du cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, a présidé, le 26 juillet, la cérémonie d’ouverture de la phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle 2025. Cet événement a réuni les maires des six communes, les chefs de services locaux, les autorités coutumières et religieuses, les membres de la commission d’organisation, ainsi que les artistes et leurs encadreurs. Dans son allocution, le préfet a souligné la richesse historique, la diversité culturelle et le patrimoine immatériel du cercle de Kolondièba. Il a présenté cette biennale comme un événement d’envergure nationale, reflétant l’engagement du gouvernement malien, sous l’impulsion du Général d’armée Assimi Goïta, à faire de la culture un pilier du développement et de la refondation de la nation. « Cette phase locale n’est pas une simple formalité. Elle vise à raviver notre flamme culturelle, à renforcer les liens entre nos communautés et à préparer dignement la participation de Kolondièba aux phases régionale et nationale à Tombouctou », a-t-il déclaré. Le maire de la Commune de Kolondièba, Abdoul Karim Sangaré, a, dans son discours de bienvenue, remercié les participants, les autorités locales et le gouvernement pour leur engagement dans la valorisation des cultures ancestrales. Il a réaffirmé son soutien à cette biennale, qu’il considère comme un vecteur de cohésion et de brassage pour la jeunesse. La cérémonie s’est ouverte avec la montée des couleurs par les pionniers, suivie d’un défilé des troupes et de la remise d’attestations de reconnaissance à des personnalités distinguées pour leur contribution à l’épanouissement culturel. Les prestations artistiques, incluant chants en solo, danses traditionnelles, pièces théâtrales et ensembles instrumentaux, ont captivé le public. Boubacar Oumar Traoré a officiellement clos la cérémonie, marquant le début des activités de cette phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle 2025 à Kolondièba. NMK/OS/MD (AMAP)
Ténenkou : Clôture réussie de la phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle, Tombouctou 2025
Ténenkou, 27 juil (AMAP) L’esplanade de la Maison des Jeunes de Ténenkou a accueilli, le samedi 26 juillet 2025, la cérémonie de clôture de la phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle, Tombouctou 2025. Les habitants de la capitale du Maassina, toutes générations confondues, se sont mobilisés massivement pour célébrer ce rendez-vous culturel majeur. La cérémonie, présidée par le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet et sous-préfet de l’arrondissement central, représentant le préfet du cercle de Ténenkou, a réuni une délégation comprenant le deuxième adjoint au maire, Soumaïla Bocar Coulibaly, le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, le lieutenant Lamine Samaté, ainsi que des représentants des autorités militaires, coutumières et religieuses, des services techniques, des communes, des ONG et de la société civile. L’événement a débuté par une prestation musicale vibrante des troupes des cinq quartiers de Ténenkou, mettant en lumière la cohésion, la fraternité et la solidarité qui ont marqué cette semaine culturelle. À la tribune, Soumaïla Bocar Coulibaly a salué l’élan collectif insufflé à la commune, soulignant que « chaque prestation, chaque œuvre et chaque moment de partage ont témoigné de notre richesse culturelle, de notre identité et de notre esprit communautaire ». Il a réaffirmé l’engagement de la mairie à soutenir les initiatives culturelles, en valorisant la jeunesse comme moteur du changement. Adama Traoré, représentant du service local de la jeunesse, s’est félicité de l’adhésion populaire et de la qualité des prestations, tout en invitant la jeunesse à se mobiliser pour la phase régionale. Le capitaine Boubacar Sissoko a, quant à lui, exprimé sa joie de présider cette clôture, décrivant la biennale comme un espace de rencontres, d’échanges et de découvertes favorisant le dialogue interculturel. « Ce n’est pas un seul quartier qui a gagné, mais tout le cercle de Ténenkou », a-t-il déclaré, remerciant les artistes, le préfet Mamadou Dao, les partenaires, la commission d’organisation et le public pour leur contribution au succès de l’événement. Le président du jury a ensuite présenté les modalités de notation avant de proclamer les résultats : les quartiers Binta, Komagalou et Ouroboubou forment le trio gagnant. Chaque troupe a reçu des prix pour sa participation. Pendant trois jours, cette biennale a mis en lumière la vitalité culturelle du Maassina, offrant au public l’occasion d’apprécier la richesse du patrimoine local. Elle a démontré que l’art, langage universel, transcende les barrières linguistiques et culturelles pour rassembler autour de valeurs communes : beauté, créativité et ouverture d’esprit. Ténenkou a relevé le défi de l’organisation et de la mobilisation, faisant de cette semaine une véritable fête populaire et un moment de communion. Le public, par son enthousiasme, emportera les souvenirs de ces trois jours de célébration d’un patrimoine culturel riche, source de fierté et de résilience face aux mutations du monde. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition, dans un Mali en paix et en sécurité. OS/AS/MD (AMAP)
Sikasso se classe 1ère à la phase locale de la Biennale artistique et culturelle
Sikasso, 27 juil (AMAP) La commune urbaine de Sikasso a occupé la première position, lors de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025, suivie de la celle de Kapolondougou lassée 2e et elle de Farakala 3e , au terme d’une compétition qui a fait vibrer la salle de spectacle Lamissa Bengaly, les 24 et 25 juillet dernier, Cette phase locale a vu la participation de 15 troupes. Il s’agit, entre autres, de la troupe de la Commune urbaine de Sikasso et de celles des communes rurales de Zanférébougou, Kapolondougou, Farakala, Kapala, Kaboïla, Finkolo, Zangaradougou, Kafouziéla, Pimperna, Sokourani, Missirikoro, Diomaténé, Kapala. Au cours de la compétition, les troupes des différentes communes concernées ont montré leur savoir-faire. La plupart des thématiques portait sur la paix, la cohésion sociale, le cousinage à plaisanterie, le retour à la source. A la fin de la compétition, le préfet du cercle de Sikasso, Amadou Gassambé a exprimé sa « grande satisfaction » pour la bonne organisation, la motivation sinon l’engagement des différentes troupes. « Toutes les 15 communes ont participé à la compétition. Tout s’est bien déroulé. L’évènement nous a permis de découvrir le tréfonds de nos valeurs culturelles. Les troupes ont fait ressortir nos valeurs culturelles dans toutes leurs formes … », a déclaré le préfet. Il a aussi encouragé les troupes qui ont participé à la compétition. « Il n’y a ni gagnant, ni perdant, c’est Sikasso qui gagne. Nous allons, tout de même, sélectionner les meilleures qui vont participer à la compétition de la phase régionale », a-t-il dit. Amadou Gassambé a, enfin, félicité le président de la Transition, le Premier ministre et l’ensemble des membres du gouvernement pour avoir décrété 2025, l’année de la Culture et institué la Biennale. Il a remercié l’ensemble des acteurs et, particulièrement, la Commission d’organisation locale « pour son dévouement. » Ont pris part à la cérémonie de clôture, outre le préfet du cercle de Sikasso é, son adjointe Awa M. Doumbia, les autorités des communes participantes ainsi que plusieurs acteurs du monde des arts et de la culture de Sikasso. MFD/MD (AMAP)
Bourem : Clôture de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025
Bourem, 26 juil (AMAP) Les lampions se sont éteints sur la phase locale de la Biennale artistique et culturelle des Cercles de Bourem et Bamba (nord), vendredi, au Stade municipal de Bourem, par une cérémonie de clôture riche en couleurs, chants, danses, a constaté l’AMAP. Des sons résonnaient partout, les troupes ont rivalisé dans des styles dont eux seuls ont le secret. A 16 heures, le stade a refusé déjà du monde et à 16 heures 45, les autorités administratives, municipales, sécuritaires sont arrivés et la proclamation des résultats des compétitions artistiques et culturelles a commencé. Les membres du jury d’honneur ont été présentés. A suivi l’intervention du président du jury, Abou Mahamane Touré, également ancien acteur de la troupe théâtrale de Bourem en 1968, enseignant et maire de la commune rurale de Bamba, présent à Bourem pour la circonstance. L’honneur a échoué à Hassane Hanouna Cissé, rapporteur du jury, de lever le voile sur le classement par numéro, meilleurs acteurs et classement général par cercle car chaque cercle a son classement par commune. Ainsi, le Cercle de Bourem regroupe les Communes de Bourem et Taboye et le Cercle de Bamba les Communes de Bamba et Témera. Dans son discours, le préfet du Cercle de Bamba, représentant homologue de Bourem, a magnifié la beauté de l’événement, sa réussite, la présence des autorités locales, légitimités traditionnelles et coutumières « pour accompagner les enfants, pour répondre à l’ appel des autorités de la Transition, à leur tête, le général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef d’ État. » Le sentiment de sécurité était palpable lors de cette Semaine locale 2025 des cercles de Bourem et Bamba. Les Forces armées de défense et de sécurité (FDS) ont rempli, avec professionnalisme, leur mission régalienne de protection des personnes et de leurs biens, de sécurisation des lieux d’internat et des spectacles . Les animateurs, techniciens de la sonorisation, ainsi que la Croix rouge malienne de Bourem ont rempli leur mission, chacun dans lson domaine. Cette réussite de l’organisation est au crédit de la Commission locale d’organisation présidée par le 2e adjoint au préfet du Cercle de Bourem, Patrice Dakouo. Toutes les troupes de Taboye, Témera et Bamba, ont pris le chemin de retour dans leurs localités respectives, en se donnant rendez-vous, dans deux mois, pour la prochaine étape qui sera régionale. Classement général par Cercle : 1 er Taboye avec 83, 50 pts 2 ème Bourem avec 58,20 pts Pour le cercle de Bamba : 1er Bamba avec 76,30 pts 2 ème Témera avec 75, 30 pts. TT/MD (AMAP)
Phase locale de la Biennale Tombouctou 2025 : C’est parti pour le Cercle de Goundam
Goundam, 26 juil (AMAP) Le Cercle de Goundam (Nord) vit, depuis jeudi après-midi, au rythme de la Semaine locale artistique et culturelle, phase locale de la Biennale Tombouctou 2025, dont les échanges artistiques et culturels, mettent aux prises les six communes du cercle (Doukouria, Douékire, Essakane, Kanaye, Goundam et Télé.) Ces six Communes sont réparties en deux par représentation et par soirée. Ainsi, les troupes des Communes d’Essakane et Douékire se produiront la première nuit, la seconde nuit, Kanaye et Doukouria et la dernière nuit ce sera la Commune rurale du Télé et la Commune urbaine de Goundam. La clôture est prévue pour dimanche à 16h, à la place de l’Indépendance de Goundam. Le lancement officiel a eu lieu sur cette même place qui, en outre les délégations des six Communes, a enregistré une forte mobilisation des populations et de tous les responsables administratifs, de la Société civile, les associations et organisations de femmes et de jeunes, les légitimités traditionnelles, pour rehausser l’éclat de l’événement. C’est dans une ambiance de fête, saturée de sonorités diverses que le maire de la Commune urbaine de Goundam, Hamadoun Diaouré Cissé, s’est réjoui de « cette présence massive (qui) témoigne de l’attachement de cette population laborieuse à la culture, à la paix et à l’identité malienne. » Selon le maire, l’année 2025 décrétée par le président de la Transition, Année de la Culture, donne celle-ci « tout son sens et toute sa grandeur de facteur de résilience, vecteur d’unité , de levier de développement et, aussi, de refuge, ainsi que de trait d’union entre les communautés. » Selon toujours le maire, « compte tenu du contexte sécuritaire fragile de notre Cercle, c’est bien le moment pour renforcer notre solidarité et notre entre-aide. » « Nous devons, a-t-il conclu, faire corps autour de nos valeurs communes, de notre héritage commun. » Il a félicité et encouragé les Forces armées maliennes (FAMa) « pour leur noble mission régalienne et les succès engrangés. » Quant à Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, membre du Conseil national de la Transition (CNT), présent à la cérémonie d’ouverture, il a exprimé toute sa joie et satisfaction face à la grande mobilisation de la population malgré le contexte sécuritaire très fragile pour donner un éclat à ce grand rassemblement du donner et du recevoir. Le préfet du Cercle de Goundam, Kabaou Dolo, a fait un vaste tour d’horizon historique du Mali marqué par les trois grands Empires du Mali, du Ghana et Songhoi, symboles de la puissance et de la résilience. Il a évoqué les différentes mutations de la culture au Mali, de l’indépendance à nos jours, dans l’union et la diversité ethniques, les innovations de la Biennale suite à la forte demande des populations et sa délocalisation. Il a souhaité à toutes les délégations « bonne chance « et ,surtout appelé au fair-play avant de prononcer, solennellement, l’ouverture des compétitions de la phase locale de la biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025. Ainsi a commencé le défilé des troupes en compétition des six communes, chacune portant pancartes ou banderoles pour s’identifier. Chaque délégation a produit un morceau de sa convenance de fortes ovations du public. La ville et les lieux de divertissement sont sous bonne garde des Forces armées et de défenses et de sécurité, AAT/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle 2025 : Les phases locales ont commencé à Bankass, Diéma et San
Bamako, 25 jui (AMAP) Les phases locales de la Biennale artistique et culturelle ont débuté, entre le 22 et le 25 juillet 2025, sous la présidence des préfets respectifs : le colonel Aly Sidibé à Bankass, Souleymane Tembely à San (Centre) et Hamadou Yacouba Diallo à Diéma (Ouest), marquant la reprise des activités culturelles après une période d’interruption, afin de promouvoir la paix, la cohésion sociale et la préservation des traditions. À Bankass, les journées artistiques, culturelles et sportives, lancées le 24 juillet, sont placées sous le thème « Unissons-nous pour la paix à travers la culture et le sport ». À Diéma, la biennale phase locale, ouverte le 25 juillet, met l’accent sur le brassage des populations et le renforcement des liens d’amitié et de fraternité. Tandis qu’à San, les compétitions, débutées le 22 juillet, valorisent la diversité culturelle à travers cinq disciplines : ensemble instrumental traditionnel, solo de chant, danse traditionnelle, musique d’orchestre et pièce de théâtre. FORTE MOBILISATION – Les cérémonies ont réuni des autorités locales (préfets, maires, sous-préfets), des chefs traditionnels, des leaders religieux, des représentants d’ONG, des services techniques, ainsi que des jeunes et des femmes. À Bankass, le maire, Allaye Guindo, et les représentants du parrain, Seydou Cissé, et de la marraine, Sy Fatoumata Bah, ont pris la parole. À Diéma, le maire, Abdoulaye Sissako, et le président du Conseil communal de la jeunesse ont salué l’initiative, pendant qu’à San, le chef de service de la culture, Ousmane Coulibaly, a indiqué que l5 disciplines en compétition sont prévues à savoir : l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la danse traditionnelle, la musique d’orchestre et la pièce de théâtre. Les événements ont été marqués par des défilés, des prestations artistiques et des exhibitions des troupes. À Bankass, des troupes locales ont animé la cérémonie d’ouverture. À Diéma, les Communes de Diéma, Dianguirdé et Madiga Sacko vont concourir du 26 au 28 juillet, avec un jury appelé à juger impartialement pour sélectionner la troupe représentante à la phase régionale à Nioro. À San, les compétitions, impliquant les neuf communes du cercle, se déroulent sur trois jours à la Maison des Jeunes. Les préfets et les organisateurs ont insisté sur l’importance de ces initiatives pour la cohésion sociale et le développement durable. À Diéma, le préfet Diallo a appelé à une mobilisation collective pour garantir le succès de l’événement. A Bankass, le thème de la paix a été central. Les autorités de la Transition, notamment le président Assimi Goita, ont été saluées pour avoir décrété 2025, Année de la culture, renforçant ainsi l’engagement national pour ces manifestations. AKG/NC/OB/OS/MD (AMAP)
Faso Baro Kènè de Bamako : Débat sur la culture socle de la justice sociale
Bamako, 25 juillet (AMAP) Le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, dans le cadre des festivités de la Journée panafricaine de la femme et de l’initiative 2025, année de la Culture, a organisé « Faso Baro Kènè de Bamako », un espace d’échange et de compréhension de la femme, vendredi 25 juillet, au mémorial Modibo Keita, a constaté AMAP sur place. Sous le thème : « La culture, socle de la justice sociale », Faso Baro Kènè de Bamako a été une manière pour le département de la Culture de célébrer la femme africaine en générale et celle malienne en particulier, Le thème a été exposé par le traditionnaliste Bourama Soumano et Mme Souadou Diabaté. Celle-ci a expliqué qu’ « au vu de la situation actuelle de notre pays, depuis presque plus de 10 ans, le thème de la justice sociale arrive à point nommé. » Mme Souadou Diabaté a indiqué que « le thème choisi est venu au bon moment pour dire aux gens que l’équité, l’égalité, tout ce qu’on est en train de dire et faire ne viennent pas seulement de l’Occident. » « Cela se passe ici chez nous. Seulement, nous avons changé les appellations en le disant dans d’autres langues », a-t-elle fait remarquer. Elle a, également, dit que « la justice sociale, est la réalité de chez ». A ce propos, elle a fait référence au texte de « Kurugan Fouga ». Pour elle, cette oeuvre est un recueil de faits et règles sociaux et constitue la première Constitution au monde. Avant conclure que « la justice sociale est une convention sociale qui lutte contre l’inégalité et veille au respect de l’équité. » Quant au deuxième conférencier, Bourama Soumano, il a estimé que la justice est faite pour l’homme et c’est l’homme qui est au centre de la justice. « La culture, c’est d’abord la façon de voir, de comprendre et d’agir d’une communauté, sa croyance, son histoire », a expliqué le traditionnaliste. « C’est l’ensemble de toutes ces valeurs qui font sa culture », a insisté M. Soumano. Selon lui, « la tradition a des règles et ce sont ces règles qui font les lois de la société. C’est à partir de ces lois, qu’on tranche les différends. » « Et, on en revient toujours à la justice qui devient une justice sociale », a-t-il dit. Le directeur national du Musée, Daouda Keita, a dit avoir suivi la conférence « avec beaucoup d’intérêt. » « J’accorde une grande importante à cette activité qui permet la socialisation des hommes et qui peut faire en sorte que les hommes puissent vivre en harmonie dans la société ». Selon lui, de telles causeries sont importantes ‘pour que les gens comprennent que dans la société traditionnelle, nous avions nos moyens de résoudre nos problèmes et il y avait des mesures pour que chacun puisse se sente à laisse dans la société et ait sa part de responsabilité. » « Toutes les composantes de la société avaient un droit, qui était déterminé par nos coutumes, nos mœurs et nos valeurs sociétales. Une causerie comme celle-ci permet de rafraîchir la mémoire et de savoir qu’on avait nos manières de gérer nos sociétés, nos conflits et de rendre la société agréable », a précisé Daouda Keita. Auparavant, le chef de Cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a, dans son discours d’ouverture, remercié les conférenciers et le public pour l’intérêt qu’ils ont accordent à cet évènement. ST/MD (AMAP)

