Remise d’intrants agricoles à des producteurs de Mopti.

Mopti, 28 mai (AMAP) Les producteurs de la zone d’intervention du Projet irrigation de proximité et de renforcement de l’agriculture irriguée (IPRODI-Programme Mali Nord-KFW), des Cercles de Ténenkou, Youwarou et Mopti, ont reçu, mardi dernier, des intrants agricoles (semences, urée, phosphate) et du carburant, lors d’une cérémonie présidée par le Ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar. Composé de 96 tonnes d’engrais et 230 futs de gasoil, cet appui vise à accroître la production et la productivité agricole dans la Région de Mopti et assurer la sécurité alimentaire. Les bénéficiaires sont les producteurs des 5 nouveaux Périmètres irrigués villageois (PIV) totalisant 200 hectares et 3 périmètres maraîchers de 30 hectares réalisés cette année par IPRODI- Programme Mali Nord-KFW, financé par la coopération Allemande, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), le Japon et le Canada dans les cercles concernés. Le ministre de l’Agriculture a saisi l’occasion pour rappeler que l’approche du programme basée sur l’équilibre social entre les différentes communautés pour un accès équitable aux actions a permis de recoudre le tissu social, promouvoir le vivre ensemble et assurer l’autosuffisance alimentaire avec des surplus exportés vers d’autres régions. Selon lui, « cet excellent résultat dû à la prise en compte des spécificités de la zone, au dispositif institutionnel léger et flexible voulu par le gouvernement et le partenaire qui met en avant le rôle des collectivités doit être sauvegardé, pérennisé et renforcé pour le bien-être des populations ». Moulaye Ahmed Boubacar a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de ces intrants pour accroitre la production et la productivité, pour créer des richesses et des emplois agricoles dont l’objectif sera de fixer les jeunes dans leur milieu naturel pour mettre fin « au fléau de la migration assassine ». Selon le coordinateur du projet, Ibrahima Cissé, la zone d’intervention du programme s’étend du Cercle de Tenenkou, dans la Région de Mopti, à Gourma Rharous, dans la Région de Tombouctou. Pour la campagne agricole 2020-2021, le programme a réalisé 45 nouveaux périmètres irrigués villageois de 40 hectares chacun, 10 périmètres maraîchers de 10 hectares chacun et aménagé 20 mares en moyenne pour les exploitants des deux régions. « IPRO-REAGIR rentre dans le cadre des projets IPRO qui constituent un programme d’appui au Programme national d’irrigation de proximité (PNIP) du ministère de l’Agriculture, sous la tutelle de la Direction nationale du génie rural (DNGR) » a indiqué M. Cissé. Démarré en 1994, le Programme Mali Nord (PMN), de par sa performance, s’est transformé, en 2000, en un Projet d’irrigation de proximité de Delta intérieur/IPRODI « pour mettre à la disposition des populations rurales des infrastructures hydro-agricoles de qualité dont l’entretien est à leur portée », a-t-il dit. DC/MD (AMAP)  

Mopti : Remise d’intrants agricoles aux producteurs des nouveaux périmètres irrigués villageois et maraîchers

Mopti, 26 mai (AMAP) Le Ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar a présidé ce mardi à Mopti, la cérémonie de remise des intrants agricoles (urée, phosphate et carburant) aux producteurs des nouveaux périmètres irrigués villageois et maraîchers réalisés cette année par IPRODI- Programme Mali Nord – KFW dans les cercles de Tenenkou, Youwarou et Mopti, a appris l’AMAP de source officielle. Ce sont 5 périmètres irrigués villageois de 200 hectares et 3 périmètres maraîchers de 30 hectares qui ont reçu au total 96 tonnes d’engrais et 230 futs de Gasoil, au titre de la campagne 2020 – 2021. L’objectif est d’accroître la production et la productivité agricoles dans la région de Mopti et assurer la sécurité alimentaire. Cette démarche traduit en acte la vision du  Chef de l’Etat de faire de l’Agriculture le moteur de l’économie nationale tout en assurant la sécurité alimentaire, générant des emplois et des revenus significatifs dans une logique de développement durable. KM (AMAP)

Filière apicole : Les acteurs misent sur une meilleure promotion

Par Anne-Marie KEÏTA Bamako, 15 mai (AMAP) Le Mali dispose d’une flore abondante et diversifiée qui permet aux abeilles de s’approvisionner en nectar et pollen et de produire un miel de qualité. En outre, les producteurs de miel du pays disposent, aujourd’hui, de nouvelles techniques pouvant leur permettre d’accroitre et d’améliorer leur production. L’apiculture offre des opportunités à saisir pour résoudre le problème d’emplois, améliorer les revenus des ménages et assurer la sécurité alimentaire. Elle est, selon ses acteurs, une activité d’intérêts multiples, notamment, économique, écologique, alimentaire et thérapeutique. C’est pourquoi, le gouvernement accorde beaucoup d’importance à cette filière émergente. Déjà, les objectifs de production de miel pour les campagnes agricoles 2019, 2020, 2021 sont estimés, respectivement à 850, 1.520 et 1.670 tonnes de miel (9è session du Conseil supérieur de l’agriculture, mars 2019, ndlr). Selon ces prévisions, on peut affirmer que l’apiculture est une filière qui se professionnalise et qui figure déjà en bonne place parmi les filières émergentes, grâce à l’engagement des autorités et aux soutiens des partenaires techniques et financiers. Pour accroître la production et améliorer la qualité du miel et de la cire, le gouvernement, à travers le ministère de l’Elevage et de la Pêche, a mis l’accent sur l’amélioration des techniques de production, de récolte, de transformation et de conditionnement du miel et l’équipement des apiculteurs. L’accès des producteurs à la formation et l’acquisition des kits d’apiculture ont permis aux apiculteurs d’augmenter la production de miel et la qualité, répondant ainsi aux normes standard pour l’exportation. Les apiculteurs ont, désormais, entre leurs mains toute la technologie qui leur permettra de fournir un produit labélisé, qui pourra être vendu dans les supermarchés des plus grandes villes. Avec ces équipements, ils peuvent produire plus de miel et de cire tout en préservant les colonies d’abeilles qui étaient auparavant exterminées par le feu du fait de l’extraction traditionnelle du miel. L’acquisition des équipements offerts par l’Etat a permis à Seydou Dolo de produire plus de miel que d’habitude. Ce producteur écoule sur le marché local plus de 50 litres de miel par jour. L’activité constitue pour lui une véritable source génératrice de revenus pour toute sa famille. Les effets positifs de la consommation du miel ne sont plus à démontrer. « Mais, cet aliment nutritif fait souvent l’objet de fraudes qui le dénaturent, notamment par ajout de sucre par les revendeurs », fait remarquer Assétou Diarra, une revendeuse. Pour Boubacar Ballo, un autre revendeur, les lignes sont en train de bouger puisque notre pays est très avancé dans l’exportation du miel vers les pays européens. «L’apiculture a un lendemain meilleur, car, il y a la volonté d’aller de l’avant et dans l’intérêt de beaucoup de producteurs», dira-t-il, avant d’ajouter que le secteur peut être mieux valorisé, s’il bénéficie d’investissements adéquats et d’une bonne organisation des acteurs. Pour améliorer la production, certains producteurs s’organisent en groupement, association et coopérative. Ces différents groupements créent des réseaux de distributions dans les alimentations et grandes boutiques à travers la ville de Bamako. Avec l’implication de toutes les parties prenantes, l’appui du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA), à travers le projet «Abeilles», a permis au Mali de mettre en place une plateforme apicole nationale. Cette plateforme a pour objectif de contribuer au développement de l’apiculture pour faciliter la mobilisation des acteurs, la mise en œuvre des décisions de la Plateforme apicole africaine. Elle pourra, aussi, rassembler et coordonner les actions et les intérêts des parties prenantes, en tant que mécanisme national. Malgré ces atouts de la filière apicole, les professionnels évoquent certaines difficultés. Selon Bouba Diarra, les producteurs de miel sont désorganisés et cette mauvaise organisation joue sur le développement de la filière. A cela s’ajoute le manque de financement des projets apicoles. Bouba Diarra explique que pour faire de l’apiculture, il faut disposer de moyens nécessaires et suivre une formation professionnelle. Or, l’accès à ce financement est très difficile et ce, malgré les efforts du ministère de l’Elevage et de la Pêche. « Aussi, souligne-t-il, la filière apicole n’a pas beaucoup de partenaires techniques et financiers ». Bouba Diarra demande le soutien des autorités pour inciter les jeunes à faire la filière apicole. Une chose est de produire et une autre est de tirer des bénéfices de la production. Ainsi, les acteurs évoquent également des contraintes liées à la commercialisation, les produits apicoles n’étant pas bien commercialisés. Selon Mamadou Fomba, producteur de miel, le secteur apicole fait face à un problème d’organisation des acteurs impliqués dans la production. «Chacun agit de son côté et vend à son prix. Certains vendent le litre à 1500 Fcfa, d’autres à 1000 Fcfa, toute chose qui ne permet pas aux producteurs de profiter de leur activité. Et d’ajouter que les autorités et les partenaires techniques et financiers doivent en tenir compte afin d’y apporter des solutions. Mais ces difficultés, renchérira Mamadou Fomba, l’apiculture malienne a des lendemains meilleurs. AMK/MD (AMAP)

Campagne agricole 2020/2021: Le prix du kg de coton est de 200 Fcfa (PDG de la compagnie cotonnière)

Dioila, 15 mai (AMAP) Le président directeur général de la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT), Baba Berthé, a annoncé le prix de base du coton de la campagne agricole 2020/2021 qui est de 200 Fcfa. M. Berthé, en visite à Dioila et Fana, dimanche dernier, pour expliquer aux acteurs la conjoncture économique mondiale qui a influencé le prix du coton, a indiqué que cette baisse de prix est due à la situation mondiale difficile en raison des guerres commerciales et de la pandémie du Coronavirus. « Cette nouvelle situation difficile est, tout simplement, liée aux cours mondiaux du coton, eux-mêmes liés à la maladie du Covid-19 », a-t-il dit. En compagnie de plusieurs membres de son service et certains responsables des producteurs de coton, Baba Berthé a, également, annoncé que l’engrais ne sera plus subventionné. L’État va aider les cotonculteurs à hauteur de dix milliards de Francs cfa. Cette somme, selon M. Berthé, a permis aux responsables de majorer le prix du kilo du coton à 215 Fcfa. Comme moyens de sortir la tête de l’eau, M. Berthé a proposé aux paysans d’augmenter le rendement à l’hectare. Le PDG de la CMDT a invité les cotonculteurs « à garder espoir ». Les cotonculteurs, qui ont promis de continuer la production du coton au Mali, ont sollicité une augmentation de la subvention de dix milliards de l’État. En réponse, le premier responsable de la CMDT a promis de transmettre la requête des cotonculteurs. La rencontre présidée par le premier adjoint au préfet de Dioila, Adama Togola, avait été précédée par une visite de courtoisie aux autorités coutumières de la ville. DF/MD (AMAP)      

Anacarde : Une filière en friche

Par Makan SISSOKO Bamako, 02 avril (AMAP) L’histoire entre le Mali et l’anacardier a commencé dans les années 60. Epoque pendant laquelle cet arbre fruitier a été placé au cœur d’une campagne de reboisement. Si en ces temps-là on ne semblait s’intéresser qu’à son importance nutritionnelle et commerciale, de nos jours la filière occupe une place de choix dans la lutte contre la pauvreté. Espèce d’arbre de la famille de l’anacardiaceae, originaire d’Amérique du sud tropicale, l’anacardier n’a pas eu, au Mali, de problème particulier d’adaptation. Et pour cause, cet arbre aime bien le soleil et la chaleur de notre pays. Voilà pourquoi l’anacardier est devenu la deuxième culture de rente dans le Sud du Mali, où la chaîne de valeur de la noix de l’anacarde apporte, selon le projet d’appui à la filière, «une forte opportunité d’emplois pour les jeunes ruraux». La même source ajoute qu’en 2017, les revenus nets de la vente de la noix brute étaient estimés à 32,5 milliards de Fcfa, de quoi dessiller les yeux sur l’importance de cette filière. Mais, ses acteurs font face à un problème organisationnel, malgré la création, le 20 décembre 2016, de l’Interprofession de la filière anacarde au Mali (IPROFAM). L’IPROFAM regroupe tous les acteurs (producteurs, transformateurs, commerçants, artisans) de la filière anacarde au Mali. Selon son président, Dr Ibrahim Togola, la production de l’anacarde au Mali est estimée à 100.000 tonnes dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. Mais, précise-t-il, 99% de cette production est exportée par les intermédiaires des pays voisins et des pays comme l’Inde, la Chine, le Vietnam etc. Pour le Dr Togola, ces pays nous l’achètent entre 40 et 90 Fcfa le kilogramme. «Nos productions sont valorisées par les pays étrangers. Ainsi, les acteurs de la filière anacarde ne tirent pas assez de profit de cette richesse. Les commerçants maliens n’ont pas accès à des lignes de crédit pour acheter les productions. Les transformateurs maliens ne transforment même pas 1% de la production d’anacarde», regrette le président de l’IPROFAM, estimant que la production nationale d’anacarde peut créer 50.000 emplois. S’agissant de la transformation, le Dr Ibrahim Togola a précisé que les transformateurs n’ont pas les capacités de production à l’instar des unités de transformation. Selon lui, la filière anacarde est une richesse extrêmement importante pour le Mali grâce à un climat très favorable. «Nous sollicitons le gouvernement pour développer la transformation, afin de créer des valeurs ajoutées, pour que nous puissions transformer 50% de notre production au niveau national», a-t-il argumenté. DIFFICULTES DE TRANSFORMATION – Pour sa part, le directeur général de la Société de transformation et de commercialisation de produits agricoles (Nyela Nuts) et membre du Groupement des transformateurs d’anacarde du Mali (GTRAM), Hamaré Maïga, a indiqué que la qualité constitue un énorme problème pour les transformateurs. «Pour faire une bonne transformation, il faut d’abord des noix de qualité alors qu’au Mali, il n’est pas facile de les avoir», fait-t-il remarquer. Il conseille aux producteurs de ne pas récolter précocement le cajou. «Si les producteurs voient que la pomme est rouge, ils croient que la noix est arrivée à terme. Alors qu’elle peut devenir rouge sans que la noix ne soit à terme. Tant que la noix n’est pas à terme, ceci constitue un déficit pour les transformateurs». Hamaré Maïga déplore aussi le coût exorbitant des machines de transformation. «C’est la raison pour laquelle la plupart des transformations locales sont faites à la main, comme la pâte et le jus», explique notre interlocuteur. Au Mali, à part Nyela Nuts et Koumantou, il n’y a pas une vraie industrie de transformation. «Il existe quatre types de transformation à base d’anacarde. La transformation à partir de l’amande naturelle pour produire la pâte (cajou dèguè), les noix frites commercialisées dans les supers marchés et les produits de rajout pour l’exportation et enfin la transformation de la pomme pour extraire les jus», détaille-t-il. Pour Maïga, le gouvernement doit augmenter la taxe sur l’exportation de l’anacarde brute, afin d’empêcher les étrangers de s’approvisionner sans payer de taxe à l’Etat. Ces taxes, serviront à refinancer la filière à partir de la base. A raison de 30.000 Fcfa la tonne, la production (100.000 tonnes) peut générer une manne financière de 3 milliards de Fcfa par an, selon Hamaré Maïga. Pour Adama Diarra, président de l’Union des producteurs de l’anacarde de la Région de Sikasso, les locaux souffrent de l’exportation anarchique. «Le Mali est un producteur d’anacarde qui ne bénéficie absolument rien de cette énorme richesse. Et pire, notre pays n’est même pas reconnu sur le plan mondial comme producteur d’anacarde», se navre-t-il. A partir de la noix de cajou, on peut produire de l’huile, du savon, du jus qui sont des produits importants pour la santé humaine. Sans compter le lubrifiant hydraulique utilisé exclusivement pour le freinage des avions qui est également extrait de la noix de cajou. Un tel marché nous procurerait des devises conséquentes et pérennes et aura aussi l’avantage de développer et d’enrichir le tissu industriel du pays et offrirait des opportunités d’emplois à beaucoup de jeunes. MS/MD (AMAP)

Agriculture : Le pari sur l’amélioration des performances

Bamako, 17 mars (AMAP) La 10è session du Comité exécutif national de l’Agriculture présidée par le chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, tenue lundi, a recommandé d’augmenter le nombre d’exploitations agricoles en activité malgré l’insécurité et d’améliorer la gestion des excédents agricoles. Cette rencontre, un exercice annuel, a permis au Premier ministre et aux spécialistes du développement rural de passer en revue les résultats de la campagne agricole. Ils ont également examiné le programme de production végétale 2020, les projections 2021 et 2022, notamment avec des productions céréalières en hausse, alors que le taux d’accroissement annuel des superficies tourne autour de 2%. Notre pays mise sur l’intensification des filières et la mise en œuvre des mesures de sauvegarde de l’environnement. Les projets de production céréalière 2020, 2021 et 2022 doivent faire l’objet de validation par le président de la République. Mais, en attendant cette validation, on peut respectivement retenir 11.093.093 de tonnes, 11.594.410 et 12.248.172 tonnes de céréales toutes spéculations confondues. Pour le Premier ministre, Boubou Cissé, les résultats obtenus au cours de la campagne agricole 2019/2020 sont encourageants. Il s’agit de la production de 10.544.068 tonnes de céréales, de 704.000 tonnes de coton graine, 84.184 tonnes de viande, entre autres. « Il nous a été recommandé d’améliorer nos performances, la recommandation principale est qu’on doit travailler à atteindre nos objectifs », a déclaré au sortir des travaux, le ministre de l’Agriculture. Moulaye Ahmed Boubacar a regretté le déficit pluviométrique de l’année dernière. Le comité a, également, demandé d’apporter des améliorations à la « gestion des subventions que l’Etat met à la disposition des producteurs en termes d’engrais, d’équipements agricoles », a expliqué le ministre de l’Agriculture qui a promis que ces aspects seront pris en compte. Selon Moulaye Ahmed Boubacar, le chef du gouvernement a estimé que désormais le Mali doit travailler à prendre toute sa place dans la sous-région et en Afrique en ce qui concerne le développement agricole. Il a, ensuite, donné l’assurance que toutes les observations seront prises en compte dans un nouveau document qui sera soumis à l’appréciation du président de la République, lors du Conseil supérieur de l’Agriculture. L’économie du Mali repose, essentiellement, sur le secteur rural qui occupe près de 80% de la population active et contribue à environ 40% du Produit intérieur brut (PIB). Les autorités ont décidé de faire du secteur agricole, le moteur du développement économique du pays. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement alloue, chaque année, au secteur agricole, 15% du budget national et soutient un programme de subvention des engrais et des équipements agricoles. KD/MD (AMAP)

Le nouveau PDG de l’Office du Niger en visite à Niono

Niono, 13 mars (AMAP) Le nouveau PDG de l’Office du Niger, Abdoul Karim Konaté a effectué, mercredi, une visite à Niono pour rencontrer les producteurs, l’encadrement technique, les syndicats d’exploitants agricoles et s’enquérir des difficultés dans les 04 zones de production (Niono, N’débougou, Molodo, Kouroumari). Pour cette première sortie du nouveau PDG à Niono, depuis sa prise de service, M. Konaté était accompagné d’une forte délégation comprenant ses plus proches collaborateurs, le délégué général des exploitants agricoles, le représentant régional de la Chambre d’agriculture, entre autres. La rencontre, qui s’est déroulée dans la salle de conférence de la zone de Niono, a permis aux directeurs de zone de présenter leur secteur avec les difficultés et les perspectives. Ces difficultés se résument à l’insécurité, la crise d’eau, le manque de matériel agricole, la dégradation des réseaux d’irrigation l’insuffisance des terres aménagées ou réaménagées et la faiblesse du taux de recouvrement de la redevance eau (moins de 40%) à vingt jours du délai de paiement. Intervenant à son tour, Abdoul Karim Konaté a demandé aux exploitants agricoles de l’Office du Niger de l’accompagner dans cette noble mission pour l’atteinte des objectifs, notamment la sécurité alimentaire. il a, aussi, dit que le Président de la République n’a pas lésiné sur les moyens en octroyant 15% du budget national à l’agriculture, la subvention des intrants et du matériel agricole. Le PDG se dit prêt à relever le défi, en se mettant au travail avec comme crédos « la transparence, la collaboration, l’écoute et l’acquittement de la redevance eau avant le 31 mars ». MS/MD (AMAP)

Poisson fumé ou séché : La sécurité sanitaire sujette à caution

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 12 mars (AMAP) Les conditions de transformation et de conservation du poisson fumé ou séché laissent à désirer. L’hygiène est le cadet des soucis de nombre des acteurs de la filière. Pour ne rien arranger, il y a aussi l’utilisation de produits chimiques non homologués.Un tour sur les différents marchés de Bamako a permis de constater les conditions de vente de ce produit alimentaire tant sollicité par nos ménagères. Au Grand marché de condiments de Bamako, le poisson fumé et séché est exposé dans les cartons et à même le sol pour attirer la clientèle. Un peu partout, dans ce marché, les vendeurs installés en rangs dispersés vous propose un produit dont eux-mêmes ne maîtrisent pas la qualité. On note, rapidement, les mauvaises conditions de conservation et de vente du produit. Interrogé sur la conservation, Adama Diallo explique que sa marchandise provient de Mopti, mais, ignore pratiquement les conditions de transport. A ses dires, le poisson fumé arrive déjà infesté d’insectes et dans un état perceptible de dégradation. « Pour ne pas perdre notre bénéfice, nous le vendons tel quel », affirme-t-il. Non loin de ce vendeur, se trouve installé une dame. Elle s’appelle Alima Koné, également vendeuse de poisson fumé. On remarque, à vue d’œil, l’état poussiéreux de son produit avec les larves d’insectes. Fataliste, elle affirme ne rien maîtriser de la transformation et de la conservation du poison fumé et estime que la poussière et les infestations n’ont pas d’effets sur la santé puisque le poisson est d’abord cuit avant sa consommation. Spécialiste du fumage, Ramatou Bagayoko exerce ce métier depuis plus d’une dizaine d’années. Cette dame explique que le fumage et le séchage du poisson passent par plusieurs processus. Selon elle, pour avoir un bon poisson fumé et séché, il faut d’abord disposer de moyens adéquats de transformation tels que des fours, des séchoirs et accessoires. Aussi, il faut que le poisson à fumer soit de bonne qualité et non pas à l’état de putréfaction. Notre interlocutrice regrette que, très généralement, certains pêcheurs ou personnes chargées du fumage choisissent les poissons en état de putréfaction. Et certains utilisent des produits non conformes à la règlementation au plan national. Le poisson de mauvaise qualité, même bien fumé et séché, n’aura pas un goût agréable, ni de valeur nutritive et ne peut pas être conservé plus longtemps. Notre spécialiste affirme avoir reçu une formation dans le domaine. Elle explique que le séchage est une technique qui vise l’élimination de l’eau du poisson par évaporation en vue de réduire le taux d’humidité et baisser les chances de survie des bactéries. Quant au fumage, il consiste à réduire l’humidité du poisson par un feu et l’entretenir dans la fumée pour être séché. Ramatou Bagayoko explique qu’au cours de la transformation et de la conservation ou la mise sur le marché, le poisson peut subir les détériorations majeures de sa qualité nutritive et commerciale. Des infestations par les larves d’insectes, dont les mouches et les coléoptères, peuvent causer des pertes colossales sur la valeur marchande du poisson fumé et séché. Cette thèse est soutenue par notre premier interlocuteur Adama Diallo. La plupart des transformatrices et vendeurs interrogés sur la transformation et la conservation du poisson, ignorent que des produits comme des pesticides sont utilisés sur le poisson fumé et séché. Mais tous ont conscience qu’un pesticide peut avoir des effets préjudiciables sur la santé humaine. Selon une enquête réalisée par l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA), en 2015, sur la conservation du poisson fumé et séché, et dont nous nous sommes procurés une copie, le marché du District est approvisionné à partir des marchés d’autres régions particulièrement celle de Mopti, mais, aussi à partir des marchés de Dakar et de la Mauritanie en ce qui concerne le poisson de mer. Selon le même rapport, pour 20% des enquêtées, la méthode la plus courante de préservation du produit passe par un traitement du stock. 69% pensent que le poisson fumé est la catégorie la plus attaquée par les parasites. 76% des réponses fournies mettent en évidence la méconnaissance des produits chimiques utilisés dans la conservation du poison transformé. Cette méconnaissance des effets nocifs de l’utilisation des pesticides dans cette filière est source de danger pour le consommateur. La pratique des techniques traditionnelles de transformation du poisson frais en poisson fumé et séché s’explique, selon le directeur national adjoint de la pêche, Alhousséyni Sarro, par la nature périssable du produit, l’absence d’une chaîne de froid (glace, chambre froide), la lenteur des moyens de déplacement, l’enclavement des zones de production et le manque de moyens de conservation. « Ce sont là, autant de facteurs qui obligent le pêcheur à recourir à la transformation par le séchage et le fumage », a-t-il ajouté. La transformation est une alternative de premier choix pour remédier au problème de conservation du poisson frais. « Le poisson qu’on arrive pas à vendre frais, on le transforme rapidement en poisson fumé et séché pour pouvoir le vendre », a expliqué M. Sarro. Pour lui, la problématique du poisson transformé vient du fait que les producteurs ne respectent pas certaines normes d’hygiène. C’est à cause de cela que les avaries sont plus fréquentes. A ces difficultés, s’ajoutent le manque de formation des acteurs à mieux transformer et le manque d’équipements. Le directeur national adjoint de la pêche, pense que pour avoir une bonne qualité de poisson fumé et séché conservable, il faut d’abord former les acteurs de la chaîne de transformation, fournir des moyens adéquats de transformation et de conservation (fours et séchoirs adaptés). Pour la conservation de longue durée, Alhousséyni Sarro, ingénieur vétérinaire d’élevage, a souligné qu’il existe des produits homologués, par le ministère de la Santé et celui de l’Elevage et de la Pêche, pour que le poisson ne soit pas infesté par les insectes. La structure d’encadrement appelée « Opération pêche » s’occupait de ce processus. Ces produits pour le traitement du poisson fumé et séché autorisés par l’arrêté interministériel n°89-2459/MEE/MSPAS sont le K-Othrine 25 mg, et l’Actellic 50 mg. M. Sarro indique

Agriculture : Le FIDA prépare son nouveau programme au Mali

Bamako, 11 mars (AMAP) La formulation nouveau Programme d’option stratégique (COSOP) du Fonds international de développement agricole (FIDA-Mali), a été lancée, mardi, lors d’un atelier qui va aussi identifier les axes stratégiques sur lesquels le FIDA concentrera son appui au Mali. Cette rencontre visait à présenter les résultats préliminaires des études et analyses, notamment l’analyse des politiques sectorielles de développement et l’analyse de la pauvreté et vulnérabilité. Il s’agissait, également, pour les participants d’identifier les domaines prioritaires d’intervention du FIDA au Mali pour la période 2020-2024, tout en assurant leur alignement sur les priorités nationales conformément au Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable au Mali (CREDD) ainsi qu’aux autres politiques nationales. Le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a indiqué que le FIDA a commencé ses opérations au Mali en 1982. Il a mis en œuvre 16 projets et programmes dont 12 ont été clôturés, 1 en phase de démarrage et 3 en cours d’exécution. Le coût du financement de ces projets s’élève à environ 348 milliards de Fcfa, dont  114 milliards de Fcfa sous forme de prêts et de dons à des conditions particulièrement favorables. La contribution de l’Etat malien correspond à environ 43 milliards de Fcfa, soit 13%, celle des cofinancements internationaux à environ 123 milliards de Fcfa, soit 38% et celles des cofinancements nationaux (bénéficiaires) à 17 milliards de Fcfa, soit 5%. Moulaye Ahmed Boubacar a insisté sur un nouveau projet qui permettra de donner du travail aux jeunes. Pour lui, le secteur agricole contribue pour 40% au Produit intérieur brut (PIB) et occupe près de 80% de la population, en majorité des exploitations familiales avec moins de 5 hectares et peu équipées. « Les potentialités du secteur sont importantes mais restent insuffisamment valorisées », a-t-il dit. Pour sa part, la représentante spéciale des Nations unies, M’baranga Gasarabwe, a rappelé les principes du nouveau projet qui sont, entre autres, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes, la durabilité et la résilience, ainsi que la responsabilité et la redevabilité. «Le nouveau COSOP devra définir les domaines d’intervention stratégique du Mali et identifier les opportunités majeures d’investissement du FIDA pour les cinq prochaines années. Ce, pour un impact significatif sur la réduction de la pauvreté et la transformation du monde rural», a indiqué Mbaranga Gasarabwe. De son côté, le représentant du FIDA, Pascal Kaboré, a détaillé les caractéristiques du nouveau programme parmi lesquelles on peut citer l’examen de la pertinence de l’intervention du FIDA en lien avec son mandat, l’identification, les demandes de complémentarité avec les partenaires techniques et financiers et le renforcement de la responsabilité. Le ministre de l’Agriculture avait à ses côtés, ses collègues de l’Emploi et de la formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé et de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et moyennes entreprises et de l’Entreprenariat national, Safia Boly MFD/MD (AMAP)  

Kadiolo : Plus de 27.000 kg de sésame produits en 2019

Kadiolo, 09 mars (AMAP) En 2019, quelques 21 villages membres de la coopérative de producteurs de sésame ont produit 27.945 kg sur une superficie totale de 192,7 hectares, vendus à 12.295.800 Fcfa, en raison de 550 Fcfa le kg, a appris l’AMAP lors de l’atelier bilan de la coopérative Gnibangnon, mot sénoufo signifiant : « L’avenir est prometteur”, tenu à la préfecture. Cet atelier bilan, présidé par le sous-préfet central, Alousséni Touré, a été l’occasion pour les sésameculteurs de faire l’état des difficultés rencontrées cette campagne : insuffisance des pluies, manque d’entretien des parcelles, apport tardif d’engrais etc. En dépit de ces difficultés, la cooperative projette, pour la nouvelle saison 2020, d’augmenter le nombre d’adhérents (300 nouveaux adhérents par an), de sensibiliser ses membres pour une production de qualité, d’initier aux techniques de compostage, l’achat de 400 sacs de complexes céréales etc. A l’unanimité, l’Assemblée générale a remembré le bureau de la coopérative qui passe désormais de cinq à 10 membres. Le coordinateur local ADAC de Kadiolo, Bakary Berthé, a réitéré toute la volonté de son ONG à soutenir la coopérative dans ses activités. D’ailleurs, l’ADAC prévoit un appui de 4 millions de francs CFA pour renforcer ses capacités. Et Gnibangnon dispose dans son compte de 5.829.748 Fcfa. Les membres de la coopérative estiment que le défi est, certes, grand mais ils sont convaincus qu’avec une ferme détermination, ils gagneront le pari. Créée en 2017 avec l’appui de l’ONG ADAC, elle regroupe, aujourd’hui, plus de 441 adhérents repartis dans cinq Communes (Kadiolo, Misséni, Fourou, Dioumaténé et Zégoua). Son adhésion est libre et volontaire, elle regroupe 319 hommes et 122 femmes qui ont pour vocation la production de sésame. En plus de la sensibilisation sur les IST et le VIH/Sida, l’ADAC s’investit, aussi, dans la promotion de l’agriculture durable, pour aider les communautés à mieux produire pour atteindre l’auto-suffisance alimentaire et améliorer leurs revenus. Le sésame est une plante annuelle dont la culture est très facile et rentable pour le paysan. L’hectare ne demande que 2 kg de semences et un sac de complexe céréale. Il n’a pas besoin de produits chimiques, pour le traitement phyto sanitaire mais de décoctions de plantes (neem) ou de la poudre de piment diluée dans l’eau. Si le champ est bien suivi (désherbage, apport d’engrais les 15 premiers jours après sémis), la production peut dépasser 400 kg à l’hectare. NIO/MD (AMAP)