Kita : La 2e édition du Festival sur le coton prévue du 26 au 29 novembre 2020

Kita, 09 juillet (AMAP) La 2e édition du Festival sur le coton est prévue du 26 au 29 novembre 2020 à Kita (Ouest), a annoncé, le week-end dernier, l’Association des jeunes pour la valorisation du coton (AJVC), initiatrice de l’évènement. Le thème de cette édition est : « l’enjeu de la transformation locale du coton, source de création d’emplois et de réduction de l’immigration irrégulière ». L’AJVC prévoit des innovations pour ce prochain festival: une foire/exposition, une caravane de sensibilisation contre l’orpaillage et l’immigration irrégulière, des visites de sites touristiques, des concours, de vernissages, une formation sur l’entreprenariat agricole, une soirée culturelle et un défilé de mode. Les organisateurs envisagent d’instaurer, en faveur du développement durable pour la culture biologique du coton, des prix dont l’un sera décerné au propriétaire du plus grand champ de coton biologique. Il est, aussi, prévu un prix pour le développement durable de l’agriculture en général. L’AJVC prévoit la mise en place d’une unité de transformation textile artisanale. Il s’y ajoute la promotion de 30 artisans locaux (femmes et jeunes) sur le volet foire et exposition. Le président de l’AJVC, Abdel Rahamane Sy, a indiqué que l’objectif est de faire de la ville de Kita une destination d’éco-tourisme, en mettant en valeurs ses différents sites touristiques attrayants. « Il y aura une présentation de produits innovants pour l’augmentation de la production à travers le volet foire agricole des intrants », a-t-il annoncé. Selon lui, la vision à long terme est de faire de la ville un carrefour panafricain de jeunes cadres, entrepreneurs, investisseurs dans le secteur du coton. « C’est aussi, a-t-il souligné, une opportunité de promotion pour des jeunes talents en coupe et couture et stylistes de la Région de Kayes, évoluant dans l’artisanat textile et des mannequins locaux ». Le 2è adjoint au préfet, Boubacar O. Traoré, apprécié la bonne vision des organisateurs. Il a rappelé, à cet effet, que Kita est, aujourd’hui, l’un des leaders en termes de production du coton, en quantité et en qualité. « Je souhaite que ce festival soit un point de départ pour plus d’usines d’égrenage de la CMDT à Kita afin que nous puissions atteindre, véritablement, nos objectifs pour la création d’emplois pour les jeunes mais, également, réduire les problèmes liés à l’immigration clandestine et à l’orpaillage traditionnel », a lancé le 2ème adjoint au préfet avant d’exprimer l’espoir de compter sur les potentiels appuis sur place pour aider à la réussite de ce programme des jeunes. Plusieurs membres de la société civile, du Conseil local des jeunes ont, tour à tour, apprécié le programme du festival avant de promettre de s’investir pour sa réussite. JMF/OD/MD (AMAP)    

Dioila: Réunion sur la gestion de la subvention des intrants pour la campagne agricole 2020-2021

Dioila, 08 juillet (AMAP) Une rencontre entre agriculteurs et techniciens, sur la gestion de la subvention des intrants alloués à la Région de Dioila, pour la campagne agricole 2020-2021, s’est tenue, mercredi, dans les locaux du service d’agriculture de la ville. Le directeur régional de l’Agriculture, Niamakolo Diabaté, a indiqué que les 2.865 tonnes d’intrants alloués à Dioila étant insuffisantes par rapport aux besoins, il revient aux agriculteurs d’être compréhensifs et tenir en compte que les moyens de l’État sont limités. Quant au directeur national adjoint de l’Agriculture, Amady Cheick Traoré, il a insisté sur la bonne gestion du quota mis à la disposition de la Région de Dioila. Et a appelé à une gestion rationnelle. Le premier adjoint au préfet, Adama Togola, qui a présidé la rencontre, a remercié les participants avant de d’insister sur la place qu’occupe l’agriculture dans l’économie malienne. Au terme de la rencontre, les participants (chefs des sous secteurs d’agriculture, président de la Chambre d’agriculture, représentante des femmes rurales, représentants des fournisseurs d’intrants, encadrement technique et représentant de la jeunesse) se sont dits satisfaits des informations données et ont promis de faire une gestion judicieuse des intrants. Les élus présents à la rencontre et les paysans ont, à plusieurs reprises, dénoncé les tracasseries policières lors du transport de ces intrants. En réponse à ces plaintes, le représentant du préfet a rappelé que les forces de défense et de sécurité ont e u pour mission de contrôler la vente des intrants subventionnés par l’État. Adama Togola, a demandé aux transporteurs de le saisir en cas de tracasserie des forces se sécurité et de défense, sur les routes. DF/MD (AMAP)

Production de mangues au Mali : La transformation reste le défi

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 02 juillet (AMAP) «Des clients se plaignent, chaque jour, de la qualité de mes mangues. Pourtant, c’est grâce à cette activité que j’arrive à tirer mon épingle du jeu, notamment en cette période très difficile financièrement ». Fatoumata Kéita, vendeuse de mangues à Kati, depuis cinq ans, se plaint ainsi de la mévente actuelle de ce fruit très prisé. « J’ai des difficultés à trouver des mangues de qualité. Pour m’approvisionner, actuellement, en mangues, je fais le tour de trois à quatre vergers. Après ce périple, je me retrouve avec des mangues que personne n’achète. C’est la mévente», enchaîne-t-elle, découragée. Comme elles, la plupart des vendeuses, qui ont fait du commerce de mangue leur activité génératrice de revenu de premier ordre, sont confrontées à cette situation. Cela, chaque année, vers la fin de la saison des mangues. Parmi elles, Awa Diarra. Elle, aussi, se plaint de ne plus pouvoir écouler ses fruits vedettes. En cause l’anthracnose. Cette maladie fongique dont est atteinte la mangue, généralement, pendant la floraison et tout au long de la formation, entraîne souvent une décomposition rapide du fruit. C’est une maladie favorisée par les piqûres d’insectes comme les mouches qui offrent une porte d’entrée idéale pour l’installation du champignon dans la culture. Cette situation pose la problématique de la transformation de la mangue, visiblement chère à Awa Diarra. Elle dit que grâce aux technologies innovantes, la mangue peut être transformée en produit séché, en confiture, en jus et même en purée pour permettre sa conservation et sa commercialisation à long terme. «En la transformant en mangues séchées, elle peut être conservée plus longtemps et même être commercialisée hors de notre pays», soutient la vendeuse de mangues à Kati. Qui déplore le manque de formation et de moyens financiers pour lancer son business de transformation de la manque. « Ces pertes qui constituent un manque à gagner énorme pour notre économie, peuvent être évitées s’il existe un créneau de valorisation de ce fruit », ajoute Alidou Kéita. Pour ce propriétaire de verger, le potentiel disponible est immense mais reste sous-exploité à cause du faible moyen technique, financier et en termes de formation adéquate. Il cite en exemple les grandes zones de production comme Sikasso où, faute de moyens, des quantités importantes de mangues pourrissent, chaque année, dans les plantations. Selon une étude du Programme compétitivité et diversification agricole (PCDA) réalisée en 2009, le Mali a un potentiel de production estimé à 575.000 tonnes de mangues, par an, toutes variétés confondues. Mais Seulement 8.673 tonnes sont transformées. Au regard de cette potentialité, l’accès aux moyens de transformation par séchage, en jus et autres, offre des perspectives de revenus intéressants pour nos familles rurales. Ainsi, pour valoriser la filière, le gouvernement et ses partenaires au développement ont installé des unités de transformation dans certaines régions. Le but étant la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des acteurs du secteur. Le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), initié à cet effet par le ministère de l’Agriculture, entre dans le cadre d’une stratégie gouvernementale visant la valorisation de l’agriculture commerciale. Ses composantes 1 et 2 s’intéressent à l’augmentation, la transformation, l’exportation de mangues et à la consolidation de l’accès aux zones de productions de mangues. Financé par la Banque mondiale et le gouvernement, il appuie techniquement et financièrement les acteurs de la filière en matière de transformation. Grace à ces appuis, la quantité de mangues transformées est estimée à 8.673 tonnes, au sortir de la campagne 2019, selon le spécialiste des filières et alliances productives du PACAM. « Cette quantité est repartie en mangues séchées (75.369 tonnes), transformée en purée (6.910 tonnes), en concentrée (1.681 tonnes), en confiture (2,7 tonnes), en nectar (3,56 tonnes) et en sirop (1,3 tonnes) », détaille Aliou Kassogué. Le projet est, selon lui, très regardant sur la qualité de la mangue transformée. En la matière, la priorité est donnée à la préservation de la santé des consommateurs. «Les mesures d’hygiène et sanitaires sont respectées par les unités de transformation membres de l’interprofession et qui sont officiellement enregistrées au niveau de cette structure faitière», assure-t-il. « Chaque unité de transformation rédige un diagramme de fabrication comprenant les opérations unitaires de fabrication, selon leur succession dans la confection du produit », ajoute l’expert, précisant que les industries ayant déposé des demandes au PACAM et évaluées par le projet sont estimées à une trentaine. « A chaque étape, poursuit notre interlocuteur, tous les intrants nécessaires sont spécifiés, les quantités à utiliser détaillées ». En dépit de ces efforts, ces unités installées, qui sont insuffisantes en nombre et en capacités installées, ne transforment qu’une infime quantité de mangues fournies par ces grandes zones de production. Ce qui interpelle les acteurs de la filière. Un paradoxe, si l’on sait que ces industriels sont souvent confrontés, eux aussi, à la mévente des produits finis qu’ils mettent sur le marché national. AMK/MD (AMAP)

Remise de motopompes aux producteurs de périmètres irrigués de Mopti et Tombouctou

Mopti, 30 juin (AMAP) Le Projet irrigation de proximité et de renforcement de l’agriculture irriguée (IPRODI- Programme Mali Nord) a remis, lundi, aux producteurs des nouveaux périmètres irrigués de Tombouctou et Mopti, 55 motopompes et accessoires pour montant total de 583 490 150 Fcfa hors taxes. Il s’agit de 45 motopompes de trois cylindres avec un débit de 540 m3/heure pour une capacité d’irrigation de 50 hectares destiné à la riziculture en maîtrise totale. Le second lot est constitué de 10 motopompes d’un cylindre avec un débit de 72 m3/heure pour les périmètres maraîchers. Le représentant du ministre, le directeur national du Génie Rural, Aghatam Ag Alhassane, a symboliquement remis la clef d’une motopompe à Ousmane Traoré, président du comité de gestion du périmètre irrigué villageois de Gnimitongon, Cercle de Mopti. Mme Aïssata Guindo du comité du périmètre maraîcher des femmes de Korientzé a reçu son équipement des mains du représentant du gouverneur de la région de Mopti. Cette action du projet et son partenaire stratégique, la coopération allemande, intervient un mois après la remise d’intrants agricoles (semences, engrais urée, phosphate et carburant) aux producteurs de sa zone d’intervention Le coordinateur Mohamed Ibrahim Cissé a expliqué les conditions d’amortissements des moyens d’exhaure. Il a indiqué que les intrants (gaz-oil, engrais, semences), pour la première année culturale, sont financés par IPRODI/PMN. Quant aux motopompes et accessoires dont le coût unitaire s’élève à environ 11,5 millions de Fcfa pour chaque PIV et 5,1 millions par périmètre maraîcher, le projet prend les 70% et les 30% autres sont à la charge des exploitants. Il a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des équipements pour contribuer à l’atteinte des objectifs du projet à savoir : accroître la production et la productivité pour améliorer la sécurité alimentaire, la création de richesse, d’emplois agricoles et la fixation des bras valides dans leurs terroirs, afin de stopper la migration. M. Cissé a remercié la coopération Allemande pour deux décennies d’engagement sans relâche en vue de la promotion de l’agriculture irriguée au Mali et, particulièrement, dans le Delta intérieur. « IPRODI est un projet de stabilisation crée dans l’urgence. Au fil du temps, il est vite devenu un projet de développement fédérateur, de cohésion et d’insertion professionnelle des jeunes » a souligné le représentant du ministre. « C’est dans les moments difficiles que le génie des grands hommes se manifeste. Nous devons développer notre résilience, notre aptitude de travailler dans l’insécurité comme on l’a fait pendant les grandes sécheresses cycliques », a martelé Aghatam Ag Alhassane. Il  a demandé aux services techniques d’apporter l’appui conseil aux populations pour assurer la durabilité des investissements. Il a, aussi, exhorté les bénéficiaires à suivre les consignes d’entretien nécessaire pour la longévité des engins. Il a réitéré les remerciements du gouvernement malien à la Coopération Allemande qui, depuis plus deux décennies, sont résolument engagsé pour booster la production et la productivité agricole dans notre pays. DC/MD (AMAP)  

Nioro du Sahel : L’hivernage s’installe précocement, l’espoir aussi

Par Moussa DIAKITE Nioro, 25 juin (AMAP) Trois grosses pluies, au mois de juin et la direction du vent depuis plusieurs semaines ! Des signes annonciateurs d’une bonne saison des pluies, dans le Cercle de Nioro du Sahel, selon les grands connaisseurs du temps qui prédisent un hivernage « vraiment très prometteuse ». Tous les anciens, ici, savent que les premières pluies commencent à tomber à partir de mi-juillet. Ce qui fait d’ailleurs que les populations ont fixé le 14 juillet, comme le début de l’hivernage. Depuis plusieurs décennies, le premier signe annonciateur de la bonne saison des pluies est un vent de sable, dans l’après midi, obscurcissant tout et se caractérisant, le plus souvent, par de la poussière partout. Ce grand vent de sable, pour les spécialistes de la localité, est accompagné de pluie pour les années de grande pluviométrie. C’est à partir de cette date et, généralement, pendant le mois de juillet, que beaucoup commencent à penser aux champs pour commencer les travaux. Nioro est une localité située au centre du Sahel. Toute pluie atteignant les cinquante millimètres provoque potentiellement une inondation. Ces trois dernières années, les quantités de pluies tombées n’ont pas été suffisantes. L’hivernage s’est installé en retard et les pluies se sont vite arrêtées. Ce qui a naturellement joué sur les cultures qui n’ont pas donné de bonnes récoltes. Cette année, avec déjà deux grands vents de sable et trois grosses pluies, au mois de juin, l’espoir est vraiment permis. Cependant, chacune des pluies tombées était accompagnée de grands vents causant des dégâts par endroits : des branches d’arbres cassées, des hangars détruits, des toitures de maisons arrachées et même des feuilles de tôles emportées. Il faut aussi signaler l’abondance des éclairs et des bruits assourdissants de tonnerre. Qui font peur aux populations. De Diaye-Coura à Koréra Koré, en passant par Nioro-ville, les paysans ont commencé les labours. Certains n’ont même pas hésité à commencer les semences, généralement du mil, du niébé et de l’arachide (des variétés hâtives). Les transhumances internes et transfrontalières pour la recherche de pâturage battent leur plein. Le long de la bande frontalière entre le Mali et la Mauritanie, des animaux sont présents de part et d’autres mais l’herbe n’a pas totalement poussé. Les pâturages contiennent, jusqu’à présent, de l’herbe sèche. Des points d’abreuvement ont, partout, de l’eau. En tout cas l’espoir est là, chez les paysans qui projettent, déjà, de faire bonne récolte si les pluies continuaient ainsi et si leur répartition était bien faite dans le temps. Ici, il n’y a ni fleuve, ni rivière mais des marigots temporaires et des rigoles. Pendant les périodes de grandes précipitations, ces réservoirs se remplissent d’eau et se déversent sur les routes et même dans les familles voisines, provoquant souvent des inondations. Cela se solde par une peur des populations riveraines. Ce qui constitue une véritable menace pour les enfants et les animaux. Le fond de ces cours d’eau est couvert uniquement de sable. L’eau y coule à une vitesse tellement incroyable qu’elle peut emporter une personne sur son passage. Chaque année, des cas de noyade sont signalés partout dans le cercle. En 2007, l’eau sur le pont séparant Maguiraga-Counda de Koulouba a emporté un véhicule avec trois personnes à bord. Deux passagers ont été sauvés mais le troisième, Isaac Sow, après les recherches, a été retrouvé mort enfoui dans du sable, trois jours après, à une quinzaine de kilomètres, en aval. En 2012, deux gardes ont trouvé la mort, entre Nioro et Yéréré, de retour d’un recouvrement d’impôts, quand leur véhicule a tenté de traverser un marigot sur la route. On a eu vent de cas de motocyclistes morts par noyade, partout à travers le Cercle. Des noyades d’enfants sont monnaie courante presque chaque année (des bergers, baigneurs ou des enfants venant des champs, après les pluies). L’explication est simple : il n’y a que du sable au fond. L’eau circule à une vitesse si forte que le courant fait bouger le sable sous les pieds, ce qui fait tomber l’engin ou la personne qui est aussitôt entrainé par le courant. La ville de Nioro, comme beaucoup d’autres localités du cercle, est traversée par des marigots qui, après les pluies débordent et inondent les habitations voisines. A chaque début d’hivernage, les autorités communales organisent des opérations de curage des caniveaux pour faciliter le ruissellement des eaux. Si l’opération tarde, cette année, les pluies pourront surprendre et les familles voisines du poste de police jusqu’au périmètre maraîcher des femmes ne sont pas à l’abris d’inondation. Les quartiers Diaka, Tichitt, Maguiraga Counda ainsi que le centre commercial, qui sont dans un creux, par rapport aux autres (véritables déversoirs des eaux) sont déjà menacés. A chaque hivernage, la mare Babala Goumba (une mare en plein cœur de la ville, au quartier Tichitt) et le marigot de Malicounda débordent. Cette mare a toujours été une menace pour les populations des quartiers Diaka et Tichitt. Les risques de noyade et de maladie s’amplifient car des enfants s’amusent dans l’eau sale infestée de toutes sortes de déchets. Les mouches et les moustiques y pullulent donnent, dans un concert de coassements continus de grenouilles et de crapauds en fête. Le lycée Fodié Maguiraga, l’Ecole fondamentale Mabendi Guissé et les écoles du quartier Malicounda sont tous situés soit à coté ou soit derrière des cours d’eaux. Le pont radier, qui sépare l’Ecole Tiébilé Dramé de la ville, est une véritable menace pour les élèves. Sur ce pont, les eaux peuvent monter jusqu’à plus d’un mettre. Les enfants ont toutes les peines du monde à traverser. Le courant de l’eau est si fort qu’il peut même emporter un véhicule chargé. Avec la prolongation de l’année scolaire jusqu’au mois d’août, période des hautes eaux, l’inquiétude devient grande chez les parents qui espèrent que des mesures d’urgences seront prises. MD/MD (AMAP)

Macina : Installation tardive de la campagne agricole 2020-2021

Macina, 16 juin  (AMAP) La campagne agricole 2020-2021 tarde à s’implanter à Macina suscitant une certaine inquiétude chez les paysans, en ce début d’hivernage, puisqu’on constate, sur le plan agro-hydraulique et pluviométrique, un retard notable par rapport à l’année dernière, selon les services techniques. La situation phytosanitaire est calme, dans l’ensemble, et les conditions d’abreuvement des animaux sont passables. Sur le plan de la flore, il est à remarquer que le Cercle de Macina est le plus déboisé de la Région de Ségou (Centre), due à la mutilation des forêts classées et protégées par certains charbonniers. Selon les techniciens Les conditions de reproduction du poisson sont moyennes, disent les techniciens et l’on constate une innovation avec l’introduction de la pisciculture en cages flottantes et des fermes piscicoles modernes à Macina et Siranikoro. Les paysans de l’Office du Niger sont au stade de l’installation des pépinières de riz pour la saison pluvieuse.  AOK/MD (AMAP)

Elevage et Covid-19 : La période de vaches maigres

Par Dramane COULIBALY Mopti, 11 juin (AMAP) Sous un soleil de plomb, ce mardi 9 juin, jour de foire hebdomadaire à Fatoma, situé à 15 km de Sévaré, sur la Route nationale (RN) 6, le vieux Ousmane Kane Diallo, président du comité de gestion du parc à bétail, assis sur un pan d’un abreuvoir, visiblement soucieux, a accueilli l’équipe de reportage de l’AMAP. Ici, un des grands centres de regroupement, les usagers ne se soucient pas de mesures barrières contre la Covid-19. Si certaines personnes utilisent le turban pour se couvrir la tête et une bonne partie du visage, la plupart ne porte pas de masque. Le premier constat, en ce grand lieux de rassemblement où les personnes et les animaux sont en contact direct, est l’absence total de kits de lavage de mains au savon et de gel hydro alcoolique. « Depuis environ cinq ans, nous souffrons avec l’insécurité, les enlèvements de bétail, les engins explosifs qui détruisent les troupeaux et la forte réduction de la mobilité des animaux. Voyez, vous-mêmes le parc, il y a plus de personnes que de bêtes. On nous a tous volé », nous confie le président. « A ce sombre tableau est venu se joindre la maladie du Coronavirus qui nous a totalement asphyxié. Du fait de la Covid-19, avec la fermeture des frontières, les acheteurs potentiels qui nous viennent des pays voisins subissent le confinement », a-il poursuivi. Selon le président Ousmane Kane Diallo, le parc, qui recevait plus de 2.000 têtes de bœufs par foire, n’enregistre actuellement qu’environ 600 animaux. Cela, parce que la zone exondée qui couvre les cercles de Douentza, Bandiagara, Bankass et Koro n’ont plus accès au marché du fait de l’insécurité. « En termes de taxes de sortie et d’embarquement fixée à 150 F par animal, le parc générait environ 200.000 Fcfa par foire contre au plus 60 000 Fcfa maintenant », a déploré M. Diallo. Rien ne va plus dans cette infrastructure structurante où tous, enfants avec boite de peinture pour le marquage à 25 Fcfa chaque animal payé, les vendeuses d’eaux fraiches et de boissons sucrées trouvaient leur compte. « Tout le monde sait que les éleveurs de la région paient un lourd tribut aux conflits. Nous souffrons. Cependant, nous n’avons pas encore reçu d’accompagnement de l’Etat pour lutter contre la maladie. Nous avons besoin de kits de protection contre la pandémie et d’appui pour soulager les victimes d’enlèvements et de vol de bétails », a plaidé le président du comité. Bien plus qu’une crise sanitaire, la pandémie de la Covid-19 a frappé de plein fouet le sous-secteur de l’élevage au Mali, à l’image des autres segments du développement a déclaré le directeur régional des productions et industries animales de Mopti, Hamadi Kane Diallo, dans un entretien avec l’AMAP. Ce sous-secteur de l’élevage, qui faisait la gloire de la Région de Mopti, avec son potentiel de contribution à la sécurité alimentaire et de création de richesse, à travers la filière bétail-viande et lait, est aujourd’hui à la croisée des défis du changement climatique, avec la dégradation et le rétrécissement des parcours pastoraux, la recrudescence de l’insécurité, du vol de bétail, l’accès difficile aux zones de pâturage conjugués avec la pandémie de la Covid-19. Le sous-secteur de l’élevage est un des piliers essentiels de l’économie de la région de Mopti qui a une vocation agro-sylvo-pastorale. Selon les statistiques nationales, le sous-secteur contribue à près de 19% du PIB soit la troisième source de revenu pour le pays après l’or et le coton. Pour la campagne 2018-2019, l’exportation du bétail sur pied au Mali a généré près de 88 milliards de Fcfa de valeur monétaire et procuré de l’emploi à près de 8,2 millions personnes avec une contribution de premier plan de la région de Mopti qui abrite plus de 19% de l’effectif des bovins et 28% du cheptel ovin et caprin du pays. Selon le technicien, la mise en application des mesures barrières comme le couvre-feu a longtemps impacté la cueillette, la transformation des produits laitiers et le mouvement des consommateurs, entrainant une baisse drastique de revenus chez les producteurs. En matière d’élevage, nos exportations de bétail sur pied sont destinées à des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. Du fait des différentes mesures de restriction de la circulation et de fermeture des frontières, le marché extérieur est à l’arrêt.  Les exportateurs de bétail, les transporteurs et les intermédiaires sont tous au chômage. Une véritable période de vaches maigres pour des milliers de chefs de famille qui tirent leur revenu du secteur. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 et la protection des acteurs du secteur, la Direction régionale des productions et industries animales (DRPIA) « en collaboration avec les services vétérinaires et de santé, a initié une vaste campagne d’information des éleveurs sur la maladie du Coronavirus et les mesures barrières édictées », a indiqué M. Diallo. DC/MD (AMAP)  

Diéma : Difficile entretien des animaux en période de canicule

Par Ouka BA Diéma, 08 juin (AMAP) Cette période de canicule, avec son corollaire de crise d’eau, partout dans le cercle de Diéma, rend souvent difficile l’entretien des animaux. Il n’y a  pas une seule goûte d’eau dans les mares, les rivières et autres cours d’eau. Même la prestigieuse mare de Koungo est asséchée. Les puits à grand diamètre tarissent à cause de la ronde ininterrompue des animaux. « S’il n’y a pas d’eau, on ne peut croiser les bras et regarder nos bêtes mourir à petit feu, la seule solution c’est de partir d’ici », dit Fousseiny, rencontré à Fassoudébé. Chaque jour, il est fréquent de voir des éleveurs scruter le ciel pour dénicher des nuages capables de provoquer de la pluie qui va remplir les mares et les rivières, et faire pousser, partout, de l’herbe, pour le bonheur de tous. En plus de cette pénurie d’eau, les pâturages s’appauvrissent chaque jour un peu plus. De grandes superficies sont complètement dénudées, rasées et donne des paysages lunaires comme sur des sols brulés. Pour trouver de l’herbe, aujourd’hui, à Diéma, c’est la croix et la bannière. Il faut parcourir des  kilomètres. A longueur de journée, des éleveurs élaguent le peu d’arbres qui restent, pour aider leur cheptel à subsister. Selon le chef de village de Bella, Mamadou Dia, la crise d’eau et la rareté des pâturages sont surtout liées à l’arrivée massive de transhumants d’un pays voisin, « dont les populations et celles de mon village entretiennent de bons rapports de cohabitation », explique-t-il. Pour d’autres ce sont les commerçants de Nioro du Sahel qui viennent tous les jours charge d’herbe leurs véhicules ou leurs  motos taxi, favorisant ainsi la dégradation des pâturages. DÉPART MASSIF – Depuis quelques mois, de nombreux éleveurs dirigent leurs troupeaux vers Kita et ailleurs, là où il ya encore du pâturage et où les conditions climatiques sont plus propices. Ali, résident à Guimbana, a été obligé de vendre quelques têtes pour pouvoir creuser trois puits jusqu’à Diabidiala, dans le Cercle de Nioro du Sahel, avant d’y conduire son troupeau. Amadou, lui, affirme que ses animaux se portent bien à la frontière mauritanienne. Diatourou a conduit sa cohorte de moutons vers Diangounté Camara où il dispose de  deux puits intarissables qu’il a creusés, d’après lui, de ses propres mains. En plus de cette situation précaire, il faut signaler que l’aliment bétail appelé tourteau n’est pas à la portée de tous. Le sac de 50 kg coûte parfois 10 000 Fcfa. Pour nourrir ses 10 bœufs, Samba achète, par mois, une tonne de tourteau. « C’est ce que je peux », déclare l’homme qui se précipitait pour aller aider à extraire du puits un de ses bœufs. Selon le chef de village de Dioba, Mamadou H. Diallo, les bêtes sont mourantes. Toutes sont devenues squelettiques en cette période. « Elles partent en brousse et en reviennent plus affamées et assoiffées », poursuit le chef traditionnel. Un autre interlocuteur pense que c’est parce qu’on n’en prend pas soin que les réserves d’eau et de nourriture des animaux sont épuisées. La pratique de l’embouche saigne l’économie de cette femme qui achète régulièrement de l’aliment bétail pour engraisser ses quatre béliers qu’elle réserve pour la fête de Tabaski. Selon un constat général, dans les années à venir, si rien n’est fait pour apporter le soutien nécessaire aux éleveurs du Cercle de Diéma, en termes de ressources en eau et en nourriture pour les animaux, beaucoup risqueront d’abandonner l’élevage à cause du manque de moyens. Ce qui risquera d’impacter négativement l’économie de cette partie du Sahel où l’élevage constitue une des activités phares. Certes des efforts ont été faits par l’Etat et ses partenaires, mais le bout du tunnel est encore loin. Des efforts supplémentaires doivent être déployés pour garantir au mieux le bien-être des animaux dont dépend, en grande partie, la survie de plusieurs personnes. OB/MD (AMAP)  

Filière coton : le Premier ministre annonce une subvention exceptionnelle de 35 milliards

Bamako, 07 juin (AMAP) Le gouvernement malien va accorder une subvention exceptionnelle de 35 milliards de Fcfa à la filière coton, sous la forme d’un bonus de 50 Fcfa sur chaque kilogramme de coton produit et vendu à la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), a appris l’AMAP de source officielle. Selon le service de communication de la Primature, à l’issue d’une rencontre, dimanche, avec les acteurs de la filière coton présidée par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, le Gouvernement a, également, décidé de maintenir les prix d’achats pour la campagne 2020-2021. L’Etat, à travers la CMDT, s’engage à acheter au producteur chaque kilogramme de coton à 250 Fcfa pour le premier choix et 225 Fcfa pour le second choix. Les engrais seront cédés à prix coûtants. Outre le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, étaient présents les membres de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, les représentants des quatre syndicats de la filière coton (SYCOV, SYVAC, SYPAM, SPCK), les représentants de la CMDT, de l’OHVN et des députés élus dans la zone cotonnière. AC/MD (AMAP)

Kadiolo: Des chefs de village demandent le maintien de la subvention de l’engrais et l’ancien prix du coton

Kadiolo 03 juin (AMAP) Plus d’une centaine de chefs de village, sur les 124 que compte le Cercle de Kadiolo, en conclave dimanche dernier, ont demandé aux autorités de renoncer à baisser la subvention de l’engrais et à réduire le prix du coton graine. Au cours de cette rencontre, les chefs de village ont adressé au préfet une correspondance demandant aux autorités de renoncer “à l’arrêt de la subvention de l’engrais et de tout faire pour maintenir l’ancien prix du coton (275 Cfa le kilo)”. Pour eux, si cette doléance, à laquelle ils tiennent beaucoup, est prise en compte, elle “permettra d’éviter un chaos chez les producteurs”. La rencontre s’est tenue à l’invitation du chef village de Kadiolo et responsable du collectif, Vamara Koné. NIO/MD (AMAP)