La « Journée du Mali » au Parc de technologies et d’innovations 

Bamako, 23 oct (AMAP) La « Journée du Mali » au Parc de technologies et d’innovations agricoles (PTA), s’est ouverte, jeudi, au Centre régional de la recherche agronomique dans la cour de l’Institut d’économie rurale (IER) de Sotuba, à Bamako, sous le thème « Gestion intégrée des sols ». Cette journée, sous la présidence du ministre malien de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, en compagne de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA) 2025. Le ministre Kelema a indiqué que le MITA constitue une opportunité de rencontres entre la recherche, les secteurs privé et publie avec les utilisateurs potentiels des technologies et innovations. De ce fait, il crée une situation où des technologies éprouvées sont exposées à des « acheteurs potentiels » avec des espaces de rencontres et d’échanges, a dit M. Kelema. « Depuis sa création, le MITA a permis à plus d’une centaine de technologies, entre autres, des semences, des machines agricoles, des savoir-faire et pratiques agricoles de traverser les frontières et d’améliorer significativement les conditions de vie de milliers d’actrices et d’acteurs de la profession agricole », a-t-il fait savoir. Il a regretté que la dégradation des sols, accentuée par les effets du changement climatique, menace dangereusement la productivité de nos exploitations et la résilience de nos systèmes agricoles. « C’est pourquoi, la promotion de technologies climato-intelligentes de gestion intégrée de la fertilité des sols, sensibles au genre et aux besoins nutritionnels, s’impose comme une priorité absolue pour garantir des récoltes durables et assurer la sécurité alimentaire de nos populations », a-t-il dit. Avant d’ajouter que cette Journée du Mali sera marquée par le choix des meilleures innovations et technologies agricoles qui seront distinguées à travers le Prix de l’Innovation agricole du Mali. Le directeur exécutif du Centre ouest africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF), Moumini Savadogo a, pour sa part, exprimé, le « devoir pour (son) organisation d’accompagner la recherche et le développement agricoles dans les différents pays » En créant  « une bonne coordination » de cette recherche pour la cohérence au niveau régional, la complémentarité, l’efficacité « en réduisant les duplication et d’aider au renforcement de capacité ainsi qu’à la mise en ouvre des différents technologies », a souligné M. Savadogo. Après la cérémonie d’ouverture, les officielles ont visité les technologies de l’IER, du CORAF, des Institutions internationales de recherche partenaires mais, également, des acteurs du secteur privé malien, présents au PTA sur des parcelles de démonstration. ST/MD (AMAP)  

San : Une centaine de femmes récompensées pour la bonne pratique de l’allaitement maternel exclusif

San, 23 oct (AMAP) Une centaine de femmes de San qui ont observé les règles de l’allaitement maternel exclusif pour leurs enfants ont reçu , mardi 21 octobre 2025,  des cadeaux de la part de la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, a constaté l’AMAP sur place. Selon la Directrice régionale du développement social et de l’économie solidaire, Mme Fatalmoudou Kouyaté, « l’objectif est d’inciter les autres femmes à respecter ce comportement et de le pérenniser auprès de celles qui le pratiquent déjà pour le bien-être des enfants.» L’allaitement maternel exclusif, selon les termes de la Mme Kouyaté, signifie que le bébé est nourri uniquement avec du lait maternel, sans aucun autre aliment ou liquide, y compris de l’eau, pendant les six premiers mois de vie. Et d’ajouter que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « recommande cette pratique pour son bénéfice nutritionnel et son rôle dans la réduction de la mortalité infantile. » « Le lait maternel doit être la seule source d’alimentation pour le nourrisson, à l’exception des suppléments en vitamines, minéraux, et médicaments si nécessaires », a-t-elle poursuivi. Mme Esther Dembélé, l’une des femmes bénéficiaires, a fait un témoignage éloquent sur l’importance de l’allaitement maternel exclusif. Selon elle, « la nutrition optimale avec le lait maternel fournit tous les nutriments nécessaires au développement du bébé. » « Elle assure la protection contre les infections car le lait maternel contient des anticorps qui protègent le nourrisson et elle renforce le lien entre la mère et l’enfant. » L’évènement a été présidé à la préfecture de San par le conseiller aux Affaires administratives et Juridiques du gouverneur de la Région de San, Moustapha Kanté, qui avait à ses côtés le préfet du Cercle de San, Souleymane Tembély, et le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra. NC/MD (AMAP)

San : Campagne spéciale de vaccination contre la peste des petits ruminants

San, 21 oct (AMAP) La campagne spéciale de vaccination 2025-2026 contre la peste de petits ruminants et la formation des vaccinateurs sur le marquage des petits ruminants et sur le système de collecte des données à l’aide de l’outil Kbo Toul Box a démarré, lundi, à San (Centre) Cette campagne de vaccination qui va durer trois mois et dont la prévision porte sur 587 560 têtes à travers la région, a pour objectif, selon le représentant de la direction nationale des services vétérinaires, Dr Boudiala Cissoko, « de booster le taux de couverture vaccinale des petits ruminants et de freiner l’évolution de leur peste. » Outre le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de San, Seydou Bagayoko, qui a présidé la cérémonie, et le représentant de la direction nationale des services vétérinaires, le lancement a enregistré la présence des autorités administratives locales, des élus communaux, du représentant de l’Association des municipalités du Mali, Etaient aussi présents la directrice régionale des services vétérinaires de San, Mme Elisabeth Dembélé, du directeur régional des productions et des industries animales, Modibo Camara, et du représentant du Conseil régional de l’agriculture, Moctar Traoré dit Benké. Après le lancement des activités de la campagne, aujourd’hui mardi, 21 octobre 2025, sera consacré à la formation des vaccinateurs. NC/MD (AMAP)

Marché des innovations et technologies agricoles 2025 : faciliter l’accès aux solutions de gestion intégrée des sols

Bamako, 20 oct (AMAP) La 5ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), organisée par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement dgricole (CORAF), a débuté lundi à Bamako, sous le thème : « Les technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des sols », a constaté l’AMAP. Présidée par le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, cette rencontre internationale réunit plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pendant cinq jours. Son objectif est de permettre aux acteurs de l’agriculture de faciliter l’accès aux technologies et innovations agricoles intégrées des sols. « Le MITA se veut un cadre d’échanges, de partage et de diffusion des innovations et technologies agricoles éprouvées, qui répondent aux besoins réels des producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré le président du Conseil d’administration du CORAF, Dr Kalifa Traoré. Depuis sa création en 1987, le CORAF, dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), mis en œuvre entre 2007 et 2019, « a fait ses preuves. » En effet, « plus d’une centaine de technologies et innovations agricoles ont traversé les frontières de nos pays, transformant concrètement la vie de milliers d’agriculteurs », a fait savoir Dr Traoré. Aujourd’hui, le MITA s’est imposé comme un événement majeur d’interface entre la recherche agricole, les pourvoyeurs de technologies et d’innovations, les acteurs des chaînes de valeur agricoles et les utilisateurs finaux. « Il constitue une plateforme unique où des technologies éprouvées sont exposées à des acheteurs potentiels, à travers des espaces de rencontre B2B, des forums de discussion et des sessions parallèles thématiques », a-t-il expliqué. Sur le thème de cette édition, Dr Traoré a indiqué que « ce choix n’est pas fortuit, car il figure parmi les objectifs du CORAF qui visent à promouvoir l’adoption massive des technologies climato-intelligentes de gestion intégrée des sols et de l’eau. » « Ces technologies doivent renforcer la résilience de nos systèmes agricoles, améliorer la productivité et contribuer à la lutte contre la pauvreté chronique et le chômage des jeunes », a-t-il ajouté. Quant au chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, il a rappelé qu’au Mali, l’agriculture occupe une place stratégique dans l’économie. « Elle constitue une source vitale de revenus pour la population et demeure un levier essentiel de développement économique et de lutte contre la pauvreté », a-t-il souligné. « L’agriculture contribue pour 40% au Produit intérieur brut, emploie plus de 70% de la population active, représente la principale source de revenus pour 80% des populations rurales et génère près de 30% des recettes d’exportation », a précisé le Premier ministre. Concernant le Mali, Abdoulaye Maïga a indiqué que plusieurs actions concrètes ont été engagées, notamment la promotion des techniques de conservation des eaux et des sols, la restauration de plus de 100 000 hectares de terres dégradées, la promotion des biofertilisants et amendements organiques, la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques, ainsi que l’aménagement de bas-fonds et de petits périmètres irrigués. Il a, également, évoqué le Prix de l’innovation agricole Abdoulaye Touré, institué par le CORAF en collaboration avec la Banque mondiale, ainsi que le Prix de l’innovation agricole du Mali. Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, était accompagné du ministre en charge de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Les ministres en charge de l’Agriculture du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo animeront des panels au cours des travaux. MMD/MD (AMAP)    

Tombouctou accueille avec ferveur le Premier ministre Abdoulaye Maiga

Tombouctou, 16 oct (AMAP) C’est dans une ferveur populaire que les populations de Tombouctou (Nord) et de Kabara ont accueilli le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, arrivé, ce jeudi matin, pour faire démarrer certains chantiers d’intérêt public ayant une importance capitale pour la ville et toute la région, a constaté l’AMAP sur place. Le président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou, Yéhia Tandina, a au nom des populations adressé des remerciements au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, au Premier ministre et les membres du gouvernement qui l’accompagnent « pour ces actions qui améliorons le quotidien de la Région. » Avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le chef du gouvernement a exprimé ses remerciements aux populations pour cette grande mobilisation. Selon lui, les constructions, dans toutes les régions, s’inscrivent dans la vision du gouvernement de la Transition « conformément aux orientations et instructions du président de la Transition. » « Elles visent à revaloriser le rôle et le statut des autorités et légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, reconnaitre le rôle éminent des autorités et légitimités traditionnelle dans le maintien de la cohésion sociale et la médiation communautaires. » Dans ce cadre, le gouvernement a engagé des actions fortes. Il s’agit de la consécration des autorités et légitimités traditionnelles traduisant la volonté nationale de leur conférer une place institutionnelle « en tant que pilier de notre identité et gardien de nos mœurs. » Cette orientation a été consolidée par l’adoption de la loi N°2024-034 du 24 décembre 2024 relative aux différentes catégories d’autorités et de légitimités traditionnelle, à leurs rôles ainsi qu’aux modalités de leurs interventions. « Cette loi marque une étape décisive dans la formalisation de leurs statuts et la reconnaissance de leurs contributions à la stabilité et la paix sociale »,. C’est après ces propos que le Premier ministre a procédé à la pose de la première du vestibule à Tombouctou. Il a, ensuite, visité le chantier de rénovation et d’extension de l’hôpital dont le coût des travaux s’élève à trois milliards six cent millions de francs CFA pour une durée d’exécution de 24 mois. L’équipement coûtera un milliard de francs CFA. Les travaux qui ont démarrés sont à 20% d’exécution. Du chantier de l’hôpital, la délégation s’est rendue à Kabara pour le lancement du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou. Ce projet financé par le gouvernement malien et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) coûtera huit milliard de francs CFA. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire dans la région. Pour la représentante de la BOAD, ces équipements et installations doivent être utilisés de façon efficiente pour le bonheur des exploitants. Elle a, aussi insisté sur la formation et le suivi des exploitants. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au nom du Premier ministre, a remercié les différentes coopératives pour la grande mobilisation qui « prouve à suffisance l’adhésion des communautés au projet salvateur. » Ce projet multisectoriel cadre parfaitement avec les orientations de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) avec un accent particulier sur la création d’emplois, la transformation structurelle de l’économie, la croissance et la promotion de la femme. Selo le ministre, à travers ce projet, il s’agit de renforcer et mettre en place une plateforme d’innovation par rapport aux filières riz, ognons, charlotte, pomme de terre bâti sur une approche multi-acteurs pour répondre aux exigences du marché. Le 1er ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités. Il s’est, ensuite, rendu au camp Cheick Sidi Bekkaye de Tombouctou. Avant de rencontrer les forces vives de Tombouctou dans la salle de conférence de la Chambre régionale du commerce et d’industrie. MS/MD (AMAP)

À Sougoubougou : Au rythme des travaux champêtres collectifs

Par Moussa M. DEMBELE Envoyé spécial Bamako, 15 oct (AMAP) Le trajet Bamako-Zantiguila prend plus d’une heure. Les bus, assurant la liaison entre la capitale et Ségou (Centre) ou d’autres localités dans cette partie centrale et septentrionale du Mali, ne respectent pas toujours le code de la route. Dépassements dans les virages, notamment au niveau de la forêt classée de Zantiguila, vitesse extrême… sont fréquents, Ce jeudi 21 août, ce n’est pas une odyssée matinale mais, un court voyage. En cette saison d’hivernage, la nature est splendide. La chaleur moins accablante. Le soleil plus doux quand notre équipe de reportage s’est rendue à Sougoubougou, un hameau situé du village de Korokoro, Commune de Zan Coulibaly, Cercle de Fana. Les fortes pluies enregistrées début août ont rendu les pistes difficilement praticables. À moins de 200 mètres, nous rencontrons un groupe de jeunes cultivateurs dans un champ de sorgho. Cette année, les céréales se portent bien. Le seul champ de coton visible dans les environs progresse lentement. Ils sont au total 19 gaillards engagés et motivés. L’ambiance est conviviale, empreinte de joie et d’esprit d’équipe. Depuis 6 heures du matin, ils travaillent dans le champ de Balla Coulibaly. Âgés de 16 à 29 ans, les jeunes sont dirigés par Moussa Coulibaly, le plus âgé. Ce travail collectif, transmis de génération en génération, vise à s’entraider pendant l’hivernage. La prestation coûte 10 000 Fcfa par jour.  La recette des travaux est destinée à financer les festivités du 22 septembre qui marquent aussi la fin des travaux champêtres. C’est ainsi que les ressortissants de Sougoubougou commémorent l’indépendance. La solidarité pour une célébration grandiose du 22 septembre, fête de l’indépendance du Mali ! En début d’hivernage, la liste des travaux est établie, afin de tirer au sort les bénéficiaires qui recevront le groupe dans leur exploitation, l’une après l’autre. Cette année, ce sont 14 familles, qui figurent sur la liste. Ce jeudi marque la septième intervention pour une recette (à mi-chemin) de 70 000 Fcfa. C’est le propriétaire du champ, qui offre les deux repas de la journée (petit-déjeuner et déjeuner des travailleurs). Vêtu d’un pantalon coupé au genou et d’un t-shirt marron, Moussa Coulibaly, chef du groupe,  âgé de 29 ans, explique les règles du jeu. « Depuis 6 heures, nous sommes ici. Celui qui ne respecte pas cet horaire est sanctionné. Il doit offrir des bonbons au groupe », dit-il, la daba sur l’épaule, avant d’ordonner à son équipe d’aller prendre le petit-déjeuner. M. Coulibaly ajoute qu’ils ont hérité ce travail de leurs aînés. « Aujourd’hui, c’est notre tour de respecter la tradition. Nous travaillons pour 10 000 Fcfa par jour, pour les ressortissants du village. Ceux qui sont d’ailleurs, qui nous sollicitent, doivent payer entre 40 000 et 50 000 Fcfa par jour », affirme-t-il. Le village compte deux groupes de jeunes : ceux de 16 à 30 ans, et ceux de moins de 16 ans. La nuit du 22 septembre, chaque clan célèbre à sa manière. Trois jours de festivités et de partage. Tongasse Coulibaly, membre du groupe, âgé de plus de 20 ans, explique que l’initiative vise à s’entraider pendant l’hivernage mais, aussi, à renforcer la cohésion et la paix entre les jeunes dans le village. Il précise que derrière cette idée, il y a la célébration de l’indépendance du Mali, « une date inoubliable pour tout Malien. » N’tchi Coulibaly, 25 ans, souligne l’importance de leurs interventions pendant l’hivernage. « À chaque passage chez quelqu’un, nous finissons par cultiver ses champs. Le paiement est symbolique. Ce qui compte, c’est le travail », précise-t-il. Après les travaux collectifs, c’est tout le village qui est mobilisé pour célébrer le 22 septembre. « Et le jour de la fête, c’est la joie totale dans tout le village. Dans l’avenir, nous espérons qu’une ONG pourra nous soutenir dans d’autres projets », dit-il, insistant sur l’union de leur groupe. Au départ, c’était des activités collectives organisées entre les membres du petit groupe de maisons. Une compétition entre les jeunes, était organisée dans le but de prouver leur bravoure dans les champs. Chaque génération formait un groupe. L’objectif était de développer le village et unir ses ressortissants. « Nous avons toujours voulu organiser des fêtes à la fin de nos travaux champêtres. Avant, ce n’était pas le 22 septembre mais, plutôt, la fête de nos instruments de musique traditionnels. Tout le monde se retrouvait à la place du village pour célébrer la fin de l’hivernage », a rappelé, Djamako Coulibaly, chef du hameau de Sougoubougou, âgé plus de 80 ans. Aux premiers jours de l’indépendance, le 22 septembre était célébré dans les chefs-lieux. C’était une grande rencontre culturelle pour commémorer cette date historique. Chaque village montrait son savoir-faire. « Nous fêtions le 22 septembre à Fana. C’était sur l’invitation du commandant. Chaque village apportait ses instruments de musique. Des concours de danse, de course de vélos, des matchs de football étaient organisés. C’est un rendez-vous exceptionnel entre tous les habitants du cercle », se souvient Djamako Coulibaly. Au fil du temps, la célébration a pris une autre forme. Plus de rencontre au chef-lieu d’arrondissement. Chaque localité célèbre en sa manière. Si d’autres font des cotisations, la population de Sougoubougou a opté pour des travaux champêtres collectifs. « Ce sont les jeunes qui ont eu l’idée de mettre en place cette activité collective.  À la fin des travaux, c’est la fête du 22 septembre. Et je trouve que l’initiative est bonne parce qu’elle permet de renforcer les liens sociaux », se réjouit Zan Coulibaly, 60 ans révolus. Aujourd’hui, beaucoup estiment que l’idée mérite un soutien pour sa pérennisation. Demba Coulibaly, âgé de 46 ans, constate qu’avec son époque, il y a une différence, non seulement au niveau du travail mais, aussi, dans la célébration d’hier et aujourd’hui. « L’idée de cohésion demeure toujours, sinon des jeunes d’aujourd’hui fournissent peu d’efforts dans les champs. Même pour la célébration, ils n’impliquent pas assez les personnes âgées comme nous le faisions », conclut-t-il. MMD/MD (AMAP)            

Hydrocarbures : le gouvernement rassure sur la disponibilité du carburant au Mali

Bamako, 7 oct (AMAP) Le Directeur général adjoint de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Soumaïla Djittéye, a affirmé, lundi à Bamako, au cours d’un point de presse, à la Primature, que le Mali dispose de quantités suffisantes de carburant pour approvisionner le pays dans les prochains jours, en attendant la mise en œuvre des mesures arrêtées par le gouvernement. « Les constats sur le terrain nous permettent d’affirmer, sans risque de nous tromper, qu’il existe actuellement des stocks suffisants pour approvisionner le pays pendant plusieurs jours », a déclaré M. Djitèye, à la suite d’une réunion interministérielle de crise consacrée à la situation des hydrocarbures. Selon lui, la DGCC a dépêché des missions sur l’ensemble du territoire pour évaluer la disponibilité des produits pétroliers. Ces missions ont porté sur le contrôle des grands dépôts d’hydrocarbures de Bamako Office national des produits pétroliers (ONAP), Sanké, Star Oil, l’évaluation des stocks physiques dans les stations-service, de Kayes à Kidal et le décompte des camions-citernes sur les quatre principaux corridors d’approvisionnement du pays. M. Djitèye a salué le patriotisme et la résilience des populations, ainsi que l’appui des forces de défense et de sécurité dans l’escorte des camions-citernes vers les zones de consommation. À l’issue de la réunion de crise, le gouvernement a décidé de renforcer la sécurisation du transport des hydrocarbures par l’organisation d’escortes pour les camions-citernes et de mettre en place des équipes mixtes composées de la DGCC et d’autres services techniques. Ces équipes seront chargées de veiller au respect des prix officiels à la pompe, de constater la disponibilité des stocks et de superviser la distribution pour un ravitaillement régulier du pays. Soumaïla Djitéye a également mis en garde contre les hausses illégales de prix constatées dans certaines stations-service. « Nos agents ont relevé des cas de vente à des prix supérieurs à ceux fixés par l’État. Des sanctions ont été prises, parfois même la fermeture temporaire de stations », a-t-il précisé, tout en appelant à éviter les spéculations dans un contexte de tension d’approvisionnement. Le Directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a, pour sa part, rappelé que les prix à la pompe demeurent inchangés : 775 Fcfa le litre de super et 725 le litre de gasoil, conformément aux tarifs fixés par le gouvernement. Une source à la Primature a indiqué à l’AMAP que 193 camions-citernes sont actuellement en route pour Bamako, où ils seront stationnés au niveau du bureau de douane de l’ONAP. M. Djittéye a, enfin, rassuré les populations que la situation est « passagère » et que les autorités suivent de près l’évolution de l’approvisionnement afin de garantir la stabilité du marché. OS/MD (AMAP)

Agriculture : Une campagne agricole normale dans la zone sèche à Macina (Service technique)

Macina, 27 sept (AMAP) A Macina (Centre), la pluviométrie, de façon générale, est inférieure aux deux dernières années passées, toutefois, elle est normale et jugée bien repartie dans le temps et dans l’espace, selon les informations recueillies par l’AMAP, samedi, auprès du service technique en charge de la culture en zone sèche. La dernière décade a été bouclée le 27 septembre 2025 sur un cumul de 503,4mm en 42 jours, or avec 400 mm d’eau bien repartie. la campagne agricole est sauvée, indiquent la même source. Le mil, sorgho, le petit mil sont en phase floraison, le fonio, l’arachide le petit-pois, le maïs et le riz pluvial sont à la phase récolte. Quant au riz de bas-fond, il est à la phase montaison. De façon générale, la campagne agricole est jugée « moyenne compte tenu de l’abandon de certaines superficies semées à cause de l’insécurité et le déguerpissement de beaucoup de villages pour les mêmes motifs. » L’aspect végétatif des cultures est bon dans l’ensemble, mais on souhaite quelques pluies pour boucler les cultures. La déprédation est calme dans l’ensemble, aucune menace (cantharides, criquets, oiseaux ou autres insectes) n’est à signaler. Tous les 2 où 3 jours, le service technique est en contact avec les paysans producteurs, partout à travers le Cercle. Sur la base de ces informations recueillies, la culture en zone sèche à Macina est prometteuse et ne fait l’ombre d’aucune inquiétude. Par ailleurs, le service technique local de l’Agriculture, qui est en charge de la culture en zone sèche couvrant les terres non couvertes par l’Office du Niger dans les 7 communes, réfute toute information sur une maladie récurrente du riz dans la zone Office du Niger, dans le cercle de Macina. Les cultures dans cette zone portent sur les céréales (mil sorgho petit, mil, maïs, fonio, les légumineuses, arachides petit-pois, niébé), les cultures émergentes comme le sésame et les cultures maraîchères (concombre, tomate, gombos). DG/MD (AMAP)

Kangaba : Concertation entre les Commissions foncières (COFO), les Organisations de la Société Civile et les acteurs de la justice

Kangaba, 25 sept (AMAP) Les membres des Commissions foncières (COFO), les Organisations de la société civile (OSC) et les acteurs de la justice de Kangaba, se sont réunis, jeudi, dans un cadre d’échanges et de concertation dans la salle de conférence du Cercle, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Organisée par le Consortium Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ONU Femmes et l’ONG Azhar, avec l’appui financier du Fonds de consolidation pour la paix, cette activité se situe dans le cadre du projet « Appui à la redynamisation de l’Observatoire national du foncier agricole et des Commissions foncières pour la stabilisation sociale et la consolidation de la paix au Mali ». A l’ouverture des travaux, le premier adjoint au préfet a placé la rencontre dans son contexte. En effet, au Mali, l’agriculture repose, en majorité, sur les petites exploitations agricoles familiales. La terre, espace partagé entre plusieurs systèmes d’activités (agriculture, pêche, élevage) se trouve au cœur de tous les enjeux de développement et de conflits dans les zones de mise en œuvre de ce projet. Selon les résultats de l’étude situationnelle des conflits menée par ONU Femmes en 2021, 42% sont liés aux ressources naturelles et affectent en moyenne plus de 50% des femmes et de jeunes. C’est face à ces difficultés que le Consortium FAO, ONU Femmes et l’ONG Azhar a organisé cette rencontre qui a permis d’animer un cadre d’échange et de concertation entre les membres des COFO, OSC et les acteurs de la justice, recueillir et analyser les difficultés rencontrées par les COFO dans l’homologation des procès-verbaux (PV) et mettre en place une dynamique de collaboration entre les COFO et les acteurs de la justice pour faciliter l’homologation des PV établis par les COFO. Ont participé aux travaux, les sous-préfets de Kangaba et de Naréna, les maires des Communes de Minidian et Naréna, les autorités traditionnelles (chefs de village, propriétaires terriens, les religieux) et les acteurs de la justice de Kangaba. SD/MD (AMAP)

Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel : 1er Forum sur le développement de l’Agriculture à Bamako  

Bamako, 18 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture malien, Daniel Siméon Kéléma, a ouvert, aujourd’hui, jeudi 18 septembre 2025, la session des experts du 1er Forum sur le développement de l’Agriculture dans la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui se déroule du 18 au 20. Selon le ministre Kéléma, qui avait à ses côtés son collègue en charge de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, et son homologue nigérien en charge du Développement du secteur de l’Agriculture, le colonel Mahaman El hadj Ousmane, « au cours de ces deux jours de rencontre des experts, il sera question de définir une vision partagée du développement agricole dans l’espace confédéral, d’élaborer et mettre en œuvre une Politique agricole commune de la Confédération AES. » Les experts devront aussi « concevoir et réaliser des aménagements hydro-agricoles intégrés et durables, promouvoir des filières stratégiques agricoles, pastorales, halieutiques et aquacoles afin de garantir des revenus décents, entre autres. Il a précisé que ce forum est centré autour de trois thématiques majeures : harmonisation des politiques agricoles, pour bâtir une vision commune et cohérente; les investissements communs et intégrateurs, notamment dans les aménagements hydro-agricoles et la transformation des produits agricoles et, enfin,  la recherche agricole, la formation et la sécurisation foncière, « leviers indispensables pour moderniser nos systèmes de production agricole afin de donner confiance aux producteurs et aux investisseurs dans le secteur agricole, a évoqué le ministre de l’Agriculture. » « À travers ces trois thématiques, il s’agira de poser les bases d’une souveraineté alimentaire réelle, qui ne soit pas seulement un idéal mai, une réalité tangible pour chaque famille, chaque communauté et chaque Etat de notre Confédération », a-t-il fait savoir. Daniel Siméon Kéléma a expliqué que l’Agriculture se présente comme « le socle incontournable de notre intégration économique, de notre stabilité sociale et de notre souveraineté nationale et confédérale. » Selon lui, avec une superficie de plus de 2,8 millions de km2, une population de plus de 75 millions d’habitants et un Produit intérieur brut (PIB) de 130 milliards de dollars en 2023, « notre espace recèle d’énormes potentialités. » « Mais, a-t-il ajouté, il est également confronté à des défis multiples, notamment, la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, la vulnérabilité aux crises climatiques, sécuritaires et alimentaires, la faiblesse de nos infrastructures de production et de transformation de produits agricoles. » « Ces facteurs, qui jouent négativement sur notre système de production et continuent de fragiliser nos communautés rurales, ont pour conséquences les déficits de production, la faible mécanisation, l’insuffisance des financements, voire une vulnérabilité des enfants et des femmes, à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle », a indiqué le ministre malien de l’Agriculture. Pour relever ces défis, il a dit que ce forum permettra d’entamer des réflexions appropriées sur les préoccupations stratégiques communes aux trois Etats de l’Alliance en vue d’accélérer le développement de son Agriculture. Une réunion des ministres en charge du Développement agricole, de l’Elevage et de la Pêche de l’espace AES, mettra fin à la rencontre de ce premier forum, prévu pour le samedi prochain. ST/MD (AMAP)