Transports en commun à Bamako : les taxis tricycles dans la danse

Reportage de Oumar DIAKITE Bamako, 02 décembre (AMAP) Des motos tricycles, adaptées artisanalement avec un hangar fait de bâches au dessus de la tête des passagers et deux bancs fixés au plancher qui se font face, font le taxi, dans certains quartiers de la ville de Bamako, sur des axes précis. Elles peuvent prendre six à dix passagers, selon les capacités et les types de ces engins à trois roues. L’explosion démographique à Bamako, avec composition de différentes couches sociales se reflète sur les moyens de transports urbains de la ville. Au-delà des traditionnelles SOTRAMA et taxis ordinaires, des taxis tricycles ont fait leur apparition, ces dernières années, sur certains axes de la circulation routière sur la rive droite. Ces motos tricycles, de marque chinoise, initialement, transportaient des bagages, Au fil du temps, elles ont été transformées en véhicule de transport de personnes. Après l’achat d’engin neuf, des professionnels du secteur confectionnent un hangar couvert de bâche, tout en aménageant, soigneusement, deux bancs à l’intérieur pour les passagers. Une place supplémentaire se trouve auprès du conducteur de la moto. En effet, les tricycles, avec un moteur de capacité 175 (1 mètre 75 centimètres de longueur), peuvent contenir 10 passagers. Les 150 de capacité prennent 8 personnes et le maximum des motos de capacité 125 ne dépasse pas 6 personnes. ALLER-RETOUR EN TAXI TRICYCLE – A l’ancien marché de Niamakoro, nous avons emprunté un taxi tricycle, à son point de stationnement, en face des Halles de Bamako à Faladiè. Sur le siège à côté du conducteur. Le président de l’Association des professionnels du tricycle du Mali, Jean Touré, nous conduit. Avec dix passagers, le taxi tricycle a déjà atteint sa capacité en voyageurs. Parmi ces passagers, il n’y a que deux hommes. Le reste, huit femmes qui, visiblement, viennent des courses à l’ancien marché de Niamakoro. Elles tiennent, chacune, en main un panier de ménagère. Comme dans les SOTRAMA, ceux qui ont l’habitude de se déplacer avec ce moyen de transport en commun, le savent : les passagers débattent de sujets d’actualité. « Stop, je descends », signale une dame, après seulement cinq cent mètres de course. La passagère, en quittant l’engin, tend 100 Fcfa au conducteur. Ainsi de suite, jusqu’au terminus de notre taxi tricycle, en face des Halles de Bamako, à Faladiè, les usagers  demandent l’arrêt, lorsqu’ils arrivent à leur destination. On se rend, compte du coup, qu’il n’y a pas d’arrêt fixe pour ces motos taxi. Nous arrivons au Terminus des tricycles aux Halles de Bamako avec seulement deux dames à bord. « Maintenant, il y a moins de conducteur imprudent parmi vous », dit une jeune dame au conducteur, au moment de lui donner le prix son du transport. C’est une étudiante. Elle part, chaque jour, à son établissement scolaire en taxi tricycle. « Une fois, nous avons failli être écrasé par un gros porteur. Un jeune conducteur, visiblement, sous l’effet de la drogue, sans regarder des deux côtés de la route, s’est jeté devant le véhicule poids lourd. On a eu la chance ce jour-là…», révèle l’étudiante. BREBIS GALEUSES – « Justement ! Raison pour laquelle nous avons créé l’Association des professionnels du tricycle du Mali», nous explique le président de l’association, Jean Touré. Selon lui, le secteur était truffé de petits délinquants. « Des jeunes, dit-il, quittaient directement l’auto gare pour se convertir en conducteur de taxi tricycle. Alors que nombre d’entre eux consomment de la drogue, fument du chanvre indien, entre autres ». Il a fallu le conseil d’un officier de la police nationale pour mettre de l’ordre dans le secteur. « En 2017, Sidy Mohamed Diallo, officier de la police en service au commissariat du 10ème arrondissement nous a préconisé de mettre en place une organisation pour assainir le milieu. C’est ainsi que nous avons cherché tous les documents administratifs et crée l’Associations des professionnels du tricycle du Mali. Sinon, personnellement je faisais ce métier depuis 2011 », raconte Jean Touré. C’est avec cette organisation que les conducteurs de taxi tricycles des Halles de Bamako, comptent enlever la mauvaise graine en leur sein. « Le message est clair à l’intention de tous les conducteurs de taxi tricycle: interdiction de fumer et de prendre la drogue. « Celui qui persiste, on lui met la pression pour le faire quitter définitivement notre secteur. Cette attitude a mis un peu d’ordre, diminuant du coup les accidents avec les véhicules. Mais, c’est grâce aux conseils de l’officier Sidy Mohamed Diallo du commissariat de police du 10ème arrondissement », confie Jean Touré.  Comme en témoigne l’ordre qui règne, au regard du respect du tour de départ des taxis tricycles, au niveau des Halles de Bamako. Les taxis tricycles de l’Association des professionnels du tricycle du Mali circulent sur les axes Halles de Bamako-ancien marché de Niamakoro et Halles de Bamako-Kalaban-Coura. Le tarif est fixé à 100 Fcfa  pour toute distance, jusqu’aux points de stationnements finaux. Le taxi tricycle ne transporte, directement, personne chez elle, mais il débarque et embargque, tout au long, sur son trajet. « Le tarif est 100 F cfa. On ne transporte pas de bagages mais seulement des petrsonnes», souligne le premier responsable de l’Association des conducteurs. A l’en croire, la multiplication des taxis tricycles dans la circulation, avec la crise qui prévaut, joue sur leur gain journalier. « Présentement, on ne peut pas gagner plus de  3.000 Fcfa par jour. S’il faut prélever les charges, parfois on tombe aussi en panne, on n’a pas de recette », déplore Touré. Et de signaler que certains conducteurs sont payés, à la fin du mois, puisqu’ils ne sont pas propriétaires de leur moto tricycle. Ces motos tricycles sont chères. Par exemple, aux dires de Jean Touré, le tricycle avec  moteur de capacité 150 et de longueur un mètre cinquante (1m50) est vendu, sortie d’usine, à un million cent quatre-vingt milles (1.180.000) Fcfa.  Le hangar est fabriqué à soixante-dix milles (70.000) Fcfa et la bâche de couverture à trente-cinq milles (35.000)  Fcfa par engin.  Ce qui fait une somme totale d’un million deux cent quatre-vingt-cinq milles (1.285.000) Fcfa. SOLUTION CONTRE LE CHOMAGE ! Pour retourner à l’ancien marché de Niamakoro,

Le Président Keïta à Paris pour rendre hommage aux militaires français morts dans le Liptako Gourma

Bamako, 2 décembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est arrivé à Paris où il prend part, ce lundi, à l’hommage national de la France aux treize militaires de la Force Barkhane qui ont perdu la vie dans un crash d’hélicoptères dans le Liptako- Gourma, au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. La cérémonie sera présidée par le président Français, Emmanuel Macron  aux Invalides, à Paris,  en présence de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, pour qui «ces militaires sont morts pour la France, pour le Mali, pour le Sahel, pour la Liberté…». En rappel, les victimes de l’accident sont six officiers (les capitaines Romain Chomel De Jarnieu, Bejamin Gireu, Nicolas Mégard, Clément Frisonroche et les lieutenants Alex Morisse et Pierre Bockel), six sous-officiers (les maréchaux des logis-chefs, Jeremy Leusie, et Alexandre Protin, les maréchaux des logis, Valentin Dival, et Antoine Serre, le sergent-chef, Andreï Jouk, et l’adjudant-chef, Julien Carette) et un brigadier-chef, Romain Salles de Saint Paul. L’Etat-major français des armées a précisé que  les deux appareils de combat, un Tigre et un Cougar, de Barkhane sont entrés en collision, lundi dernier, au cours d’une opération contre des groupes djihadistes dans le Liptako Gourma. KM (AMAP)

Message à la Nation du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïa sur le lancement du dialogue national inclusif

Mes chers compatriotes, Maliens de l’intérieur et de la diaspora, Hôtes du Mali, Voici que pour la troisième fois en six mois, l’enjeu particulier du moment m’amène à m’adresser à vous. Ce soir également, ce soir comme les fois précédentes, comme à chaque fois où j’ai pris la parole, j’appelle au rassemblement et au sursaut, en droite ligne de ce que chaque dirigeant de cette vieille terre a fait quand les temps l’exigeaient, et en droite ligne de ce que ce peuple résilient a su faire contre tous les périls qui menaçaient son unité et son identité. Or, aujourd’hui notre unité et notre identité sont en jeu. Le pays est en guerre, je ne cesserai de le rappeler. Et si elle a connu quelques courtes trêves, cette guerre est la même, depuis le 17 janvier 2012 où elle a endeuillé Menaka ; depuis le 24 janvier 2012 où nos soldats furent lâchement assassinés à Aguel Hock, depuis mars-avril 2012, avec la reddition des capitales régionales que sont Gao, Tombouctou et Kidal. Cette guerre est la même depuis bientôt une dizaine d’années, compromettant l’investissement pour le développement national, fauchant nos civils, et nos soldats, ceux de l’armée nationale comme ceux des forces étrangères, venues nous prêter main forte, mais venues à notre appel. Non pas par charité, non pas parce que le Mali est un pays de mendiants. Mais parce que nous aussi, nous avons aidé partout, sur tous les fronts où il s’agissait de tendre la main à l’homme, de le sauver contre la bête. Ce fut le cas lors des deux grandes guerres mondiales, ce fut le cas dans les missions onusiennes ou africaines de maintien de la paix, ce fut le cas aux côtés des freedom figthers en Afrique Australe. Nous avons donné. Nous sommes en train de recevoir. Nous n’avons aucune raison de nous glorifier d’avoir tendu la main à ceux qui en avaient besoin hier. Mais nous n’avons non plus aucune raison de mordre la main de ceux qui nous tendent les leurs aujourd’hui. L’humilité et la gratitude sont des valeurs de ce pays ; il importe de ne pas les jeter dans le torrent de nos récriminations personnelles. Etant de ce pays, forgé par les vertus qui nous ont été inculquées au berceau et qui fondent notre humanité, je suis de ceux qui, parmi vous, n’oublient jamais que les soldats que nous vouons aux gémonies, sont Français, Sénégalais, Tchadiens, Burkinabé, Togolais, des êtres de chair et de sang, de jeunes mariés parfois, comme nos propres soldats. Chaque mort m’endeuille, chaque mort m’interpelle ; civil, militaire, Malien, Non Malien. C’est pourquoi, je m’incline devant la mémoire des dernières victimes de la déchirante guerre du Sahel, à savoir les soldats français morts à Indelimane. Lundi, Inchallah, avec une délégation qui dit le Mali, qui reflète le visage et la parole du Mali, je serai à Paris aux obsèques de ces jeunes héros fauchés en terre malienne. Mes Chers compatriotes, Si le préambule a été long, en raison de la gravité du moment, l’objet de ce message est une fois encore d’inviter toutes les forces vives de la nation à participer et contribuer au Dialogue National Inclusif, entré dans la dernière ligne droite. En saluant du fond du cœur l’équipe en charge de la préparation de ce Dialogue inclusif, trois hommes et une femme, tous de mission, d’engagement et de perspicacité, je voudrais convier toutes et tous au lancement officiel du Dialogue National Inclusif le 14 Décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ. Vous le savez, depuis quelques mois, les concertations se déroulent dans ce cadre, à tous les échelons de notre pays, avec en arrière-plan la triple crise institutionnelle, sécuritaire et politique de 2012, qui a révélé toutes nos forces mais aussi toutes nos faiblesses. Mon adresse à la Nation du 16 avril 2019 a ouvert la voie à l’éventualité d’un audit de notre histoire immédiate, de nos institutions, de notre société, de notre capacité et de notre volonté à vivre ensemble. Au vu de la mobilisation générale, de la passion que suscitent les débats, la question n’est donc plus de savoir si le pays va vers un dialogue mais quand et avec qui. Depuis plusieurs semaines déjà, l’intitulé retenu pour ce forum est Dialogue National Inclusif. Dialogue en raison de l’opportunité d’échanger qu’il promet; inclusif ensuite parce que ce dialogue doit être représentatif de nos terroirs et de nos préoccupations ; national enfin parce qu’embrassant l’étendue du territoire national, à l’instar des 605 communes où les débats eurent lieu sur les 611 prévues ; les 46 Cercles et les 6 Communes du District de Bamako ; les 10 Régions administratives et le District de Bamako ; les 25 Ambassades et Consulats où la Diaspora malienne a pu apporter sa contribution. Nous ne faisons pas dans le mimétisme. Nous ne lorgnons pas vers la spécificité pachtoune du loya jirga. Pas plus que vers la spécialité française du grenelle. Nous avons de qui tenir et ce que nous voulons est simplement le « massâla » à la malienne ! Car, après tout, nous sommes le peuple de Kouroukan Fougan dans le Mandé, nous sommes le peuple du batou mawdo dans le Macina. Tous d’accord qu’il est devenu crucial de revérifier le projet, d’évaluer sans complaisance le chemin parcouru par la 3è République née dans les clameurs, dans la fureur et dans le sang, nous devrions saisir l’opportunité offerte de la mise à plat, et du diagnostic profond, dans la plus grande courtoisie et dans la plus grande convivialité. Réfléchissons à la solidité du pays. Vérifions une fois de plus ses piliers et faisons en sorte qu’aucune lézarde, qu’aucune fissure ne nous échappe, et qu’à l’appel immortel du Roi Ghezzo, nous assemblions nos mains ! Faisons en sorte que la belle diversité de notre pays soit une richesse et non pas un aléa qui donnera libre cours à toutes les velléités, y compris celles de faire bande à part parce qu’une minorité armée ou vocale en

Industrie : Le made in Mali cherche sa voie

Bamako, 29 novembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé, jeudi, après-midi, au Parc des expositions de Bamako, la cérémonie d’ouverture du Salon du Made in Mali qui durera jusqu’au 1er décembre prochain et est organisé dans le cadre des festivités de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique (JIA) décrétée par les Nations unies le 20 novembre de chaque année. Pour le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, on ne peut parler de promotion de l’emploi des jeunes et des femmes sans envisager, au préalable, un développement économique équilibré soutenu par une industrialisation qui est la voie la plus appropriée pour créer de la richesse et l’emploi durable. Le président de la CCIM, a indiqué que notre secteur industriel traverse des difficultés qui sont relatives, entre autres, à l’accès au financement, au coût élevé des emprunts dont la durée n’est pas adaptée au projet d’investissement nécessitant des délais plus longs, au coût d’acquisition des espaces très élevé des zones industrielles, au coût élevé des facteurs de production, à la concurrence déloyale, etc. Pour soutenir, véritablement, l’industrie malienne et favoriser son développement, il propose entre autres, d’explorer des voies et moyens pour faciliter l’accès aux zones industrielles, la mise en place d’une banque d’investissement plus adaptée au financement des industries, la mise en place de mécanismes de lutte contre la concurrence déloyale, etc. Il a, aussi,  demandé aux autorités de porter une attention particulière au secteur industriel comme elles l’ont fait pour l’agriculture qui reçoit 15% du budget. SOLUTIONS DE RELANCE – Quant à Cyril Achcar, le président de l’Organisation patronale des industriels du Mali (OPI), il a remercié le chef de l’État pour sa volonté de promouvoir l’industrie nationale dans sa vision du Mali émergent. Il a évoqué, ensuite, le plan de travail de son organisation connu sous le nom de ‘Livre blanc de l’industrie’ qui est un recueil de solutions synthétisant la situation industrielle du Mali. Ce recueil propose également 24 solutions de relance de l’industrie nourries des différentes rencontres et des difficultés rencontrées pendant 44 années de pratique de la transformation industrielle nationale, depuis le 7 juillet 1975 que l’OPI existe. De son côté, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ag Erlaf, a reconnu que l’industrie malienne connaît certains problèmes, notamment l’obsolescence des infrastructures. Et la zone industrielle de Sotuba en est la parfaite illustration. Pour lui, elle est non seulement obsolète en termes d’urbanisme mais aussi technologique et totalement inadaptée aujourd’hui aux objectifs d’une industrialisation moderne. Le second problème que le ministre Ag Erlaf a évoqué est le coût de l’énergie qui rend totalement improductive toute action industrielle, la mauvaise qualité de la production et la faible articulation entre l’industrie, la recherche et les autres secteurs de l’économie. Selon lui, malgré les efforts, le Mali est un pays en guerre et si tel n’était pas le cas, il aurait pu beaucoup faire pour son industrie et les autres domaines. Après la coupure du ruban symbolique et la visite guidée des stands, le président de la République s’est dit heureux de ce qu’il a vu à ce salon. « J’ai été émerveillé par le savoir-faire malien, par la calme et la sereine maîtrise des techniques modernes», a indiqué Ibrahim Boubacar Keïta. Pour lui, cela « est un parcours de débutant sûrement, d’industrie naissante mais qui promet beaucoup ». Cerise sur le gâteau, le chef de l’État dit avoir vu une unité qui transforme les déchets plastiques en objets utiles et utilitaires. L’HABILETÉ DES MALIENS – Selon le président de la République, ces genres de projets doivent se multiplier et faire en sorte que notre environnement s’améliore, quotidiennement, de la plus belle des façons. Car les déchets au Mali maintenant sont devenus un problème brûlant de santé publique. «J’ai vu donc l’habileté des Maliens. Je l’avais déjà constatée lors du Salon de l’artisanat et ici au plan industriel également… C’est cela le Mali de demain, c’est cela le Mali de mes vœux, le Mali que je souhaite et le Mali qui sera», a ajouté le chef de l’État. Ibrahim Boubacar Keïta a dit avoir noté les préoccupations des industriels. Cependant, par rapport au marché sous-régional, il dira que certaines décisions communautaires, malheureusement, s’imposent à nous bien qu’elles plombent notre industrie nationale naissante par rapport, notamment, aux pays côtiers. Le président Keïta a expliqué aux industriels que si l’accent est mis sur l’agriculture, c’est, précisément, pour que les industriels maliens aient de la matière première. La promotion de l’agriculture malienne, selon lui, perme, aujourd’hui, d’avoir cela. «Au total, une bonne impression de ce qui est à l’œuvre au Mali et qui doit être encouragé et que nous encouragerons par des mesures structurelles, par des mesures financières, par des accompagnements, également, dans le domaine du foncier», a-t-il indiqué. DD/MD (AMAP)  

Réforme du secteur de la sécurité : La Plateforme échange action œuvre pour l’implication de la Société civile

Bamako, 30 novembre (AMAP) La Plateforme échange action (PEA), avec l’accompagnement technique et financier du Centre pour le contrôle démocratiquedes forces armées(DCAF), a organisé, du 28 au 29 novembre, à Bamako, le Salon des organisations de la société civile (OSC) et des forces de sécurité intérieure (FSI) sur la « Sécurité ». Ce Salon s’inscrit dans une dynamique de décloisonnement et de déconstruction des représentations et stéréotypes autour du secteur de la sécurité. Il vise, entre autres, à soutenir le processus de la réforme du secteur de la sécurité, informer et communiquer sur le rôle des FSI maliennes et partager les mandats des forces régionales et internationales avec les citoyens. En outre, l’organisation de cette session prend en compte le cadre normatif de l’amélioration des liens de collaboration entre les forces de sécurité et la population en vue d’une synergie d’action entre les acteurs du secteur de la sécurité. Dons sons discours d’ouverture, le coordinateur résident de DCAF, Christian Kodia,a indiqué que la gouvernance, plus particulièrement la réforme du secteur de la sécurité nécessite l’implication de plusieurs acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, avec l’appui de l’assistance internationale et, parfois, sous régionale. « Devant autant d’acteurs, comment assurer une cohérence des actions et obtenir la nécessaire collaboration des populations ? », s’est interrogé M. Kodia. Avant d’expliquer que c’est pour répondre à cette question que la DCAF, à travers le financement du Royaume du Pays-Bas, appuie la PEA, pour l’organisation du présent salon. « Plus que jamais, la sécurité, dans sa définition classique, doit être reconsidérée pour évoluer vers le concept de sécurité humaine qui place le citoyen dans la position d’acteur et de bénéficiaire des services de sécurité, en un mot d’acteur du développement durable », a déclaré le coordinateur résident de la DCAF. « Sans sécurité, il n’y a pas de paix et s’il n’y a pas de paix, il n’y a donc pas de développement. C’est pour cela que nous devons, tous, conjuguer nos efforts dans un cadre commun, avec une meilleure compréhension des rôles de chaque acteur », a souhaité Christian Kodia. Le secrétaire permanent de la PEA, Abdoul Kola Bocoum, après avoir égrené un chapelet d’initiatives développées par les autorités gouvernementales dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, a rappelé que la structure qu’il dirige a été créée, à la suite d’un atelier, tenu le 1erseptembre 2015, et regroupant certaines organisations de la société civile et des partenaires internationaux (EUCAP-Sahel, MINUSMA, DCAF, etc). Ce, en vue d’une collaboration mutuelle entre les Forces de défense et de sécurité et la population. Selon M. Bocoum, l’objectif final à atteindre est le bien de la population, à travers des échanges et actions tripartites en vue d’une stabilité du Mali. «Dans une telle dynamique, la PEA devra être perçue et considérée comme un instrument à la portée des citoyens et des forces de sécurité intérieure, qui contribue, au travers de l’engagement et de l’effort de ses membres, à « co-construire » des stratégies d’actions coopératives et/ou complémentaires/conjointes, au processus de réforme du secteur de la sécurité afin de le rendre plus efficace et efficient», a souhaité le secrétaire permanent de la PEA. Pour sa part, le représentant des Organisations de la société civile, Modibo Kampo a s’est félicité de l’initiative de ce salon, avant d’inviter l’ensemble des acteurs impliqués à une plus grande démocratisation de la réforme du secteur de la sécurité au bénéfice des populations. AT/MD (AMAP)

Mali-FMI : Accord préliminaire sur la première revue du nouveau programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC du FMI

Bamako, 30 novembre (AMAP) Le gouvernement du Mali et le Fonds monétaire international (FMI) ont trouvé un accord préliminaire sur la première revue du nouveau programme économique et financier du Mali soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI, sous réserve de l’approbation par la Direction et le Conseil d’administration du FMI,  a constaté l’AMAP. Le nouveau programme a pour objectifs de préserver le cadre macroéconomique, de créer les conditions d’une croissance inclusive, vigoureuse et durable de manière à réduire la pauvreté, à stimuler la création de l’emploi en lien avec les objectifs du cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2019-2023) qui est le référentiel de l’ensemble des politiques publiques du Mali. Les deux parties ont échangé sur le cadre macroéconomique, avec un accent particulier sur la gestion des finances publiques, la mobilisation des recettes et le mémorandum de politique économique et financière avant d’examiner l’exécution budgétaire en 2019 et les mesures sous-tendant le projet de loi de finances 2020. « Le gouvernement du Mali s’est engagé à mettre en œuvre des reformes pour accroître la mobilisation des recettes, maîtriser les dépenses, renforcer l’exécution de la dépense publique et renforcer la gouvernance d’une manière générale » a déclaré le ministre délégué chargé du Budget Mme. BARRY Aoua Sylla. « La mission du FMI et les autorités maliennes sont parvenues à un accord préliminaire sur la première revue du nouveau programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC du FMI, sous réserve de l’approbation par la Direction et le Conseil d’administration du FMI. L’examen du dossier par le Conseil d’Administration du FMI est prévu pour début janvier 2020 » a déclaré le Chef de la mission du FMI, Mme Boriana Yontchevay. Le déficit budgétaire de l’Etat devrait respecter le critère de convergence de l’UEMOA de 3,0% du PIB en 2019. Tous les critères de performances et les objectifs indicatifs du programme à fin septembre 2019 ont été presque respectés, ainsi que les repères structurels. KM (AMAP)

École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye : Un bilan de 17.362 stagiaires formés depuis son installation à Bamako

Bamako, 30 novembre (AMAP) L’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB) a formé plus de 1986 stagiaires, pour cette année portant le total de stagiaires à plus de 22 986, depuis sa création, en 1999, à Zambakro (Cote d’Ivoire) et à 17.362, depuis son installation à Bamako, au Mali, a appris l’AMAP, jeudi, de source officielle. S’exprimant lors de la 23èsession ordinaire du Conseil d’administration de l’EMP-ABB dont il a présidé les travaux, en présence des représentants des pays partenaires de l’école, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de division Ibrahim Dahirou Dembélé, a dit : « Ces résultats parlent d’eux-mêmes. Ils font que les sollicitations sont nombreuses de la part de cadres civils ou militaires, de prendre des cours à l’EMP, dans le but de satisfaire leurs besoins en apprentissage de pratiques liées à la résolution des conflits », Le ministre a souligné qu’au niveau national, l’Ecole est en train de s’imposer comme un lieu où différentes initiatives et acteurs se retrouvent, dans un cadre totalement orienté vers la formation et le partage de connaissances. Le général Dembélé a, aussi, salué l’École pour avoir initié une formation en Master en maintien de la paix et en reconstruction post-conflit. « Un effort louable qui, a-t-il espéré, sera soutenu avec un engagement solide dans le domaine de l’analyse et de la recherche, afin de promouvoir la prise en compte des perspectives locales dans l’identification des réponses aux questions majeures qui nous interpelle en matière de paix et de sécurité». Le ministre en charge de la Défense malienne a instruit le nouveau directeur de l’Ecole de mettre l’accent sur trois axes d’engagement complémentaires dont le premier est relatif à la prise de dispositions susceptibles de réconforter le partenariat au sein de l’Ecole. « Que tous les partenaires puissent voir, de manière concrète, les résultats de leurs investissements et aussi comprendre clairement les manières dont ces résultats sont produits », a-t-il insisté. Deuxièmement, le directeur doit faire en sorte que l’expérience qu’il a acquise, à la faveur de ses différentes affectations, soit mise à profit pour aligner l’offre de formation avec les défis actuels. Et enfin, le ministre a recommandé de faire un effort particulier pour développer et rendre utile le Centre d’analyse et de recherche de l’espace sahélo-saharien (CARESS), en prenant en compte le contexte difficile que le Mali traverse. L’EMP-ABB est l’unique institution de formation francophone de son niveau sur l’ensemble du continent africain. Elle s’impose aujourd’hui, selon Ibrahim Dahirou Dembélé, à la fois, comme  un centre d’excellence et un noyau en termes de partenariat international pour la paix. L’officier général a rappelé que le Mali traverse une crise multidimensionnelle qui  «demande, d’abord et avant tout, un investissement conséquent dans les secteurs de la Défense et de la Sécurité». « Malgré ce contexte très difficile, les autorités ont tenu à faire en sorte que l’École demeure ce pôle de préparation de l’architecture de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA). Aussi, s’est-elle maintenue comme un appui de taille à la formation en soutien au processus de paix au Mali », s’est-il réjoui. Cette session, la dernière au titre de l’année 2019, doit permettre aux participants de comprendre les objectifs de l’EMP-ABB dans la gestion des conflits et de la promotion de la paix sur le plan national et international. Le général Ibrahim Dahirou Dembélé a remercié le directeur de l’EMP-ABB pour avoir répondu à l’appel qui lui a été lancé, en mettant fin à son contrat avec la Mission des Nations unies en République centrafricaine (RCA). Il a aussi remercié les partenaires qui ont bien voulu contribuer au déroulement de la première cohorte du Master en maintien de la paix et reconstruction post-conflit du CARESS, tout en exhortant les autres à envisager un accompagnement. AD/MD (AMAP)

Gao : Un bâtiment de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent

Gao, 29 novembre (AMAP)Le directeur national adjoint au ministère des Affaires religieuses et du Culte, Sounkalo Kamaté, a inauguré, mercredi, au quartier Boulgoundié à Gao, le bâtiment de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent. Ces travaux rentrent dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent au Mali. La mise en œuvre de cette politique permettra de prévenir, d’évaluer les menaces et d’éliminer les conditions propices au développement de l’extrémisme violent et le terrorisme, de contribuer à la lutte contre l’impunité conformément aux instruments internationaux. Elle a, aussi, pour mission d’apporter des réponses appropriées, en cas d’attaques terroristes ou d’actes d’extrémisme violent perpétrés sur le territoire national dans le respect des droits humains et de renforcer le sentiment d’appartenance à une même nation. Le chef du bureau régional de la Mission intégrée multidimensionnelle des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) de Gao, Oumar Ba, a assuré que dans le cadre de la stabilisation du Mali, la Mission onusienne continuera à apporter son appui. Le représentant du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Sounkalo Kamaté a, au nom du ministre, salué les efforts immenses qui, selon lui, ont été consentis par la MINUSMA pour aider à la stabilisation du Mali. Il a rappelé qu’en plus des bureaux de Gao, la MINUSMA a, aussi, financé la réhabilitation et l’équipement des 8 bureaux de l’organe central à Bamako, 5 bureaux au centre de formation et d’encadrement des jeunes détenus de Bamako et 2 bureaux pour les points focaux de Mopti. La réception des travaux de réhabilitation de la structure a enregistré la présence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Gao, Alhousseini Mahamane. AT/MD (AMAP)

Organisation de la coopération islamique : La situation alimentaire du Mali et du Sahel exposée au Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’Organisation de la coopération islamique

Correspondance particulière Doussou DJIRE Istanbul, 29 novembre (AMAP) Le Commissaire malien à la sécurité alimentaire, Kassoum Denon, a exposé la situation alimentaire du Mali et du Sahel, à la 35è session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’Organisation de la coopération islamique (CPCEC-OCI) ouverte, jeudi, à Istanbul, en Turquie. M. Denon a, également, lancé un appel aux partenairesà relever les multiples défis de pays durement frappés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, devant ses homologues en charge de la Sécurité alimentaire des pays membres de l’organisation islamique. La participation du Mali à cette importante rencontre a permis au Commissaire à la sécurité alimentaire de dépeindre la situation alimentaire de notre pays et du Sahel. « Pays enclavé, le Mali connaît, depuis des décennies, des sécheresses récurrentes qui contrarient, dramatiquement, ses efforts visant à assurer sa sécurité alimentaire et nutritionnelle sur toute l’étendue de son territoire », a indique M. Denon. « Les saisons agricoles sont contrariées par une sécheresse fréquente le long de la bande sahélienne, les rares zones de cultures sont envahies par des criquets pèlerins et autres déprédateurs de cultures, entrainant ainsi des crises alimentaires et nutritionnelles répétées sur certaines parties du pays. Pire, l’invasion terroriste qui sévit dans certaines régions de notre pays a fortement exposé nos compatriotes à une vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle sans précédent, particulièrement les femmes et les enfants », a-t-il développé. Kassoum Denon a rappelé que face à cette situation singulière, le gouvernement du Mali, à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire, a engagé un vaste programme de distribution alimentaire gratuite sur toute l’étendue du territoire. Cependant, malgré cette mobilisation exceptionnelle de l’Etat et de ses partenaires, les difficultés alimentaires, dans certaines zones, notamment les régions du Centre et du Nord, restent constantes et au sortir de cet hivernage, la menace d’insécurité alimentaire plane sur plus de 5 millions personnes, dont celles exposées à la menace terroriste. CRI DU CŒUR – Cependant, -a-t-il relevé, au-delà de ce constat et des solutions d’urgence, le Mali s’est engagé à élaborer une Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PolNSAN), conformément à la vision du président Ibrahim Boubacar Keïta. « Cette politique constitue, sans doute, une voie novatrice permettant au Mali de s’attaquer véritablement aux causes structurelles des problèmes alimentaires et nutritionnels des Maliens ». « Tous les Maliens, pensons-nous, doivent être en mesure d’accéder à la nourriture en quantité suffisante et en qualité pour répondre à leurs besoins nutritionnels et ainsi préserver leur ration sur une base quotidienne et dans la dignité ». « Pour cela, nous nous sommes engagés à bâtir la résilience de nos concitoyens les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire. L’ambition de cette politique est qu’à terme, dans notre pays, plus jamais sécheresse ne soit synonyme de famine », a indiqué Kassoum Denon. Il a ajouté que le financement de cette politique constitue un énorme challenge et l’un des chantiers majeurs pour l’année 2020 au cours de laquelle le gouvernment envisage d’organiser la table ronde des bailleurs de fonds pour le financement de la mise en œuvre de cette politique. Le commissaire  à la sécurité alimentaire a ainsi saissit l’occasion pour solliciter, en ces moments difficiles, l’appui et l’accompagnement de l’OCI, de ses institutions spécialisées, ainsi que des pays de la Oumma islamique pour la mobilisation des financements nécessaires à la réalisation des actions de cette politique . Lançant un cri du cœur pour le Sahel, il a dit que chaque jour, des hommes, des femmes, des enfants, des familles se voient contraints de quitter leur milieu de vie, leur famille, leurs proches, face à ces crises multiples et violentes qu’ils subissent de plein fouet. M. Denon a remercié la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) qui appuie le dispositif national de sécurité alimentaire du Mali, à travers l’OPAM, pour l’achat de riz et de l’aliment bétail. Il a, également, rendu un hommage mérité à tous les partenaires de notre dispositif national de sécurité alimentaire mais, aussi, à tous les pays amis qui ne cessent d’accompagner le Mali par des appuis multiformes. Sous le thème: «Promouvoir des systèmes de nourriture durable dans le monde islamique afin d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations», cette importante entre pays membres de l’OCI et ses organismes spécialisés, vise à faire l’état des lieux de la sécurité alimentaire au sein de la Oumma islamique, développer des solutions adaptées aux différents pays ou régions mais, surtout, engager les organismes spécialisés de l’OCI à apporter les solutions idoines aux pays qui en ont besoin. INVERSER LA TENDANCE– S’exprimant à l’ouverture de la session qu’il a présidée, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a souligné la nécessité pour le monde islamique d’avoir confiance en soi et en ses capacités mais, surtout, de se soutenir. Les pays islamiques représentent 24% de la population mondiale, pourtant ils ne représentent que 9,7% du commerce international. Il a rappelé également que 80% des pays en crise sécuritaire ou alimentaire à travers le monde sont des pays musulmans, d’où la nécessité d’inverser cette tendance. Tour à tour, le secrétaire général de l’OCI, Dr Youssef A. Al-Othaimeen, et le président la Banque islamique de développement (BID), Dr Bandar M. H. Hajjar, ont rappelé l’engagement de l’organisation islamique et de son bras financier à accompagner les pays de la Oumma islamique dans leurs chantiers de développement et aussi de stabilisation. Le président de la BID a expliqué les facilités que l’institution financière ne cesse de développer pour permettre aux pays d’accéder à des financements innovants et adéquats à leurs besoins. Ainsi, la BID et les institutions spécialisés de l’OCI ont réaffirmé leurs engagements d’accompagner les projets et programmes en matière de sécurité alimentaire des pays membres. La session a, surtout, été marquée par les déclarations des régions sur la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ainsi du Moyen-Orient, en Asie du Sud Est en passant par les pays du Golfe persique, de l’Afrique du Nord jusqu’en Afrique subsaharienne, l’insécurité alimentaire est réelle dans la plupart des pays membres de la Oumma, du fait de crises multiformes,

Des acteurs locaux s’informent sur le Schéma directeur d’aménagement et du développement durable du Delta intérieur du Niger (SADD-DIN -2017-2037)

Macina le 29 novembre (AMAP) Un atelier d’information et de sensibilisation des acteurs locaux sur le Schéma directeur d’aménagement et du développement durable du Delta intérieur du Niger (SADD-DIN) a eu lieu, jeudi, à Macina. Sous la présidence du 1eradjoint au Préfet, Tiemoko Diaguiri Magassa, entouré des autorités administratives, du président du Conseil de Cercle, des maires, des chefs de services techniques déconcentrés de l’Etat, des organisations locales des femmes et des jeunes, des leaders religieux et coutumiers, le Point focal du PDD-DIN et des radios locales de proximité. L’objet de la rencontre est de doter le Delta intérieur du Niger, au Mali, d’un Schéma directeur d’aménagement et de développement durable devant servir de cadre d’intervention territorialisé et à long terme, plus spécifiquement. Il s’agit, aussi, de mobiliser l’ensemble de la société malienne, en général, et des Communautés vivantes dans Delta intérieur, dans le cadre d’un dialogue régional et national sur la problématique de l’aménagement et du développement durable du Delta intérieur du Niger. La rencontre est destinée, également, à faire un diagnostic complet des potentialités des écosystèmes et des domaines du développement économique et social du Delta, réaliser une cartographie thématique détaillée de l’ensemble des territoires du Delta Intérieur du Niger et établir la vision d’aménagement et de développement durable et à long terme du Delta, les scenarios des évolutions possibles et des zones d’aménagement et de développement au zones homogènes. Elle devrait définir les perspectives économiques, sociales, écologiques et les orientations de développement durable du delta ainsi que leurs stratégies d’atteinte, faire approuver le Schéma directeur d’aménagement et de développement durable du Delta intérieur du Niger au Mali et, enfin, proposer un cadre pertinent de diffusion, de mise en œuvre et de suivi-évaluation du SDADD-DIN Retenons que cette communication a été réalisée grâce au Bureau d’études, Groupe ingénierie pour le développement au Sahel représenté par Mahamadou Guido. Le SDADD-DIN détermine les orientations de la Politique nationale d’aménagement du territoire et du PDD-DIN, en définissant les conditions d’une utilisation optimale des ressources et de l’espace du Delta intérieur du Niger par l’ensemble de la Collectivité et sur le long terme, au moins une génération. Ce Schéma couvre une période de 20 ans, de 2017-2037. A la fin de la session, les participants se sont dit bien outillés sur le fondement de la stratégie de gestion durable du Bassin du Niger, en général et du Delta ,en particulier. Le 1eradjoint au Préfet a invité les participants à bien véhiculer les messages reçus pour la sauvegarde du Delta du Niger qui est véritable écosystème complexe couvrant les régions de Ségou, Mopti et Tombouctou. AOK/MD (AMAP)