Grève de 72h au Lycée public de Yélimané

Yélimané, 13 novembre (AMAP) Les professeurs du Lycée public de Yélimané ont observé une grève de 72h, à partir de lundi, suite à un préavis  que le comité local du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO) a déposé au Conseil de cercle, le 24 octobre dernier. Les professeurs demandent, entre autres, la construction de toilettes à la salle des professeurs et d’un hangar ou parking pour leurs engins. La rencontre du syndicat avec le Conseil de cercle n’a pas permis d’éviter la grève. Le syndicat compte reconduire son mouvement s’il n’obtient pas satisfaction sur ses revendications. AS/MD (AMAP)

Lancement de la 8ème édition des journées minières et pétrolières du Mali, mardi

Bamako, 13 novembre (AMAP) Le lancement de la 8ème édition des journées minières et pétrolières a été présidé mardi au Centre international des conférences de Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la directrice pays de la Banque mondiale, Mme Soukeyna Kane, du ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Bah, du maire de la Commune 3 du district de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo et du représentant de Enrroxs Energy mining Group, Michael Reza Pacha. Dr Boubou a adressé aux participants, les salutations du Président de la République,  Ibrahim Boubacar Keïta, avant d’annoncer le financement de l’Ecole africaine des Mines à hauteur de 5 milliards par le Gouvernement du Mali. Le Premier Ministre a enfin rendu  hommage au représentant de Enrroxs Energy mining Group,  Michael Reza Pacha pour le don de 650 millions de francs CFA dans le cadre de la construction des mines, avant d’encourager les autres sociétés du secteur minier à en faire de même. La ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Bah, a rappelé que le secteur connaît une croissance substantielle de sa production avant d’évoquer les stratégies de diversification du secteur des mines en cours au Mali ainsi que l’adoption d’un nouveau code minier permettant au pays de maximiser les retombées positives de l’exploitation minière sur le développement socio-économique. Mme Lelenta Hawa Bah a enfin informé l’assistance de la découverte d’une réserve de 31 millions 200 tonnes de lithium dans le cercle de Bougouni avant de préciser que l’exploitation de ce gisement permettra de créer 299 emplois permanents pendant 16 ans. Les participants de la rencontre qui prend fin jeudi, vont échanger sur les opportunités d’investissements et les solutions de financement dans le secteur des mines et du pétrole au Mali, 3ème producteur d’or en Afrique avec 13 mines en activité. KM (AMAP)                                                                 

Chimio prévention du paludisme saisonnier à Barouéli : Plus d’efforts requis pour améliorer les résultats

Barouéli, 12 novembre (AMAP) L’atelier de restitution des résultats de la campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), à Barouéli, tenu récemment, a appelé à plus d’efforts pour améliorer les performances de l’opération, a constaté l’AMAP. Le but visé par la rencontre est daméliorer la performance des équipes de santé lors des prochaines campagnes de la CPS dans le District sanitaire de Barouéli. Présidé par le sous préfet central, Ibrahima Ongoiba et organisé par le Centre de santé de référence (CSRéf) de Barouéli, sur financement de PSI-Mali, à travers Impact Malaria, l’atelier a vu la participation de tous les acteurs impliqués dans la prise en charge du paludisme, à savoir les maires, les services techniques, les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO), les directeurs techniques de centre de santé et la Société civile. Après quatre mois de mise en œuvre, il fallait  apprécier les efforts dans le cadre de la prévention du Paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois, non seulement de la part du partenaire, mais aussi des acteurs directs. Bien que la valeur cible (90% des enfants ayant reçu les médicaments, lors des quatre passages) ne soit pas atteinte, les résultats sont, nettement, meilleurs à ceux de la campagne précédente avec 88,66% contre 71%. En procédant à une analyse des quatre passages, on note une baisse progressive du taux de couverture du District sanitaire de Barouéli qui passe, progressivement, de 101,6% au premier passage, 101,45% au deuxième, 99,45% au troisième et 98,39% au quatrième passage. Cette baisse s’explique par la progression de l’hivernage, avec son corrolaire du nombre de cas de paludisme qui monte en flèche.Lesdifférents résultats traduisent des difficultés d’exécution des différents passagesde la campagne. Il s’agit de la réduction du nombre d’équipes, le paiement a posteriori des frais de carburants, la non prise en charge de réparation des motos utilisées et l’insuffisance de la communication inter personnelle. Cette dernière difficulté a fait l’objet d’échanges, car elle constitue la pierre angulaire de la réussite de la campagne. Elle permet la diffusion de la bonne information via les radios de proximité et les agents distributeurs des médicamentsde la campagne pour un changement de comportement. Malheureusement, les médicaments qui devaient contribuer à la réduction du taux d’enfants souffrant de paludisme et soulager, par là même, les dépenses des parents, ne bénéficient pas réellement de l’accompagnement des populationseu égard aux incompréhensions ou intoxications entretenues. JC/MD (AMAP)

Le commissaire à la sécurité alimentaire attend du cadre harmonisé un ciblage strict des populations dans le besoin

Bamako, 12 novembre (AMAP) Le commissaire à la sécurité alimentaire, Kassoum Denon, a demandé, lundi, à la première session du Cadre harmonisé d’analyse et d’identification des populations en insécurité alimentaire, au titre de la campagne agricole 2019-2020, un ciblage très strict des populations dans le besoin, a constaté l’AMAP. Intervenant lors des travaux, qui ont démarré, sous sa présidence, à l’Institut national en santé publique (INSP), en présence des représentants du Programme alimentaire mondial (PAM), Aliou Diongué, et du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), Hector Sedar Houssou, M. Denon a requis de « cibler, sans complaisance les populations les plus vulnérables et proposer les réponses les mieux appropriées ». Le cadre harmonisé est l’outil d’harmonisation des méthodologies d’analyse et d’identification des populations en insécurité alimentaire aiguë. Consensuel et fédérateur, il est réalisé et renseigné, principalement, à partir des informations issues des différentes enquêtes d’évaluation de la situation alimentaire et nutritionnelle réalisées à travers le pays. Selon le commissaire à la sécurité alimentaire, sa réalisation implique, entre autres, l’expertise classique de la situation alimentaire, l’analyse de l’économie des ménages, l’enquête nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Si les résultats de la campagne agro-sylvo-pastorale 2019-2020 sont les facteurs contributifs les plus déterminants pour l’évaluation de la situation alimentaire, les informations concernant celle-ci sont, plutôt, bonnes globalement. Selon Kassoum Denon, « elles font état d’une pluviométrie, globalement, suffisante pour les cultures, malgré un démarrage tardif par endroits (provoquant des inondations localisées à travers le pays), d’une crue normale favorable aux cultures de riz de submersion libre et contrôlée et la production halieutique ». Ces facteurs, Poursuit M. Denon, « ont impacté, favorablement, les perspectives de récoltes qui s’annoncent moyennes à bonnes » dans le pays. « Sur le plan pastoral, pour la deuxième année consécutive, la biomasse est abondante dans le pays, excepté le Sahel occidental de la Région de Kayes où un déficit important a été enregistré », a-t-il averti avant exprimer la reconnaissance du Mali à tous ses partenaires techniques et financiers. Pour Aliou Diongué, des efforts très importants ont été déployés par l’Etat et ses partenaires pour améliorer les systèmes d’information et les analyses, tout en renforçant les capacités des experts en sécurité alimentaire et nutritionnelle afin de garantir la fiabilité des résultats du cadre harmonisé. Les analyses, les plus récentes, ont montré une amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour cette campagne par rapport aux années précédentes, grâce à une bonne campagne agro-sylvo-pastorale. « Cependant, s’empresse-t-il de remarquer, la situation alimentaire et nutritionnelle reste toujours une préoccupation majeure au Mali, certaines régions et cercles étant plus touchées que d’autres ». Cela est du, selon lui, « à une mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies et l’insécurité qui touche les Régions du Nord et du Centre du pays ». KD/MD (AMAP)

Forum de Paris sur la Paix : Le président Kéïta plaide la mutualisation des efforts contre le terrorisme et la crise au Sahel

Kader MAIGA Envoyé spécial Paris, 12 novembre (AMAP) Le président français, Emmanuel Macron, a présidé, mardi, au Parc de la Villette, à Paris, la cérémonie d’ouverture de la 2èmeédition du Forum de Paris sur la Paix, en présence du chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta, qui a plaidé, devant un panel de haut niveau, pour une mutualisation des efforts des Etats et le fort soutien de la Communauté internationale contre le terrorisme, a constaté l’AMAP. Dans son discours d’ouverture, le président Macron, devant plusieurs de ses pairs ainsi que de nombreux représentants d’organisations internationales et de la société civile,  a abordé les questions relatives au terrorisme, aux conflits et aux égoïsmes nationaux avant de défendre le multilatéralisme dans la gouvernance mondiale. Dans un large tour d’horizon de la situation internationale actuelle, le président français a évoqué, également, la crise du système international, la crise politique et économique, les inégalités sociales, la crise démocratique, l’unilatéralisme, la problématique démographique avec les grandes migrations, l’hypocrisie, le nationalisme et l’hégémonie, qui sont, selon lui, de grands risques. « Il faut bâtir une coopération équilibrée, de nouvelles alliances entre Etats, entre les organisations, pour lutter contre les conflits terroristes, pour relever les défis du multilatéralisme contemporain, les défis et il faut des acteurs de constructions nouvelles. Il faut des solutions nouvelles pour relever les défis démographique et religieux et lutter contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité », a souligné Emmanuel Macron. Le président Français a, également, salué les initiatives des pays africains pour relever les défis de développement, avant de préciser que son pays va accompagner la capacité sécuritaire de l’Afrique et les questions de développement, en matière de santé et d’éducation, entre autres. Après la cérémonie d’ouverture, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a animé un panel de haut niveau sur le dialogue, la sécurité et le développement dans le grand Hall du Parc de la Villette, en compagnie des présidents Tchadien, Idriss Déby Itno et du Nigérien, Mahamadou Issoufou. La rencontre a enregistré la participation de plusieurs élus français, responsables d’entreprises, consultants internationaux dans plusieurs domaines, universitaires et plusieurs étudiants. Le chef de l’Etat malien a évoqué le terrorisme, son évolution, ses conséquences sur le Mali et des pays du Sahel où il a engagé une guerre asymétrique ayant entrainé plusieurs morts et d’importants dégâts matériels. Le président Keïta a, également, soutenu la mutualisation des efforts des Etats et le fort soutien de la Communauté internationale pour venir à bout du terrorisme dont les conséquences sont désastreuses pour les Etats et les communautés. Le chef de l’Etat a mis l’accent sur le taux de 20% du budget malien consacré aux forces de défense dont il a salué les efforts et qui sont engagées dans la défense de la nation et dans la lutte contre le terrorisme. Les présidents tchadien et nigérien ont, pour leur part, également, dénoncé la faible mobilisation de la communauté internationale au profit du G5 dans la lutte contre le terrorisme. Ils ont, enfin, noté que malgré leur sollicitation, ils ont constaté le refus de la communauté internationale pour le changement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) qui doit être offensif. « Nous sollicitons la solidarité internationale, sinon le terrorisme, qui constitue un cancer, va s’étendre du Sahel pour regagner le Sud et le reste du monde », a prévenu le président Issoufou, qui comme ses homologues tchadien et malien, a insisté sur la mutualisation des efforts dans la lutte contre terrorisme. Les trois Chefs d’Etat ont mis l’accent sur la pauvreté dont les terroristes se servent pour endoctriner les jeunes avec de l’argent facile avant de les engager dans l’extrémisme violent. A cet effet, ils ont avancé les actions de développement engagées dans leurs pays respectifs, en faveur de l’éducation, l’emploi et la santé, entre autres, pour soutenir les communautés. Les présidents Ibrahim Boubacar Keïta, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou ont été invités à un déjeuner de travail que le président Macron leur a offert mardi après midi à l’Elysée. KM/MD (AMAP)

Route de N’gana : Le début de la fin du calvaire

Bamako, 12 novembre (AMAP) Une partie de la piste, qui traverse la bourgade de N’gana et qui va de l’entrée au marché, a été refaite en latérite et inauguré, jeudi dernier, au cours d’une cérémonie présidée par le maire de Kalabancoro, Tiècoura Hamadoun Diarra, en présence de notabilités, d’élus et de nombreuses populations, a constaté l’AMAP. Ce tronçon, désormais carrossable, a été réalisé dans le cadre de la première tranche des travaux engagés par la mairie de la Commune rurale de Kalabancoro dont relève N’gana, Longue de 2,5 km, cette route en latérite, a couté environ 21 millions de Fcfa, hors taxe. « La mairie avait déjà acheté des engins lourds pour l’exécution des travaux de terrassement’, a révélé l’édile de Kalabancoro. « Ce qui a contribué à la réduction du coût des travaux », a précise l’officier d’état-civil. La construction de la route est intervenue à la demande de l’Association des jeunes Niètaa de N’gana (AJGG) dont Tiècoura Hamadoun Diarra a salué le courage et la persévérance. « C’était un vrai parcours du combattant pour les populations de cette localité », a-t-il reconnu. « C’est consciente de la souffrance des populations que la mairie a répondu à l’appel de la jeunesse de N’gana », a soutenu le maire, avant de promettre que tout sera fait pour commencer, dans les meilleurs, délais la deuxième tranche qui va du marché de N’gana au nouveau pont de la localité. Intervenant à son tour, le représentant de l’Association des jeunes, Mamadou Timota, a remercié l’édile pour avoir répondu à leur demande. M. Timota a réaffirmé l’engagement total de la jeunesse à soutenir et à accompagner toutes les actions et initiatives de développement au profit de la commune. En guise de reconnaissance, l’AJGG a remis un trophée « Ciwara » et une attestation de mérite au maire pour service rendu à la commune rurale de Kalabancoro. Pour sa part, le sous-préfet de Kalanbancoro, Daha Keïta, a félicité le maire pour ses actions citoyennes en faveur de la commune. M. Keïta a fait un plaidoyer pour le bitumage de cette route. Afin, selon lui, « d’épargner aux usagers la poussière rougeâtre qui enveloppe tout le trajet, surtout les matins et les soirs ». Comme projet, le maire Tiècoura Hamadoun Diarra a annoncé qu’il souhaite construire des salles de classe dans certaines écoles fondamentales, avant la fin de l’année. La construction de cette route est une souffrance de moins pour les populations de N’gana et des localités environnantes. C’était une véritable épreuve pour rallier ces localités, en passant  par Kalabancoura, en Commune V de Bamako. La piste qui traverse la bourgade de N’gana, située en plein cœur de la zone aéroportuaire, était sinueuse et très accidentée. En période d’hivernage, piétons, cyclistes, motocyclistes et automobilistes sont obligés de patauger dans les eaux de ruissellement et dans des marigots, sur plusieurs kilomètres, pour rejoindre leur domiciles ou leur lieux de travail. Un calvaire qui pourrait, désormais, faire partie du passé. La mairie de la Commune rurale de Kalabancoro dont relève N’gana, a initié, sur fonds propres, vers la fin de l’hivernage, de grands travaux sur cet axe routier,. FYK/MD (AMAP)

Assises : Et l’accusé de blanchiment de capitaux recouvre la liberté

Bamako, 12 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’assises ont poursuivi leurs audiences par un cas de blanchiment de capitaux dont l’accusé, Mahamadou Amadou dit Lalama Tandia, s’en est sorti, faute de preuves, après d’intenses débats, a constaté l’AMAP. Dans cette affaire dont l’infraction n’est pas très courante dans le rôle des assises en cours, les faits remontent au 5 janvier 2018, lorsque la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), transmettait un rapport au procureur du Pôle judiciaire, spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Le procureur a, à la suite, requis l’ouverture d’une information pour blanchiment de capitaux. La CENTIF a relevé, dans son rapport, que l’inculpé avait ouvert un compte bancaire, sous une fausse identité « ingénieur financier », alors qu’il était, en réalité, régisseur spécial.  Le compte enregistrait des versements très importants, en espèces, qui ne semblaient avoir aucune justification licite, à hauteur de 302.591.334 Fcfa, entre le 3 juin 2011 et le 4 décembre 2017. Dans le même laps de temps, il a effectué des retraits d’argent pour un montant de 252.369.901 Fcfa. Après avoir nié les faits lors de ses premiers interrogatoires, devant les incohérences de ses explications, il finissait par les reconnaître. Ainsi, lors de son second interrogatoire, il a déclaré ceci : « En réalité, c’est un système, délibérément mis en place par ma hiérarchie, pour profiter des fonds mis à la disposition de la régie, car en fin d’année budgétaire, nous partageons les fonds qui n’ont pas été utilisés, bien que nous restitutions une partie du détournement de deniers publics ». Tous les témoins entendus ont trouvé « inadmissibles » les agissements de l’inculpé qui versait les fonds publics dans un compte bancaire personnel. Ce qui prouve, selon l’accusation, qu’il s’agissait bien d’une entreprise de détournement de derniers publics. Ainsi, les montants étaient, d’abord, placés dans un compte bancaire, en attendant que de fausses pièces justificatives soient produites. Ils étaient, ensuite, retirés et réinjectés dans un circuit économique normal. Pour ne pas éveiller les soupçons, l’inculpé se faisait passer pour un ingénieur financier, alors que cette profession n’existe pas dans la Fonction publique. Dans ses explications, il a tenté de mouiller ses supérieurs hiérarchiques qui, entendus tous comme témoins, ont démontré qu’ils ignoraient, totalement, tout des agissements du régisseur. A la suite, une information judiciaire ouverte sur les faits établis et reconnus par l’inculpé l’a renvoyé devant la Cour d’assises pour être jugé. Face à la Cour, l’accusé a plaidé non coupable. Il a expliqué que, depuis sa nomination, en décembre 2012, jusqu’à son arrestation, les sommes mises à sa disposition ont été justifiées. Et d’ajouter : « Mon seul tort a été que j’utilisais mon compte personnel (compte d’épargne) pour faire certains retraits ». A l’entendre parler, le témoin principal était l’agent comptable, pour la simple raison qu’il était signataire des chèques. Aux termes des procédures requises en la matière, l’inculpé a été reconnu non coupable des faits. Il a été tout simplement acquitté des charges retenues contre lui. Se référant à l’accusation, les faits sentaient la participation de nombreuse personnes dans le coup tordu, saut que Mahamadou Amadou dit Lalama Tandia a été le seul contre qui la charge a été retenue. Certains de ses complices dans la chaîne, reconnus ou non identifiés durant la procédure, n’ont pas comparu. Il a été, donc, le seul à se présenter à la barre. TC/MD (AMAP)

Kayes : L’Église protestante organise des consultations médicales gratuites

Kayes, 12 novembre (AMAP) Des consultations médicales gratuites  et le don de médicaments, organisées par l’Église protestante « Réveil » de Kayes N’Di, à l’intention des populations de la commune urbaine de Kayes, de la Commune rurale de Khouloum et de la maison carcérale, ont débuté lundi, a constaté l’AMAP. L’Eglise pour cette énième intervention, a fait venir des médecins et agents de santé de l’Amérique Centrale pour ces consultations médicales gratuites, offertes par le Dr. Gonzalo Del Castillo de Kendall Hospital (Miami-USA) et de ses assistants. Les maladies constatées majoritairement concernent le paludisme, la fièvre, les maux de tête, les toux et le rhumatisme qui sont fréquents en cette période dans la cité des rails où une grande affluence des populations a été remarquée pour ces consultations à l’Hôpital Régional. Les populations ont apprécié l’action de l’Eglise. « Nous saluons la présence de ces docteurs étrangers. Je souhaite que cette action soit pérenne »  a souligné Bagayoko Daouda, un ressortissant de la Côte d’Ivoire. « La santé fait partie du travail de l’Eglise. C’est une mission humanitaire. Nous avons fait venir 6 équipes de l’Amérique Centrale (Nicaragua, Bolivie), des Etats-Unis d’Amérique et de la France. Ces agents travaillent ici en fonction de leurs capacités et moyens) », a indiqué le pasteur José Kamaté. BMS/KM (AMAP)

Verdict sans appel aux Assises : La peine de mort pour un militaire accusé de tentative d’assassinat

Bamako, 12 novembre (AMAP)  La Cour d’Assises, dont les audiences continuent depuis le 28 octobre 2019, a reconnu coupable Adama Camara, sans bénéfice de circonstances atténuantes, l’a condamné à la peine de mort et à payer à sa victime, Ibrahima Koné, 40 millions de Fcfa de dommages et intérêts, a constaté l’AMAP. L’accusé a comparu pour, à la suite d’une banale dispute, avoir tiré, à bout portant, sur son compagnon d’arme, le blessant grièvement à la cuisse et en d’autres endroits du corps. Ibrahima Koné et Adama Camara sont tous deux militaires de la Garde nationale. Le premier était en service à la Compagnie de commandement et de service (CCS), alors que le second servait au 2è Escadron du Groupement de maintien d’ordre (GMO), basés tous les deux à Bamako. En 2014, dans le cadre de la sécurisation du territoire national, ils furent désignés dans une mission dirigée par le commandant Klita Ag Mohamed pour un séjour de trois ans au poste de sécurité de N’Tillit, dans la Région de Gao. Au cours de leur séjour, ils s’adonnèrent, tous les deux, à l’élevage de moutons. Adama Camara avait les siens au poste, à la différence des autres, qui gardaient leurs troupeaux auprès de villageois voisins du poste. Ils auraient cohabité ainsi jusqu’à ce jour fatidique où une dispute les opposa. C’était le samedi 27 août 2016, les moutons d’Adama mangèrent les restes de repas de la troupe qu’Ibrahima avait l’habitude de conserver et de réchauffer pour le dîner. Constatant cette situation, Ibrahima fit des reproches à Adama et l’invita à mieux maîtriser ses animaux qui faisaient trop de dégâts. Furieux, ce dernier lui a fait comprendre que la Prime générale d’alimentation (PGA) n’était pour personne, avant de commencer à l’injurier grossièrement. Le garde, Salif Monzon, qui assistait à la scène, est intervenu pour les calmer. Mais, en vain, il a fallu l’intervention du chef de poste adjoint, Fodé Keïta, pour ramener Adama dans sa chambre et lui retirer son arme dont il voulait se servir contre son compagnon. L’histoire aurait pu s’arrêter là, si Adama n’était pas du genre rancunier. Malheureusement, quelques instants après, contre toute attente, Adama ressortit de sa chambre avec son pistolet mitrailleur (PM) et se dirigea vers Ibrahima Koné, en proférant des injures grossières, alors que ce dernier était en communication téléphonique avec sa mère. Sans autre forme de procès, Adama pointa le canon de son arme sur la cuisse d’Ibrahima et tira à bout portant, blessant ce dernier qui s’écroula couvert de sang. Il tirera, également, d’autres coups de feu en rafale qui atteignirent le bassin et les aisselles de con compagnon d’armes. Heureusement pour Ibrahima, le prompt secours de ses autres camarades de corps et sa ténacité contre son assaillant pour diriger le canon de l’arme vers le haut, lui sauvèrent la vie. Il s’en est sorti mais, gravement touché à divers endroits du corps. A la suite du procès-verbal d’enquête préliminaire établi par le service d’investigation judiciaire de la gendarmerie nationale, le nommé Adama Camara a été inculpé des faits de tentative d’assassinat et de coups et blessures aggravées, avant de se retrouver devant les juges de la Cour d’assises pour être jugé conformément à la loi. A l’audience, c’était l’étonnement dans l’assistance de voir, à la barre, un militaire qui, en plus, avait tenté d’assassiner son compagnon d’arme à la suite d’une dispute dont la cause était des moutons ! Face à la Cour, l’accusé Adama a reconnu les faits. Mais, il a nié toute intention de tuer sa victime, attribuant le déclenchement des coups de feu « à un accident » dans la confusion des tiraillements entre lui et son protagoniste. Et d’ajouter que le système de sécurité n’étant pas activé, des coups de feu en rafale seraient partis qui ont atteint Ibrahima à la cuisse. L’accusé se défendit en soutenant qu’il était sous le coup de la colère. La victime, Ibrahima, sur sa béquille, a relaté, devant la Cour, les faits comme ils ressortaient de l’arrêt de renvoi. Il fut soutenu, dans sa version, par le ministère public qui a requis de maintenir Adama dans les liens de l’accusation Le verdict a été sans appel : la peine capitale TC/MD (AMAP)

Education et finances : L’Université virtuelle du Mali et la monnaie numérique ‘xaalisi’ lancées

Bamako, 12 novembre (AMAP) L’Université virtuelle du Mali (UVM), au profit des étudiants maliens et africains, et la première crypto monnaie du Mali, ‘Xaalisi’, ont été officiellement lancées jeudi dernier, à Bamako, par le Groupe Famib, évoluant dans le numérique et qui élargit, ainsi, son champ d’action à la transmission et l’apprentissage virtuels du savoir, a constaté l’AMAP. Cette université virtuelle «à caractère social» ambitionne d’offrir aux jeunes, femmes et aux personnes à mobilité réduite, l’opportunité de se former à un rythme adapté. Le but étant de leur permettre d’obtenir des diplômes et certificats reconnus à l’échelle internationale dans les métiers de l’ingénierie, du commerce, avec une forte composante entrepreneuriale. Le concept du projet élaboré à cet effet, selon le directeur général du Groupe Famib, Amadou Diawara,fait le pari de permettre, via le numérique, à ceux qui n’ont ni les moyens physiques, ni financiers, de poursuivre, à moindre coût, un cursus universitaire dans de bonnes conditions où qu’ils se trouvent au Mali et en Afrique. « Pour ce faire, il est mis en place une plateforme de formation adaptée au contexte malien », a précisé M. Diawara. Cette plateforme s’appuiera sur des ressources numériques mises à disposition, en grande partie, par des partenaires tels que le Groupe INSA de Toulouse, en France, HEC, les Universités numériques thématiques ainsi que les Universités virtuelles existantes en Afrique. « L’objectif est, selon lui, de proposer aux étudiants des formations diplômantes qui vont élargir la possibilité, pour eux, de poursuivre leur cursus à l’international, grâce au réseau de nos partenaires. » Il suffira, juste, aux étudiants de l’UVM-, de disposer d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur et d’une connexion Internet. L’UVM dispose aussi d’une bibliothèque numérique accessible aux étudiants de toutes les Facultés et écoles du Mali. « Ces ressources éducatives sont mises à notre disposition par nos partenaires que nous ne cesserons de remercier pour leur bienveillance et leur implication dans le partage du savoir », a dit  Amadou Diawara. Quant à la crypto-monnaie du Mali, ‘Xaalisi’, elle est un système de paiement via un porte-monnaie électronique. Le support, en la matière, peut être une carte, un téléphone mobile ou tout autre moyen de paiement utilisant des instruments modernes, selon une note remise à la presse. « L’objectif est de faciliter les échanges et contribuer à l’atteinte de l’inclusion financière, en ville comme en milieu rural », a souligné le directeur général du Groupe Famib. Cependant, il reste à accomplir certaines formalités. «Nous attendons d’aborder les volets de conformités administratives avec les Banques, les autorités en charge de la régulation des secteurs bancaires ouest-africaines et de la télécommunication », a expliqué Amadou Diawara. Au cours de la soirée, les différents représentants des universités virtuelles (du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la Tunisie) ont partagé leur expérience. Selon sa représentante, l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), est une Université publique à caractère numérique. « Elle repose sur un modèle pédagogique innovent basé sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) », a précisé Mme N’Deye Massata N’Diaye. «Après 6 ans d’existence, nous sommes aujourd’hui à 29.340 étudiants, 40 cours de licence et de masters, 1.500 cours digitalisés, 250 tuteurs et une cinquantaine d’accords de partenariat, dont celui avec l’Université virtuelle de la Côte d’Ivoire, l’Université virtuelle africaine, Orange Sénégal», a-t-elle expliqué. L’un des temps forts de cette soirée a été la signature de partenariats entre les Universités virtuelles du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire et du Mali. Le directeur général du Groupe Famib, avait, aussi, à ses côtés des représentants de plusieurs ministères. AG/MD (AMAP)