Familles déplacées à Bamako : De quoi demain sera fait ?

Reportage de Maïmouna SOW Bamako, 18 novembre (AMAP) Un formidable élan de solidarité s’était manifesté en faveur de ces personnes démunies. Mais il n’a pas tenu la distance et la précarité est de retour dans les sites d’accueil. « Non, pas par-là», « Par ici, votre moto peut passer, mais continuez à rouler en première », « Faites plutôt le grand détour, cela vaut mieux ». Conseils, instructions, mises en garde contradictoires fusent de toutes parts alors que nous tentons, désespérément, de trouver un chemin praticable pour accéder au camp de déplacés, situé derrière le marché des moutons (Garbal) de Faladié. L’exercice consiste à affronter un environnement qui vous incite à rebrousser chemin. Il faut éviter les flaques d’eau saumâtre, longer les ornières remplies d’une boue gluante, ignorer la puanteur qui imprègne les lieux et se protéger des myriades de mouches. Au bout d’un moment, nous nous résignons à l’inévitable. Qu’importe les précautions que nous prenons, nous mettons le pied là où il ne faut pas. Comment des êtres humains peuvent-ils s’accommoder d’un cadre de vie si incommode ? Lorsque nous posons la question à Sata Djibo, une dame qui a fui Koro avec toute sa famille, notre interlocutrice soupire longuement. Chaque jour, elle et les siens affrontent la faim, la soif, le manque d’espace pour dormir. « Aujourd’hui, indique-t-elle, je n’ai rien mis sur le feu. Par chance, une dame est venue nous apporter à manger. Sinon il y a des jours où nous devons nous contenter d’un seul repas. Et quel repas ! Cette situation est surtout pénible pour les enfants ». Comme pour confirmer ses dires, le bébé que Sata allaite se met à pleurer. De toute évidence, le peu qu’il a pu tirer du sein de sa mère ne lui a pas suffi. En outre, il tremble de froid dans le vieux t-shirt qui l’enveloppe. Assise à côté de lui, sa petite sœur, de quatre ans environs, essaie de le calmer, en lui caressant la tête et en lui murmurant des mots de consolation. Elle aussi, tout comme le bébé et la mère, est pauvrement habillée et doit être transpercée par le vent frais qui balaie la zone, en ce début du mois de septembre. L’orage avorté a laissé derrière lui une température exceptionnellement basse. EAUX STAGNANTES – Sata nous indique qu’ils sont huit à partager la modeste hutte devant laquelle elle est assise : son mari, leurs quatre jeunes enfants, leur fils aîné, l’épouse de ce dernier et elle-même. Une voisine, accompagnée de sa belle-fille, visiblement, enceinte, se joint à notre conversation pour raconter ses malheurs et, aussi, pour profiter de la chaleur que dégage un fourneau à moitié rempli de braises. La nouvelle venue nous indique du doigt son abris, non loin de là. Elle explique que la porte de sa « chambre » fait face à un enclos de vaches. Outre les nuisances causées par la proximité du troupeau, elle, son époux et leurs cinq enfants endurent les mêmes désagréments que la famille de Sata. C’est-à-dire les moustiques, les eaux stagnantes et les odeurs pestilentielles. « Lorsqu’il pleut, ajoute la dame, notre situation empire. Notre toit est percé et pour éviter de nous retrouver entièrement mouillés, nous passons la nuit debout », témoigne-t-elle. Pourtant, ces déplacés ne se satisfont guère de cette situation qui les oblige à dépendre de la solidarité. « Le plus dur pour moi, nous confie Sata, c’est de rester là à ne rien faire alors que j’ai des enfants à charge. Pourtant je suis valide et je suis habituée à travailler. Si je pouvais avoir un crédit de 2000 Fcfa, je pourrais me lancer dans une activité. Mais où trouver cet argent ? » Le même refus de renoncer, nous le percevons chez Awa et Djénéba, deux jeunes filles qui, dans leurs t-shirts, frissonnent sous la morsure du vent frais. Elles entretiennent, laborieusement, un feu avec les débris de branches ramassés çà et là. Sur le foyer improvisé est posée une vieille boîte de lait en poudre, grand modèle, qui sert de marmite. Le tandem, qui nous accueille cordialement, préfère éviter tout commentaire sur la situation du camp et nous renvoie à l’imam Ali Guindo que les filles désignent comme leur « représentant ». Il est vrai que ce dernier a toute légitimité pour remplir cette fonction. Installé à Faladié, depuis de nombreuses années, il essaie, tant bien que mal, d’organiser l’accueil des déplacés, depuis le début de la crise dans la Région de Mopti. Handicapé par le poids de l’âge, il a délégué à Amidou Djibo le soin de gérer la plupart des problèmes quotidiens. Lorsqu’on interroge ce dernier sur ses principales préoccupations, sa réponse est lapidaire : le camp manque de tout. Pas d’eau, pas d’électricité, pas de latrines, pas d’écoles. Mais pour Djibo, la priorité ce sont les problèmes d’eau et de nourriture. « Nos réserves en céréales sont épuisées et un bidon d’eau coûte 100 Fcfa. Il est, donc, hors de portée pour qui doit se contenter d’un repas par jour. Les vendeurs nous disent que l’accès est difficile et il faut bien qu’ils aient une compensation pour leurs efforts », détaille-t-il. FLUX ININTERROMPU– Djibo nous apprend que la situation des déplacés est moins pénible dans d’autres camps comme à Yirimadio, Sabalibougou, Ouelessébougou ou Sénou, par exemple. C’est pourquoi on y dirige les nouveaux arrivants. « Mais, souligne-t-il, la situation va évoluer dans le mauvais sens. Car chaque mardi, c’est un flot de nouveaux déplacés qui arrive en provenance, généralement, de Bankass, Koro, Bandiagara et Douentza ». Le vieux Ali Guindo s’inquiète de ce flux ininterrompu, car celui-ci est le baromètre d’une situation sécuritaire qui ne s’améliore pas. « Je préfère, toutefois, que les gens quittent les lieux en attendant que les choses se stabilisent », admet-il. Cette année, j’étais à La Mecque et le jour d’Arafat, on m’a annoncé la mort de mon fils par balle. Alors que ce jeune homme se préparait à se marier ». Quid de la solidarité dont bénéficiaient les déplacés, il y a quelques mois ? Elle ne s’est pas estompée, mais l’élan initial a perdu de son ampleur. Fort heureusement, il reste toujours des

Le Programme de développement sanitaire et social (2019-2023) de Diéma restitué aux acteurs

Diéma, 18 novembre (AMAP) Un atelier de restitution du Programme de développement sanitaire et social (PDSS) 2019-2023, et de validation de  la carte sanitaire révisée du District sanitaire, tenu mercredi dernier, à la  préfecture de Diéma, ont recommandé de respecter les normes de création des structures de santé, de superviser les centres de santé secondaires pour s’assurer de la qualité et de l’efficacité des soins offerts, a constaté l’AMAP. Au terme de leurs travaux, ils ont, également, ajoute qu’il faut créer une  aire de santé à Ballabougou dans l’aire de santé de Dioumara et sensibiliser les populations pour une adhésion effective à la nouvelle carte sanitaire. Devant plusieurs acteurs, à la cérémonie d’ouverture, le 1er adjoint au préfet Kabaou Dolo,  a souligné « l’impérieuse nécessité de la tenue de cet atelier de restitution, combien important à (ses) yeux », et qui permettra de  mieux édifier les acteurs concernés sur les grandes orientations du PDSS de la santé, du développement social, de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille dans le Cercle de Diéma. Compte tenu de la richesse et de la pertinence des thématiques évoquées, le 1er adjoint au préfet a invité les participants à suivre avec intérêt  les travaux, pour  garantir  au District sanitaire de Diéma, une couverture sanitaire et social plus adéquate. Cette carte sanitaire révisée prend en compte la création de neuf nouvelles aires de santé dans le District sanitaire de Diéma, à savoir Sagabara-Moriba, Kana, Koundougoula, Tassara,  Sobougou, Fadou, Kaniara, Bahamabougou et Sebabougou. Ce PDSS de la santé, du développement social, de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, prévoit dans les cinq années à venir, la réalisation de plusieurs activités pour l’amélioration des conditions de vie des populations du Cercle de Diéma. Ont pris part à cet atelier, le président du Conseil de cercle, les sous-préfets, les maires, les directeurs techniques des centres (DTC),  les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO), les représentants des ONG et partenaires au développement, la Coordination des association et organisations féminines (CAFO), le Comité des femmes utilisatrices des services de santé (CFU),  les medias et le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE). OB/MD (AMAP)

Diéma : Discussion sur les Groupes de soutien aux activités de nutrition

Diéma, 18 novembre (AMAP) Une rencontre de coordination et de concertation des activités communautaires des Groupes de soutien aux activités de nutrition (GSAN), s’est tenue, jeudi, dans la salle de conférence de la préfecture de Diéma, sous la présidence du préfet Abou Diarra, représenté par son 1er adjoint Kabaou Dolo. Initiée par le Centre de santé de référence (CSRef), avec la contribution de l’UNICEF, cette rencontre avait pour but de  renforcer le suivi des activités communautaires, à travers des rencontres périodiques, afin de contribuer à l’amélioration des indicateurs clés nutrition/santé. Les travaux ont fait le point sur les activités des GSAN par aire de santé, en termes de démonstrations culinaires, de visites à domicile, de dépistage, d’orientation et de prise en charge. Les insuffisances et les difficultés rencontrées par les GSAN dans la mise en œuvre de leurs activités ont été identifiées. A la lumière des échanges, des recommandations ont été faites pour assurer le financement continu de la supervision des GSAN, doter les  GSAN en matériels et supports de gestion, renforcer la compétence des GSAN dans le remplissage des supports lors des supervisions, assurer le suivi mensuel des GSAN, assurer la transmission régulière au niveau du CSRef des rapports mensuels, dynamiser les GSAN non fonctionnels et renforcer la recherche active des cas d’abandon de malnutrition. A la clôture des travaux, le 1er adjoint au préfet, Kabaou Dolo, a invité les maires à soutenir les GSAN qui font, désormais, partie de leurs instruments de travail pour combattre. jusque dans son dernier retranchement, la malnutrition  dans le Cercle de Diéma. Il a demandé, surtout, de faire le suivi correct des recommandations issues de cette rencontre dont dépend, selon lui, la survie des GSAN dans le Cercle de Diéma. OB/MD (AMAP)   

Abdoulaye Maïga jugé non coupable d’appartenance à un groupe de combat en relation avec une entreprise terroriste

Bamako, 18 novembre (AMAP) Faute de preuve de sa culpabilité pour appartenance « à un groupe de combat, en relation avec une entreprise terroriste », les jurés de la Cour d’assises de Bamako ont déclaré, lundi, Abdoulaye Maïga non coupable, a appris l’AMAP. Cependant, il a été condamné à deux ans d’emprisonnement et au paiement de 2 millions de francs CFA d’amendes, pour tentative de destruction d’un ouvrage d’utilité publique. La Cour lui a accordé les circonstances atténuantes par la même occasion. Cette affaire jugée devant la 2ème chambre des Assises de Bamako, remonte à janvier 2018 quand les gendarmes, en opération dans la zone de Kourma (région de Ségou), ont appréhendé Abdoulaye Maïga, près de l’antenne téléphonique de la localité. Il a été pris en possession de numéros de téléphone sur des bouts de papiers. M. Maïga n’avait sur lui aucune pièce d’identité, au moment de son arrestation. Il a été accusé, non seulement, d’appartenir à un groupe de combat en relation avec une entreprise terroriste, mais aussi, de tentative de destruction d’un ouvrage d’utilité publique. Selon le dossier d’accusation, les personnes citées pour être son tuteur dans le village ont nié toute relation avec Abdoulaye Maïga, avant de reconnaitre qu’il était seulement fréquent dans la mosquée, pendant les heures de prières. Maïga explique qu’il était parti prendre sa batterie à la charge au niveau  de l’antenne téléphonique. Son avocat a soutenu cette thèse, en soulignant que presque tous les habitants de la localité chargent leur batterie là. Il a, aussi, relevé qu’on ne doit pas condamner quelqu’un parce qu’il a été pris avec des numéros de téléphone sur des  bouts  de papiers. La défense a plaidé que « la famille de M. Maïga, marié et père de cinq enfants, a besoin de lui ». OD/MD (AMAP)

Le Président sénégalais invite Moscou et Pékin pour un « mandat robuste’’ de l’ONU au Mali et au Sahel

Avec l’Agence de presse sénégalaise (APS) Bamako, 18 novembre (AMAP) Le Président sénégalais, Macky Sall, a invité, lundi, à Diamniadio, près de Dakar, la Russie et la Chine à accepter, comme les autres membres du Conseil de sécurité, un ‘’ mandat robuste’’ de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Mali et au Sahel, confrontés à la menace terroriste. Cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS), le chef de Etat sénégalais, a déclaré : « Il faut un mandat robuste de l’ONU au Mali. Il faut que la France soit d’accord, il parait qu’au niveau des Etats-Unis les choses ont bien évolué ; le Royaume Unie est d’accord. Il faut que la Russie et la Chine acceptent sur le Sahel de donner un mandat robuste ou un mandat unique sur tout ce qui se passe dans le Sahel ». Le Chef de l’Etat s’exprimait à l’ouverture de la 6e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, au Centre de conférence international Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), en présence de son homologue mauritanien, Mouhamed Ould Cheikh El Ghazouani, et du Premier ministre français, Edouard Philippe. M. Sall a plaidé pour ‘’des équipements et des engagements en faveur du Mali et du Sahel et la réforme du système de maintien de la paix dans les zones confrontées au terrorisme. ‘’Autrement, c’est une mission à payer des indemnités. C’est bien, c’est réconfortant, mais, on perd de l’argent et la situation s’aggrave sur le terrain. Il faut une réforme du système de maintien de la paix dans les zones où le terrorisme sévit’’, a-t-il plaidé. Macky Sall a déploré le fait que malgré la présence de plus de 14.000 soldats étrangers au Mali, l’agression terroriste continue de s’intensifier. ‘’Pire, le terrorisme étend son spectre ravageur à d’autres pays, charriant au quotidien des morts, des blessés, des réfugiés et personnes déplacées. Les attaques sont devenues plus fréquentes, plus meurtrières et plus audacieuses, puisque les terroristes s’en prennent de plus en plus aux forces de défense et de sécurité, jusque dans les casernes’’, s’est-il alarmé. Il a réitéré son ‘’ferme attachement à l’unité et à l’intégrité nationale du Mali’’, ajoutant que pour ‘’le Sénégal, le Mali est un et indivisible’’. ‘’Il faut que l’autorité de l’Etat soit restaurée dans l’ensemble du territoire’’, a lancé le président Sall qui estime que ‘’ combattre ensemble le terrorisme au Sahel est un impératif de sécurité collective’’. Le Mali est confronté depuis 2012 à la présence sur sa partie nord de groupes djihadistes. Malgré l’intervention de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies au Mali (MINUSMA) et des troupes françaises, la menace s’est étendue au Burkina et dans une moindre mesure au Niger. Les armées de ces différents pays subissent souvent les attaques de ces groupes armés qui cherchent à gagner du terrain. MD (AMAP)

Quinté+ du mardi 19 novembre 2019 à chantilly, 3eme course. Prix du Paddock

16-partants- Handicap divisé – première épreuve – Réf: +19,5 – 55.000 € – 1.600 mètres – Piste en sable fibré – Corde à droite – Terrain (PSF) – Lice 0 mètre Pour poulains entiers, hongres et pouliches de 3 ans. Cheval annoncé 8-INATTENDU Il avait réussi à enlever le premier Quinté qu’il a disputé en début de saison sur ce parcours justement des 1600m en sable de Chantilly. Cela lui avait valu 4 kg de surcharge qu’il a eu depuis du mal à digérer. Il a perdu 3 livres depuis et cela peut suffire pour en espérer un rachat surtout avec la monte de PC. Boudot Liste des partants 1-MAKFRA Il a débuté tardivement en juin seulement de cette année mais il ne cesse de monter de catégorie avec bonheur et bien qu’il se retrouve chargé dans ce Quinté, il vient de prouver qu’il restait compétitif à son poids dans cette catégorie. Il va certes découvrir le sable mais on s’en méfiera. 2-MONI Issu des réclamers, on l’a surtout vu pour l’instant évoluer sur des distances plus courtes. Le fait d’avoir participer à une Listed à Saint-Cloud en octobre lui vaut de devoir porter beaucoup de poids désormais en handicap. Il paraît vraiment trop mal placé pour son premier Quinté. 3-THE CHOSEN ONE Il commence à être un habitué de cette catégorie Quinté puisqu’il vient d’en courir 5 de suite. Son expérience à ce niveau va servir ses intérêts mais il dispose de moins de marge désormais au poids après avoir été pénalisé de 7 livres pour son succès sur le gazon de Deauville cet été. 4-J’AURAIS DU Il a réussi à se placer 2 fois cette saison à ce niveau Quinté en 7 tentatives. C’est un adepte des bons terrains qui reste régulier et performant sur le sable. Il s’est d’ailleurs imposé la dernière fois qu’il y a couru cet été à Deauville et son poids s’en ressent avec 3 kg de plus. 5-HARMLESS Après avoir débuté sa carrière en fanfare en restant invaincu en 3 sorties la saison dernière à 2 ans, c’est nettement moins bien cette année puisqu’il évolue désormais à réclamer. Le fait d’avoir couru Listed lui a valu de devoir porter beaucoup de poids en handicap. Doit rassurer. 6-BRAZING Il avait remporté le premier handicap qu’il avait disputé cet été à Deauville sur les 1300m en sable et cela lui avait valu une pénalité de 5 livres. Il vient de prouver à Longchamp qu’il pouvait tenir les 1600m et il revient sur le sable avec de légitimes ambitions sur sa régularité. 7-MAN ON THE MOON GER Il avait débuté sa carrière par 2 succès consécutifs la saison dernière en Allemagne mais il n’a plus réussi à gagner depuis en étant même largement dominé depuis ses débuts sur notre sol. Il n’a couru qu’une seule fois sur le sable et c’était à Pornichet. Paraît barré dans ce lot. 8-INATTENDU Il avait réussi à enlever le premier Quinté qu’il a disputé en début de saison sur ce parcours justement des 1600m en sable de Chantilly. Cela lui avait valu 4 kg de surcharge qu’il a eu depuis du mal à digérer. Il a perdu 3 livres depuis et cela peut suffire pour en espérer un rachat. 9-DAX OTEA Après avoir enlevé 2 handicaps seconde épreuve sur le sable de Deauville l’hiver dernier et sur le gazon de Chantilly en octobre, elle a vu son poids remonté de 9 livres. Cela l’oblige à s’aligner désormais en première épreuve où sa marge bien entendu se réduit. Elle doit faire ses preuves. 10-SILBERPFEIL IRE Elle vient de se distinguer par 2 fois chez elle à Marseille-Borély. Elle confirme ainsi la grande forme de son écurie et si J. Reynier décide de faire ce long déplacement cantilien avec elle, ce n’est certainement pas sans raisons, ni ambitions. Mieux vaut composer avec dans ce Quinté. 11-DREAM LIFE Cela se passe plutôt mal pour l’instant à ce niveau Quinté puisqu’elle reste sur 2 échecs en autant de tentatives à ce niveau. Elle n’a pas encore réussi à se révéler sur ces 1600m, elle qui est surtout une spécialiste des 1200m ligne droite. Elle découvre le sable et a besoin de rassurer. 12-YSSINGEAUX Il n’a pas convaincu pour l’instant dans ces gros handicaps où il reste sur 2 contre-performances. Le handicapeur le lâche quelque peu au poids mais il lui reste à démontrer qu’il a le niveau d’une première épreuve. Il revient sur le sable et sur 1600m mais il devra se surpasser. 13-MILLE SABORDS IRE Ce fils de Le Havre avait donné quelques espoirs à ce niveau Quinté au printemps en accrochant deux 4ème places dont une sur ce parcours dès sa première tentative dans cette catégorie. Le fait de retrouver le sable va servir ses intérêts et il est donc temps de lui refaire confiance. 14-SOHO VICKY IRE Le fait d’avoir gagné 2 handicaps depuis cet été sur les gazons de Deauville et de Lyon-Parilly lui a valu une surcharge de 13 livres et l’oblige ainsi à s’attaquer aux premières épreuves support de Quinté. Elle a sa forme pour elle mais n’a pas encore vraiment convaincue sur le sable. 15-EL CALIENTE Second atout de HA. Pantall dans ce tournoi, lui aussi s’est vu obligé de remonter de catégorie après 2 succès en seconde épreuve. Il n’a pourtant pu faire mieux que 11ème pour son premier Quinté sur les 1600m gazon de Chantilly et retente sa chance sur le sable cette fois où il débute. 16-GLAD MEMORY GER Elle dépend d’une écurie redoutable et porte une casaque classique mais elle n’a pas encore réussi à montrer grand-chose pour l’instant. Elle vient d’ouvrir son palmarès mais à Morlaix dans un tout petit lot. Plus revue depuis le 3 août, elle semble s’attaquer à trop forte partie ici. Le temple du plat Français accueille ce mardi le prix  du Paddock  qui sera disputé par 16 concurrents de belle facture sur le parcours rapide de 1600 m de la piste en sable fibre de chantilly. Une course

Photos des archives AMAP

Le 8 juin 2002, poignée de mains entre le président sortant Alpha Oumar Konaré et l’entrant Amadou Toumani Touré  

Economie : 5ème revue annuelle des reformes, politiques, projets et programmes de l’UEMOA

Bamako, 18 novembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de  la 5ème revue annuelle des reformes, politiques, projets et programmes de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) sera présidée mardi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a appris l’AMAP de source proche de l’institution. Les experts de l’institution vont échanger sur les reformes, les politiques, les projets et les programmes de l’Union dans un contexte de mondialisation avant de définir des approches et des stratégies permettant de les consolider. KM (AMAP)

Diéma : Le hanneton ? Connais pas…

Reportage de Ouka Ba Diéma, 18 novembre (AMAP) Le hanneton ! Je ne connais pas. Telle pourrait être la réponsedes enfants d’aujourd’hui, dans les villes comme dans les campagnes du Mali. Le hanneton est un insecte aux couleurs parfois variées, avec des antennes courtes frangées à leur extrémité. La larve du hanneton est différente  de l’adulte et ne mange pas la même chose. Lorsqu’il est sous forme de larve, il s’attaque aux racines des plantes. Au stade adulte, il se nourrit de jeunes feuilles et de  bourgeons.  Le cycle de vie du hanneton à l’état larvaire se prolonge pendant trois ans. C’est au cours des périodes hivernales et deux mues successives que la femelle s’enfonce dans le sol pour pondre des œufs. Une fois devenu adulte, le hanneton a une durée de vie qui ne dépasse guère un mois. Depuis une vingtaine d’années, cet insecte, si  convoité par les enfants d’une autre époque, est tombé dans les oubliettes. Aucun enfant ne lui accorde encore de l’importance, à supposer qu’il sache de quoi il s’agit. Or à l’époque, les enfants les attrapaient, quotidiennement, au vol, sur les plantes, les arbres, partout où ils étaient reclus. Ces petits êtres volatiles constituaient pour les garnements de véritables trésors. Certains petits malins en tiraient profit, financièrement parlant. Ils partaient chercher  les hannetons les plus beaux, les plus merveilleux, de part leurs couleurs et leur gabarit. Ils les vendaient à leurs petits camarades. Ce qu’a fait Solo qui en a tiré des bénéfices appréciables… Il pratiquait une sorte d’embouche avec sa colonie de hannetons. Il mettait un peu de coton dans des boîtes d’allumette vides,  plaçait dans chacune, une femelle, refermait et, au bout de deux jours, elles pondaient des œufs. Solo vendait les hannetons  avec leurs œufs, et ne manquait jamais de casse-croutes pour l’école. D’autres préféraient  griller leurs moissons et les croquer, simultanément, comme des noix de kola. Devant ce récit, les enfants d’aujourd’hui feraient, certainement, un beurk !!! de dégoût. Madoua, rentré du Maouloud, en était friand. Aujourd’hui, il n’ose plus porter à la bouche  la chair du hanneton. Il explique que lui, Madoua, pouvait bouffer par jour une dizaine de hannetons grillés, trempés dans d’huile. « L’enfance est une maladie ! », s’exclame-t-il, en faisant un mouvement, de gauche à droite, de la tête. Le hanneton était utilisé également comme cerf-volant. On attachait un fil solide à une de ses pattes et on le laissait voler comme un hélicoptère. « Le spectacle était  passionnant », déclare ce sexagénaire, quelque peu nostalgique. Kantara, ce natif de Béma, se souvient du conseil que lui a prodigué son père. « Mon vieux me disait, rapporte-t-il,  le jour où tu vois deux hannetons s’accoupler, n’essaie pas de les déranger, car s’ils se  séparent par ta faute, tu seras frappé de stérilité ». Samba s’indigne. « S’il est vrai que les hannetons sont nuisibles, qu’ils contribuent  à la destruction du couvert végétal, pourquoi ne pas les traquer comme on le fait avec certains nuisibles ? », s ;’interroge-t-il. «Les hannetons ne sortent pas en grand nombre. Ils n’ont pas les mêmes comportements que les déprédateurs », renchérit le compagnon de Samba, qui semblait impatient.  Sagaïré,  le Maure, déclare que pour voir  les hannetons, actuellement, il faut dépasser de parcourir plusieurs kilomètres, après les habitations de la ville. « Ils se sont éloignés, poursuit-il, à cause  des pieds de neems, qui envahissent nos villes et villages et qu’ils détestent’, estime-t-il. OB/MD (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : De nombreux terroristes neutralisés (Source militaire)

Bamako, 18 novembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont poursuivi leur offensive contre les groupes armés terroristes et ont mené, samedi, une opération de ratissage dans le secteur de Ouenkoro (Cercle de Bankass) dans le Centre du Mali, suite à l’attaque du village de Dibi par des individus armés habillés en dozo, a appris l’AMAP de source militaire. Dans un communiqué qui fait le bilan de cette opération, l’Armée a annoncé 20 individus arrêtés, 10 morts, 43 motos brulées, un pistolet mitrailleur, deux carabines, 10 fusils de chasse, 190cartouches, 70 cartouches de chasse saisies, 10 motos récupérées, 10 téléphones saisis. Les Forces armées et de sécurité ne déplorent aucune perte dans leur rang. Toujours dans le cadre de cette offensive, les FAMa ont mené, vendredi dernier, une opération à Mondoro (Centre). Le communiqué de l’Armée, qui l’annonce, a précisé qu’à environ cinq km de Mondoro, un accrochage avec des groupes armés terroristes a fait neuf terroristes neutralisés. Les soldats maliens ont récupéré sur l’ennemi un pistolet mitrailleur et une moto. Rappelons que Mondoro est une localité du Cercle de Douentza, dans la Région de Mopti. Avec Boulkessy, Mondoro est connu pour être un repaire de groupes terroristes. Les soldats maliens ont été, régulièrement, victimes d’attaques dans cette zone. Fin octobre, les détachements militaires installés dans ces deux localités ont été l’objet d’attaques simultanées de la part des terroristes. Les forces de défense et de sécurité ont subi de lourdes pertes en vies humaines et en matériels. Depuis cette attaque, suivie de celle d’Indelimane, dans le Nord du Mali, qui fut tout aussi meurtrière pour les Forces armées maliennes, celles-ci, dans une nouvelle stratégie, sont passées à l’offensive, en prenant l’initiative longtemps laissée aux groupes terroristes. Depuis deux semaines, l’Armée annonce, régulièrement, des succès sur les groupes terroristes et djihadistes dans le Centre et le Nord du Mali. Dans un communiqué daté du 15 novembre, le gouvernement avait annoncé que dans l’après-midi du mercredi 13 novembre 2019, les FAMa, basées à Ouenkoro (Cercle de Bankass), dans la Région de Mopti sont intervenues dans le village de Peh, à la suite d’informations faisant état d’attaque par des individus non encore identifiés. Les assaillants étaient habillés en tenue de chasseur. « À l’arrivée des FAMa, ajoute le texte, ils ont abandonné les troupeaux volés et se sont repliés ». Une fouille des FAMa, dans les campements voisins, a abouti à la découverte de 19 corps abandonnés dont certains dans des puits. Les FAMa ont inhumé les corps et le bilan total enregistré fait état de 20 corps retrouvés. MS/MD  (AMAP)