Semaine de l’inclusion financière : La digitalisation fait du chemin
Bamako, 28 novembre (AMAP) Le Comité national de suivi de la mise en œuvre de la Stratégie régionale de l’inclusion financière, a animé, vendredi dernier, une conférence de presse. Pour éclairer les hommes des médias sur les grandes lignes des activités menées, à Bamako, dans le cadre de la 2è édition de Semaine de l’inclusion financière (SIF). La rencontre, qui s’est déroulée à l’auditorium de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a été animée par Souahibou Diaby, chargé de mission au ministre de l’Economie et des Finances et président du Comité. Rappelons que cette 2èédition de SIF avait pour thème central : « La digitalisation des services financiers dans l’inclusion financière, enjeux et défis pour le secteur financier. » A l’entame de ses propos, le président du Comité a salué l’engagement du gouverneur de la BCEAO en faveur d’une meilleure inclusion financière dans l’espace Union monétaire et économique ouest africaine (UEMOA). L’organisation de la SIF matérialise cette promesse, selon Souahibou Diaby. Au cours de son exposé, le conférencier a fait savoir que le Plan d’action de l’inclusion financière a été adopté en 2016, sa mise en œuvre a commencé en 2018. « Cependant, a précisé le technicien, notre pays ne dispose pas encore d’une Stratégie nationale d’inclusion financière ». « Des travaux sont en cours dans ce sens », a-t-il annoncé, ajoutant que « déjà, nous avons une Stratégie régionale d’inclusion financière ». « Son coût a été estimé à 20 milliards de Fcfa par la BCEAO dont 2,2 milliards de Fcfa ont été débloqués par la Banque mondiale et le reste par les Partenaires techniques et financiers », a détaillé M. Diaby. Parlant de la SIF, le conseiller technique a rappelé qu’elle a été marquée par plusieurs rencontres. « Les participants à ces sessions ont plaidé pour la mise en œuvre rapide de l’Inclusion financière, à travers la digitalisation », a rapporté le conférencier. En la matière, le conférencier a signalé que les Etats ont, déjà, entamé cet exercice de digitalisation, car les populations ont intégré dans leur comportement le paiement numérique. Les administrations se sont, elles aussi, lancées dans la digitalisation. « Dans notre pays, la direction générale de l’économie a mis en place un service E-éco qui permet aux contribuables d’accéder à certains nombre de services liés, notamment, à leur situation fiscale. « Ce sont des avancées importantes en matière de digitalisation », a souligné Souahibou Diaby. Toutefois, des défis restent à relever, a rappelé M. Diaby. Il s’agit, entre autres, de la promotion et de la sécurisation de la digitalisation via l’identification des services financiers. S’y ajoute, selon lui, l’interconnexion de paiement numérique, l’extension du réseau téléphonie dans toutes les zones habitées. BBC/MD (AMAP)
L’Association des communautés de culture Songhay reçue en audience à la Cour constitutionnelle
Bamako, 28 novembre (AMAP) Le président de la Cour constitutionnelle, Mme Manassa Danioko, a reçu, mardi, en audience, au siège de l’institution, une importante délégation de l’Association des communautés de culture Songhay en mouvement, (IR Ganda), conduite par son président, l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maiga. Au terme de l’entretien, en présence de plusieurs conseillers et proches collaborateurs du président de la Cour constitutionnelle, l’ancien chef du gouvernement a confié à la presse que cette visite visait, d’abord, à parler au président de la cinquième institution de la République et à ses collaborateurs des objectifs et missions de l’association IR Ganda. Ousmane Issoufi Maiga, a déclaré qu’à travers cette visite, il s’agissait, aussi, de rappeler qu’IR Ganda n’est ni une association politique, ni confessionnelle, ethnique, encore moins un regroupement régionaliste. « C’est une association qui prône le développement intégral de notre pays, la cohésion sociale entre nos communautés et la paix », a-t-il précisé. « Le seul combat de cette association reste le développement du Mali, l’unité nationale et la laïcité de notre pays », a ajouté M. Maiga. Pour lui, il était important que sa structure vienne devant l’une des plus hautes institutions de la République pour exprimer son point de vue et sa vision sur le Mali. S’exprimant sur l’actualité, l’ancien Premier ministre a fait remarquer que « le pays se porte très mal, aujourd’hui, sur le plan sécuritaire ». A ce propos, Ousmane Issoufi Maiga a estimé qu’ « il est important que l’ensemble de nos communautés, de nos concitoyens se donne la main, de manière endogène, pour proposer des solutions entre Maliens, à la sortie de crise sécuritaire que le pays vit ». Rappelons que l’association des Communautés de culture songhay en mouvement a lancé, officiellement, ses activités en octobre 2017. AT/MD (AMAP)
Kita : La bibliothèque nationale du Royaume Uni a gravé les archives coloniales du cercle sur un disque dur externe
Kita, 28 novembre (AMAP) Le préfet de Kita, Mamadou Diakité a présidé, mardi, à la préfecture, la remise d’un disque dur externe contenant des archivescoloniales du cercle (1899-1960)classées et numérisées, lors d’une cérémonie, la semaine dernière, qui a regroupé l’ensemble du personnel de la préfecture, les représentants des élus locaux et le coordinateur des chefs de quartier de Kita. L’œuvre a été réalisée dans le cadre du Projet classement et numérisation des archives coloniales du cercle de Kita (1899-1960), de la Bibliothèque nationale du Royaume Uni-Programme archives en danger (British library-Endangered Archives programme), d’une durée de 5 mois (12 novembre 2018 au 12 avril 2019). Après cinq mois d’intenses activités, les équipes du projet, sous la houlette de la coordinatrice Dr Marie Rodet de la School of Oriental and African studies de l’Université de Londres, ont mis à la disposition du Cercle de Kita ce disque dur externe sur lequel on peut, en tout temps, consulter toutes les archives coloniales du cercle de 1899 à 1960. Selon Mamadou Cissé, prestataire en archivage, membre de l’équipe technique malienne, « le contenu du support se résume à l’ensemble des activités prévues par le projet ». Il s’agit, dit-il, du classement normalisé et de la numérisation des archives coloniales du cercle (1899-1960). M. Cissé est revenu sur l’état des archives de Kita, conservées dans des magasins mais rongées, en partie, par des termites et autres nuisibles. C’est après un travail de tri et de manutention, que l’ensemble des équipes formées au classement et aux techniques de numérisation a réussi un tel exploit. Mamadou Cissé a présenté le projet dont le but est de sauver les archives en danger de disparition. Tous les responsables présents à cette cérémonie sont unanimes à dire que les archives sont la mémoire d’un pays ou d’une localité. Ils ont salué le projet et le travail accompli. Ils ont, pour la plupart, souligné que c’est un besoin pour Kita, une ville légendaire et pleine d’histoire, d’archiver et aidera, ainsi, le cercle à occuper sa place de ville chargée d’histoire et d’hospitalité. Pour le préfet, le projet va permettre à Kita de retrouver sa riche histoire locale, en sauvegardant son patrimoine d’archives. Il a ajouté que le projet « a donné la chance aux archives de Kita, quel que soit leur état, de redevenir des documents exploitables pour tout besoin », a-t-il ajouté. La cérémonie a, également, noté la présence du directeur de l’Académie d’enseignement de Kita, Mamadou Keita, le chef du service jeunesse, sports, arts et culture, Madani Keita, le 1ervice-président du Conseil de Cercle, Moustapha Siby, et le 3eadjoint au maire, Yacouba Keita. MF/MD (AMAP)
Centrale solaire de 33 MWc à Ségou : Le démarrage des travaux prévu pour le second trimestre 2020
Bamako, 28 novembre (AMAP) La Société énergie du Mali (EDM) et Scatec Solar West Africaont signé, mercredi, un avenant au contrat d’achat, par l’entreprise malienne, de l’énergie qui sera produite par la future centrale solaire de Scatec à Ségou, d’un coût estimé à 31,748 milliards de Fcfa et dont le démarrage des travaux de construction est prévu au deuxième trimestre de 2020, selon un document remis à la presse. La cérémonie, organisée à cet effet, a eu lieu à l’ambassade de Norvège, en présence du directeur de Scatec Solar West Africa, Terje Pilskog, et du directeur général d’EDM, Boubacar Keïta. La construction de cette centralephotovoltaïque, d’une puissance de 33 Mwc, dont la réalisation participera à l’atteinte des nombreux objectifs d’EDM, est aussi l’un des projets prioritaires du Programme présidentiel d’urgence d’accès des populations à l’électricité. La demande d’énergie électrique au Mali est en constante augmentation, avec un taux de croissance de 10% par an, en moyenne, depuis plus d’une décennie. Le secteur de l’électricité au Mali est confronté à un important besoin d’investissement, tant en infrastructures qu’en services. « Pour faire face à cette demande croissante en énergie électrique des populations et dans tous les secteurs d’activité économique et assurer l’équilibre entre l’offre et la demande, il importe d’introduire des ressources alternatives et facilement mobilisables, dans le mix énergétique », selon des informations fournies par EDM. L’objectif recherché dans cette démarche est, selon les responsables de la société malienne, de valoriser l’important potentiel solaire dont dispose le Mali. Pour EDM, le potentiel en énergie solaire est, du reste, bien réparti sur le territoire, en attestent les chiffres ci-après : 5-7 kWh/m2/jour, 300 jours/an d’ensoleillement avec une moyenne de 2.800 heures/an. « Cependant, on constate, depuis plusieurs années, une amélioration de l’offre de solutions techniques pour l’exploitation de l’énergie solaire, tant par la tendance à la baisse des coûts que par la diversification », se réjouissent les responsables de la société nationale d’énergie. Pour eux, cette évolution est très favorable à la valorisation de l’important gisement d’énergie solaire du Mali. Elle permettra la réduction de la dépendance aux hydrocarbures et l’amélioration du coût du mix de production d’électricité du pays. C’est pourquoi, depuis quelques années, EDM indique avoir fait le choix stratégique de miser sur le solaire, par une augmentation progressive de sa part dans le système de production d’électricité, en vue de réduire les coûts de production, en réduisant la part du thermique. Ce mix énergétique dans lequel le solaire occupera une place de choix, contribuera à favoriser le développement de la fourniture d’électricité, produire le kW/h à un coût maîtrisé, renforcer la capacité de production, contribuer à la sauvegarde de l’environnement par la réduction du taux d’émission de gaz à effet de serre. BBC/MD (AMAP)
Mission médicale chinoise au Mali : Une coopération en bonne intelligence
Par Bréhima DOUMBIA Bamako, 28 novembre (AMAP) La Mission médicale chinoise apporte une plus-value aux prestations de l’Hôpital du Mali où de grands spécialistes chinois mettent leurs expertises au service des malades et autres usagers du seul établissement hospitalier, véritable fleuron de la coopération médicale sino-malienne, sur la rive droite, dans la capitale malienne, Bamako. Selon le chef de la Mission médicale chinoise, Jiang Yihua, ell exerce en bonne intelligence avec les praticiens maliens dans les différentes spécialités (médecine interne, gynécologie, chirurgie, pharmacie, ORL, ophtalmologie, endoscopie, traumatologie, radiothérapie, imagerie médicale, acupuncture, et autres). La 26è Mission médicale chinoise, composé de 24 praticiens, consulte au moins 120 malades par jour et délivre autant d’ordonnances servies, gratuitement, à la pharmacie tenue par l’équipe médicale chinoise. Mais le malade doit, préalablement, prendre un ticket de consultation à 3.500 Fcfa pour pouvoir bénéficier de médicaments de spécialité requis pour sa prise en charge et qui, ailleurs, lui coûteraient trois ou quatre fois le prix de la consultation. L’équipe médicale chinoise dispose d’un stock important de molécules assez variées. Il y a 250 types de molécules disponibles, selon Jiang Yihua. Le stock de médicaments, de consommables et d’équipements médicaux est renouvelé une fois par an par la partie chinoise. Les médecins chinois consultent, opèrent et réalisent aussi des actes d’exploration et de diagnostic. Il ressort des statistiques fournies par l’équipe médicale chinoise que de l’arrivée de cette 26è mission, en janvier à novembre, elle a accompli un peu plus de 500 interventions chirurgicales et autres actes de diagnostic. Les chirurgiens chinois interviennent, en collaboration avec des praticiens qui s’améliorent avec cette expertise. Au niveau du centre d’oncologie et de radiothérapie (une unité destinée à la prise en charge des malades cancéreux en nécessité de radiothérapie), un physicien médical chinois intervient dans une spécialité qui serait rare, même à l’échelle planétaire. L’Hôpital du Mali a envoyé, avec le soutien financier de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), deux agents en formation en Italie qui, à leur retour, enlèveront une épine du pied de l’administration hospitalière qui a fait le paris d’administrer des soins de qualité aux Maliens. Parce que, sans physicien médical, il ne saurait y avoir de radiothérapie parce que c’est ce spécialiste qui, à partir d’une console calibre les constantes de l’accélérateur lunéaire (un équipement de pointe de la radiothérapie) pour effectuer la radiothérapie. Au niveau du service de traumatologie, les spécialistes chinois, officient, en tandem, avec leurs collègues maliens. Le chef de la Mission médicale chinoise, a salué l’exemplarité de la coopération médicale sino-malienne qui date de plus de 50 ans. Il a indiqué que l’équipe médicale chinoise et les médecins maliens travaillent, en symbiose, pour une meilleure prise en charge des patients de l’Hôpital du Mali. Pour le directeur général de l’Hôpital du Mali, Ousmane Attaher Dicko, l’apport des praticiens chinois est incommensurable. Les médecins travaillaient à Markala, Kati et Sikasso. Mais depuis 2010, ils n’officient plus qu’au niveau de l’Hôpital du Mali. « Malgré les barrières culturelles et de la langue, les médecins chinois travaillent en harmonie », a expliqué M. Dicko, avant de féliciter l’équipe médicale chinoise pour les soins de qualité qu’elle délivre et les praticiens maliens pour avoir bien intégrer les médecins chinois. « Nous avons fait le pari de créer un climat serein, une bonne ambiance de travail pour faciliter la collaboration avec les médecins chinois », a succinctement rappelé Ousmane Attaher Dicko. Il est utile de préciser que les missions médicales chinoises séjournent désormais une année et demi dans notre pays. Elles restaient, auparavant, deux ans. BD/MD (AMAP)
Mali- UNICEF : Revue annuelle de la coopération sur la Communication pour le développement et la communication externe
Bamako, 28 novembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la revue annuelle de la coopération Mali – UNICEF sur la Communication pour le développement (C4D) et la communication externe (CE), a été présidée mercredi à l’Hôtel Sheraton de Bamako, par le secrétaire général du ministère de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement Mamadou Hady Traoré, a constaté l’AMAP. C’étai en présence du chef de la section C4D de l’Unicef, Bouraïma Konaté, de plusieurs responsables de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP), de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM, de la maison de la Presse et de nombreux autres invités. Il s’agissait de faire avait l’état de la mise en œuvre des recommandations de la précédente revue, la présentation de la composante CE et C4D et celle des axes stratégiques du nouveau descriptif du programme pays (CPD) 2020-2024. Le représentant du ministre de la Communication a rendu hommage à l’Unicef pour son accompagnement constant avant de rappeler que les droits des enfants sont menacés dans les domaines de la sécurité et de l’éducation. Hady Traoré a enfin soutenu que la revue permettra d’évaluer les acquis et de cibler les perspectives pour un meilleur avenir des enfants. Bouraïma Konatéde l’UNICEF a saisi l’occasion pour rappeler que la revue de la composante C4D-CE s’inscrit dans un cadre de partenariat entre l’Unicef et notre gouvernement. « C’est dans cette dynamique qu’il y a eu une première planification en 2015 sur 5 ans en vue de voir avec tous les acteurs de ce secteur les priorités du pays qui devraient être mises en œuvre pour atteindre des résultats importants » a-t-il conclu. La Communication pour le développement (C4D) est un moyen de renforcer l’amélioration de la santé, la nutrition et autres résultats sociaux essentiels pour les enfants et leurs familles. MD/KM (AMAP)
La coopération transfrontalière entre le Mali et la Guinée au centre des discussions à Koulikoro
Koulikoro 28 novembre (AMAP) La cérémonie de signature des textes juridiques de groupement local Yanfolila, Kangaba (Mali), Mandiana et Siguiri (Guinée), a été présidée mardi à Koulikoro, par le chef de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Hamidy Belco Maïga, a constaté l’AMAP. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de l’appui au programme frontière de l’union africaine(PFUA) financé par le ministère fédéral Allemand des affaires étrangère avec l’appui technique de la GIZ. Elle avait pour objectif de procéder à la signature officielle des documents juridiques du groupement local de coopération transfrontalière Yanfolila-Mandiano d’une part et de Siguiri- Kangaba d’autre part. Hamidy Belco Maïga a exhorté les acteurs de ce projet, comités inter régionaux de pilotage et des commissions techniques mixtes de mise en œuvre des activités de coopération transfrontalières des deux pays à rester engager dans cette dynamique pour contribuer le plus efficacement possible aux préoccupations de sécurité et de développement des zones frontalières communes. « Notre présence à Koulikoro s’inscrit dans la tradition de bon voisinage, exprime à la fois la solidarité profonde entre nos deux peuples et concrétise les relations d’amitié et de fraternité entre nos deux chefs d’Etat, qui sont entrain de marquer d’une empreinte particulière leur contribution à la consolidation et au renforcement de l’unité de nos populations à travers la coopération transfrontalière » a déclaré le chef de la délégation Guinéenne, Fadama Itala Kourouma. Le programme frontière de l’union africaine(PFUA) vise à favoriser la paix, la sécurité et la stabilité et à faciliter l’intégration socio économique et le développement durable de l’Afrique. La cérémonie s’est déroulée en présence du coordinateur régional GIZ du projet d’appui au Programme Frontalier de l’Union Africaine (PFUA), Gérome Dakouo, des responsables politiques et administratifs des cercles et communes des deux pays concernés AM/KM (AMAP)
Florence Parly à Gao pour rendre hommage aux militaires français décédés
Gao, 28 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly est arrivée mercredi à Gao où elle a rendu un vibrant hommage aux 13 militaires français décédés dans un accident d’hélicoptères mardi au cours d’une traque contre les terroristes dans le Liptako Gourma, a constaté l’AMAP. Florence Parly était accompagnée du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Ibrahima Dahirou Dembélé, du chef d’état-major français des armées, le général François Lecointre, et du chef d’état-major français de l’armée de terre, le général Thierry Burkhard. La ministre française des Armées s’est rendue mercredi à la base de Barkhane où elle s’est recueillie sur les corps des soldats dans l’enceinte de la chapelle ardente avant d’échanger avec les militaires français pour leur réaffirmer le soutien total des autorités et du peuple français dans le combat noble au Sahel contre le terrorisme. Florence Parly a réaffirmé «à cette occasion aux militaires qui se battent contre le terrorisme au Sahel la douleur, la reconnaissance et la détermination de la nation française». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Général Ibrahima Dahirou Dembélé a, au nom du président de la République, présenté ses condoléances les plus émues à son homologue français. « Depuis 2013, les forces françaises nous soutiennent dans la lutte contre un ennemi qui devient de plus en plus difficile à saisir» a soutenu Ibrahima Dahirou Dembélé, avant de saluer le courage des militaires de Barkhane dans leur combat contre le terrorisme dans le Sahel. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, avait auparavant, au nom de la nation tout entière, adressé ses «condoléances les plus émues» à son homologue français, tout en précisant que ces militaires «sont morts pour la France, pour le Mali, pour le Sahel, pour la Liberté». AT/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 27 novembre 2019
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 27 novembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. A l’ouverture de la session, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire de treize (13) militaires français décédés lors d’une opération anti-terroriste dans le Liptako Gourma, le lundi 25 novembre 2019. Le Président de la République a présenté ses condoléances les plus émues au Président de la République française et aux familles des disparus. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE Sur le rapport du ministre de l’Intégration africaine, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques. La 45ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenue le 14 juillet 2014 à Accra au Ghana, a recommandé la création dans chaque Etat membre d’un mécanisme d’alerte précoce pour gérer et régler les conflits locaux de faible intensité et renforcer l’architecture de paix et de sécurité. Le Règlement C/REG.12/12/15 relatif à la mise en place de mécanismes nationaux d’Alerte précoce et de Réponse de la CEDEAO du 14 décembre 2015, prévoit un Centre national de coordination dans chaque Etat membre. Dans ce cadre, le gouvernement a institué par Décret n°2016-006/PM-RM du 15 janvier 2016, relu par le Décret n°2017-0950/PM-RM du 27 novembre 2017, auprès du Premier ministre, le Mécanisme national d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques sécuritaires, avec un organe permanent dénommé Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques (CNAP). Le centre a pour missions entre autres : de collecter, de centraliser et d’analyser les données et renseignements fournis par les autres services de l’Etat, les Collectivités territoriales, les organisations de la société civile et toute autre source d’information ; de produire et diffuser des notes, bulletins et rapports sur les risques identifiés. L’adoption des présents projets de texte vise à renforcer les capacités opérationnelles du Centre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative aux conclusions et recommandations de l’étude diagnostique de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes financiers décentralisés. Le secteur de la microfinance compte 87 systèmes financiers décentralisés composés d’unions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit, de caisses mutualistes ou coopératives de base non affiliées, d’associations et de sociétés anonymes. Les services financiers sont offerts à travers 905 agences ou guichets. Le secteur comprend 1 million 228 mille 66 membres ou clients en septembre 2019. Le taux de dégradation du portefeuille est de 8% contre la norme communautaire de l’UEMOA de 3%. Le secteur connaît également des difficultés liées entre autres, à la baisse de l’activité d’épargne, à la perte des investissements et du portefeuille ainsi qu’au resserrement des refinancements des systèmes financiers décentralisés. L’étude diagnostique réalisée, à cet effet, propose des mesures destinées notamment à : adapter le cadre institutionnel de la surveillance des systèmes financiers décentralisés à l’évolution du secteur ; renforcer les capacités de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes financiers décentralisés pour un meilleur encadrement du secteur de la microfinance ; anticiper les crises dans le secteur des systèmes financiers décentralisés. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dénommée « Priorités-Résilience-Pays-Mali » et son plan d’actions 2020-2024. L’élaboration de la présente stratégie et de son plan d’actions s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la 28ème réunion annuelle du Réseau de Prévention des Crises alimentaires, tenue du 4 au 6 décembre 2012 à Ouagadougou au Burkina Faso. Le Réseau de Prévention des Crises alimentaires, créé en 1985 suite à la grave crise agricole et alimentaire des années 1984-1985, a pour vocation d’entretenir et de renforcer la coordination et l’efficacité de la prévention et de la gestion des crises alimentaires. La stratégie définit la résilience comme : « la capacité des ménages, des familles et des systèmes vulnérables à faire face à l’incertitude et au risque de choc, à résister au choc et à y répondre efficacement, ainsi qu’à récupérer et à s’adapter de manière durable ». Elle a pour objectif de réduire de manière durable la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle et sa mise en œuvre permettra entre autres : de renforcer la résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ; d’améliorer les interventions des politiques publiques dans le domaine de la protection sociale ; d’accroitre la production et la productivité agricoles ; de bénéficier du financement de l’Alliance globale pour l’Initiative « Résilience-Sahel-Afrique de l’Ouest ». La stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle est assortie d’un plan d’actions dont le financement sera assuré par l’Etat et les partenaires techniques et financiers. Bamako, le 27 novembre 2019 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Officier de l’Ordre national
Les vols commerciaux ont repris à l’Aéroport international de Kayes Dag-Dag
Kayes, 28 novembre (AMAP) Le premier vol commercial, entre Bamako et Kayes, a été effectué, mardi, pour la relance du trafic aérien pour laquelle les populations de la capitale de la 1èreRégion administrative du Mali étaient conviées à l’aéroport international Dag-Dag, et assister à l’arrivée de ce vol inaugural, en provenance de Bamako, a constaté l’AMAP Fruit de la collaboration entre le Mali et le Burkina Faso, à travers leurs compagnies respectives Afrikayes Air et Air Burkina, cette reprise des vols sur Kayes est une promesse du Premier ministre Boubou Cissé. Il l’avait annoncée après des manifestations en aout qui avaient perturbé la circulation routière, entre Kayes et Bamako, pendant quelques jours. Après avoir obtenu l’aval de leurs Etats respectifs, Afrikayes Air et Air Burkina, ont décidé de mettre fin au calvaire et soulager les habitants de la Région de Kayes. Ce mardi 26 novembre 2019, les populations de la Cité des rails ont, ainsi, vécu une journée inoubliable. Pourtant, rien ne laissait présager cet événement au lever du soleil. A 07:15, il n’y avait pas d’effervescence particulière sur la route qui mène à l’aéroport. La circulation était fluide et le motocycliste pouvait parcourir des centaines de mètres sans qu’il ne soit dépassé par un véhicule sur le tronçon qui relie l’aéroport à la route de Yélimané. Il a soufflé un vent de bonheur quand l’avion d’Air Burkina s’est immobilisé, peu après 10 heures, sur le tarmac de l’aéroport avec à son bord, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Moustapha Ben Barka, le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé, des parlementaires, des anciens ministres, des femmes et hommes des médias et des passagers ordinaires. Le directeur d’Afrikayes Air, Souleymane Sidibé, et le directeur général de la compagnie Air Burkina, Blaise Sanou, qui était accompagné par son PCA, ont tous remercié les gouvernements des deux pays qui leur ont facilité la tâche. « Il appartient aux pouvoirs publics de nous accompagner davantage pour pérenniser cet exemple d’intégration. Le calvaire est terminé. Nous avons l’ambition d’aller loin, c’est-à-dire relier Kayes au reste du monde », a déclaré M. Sidibé. Abondant dans le même, le burkinabé Blaise Sanou a laissé entendre que ce qui est plus important pour sa compagnie, « c’est l’avancée de l’intégration et l’unité dans l’action afin de lutter contre le terrorisme et de bloquer les actions de ceux qui ne veulent pas que nos pays se développent ». « Merci d’être venu à l’aéroport. Cette journée est très importante. La reprise des vols commerciaux est une chance pour Kayes. Il faut faire en sorte que les deux compagnies ne regrettent pas leurs bienfaits. Les voyageurs doivent payer les billets d’avion de ces compagnies pour que les sacrifices consentis par celles-ci ne soient pas vains », a déclaré le gouverneur de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, à sa descente d’avion. Le maire de la Commune rurale de Khouloun, qui abrite le site de l’aéroport, a invité les populations à redoubler d’efforts pour assurer la pérennité de ces vols. « J’ai opté pour l’avion pour aller à Bamako. C’est reposant et c’est plus rapide (45mn à 1h30 de vol). Que Dieu veille sur nous tous », s’est réjouie Fatoumata Diakité, après avoir rempli les formalités du voyage. Peu avant 9 heures, les services de l’aéroport n’avaient enregistré que 6 passagers sur 13 attendus pour ce premier vol. Or, la capacité de l’avion est estimée à plus de 100 places. Le directeur de l’Aéroport de Kayes, Amadou Dansogo, a indiqué que le billet coûte 70.000 Fcfa (Aller simple) et 130.000 Fcfa (Aller-Retour). « J’ai constaté la présence de beaucoup d’accompagnateurs ici. Nous sommes là, depuis 6 heures. Des passagers étaient déjà présents. Nous n’avons rencontré aucune difficulté dans l’exercice de notre mission. Tout se déroule bien », a affirmé Baba Daou, commissaire principal de la Police spéciale de l’Aéroport. La Douane était également à pied d’œuvre. On rappelle que des mouvements et associations de la société civile avaient perturbé, en août 2019, la circulation routière, notamment à Kati et à Kayes, pour réclamer la reconstruction de la route Bamako-Kolokani-Diéma-Kayes-Dakar, la relance du train voyageur et du trafic aérien. Suite à ces manifestations, le Premier ministre, Boubou Cissé, avait effectué une tournée, le 30 août dans certains cercles de Kayes pour constater l’état des routes, notamment l’axe Bamako-Kati-Kolokani-Didiéni-Diéma-Kayes-Dakar. Sur instruction du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, le gouvernement a annoncé des mesures pour répondre aux doléances des populations afin d’apaiser la tension. Il faut souligner que la création d’Afrikayes Air était en cours, depuis 4 ans, initiée par des ressortissants maliens à l’étranger, notamment le Conseil supérieur de la diaspora malienne. BMS/MD (AMAP)

