Suspension de l’Assurance maladie obligatoire : Les pharmaciens exigent le paiement de 6 milliards de Fcfa de prestations
Bamako, 02 décembre (AMAP) Le Syndicat national des pharmaciens du Mali (SYNAPHARM) et le Syndicat autonome des pharmaciens d’officine privée (SYNAPPO) réclament du gouvernement le paiement de 6 milliards de Fcfa, avant de lever la suspension du service d’Assurance maladie obligatoire (AMO), a-t-on appris de sources officielles. Les deux syndicats ont annoncé, au cours d’une conférence de presse samedi, qu’ils rendront le service disponible lorsque le ministre de la Santé et des Affaires sociales tiendra, au plus tard, mardi 3 décembre, l’engagement à payer les arriérés dus. Cette suspension a été décrétée, depuis vendredi dernier, après l’assemblée générale extraordinaire des pharmaciens qui s’est tenue la vielle, jeudi 28 novembre. Il faut préciser que le problème est parti de la Région de Mopti qui, depuis plus de 13 jours, a arrêté le service AMO. La suspension de ce service, dont le but est de soulager les patients, a été causée par plusieurs difficultés dont le retard récurrent dans le paiement, la prescription de médicaments non conventionnés, l’insuffisance de feuilles de soin, le rejet et l’ajustement non justifié et le contrôle imposé pour la validité des feuilles de soin. Les deux syndicats demandent le règlement, sans délai, de toutes les factures échues, le respect strict de l’article 40 de la convention sectorielle entre la Caisse nationale d’assurance maladie du Mali (CANAM) et les Officines de pharmacies, l’instauration d’une pénalité en cas de retard de paiement, le traitement correct des feuilles de soin, le paiement d’un forfait pour le traitement des feuilles de soin, l’arrêt du préfinancement de l’AMO par les pharmaciens et la dématérialisation des feuilles de soin. Le président du SYNAPHARM, Dr Cheick Oumar Dia a déclaré que les retards de paiement ont créé des tensions de trésorerie qui fragilisent leurs entreprises et entrainent, pour certaines, une faillite programmée. Il a indiqué que la majorité des pharmacies sont conventionnées et, depuis 9 ans, elles préfinancent ce service. « Normalement, explique-t-il, ces pharmacies doivent être remboursées au plus tard 15 jours après le dépôt des factures, selon l’article 40 de la convention sectorielle entre la CANAM et les Officines de pharmacies ». Sur ce point Dr Dia a révélé que ce paiement peut connaître un retard de 2 à 3 mois, voire 4 mois. Il a chiffré les arriérés à 1,5 milliard de Fcfa pour l’INPS et 2 milliards pour la CMSS. Pour qu’il n’y ait pas de suspension et couvrir le besoin jusqu’en décembre, le syndicaliste réclame au total 6 milliards de Fcfa. « Notre lutte va dans le sens d’un système plus pérenne », s’est-il défendu avant d’ajouter que l’AMO est un produit précieux. Son collègue du SYNAPPO a, aussi, déploré le même problème. Mais il a tenu à préciser que ce n’est pas une grève, mais une suspension. Pour lui, il le faut, car la survie de leurs entreprises est en jeu. « Nous voulons bien aider la population, mais, nous sommes confrontés au non paiement de nos factures », a-t-il affirmé. FN/MD (AMAP)
Bandiagara : La RN15 (route du poisson) coupée à la circulation
Bandiagara, 02 décembre (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont endommagé, dans la nuit du vendredi, une partie du pont sur la Route nationale (RN150, appelée Route du poisson reliant Bandiagara a Koro (Centre). Lundi des hommes armés non identifiés sont revenus pour achever le travail de sabotage des premiers, endommageant ce qui reste de l’infrastructure. Avec pour conséquence, l’arrêt de la circulation sur cette voie. Des dizaines de cars et de gros porteurs, en partance pour Koro, Bankass, sont stationnés dans la ville de Bandiagara. Face à la situation, les agents de la direction régionale des routes, accompagnés des forces de sécurité, se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts. OG/MD (AMAP)
Le chef de l’Etat a reçu Hamed Diane Semega, une délégation de l’Union africaine et Laurent Wauquiez
Bamako, 02 décembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a accordé, vendredi dernier, à la Villa des hôtes, une série d’audiences à plusieurs personnalités. Le Haut commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Hamed Diane Semega, était venu briefer le président Keïta sur la 18èConférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation, prévue le 7 décembre à Bamako. Il a, aussi, informé le chef de l’Etat sur la vie de l’OMVS qui a plusieurs projets dans son cartable. L’un des plus importants pour le Mali est celui relatif à la navigabilité sur le fleuve Sénégal. Sa réalisation tient à cœur au président Keïta, qui n’a «jamais cessé de nous dire de tout mettre en œuvre pour qu’il se réalise dans les meilleurs délais», a confié le Haut commissaire. Et de juger l’avancement du projet «satisfaisant, au regard des difficultés que soulève une initiative de cette envergure». Le chef de l’Etat a, également, reçu la déclaration issue de la conférence ministérielle organisée par l’Union africaine (UA) à Bamako sur l’accès aux ressources naturelles et sur les conflits communautaires. Elle lui a été remise par une forte délégation comprenant le ministre des Affaires étrangères de la Somalie, Abdulkadir Ahmed Kyer Abdi, le chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel), Pierre Buyoya, et le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui. Ce dernier, pour service rendu au Mali et au continent, a été élevé à la dignité de Commandeur de l’ordre national du Mali à titre étranger par le président de la République. Smaïl Chergui s’est dit honoré par cette décoration qui « constitue surtout une plus grande responsabilisation». Il s’estime désormais, plus que jamais, appelé à faire mieux pour relever les défis de l’heure, qui ne concernent pas seulement le Sahel. C’est le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, qui a bouclé la série d’audiences. Le président Keïta n’a pas manqué de lui adresser ses condoléances pour les 13 soldats français tombés, la semaine dernière, au Mali. Evoquant les raisons de sa présence au Mali, M. Wauquiez a rappelé que sa Région, Auvergne-Rhône-Alpes, accompagne celle de Tombouctou, depuis 1983. Une coopération qui a su se maintenir, malgré les difficultés. ID/MD (AMAP)
Vaccination du cheptel : La campagne touchera plus de 59 millions d’animaux
Bamako, 02 décembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a inoculé, dimanche, la première dose de vaccin à un bovin, donnant le coup d’envoi de la campagne nationale de vaccination du cheptel qui touchera, cette année, plus de 59 millions de têtes d’animaux et de volaille. Les maladies animales concernées sont la péripneumonie contagieuse bovine, la fièvre aphteuse, la peste des petits ruminants, la pasteurellose bovine, le charbon symptomatique, le charbon bactéridien et la maladie de la volaille de Newcastle. La cérémonie de cette année a eu lieu à Kati Dral (commune de Kambila) qui accueilli plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Elevage et de la Pêche, des chefs d’institutions de la République et des diplomates. Les populations de la commune et les éleveurs sont, également sortis, massivement. En matière d’élevage, le Mali doit, en partie, sa renommée à cette initiative qui renforce, année après année, la protection sanitaire de son cheptel. Aujourd’hui, le Mali occupe la troisième place sur le continent. Le secteur contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 10%. Au nom des éleveurs, Elhadj Bolly a témoigné de l’efficience des actions entreprises par les autorités, ces dernières années, avant d’appeler ses « frères » à s’approprier cette campagne de vaccination. «Faites vacciner vos bétails ! L’épanouissement de notre activité en dépend», a-t-il plaidé. Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Mohamed Ag Mohamed El Moctar, a renchéri : «Vacciner les animaux, c’est contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire, c’est protéger les populations et c’est un devoir citoyen». Il a, aussi, exprimé la reconnaissance de l’APCAM au chef de l’Etat pour lA mise à disposition de milliers de doses de semence bovine, la création d’un centre d’insémination artificielle ou encore le développement de la culture fourragère dans la zone Office du Niger. Autant d’actes qui ont, considérablement boosté les productions animales. Mohamed Ag Mohamed El Moctar a, cependant, attiré l’attention du chef de l’Etat sur la persistance de la fièvre aphteuse dans certaines localités du Mali. UNE PROUESSE – La ministre de l’Elevage et de la Pêche, Dr Kané Rokia Maguiraga, a précisé que l’objectif de cette campagne est de vacciner 59.600.800 têtes d’animaux et de volailles contre 56.680.830 têtes l’année dernière. Cette campagne sera, aussi, marquée par le démarrage du Programme national de lutte contre la rage 2019-2023. «L’atteinte de cet objectif dépend, en grande partie, de la mobilisation des éleveurs», selon la ministre qui a, alors, exhorté les éleveurs à faire vacciner massivement les animaux. D’après la ministre, les activités de vaccination seront menées, en plus des agents du secteur public, par 163 vétérinaires privés. Par ailleurs, Dr Kané Rokia Maguiraga a mis l’accent sur les résultats de la campagne écoulée. Selon elle, grâce aux vaccinations et à la surveillance épidémiologique permanente, une progression sensible du taux de couverture vaccinale a été enregistrée. «Pour ce qui concerne la péripneumonie contagieuse bovine, le taux de couverture vaccinale a progressé de 69,40% à 80,72% au cours de la campagne dernière», a-t-elle précisé. « Chacun a entendu les chiffres et le dernier classement africain qui nous hisse à la troisième place continentale. Dans le contexte qui est celui du Mali, une telle prouesse se respecte», s’est félicité Ibrahim Boubacar Keïta, pour qui le Mali doit cet exploit aux éleveurs, pêcheurs et agriculteurs. « Si nous sommes considérés, aujourd’hui, sur le plan africain en matière de développement rural, c’est à leur labeur, à leur engagement, à leur détermination jamais prise à défaut», a-t-il dit. Et de reconnaitre la pertinence de l’effort du gouvernement pour rehausser la part dévolue à ce secteur à 15%. Un effort, certes, louable mais qui n’aurait pas produit l’effet escompté si les hommes et les femmes du secteur rural n’avaient pas été au rendez-vous. En effet, selon le chef de l’Etat, «on aurait pu injecter 30%, si l’homme n’avait pas été au rendez-vous, rien n’aurait été fait». Ibrahim Boubacar Keïta a indique que participer, chaque année, à ce lancement de campagne de vaccination est un devoir pour lui, « parce que la santé animale est à la base de tout le reste, elle conditionne la santé humaine». Il a souhaité que le cheptel malien, un socle sur lequel repose le décollage économique du pays, aille encore grandissant. Avant d’administrer la première dose de vaccin, le président de la République avait remis au ministre en charge de l’Elevage 23 motos et des glacières contenant 332.000 doses de vaccins, des seringues et des gangs. Ces vaccins de très bonne qualité ont été, tous, produits par le Laboratoire central vétérinaire (LCV), une structure de renommée internationale qui assure la santé animale au Mali et même au-delà des frontières du pays. ID/MD (AMAP)
Accès aux ressources naturelles et conflits communautaires : Les participants ont adopté la Déclaration de Bamako
Bamako, 02 décembre (AMAP) Les travaux de la conférence ministérielle sur l’accès aux ressources naturelles et conflits communautaires, conjointement organisée par l’Union africaine (UA) et le Mali, ouverts jeudi, ont pris fin vendredi dernier, dans la capitale malienne. La rencontre entendait soutenir les Etats membres à développer un cadre continental crédible de prévention, de gestion et de résolution des conflits locaux, de violences intercommunautaires, de transhumance et de conflits fonciers…conformément à la requête du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, lors de sa 83è réunion le 9 avril dernier à Addis-Abeba. Il s’agissait, également, de mettre en exergue et d’analyser les acquis, les défis et les leçons en matière de gestion de conflits locaux liés aux ressources naturelles, favoriser une compréhension commune et partagée du lien entre les conflits locaux et l’accès aux ressources naturelles et, enfin, identifier les piliers stratégiques d’un cadre politique global pour la prévention et le règlement des conflits locaux. «Nous avons perdu trop de compatriotes dans les conflits communautaires », a affirmé, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, présidant la cérémonie de clôture. Et d’ajouter que « quand l’Afrique se mobilise pour nous, nous avons un devoir de reconnaissance à son endroit ». Dans le même ordre d’idées, M. Dramé a révélé que chacun des chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête du Mali a joué son rôle dans la vocation africaine de notre pays. Par ailleurs, le ministre malien a remercié le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, pour son engagement dans la crise malienne. Pour sa part, l’ambassadeur du Mali à Addis-Abeba, Fafré Camara a lu la Déclaration de Bamako sur l’accès aux ressources naturelles et conflits communautaires. La déclaration est relative à la dotation des cadres d’interventions et de partenariat, en s’appuyant, notamment, sur l’acte constitutif de l’UA, du protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’UA et de la convention de l’OUA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme. M. Camara a, également, évoqué la politique africaine commune de défense et de sécurité, la convention de l’UA n sur la prévention et la lutte contre la corruption. « Durant ces deux jours, nous avons beaucoup échangé sur l’accès aux ressources naturelles et les conflits communautaires », a indiqué le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Chergui Smail. M. Smail a précisé que l’UA tiendra compte de la Déclaration de Bamako, lors de sa prochaine réunion ministérielle prévue en Ouganda. La rencontre a été l’occasion pour le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, de rappeler, à l’ouverture des travaux, que ces dernières années, ces genres de conflits se sont multipliés un peu partout en Afrique, mais, particulièrement dans le Sahel. D’après les statistiques de la Mission intégrée multidimensionnelle des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), près de 70% de ces conflits communautaires, dans l’espace sahélo-sahélien, sont liés à l’accès aux ressources naturelles, notamment l’eau et le pâturage. Par ailleurs, Mahamat Saleh Annadif a noté que l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a eu la clairvoyance d’évoquer ces questions et d’anticiper les solutions. En son article 46, on peut retenir les pistes relatives à l’appel au renforcement du pluralisme juridique, en intégrant le dispositif traditionnel et coutumier des règlements de conflits, sans préjudice du droit régalien de l’Etat en la matière et à la revendication des autorités traditionnelles. «Tout cela ne peut se faire, sans la restauration de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité», a ajouté le chef de la MINUSMA. «Le Mali ne sera jamais seul dans ce combat», avait déclaré le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, ajoutant que sa présence témoigne de la solidarité de l’organisation continentale à l’endroit du peuple malien « qui fait face à l’acharnement des terroristes ». MFD/MD (AMAP)
12e édition des rencontres de Bamako : La photo s’expose
Par Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Bamako, 02 décembre (AMAP) Véritable plateforme de visibilité pour les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et de la diaspora, la 12eédition des Rencontres de Bamako mobilise plus de 250 artistes, galeristes, critiques d’art, collectionneurs, venus pour célébrer le 25èanniversaire de ce rendez-vous majeur. Du 30 novembre 2019 au 31 janvier 2020, Bamako, la capitale malienne, est lieu de cet évènement désormais inscrit dans l’agenda des grandes manifestations artistiques africaines, voire mondiales. Les artistes sélectionnés exposeront au Musée national du Mali. Ils vont tenter de conquérir des prix officiels dont la proclamation aura lieu, le mardi 3 décembre 2019. Plusieurs dizaines d’autres collections seront exposées en d’autres lieux comme le Palais de la culture Amadou Hampaté Ba qui abritera le «Village de la biennale photo», une initiative du réseau des opérateurs culturels Kya. Le hall de la gare ferroviaire de Bamako fait également partie des lieux d’exposition. C’est devant un parterre d’artistes photographes, vidéastes et professionnels du secteur et plusieurs élèves que le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé, samedi, la cérémonie d’ouverture de la 12èédition des Rencontres de Bamako. Une manifestation qui fête, avec cette édition, ses 25 années d’existence, sous le thème : «Courants de conscience».Le chef de l’Etat avait à ses côtés, le Premier ministre Boubou Cissé et plusieurs autres personnalités. Véritable plateforme de visibilité pour les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et de la diaspora, les Rencontres de Bamako ont contribué à développer la carrière de nombre de photographes et, pour certains, à leur bâtir une stature internationale. Le président de la République a expliqué que la photographie, c’est la lumière. «Nous voulons, avec beaucoup de détermination, nous en convaincre et nous y ancrer. Dans ce temps, où certains pourraient nous faire croire que c’est le contraire, ce temps de l’obscure que nous vivons, non, non et non », a déclaré Ibrahima Boubacar Keïta. « Nous le refusons ce temps où on nous impose une guerre asymétrique aujourd’hui. Une guerre où l’obscure demeure l’objectif principal, où les valeurs sont inversées, où la mort n’est plus un évènement glorieux d’une bataille, mais où la mort est l’ultime finalité. Ces valeurs ne sont pas nôtres. Cette biennale nous met au cœur de notre être réel. Notre volonté inébranlable de faire que la lumière soit. Elle sera Inch Allah», a dit le chef de l’Etat. La ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a rendu hommage à Mme Bisi Silva du Nigeria, commissaire de la 10è édition de cette manifestation, qui s’est éteinte, au début de cette année, dans son pays. Elle a aussi tenu à saluer l’implication personnelle du président de la République dans l’organisation de cette Biennale. Une édition qui se conjugue, avec la mise en œuvre du mandat de Coordinateur des arts, de la culture et du patrimoine de l’Union africaine. Pour Mme la ministre, les Rencontres de Bamako offrent l’opportunité historique de faire de l’art en général, et l’art photographique singulièrement, un puissant antidote à l’embrigadement et aux dérives idéologiques, doublé d’un formidable véhicule de promotion de la diversité culturelle, de la tolérance et du vivre ensemble. «À vous tous et toutes artistes photographes, qui rendez possible un monde de rencontres, à vous qui rendez possible l’espoir, vous photographes, vous journalistes culturels, merci d’être au Mali et de partager nos défis », a déclaré Mme N’Diaye, tout en rendant hommage aux anciens du métier, tels Malick Sidibé, Seydou Keïta, Abdrahamane Sakaly, Kyassou etc. Le commissaire d’exposition, Bonaventure Ndikung, dira que le thème de la présente édition est « la circulation des idées, mais aussi des êtres humains, la circulation des formes, la fluidité de la photographie». Selon lui, il s’agit pour les artistes de penser l’œuvre comme l’expression d’un monologue intérieur, comme un dialogue entre artistes, et spectateurs ou encore comme les réactions sensorielles de l’artiste face aux évènements extérieurs. L’ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer, a réaffirmé l’engagement de son pays à continuer à aider le Mali dans les différents combats qu’il mène pour son développement, bien sûr y compris dans le secteur de la culture. «Ce partenariat exemplaire montre le lien qui nous unit», a indiqué le diplomate français, avant de rappeler que tous les travaux de cette biennale (le tirage des images, la scénographie, la réalisation du catalogue et autres supports de communication), ont été réalisés sur place au Mali. L’ambassadeur du Maroc, Hassan Naciri, lui a fait échos en réaffirmé l’accompagnement de son pays dans l’organisation de « ce rendez-vous culturel reconnu sur le plan mondial ». Après avoir coupé le ruban symbolique, le président de la République a visité l’exposition des œuvres de la vingtaine d’artistes, installées dans la salle polyvalente du Musée national. Ibrahim Boubacar Keïta s’est dit émerveillé par la qualité des vidéos, mais aussi des tirages de ces artistes en compétition pour les différents prix. En effet, presque toutes les scènes de la vie quotidienne du continent y sont représentées, de l’expression des joies dans les portraits, aux manifestations violentes des rues de certaines villes, en passant par des cérémonies rituelles, de la problématique des déchets qui polluent l’environnement, des conflits postélectoraux jusqu’à l’urbanisation galopante de nos villes. AS/YD/MD (AMAP)
Sommet de l’UEMOA à Dakar : Dette, développement, paix et sécurité au centre des préoccupations
Envoyé Spécial Cheick M. TRAORÉ Dakar, 02 décembre (AMAP) Arrivé à Dakar dans la nuit du samedi au dimanche, le Premier ministre du Mali, Dr Boubou Cissé, a pris part, lundi matin, à une rencontre de haut niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en prélude à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement. Le chef du gouvernement conduit une délégation comprenant, notamment, la ministre déléguée chargée du Budget, Mme Barry Aoua Sylla.La réunion de haut niveau sur la dette et le développement intervient à un moment où le spectre d’une crise économique, comme celle de 2008, plane sur l’économie mondiale. Beaucoup de pays membres de l’UEMOA ne sont pas loin du seuil critique d’endettement. A l’exception des pays comme le Mali, qui est très loin du risque de surendettement, avec une dette estimée à moins de 40% du Produit intérieur brut (PIB). Pour être considérée comme soutenable, la dette d’un Etat doit être inférieure où égale à 70% de son PIB. Face aux enjeux liés à l’augmentation jugée inopportune de la dette, des voix au sein du Système des Nations unies invitent, de plus en plus, à une réorientation de la dette des pays en voie de développement vers les secteurs prioritaires pouvant avoir un impact direct sur la vie des populations au nom desquelles les pays s’endettent. C’est dans ce contexte qu’intervient cette rencontre sur la dette et le développement à laquelle participent plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, des partenaires au développement et la direction du Fonds monétaire international (FMI). Durant une journée entière, ils discuteront autour de sept panels consacrés aux enjeux liés au développement et à la soutenabilité de la dette. Pour ce faire, des thématiques comme «Développement et dette, Où en sommes-nous ? Comment pouvons-nous mieux rentabiliser les investissements publics ?» ; «Comment rendre le financement privé réellement transformateur ? » ; « Comment mieux dépenser et mieux financer ? », seront animées et développées par des experts, des chefs d’Etat et autres acteurs intervenant dans ce domaine. Concernant le thème : «Comment mieux dépenser et mieux financer ? », les intervenants discuteront des solutions à envisager afin que «les ressources empruntées soient affectées à des investissements à rendement élevé», en tenant compte de la «sélection et de la hiérarchisation des projets d’investissement et de l’efficacité des dépenses». Après cette rencontre entre politiques, financiers et acteurs en charge du développement, s’ouvrira, mardi, une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA. Les travaux de cette rencontre, qui auront lieu au Centre international de Conférences Abdou Diouf, à Diamniadio, seront présidés par le président ivoirien, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’ UEMOA, Alassane Ouattara. Cette session offrira l’occasion aux chefs d’Etat et de gouvernement d’échanger, notamment, sur les mécanismes et stratégies pour faire face à l’hydre terroriste dans les pays membres de l’Union. La dernière session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA a eu lieu, le 10 avril 2017, à Abidjan. En juillet dernier, la Conférence a tenu sa 21èsession ordinaire à Abidjan. La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement est l’organe suprême qui définit les grandes orientations de la politique de l’UEMOA. Selon l’article 17 du traité, elle se réunit, au moins, une fois par an. A son arrivée, samedi, dans la capitale sénégalaise, le chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, a été accueilli par le ministre du Plan Sénégal Emergent, Moise Sarr, et le secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’Extérieur, Cheickh Kanté. CMT/MD (AMAP)
Des communautés du Cercle de Tenenkou signent des chartes locales pour la paix et la cohésion sociale
Tenenkou, 02 décembre (AMAP) Des communautés du Cercle de Tenenkou ont signé, au cours d’un atelier, à Mopti, les 28 et 29 novembre, des chartes locales pour la cohésion sociale qui ont pour but de contribuer à l’instauration du vivre ensemble et de la cohésion sociale dans les six communes du Projet de renforcement de la résilience sécuritaire et la prévention des conflits intra et intercommunautaire pour la cohésion sociale et la paix dans les régions de Ségou et Mopti. Ces engagements communautaires concernent les communes de Togueré Coumbé, Diafarabé, Ténenkou, Diondiori, Karéri, Toguéré Kotia, du cercle de Tenenkou. Ses objectifs sont, entre autres, de promouvoir le dialogue social, l’intermédiation, de réguler la compétition autour des ressources naturelles et de prévenir les conflits liés à cette compétition. Le Projet de renforcement de la résilience sécuritaire et de la prévention des conflits Intercommunautaires pour la cohésion sociale et la paix dans les régions de Mopti et de Ségou, dont l’objectif principal est de contribuer à la restauration d’une paix durable dans sa zone d’intervention, est une contribution aux efforts de restauration de la paix et de relance économique dans le Centre du Mali, avec l’appui du PNUD, ONU-Femmes et le Centre national de promotion du volontariat au Mali(CNPV). Oumar Touré, représentant le directeur général du CNPV, a indiqué que la signature des chartes locales de paix entre tous les fils des collectivités cibles est le couronnement d’un processus qui a duré, environ 24 mois. Elle a impliqué l’ensemble des acteurs concernés : chefferies traditionnelles, élus locaux, administration, forces de sécurité, volontaires communautaires de la paix, les membres des laboratoires et des mécanismes inter et intra-communautaires, les jeunes et les femmes, les leaders communautaires et religieux. Le représentant du gouverneur, Kantara Diawara, a, pour sa part, salué l’initiative qui s’inscrit en droite ligne des actions prioritaires des autorités régionales et nationales. Il adressé ses « vifs remerciements aux partenaires financiers à travers les structures de mise en oeuvre, le CNPV et les ONG Carrefour du Développement CARD et ODI-SAHEL, en leur assurant du soutien total de la Région pour la réussite et l’atteinte des objectifs du projet. Le coordinateur régional du CNPV, Amadou Coulibaly, a fait une présentation succincte des succès, à mi-parcours, du projet qui a fait l’objet d’une demande de prorogation par les communautés et acceptée par les bailleurs. Selon cette présentation, le projet, en 8 mois, a recruté 65 volontaires communautaires de la paix, a mis en place 13 mécanismes inter et intracommunautaires et le même nombre de laboratoires de la paix et le financement de 52 initiatives conjointes d’Activités génératrices de revenus (AGR) pour plus de 2.600 personnes. Selon le maire de la Commune urbaine de Ténenkou, Allaye Cissé, avec les AGR, les volontaires communautaires de la paix issus du terroir, des résultats probants ont été atteints dans toutes les communes du cercle dans le domaine tant du relèvement de l’économie locale que de la prévention et de la gestion des conflits et, surtout, dans le domaine de la médiation. « C’est bien pour ces raisons que nous avions souhaité et obtenu, à défaut de pérennisation, un rallongement de quelques mois au profit des communautés ébranlées », a-t-il dit avant la signature des chartes avec les élus, les religieux, les femmes, les jeunes et une séance d’appropriation des activités en vue. DC/MD (AMAP)
Bourem : Explosion d’une mine sans perte en vies humaines, ni dégâts matériels
Bourem, 2 décembre (AMAP) L’explosion d’une mine ce lundi, au niveau d’un poste de sécurité des Forces Armées Maliennes (Fama) de la 7ème région militaire à Bourem, n’a fait aucune perte en vies humaines, encore moins de dégâts matériels, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que la mine posée par un individu non identifié a explosé aux environs de 8 H au niveau de la route reliant la ville de Bourem à Moudek, sans perte en vies humaines ni de dégâts matériels. Cependant, l’explosion dont le bruit a été assourdissant, a créé la psychose au sein de la population qui a été rassurée par les Famas qui contrôlent les lieux. AT/KM (AMAP)
Culture : Signature d’une convention entre le Ministère de la Culture, l’Ambassade de France au Mali, le Conseil départemental de l’Essonne et l’Institut français
Bamako, 2 décembre (AMAP) La cérémonie de signature de la convention de partenariat quadripartite entre le Ministère de la Culture, l’Ambassade de France au Mali, le Conseil départemental de l’Essonne et l’Institut français, a été présidée dimanche au Musée, par le Ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a constaté l’AMAP. Les différentes parties étaient représentées par le Ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, l’Ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, le Président du Conseil départemental de l’Essonne, François Durovray et le Président de l’Institut français, Pierre Bühler. Le partenariat a pour objet la mise en œuvre d’un programme de résidences de photographes africains au domaine départemental de Chamarande, et de la présentation au Domaine départemental de Chamarande d’une exposition de la Biennale de la photographie de Bamako lors de l’édition du festival Essonne-Mali (EM Fest) au mois de février de chaque année. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs experts et acteurs du monde de la culture. KM (AMAP)

