Brigade mobile d’intervention de Bamako saisit du basin d’une valeur de près de 200 millions

Bamako, 03 décembre (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako a saisi du basin d’une valeur de près de 200 millions au cours d’une opération qui s’est déroulée dimanche, entre 1 heure et 6 heures du matin, à Kalabankoro, sur la route de Kabala, indiquent des sources douanières. Au total, 22 barriques sur 53 contenaient  des tissus dont le poids total est de 4,2 T. Il y en a pour 587 pièces de 30 mètres, 42 pièces de 5 mètres et 24 pièces de 10 mètres. Ces lots sont accompagnés de 10 pièces de tissus Wax. Selon les services des douanes, la valeur marchande de cette saisie avoisine les 200 millions de Fcfa. Les douaniers avaient reçu, au préalable, une information sur la présence d’une grande quantité de tissus dissimulée dans des barriques en plastique que des individus seraient en train de déverser sur le marché. Nantis de ces renseignements, les hommes du Commandant Toumani Diallo, chef de la BMI, ont organisé une mission d’urgence. Ils ont mis le cap sur le lieu indiqué par l’informateur. A la faveur de la nuit, le mouvement des agents des douanes a été discret, doublé de l’effet de surprise. Arrivés sur les lieux, les agents des douanes ont constaté la présence de futs contenant des friperies, des produits alimentaires et autres bricoles venus d’Europe. Poussant plus loin leur constat, les agents ont remarqué des étiquettes sur certaines barriques comme pour les singulariser. Ils ont passé, rapidement, à la fouille et ont découvert des lots de tissus basin de premier choix, de type  « Getzner » importé d’Allemagne.   AC/MD (AMAP)

Douanes de Zégoua: Saisie de près de 5 kg d’or pour une valeur d’environ 140 millions de Fcfa et 200. 000 euros

Bamako, 03 décembre (AMAP)  Les agents des Douanes du Bureau secondaire de Zégou (Sud) ont saisi près de 5 kg d’or dont la valeur marchande est estimée à 140 millions de Fcfa 200 000 euros pour environ 131 millions de Fcfa, culminant à un total de 271 millions de Fcfa, a appris, mardi,  l’AMAP, de sources douanières.  Cette saisie a été opérée, le 16 novembre dernier, à 4 heures du matin à bord d‘un car voyageur en provenance de la Côte d’Ivoire. Le bus de transport a ete immobilisé dans la cour des Douanes, à Zégou, à la frontière Mali-Côte d’Ivoire pour les contrôles d’usage, selon les mêmes. Les agents des douanes en poste, ce jour-là, après avoir interrogé le transporteur sur la nature des marchandises en soute, ont procédé à la fouille du car et au contrôle des passagers. Au cours de cette opération, le comportement étrange d’un passager attira l’attention des agents des Douanes. Il portait un sac à dos qui semblait très lourd, aux yeux des douaniers. Le suspect, de nationalité malienne, a, alors, été interpellé et fouillé. Il transportait des colis bien emballés dans son sac à dos. Confondu, il est passé aux aveux. « Il a affirmé être en possession d’or et de devise en euros (grosses coupures). Il dit n’être que porteur du colis qu’il doit remettre à une autre personne à Bamako », a expliqué le Chef du Bureau des Douanes de Zégoua, Sidy Moctar Dembélé. Informé de cette découverte, le Directeur régional des Douanes de Sikasso a ordonné que le le suspect soit entendu et la marchandise saisie, conformément à la réglementation douanière en vigueur. « C’est ainsi que nous lui avons notifié, à haute et intelligible voix, qu’il est coupable d’une infraction de contrebande de devises et d’or, avec sommation de me suivre pour assister à la description des objets saisis et à la rédaction de notre rapport » a déclaré le commandant Sidy Moctar Dembélé. Au décompte, le chef de brigade, Aly Coulibaly, a formellement compté 4.700 grammes d’or et 1000 billets de deux cent euros, soit 200. 000 euros. AC/MD (AMAP)

Sale quart d’heure pour l’apprenti tailleur qualifié d’homosexuel par ses agresseurs

Bamako, 03 décembre (AMAP) Traité d’homosexuel, MD a été torturé avant que ses bourreaux ne mettent les images de la scène sur les réseaux sociaux, facilitant ainsi leur  interrelation par les policiers, a appris l’AMAP. La date du 14 octobre dernier restera longtemps gravé dans la mémoire du jeune apprenti tailleur que nous désignons par ses initiales MD. Les faits se sont déroulés à Kati. Piégé par des individus malveillants, ce jour-là, il a été victime d’une agression sauvage à cause surtout de son orientation sexuelle. Du moins, à en croire nos sources. Au nombre de sept, les agresseurs du jeune homme, qui croyaient agir impunément, sont allés jusqu’à filmer la macabre scène avant de « balancer » le film sur le net. Ils se nomment Alpha Diallo (l’auteur principal), Mohamed Ba Traoré, Mohamed Logo Traoré, Madou Fané dit N’fa, Tiécoura Touré dit Makané. Pour des raisons liées à la suite des enquêtes, nous désignons le fugitif de la bande par l’initiale CD. Ils ont entre 18 à 20 ans et sont, pour la plupart, des apprentis chauffeurs et/ou tailleurs et vivent dans le même secteur dans la ville garnison. Pendant une bonne trentaine de minutes, ces jeunes gens ont soumis le malheureux à des actes de tournures dignes d’un autre âge. Le jeune homme a été flagellé, bastonné par la manche d’une daba et, régulièrement, brûlé par les flammes d’un briquet à gaz, sans épargner aucune surface de son corps y compris ses parties intimes. MD se tordait de douleur et suppliait ses tortionnaires de lui laisser la vie sauve. De sources proches du dossier au commissariat du 2ème  arrondissement de Kati, le film de cette torture infligée à MD aurait passé environ deux semaines sur le net. Face à une telle atrocité dont les auteurs n’ont pas voulu s’en cacher, les policiers ont pris les choses en main. Quelques instants plus tard, le chef de la brigade des recherches, le lieutenant de Police, Sory Sidibé, et ses hommes ont mis la main sur le nommé Alpha Diallo alias « Blond ». Cet jeune homme, qui semble être l’initiateur de cette scène horrible, est très connu dans le secteur pour des actes du genre. Sa prise a facilité celle des autres membres du groupe. Quelques heures plus tard, ce sont six éléments sur sept de la bande qui ont été mis aux arrêts par le lieutenant Sidibé et ses hommes. Interrogés, les tortionnaires de MD ont justifié leur acte par le fait que la victime est un homosexuel. Les enquêtes policières ont révélé un autre fait. Il semble que le nommé Alpha dit « Blond » sortait avec la victime en son temps. Ils étaient tous deux employés comme apprentis tailleur dans un même atelier. Comme cette histoire ayant fait un grand bruit dans le quartier où ils résidaient à Kati, Alpha a voulu se laver de tout soupçon. D’où son idée machiavélique de planifier l’agression de MD. En attendant de retrouver le septième élément du groupe, en fuite, leurs dossiers ont été transmis auProcureur de la République, près le Tribunal de grande instance de Kati. Ils doivent comparaitre pour « torture et attentat à la pudeur ». Visiblement traumatisée par cet acte, la victime a reçu des soins appropriés avant de rejoindre les siens. TC/MD (AMAP)

Un tailleur prend 20 ans de prison pour viol sur mineure

Bamako, 03 décembre (AMAP) Agé d’environ trente ans, Ousmane Djénépo, tailleur de son état, inculpé pour viol sur une mineur F.K, a été condamné par la dernière session de la Cour d’Assises de Bamako, à 20 ans de réclusion, a appris l’AMAP.  Le tailleur a invité la jeune fille à venir récupérer ses habits à son atelier. C’était uniquement dans le but inavoué d’abuser d’elle, puis de la rouer de coups et de l’insulter. Cette histoire de viol s’est passée, en juin 2018, dans un quartier de la Commune V du district de Bamako. F.K. (âgée au moment des faits de 15 ans). Nous sommes dans la nuit du 18 au 19 juin 2018, Ousmane Djénépo, appela la demoiselle FK pour lui dire de passer chercher ses habits à l’atelier. Celle-ci lui a fait comprendre qu’elle ne pouvait sortir la nuit, mais que, le lendemain, elle passerait. Comme promis, dans la matinée du 19 juin 2018, elle s’est rendue à l’atelier, mais constata que ses habits n’étaient pas cousus. Mécontente, elle décida de les reprendre quand Ousmane lui administra une gifle, suivie de coups de poing à divers endroits. La demoiselle a pleuré et dit qu’elle allait dénoncer le tailleur à ses parents. Comme si les coups n’avaient pas suffi, Ousmane l’a poussée sur la couchette, déshabillée et entretenu des rapports intimes avec elle. sans son consentement. Il l’a bâillonnée pour l’empêcher de crier avant d’abuser d’elle. Après les faits, la demoiselle projetant toujours d’informer ses parents, Ousmane l’a insultée, grossièrement, de mère et lui dit d’aller se plaindre où elle voulait. La victime a informé ses parents, puis une plainte a été déposée contre Ousmane. Un certificat médical, établi par une clinique, le même jour, a conclu à « une défloration hyménale partielle récente, à des rougeurs et des microlésions (microfissures) au niveau vulvo-vaginal ». Interpellé et interrogé, le mis en cause a reconnu, sans ambages, les faits qui lui sont reprochés à l’enquête préliminaire comme devant le juge d’instruction. Mais, en revanche, il a tenté de justifier les faits de viol par le fait que la fille allait le dénoncer ! A l’audience, l’inculpé vêtu d’un boubou bleu n’a pas nié les faits tels qu’ils se sont passés. Il est resté dans la même logique de ses déclarations tant à l’enquête préliminaire qu’à l’instruction. Le parquet, ayant reconnu que la victime était mineure au moment des faits, a requis de retenir l’accusé dans les liens de l’accusation et de le condamner. Pour sa part, la défense a plaidé coupable en demandant la clémence de la Cour et de solliciter de larges circonstances atténuantes. La Cour a reconnu la culpabilité de l’accusé en lui refusant les circonstances atténuantes. En cela, elle a suivi le parquet, en condamnant Ousmane à 20 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 300 000 Fcfa. TC/OD/MD (AMAP)

Deux ans de réclusion pour avoir brulé les parties intimes de sa nièce

Bamako, 03 décembre (AMAP) Les jurés de la dernière session d’Assises de Bamako ont infligé deux ans de prison à Mme Haye Fofana pour avoir posé une louche rougie par le feu sur les parties intimes de sa nièce, a appris l’AMAP. Une correction corporelle a mal fini entre la dame Haye Fofana et sa nièce Fatoumata Keïta. Les faits remontent à 2018 alors que la victime vivait sous le toit de sa tante, au quartier Badialan 2, en Commune III du District de Bamako. A cette époque, Haye Fofana a constaté que la demoiselle s’amusait avec ses petites camarades, avec attouchements et se masturbait, par moments. Cependant, la tutrice a entrepris tout pour l’en dissuader, en l’admonestant et la conseillant. En vain. Comme si cela ne suffisait pas, un jour, la petite a introduit son doigt dans le sexe d’une de ses camarades de jeu. Pour la corriger, la tante, furieuse l’a appelée, l’a déshabillée et posé la manche de la louche en aluminium chauffé à blanc sur ses parties intimes. Un certificat médical établi au Centre de santé de référence (CSRéf) de la Commune V du District de Bamako par un spécialiste, a conclu à « une brûlure du 2e degré étendue à tout le pubis et aux grandes lèvres, une brûlure du 1er degré de 13 cm sur chaque fesse, une perte purulente provenant du vagin ». Interrogée, aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, l’inculpée a reconnu les faits en les mettant sur le compte de la colère. L’accusée elle-même a avoué, plus tard, qu’elle était dans un état de fureur au moment précis où elle a commis son acte. Face aux jurés, la tante a manifesté un profond regret pour avoir brutalisé sa nièce, en guise de correction. Le parquet a requis de la maintenir dans les liens de l’accusation et d’entrer en voie de condamnation contre elle avec 5 ans de prison ferme. La défense n’était pas de cet avis. L’avocat de la dame Haye a plaidé pour un sursis de la peine, au motif que sa cliente « est une délinquante primaire » qui, de surcroit, accouché d’un enfant en prison. Après délibération, la Cour, a accordé des circonstances atténuantes à l’accusée et l’a condamné à 2 ans de prison  ferme. TC/OD/MD (AMAP)

Faits divers : Des terroristes à la barre des assises

Bamako, 03 décembre (AMAP) Les jurés de la dernière session de la Cour d’assises de Bamako avaient affaire à des dossiers de terrorisme dont le premier accusé est ressorti libre tandis que le second a écopé de 5 ans de réclusion criminelle assortie de 2 millions de Fcfa d’amende.  Les infractions d’association de malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, intentionnellement, en lien avec une entreprise terroriste, appartenance à un groupe de combat, intentionnellement, en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou par la terreur et prise d’otage », reprochées à Abderhamane Ould Hmayma, ont été examinées par les juges de la Cour d’assises de Bamako, lors de sa récente session. L’accusé était suspecté d’actes terroristes alors qu’il se trouvait en possession d’armes de guerre. Cette histoire s’est passée dans la partie septentrionale du Mali, il y a quelques années. Selon les informations qui ressortent des enquêtes en  2016, plus précisément le 22 mars, aux environs de 3 h du matin, une opération de la force Barkane, dans le secteur de Tabankort, Cercle de Bourem, Région de Gao, a permis d’arrêter des membres de Groupes armés terroristes (GAT). Au cours de cette opération, Abderhamane Ould Hmayma, a été pris près d’une base du groupe armée terroriste, Al Mourabitoune ,auquel il appartenait, en possession d’une Kalachnikov, quatre chargeurs garnis et deux grenades. Interpellé, sans ambages, il a reconnu les faits qui lui ont été reprochés, déclarant avoir été recruté comme mécanicien au sein d’Al Mourabitoune. Il a ajouté avoir participé au ravitaillement en nourritures, carburants, participé avec d’autres terroristes à l’enlèvement d’un couple blanc au Burkina Faso. À la barre, l’inculpé a reconnu avoir été interpellé en possession d’armes de guerre. Mais il a nié l’infraction de terrorisme. Il a expliqué qu’à l’enquête préliminaire, il était assisté d’un interprète qui a mal interprété ses propos et qu’il a été, de surcroît, forcé de reconnaître certaines choses qu’il n’avait pas faites. A l’entendre, il n’a commis que la seule infraction de possession d’armes de guerre. Il s’est justifié qu’il était un combattant d’une »plateforme progouvernementale »et que l’arme appartenait à cette plateforme. L’inculpé a fait croire aux juges qu’il n’a jamais combattu l’Armée française encore moins l’Armée malienne. Au contraire, il aurait combattu aux côtés de ces forces le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Selon lui, c’est pour sauver sa peau contre ce mouvement qu’il est allé se réfugier dans une base du groupe Al Mourabitoune. Il a, également, nié avoir participé aux enlèvements. « Je suis victime aujourd’hui du fait que j’ai combattu le MNLA. Je suis humilié de comparaitre devant les juges pour avoir combattu pour le Mali », a-t-il ajouté. Le ministère public, après avoir expliqué clairement les faits tels qu’ils ressortent de l’acte de renvoi, a indiqué à la Cour que l’accusé Abderhamane Ould Hmayma est un terroriste. Il a demandé aux jurés de le maintenir dans les liens de l’accusation. Pour sa part, le conseil de l’accusé a estimé que le Mali se trompe d’ennemis. « Les défenseurs du Mali sont qualifiés d’ennemis », a-t-il déploré. L’avocat a soutenu que son client a été interpellé parce qu’il dérangeait le MNLA. « Tous ceux, qui luttaient contre le Mouvement national de libération de l’Azawad, ont été mis en cause pour acte terroriste. Il faut que l’autorité malienne comprenne cela », a déclaré le conseil de l’inculpé. Il a plaidé l’acquittement de son client. Après délibérations, l’accusé a été reconnu non coupable des faits. Et la Cour a finalement suivi la requête de la défense. Abderhamane Ould Hmayma est ressorti libre de la salle, à la satisfaction de son avocat et de sa famille. CONTUMACE ET PEINES FERMES – C’était au tour de Moussa Ag Ibrahim et Alhassane Ag Rachid de passer à la barre. Les deux avaient à leur charge tout un chapelet d’infractions se rapportant au terrorisme. D’appartenance à un groupe de combat en lien avec une entreprise terroriste, détention d’armes de guerre et de munitions et appartenance à un groupe de combat, intentionnellement, en relation avec une entreprise individuelle et collective et par la terreur, en passant par la livraison, pose, explosion ou détonation d’engin explosif ou tout autre fait meurtrier contre un bien public ou une infrastructure, aux faits de complicité d’actes terroristes, faux et usage de faux. Faits prévus et punis par le Code pénal. Les 6 et 7 novembre 2016, à la suite de patrouilles de la force Barkhane contre des groupes armés terroristes à Kidal et à Talhanda, Moussa Ag Ibrahim et Alhassane Ag Rachid ont été interpellés. Interrogés tant devant les enquêteurs que devant les magistrats instructeurs, les mis en cause ont rejeté, vivement, les accusations portées contre eux et se sont défendus, énergiquement, protestant de leur innocence. Le premier, Moussa Ag Ibrahim, a, certes, reconnu être un membre du groupe Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA), mais soutenu que ce groupe n’a aucun lien avec un groupe terroriste ou de malfaiteurs. Quant au second, Alhassane Ag Rachid, il a déclaré ne pas être terroriste et n’est d’ailleurs membre d’aucun groupe armé. Qu’il a été pris sur une dune à la recherche de « réseau téléphonique ». Cependant, il ressort de l’information des preuves attestant qu’ils étaient en entente avec des terroristes, notamment l’arsenal de guerre et une fausse carte d’identité algérienne retrouvée sur Moussa Ag Ibrahim et les vidéos de propagande de Daech appelant au Jihad, enregistrées dans le téléphone d’Alhassane Ag Rachid. D’où leur renvoi devant les jurés de la Cour d’assises pour y être jugés conformément à la loi. A l’audience, même si ce sont les deux individus qui ont été interpellés comme cela ressort de l’arrêt de renvoi et d’accusation, c’est le nommé Moussa Ag Ibrahim, la quarantaine et manœuvre de son état, qui a été le seul à comparaitre devant les jurés. Quant à son coaccusé, Alhassane Ag Rachid, il aurait été libéré pour des raisons qui ne figurent pas dans l’arrêt d’accusation. A la barre, l’accusé n’a pas reconnu les faits

Kangaba : Le nouveau guide de transposition des directives et de notification des actes de l’UEMOA en discussions

Kangaba, 3 décembre (AMAP) La formation des membres du comité technique de suivi des reformes communautaires et des points focaux des départements ministériels, sur le nouveau guide de transposition des directives et de notification des actes de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), a pris fin vendredi à Kangaba, a constaté l’AMAP. Présidés par le coordinateur de la Cellule de Suivi des Reformes Administratives, Financières et monétaires en Afrique de l’Ouest, Bakari Coulibaly, les travaux ont regroupé une cinquantaine de cadres venus des directions nationales, des cellules nationales, des agences nationales, des offices, ordres et laboratoires nationaux du Mali. Les points focaux de l’Assemblée nationale, du Haut Conseil des Collectivités, du secrétariat général du Gouvernement, des départements ministériels ayant en charge la mise en œuvre des textes, programme et projets communautaires, du Comité National de Politique Economique (CNPE), de la Cellule de Gestion du Programme Economique Régional et de la Cellule d’Appui à la Reforme des Finances Publiques (CARFIB) étaient également présents aux travaux. Bakari Coulibaly a précisé que la commission de l’UEMOA a adopté la décision N°05/2019/COM/UEMOA du 06 août 2019 portant adoption du guide relatif aux méthodes et techniques de transposition des directives de l’UEMOA et au modèle d’acte de notification. « Ce guide a pour objet de présenter l’ensemble des principes, règles, méthodes et procédures qui devraient être observés par les autorités compétentes des Etats membres, lors de la transposition des directives adoptées par les instances de l’UEMOA » a –t-il conclu. L’objectif de la cellule de Suivi des Reformes Economiques et Financières en Afrique de l’Ouest est de réduire les difficultés en matière de transposition et d’harmoniser les méthodes et pratiques de transposition avec les autres états de l’union. SD/KM (AMAP)

Concours de la Fonction publique: Les épreuves se dérouleront jusqu’au 21 décembre

Bamako, 03 décembre (AMAP) Les épreuves des concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat ont démarré, samedi dernier, sur l’ensemble du territoire national et prendront fin le 21 décembre prochain, a annoncé le ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique. Le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko a procédé, solennellement, au lancement officiel de ces concours au Centre du lycée « Ba Aminata Diallo » (LBAD). Il était accompagné, notamment, du directeur du Centre national des concours de la Fonction publique, Dr Ousmane Magassy. C’est à 8 heures que le ministre Dicko a donné le coup d’envoi des épreuves dans la salle N°1, en ouvrant la première enveloppe contenant des sujets d’examens. Le secrétariat était la spécialité du premier sujet de l’épreuve technique. « Expliquez les différences entre un rapport, un procès-verbal (PV) et un compte rendu. Définissez et expliquez les principes des ordres principaux et des dérivés de classement. Donner un exemple d’utilisation de chaque ordre. Définissez l’accusé de réception, la lettre de rappel, le bordereau d’envoi et le soit transmis. Composez-les. Donnez les caractéristiques du style administratif. Expliquez le principe de la neutralité administrative », est l’intitulé du premier sujet. Le deuxième sujet avait comme spécialité le secrétaire de direction. Il était libellé ainsi: « Que savez-vous des différentes parties d’une lettre à forme administrative ? Décrivez les différents types de l’enregistrement du courrier au départ et à l’arrivée. Caractérisez le style administratif. A l’aide d’exemples concrets, comparer l’accusé de réception et la lettre de rappel ? Citez et caractériser les différents documents administratifs que vous connaissez ». Après le coup d’envoi des épreuves, le ministre s’est rendu dans quelques salles d’examens pour encourager et donner des conseils aux candidats, en majorité féminine avec des enfants. Oumar Hamadoun Dicko a, aussi, précisé que les concours de la Fonction publique consistent à sélectionner les meilleurs cadres afin de les verser dans l’Administration publique. Il faut noter que l’accès à la salle d’examens était subordonné à la présentation d’une pièce d’identité nationale en cours de validité (carte NINA, passeport et permis de conduire). Comme d’habitude, plusieurs candidats cherchaient encore leur nom sur la liste et leur salle d’examens, pendant que les autres avaient déjà commencé à traiter les épreuves du jour. Si certains candidats ont été exclus, faute de pièce d’identité, les retardataires eux n’ont pas été écoutés. Outre le District de Bamako, les épreuves ont, également, lieu dans les centres régionaux de concours de Kayes (195 candidats), Sikasso (724 candidats), Ségou (612 candidats), Mopti (341 candidats) et Gao (102 candidats). SYW/MD (AMAP)

Éditorial: Reconnaissance (De Bréhima Touré)

De Bréhima Touré mardi 3 décembre 2019 Ce genre d’hommage donne un sens profond à l’engagement patriotique, au sacrifice pour sa patrie. La France a montré qu’elle était reconnaissante envers ceux qui s’engagent pour elle et qui sont prêts à aller jusqu’au sacrifice ultime. Le ban et l’arrière-ban de la République française était debout dans le recueillement autour des cercueils des soldats tombés au cours d’une opération anti-terroriste sur notre sol. L’atmosphère dans la cour des Invalides était empreinte de solennité, d’émotion, de recueillement et de gravité. Et le président français a eu les mots justes pour imprimer un sens hautement patriotique à la mort de ces soldats. «La liberté a souvent hélas le goût du sang versé», s’est exclamé Emmanuel Marcon dès l’entame de son intervention. Dans la bouche du chef suprême des armées, l’éloge funèbre avait une toute autre dimension surtout lorsqu’elle a pris l’allure d’une galerie de portraits, s’attardant sur le parcours de chacun des soldats. La marque d’attention était manifeste. De quoi mettre du baume au cœur des familles, invitées d’honneur, et les conforter dans l’idée que le sacrifice de leurs proches n’est pas vain. De quoi consolider l’esprit du sacrifice chez tous les militaires et rappeler la noblesse du métier des armes. La défense se construit par l’exaltation de la culture du sacrifice, de l’abnégation, du don de soi, de l’amour de la patrie. L’exemple doit nous inspirer et nous inciter à montrer davantage à nos soldats que leur engagement a un sens, celui de la défense de la patrie, de la dignité et de la forme laïque de l’État qui accorde à chacun de nous un espace de liberté. Une nation sans défense est une proie facile pour toutes les ambitions hégémoniques. Dans notre cas, l’obscurantisme menace de nous envahir et notre patriotisme prend une fausse route. B. TOURÉ

Interconnexion électrique Guinée-Mali : Un coup d’accélérateur au projet

Bamako, 03 décembre (AMAP) Le Comité de pilotage du Projet d’interconnexion électrique en 225 KV Guinée-Mali a tenu, vendredi et samedi derniers, sa 2e session au cour de laquelle les administrateurs maliens et guinéens ont passé au peigne fin l’état de mise en œuvre du Projet et de mobilisation des ressources nécessaires à cet effet. Durant deux jours, sous la présidence de la directrice nationale de l’Energie au Mali, Mme Théra Aminata Fofana, en présence de la représentante de la BOAD, Mme Lo Fatoumata Diop, les participants ont examiné et validé les programmes de travail et de budget annuels (PTBA) 2020 des Unités de gestion du projet. « L’objectif était de faire le point sur l’état d’avancement du Projet et d’approuver les Plans de travail et du budget annuel 2020 des Unités de gestion du projet (UGP) pour un suivi correct de son exécution », a souligné la directrice nationale de l’énergie, dans son allocution d’ouverture. Cela est d’autant nécessaire si l’on sait que le Mali est confronté à de nombreux défis en matière de développement. En effet, « outre le développement du secteur électrique, nos Etats doivent relever les défis liés à l’accès aux services sociaux de base tels la santé, l’éducation, l’approvisionnement en eau potable, l’autosuffisance alimentaire et le désenclavement », a rappelé Mme Théra. Et d’ajouter : «La modicité des moyens dont nous disposons nous commande à mettre en commun nos efforts en vue de leur optimisation pour créer les conditions favorisant notre développement», comme pour dire que le soutien des partenaires techniques et financiers est nécessaire pour y arriver. Son homologue guinéen, Dr. Cheick N’fall Sissoko, a assuré que tous les financements ont été ratifiés du côté de la Guinée, excepté celui de la Banque européenne des investissements (BEI). Le Projet d’interconnexion électrique en 225 kV Guinée-Mali consiste en la construction d’une ligne électrique de structure à double terne 225 kV en courant alternatif. D’une longueur d’environ 714 km, il est situé entre la ville de Sanankoroba, au Mali, et celle de Nzérékoré en Guinée (en passant par Fomi, en Guinée). Il verra l’implantation des postes de transformation associés dans les localités de Siguiri, Fomi, Kankan, Kérouane, Beyla et N’Zérékoré (en Guinée) puis Sanankoroba (au Mali). Le projet vise à faciliter la gestion d’énergie entre la Guinée et le Mali. La finalité est l’amélioration de la consommation des populations en énergie abordable. Cela, en augmentant la disponibilité de l’énergie électrique aux deux pays et en renforçant l’établissement du marché régional de l’énergie électrique en Afrique de l’Ouest, conformément au Plan directeur adopté, en 2012, par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ainsi, le projet d’interconnexion électrique Guinée-Mali contribuera au développement socio-économique du Mali et de la Guinée, à travers un accès plus accru des populations à l’électricité de qualité et à moindre coût. Le coût global est estimé à 299,63 millions Unité de compte (UC) soit environ 239,633 milliards de Fcfa HT/HD, dont 52,853 milliards de Fcfa pour le Mali. Il est cofinancé par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le Fonds africain de développement (FAD), la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque mondiale (BM) et l’Union européenne (UE). Tous les accords de financement ont été signés. Sa durée d’exécution, prévue initialement pour quatre ans (2018-2021), à été prorogée à six ans (2018-2023), suite au retard accusé dans le processus de recrutement de l’ingénieur conseil, en charge de la supervision et du contrôle des travaux de la ligne 225 kV. D’où l’urgence de donner un coup d’accélérateur au projet. AG/MD (AMAP)