Chemin de Fer : Le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives est bouclé (dixit DG Somafer)

Bamako, 10 janvier (AMAP) Le processus de la relance des activités du Chemin des Fer est en cours, a appris l’AMAP de source officielle. «Dans le cadre de la relance de l’activité ferroviaire, décidée par le gouvernement le 02 octobre 2019, nous sommes en train de mener plusieurs activités. Aucun blocage majeur n’est constaté pour l’instant», a déclaré mardi à Bamako, le directeur général de la Société de patrimoine ferroviaire du Mali (Sopafer), Ibrahim Maïga. Ibrahim Maïga  a soutenu que le plan de relance se décline en trois volets à savoir le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives, le démarrage des travaux et la réhabilitation des gares et des ateliers. Le DG de la Somafer a déclaré que le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives, est bouclé  avant de préciser qu’il reste juste l’avis de la Direction générale des marchés publics sur l’attributaire de ces locomotives. Le responsable de la Sopafer a souligné que quatre locomotives  seront louées avec option d’achat avec la maintenance et l’entretien pendant toute la durée de la location. Une autre action menée, c’est le débroussaillement de la voie pour la mettre aux normes ferroviaire. Le second volet du plan d’urgence est le démarrage des travaux. Un rapport d’évaluation, dit-il, sera établi afin de recadrer les activités programmées à cet effet. La troisième phase du plan concerne la réhabilitation des gares et des ateliers. «Le processus de sélection des entreprises pour la réhabilitation des 19 gares et quelques campements de Bamako jusqu’à Kayes prévus dans le plan d’urgence, est en cours. Ces travaux seront réalisés par des entreprises nationales. Le marché sera attribué avant fin janvier 2020», a annoncé le DG Maïga. BBC/KM (AMAP)

Le ministre de l’Education Nationale, Témoré Tioulenta est décédé ce vendredi à Bamako, des suites d’une maladie

Bamako, 10 janvier (AMAP) Le ministre de l’Education Nationale, Témoré Tioulenta est décédé ce vendredi à Bamako à l’âge de 66 ans, des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte Parole du Gouvernement dans un tweet publié ce matin. Le Gouvernement de la République du Mali éprouvé a présenté ses condoléances à la famille de l’illustre disparu. Dr Témoré Tioulenta, né en 1954 à Toguéré Coumbé (cercle de Ténenkou), est professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle qui a débuté sa carrière en 1978 à l’Ecole normale secondaire de Badalabougou comme professeur de lettres, après l’obtention de son diplôme en lettres modernes à l’Ecole normale supérieure de Bamako et de son baccalauréat (série lettres classiques) au lycée Askia Mohamed. Ambitieux, Témoré Tioulenta s’envola pour Paris, d’où il revint nanti d’un doctorat (mention très honorable) en sciences du langage, obtenu en 1991 à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris. Dr Tioulenta est devenu chargé de recherche et chercheur au département linguistique et traditions orales de l’Institut des sciences humaines de Bamako avant de diriger le même département de 1992 à 1994, année à laquelle il fut affecté à Mopti comme directeur régional de l’éducation. En 2000, il a été promu chef de cabinet du ministre de l’Education nationale avant de devenir deux années plus tard, conseiller technique principal du projet de lutte contre le VIH/SIDA dans les programmes de l’éducation de base/GTZ. Il devint de 2005-2006 consultant d’appui à la GTZ et au PNUD pour l’exécution de leurs rôles de chefs de file des partenaires techniques et financiers de l’éducation. En 2006, Dr Témoré Tioulenta fit son retour dans la haute administration comme directeur de l’académie d’enseignement de Kati, avant d’être élu député à l’Assemblée nationale (législature 2007-2013). De 2014 à 2015, il a été cadre à la direction nationale des ressources humaines du secteur de l’éducation, pour devenir à partir de 2016 le directeur national de la pédagogie jusqu’à sa nomination comme ministre, au mois d’avril 2019. KM (AMAP)

L’après 31 décembre à Bamako : Des lendemains qui déchantent pour les vendeurs de poulets

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 10 janvier (AMAP) Si pour certains la Tabaski est la fête des moutons, pour beaucoup d’autres la Saint Sylvestre est la fête aux poulets. Qui dit poulet fait référence à ces marchands de volailles qui, à la veille des fêtes, se frottent généralement les mains. A l’occasion, l’abondance de la demande crée souvent des pénuries de gallinacés sur le marché de Bamako, avec son corolaire de spéculation. Et après la fête ? Lundi, 06 janvier. Une tournée de quelques souks de la capitale pour s’imprégner de l’atmosphère et de l’affluence. Le marché de Banankabougou est considéré comme l’un des plus grands centres de vente de volailles à Bamako. Situés en plein cœur de ce marché situé en Commune VI du District de Bamako, les étals des marchands de volailles s’étendent sur environ 30 mètres. Ici, le prix unitaire du poulet varie entre 2.000 et 2.500 Fcfa. La pintade, elle, coûte entre 3.500 et 4.000 Fcfa. Au loin, on observe une vingtaine de caisses et de paniers chargés de poulets, de pintades et de pigeons, en attente d’éventuels acheteurs. Là, va avoir lieu un marchandage. Habillé en t-shirt noir, Yaya Diallo, la quarantaine, discute le prix de poulet avec un potentiel preneur. Sa cage contient plus d’une centaine de poulets et de pintades. « Combien coûte le poulet blanc, non le noir ? », demande le client. « Je vous le cède à 2.500 Fcfa », rétorque le vendeur. « Je le prends à 2.000 Fcfa », renchérit l’acheteur. « Ok ! Je vous le donne à ce prix-là », concède le marchand. Vite fait ? Oui. Bien fait ? à voir, surtout pour le vendeur ! Interrogé après cette discussion, notre interlocuteur reconnaît que l’affluence était beaucoup plus grande à la veille de la fête. « Il y avait du monde partout, tout le monde voulant apporter du poulet en famille », ajoute Yaya Diallo. « Je ne peux pas vous donner un chiffre mais, j’en ai beaucoup vendu à la veille du 31 décembre. Après, il n’y a plus de vente », se désole-t-il. Pour lui, le marché de poulet dépend des circonstances et chaque jour a ses réalités. « Il est des jours où les clients affluent. Il y a, aussi, des moments où nous passons toute une journée sans réaliser la moindre vente. Nous gagnons quand-même de quoi nourrir la famille », explique-t-il. CHIFFRE D’AFFAIRES – A côté de lui, commerce Youssouf Diarra, un autre vendeur de volaille. Assis sur une chaise au milieu de collègues, la causerie semble animée. « Aujourd’hui, le marché est timide, il n’y a pratiquement plus de vente. La veille de la fête de fin d’année, j’ai vendu des milliers de poulets et de pintades. Aujourd’hui, je vends moins d’une centaine de poulets », compare M. Diarra, d’une voix timide. Dans les alentours, jouent des adolescents âgés de 15 et 16 ans. Leur tâche est de déplumer la volaille à la demande du client. « S’il n’y a pas de marché du côté des vendeurs de poulets, nous sommes obligés d’attendre. Et, actuellement, les clients se font rares », témoigne un jeune arçon. « Cela semble dû au manque d’argent, parce que les gens ont beaucoup dépensé pendant la fête », estime un d’eux. Arrivé au marché de Magnambougou, nous avons rencontré un vendeur de poulets qui a voulu garder l’anonymat. Vêtu d’un pull-overde couleur bleue, un petit sac en bandoulière, il dénonce la concurrence déloyale des vendeurs ambulants. « Ceux-ci ne payent pas de taxe. A la fin des fêtes, ils disparaissent et attendent la prochaine fête », déplore le vendeur. A l’entendre, les vendeurs ambulants sont à la base de cette mévente à laquelle est confronté le secteur aujourd’hui. Au marché de Torokorobougou, en Commune V, à l’autre bout de Bamako, un jeune homme vend des poulets au bord de la route, en face du marché. Lassiné Traoré confie : « Le 31 décembre dernier, j’ai réalisé un chiffre d’affaires estimé à 150.000 Fcfa ». Depuis, seuls quelques clients habituels rendent visite au marchand de volaille. AG/MD (AMAP)

Justice : Report du Procès Amadou Aya Sanogo

Bamako, 10 janvier (AMAP) Le procès de l’affaire « Ministère public  contre Fousseïny Diarra et autres, communément appelé affaire Amadou Aya Sanogo » a été reporté à une prochaine session de la Cour d’assises, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué du procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, rendu public jeudi. L’affaire a été reportée « en raison des contraintes majeures liées à la préservation de l’ordre public et de la cohésion au sein des Forces Armées mobilisées pour la défense de la Patrie, précise le communiqué. En rappel, le procès Amadou Aya Sanogo et autres ouvert le 30 novembre 2016 à Sikasso avait été suspendu le 8 décembre de la même année pour reprise de l’expertise des ossements des victimes conformément à des dispositions prévues par la loi. KM (AMAP)

Vœux au président de la République : Le gouvernement dévoile ses axes de travail

Bamako, 09 janvier (AMAP) Le gouvernement du Mali, qui place l’année 2020 sous le signe de «l’espoir, de l’espérance et du renouveau », partira en lutte contre l’insécurité, l’incivisme et l’insalubrité, en articulant ses interventions autour de la solidarité et la cohérence, l’intensification des missions sur le terrain, une meilleure communication et la culture du résultat. En dévoilant les axes du travail gouvernemental, lors de la présentation de vœux au président Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre a exprimé, mercredi, sa détermination à maintenir le cap de l’action articulée autour de la solidarité, de l’intensification des missions sur le terrain, de la culture de l’obligation de résultats et de la croisade contre les trois «i» : insécurité, incivisme, insalubrité. Dr Boubou Cissé a, d’abord, présenté ses meilleurs vœux au président Ibrahim Boubacar Keïta et souhaité que l’année nouvelle voie le couronnement des efforts pour la paix, la cohésion sociale et le redressement du Mali. « Concrètement, a-t-il annoncé, la solidarité et la cohérence, l’intensification des missions sur le terrain, la meilleure communication, la culture de l’obligation de résultats et la croisade contre l’insécurité, l’incivisme, l’insalubrité seront des axes importants de l’action gouvernementale ». Il a précisé que la mise en œuvre du Programme présidentiel « Ensemble pour la paix et le progrès : Notre grand Mali avance» et la deuxième phase du «Programme d’urgences sociales » constituent, pour le gouvernement, un engagement constant et sous-tend toutes ses actions au quotidien. Le Premier ministre a présenté les actions fortes menées par son équipe durant l’année écoulée. De la gouvernance à la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, en passant par l’agriculture, la culture, la diplomatie, la promotion de l’employabilité, les infrastructures, la communication… aucun secteur n’a échappé à l’attention du gouvernement. Singulièrement dans le domaine de l’éducation, l’équipe du Dr Boubou Cissé a consenti des efforts financiers importants pour l’apaisement du climat au sein de l’espace scolaire. Et, a assuré le Premier ministre, «tout sera mis en œuvre pour éviter à l’école malienne le spectre d’une année blanche ». Le gouvernement prendra, aussi, toute sa part dans la mise en œuvre des conclusions du Dialogue national inclusif. LES PROUESSES – L’année 2019 a été une année éprouvante à maints égards pour la Nation malienne. Partout sur le territoire national, nos compatriotes ont payé un lourd tribut à l’insécurité et aux affres du terrorisme. S’y ajoute la furie des inondations à Bamako et, ailleurs, dans le pays, avec son cortège de sinistrés, la résurgence des revendications catégorielles. Sans oublier une certaine crispation au niveau du dialogue politique et social. Bref, le pays était dans une tourmente. «Il y a avait plus de fronts que de chantiers ouverts», a témoigné le président de la République, louant les prouesses du gouvernement qui a réussi à «éteindre beaucoup de feux ». S’adressant particulièrement au Premier ministre, le chef de l’Etat a déclaré : « Vous avez semé la paix». Ibrahim Boubacar Keïta a, cependant, fait remarquer que notre cohésion reste menacée dans certaines parties du pays, où les forces du mal ont mis les communautés dos à dos. Pour autant, le chef de l’Etat envisage l’avenir avec beaucoup d’optimisme et entend poursuivre, de toutes ses forces, les efforts de qualification de notre outil de défense. Cela, pour permettre à nos forces de défense et de sécurité de faire face à la guerre asymétrique qui nous est imposée. Il s’est appesanti sur la complexité de ce type de guerre, face à laquelle nos forces font preuve de bravoure. Et d’inviter les populations à soutenir nos vaillants soldats, en dénonçant auprès de l’autorité la plus proche tout acte suspect qu’elles auront constaté dans leur entourage. Le président Keïta a, par ailleurs, salué les succès enregistrés par nos équipes sportives. Il s’est aussi étendu sur la richesse que représentent notre culture et nos patrimoines. « Le Mali n’est pas au mieux de sa forme, mais il avance », a déclaré le chef de l’Etat qui n’a pas manqué de remercier toutes les forces politiques signataires de l’Accord politique de gouvernance. Il a invité le gouvernement à assurer sa « mission sans état d’âme, mais dans le strict respect des lois de la République », avant d’indiquer l’intérêt qu’il attache à l’application effective des résolutions et recommandations du Dialogue nationale inclusif. ID/MD (AMAP)

Le cambriolage de nuit s’est déroulé avec succès, mais dès le lendemain…

Bamako, 09 janvier (AMAP) Trois voleurs, qui ont reçu à dérober de l’argent dans un bureau de change, la nuit, à Missabougou, sont tombés dans les filets de la police, dès le lever du soleil, a appris l’AMAP de source policière. Dans la nuit du 28 décembre dernier, aux environs de 3 heures du matin, Boubacar Konta, Djakaridia Diarra et Souleymane Kane (tous âgés de 20 ans environ) ont cambriolé le bureau de change de Souleymane Sawadogo, à Missabougou, un quartier populaire de la périphérie, en Commune VI du District de Bamako. Ils ont emporté des coupures en  Fcfa, Euro et dollar. Au commissariat de police, nos sources ont estimé la valeur totale de l’argent volé à un million de Fcfa. Mais pour leur malheur, les auteurs n’auront pas la chance de jouir de leur butin. Moins de 24 heures après les faits, précisément le 29 décembre,  ils ont été interpellés, un par un, par les éléments du commissaire principal Alhousseyni Ag Souleymane, en charge du commissariat de police du 7è arrondissement. En effet, après avoir été saisis, les policiers ont activé leurs réseaux d’informateurs. C’est ainsi que le cambiste des Halles de Bamako informe les policiers de la présence du premier suspect du trio, avec sur lui des devises étrangères (dollar et euro). Le suspect est interpellé et conduit dans les locaux de la police, à quelques encablures du marché les « Halles ». Coincé durant son audition, Boubacar Konta a jugé nécessaire de dire toute la vérité. Il a avoué les faits, avant de dénoncer ses complices, Djakaridia Diarra et Souleymane Kané. Quelques instants plus tard, ces derniers rejoindront leur compère au cachot. Une perquisition de l’endroit censé être leur résidence, a permis aux limiers de mettre la main sur l’arrache-clou qui leur a servi de sauter les verrous de la porte du bureau de change de leur victime et d’autres objets dont des téléphones portables, un ordinateur, un appareil Wifi, et de nombreux accessoires. Les preuves étaient suffisantes contre ce trio pour qu’il soit déféré devant le procureur de la République près le tribunal de la Commune VI du district de Bamako, où ils ont été placés sous mandat de dépôt. YD/MD (AMAP)

Rapport de l’ONU sur le Mali : Le secrétaire général note des faits nouveaux

Bamako, 09 janvier (AMAP)  Le secrétaire général, Antonio Guterres, note dans le dernier Rapport de l’Organisation des Nations unies (ONU)sur le Mali des faits nouveaux survenus, ces trois derniers mois, dont la tenue de la réunion au niveau national du Dialogue national inclusif, en décembre, à Bamako M. Guterres, qui fait une analyse des progrès accomplis, rappelle que le président Ibrahim Boubacar Keïta avait annoncé que les conclusions de la rencontre seraient mises en œuvre par un mécanisme de suivi et d’évaluation indépendant, dont le format et la composition devraient être proposés par les participants.  Le rapport de l’ONU indique que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a collaboré avec d’autres médiateurs, pour encourager toutes les principales parties prenantes à prendre part au dialogue national. Même si au finish, note le document, tous les acteurs concernés n’ont pas participé à la réunion. Il invite les parties à la reprise du dialogue au sein du Comité de suivi de l’Accord (CSA).Sur l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, Antonio Guterres signale que le CSA ne s’est pas réuni depuis que le gouvernement a annulé la réunion qui devait se tenir à Kidal en septembre. « En coordination avec l’équipe de médiation internationale, mon représentant spécial s’est tenu en rapport étroit avec toutes les parties pour les aider à régler leurs différends afin que le dialogue reprenne dans le cadre du comité et que l’Accord soit de nouveau appliqué », a-t-il confié, ajoutant que dans leur communiqué du 3 décembre 2019, les mouvements signataires se sont dits disposés à reprendre les travaux au sein du comité. Sur la question de la stabilisation et du rétablissement de l’autorité de l’État dans les Régions de Ségou et Mopti, il est indiqué que le gouvernement a intensifié ses efforts pour mettre en œuvre une stratégie globale axée sur les aspects politiques et visant à protéger les civils, à réduire les violences intercommunautaires et à rétablir l’autorité et la présence de l’État et les services sociaux de base. Il ressort aussi du rapport que le 11 octobre dernier, à Mopti, le Premier ministre, Boubou Cissé, a lancé un programme de réhabilitation communautaire pour encourager le désarmement volontaire et le démantèlement des groupes d’autodéfense et des milices. Ce programme s’adresse aux 3387 jeunes vulnérables associés aux milices d’autodéfense dans les Régions de Ségou et de Mopti. Depuis son lancement, 352 combattants, sur un nombre total estimé à 3387, ont intégré le processus, qui vise également à prévenir le recrutement par les groupes extrémistes violents. L’évolution des conditions de sécurité indique qu’au cours du dernier trimestre, il s’est produit 269 attaques, au cours desquelles 200 civils ont été tués, 96 blessés et 90 enlevés, ce qui représente une baisse par rapport à la période précédente. Plus de 85 % des attaques meurtrières contre les civils se sont produites dans la Région de Mopti. La période considérée a été, également, marquée par une série d’attaques meurtrières dirigées contre les Forces armées maliennes. Ainsi, 193 soldats ont été tués et 126 blessés, soit 116 % de plus par rapport à la période précédente. Par ailleurs, le rapport fait état des manifestations organisées à Bamako, en novembre, pour exprimer un soutien aux Forces armées nationales et dénoncer la médiocrité du matériel et l’insuffisance de la protection, soulignant que certains manifestants remettent en cause la présence des forces internationales au Mali. La Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et les forces internationales ont continué de faire l’objet d’attaques asymétriques. Sur un autre registre, souligne, le secrétaire général de l’ONU, le gouvernement a continué de prendre des mesures en vue du transfert plein et effectif des services et compétences déconcentrés de l’État aux autorités locales. Depuis le dernier rapport, le pourcentage d’administrateurs civils présents dans leur lieu d’affectation dans le nord du Mali est toujours de 23% (80% pour les gouverneurs, 38% pour les préfets et 17% pour les sous-préfets). Un autre point important du rapport porte sur le redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées et réformées dans le nord du Mali. En tout, 1330 anciens membres du personnel du Mécanisme opérationnel de coordination de Gao, Kidal et Tombouctou, désignés par les mouvements armés signataires, ont été désarmés, démobilisés et intégrés dans les forces armées et la garde nationale dans le cadre du processus accéléré de désarmement, de démobilisation, de réintégration et d’intégration. Le rapport indique qu’en tout, 668 déserteurs ont rejoint leurs unités, comme prévu dans l’Accord.  MS/MD (AMAP)    

Mopti : Rencontre du comité régional de gestion de la crise au centre

Mopti, 9 janvier (AMAP) Le Gouverneur de région, le Général de brigade Abdoulaye Cissé a présidé mercredi à Mopti,  une réunion du comité de gestion de la crise au centre élargie aux représentants des forces vives des  cercles de Bandiagara, Bankass et Koro, a constaté l’AMAP. C’était en présence des préfets, des présidents de conseil de cercle et une forte délégation de la MINUSMA conduite par le Général Sadou Maïga, commandant du secteur centre-Minusma. Il s’agissait pour les différents acteurs d’échanger directement afin de trouver des réponses urgentes, consensuelles à mettre en œuvre pour ramener la paix et la quiétude, suite aux manifestations des populations des localités suscitées pour réclamer le départ des forces onusiennes à cause de la recrudescence des attaques meurtrières. A ce sujet, les conseils locaux de la jeunesse de Bandiagara et de Bankass avaient adressé une correspondance aux autorités locales et posté le document sur les réseaux sociaux pour décrier le comportement passif des casques bleus face aux attaques, viols et enlèvements dans leurs zones. Ainsi, plus d’une semaine, dans ces localités en proie à l’insécurité les patrouilles de la MINUSMA ne peuvent plus sortir. Le Chef de l’exécutif régional a déclaré que permettre à la MINUSMA de reprendre toutes ses activités de sécurisation des biens et des personnes en lien avec les FAMa est une nécessité urgente qui nous interpelle. « Il n’est plus besoin de rappeler que la MINUSMA est à nos côtés aujourd’hui, parce que le pays a besoin d’elle et les plus hautes autorités ne cessent de le dire. Les besoins du pays sont énormes, les moyens limités, il nous faut aider la MINUSMA et les autres forces amies à accomplir leurs missions d’appui à la stabilisation de notre région »  a-t-il souligné avant d’inviter les populations à la retenue et à la sagesse afin que la région puisse retrouver sa quiétude. Les participants ont formulé entre autres recommandations,  l’augmentation des effectifs, leurs redéploiements sur le terrain avec la création de postes permanents à des points stratégiques notamment sur la route du poisson ; la réinstallation des postes de sécurité de Yoro et Baye ; la création de postes à Batouma et Kiro qui sont les verrous pour la stabilisation du pays Dogon. Le commandant du secteur centre de la MINUSMA, le général Sadou Maïga a apporté un démenti des allégations à l’endroit des éléments de sa structure avant de faire une présentation des missions de la MINUSMA qui se résume globalement à l’accompagnement du Mali pour sa stabilisation. Après les explications, les présidents des conseils locaux de la jeunesse, Amadou Lougué de Bandiagara, Mamoudou Guindo de Bankass et Aboye Djimdé de Koro se sont réjouis de la tenue de cette rencontre qui a permis de les édifier sur les missions de la MINUSMA. DC/KM (AMAP)

Koro: Les jeunes organisent un sit-in pour réclamer plus de sécurité

Koro, 9 janvier (AMAP) L’association des jeunes ressortissants du Domno (AJRD0) a organisé mercredi au centre ville de Koro un sit –in pour réclamer plus de sécurité dans le Cercle, a constaté l’AMAP. Les organisateurs ont souligné que le but de leur action est d’attirer l’attention des plus hautes autorités du pays sur la dégradation de la situation sécuritaire dans leur localité et dans tout le pays dogon . Les banderoles et les pancartes portaient, entre autres  mentions : « retour des Famas à Yoro », «Non à l’inertie », « je suis un déplacé, je souffre, j’ai droit à l’assistance », « sécurisation des axes routiers Koro-Dinangourou, Koro- Mopti ». Le président de l’AJRDO, H. Aya a déclaré que «  si rien n’est fait dans les jours à venir, c’est l’existence même de la commune qui sera menacée ». Le Domno est une aire géographique située à l’est du cercle de Koro et qui regroupe les communes de Yoro, Dinangourou et une partie de la commune de Dioungani. Depuis le retrait des Fama positionnés à Yoro pour des raisons opérationnelles en décembre 2019, la commune a fait l’objet de plusieurs attaques d’hommes armées non identifiés, causant de nombreux morts, des déplacés et d’importants dégâts matériels. Sur les 11 villages et hameaux qui composent la commune de Yoro, seulement les habitants de deux villages sont restés sur place à ce jour malgré l’insécurité grandissante. MN/KM (AMAP)

Pénurie de gaz butane : Le charbon fait feu de tout bois

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 08 janvier (AMAP) Depuis plusieurs semaines, à Bamako, le gaz butane joue la star. Il faut débourser le double, voire le triple du prix subventionné (3.500 Fcfa) pour s’offrir la bouteille de 6 kg. Les usagers se tournent vers le charbon de bois, dont les prix prennent aussi l’ascenseur. Mais les vendeurs réfutent toute relation de cause à effet. Nous sommes en pleine pénurie de gaz butane. Ce combustible non pollueur est devenu au fil du temps un compagnon indispensable des ménages de la capitale malienne. Il se substitue même, souvent, au charbon de bois, de moins en moins, utilisé par une classe moyenne. Cette rupture suivie d’une augmentation du prix d’un tel produit a poussé les ménages à se tourner vers le charbon de bois, On peut en imaginer dont les dommages sur l’environnement qui restent à évaluer. Aux points de vente du charbon de bois, à travers la ville de Bamako, la situation est à la surenchère. N’Golo Diarra est vendeur grossiste de charbon depuis près de 25 ans au marché de Lafiabougou. Habits et visage colorés noircis au contact du charbon, il est catégorique : « Le manque de gaz butane n’a pas eu d’impact sur le prix du charbon ». Pour lui, la flambée, ces derniers temps, du prix du charbon est périodique. « En ce sens, argumente-t-il, que l’accès aux sites de production du charbon est très difficile pour les véhicules pendant la saison des pluies ». S’y ajoute le froid qui empêche les producteurs de couper suffisamment d’arbres. Créant, ainsi, une situation où l’offre est inférieure à la demande. « C’est ce qui a entraîné l’augmentation du prix du charbon », tente de convaincre N’Golo Diarra dont le dépôt était pris d’assaut par des clients. A l’en croire, les prix pourraient baisser après la saison froide. Car, la production du charbon est moins onéreuse et moins pénible en saison sèche. « C’est pourquoi nous cassons les prix pendant la saison de sèche », explique celui qui cède le sac de charbon à 5.000 Fcfa, précisant que le prix varie d’un point de vente à un autre et en fonction des localités de provenance. La Région de Sikasso apparaît comme un centre de production par excellence du charbon de bois. En témoigne la disparition accélérée et inquiétante des forêts qui ceinturent la région frontalière de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. A preuve, toutes les deux semaines, Madou Sonta décharge des centaines de sacs de charbon transportés par des véhicules en provenance de Sikasso. Ce fournisseur, âgé d’une cinquantaine, est installé au marché de Ouolofobougou. Par jour, Madou Sonta peut écouler plus d’une cinquantaine de sacs de charbon. « Le manque de gaz butane, renchérit-il, n’a pas provoqué une augmentation de prix du sac de charbon. Il a, par contre, entraîné un soudain afflux de la clientèle », reconnaît M. Sonta. « Bien avant la crise du gaz, on vendait le sac aux détaillants à 4.500 Fcfa », rappelle-t-il, ajoutant que le charbon qu’il vend provient de Kolondièba. Si les marchands de charbon réfutent tout lien entre la hausse du prix et la pénurie de gaz butane, ils confirment tous que cette crise a gonflé leur clientèle. « La crise du gaz, nous arrange en quelque sorte car, par jour, je vends plus de 50 sacs. Et les sacs que vous voyez seront écoulés avant la fin de la journée », sourit Madou Sonta, en pointant le stock du doigt. Contrairement à son voisin Madou Sonta, Salif Doumbia a, lui, cassé ses prix. « Le prix dépend de la provenance. Je cède le sac à 3.500 Fcfa voire 3.750 Fcf », assuré M. Doumbia, qui venait de vendre une dizaine de sacs à Mme Diarra. Le charbon dont il fait commerce provient de Siby, localité située à quelques dizaines de kilomètres de la capitale. La pénurie de gaz semble être une aubaine pour des livreurs de charbon. Saisissant l’opportunité, ils se sont transformés en revendeurs ambulants de charbon de bois. Tel est le cas du jeune Boua Théra. Rencontré au niveau du marché de Fassambougou, en Commune II, il explique : « Maintenant, le commerce de charbon est très florissant. Comme la plupart de mes camarades, j’ai choisi cette option, c’est plus rentable que la livraison que je faisais. Sur chaque sac, je fais un profit de 500 Fcfa ». Conséquence ?  Les ménagères, elles, se plaignent de la hausse du prix de combustible. « Le sac de charbon est intouchable. Le gaz butane est introuvable. C’est vraiment difficile pour nous », peste Aïssata Diallo. La bonne dame venait d’acheter quelques sachets de charbon. BBC/MD (AMAP)