Minidian : 30 ménages vulnérables reçoivent des kits alimentaires

Kangaba, 7 septembre (AMAP) Trente (30) ménages vulnérables, dont des personnes déplacées internes (PDI) et des familles des populations hôtes, ont reçu dimanche des kits alimentaires dans la commune rurale de Minidian, cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. La cérémonie de distribution, présidée par le maire de Minidian, Mamby Keïta, s’inscrit dans le cadre d’une intervention du Programme spécial d’aide aux associations et fondations (PSAAF) au Mali, en partenariat avec l’Association pour le développement humanitaire (ADH) et l’Association malienne des humanitaires pour le développement (AMHD). Selon le représentant du PSAAF, de l’ADH et de l’AMHD, Demba Goïta, cette opération vise à apporter un soutien ponctuel aux familles vulnérables, à renforcer la cohésion sociale et la résilience communautaire et à favoriser l’inclusion des personnes affectées par la crise. Au nom des bénéficiaires, Moussa Garango a remercié les populations de Minidian pour leur accueil et leur soutien aux ménages déplacés depuis leur arrivée dans la commune. Il a également salué l’appui des autorités et formulé des vœux pour une transition apaisée. Chaque ménage a reçu 50 kg de riz, ainsi que de l’huile et du sucre. Le maire de Minidian a invité les bénéficiaires à faire bon usage des kits reçus. Sidy Doumbia, AMAP Kangaba
Bafoulabé : 80 jeunes formés aux énergies renouvelables pour lutter contre l’exode rural

Bafoulabé, 7 septembre (AMAP) Quatre-vingt jeunes techniciens maliens ont entamé, lundi à Bafoulabé, une formation de cinq jours sur les énergies renouvelables, une initiative destinée à renforcer leur employabilité et à réduire la migration clandestine, a constaté l’AMAP. Organisée par Plan international, dans le cadre du projet «Avenir Brillant II», la formation réunit 56 jeunes du cercle de Bafoulabé et 24 du district de Bamako. Elle vise à leur fournir des compétences techniques dans les métiers des énergies propres, notamment l’installation et la maintenance des systèmes solaires. Le lancement officiel de l’atelier a été présidé par le préfet du cercle de Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo, en présence des représentants de l’administration, de la collectivité et du Centre d’animation pédagogique. Selon le chef de projet «Avenir Brillant II», Soumana Dembélé, le choix de Bafoulabé répond à la volonté de s’attaquer aux causes économiques de la migration des jeunes, notamment vers les zones d’orpaillage et l’étranger. Le préfet a salué l’initiative, estimant que l’insertion économique et l’auto-emploi constituent des leviers essentiels pour maintenir les jeunes dans leurs communautés. Il a assuré de l’accompagnement des autorités locales aux initiatives d’autonomisation de la jeunesse. Le maire adjoint de Bafoulabé, Cheickna Sissoko, a, pour sa part, invité les participants à faire preuve d’assiduité afin de tirer pleinement profit de cette formation. BM/CMT (AMAP)
Médecine traditionnelle : le Mali mise sur la recherche, la valorisation et l’industrialisation

Bamako, 7 septembre 2026 (AMAP) La valorisation des savoirs endogènes, le renforcement de la recherche scientifique et l’industrialisation des médicaments traditionnels ont été au centre de la célébration de la 24e édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), a constaté l’AMAP. Cette édition est placée, au niveau régional, sous le thème : « Réflexion sur les efforts de recherche et de développement en matière de médecine traditionnelle pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle dans la Région africaine », approuvé par la Direction régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique. Au niveau national, le thème retenu est : « Valorisation des résultats de la recherche sur la médecine et la pharmacopée africaines dans le but de contribuer à la souveraineté sanitaire au Mali ». La commémoration, qui s’est tenu du 3 au 5 septembre, a été marquée par plusieurs activités, notamment une conférence-débat sur le projet de production industrielle du sirop Balimor et le projet de labélisation des médicaments traditionnels. La deuxième journée a été consacrée à un symposium sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles, un cadre de concertation entre les praticiens de la médecine conventionnelle et ceux de la médecine traditionnelle, ainsi qu’une journée de consultations gratuites en médecine traditionnelle chinoise et malienne, qui se tiendra demain. Selon la directrice générale de l’Institut national de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles (INRPT), Pr Rokia Sanogo, la célébration de cette journée revêt une importance particulière au regard du rôle majeur que peut jouer la médecine traditionnelle dans l’amélioration de la santé des populations. Cette journée constitue un cadre de promotion et de valorisation de la médecine traditionnelle africaine, dont le potentiel dans la prise en charge sanitaire est aujourd’hui largement reconnu, a-t-elle indiqué. « Il est admis qu’il ne peut y avoir de couverture sanitaire universelle sans une meilleure prise en compte de la médecine traditionnelle », a souligné Pr Rokia Sanogo, rappelant que plusieurs pays ont développé ce secteur afin de répondre aux besoins sanitaires de leurs populations. Elle a indiqué que le Mali s’est engagé très tôt dans cette voie avec la création, dès 1968, d’une structure dédiée à la recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles. L’enjeu, aujourd’hui, est de mieux faire connaître et de valoriser les résultats de plusieurs décennies de recherche, notamment les médicaments traditionnels améliorés mis au point par l’Institut, a expliqué la directrice générale. Pr Rokia Sanogo a précisé que 14 médicaments traditionnels améliorés ont obtenu une autorisation de mise sur le marché depuis 1983, dont sept figurent sur la liste des médicaments essentiels. Parmi eux figure le sirop Balembo, un médicament antitussif considéré comme l’un des produits phares issus de la recherche malienne. Dans le cadre de la célébration de cette année, l’INRPT a choisi de mettre l’accent sur la valorisation des résultats de la recherche et des savoirs endogènes, conformément à la vision du Mali Kura, qui encourage la promotion des ressources et produits locaux ainsi que le développement de l’industrialisation. La directrice générale a notamment évoqué le projet de production industrielle du sirop Balembo, sélectionné au niveau africain parmi 102 projets. L’initiative vise à mettre en place une véritable chaîne de valeur, allant de la plante médicinale jusqu’au patient. Selon elle, cette chaîne implique plusieurs acteurs, notamment les structures chargées de l’approvisionnement en matières premières, l’INRPT, qui prépare l’extrait constituant le principe actif, l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP), chargée de la production industrielle, et la Pharmacie populaire du Mali (PPM), qui assure la distribution à travers le circuit pharmaceutique national. « Il s’agit d’un projet structurant qui apporte une réponse concrète à notre ambition de souveraineté et de valorisation de nos connaissances et de nos ressources locales », a affirmé Pr Rokia Sanogo. De son côté, le secrétaire général de la Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH), Toumani Diakité, a estimé que la Journée africaine de la médecine traditionnelle constitue une occasion importante de promouvoir et de valoriser les pratiques thérapeutiques traditionnelles. Il a rappelé que les organisations de tradithérapeutes ont enregistré des progrès importants au Mali au cours des dernières décennies. Après les événements de mars 1991, le pays disposait de peu d’associations structurées de thérapeutes traditionnels. Les premières organisations ont commencé à voir le jour à partir de 1993 avant de se multiplier progressivement à travers le territoire national. Aujourd’hui, la FEMATH regroupe de nombreuses associations et travaille en collaboration avec les autorités sanitaires, notamment à travers les programmes consacrés à la médecine traditionnelle et ceux du ministère de la Santé et du Développement social, a-t-il indiqué. Selon Toumani Diakité, les tradithérapeutes ont également été associés à plusieurs campagnes et actions sanitaires, notamment lors des crises liées à Ebola, à la Covid-19 et à la dengue. Il a, par ailleurs, relevé l’intérêt croissant des populations pour la médecine traditionnelle, rappelant le recours important à certaines plantes médicinales pendant la pandémie de Covid-19, qui avait entraîné une forte sollicitation de plusieurs espèces végétales. Abordant les difficultés du secteur, le secrétaire général de la FEMATH a insisté sur la nécessité de relire et d’actualiser les textes régissant la médecine traditionnelle, dont certains remontent au milieu des années 1990. Selon lui, cette relecture permettrait notamment de résoudre certaines difficultés administratives rencontrées par les praticiens traditionnels dans l’obtention de leurs autorisations d’exercer et dans l’organisation de leurs cabinets. La question de la collaboration entre les médecines traditionnelles africaine et chinoise a également été au cœur des échanges. Le Pr Boubacar Diarra, spécialiste de la médecine chinoise et directeur général de l’Atelier Luban de la médecine traditionnelle, a animé un symposium consacré à cette problématique. Selon lui, l’expérience chinoise constitue une source d’inspiration pour l’Afrique et particulièrement pour le Mali dans la valorisation des savoirs et des pratiques médicaux traditionnels. « La Chine a connu, dans son histoire, des débats sur l’avenir de sa médecine traditionnelle. Mais les autorités ont finalement choisi de la préserver et de la développer, considérant qu’elle constitue une partie
Gourma Rharous : Trois ans après l’attaque terroriste contre le bateau « Tombouctou », le souvenir de la tragédie reste vif

Gourma Rharous, 7 septembre (AMAP) Trois ans après l’attaque terroriste contre le bateau long-courrier «Tombouctou» de la Compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAV), le souvenir de la tragédie reste vivace dans l’esprit des populations de la bande du fleuve, dans le cercle de Gourma Rharous, comme dans celui de nombreux Maliens. Pour rappel, le bateau long-courrier «Tombouctou» de la COMANAV avait été victime d’une violente attaque terroriste, dans la matinée du jeudi 7 septembre 2023, sur le fleuve Niger, en face des localités de Harimouno Djindé, dans la commune de Banikane, et de Zorho, sur la rive nord du fleuve. Depuis cette date fatidique, les populations de la commune de Banikane, où le drame s’est produit, et celles de Rharous, où les rescapés avaient été accueillis, continuent de se souvenir de cette journée avec douleur. «J’ai encore dans les oreilles le vacarme assourdissant du crépitement des armes et, dans la tête, les cris de douleur des passagers retenus dans les flammes et de ceux emportés par le courant des flots», témoigne A.T., un rescapé quadragénaire. Commerçant de son état, il revenait de Gao, où il était allé se ravitailler en marchandises. Son récit traduit l’horreur vécue par les passagers lors de l’attaque. A.D., fils d’une victime, enseignant à la retraite et premier correspondant de l’AMAP dans le cercle de Gourma Rharous, témoigne également de la profondeur du traumatisme : «Cette tragédie marquera à jamais ma vie. Dans ma tête, je continue à imaginer l’image de mon père retenu dans les flammes, se débattant dans une ultime lutte contre la mort. Mes nuits continuent d’être hantées par cette image cauchemardesque.» Ces deux témoignages illustrent l’ampleur du drame. Les stigmates physiques et psychologiques de cette journée, qui a fait plus d’une centaine de morts et une soixantaine de blessés, restent visibles chez certaines victimes, qui espèrent toujours bénéficier d’une assistance et d’un accompagnement de l’État. Il faut toutefois rappeler qu’en application de la loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 instituant les pupilles de la Nation et les pupilles de la République du Mali, le gouvernement de la Transition a accordé, lors du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024, le statut de pupilles de la Nation à 31 enfants dont les parents, fonctionnaires de l’État, ont été tués lors de cette attaque. En outre, le gouvernement avait octroyé une somme de 250.000 francs CFA à chacun des survivants dans les jours ayant suivi le drame, ainsi que la prise en charge de leurs frais de déplacement pour rejoindre leurs destinations. Au-delà de ces efforts de l’État, les populations continuent d’espérer l’érection d’un monument à la mémoire des victimes sur le lieu du drame. Le maire de la commune de Banikane, Ibrahim Haïdara, estime que cet édifice permettrait de perpétuer le souvenir de cette tragédie. «Ce monument, au-delà de perpétuer le souvenir de cette journée, permettra aussi aux générations présentes et futures de se rappeler la cruauté du terrorisme et de symboliser le sacrifice du peuple dans sa lutte pour un Mali souverain et éternel», souligne l’édile. Pendant ce temps, comme un fantôme d’acier, le mastodonte du fleuve Niger continue de tanguer au gré des vagues, les flancs ouverts aux quatre vents, comme pour rappeler au monde que la cruauté humaine n’a pas de frontières. MG/CMT (AMAP)
Ouélessébougou : une opération de salubrité en prélude à la Biennale de Bougouni 2027

Ouélessébougou, 7 sept 2026 (AMAP) – Les autorités locales ont organisé, dimanche, une opération de salubrité publique dans la ville de Ouélessébougou, dans le cadre des préparatifs de la Biennale artistique et culturelle de Bougouni 2027, a constaté l’AMAP. L’opération a mobilisé le Service de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances, l’association SANIYA TON, la jeunesse communale, la jeunesse de l’association musulmane Ansar Dine ainsi que des habitants. Les équipes ont procédé au nettoyage des principales artères, du marché et des abords des voies publiques, notamment à travers l’enlèvement des dépôts d’ordures. Lancée en août sous la conduite du préfet du cercle de Ouélessébougou, Moussa A. Sagara, cette campagne mensuelle fait suite à une instruction du gouverneur de la région, le Général de brigade Ousmane Wélé, adressée aux dix préfets de cercle pour renforcer la salubrité et l’accueil dans la région à l’approche de la Biennale. La campagne se poursuivra mensuellement jusqu’en 2027. AC/CMT (AMAP)
Bafoulabé : une caravane sensibilise sur les droits de l’enfant et les dangers de l’immigration irrégulière

Bafoulabé, 5 sept (AMAP)– Une caravane de sensibilisation sur les droits de l’enfant et les dangers de l’immigration irrégulière a été organisée à Bafoulabé et Mahina par le Conseil communal des jeunes, dans le cadre du projet «Avenir Brillant II», avec le soutien de Plan International, a constaté l’AMAP. Le cortège, composé d’une centaine de jeunes, d’animateurs et d’artistes locaux, a sillonné plusieurs quartiers des deux communes, avec des banderoles et des messages appelant à la protection des enfants. La caravane s’est achevée par un meeting populaire au rond-point Mali-Sadio de Bafoulabé. Le président du Conseil communal des jeunes, Adama Bekaye Traoré, a indiqué que cette activité constitue la troisième étape d’une campagne menée après une conférence-débat et une soirée théâtrale. Il a appelé à renforcer la sensibilisation des populations sur les risques liés à l’immigration irrégulière, notamment pour les mineurs. Le représentant des structures éducatives de la commune a insisté sur la responsabilité des communautés dans la protection des enfants contre l’exploitation et les départs précoces. Le maire adjoint de Bafoulabé, Cheickna Sissoko, a, pour sa part, réaffirmé le soutien de la municipalité à l’initiative et appelé les parents à jouer pleinement leur rôle dans la protection des jeunes. La rencontre s’est achevée par un plaidoyer en faveur du renforcement des investissements dans le cercle de Bafoulabé, notamment dans les domaines de l’emploi et de la formation des jeunes. BM/CMT (AMAP)
Djéli Baba Sissoko : l’histoire du Mali au rythme du N’goni

Bamako, 7 septembre (AMAP) La tradition orale a été jadis, le moyen privilégié de conservation, de valorisation et de transmission des valeurs intrinsèques des sociétés africaines. Au Mali, certaines personnes ont dédié leur vie à cette activité culturelle hautement significative. Djéli Baba Sissoko était de ceux-là, qui n’ont ménagé aucun effort pour la préservation des valeurs intrinsèques. Dans la nuit du mardi, vers les années 70- 80, alors que la Télé n’avait pas fait son apparition, à partir de 21Heures, les personnes âgées et les adultes, à leurs côtés leurs enfants et petits-enfants, captaient Radio Mali pour écouter les contes de Djéli Baba, du mythe à la réalité. « Moi Djéli Baba, je remercie tous mes fans, je salue l’ensemble du peuple Malien, de toutes nos contrées. Je vais vous entretenir aujourd’hui sur l’Histoire de Mèlèkèti Boudourou, un djin ou Wagawaga », dans un ton captivant, commençait-il à l’annonce d’un de ses contes. Né en 1922 à Sanankoro, dans la région de Koulikoro, au Mali, Djéli Baba Sissoko est issu d’une grande lignée de griots. Dès son plus jeune âge, il s’initie au N’goni, ce luth qui accompagne, au même titre que la kora, les contes, récits et chants mandingues. Il devient rapidement une virtuose du N’goni et un auteur-compositeur respecté. Plus qu’un musicien, il fut un dépositaire de la mémoire mandingue, un conteur, une grande voix de la tradition orale malienne. Sa voix grave et posée portait les épopées, les généalogies et les leçons de sagesse de ses ancêtres. La grande voix de Radio Mali Djéli Baba Sissoko était aussi la voix incontournable de Radio Mali. Pendant plusieurs décennies, il racontait en bambara des contes et des récits traditionnels, au rythme de son n’goni. À travers les ondes, il faisait entrer l’histoire du Mali dans les maisons, les villages et les concessions. Parmi ses contes les plus célèbres figure l’histoire de « Caca », un récit qui connaîtra plusieurs enregistrements et qui restera dans la mémoire collective. Son passage à Radio Mali a contribué à faire connaître les contes et l’histoire mandingue à plusieurs générations de Maliens. Le grand ambassadeur de la culture mandingue Djéli Baba Sissoko ne s’est pas contenté du Mali. Il a parcouru tous les continents où il a conté l’histoire du Mali au rythme de son n’goni préféré. L’on se souvient notamment de sa tournée en France vers les années 1980, sur invitation de François Mitterrand, alors président de la France. Lors de cette tournée, le célèbre griot a eu l’occasion de raconter l’histoire du Mandé devant un public international, portant haut les valeurs de dignité et de fierté africaines. Partout où il passait, il incarnait le rôle du griot : réconcilier, enseigner, célébrer et transmettre. Un héritage inestimable Djéli Baba Sissoko a également transmis son savoir à une importante descendance artistique. Il est notamment le père de la célèbre griotte Mah Damba, et le grand-père de plusieurs artistes reconnus aujourd’hui. Il est également présenté comme la figure de référence de musiciens issus de la grande lignée Sissoko-Tounkara, dont certains ont poursuivi son travail autour du N’goni et de la tradition mandingue. Djéli Baba Sissoko décède le 25 décembre 2001. Avec lui disparaît une bibliothèque vivante. Mais il laisse derrière lui un héritage inestimable qui continue encore d’inspirer beaucoup de générations d’artistes maliens et africains. Ceux qui l’ont côtoyé gardent encore de lui le souvenir d’un homme humble et d’un grand patriote. Il a consacré toute sa carrière à promouvoir les valeurs africaines : le respect des aînés, la solidarité, la vérité et la mémoire. Pour lui, être griot n’était pas un métier, mais une mission sacrée. Il a émerveillé, à travers ses contes ses concitoyens et son nom reste gravé dans l’histoire culturelle de notre pays. Son fils héritier, Djéli Souleymane Sissoko, qui assure encore aujourd’hui la continuité de ses œuvres, garde encore le souvenir d’un père fier de ses ancêtres, qui aimait son travail et le faisait avec dignité et honnêteté. MLHD/KM (AMAP)
Nigeria : fermeture indéfinie des écoles dans l’Etat de Plateau en raison de cas de diphtérie

Bamako, 6 septembre (AMAP) Les autorités de l’Etat de Plateau, dans le centre-nord du Nigeria, ont ordonné la fermeture indéfinie des écoles primaires et secondaires publiques et privées à compter du 7 septembre, après la détection de cas de diphtérie dans quatre collectivités locales, a annoncé samedi la commissaire à l’Information et à la Communication, Joyce Ramnap. La mesure concerne les établissements ayant déjà repris leurs activités scolaires et restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Elle vise à prévenir la propagation de la maladie dans les collectivités locales de Jos North, Jos South, Bassa et Wase. Les responsables d’établissements, administrateurs et enseignants ont été appelés à respecter la directive, tandis que les parents et tuteurs sont invités à maintenir les élèves à domicile pendant la période de fermeture. La situation sanitaire s’est aggravée dans l’Etat de Plateau. Le commissaire à la Santé, Nicholas Baamlong, avait indiqué plus tôt cette semaine que 23 personnes étaient décédées et que 143 cas suspects avaient été recensés. Neuf patients étaient alors pris en charge au Jos University Teaching Hospital et au Plateau Specialist Hospital. Selon le responsable, la pénurie d’antitoxine contre la diphtérie et l’arrivée tardive des patients dans les structures sanitaires constituent les principaux défis de la riposte. Le manque de récipients spécialisés pour collecter et transporter les prélèvements complique également la confirmation des cas suspects en laboratoire. Le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC) a été informé de la situation. Les autorités de l’Etat attendent notamment un appui fédéral en antitoxines et en matériel spécialisé pour le prélèvement des échantillons. OS/KM(AMAP)
Chine-Népal : 43 morts et 519 disparus après un glissement de terrain à Gyirong

Bamako, 6 septembre (AMAP) Quarante-trois personnes (43) ont été confirmées mortes et 519 autres étaient toujours portées disparues samedi à 18h00 après un glissement de terrain survenu le 26 août au port de Gyirong, à la frontière entre la Chine et le Népal, ont indiqué dimanche les autorités locales chargées des secours et des interventions d’urgence. Parmi les personnes portées disparues figurent 261 ressortissants étrangers de 23 pays, selon les autorités, qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse réunissant des journalistes chinois et étrangers. La conférence s’est tenue après une visite du site du glissement de terrain par des journalistes de médias étrangers au cours du week-end. La Chine a déployé plus de 2.500 personnes et plus de 500 véhicules dans le cadre des opérations de recherche et de secours. Les drones ont effectué plus de 1.000 vols et 5,43 tonnes de fournitures ont été larguées par voie aérienne, selon les autorités. Le glissement de terrain, provoqué par l’effondrement d’un glacier de haute altitude au Népal, a détruit le poste-frontière de Gyirong, laissant notamment bloqués de nombreux ressortissants népalais qui travaillent ou exercent des activités commerciales dans cette zone. Les autorités locales ont apporté une assistance à 1.720 habitants népalais vivant dans la zone frontalière de Gyirong. OS/KM(AMAP)
Campagne agricole 2026 : la Région de San face à un déficit pluviométrique préoccupant.

San, 6 septembre (AMAP) La réunion mensuelle de validation du rapport sur l’évolution de la campagne agricole 2026 s’est tenue au Secteur Agriculture de San, sous la présidence du Directeur régional de l’Agriculture de San, M. Justin Diallo, a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée en présence des chefs secteurs ainsi que leurs chargés du suivi-évaluation. Au cœur des échanges, la situation pluviométrique difficile qui affecte l’ensemble de la région, avec des conséquences déjà perceptibles sur le déroulement de la campagne agricole. Selon les constats présentés lors de la réunion, les pluies enregistrées demeurent irrégulières et insuffisantes dans plusieurs secteurs. Cette situation a entraîné des semis tardifs et, dans certaines localités, des parcelles qui ne sont pas encore emblavées. Si la tendance se poursuit, une baisse des rendements agricoles est à craindre. Des producteurs confrontés à plusieurs contraintes Les participants ont également examiné l’état d’avancement des semis et des différentes activités agricoles, ainsi que les principales difficultés rencontrées par les producteurs. Les perspectives de la campagne et les mesures d’adaptation à mettre en œuvre ont fait l’objet d’une attention particulière. Face à cette situation, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment la poursuite du suivi agrométéorologique régulier, la promotion de variétés précoces et résistantes à la sécheresse, le renforcement de l’encadrement de proximité et l’amélioration de la communication avec les producteurs. Les participants ont également insisté sur la nécessité de promouvoir les techniques de gestion rationnelle de l’eau et de conservation des sols, tout en assurant une remontée régulière et fiable des informations provenant du terrain. Pour le Directeur régional de l’Agriculture de San, ces actions doivent permettre d’anticiper les difficultés et de renforcer la résilience du secteur agricole face aux aléas climatiques. « Un suivi rigoureux pour des décisions éclairées et une campagne agricole résiliente », telle est l’orientation qui se dégage de cette rencontre consacrée au suivi de la campagne agricole 2026. NC/KM (AMAP)

