Ségou : les FAMa annoncent la neutralisation d’éléments de la coalition JNIM/FLA près de Sokolo

Bamako, 29 juillet 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont annoncé avoir neutralisé, mardi 28 juillet, des éléments de la coalition terroriste JNIM/FLA lors d’une mission de reconnaissance menée aux abords de Dagabory, dans le cercle de Sokolo, région de Ségou. Selon un communiqué de l’État-Major général des Armées, les forces engagées dans le cadre de l’opération Dougoukoloko ont repéré deux pick-up armés ainsi qu’un groupe de combattants affiliés à cette coalition. Après exploitation et confirmation des renseignements recueillis, les objectifs identifiés ont été neutralisés. L’État-Major précise que les opérations de reconnaissance et de ratissage se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer la situation et de renforcer la sécurisation de la zone. Réaffirmant sa détermination à poursuivre les opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, l’État-Major général des Armées appelle les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. CMT (AMAP) Ségou : les FAMa annoncent la neutralisation d’éléments de la coalition JNIM/FLA près de Sokolo Bamako, 29 juillet 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont annoncé avoir neutralisé, hier mardi, des éléments de la coalition terroriste JNIM/FLA lors d’une mission de reconnaissance menée aux abords de Dagabory, dans le cercle de Sokolo, région de Ségou. Selon un communiqué de l’État-Major général des Armées, les forces engagées dans le cadre de l’opération Dougoukoloko ont repéré deux pick-up armés ainsi qu’un groupe de combattants affiliés à cette coalition. Après exploitation et confirmation des renseignements recueillis, les objectifs identifiés ont été neutralisés. L’État-Major précise que les opérations de reconnaissance et de ratissage se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer la situation et de renforcer la sécurisation de la zone. Réaffirmant sa détermination à poursuivre les opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, l’État-Major général des Armées appelle les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. CMT (AMAP)
Nigeria–Afrique du Sud : Abuja et Pretoria s’engagent à apaiser les tensions après les violences contre des Nigérians

Bamako, 28 juillet (AMAP) Le Nigeria et l’Afrique du Sud ont convenu de désamorcer les tensions provoquées par les récentes attaques visant des ressortissants nigérians en Afrique du Sud, a appris l’AMAP de source proche du dossier. À l’issue d’une rencontre à Abuja entre le ministre d’État nigérian aux Affaires étrangères, Sola Enikanolaiye, et son homologue sud-africain Ronald Lamola, Pretoria s’est engagée à poursuivre les auteurs des violences, tandis qu’Abuja recense les pertes subies par ses ressortissants en vue d’éventuelles discussions sur des compensations. « Nous sommes convenus de désamorcer les tensions qui avaient éclaté entre nos deux pays et nos peuples », a déclaré M. Enikanolaiye. Il a indiqué que le Nigeria demandait également un renforcement des mesures de protection de ses citoyens, notamment un système d’alerte précoce, une présence policière accrue dans les zones à risque et des poursuites contre les responsables des attaques. Le ministre sud-africain Ronald Lamola a condamné « toutes les formes de xénophobie », affirmant que les violences « ne sont pas organisées par l’État et ne sont pas cautionnées par le gouvernement sud-africain ». Il a, toutefois, rappelé les préoccupations de Pretoria concernant certaines activités criminelles attribuées à des ressortissants nigérians, tout en soulignant que ces infractions devaient être traitées exclusivement dans le cadre de la loi. Ces engagements interviennent après plusieurs mois d’attaques contre des ressortissants africains étrangers et de pillages de commerces appartenant à des migrants en Afrique du Sud. Le 16 juillet, Abuja avait annoncé le rapatriement d’environ 1.490 Nigérians à la suite des violences, qui ont ravivé les tensions récurrentes entre les deux plus grandes économies du continent. OS/KM(AMAP)
Ebola en RDC : Le nombre de cas confirmés a atteint 3200, selon un porte-parole de Guteres

Bamako, 28 juillet (AMAP) Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo a atteint 3 200 a , déclaré lundi Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU António Guterres, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU. M. Haq a indiqué que l’épidémie d’Ebola continuait de s’étendre, le nombre croissant de cas et de décès exerçant une pression toujours plus forte sur les services de santé et les efforts déployés par l’ONU pour y faire face. « Au 25 juillet, les autorités sanitaires nationales avaient signalé 3 200 cas confirmés d’Ebola dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uele et du Tshopo. Plus de 100 nouveaux cas confirmés ont été signalés pour la deuxième journée consécutive. Avec nos partenaires, nous continuons à soutenir les autorités en matière de surveillance, de recherche des contacts, de tests de laboratoire et de prise en charge des patients. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni plus de 140 000 repas chauds et de la nourriture à plus de 23 000 patients, contacts et personnes vulnérables touchés par l’épidémie dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance) et nos partenaires ont également effectué plus de 27 000 visites à domicile afin de faciliter l’identification et le suivi des cas suspects dans les communautés touchées », a déclaré M. Haq. KM (AMAP)
AMAP : Tenue de la 50ème session de son Conseil d’administration

Bamako, 28 juillet (AMAP) Le ministre de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé lundi dans la salle de conférence de son département la 50ème session du CA de l’AMAP, a constaté l’Agence Nationale de Presse du Mali. C’était en présence du directeur général de l’Amap, Alassane Souleymane et de plusieurs autres membres du CA. Cette session a permis de faire le point sur la marche de l’Agence et de dégager les priorités pour les prochaines années. Les points inscrits à l’ordre du jour de cette session étaient l’adoption du procès-verbal de la précédente session, l’examen de l’état de mise en œuvre des recommandations, l’exécution du budget 2025, le rapport du commissaire aux comptes ainsi que l’examen et l’adoption du rapport d’activités 2025. La session a également été marquée par l’adoption d’un budget rectificatif 2025 de plus de 2,462 milliards de Fcfa, en hausse de 7,06% par rapport à 2024. Cette enveloppe doit notamment contribuer à l’optimisation de l’imprimerie, au renforcement de la dotation en carburant et à l’acquisition de motos destinées aux agents de recouvrement et aux distributeurs des anciens entrepôts. Mais derrière ces ajustements budgétaires, se dessine surtout une ambition plus large : donner à l’Amap les moyens de s’adapter à un paysage médiatique en pleine mutation. Dans son discours d’ouverture, le ministre Alhamdou Ag Ilyène a déclaré que le secteur de l’information traverse une période de profond bouleversement. Les réseaux sociaux et l’Intelligence artificielle transforment les méthodes de production, de traitement et de diffusion des contenus. Pour les médias publics, le défi n’est donc plus seulement de produire de l’information, mais de la produire vite, avec rigueur, de la diffuser sur les bons supports et de rester crédible dans un environnement saturé de contenus. Dans cette bataille de l’information, le ministre a rappelé la place particulière de l’Amap et de son quotidien national, L’Essor. «L’Amap constitue la mémoire vivante de notre République», a-t-il déclaré, estimant que l’Agence demeure un instrument essentiel de diffusion d’une information fiable, professionnelle et équilibrée, au service de la souveraineté du Mali. Pour le ministre, la souveraineté ne se limite pas aux dimensions militaire et économique. Elle passe également par la capacité d’un pays à produire ses propres contenus, à raconter ses réalités et à porter sa voix avec responsabilité. Dans cette perspective, Alhamdou Ag Ilyène a appelé à une accélération de la transformation numérique de l’Amap. Il s’agit notamment de renforcer sa présence sur les plateformes numériques, de mieux valoriser ses archives nationales et de développer davantage le journalisme multimédia. L’Intelligence artificielle devra également trouver sa place dans cette nouvelle dynamique, mais dans un cadre éthique et maîtrisé. Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer continuellement les compétences des journalistes et des techniciens, tout en consolidant une gouvernance fondée sur la performance, la transparence et la redevabilité. Autre priorité : la diversification des ressources. L’Agence est invitée à développer de nouveaux services, à renforcer son potentiel publicitaire et à nouer des partenariats stratégiques avec des institutions nationales, africaines et internationales. L’objectif affiché est de faire de l’Amap une référence dans l’espace médiatique ouest-africain. Évoquant le plan stratégique 2025-2028, le président du Conseil d’administration a appelé le personnel à maintenir le cap des réformes afin de faire de l’Agence un véritable symbole de l’excellence du service public. «Faisons-en sorte que chaque dépêche, photographie, reportage et publication contribuent à renforcer l’unité nationale, à éclairer nos concitoyens et à faire rayonner le Mali au-delà de ses frontières», a-t-il exhorté. L’examen du rapport d’activités 2025 a, de son côté, permis de mesurer les efforts accomplis par les équipes et la continuité du service public de l’information. La mise en œuvre des recommandations issues de la précédente session a également été passée en revue. Pour sa part, le directeur général de l’Amap, Alassane Souleymane, a précisé que cette session constitue une étape importante dans la vie de l’Agence. Reconnaissant les défis auxquels elle reste confrontée, il a réaffirmé la détermination de ses équipes à poursuivre leur mission et à mettre en œuvre les orientations du Conseil d’administration pour améliorer les performances de l’établissement. SSD/KM (AMAP)
Tchad : N’Djamena notifie son retrait de la Cour pénale internationale

Bamako, 28 juillet (AMAP) Le gouvernement tchadien a annoncé lundi avoir engagé la procédure de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), estimant que le bilan de l’institution est « limité et inégal » et dénonçant une « sélectivité incontestable » dans le choix des pays faisant l’objet de ses enquêtes. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif, a indiqué que cette décision fait suite à « un examen approfondi du fonctionnement de la Cour pénale internationale depuis le début de ses activités en 2002, ainsi que de son bilan, dont l’efficacité demeure limitée et inégale selon les régions ». Le gouvernement a précisé avoir officiellement notifié au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, sa décision de se retirer du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI. Selon le communiqué, N’Djamena reproche à la Cour de concentrer l’essentiel de ses investigations sur les pays africains. Les autorités tchadiennes soulignent que, sur les 13 enquêtes ouvertes par la CPI depuis sa création, neuf concernent des pays africains contre quatre dans le reste du monde. Elles relèvent également que, parmi les sept personnes actuellement détenues par la Cour, six sont poursuivies dans des affaires liées à des situations africaines. « Nous pensons que la CPI est devenue un outil de domination, un instrument du néocolonialisme », a déclaré Gassim Cherif, ajoutant que le retrait du Tchad s’inscrit dans « une vision plus large et panafricaine ». Le Tchad devient ainsi le dernier pays africain à annoncer son intention de quitter la CPI, après le Niger, le Mali et le Burkina Faso, qui avaient fait une annonce similaire en septembre dernier. Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, le retrait prendra effet un an après la réception de la notification par les Nations unies. La Cour pénale internationale, entrée en fonction en 2002, est chargée de poursuivre les auteurs présumés de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et du crime d’agression. Depuis plusieurs années, certains États africains dénoncent un ciblage disproportionné du continent par la juridiction. En 2017, le Burundi est devenu le premier pays à se retirer effectivement de la CPI, accusant également la Cour de viser principalement les dirigeants africains. En 2016, l’Afrique du Sud et la Gambie avaient annoncé leur intention de quitter l’institution, mais ces procédures n’avaient finalement pas abouti. Cette annonce intervient également dans un contexte de critiques croissantes à l’égard de la CPI. Le Venezuela a notifié vendredi dernier son intention de se retirer de la Cour, invoquant un « biais géographique » à l’encontre des pays du Sud global. Il est à noter également que les États-Unis, ne sont pas membres de la CPI. OS/KM (AMAP)
Humanitaire : les FAMa acheminent 48 tonnes de denrées alimentaires à Diafarébé et Nouh Bozo au centre du pays

Bamako, 28 juillet (AMAP) Les Forces Nationales de Défense ont conduit le 26 juillet 2026, une importante opération de ravitaillement au profit des populations de l’arrondissement de Diafarébé, cercle de Ténenkou, et du village de Nouh Bozo, arrondissement de Kouakourou, cercle de Djenné, a appris de source sécuritaire. L’opération a permis l’acheminement et la livraison de 48 tonnes de denrées alimentaires composées de riz, de lait, de sucre et d’huile, ainsi que des médicaments. Ce don, offert par la Présidence de la Transition, est destiné aux populations de ces localités confrontées à d’importantes difficultés d’approvisionnement dans une zone fortement enclavée. L’État-Major Général des Armées a souligné que cette opération traduit l’engagement des FAMa à soutenir les populations, à préserver la continuité des approvisionnements essentiels et à assurer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire national, avant de saluer le professionnalisme et la détermination des unités engagées dans cette mission. KD/KM (AMAP)
Mali : des orages et pluies isolés attendus dans plusieurs régions ce mardi, selon Mali-Météo

Bamako, 28 juillet (AMAP) Des orages isolés accompagnés de pluies sont attendus ce mardi dans plusieurs régions du Mali ainsi que dans le district de Bamako, tandis que les températures resteront globalement stables par rapport à la veille, selon le bulletin météorologique publié le 28 juillet par l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Selon les prévisions, les phénomènes orageux concerneront les régions de Kayes, Nioro, Nara, Dioïla, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Koutiala, Ségou, San, Bandiagara, Mopti, Douentza, Tombouctou, Gao et Ménaka, ainsi que le district de Bamako. Mali-Météo indique également qu’une « visibilité assez bonne à bonne » prévaudra sur l’ensemble du territoire, à l’exception du nord de la région de Taoudéni, où elle sera parfois réduite par la poussière en suspension. L’Agence précise en outre que les températures ne connaîtront « pas de grand changement par rapport à celles enregistrées la veille dans l’ensemble du pays ». Les températures maximales prévues varient notamment entre 27°C à Sikasso et 46°C à Taoudéni. Elles atteindront 40°C à Tombouctou et à Kidal, 39°C à Gao et à Ménaka, 35°C à Mopti, 34°C à Kayes, 33°C à Ségou, San et Bandiagara, 32°C à Koulikoro et 30°C à Bamako. Mali-Météo maintient un dispositif de vigilance pour les prochaines 24 heures et invite les populations à suivre l’évolution de la situation météorologique. OS/KM (AMAP)
Mer de Chine méridionale : les recherches se poursuivent après le naufrage d’un cargo vietnamien

Bamako, 28 juillet (AMAP) Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent en mer de Chine méridionale pour retrouver 15 personnes portées disparues après le naufrage d’un cargo vietnamien survenu samedi soir, a annoncé lundi la Chine. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a indiqué lors d’un point de presse que les autorités chinoises poursuivent les recherches en coordination avec le Vietnam. « La Chine a immédiatement dépêché plusieurs navires et hélicoptères pour mener des opérations de recherche et de sauvetage après l’incident », a-t-il déclaré. Le cargo, baptisé Khoi Nguyen 18, a sombré près des îles Nansha alors qu’il transportait 62 personnes et naviguait dans de mauvaises conditions météorologiques. Selon Lin Jian, le navire de secours Nanhai Jiu 115 a retrouvé et secouru 29 membres d’équipage. Au total, 47 marins vietnamiens ont été sauvés par les équipes chinoises à ce stade. Le porte-parole a précisé que les blessés ont reçu des soins médicaux et que des dispositions ont été prises pour le transfert des survivants vers le Vietnam. Les garde-côtes philippins participent également aux opérations de recherche, avec le déploiement d’un navire de patrouille et d’un avion afin d’appuyer les efforts de secours. Le cargo vietnamien Khoi Nguyen 18 a fait naufrage samedi soir près des îles Nansha, en mer de Chine méridionale, alors qu’il naviguait par mauvais temps avec 62 personnes à bord. Les autorités chinoises, en coopération avec le Vietnam et avec l’appui des garde-côtes philippins, poursuivent les recherches pour retrouver les 15 personnes toujours portées disparues. OS/KM(AMAP)
Mali : le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye en visite de travail et d’amitié

Bamako, 28 juillet (AMAP)- Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, est arrivé, ce mardi 28 juillet 2026, au Mali pour une visite de travail et d’amitié. Le Chef de l’État sénégalais a été accueilli par son homologue malien, le Général d’armée Assimi Goïta, à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou. C’était en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, des présidents des Institutions de la République, des membres du gouvernement ainsi que du corps diplomatique accrédité au Mali, a constaté l’AMAP. C’est aux environs de 10 heures que le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye est arrivé sur le tarmac, à bord de l’avion présidentiel. À sa descente d’avion, il a été accueilli par le Président de la Transition. Les deux personnalités ont ensuite procédé au salut des couleurs sous le chapiteau, au rythme de l’exécution des hymnes nationaux des deux pays par la fanfare. Les Présidents Goïta et Faye ont ensuite passé les troupes en revue avant de se rendre au salon d’honneur, où ils ont eu un entretien en tête-à-tête. À l’issue de cette séquence, les deux Chefs d’État ont pris la direction de la Présidence de la République, où étaient prévus un second entretien, suivi d’une séance de travail élargie à leurs collaborateurs respectifs. Cette visite du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye au Mali s’inscrit dans la continuité des liens séculaires de fraternité, d’histoire partagée et de bon voisinage qui unissent les peuples sénégalais et malien. Elle témoigne également de la volonté des deux pays de consolider leur coopération, d’autant qu’ils partagent la même devise : «Un Peuple, Un But, Une Foi». Il convient de rappeler qu’en mai 2024, le Chef de l’État sénégalais avait effectué une visite d’amitié et de travail à Bamako, quelques semaines seulement après son élection à la présidence de son pays. Ce déplacement s’inscrivait dans le cadre d’une tournée sous-régionale de prise de contact. BD/CMT (AMAP)
Culture : Tombouctou célèbre les 600 ans de la Mosquée de Sankoré

Tombouctou, 28 juillet (AMAP) L’Association des ressortissants pour le développement du cercle de Tombouctou (ARDCT) a organisé, animé et financé les activités marquant le 600 -ème anniversaire de la mosquée de Sankoré, les 25 et 26 juillet, a constaté l’AMAP. Au menu plusieurs activités étaient au programme, à savoir une conférence, le crépissage de ladite mosquée, la pose de la première pierre pour les travaux de réhabilitation et une remise de matériels de sonorisation. Pour la circonstance, le ministre Mamou Daffé qui était attendu, n’a pas pu faire le déplacement et s’est fait représenter par son chef de cabinet Salia Mallé et le directeur national du patrimoine Moulaye Coulibaly. Le président l’ARDCT Mahmoud ARBY dira dans ses propos introductifs « Tombouctou n’est pas seulement une ville qui possède une histoire. Elle est une ville qui a contribué à écrire l’histoire. Quant à Sankoré, elle n’est pas seulement un monument construit en terre. Elle est une forteresse de la foi, une citadelle du savoir et l’un des plus puissants symboles du génie intellectuel africain. Depuis six siècles, les murs de cette mosquée ont entendu la récitation du Saint Coran, les enseignements des jurisconsultes, les commentaires des exégètes, les débats des savants et les pas d’innombrables étudiants venus de différents horizons pour chercher la connaissance. » Commémoration, une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle C’est précisément dans cet esprit que l’ARDCT a souhaité donner à cette commémoration une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle. Elle sera suivie d’actions concrètes, notamment le crépissage traditionnel de la mosquée de Sankoré, acte de foi, de communion communautaire et de transmission du savoir-faire ancestral, la remise à la mosquée d’un matériel de sonorisation moderne de dernière génération, destiné à améliorer les conditions de prière, d’enseignement et de communication religieuse, et le lancement des travaux du projet de réhabilitation, afin de contribuer durablement à la préservation de l’intégrité physique, historique et spirituelle de ce patrimoine exceptionnel. En terminant le président de l’association a remercié les familles Baba Chirfi, Amir Sékou Baber, ainsi qu’à la Fondation Bally, pour leurs contributions, leur disponibilité et leur générosité. Il a aussi remercié les partenaires, notamment l’UNESCO, AMSODE et ORCA, pour leur accompagnement, leur confiance et leur engagement en faveur de la préservation de la mosquée Sankoré. L’Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons Le chef de cabinet du ministre de la culture Salia Mallé, s’exprimant en ces termes, comme vous le savez, la Mosquée de Sankoré est l’un des trois anciens centres de formations universitaires, qui a formé des générations d’intellectuels musulmans et d’éminents érudits. Sankoré, lieu de dévotion et de foi en Allah, mais aussi temple de l’érudition et miroir de la grande effervescence intellectuelle que Tombouctou a connue pendant la période médiévale. Elle a abrité la célèbre Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons, une fierté pour le Mali et toute l’Afrique au Sud du Sahara. La mosquée de Sankoré, comme celles de Djingareyber et de Sidi Yahia et tout comme les mausolées de saints, ont joué un rôle prépondérant dans la diffusion de l’islam en Afrique. EIles sont aussi des témoignages exceptionnels de l’établissement urbain de Tombouctou, de son rôle d’important centre commercial, spirituel et culturel aux confins méridionaux de la route commerciale transsaharienne et de ses techniques de construction traditionnelles. la Mosquée de Sankoré, élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et classée dans le patrimoine culturel national Après ce bref rappel historique, le chef de cabinet dira, la Mosquée de Sankoré est un élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1988 et classée dans le patrimoine culturel national par Décret n°92-245/P-RM du 18 décembre 1992 pour ses valeurs historiques, architecturales, socioculturelles et spirituelles. Les effets néfastes de la Crise de 2012 Aujourd’hui, les effets néfastes de la Crise de 2012 sont préjudiciables à l’authenticité et à l’intégrité de tous les bâtiments classés de Tombouctou. C’est pourquoi, son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril témoigne de la vulnérabilité du site, particulièrement exposé au phénomène d’ensablement, à l’érosion hydrique, au passage effréné des engins motorisés et à l’insuffisance de moyens conséquents, autant de menaces à juguler pour la sortie du bien de la liste du patrimoine mondial en péril. Le chef de cabinet a révélé que la célébration des 600 ans de la Mosquée de Sankoré s’inscrit dans le cadre de l’année 2026-2027, décrétée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, l’année de l’éducation et de la culture au Mali. Cette célébration est donc un cadre idéal pour désentraver et valoriser notre histoire millénaire, mutualiser les efforts, créer une synergie d’action et une gestion concertée en vue d’assurer une conservation durable et une gestion efficace des biens du patrimoine culturel. Il faut souligner que la mosquée a été construite vers le XIV siècle par une dame maure venant de vers la Mauritanie qui a voulu garder l’anonymat. Son nom Fatoumatou a été révélé récemment. Il faut rappeler que pour célébrer ces six cent ans une forte délégation de l’ARDT a effectué le déplacement à Tombouctou. MS/KM (AMAP)

