Koulikoro, Plateau1 : le quartier se mobilise pour réhabiliter un tronçon de la route

Koulikoro, 11 octobre (AMAP)Les populations du quartier Plateau 1 de Koulikoro notamment les jeunes, sur invitation du Chef de Quartier, Sitapha Koné, sont sorties massivement samedi, pour réhabiliter un tronçon de la route, a constaté l’AMAP. Pour cette réhabilitation 18 tonnes de ciment ont été déjà utilisées pour le bétonnage du tronçon de 100 mètres de ce quartier qui relie le quartier à plusieurs endroits de la ville de Koulikoro. Le Chef de quartier a exprimé sa gratitude envers les personnes qui contribuent également à la réussite de cette initiative citoyenne, de façon pécuniaire ou en nature. Le chef de quartier avait précédemment indiqué qu’on ne doit pas tout attendre des autorités, qu’il faut des initiatives locales. Il avait aussi expliqué que les travaux entamés se font sur la base des collectes des habitants et de l’appui des bonnes volontés à travers la ville de Koulikoro et ailleurs, en précisant que tous interviennent financièrement ou avec du matériel (ciment, sable, bétonnière, fer à béton…) Bakary Camara, président du comité de développement (CDQ)du quartier, a quant à lui estimé à 20 tonnes de ciment supplémentaire pour achever les travaux de réhabilitation dudit tronçon, avant de renouveler son appel à la solidarité pour la poursuite des travaux. ALD/KM (AMAP)    

L’encens ou le Woussoulan : une filière qui rapporte aux femmes et un patrimoine culturel

Bamako, 11 octobre (AMAP) Au Mali, certaines odeurs ont le don de s’inviter dans les maisons et de ne plus vouloir en sortir. Le woussoulan, plus connu sous le nom d’encens, en fait partie. Derrière ses volutes parfumées se cache tout un savoir-faire, avec ses variétés, ses mélanges et surtout beaucoup de patience. Au marché artisanal de Bamako, en Commune III, les senteurs se croisent et ne se ressemblent pas. Dans les petits pots et les préparations exposées à la vente, le woussoulan décline ses parfums : guéni, béninfouti, guéni de Kayes ou de Ségou, sans oublier le « mayon kissaïni », venu du France … Derrière les effluves envoûtants du thiouraye (en wolof) ou du woussoulan qui rythment le quotidien des concessions maliennes se cache pourtant une réalité économique moins parfumée. Pilier du patrimoine culturel et de l’art de vivre, cet encens traditionnel fait vivre toute une filière, largement portée par des femmes. Mais derrière ce savoir-faire transmis de génération en génération, beaucoup d’artisanes peinent encore à tirer un revenu à la hauteur de leur travail. Existence de plusieurs types d’encens « Il existe plusieurs types d’encens, dont le guéni produit exclusivement à Kayes et Ségou, le saraka tènè, le mayon kissaïni qui nous vient du Nigeria, de la France, etc. », explique Mamadou Togo. Si les senteurs font leur chemin jusque dans les maisons, c’est que le produit ne manque pas d’adeptes. « L’encens marche beaucoup en raison de la bonne odeur qu’il dégage », souligne le fabricant et vendeur d’encens depuis plus de 15 ans. Il précise que les femmes tout comme les hommes l’utilisent pour se parfumer, mais aussi pour donner une odeur agréable à l’intérieur de leur maison. Pour le corps ou pour la maison, le woussoulan a donc plus d’un tour dans son sac. Derrière cette odeur agréable, il y a une chose que l’on ne peut pas brûler : le temps. Lamine Diakité, vendeur d’encens au marché rose de Bamako, en sait bien les exigences. Pour obtenir une odeur « agréable et durable », il indique qu’il faut laisser fermenter le produit pendant trois mois en moyenne, avant de le mélanger à d’autres senteurs, notamment le patisankana mougou (un produit parfumé révélateur d’odeur). La saison joue également sa partition. Selon Mamadou Togo, l’encens est laissé à reposer dans différentes variétés d’eau et d’huile parfumée. Le processus prend davantage de temps pendant l’hiver, tandis que la chaleur favorise la fermentation. Dans cette affaire de parfum, la patience fait donc partie de la recette. Cette patience, Maïmouna Koné la connaît elle aussi. Commerçante depuis plusieurs années et résidant à Koulikoro, nous l’avons rencontré au marché artisanal de Bamako. Pour sa production, elle utilise notamment le Djékalani, le Guéni Koumaba et le Guéni Bléna de Kayes et plusieurs huiles et parfums. Chez elle, la fabrication passe par deux à trois étapes. Dans un premier temps, l’« encens » est laissé dans de l’eau de parfums différents . Plusieurs mois plus tard, les dernières huiles essentielles sont ajoutées, avant de passer à l’emballage. Une préparation qui demande du temps, mais aussi de l’expérience. « L’encens, ça se vend surtout quand il est de qualité. J’ai hérité de ce savoir-faire et je sais comment le faire » souligne-t-elle sourire aux lèvres. Et une fois le parfum prêt, il faut lui donner un prix. « Je vendais les petits pots à 3 500 Francs cfa au détail et maintenant ils sont vendus à 5 000 Francs cfa », indique Maïmouna. Selon les ventes, elle peut réaliser environ 15 000 Francs cfa de recette à chaque fin de vente. Du choix des senteurs à la fermentation, des huiles parfumées aux petits pots, le woussoulan demande donc autant de savoir-faire que de patience. Et derrière chaque parfum se cache aussi une activité commerciale qui fait vivre ses fabricants et vendeurs. Dans les maisons, le parfum de l’encens accompagne aussi les habitudes du quotidien. Une odeur qui embaume les pièces, parfume les vêtements et crée une atmosphère particulière. Awa et Binta, utilisatrices d’encens, racontent leur rapport à ce parfum devenu, pour elle, une habitude. Awa Cissé, utilisatrice d’encens depuis plusieurs années, a commencé à en utiliser après son mariage. « Chez nous, il est interdit pour une jeune fille non mariée d’utiliser de l’encens, cela pourrait lui porter malheur. Mais après mon mariage… », explique-t-elle. Très tôt, elle apprend les usages du produit grâce à sa mère, qui lui en offre régulièrement. C’est ainsi que naît son goût pour ces senteurs. Aujourd’hui, Awa en a même toujours en réserve. Elle s’approvisionne auprès de revendeurs locaux au marché, mais aussi de vendeuses présentes sur les réseaux sociaux. Pour elle, le vendeur importe moins que le parfum. « Moi, j’en utilise tout le temps et j’en ai même en stock. Ce qui m’importe le plus, c’est l’odeur », confie-t-elle. Sa préférence va au mayon kissaïni, qu’elle considère comme le plus agréable, même s’il coûte plus cher que les autres variétés. Un prix qui ne suffit pas à la détourner : « L’odeur en vaut le coup. » Pour Binta Camara une autre amatrice de woussoulan rencontrée au marché rose affirme que l’encens ne se contacte pas de parfumer, la maison et le corps. Il accompagne aussi les vêtements, elle apprécie notamment sa tenue sur les habits, particulièrement lors des cérémonies comme les mariages et les baptêmes. « L’odeur de ton encens précède ton apparence », estime-t-elle. Pendant ces moments, sentir bon devient presque une manière de se présenter aux autres. La maison n’est pas en reste. Binta utilise également l’encens pour créer une atmosphère « accueillante, hospitalière et chaleureuse ». Pour elle, parfumer son intérieur participe aussi à son entretien et à la propreté de la maison. Derrière le parfum se cache aussi une dimension plus intime Mais derrière le parfum se cache aussi une dimension plus intime. Selon Awa, l’encens peut constituer un atout de séduction, ce qui explique notamment, selon elle, pourquoi certaines jeunes filles commencent à l’utiliser après leur mariage. Il accompagne

Culture : Bamako Fashion Week 2026, un espace d’expression pour les talents locaux

Bamako, 10 octobre (AMAP) La cérémonie d’ouverture officielle de la Bamako Fashion Week 2026 s’est tenue le jeudi dernier au Mémorial Modibo Kéïta, sous la présidence de Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représenté par le Secrétaire général, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, accompagné des membres du Cabinet et du Secrétariat général, en présence du ministre de la Refondation de l’État Chargé des Relations avec les Institutions Dr. Yaya Gologo, de représentants du corps diplomatique et consulaire, ainsi que de créateurs, stylistes, designers et amoureux de la mode. Organisée du 8 au 10 octobre par les maisons Mariah Bocoum, Makhossi et la Mali Mode Association, cette 3ème   édition se tient sous le thème « Créer, c’est oser ». Elle contribue de promouvoir les savoir-faire locaux, de stimuler la professionnalisation du secteur et de faire émerger de nouveaux talents. Le représentant du ministre, Mahamadou dit Koumboun Diarra a rappelé que la mode dépasse le cadre du simple spectacle. Selon lui, elle est création, identité, mémoire, savoir-faire, innovation et économie. D’après le secrétaire général, le patrimoine culturel malien constitue une source inépuisable d’inspiration qu’il convient de transformer en opportunités socio-économiques durables pour la jeunesse. S ‘adressant directement aux jeunes créateurs, il ajoutera  que le talent doit être soutenu par la formation, la discipline et l’entrepreneuriat. Il a également salué les initiatives clés du programme, telles que le projet « Localement Vôtre » et le Prix Chris Seydou, qui incarnent cette volonté de transmission. Enfin, il a insisté sur l’enjeu de la mode responsable et la valorisation du « Made in Mali », affirmant l’ambition de faire de Bamako une plateforme de référence sur le continent. ​Le chargé d’affaires de l’Union européenne, Francesco Ronchi, a réaffirmé l’engagement de l’institution aux côtés de la création malienne. Tout en rappelant le rôle majeur de l’Europe dans la mode mondiale. Il a exprimé le souhait de partager cette expertise avec le Mali, pays doté d’un patrimoine textile exceptionnel (coton, bogolan, indigo, pagne tissé). Le représentant de l’Union européenne a articulé le soutien européen autour de trois axes prioritaires : l’autonomisation des jeunes et des femmes, la promotion du « Made in Mali » à l’international, et la transition de l’artisanat vers une véritable industrie de la mode. ​La fondatrice de l’événement, Mariah Boucoum a retracé le parcours initié en 2011 avec la Chris Seydou Fashion Week, devenue aujourd’hui la Bamako Fashion Week. Remerciant les autorités et les partenaires financiers et techniques (UE, Orange Mali, Canal+, MAKHOSSI, Mali Mode Association, ICAM), elle a rappelé que le Mali possède tous les atouts pour rayonner. ​« Nous avons les matières, nous avons les savoir-faire, nous avons les talents. Ensemble, donnons à la mode malienne la place qu’elle mérite en Afrique et dans le monde », a-t-elle déclaré, tout en saluant la présence de créateurs venus du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de France et de la diaspora. ​À l’issue des allocutions, un grand défilé de mode a dévoilé les créations de stylistes nationaux et internationaux. L’événement propose un programme dense : 35 designers nationaux et internationaux présentés ; 20 jeunes créateurs accompagnés via « Localement Vôtre » et le Prix Chris Seydou ; 250 participants aux formations, masterclasses et au Forum de la Mode ; 40 stands au Marché des Créateurs et une Exposition Éphémère de Mode Responsable. GT/KM (AMAP)  

RDC : l’ONU alerte sur l’aggravation de la crise humanitaire et le manque de financement

Bamako, 10 octobre  (AMAP)  Plus de 6,1 millions de personnes sont déplacées par les conflits et les violences en République démocratique du Congo (RDC), tandis que plus de 26 millions sont confrontées à l’insécurité alimentaire, a alerté vendredi le coordonnateur humanitaire des Nations unies dans le pays, Damien Mama, appelant à un soutien international durable. M. Mama a également fait état de plus de quatre millions d’enfants de moins de cinq ans touchés par la malnutrition. La crise est aggravée par une épidémie d’Ebola qui a enregistré plus de 8.600 cas confirmés et plus de 4.100 décès dans sept provinces, selon les chiffres qu’il a cités. « La RDC a besoin d’une solidarité et d’un soutien internationaux durables », a déclaré le responsable, appelant à maintenir l’aide humanitaire, à soutenir les efforts de paix et à renforcer la riposte contre l’épidémie. Le plan de réponse humanitaire du pays, évalué à 2,13 milliards de dollars et destiné à venir en aide à 10,7 millions de personnes vulnérables, accuse un déficit de financement d’un milliard de dollars, a-t-il précisé. Le coordonnateur a par ailleurs dénoncé les attaques contre le personnel humanitaire. Selon lui, 343 travailleurs humanitaires ont été ciblés en 2026, dont huit ont été tués. « Les travailleurs humanitaires ne sont pas une cible », a-t-il rappelé, appelant toutes les parties à garantir leur sécurité et à permettre l’acheminement de l’aide aux populations dans le besoin. OS/KM (AMAP)

Bourem : Almaimoune Alhoudourou, un éducateur émérite, avec le sens élevé du devoir

‎Bamako, 10 octobre (AMAP) L’ Agence Nationale de Presse du Mali, en cette année dédiée à la Culture et à l’Education, s’intéresse aujourd’hui à Almaimoune Alhoudourou de Bourem, un éducateur émérite, avec le sens élevé du devoir Dans le monde de l’éducation et de l’enseignement, il y a des hommes qui ont dédié leur existence à encadrer des générations d’enfants à travers le pays. Almaimoune Alhoudourou était de ceux -là , qui ont choisi le métier d’enseignant par amour et l’ont exercé avec rigueur et le sens du devoir. ‎Les prémices d’une vocation d’élite ‎Né vers 1947 à Bourem, dans la région de Gao, l’enfant de Dakana a fait ses premiers pas à l’école Bourem II dans les années 50. Brillant élève, il rejoignit le prestigieux Collège Askia Mohamed de Bamako au bénéfice d’une bourse en lettres classiques, peu après l’accession du Mali à l’indépendance en 1960. ‎L’obtention du BEPC lui ouvre alors les portes d’une vocation et d’une passion à l’enseignement. Loin d’être la voie la plus facile, il s’agissait à l’époque d’un métier prisé et privilégié, au regard de la qualité pédagogique des enseignements vantée encore aujourd’hui. ‎Après un parcours scolaire exceptionnel, le jeune diplômé est engagé dans l’enseignement pour faire partie des premiers instituteurs post-indépendance. Il devient alors l’un de ces relais indispensables et incontournables du nouvel Etat en construction, chargé de former les futurs cadres de la Nation. ‎L’itinéraire d’un instituteur émérite ‎L’histoire commence à Koutiala, où il fait ses premiers pas en tant qu’instituteur. Mais la nostalgie de son Bourem natal le gagne très vite. A la fin des années 60, il décida de se mettre au service de sa communauté qui l’a vu naître. D’abord à Bourem Djindo, où il forma plusieurs enfants, avant d’être muté dans le cercle d’Ansongo, à Boya, puis à Seyna, Bazi Haoussa et ensuite Talataye. ‎Partout où il passe, il  laissa des traces indélébiles en formant  une nouvelle génération de jeunes cadres qui, jusqu’à sa mort, lui ont reconnu tous ses bienfaits. ‎Toujours animé par le désir de contribuer à l’alphabétisation des siens, il décide de retourner au bercail à la fin des années 70 avec une expérience avérée comme directeur d’école et instituteur. Il prend la direction de l’école de Gangano qui venait d’ouvrir ses portes, avant d’être muté à Bourem IV, à quelques pas du cocon familial. ‎Ensuite Directeur d’école à Bourem III puis à Bourem II, il marqua son temps par la rigueur et le don de soi pour former une nouvelle génération de jeunes cadres à Bourem. ‎Loin d’être sa seule action louable, il obligea beaucoup de jeunes, sans aucune intention d’aller à l’école ou en total processus d’abandon scolaire à reprendre le chemin de l’école. Résultat : beaucoup de ces jeunes devenus aujourd’hui leaders, enseignants, humanitaires s’en réclament. ‎Pour réussir à maintenir ses enfants à l’école, parce qu’il les considérait comme ses propres enfants, tous les moyens étaient bons. C’est l’homme que personne ne veut croiser dans la rue pour éviter les sanctions le lendemain. C’est l’homme aussi qui sait partager et donner pour recevoir. Les exercices sont corrigés avec à la clé des récompenses alimentaires (des dattes en priorité)  et l’application de techniques d’apprentissage de co-construction sociale. Connaissait-il Vygotski avec son socioconstructivisme ou l’école Montessori et son approche centrée sur l’enfant à l’époque, ou appliquait-il ces approches pédagogiques intuitivement ? Lui seul aurait pu répondre. ‎De l’enseignement à la politique,  le parcours sobre d’un homme de devoir ‎Du couloir de la didactique et de la pédagogie à la palissade de la politique, Almaimoune Alhoudourou fait partie des fidèles et loyaux de l’US- RDA. Fidélité qu’il a entretenue jusqu’à l’avènement du multipartisme avec la section locale de l’US-RDA qu’il dirigea à Bourem. ‎De chef de section à conseiller municipal, il est devenu premier adjoint au maire en 2010, cinq ans après avoir définitivement déposé la craie. Après cette expérience politique, il décida d’y mettre fin pour s’occuper exclusivement de ses activités socio-économiques. Notamment ses champs et jardins qu’il cultivait avec fierté, comme pour inspirer les jeunes à aller vers l’agriculture pour vivre dignement des fruits de leurs labeurs. ‎Almaimoune Alhoudourou est décédé en 2019 dans son Bourem natal, près des siens, après une carrière professionnelle et une vie sociale exemplaires. ‎Il laisse derrière lui une épouse et sept enfants, dont deux garçons, devenus enseignants-chercheurs à son image, comme pour perpétuer son héritage. ‎Ceux qui l’ont pratiqué gardent encore le souvenir d’un enseignant par vocation, d’un père disponible, d’un homme hospitalier et d’un fervent musulman. L’enseignant à la retraite Abdourahamane Kalilou dit Papa Konipo garde le souvenir d’un homme qui a suivi une très bonne formation, qui était respecté pour ses  valeurs intellectuelles  et qui aimait profondément le Mali qu’il a servi avec dévouement et intégrité. ‎Quant à son ancien élève Mahamadou Yana, il témoigne en ces termes : « Almaimoune Alhoudourou était un grand paysan qui travaillait beaucoup les champs, les jardins depuis 1986. C’était un homme tolérant et solidaire qui a pu réunir toutes sortes de personnes dans sa famille : Kel Tamasheq, Sonrhaï, Sorkos, Bambaras, etc. » ‎Aujourd’hui encore, le nom d’Almaimoune Alhoudourou est cité parmi les grandes figures de l’éducation dont le parcours empreint d’exemplarité et de sacrifice doit servir de référence pour les générations actuelles et futures. ‎MLHD/KM (AMAP) ‎

Tenenkou : les prix du transport revus à la baisse après concertation

Tenenkou, 10 octobre (AMAP)  Une semaine après la grande rencontre présidée  par le deuxième adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé , les résultats  de la gestion de la cherté de vie, commencent à se faire sentir, a constaté l’AMAP. C’était l’engagement pris à la maison des jeunes de Tenenkou par les différents acteurs conviés à la rencontre du samedi03 Octobre 2026. Cet engagement est désormais tenu. A l’issue des travaux des sous commissions mises en place par le deuxième adjoint au préfet, Ousmane Diamouténé pour lutter contre la vie chère, les acteurs du transport ont annoncé une baisse du transport sur plusieurs axes reliant la ville de Tenenkou à d’autres localités.  Ainsi le prix du transport  Tenenkou- Bamako qui était à 18000f est revenu à 14000f; Tenenkou- Segou 8000f au lieu de 10000f; Tenenkou- Mopti à 8000f au lieu de 10000f; Tenenkou-Macina 5000f au lieu de 7500f ;  Tenenkou-Niono 7500f au lieu de 10000f et Tenenkou-Diguiciré à 2000f au lieu 2500f. La destination la plus empruntée Bamako-Tenenkou enregistre une forte baisse avec une réduction de 4000f sur un trajet de moins 500km. Cette baisse a été rendue possible grâce à l’amélioration de l’approvisionnement du cercle en carburant dont le litre d’essence oscille entre 1150 et 1250f alors qu’il était à 3500f voire 4000f pendant une certaine période. Par ailleurs les propriétaires des machines décortiqueuses ont également accepté de revoir leurs prix. Désormais le décorticage du sac de 100kg de mil passe à 3500f et celui de riz à 1400f. Le deuxième adjoint au préfet a salué le patriotisme des différents acteurs qui ont tous compris que nous devons faire des efforts pour abréger les souffrances des populations. Il a invité toutes les parties au respect des engagements avant de rassurer que l’administration en collaboration avec les autorités locales vont maintenir le cap afin que toutes les préoccupations des populations puissent trouver une solution favorable. Pour les habitants de Tenenkou dont beaucoup vivent du commerce entre les régions de Mopti et Ségou, l’application de cette mesure est un véritable bol d’air frais. Les travaux des autres sous commissions notamment des boulangers  se poursuivent pour les prix du pain. A Tenenkou le dialogue a prouvé son efficacité ; quand les acteurs se parlent, le panier de la ménagère respire. AS/KM (AMAP)

Bougouni : Clôture des concertations régionales des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture

Bougouni, 9 octobre (AMAP) Les travaux des concertations régionales des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture ont pris fin le jeudi 8 octobre 2026 sous la présidence du gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé, a constaté l’AMAP. Des consultations à la base ont permis, durant deux jours de donner la parole aux producteurs, aux éleveurs, aux pêcheurs, aux aquaculteurs, aux organisations professionnelles, aux services techniques, aux collectivités et à l’ensemble des acteurs qui contribuent quotidiennement au développement économique et social de la région de Bougouni. Ainsi, ces concertations ont permis de constater que les secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture constituent des leviers importants pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la création d’emploi, l’amélioration des revenus des ménages et le développement économique de la région. Pour cela, les différentes contributions issues des dix cercles de la région ont également mis en évidence la nécessité de renforcer l’accompagnement des acteurs, particulièrement les femmes et les jeunes, afin qu’ils puissent pleinement participer à la création de richesse et à la transformation de nos systèmes de production. A l’issue de leurs travaux , les participants ont formulé entre autres recommandations, la mise en œuvre intégrale du schéma pastoral ;le  développement  des chaines valeurs de produit d’élevage (poisson frais, transformé, viande, lait, cure et peau, œuf et poulet de race locale) ; la prise des mesures fortes pour la protection des cours d’eaux et ces bassins versants ;  la promotion des cultures fourragères pour une bonne alimentation du cheptel ;promouvoir la pisciculture en cages et l’empoissonnement des cours d’eaux et la construction des abattoirs et des marchés à bétails pour assurer la sécurité alimentaire. Il a été aussi recommandé la réalisation des infrastructures de transformation, de conditionnement et de conservation (chaines de froid) dans les domaines des productions animales, de la santé animale, de la pêche et de l’aquaculture ; la  création des souches (pisciculture et  volaille) adaptées à nos conditions (recherche) ; la mise mettre en œuvre un programme de lutte contre des plantes envahissantes non appétées par les animaux particulièrement,  le Hyptis suaeveolens, Mesosphaerum suaeveolens et doter en moyens logistiques les services techniques de l’élevage et de la pêche sont les recommandations fortes issues de ces concertations régionales des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture tenue à Bougouni. Dans son discours de clôture, le gouverneur a exhorté les organisations professionnelles à poursuivre leur structuration et à renforcer leur collaboration avec les services techniques, les collectivités territoriales et les partenaires au développement. Il a félicité les acteurs des dix cercles de la région de Bougouni qui ont participé aux concertations préalables avec des contributions qui ont constitué le socle de la présente rencontre régionale. Le chef de l’exécutif régional les a invités à maintenir la dynamique de concertation au-delà des présentes assises, car la responsabilité collective est désormais de faire en sorte que les recommandations formulées soient traduites en actions concrètes, réalistes et adaptées aux réalités de nos territoires. Il a enfin invité les services techniques compétents à poursuivre le travail de consolidation des recommandations issues des dix cercles et de la présente concertation régionale, afin que les préoccupations prioritaires de la région soient convenablement prises en compte dans les conclusions des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture au Mali. Ces deux jours de concertation de haut niveau ont permis de confronter les réalités vécues sur le terrain, d’identifier les contraintes majeures et de formuler des propositions concrètes. BHT/KM (AMAP)

Koulikoro : la transparence dans la gestion des ressources publiques au centre d’une rencontre

Koulikoro, 9 octobre (AMAP) Les travaux de la 1ère phase des travaux de l’atelier de renforcement des compétences des agents, la transparence dans la gestion des ressources publiques et de l’amélioration de la performance de l’administration, se sont achevés vendredi à Koulikoro, a constaté l’AMAP. Etaient présents des sessions de formation initiées par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS), les autorités contractantes et les acteurs du secteur privé de la région. Ces sessions sont organisées dans le cadre d’un programme prévu du 5 au 23 octobre, qui vise à renforcer les compétences des acteurs publics et privés, à améliorer la maîtrise des procédures et à promouvoir une gestion efficace et transparente des marchés publics. À l’issue de cette première étape, les participants ont reçu des attestations de participation ainsi que des documents pédagogiques relatifs aux thématiques abordées. ALD/KM (AMAP)

Gao : jugement de neuf (9) affaires criminelles impliquant 11 accusés

Gao, 9 octobre (AMAP) La première session de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gao s’est achevée, le 8 octobre 2026 dans la Cité des Askias, a constaté l’AMAP. Débutée le 6 octobre, cette série d’audience avait pour objectif  de traiter 9 affaires criminelle majeurs impliquant au total 11 accusés dont la nature des affaires examinées et toutes jugées lors de la toute première  audience de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gao à savoir 2 assassinats, 3 pédophilies, 2 coups mortels, 1 viol et 1 meurtre. Au cours de ces audiences,  la chambre criminelle du TGI de Gao a prononcé des sanctions à la hauteur des infractions criminelles commises. Les jurés ont durant l’audience, rendu 9 verdicts permettant aux accusés d’être fixés sur leur sort. Ainsi, 3 accusés ont écopé de la peine capitale, 1 accusé à la réclusion à perpétuité, 4 accusés de la réclusion à temps (10, 15 voire  à 20 ans de prison) et 3 acquittements. Les audiences de la chambre criminelle du TGI de Gao rendues et clôturées sous la présidence du président du tribunal de grande instance de Gao, Gaoussou Sanogo, en présence du procureur de la République prés le tribunal de grande instance de Gao, Mahamadou Coulibaly, du substitut du procureur, Hamadoun Bocoum et du représentant du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mamadou Camara. Le coordinateur de l’observatoire des droits de l’Homme à Gao, Ibrahim Touré a salué les plus hautes autorités des institutions et toute la chaine pénale pour la tenue de la toute première audience de la chambre criminelle à Gao. Pour lui, c’était l’un de ses premier combat et ajoute que les hommes et femmes qui s’y au niveau de l’institution judiciaire de Gao sont capables d’assurer même une cour d’appel pourquoi pas. Il se dit très satisfait de voir que les crimes commises contre les paisibles citoyens de Gao seront jugées ici dans la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gao. Le ministère public, assuré par le substitut du procureur, Hamadoun Boucoum dira que malgré les contextes sécuritaires multidimensionnels auxquelles est confrontés leur ressort, elles n’ont pas empêché l’institution judiciaire d’accomplir sa mission régalienne. Pour lui,   le  parquet public  a reçu le temps nécessaire qu’il fallait pour instruire les dossiers pour en faire les réquisitions. La chambre criminelle étant indépendante  a rendu des décisions les meilleures   par apport aux faits qui étaient stimulés à son appréciation au regard des règles de droit, a estimé, le défenseur  de la partie civile.  Selon lui, le parquet public n’a pas assisté une justice qui a été rendue par celle des rumeurs, par celle de l’émotion ou par celle de l’attente de l’opinion mais une justice qui examine les faits dans leur véracité et qui écouté et qui décide sur ce qui dit les règles de droit ont prévues. Selon lui, la chambre criminelle démontre à souhait que lorsque la justice veut  quel qu’en soit les conditions, elle peut être tenue et  dans les règles de l’art. Et ajoute que c’est à quoi le public a assisté. Et déclare que l’importance que les personnes poursuivies devant la barre   présumées auteurs des faits qu’ils leur sont reprochés  malgré qu’elles sont poursuivies ont bénéficié de tout le temps d’écoute et ont pu faire valoir équitablement leur droit de la défense pour que l’ensemble des accusations qui leur sont reprochées qu’ils puissent se défendre correctement sans perturbation  en respectant toutes les règles qui leur sont conférées. Le président du tribunal de grande instance de Gao, Gaoussou Sanogo a félicité l’ensemble des organisateurs pour la bonne tenue de la toute première l’audience de la chambre criminelle  du TGI de Gao tout en ajoutant que cette audience permet de  faire le bilan de la justice de leur ressort et de se projeter dans l’avenir. Selon lui 9 dossiers inscrits au rôle ont été examinés à savoir des dossiers d’assassinats, de meurtre, des coups mortels, des viols et de pédophilies. Le président du tribunal estime que les audiences ont été conduites dans le respect des règles des procédures, le droit de la défense, des principes  contradictoires, et des exigences de justice impartiale. Pour lui, les résultats obtenus sont les forts conjugués  des magistrats, des greffiers, du représentant du barreau, des auxiliaires de justice, des services d’enquêtes ainsi que toutes les personnes   qui concourent au bon fonctionnement de la justice. Il a aussi, remercié les membres de la chambre criminelle pour leur travail accompli dans la rigueur. Pour lui, la mission de la justice exige la compétence, le courage et l’impartialité. La justice criminelle doit demeurer une justice indépendante, équitable,  accessible et doit protéger la société contre les infractions les plus graves tout en la garantissant une participation continue  à un procès juste et respectueux  de ses droits.  Le président du tribunal de grande instance de Gao, Gaoussou Sanogo a conclu les audiences de la chambre criminelle du TGI de Gao en rassurant que des améliorations seront faites dans les prochaines audiences de la chambre criminelle. Le représentant du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mamadou Camara, a, au nom de l’ordre des avocats félicité les membres de la chambre criminelle du TGI de Gao pour la bonne organisation matérielle et intellectuelle de cette audience qu’il considère comme une toute première expérience. Pour lui, cette audience de la chambre criminelle à Gao traduit la volonté des institutions judicaires à rapprocher la justice des citoyens et de faire en sorte que le coût soit réduit pour les justiciables. Et reconnaît aussi que les débats ont été fastidieux mais ils ont été animés avec brio. Me Camara a beaucoup insisté sur le sens d’écoute du président du tribunal. Il a aussi réitéré ses félicitations à l’ensemble des membres de la chambre criminelle de Gao pour l’accueil réservé à sa personne. AT/KM (AMAP)

FEMAFOOT : Renforcement des capacités des journalistes sur les lois du jeu

Bamako, 9 octobre (AMAP) Une centaine de journalistes sportifs ont pris part jeudi, au Palais des Pionniers, à une journée de formation sur les lois du jeu, organisée par la Fédération malienne de football (Femafoot), en collaboration avec l’Association des journalistes sportifs du Mali (AJSM), a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par le 2è vice-président de la Femafoot, Me Famakan Dembélé, qui avait à ses côtés le président de la commission centrale des arbitres, Koman Coulibaly, du président de l’AJSM, Oumar Baba Traoré, les instructeurs de la session, Ibrahim Haïdara et Samuel Samir Kria. Les travaux ont porté sur les récentes modifications des lois du jeu, le protocole d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), la gestion des challenges (duels et contacts), l’analyse des fautes tactiques, la règle du hors-jeu et l’exécution du penalty. Prenant la parole, le président de la commission centrale des arbitres a rappelé l’esprit de cette démarche : « C’est un plaisir de partager ces connaissances avec la presse. Nous avons spécifiquement choisi des thèmes pertinents, en y ajoutant le cas particulier de l’exécution du penalty. En vous formant, chers journalistes, c’est l’ensemble du football malien qui gagne, car vos analyses éclairées sur le terrain et à l’antenne nous servent tous ». Le président de l’AJSM, Oumar Baba Traoré, s’est réjoui de cette initiative qui concrétise le partenariat entre la Femafoot et la presse sportive. Saluant une démarche qui vient « étancher la soif de formation » des journalistes, il a exhorté les participants à s’investir pleinement : «L’objectif est que nos lecteurs, auditeurs et téléspectateurs soient parfaitement édifiés grâce à notre maîtrise des sujets. Espérons que cette session soit le prélude à une longue série». Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le 2è vice-président de la Femafoot, Me Famakan Dembélé, a souligné le rôle pédagogique majeur des hommes et femmes de média : «Votre présence massive témoigne de l’intérêt que vous portez au développement et à la professionnalisation de notre football. Dans ce dispositif, les journalistes jouent un rôle prépondérant : à travers vos articles et vos commentaires, vous expliquez le jeu au grand public et contribuez à apaiser les tensions. Cette formation est une excellente occasion de renforcer le dialogue entre médias et arbitres, afin de mieux appréhender les évolutions et interprétations des règles». Après ces différentes allocutions, la cérémonie d’ouverture s’est achevée par la traditionnelle photo de famille avant le début effectif des modules d’enseignement. DB (AMAP)