Justice : Près d’une centaine de nouveaux magistrats prêtent serment devant la Cour d’appel de Bamako

Bamako, 29 juil. (AMAP) Quatre-vingt-dix-neuf nouveaux magistrats ont prêté serment, mercredi, devant la Cour d’appel de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le président par intérim de la Cour suprême, Bamassa Sissoko, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Diarrah, des responsables judiciaires ainsi que des proches des récipiendaires. Dans son réquisitoire, l’avocat général près la Cour suprême, Bourama Kariba Konaté, a souligné que ces nouveaux magistrats intègrent le corps judiciaire dans un contexte marqué par les réformes de la justice et de nouveaux défis. Il a assuré qu’ils ont reçu les formations et effectué les stages nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. Debout, la main droite levée, les nouveaux magistrats ont prêté le serment prévu par la loi, s’engageant notamment à exercer leurs fonctions avec impartialité, dans le respect de la Constitution et des lois de la République, à préserver le secret des délibérations et à observer la réserve, l’honneur et la loyauté qu’impose leur charge. Dans son adresse, Bamassa Sissoko a invité les nouveaux magistrats à faire de la probité, de l’intégrité, de l’indépendance et de l’impartialité les principes directeurs de leur carrière. Le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a indiqué que cette première promotion de nouveaux magistrats, appelée à renforcer les effectifs de la magistrature, illustre la volonté des autorités de doter le pays d’une justice rajeunie et davantage outillée pour répondre aux attentes des citoyens. AC/CMT (AMAP)
En visite de courtoisie, l’Ambassadeur de Chine au Mali, LI Xiang, salue le rôle de grand témoin de l’AMAP

Bamako, 29 Juillet (AMAP) L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, SE Li Xiang, accompagné de certains de ses proches collaborateurs, a effectué ce mercredi une visite de courtoisie à l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP). A son arrivée, le plénipotentiaire a été reçu par le Directeur Général de l’AMAP, Alassane Souleymane, en présence de nombreux collaborateurs. Sur place le DG de l’AMAP a procédé à une visite guidée avec son hôte du jour, afin de lui permettre de comprendre les différentes structures de l’établissement et son mode de fonctionnement. La visite a concerné les toiles géantes qui retracent l’histoire de l’Essor et les différentes phases de la coopération avec la Chine, l’imprimerie, la section photo et le service de numérisation des archives. Après cette visite, les deux personnalités, accompagnées de leur staff, se sont retrouvés dans la salle de réunion de la direction de l’AMAP. Prenant en premier la parole le Directeur de l’AMAP a remercié l’Ambassadeur pour cette visite de courtoisie, qualifiée comme « une reconnaissance pour la presse publique malienne, avant de saluer la coopération entre notre pays et la Chine qui date de plus de 66 ans ». « Pour la direction générale et le personnel de l’AMAP, la visite de Son Excellence l’ambassadeur de la République populaire de Chine représente une marque de considération capitale », a fait savoir Alassane Souleymane. « C’est toujours un honneur pour une structure publique comme l’AMAP de recevoir un ambassadeur », souligne le responsable de l’agence. « Cette visite prouve que l’AMAP compte et que le travail quotidien de nos équipes, à Bamako comme à l’intérieur du pays, est pleinement apprécié », a-t-il évoqué. En se déplaçant dans les locaux de l’agence, le diplomate chinois a tenu à saluer l’ancrage de l’AMAP dans l’écosystème de l’information au Mali et son rôle de témoin privilégié de l’histoire diplomatique du pays. 66 ans d’histoire immortalisés par les archives de l’AMAP, notamment les manchettes d’anciens numéros du quotidien national dédiés à la visite du président Modibo Keita en Chine, de celles du premier ministre Chou en Lai, des présidents Jiang Zemin, Hu Jintao au Mali jusqu’à la plus récente visite du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goita à Pékin en 2024. Le directeur général a rappelé que lors de cette visite du président Goita, nos deux pays ont signé un partenariat stratégique. Au cours de sa visite, l’ambassadeur a pu ainsi parcourir les archives photographiques et les clichés historiques conservés par l’agence depuis plus 70 ans. Un voyage dans le temps qui rappelle que la Chine figure parmi les tout premiers partenaires du Mali indépendant », a, entre autres, expliqué le DG de l’AMAP. Le Directeur de l’AMAP a saisi l’occasion pour remercier l’Ambassade de Chine qui permet à de nombreux agents de l’AMAP de se rendre en chine pour des échanges d’expérience professionnelle et de découverte de ce grand pays ami du Mali. Pour sa part, le diplomate Chinois a déclaré que son « impression la plus importante est que l’AMAP constitue un témoin important des grands événements, des grands moments de l’amitié traditionnelle entre la Chine et le Mali ». « Egalement, un témoin pour le développement de nos relations bilatérales, ce qui donne une contribution très importante à la coopération pragmatique entre nos deux pays », a précisé l’ambassadeur Chinois. « Le message que je voudrais transmettre au peuple malien, c’est que la Chine et le Mali sont tous les deux pays en voie de développement. C’est-à-dire que nos deux pays ont tous besoin de la sauvegarde, de la souveraineté, de la sécurité et des intérêts de développement. Donc, il est nécessaire à nos deux pays de renforcer la coopération en matière de médias et pour relever ensemble les défis auxquels nous faisons face », a dit l’ambassadeur Chinois. ST/KM (AMAP)
Semaine du Numérique : Couverture universelle et mutualisation des infrastructures, plaidées par la SMTD et l’AGEFAU

Bamako, 29 juillet 2026 (AMAP) Le premier panel de la 4è édition de la Semaine du Numérique a porté sur la thématique : « Les infrastructures numériques et la connectivité : état des lieux, défis et feuille de route pour une couverture universelle ». Les échanges ont porté sur deux sous-thèmes : l’état des lieux des infrastructures et le diagnostic de la couverture territoriale, ainsi que le service universel et les mécanismes de financement, a constaté l’AMAP. La SMTD dresse l’état des lieux des infrastructures. Diabé Bathily, Directeur des Systèmes d’Information et de l’Unité de Recherche et de Développement à la Société Malienne de Transmission et de Diffusion, SMTD, a présenté le diagnostic de la couverture territoriale. Selon lui, « ce sont des défis énormes. Il s’agit du défi sécuritaire, économique et politique ». Il a rappelé que la politique du secteur est pilotée par le Ministère en charge de l’Économie Numérique, à travers la Direction Nationale de l’Économie Numérique. La régulation est assurée par l’AMRTP. Au niveau de l’exécution, l’AGETIC gère la digitalisation de l’administration, l’AGEFAU l’accès universel et la SMTD l’exploitation des infrastructures numériques de l’État. « Un état des lieux des infrastructures a été fait. Il y a eu beaucoup d’évolutions et d’investissements, tant au niveau public que privé », a-t-il indiqué. La SMTD gère aujourd’hui plus de 3 500 km de fibre optique sur le backbone national. Avec le projet « Mali Numérique », le réseau atteint près de 3 700 km. L’objectif est de dépasser les 4 500 km, dont 3 000 km en interurbain et 500 km en maillage urbain. Les technologies FTTX et WDM sont utilisées pour interconnecter les administrations et rendre l’intranet de l’État opérationnel. Le Mali participe également au *projet Transsaharien* avec l’Algérie, le Burkina Faso, le Nigeria, le Tchad, la Mauritanie et le Niger, pour interconnecter les pays et créer un circuit économique régional. M. Bathily a identifié comme forces la progression de la couverture, les datacenters souverains et un marché mobile dynamique. Les faiblesses restent la fracture numérique avec 64% de la population hors ligne*, l’absence d’accès direct aux câbles sous-marins et l’insécurité dans les zones du Nord qui freine le déploiement. A court terme, la SMTD recommande de cartographier les zones blanches et de lancer un projet structurant avec l’AGEFAU, l’AGETIC, la DNEN et la SMTD. A moyen terme, il s’agit d’accélérer le projet Transsaharien, de généraliser la 4G, de préparer la 5G et d’opérationnaliser le cloud souverain et le Point d’Échange Internet pour réduire les coûts. « Les fondations existent. L’enjeu est désormais d’accélérer le déploiement conformément à la Politique Nationale de Digitalisation et à la SNED horizon 2035, pour garantir l’accès de 100% des Maliens aux services numériques», conclu le représentant de la SMTD. L’AGEFAU plaide pour un modèle hybride de financement. Ibrahim Doumbia, Ingénieur en informatique et Directeur des Projets à l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel, AGEFAU, est revenu sur les mécanismes de financement du service universel. Institué depuis 1999 et renforcé par l’ordonnance 2011-023, le service universel « garantit à l’ensemble de la population malienne, indépendamment de sa localisation géographique, un accès minimal aux services de communication électronique et à Internet, à des conditions tarifaires abordables ». Le financement repose principalement sur un prélèvement de *2% du chiffre d’affaires annuel* des trois opérateurs : Orange Mali, Moov Africa et Telecel. D’autres ressources prévues par la loi restent à mobiliser : excédent budgétaire de l’AMRTP, quote-part de la redevance informatique, subventions de l’État et produits de location des infrastructures. M. Doumbia a souligné plusieurs freins : le coût élevé des infrastructures dans un pays vaste et enclavé, l’insécurité qui renchérit la réalisation et la maintenance, et l’absence d’électricité fiable qui impose des solutions solaires ou des groupes électrogènes. Il a aussi noté l’élargissement du périmètre du service universel : au-delà de la téléphonie, il intègre désormais l’Internet haut débit, la connexion des écoles, des CSCOM, des mairies, et l’inclusion numérique des jeunes et des femmes. Pour répondre à ces défis, l’AGEFAU préconise une *stratégie hybride* : consolider les ressources du fonds, renforcer les partenariats publics-privés et mobiliser les partenaires techniques et financiers. La mutualisation des infrastructures pour éviter la duplication de pylônes. Les sites financés par l’AGEFAU dans les zones blanches deviendraient des plateformes ouvertes à tous les opérateurs. Passer de la couverture de la population à la couverture du territoire. 90% des Maliens sont couverts, mais sortez à 7 ou 8 km de Bamako, beaucoup de villages n’ont pas de réseau ». L’objectif est 100% du territoire national. L’AGEFAU mise également sur les nouveaux usages avec une convention signée avec le Ministère de l’Éducation pour connecter les écoles, et la priorité donnée à la télémédecine pour les CSCOM. L’agence explore aussi les satellites de nouvelle génération, les réseaux communautaires et les mini-réseaux solaires pour désenclaver les zones les plus inaccessibles. Pour rappel, cette 4è édition de la Semaine du Numérique se tient sous le thème : _« L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». L’événement réunit experts, universitaires, acteurs du secteur privé et étudiants du numérique. MMD/KM (AMAP)
SN : « Nous construisons une IA 100 % malienne pour pallier le manque de radiologues » dixit Sekou Togo (Moon Drive Solution)

Bamako, 29 juillet (AMAP) L’Agence nationale de presse du Mali a rencontré Sekou Togo, ingénieur systèmes réseau et sécurité, membre de la start-up MDS (Moon Drive Solution) en marge de la Semaine du Numérique. Il revient sur le projet Moonscan, l’état de l’écosystème numérique malien et les défis auxquels sont confrontées les jeunes entreprises technologiques. L’Agence nationale de presse du Mali : Bonjour. Pouvez-vous nous présenter votre start-up et son domaine d’activité ? Sekou Togo : Je suis Sekou Togo, membre de la start-up MDS, Moon Drive Solution. Notre entreprise a été créée par une data scientist très brillante, Maïmouna Dicko, qui a mis en place le projet Moonscan. Il s’agit d’une intelligence artificielle appliquée à la radiographie thoracique. Cette solution a été développée avec des données recueillies à la polyclinique Pasteur. C’est donc réellement une solution conçue à partir de données 100 % maliennes. Elle répond à un problème concret : le manque de radiologues face à une demande importante de consultations radiographiques. Moonscan facilite leur travail en les aidant à détecter plus rapidement les pathologies. La solution est également équipée d’indices qui permettent de calculer les anomalies détectées. À la fin, le résultat proposé au médecin reste sous son contrôle : il peut valider ou non les anomalies relevées par l’IA. S’il est d’accord, il valide ; s’il n’est pas d’accord, il peut refuser et modifier ce qui ne convient pas. En résumé, l’objectif est de permettre aux radiologues de travailler plus rapidement et de traiter davantage de patients. L’ Agence nationale de presse du Mali : Comment évaluez-vous l’évolution de l’écosystème numérique au Mali, et quelles opportunités voyez-vous ? Sekou Togo : Au Mali, nous avons réellement des jeunes talentueux qui essaient de faire bouger les choses. Mais il ne faut pas oublier notre mentalité et notre culture. Il faut donc trouver le juste équilibre entre le numérique et la culture, pour que les solutions soient réellement adoptées. Dans le domaine du numérique, il y a déjà eu plusieurs innovations, mais il reste beaucoup à faire, notamment dans le domaine administratif. On le dit souvent, mais concrètement, il manque encore un vrai programme de dématérialisation et de sécurisation des documents administratifs. On vit cela au quotidien. Dans le domaine de la santé, il y a une réelle évolution, notamment avec des solutions comme la nôtre, et d’autres qui arrivent. Le domaine agricole commence aussi à bouger. C’est un secteur très pratique, et on voit maintenant apparaître des outils et des appareils qui facilitent le travail des agriculteurs pour produire davantage. Concrètement, certaines solutions s’appuient sur des données climatiques pour proposer des recommandations destinées à améliorer les pratiques agricoles. L’Agence nationale de presse du Mali : Quels sont les principaux défis auxquels votre start-up est confrontée ? Sekou Togo : Notre principal défi concerne l’accès aux données. Comme il s’agit d’une intelligence artificielle, il faut un maximum de données pour l’entraîner. Pouvoir collaborer avec les hôpitaux, les cliniques et les centres de santé afin d’obtenir des images médicales constitue donc un enjeu majeur. Ces données sont considérées comme sensibles. Les recueillir, les travailler et les peaufiner représentent un défi important. Concernant les ressources humaines compétentes : oui, elles existent. Nous avons déjà la brillante développeuse du projet, qui, avant même la création de la start-up, portait le projet à elle seule. Elle l’a mené haut la main. L’Agence nationale de presse du Mali : Selon vous, quel rôle les start-ups peuvent-elles jouer pour accélérer la transformation numérique et contribuer au développement économique et social du Mali ? Sekou Togo : Avant de parler du rôle des start-ups, il faudrait d’abord interroger les difficultés qu’elles rencontrent et qui les empêchent de contribuer pleinement au développement. Les start-ups font face à de nombreux problèmes : difficultés financières, manque de ressources, et parfois aussi un déficit de compétences. Beaucoup abordent encore les choses de manière trop sentimentale plutôt qu’objective. Il faut revoir cela. Il est également important de regarder la pertinence des solutions proposées. Les start-ups doivent s’attaquer à des problèmes majeurs rencontrés au quotidien, et non simplement répliquer des solutions vues à l’extérieur. Une solution conçue avec des données maliennes a bien plus de sens qu’une copie importée. C’est un point que j’ai constaté et que je souhaite souligner. Interview par Oumar SANKARÉ
4ème édition de la SN : la jeunesse malienne s’empare du numérique, au CICB

Bamako, 29 juillet (AMAP) Le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) vibre, ce mercredi, d’une effervescence inhabituelle. Pour la 4e édition de la Semaine du Numérique, les couloirs sont remplis de monde : des grappes de jeunes se pressent devant les stands, casques de réalité virtuelle vissés sur la tête, smartphones brandis vers des affiches truffées de QR codes. Entre deux stands, on discute code, applications, projets. L’ambiance a des allures de kermesse technologique, mais derrière les sourires et les selfies, des entrepreneurs maliens présentent des solutions bien concrètes aux défis du pays. « EduMali », l’école sans les murs Au milieu du brouhaha, Amadou Cissé accueille les visiteurs avec la sobriété d’un homme habitué à corriger une confusion récurrente. « Ce n’est pas une start-up, c’est une entreprise », précise d’emblée le Directeur Général d’ »EduMali », avant de rappeler la nuance : une start-up cherche encore sa maturité, une entreprise propose déjà un produit abouti. Le sien s’appelle « EduMali », plateforme de soutien scolaire pour les élèves du fondamental et du lycée, dont les contenus sont alignés — et certifiés par l’inspection — sur les programmes officiels de l’Éducation nationale. Mais la promesse dépasse le simple accès aux cours. Grâce à un compte parental, les familles peuvent suivre en temps réel les résultats et les difficultés de leur enfant, dans un accompagnement qui court jusqu’à la fin de l’année scolaire. « L’élève n’est pas seul face à son écran », insiste Amadou Cissé. Le constat qui a motivé le projet est sans détour : accessibilité et qualité de l’enseignement restent, au Mali, des défis énormes, que la crise du Covid a cruellement mis en lumière. Avec « EduMali », l’ambition est de gommer la distance : où que se trouve l’élève, à Bamako ou dans une zone rurale coupée de l’école par le manque d’enseignants ou par le conflit, il retrouve les mêmes cours, les mêmes évaluations, la même exigence. Le Directeur Général salue par ailleurs les initiatives publiques, à l’image du « projet PRODUC » destiné à améliorer la qualité de l’enseignement, tout en pointant les obstacles persistants : l’accès à internet, d’abord, contre lequel la plateforme optimise sa consommation de données ; l’acculturation numérique des parents et des élèves, ensuite, qui suppose un travail de sensibilisation constant. « EduMali », sur le plan humain, affiche sa solidité avec un département pédagogique complet — enseignants, responsables pédagogiques, ingénieurs en pédagogie numérique, mentors — épaulé par une équipe technique qui a développé la plateforme entièrement au Mali. Pour tenir face à un réseau électrique jugé trop instable, l’entreprise carbure au solaire à 100 %. Reste la question fiscale, qui pèse directement sur le prix payé par les familles : Amadou Cissé plaide pour une exonération de la TVA et des autres taxes sur les contenus éducatifs numériques, au même titre que les écoles physiques. « Nous sommes une école, simplement sans murs. » « Kabakoo Académies » : changer les mentalités Quelques mètres plus loin, c’est une autre effervescence qui attire l’œil : des jeunes casqués, absorbés, qui semblent marcher dans le vide tout en manipulant des objets invisibles. Ousmane K. Diabaté, Community Curator de Kabakoo Academies, sourit en observant la scène. Ce sont des expériences de réalité virtuelle qui transportent les visiteurs jusqu’au pays Dogon, dans un environnement reconstitué avec un souci du détail troublant — relief, sol, greniers traditionnels. À la manette, chacun peut saisir des objets, les déplacer, reconstruire un grenier en terre et en paille. Pendant la Semaine du Numérique, des expériences de réalité augmentée accessibles par smartphone permettent aussi de scanner une affiche pour découvrir, en surimpression, le Takoua de Lomé ou la mosquée de Djenné. Mais la réalité virtuelle n’est qu’une vitrine. « Kabakoo Académies », structure panafricaine née à Bamako et aujourd’hui également implantée à Lomé et à Ségou, avec une équipe internationale, fonctionne comme un réseau de clubs — ou « Grin » — où apprenants et facilitateurs échangent leurs savoirs. Derrière cette pédagogie, un objectif assumé : « décoloniser les mentalités » pour que les jeunes comprennent qu’ils portent en eux les ressources nécessaires pour créer et proposer des solutions. L’enjeu est aussi économique : moins de 5 % des jeunes maliens accèdent à un emploi formel, les 95 % restants évoluant dans l’informel. Kabakoo veut leur donner les compétences pour créer de la valeur et gagner en mobilité économique. Pour accélérer la transformation numérique du pays, Ousmane K. Diabaté mise sur trois leviers : l’implication forte de l’État — Kabakoo travaille notamment avec le Ministère de l’Économie Numérique —, un changement profond des mentalités, et la multiplication d’initiatives de ce type. Une jeunesse en action Entre les stands d’ »EduMali » et de « Kabakoo Académies », deux Mali numériques se répondent : l’un mise sur la continuité pédagogique et l’accès équitable au savoir scolaire, l’autre sur l’appropriation créative et la valorisation du patrimoine local. Deux approches, un même constat : au CICB, cette 4e édition de la Semaine du Numérique aura surtout été celle d’une jeunesse qui ne se contente plus de consommer la technologie — elle veut la fabriquer, la comprendre, et s’en servir pour résoudre ses propres problèmes. OS/KM (AMAP)
Portrait : Dr Gaoussou Diawara, le parcours atypique d’un pionnier de l’art dramatique

Bamako, 29 juillet (AMAP) Dans l’espace culturel et universitaire Malien il y a des noms qui ont marqué l’histoire d’une empreinte indélébile. Gaoussou Diawara fait partie de ces célébrités qui ont fait rayonner notre pays à travers le monde. Professeur d’enseignement supérieur, fervent musulman et une figure emblématique de l’art dramatique, l’enfant de Djitoumou a été de tous les combats pour le développement du Mali à travers la culture. Un parcours au service de l’art et de la culture : Né en 1940 à Quélessébougou, Gaoussou Diawara effectue ses études primaires dans sa terre natale puis ses études secondaires à Sévaré. Après l’obtention de son baccalauréat, il rentre en 1961 à Moscou (Ex URSS) d’où il revient avec un master en Art dramatique. Après quelques années d’exercice au Mali, il retourne encore à Moscou pour sa thèse de doctorat qu’il obtient en 1979. C’est ainsi qu’il rentre définitivement au Mali pour enseigner en qualité de professeur de l’art dramatique à l’Institut National des Arts (INA), à l’École normale supérieure ENSup puis à l’université de Bamako. Dans cette riche carrière d’l’enseignant à l’INA, le premier professeur d’art dramatique a joué un rôle important dans la formation des artistes maliens et étrangers. Son engagement va au-delà de l’enseignement. Entrepreneur culturel, le professeur Gaoussou Diawara a été conseiller du président Amadou Toumani Touré pendant plusieurs années. Il a aussi œuvré dans l’accompagnement des projets culturels, la conception et la réalisation des ateliers d’écritures, des émissions radiophoniques et télévisuelles et la formation de plusieurs générations des journalistes culturels. Fondateur du groupe théâtrale Teriya avec sa femme Victoria Diawara. A travers cette association culturelle, l’auteur a mis sur scène plusieurs œuvres dramatiques qui ont été jouées dans plusieurs établissements scolaires et festivals au Mali et ailleurs. Premier président de l’Union des Ecrivains maliens a, à travers son association et en collaboration avec l’UNESCO le professeur Gaoussou Diawara, porté la voix du Mali dans plusieurs colloques et festivals et dans plusieurs grandes villes au monde notamment au Caire (Egypte), à Dakar (Sénégal), Accra (Ghana), New Delhi (Inde), Ouaga Burkina Faso), Beyrouth (Liban), Washington (USA), Berlin (Allemagne) etc… Œuvres littératures et théâtrales Le professeur Gaoussou Diawara est l’auteur de plusieurs productions littératures en théâtre, en roman et en poésie. Parmi ses écrits on peut citer « L’aube des béliers », paru en 1973 (théâtre); « Afrique ma Boussole »,1980 (poésie); « La terre et le pain » 1981 (poésie); « La grande panique et autres nouvelles » en 1983 (nouvelles); « Aboubakari II » en 1992 (théâtre) et « la Saga du Roi Mandé Bori » (Aboubakari II) en 2000 (roman). Distinctions Honorifiques Pour sa contribution au développement de l’art et culture, le professeur Gaoussou Diawara a obtenu plusieurs prix et distinctions Honorifiques au Mali et à travers le monde. Parmi ses distinctions on peut citer à savoir Chevalier de l’ordre du mérite national du Mali ; Chevalier de l’ordre du mérite national de la France ; Diplôme d’honneur de l’amitié Mali-Norvège ; Prix du concours théâtral interafricain RFI Paris en 1975 ; Grand prix de la poésie au Mali (UNESCO) en 1975; Diplôme d’honneur du ministère de l’éducation en 1975 ; Diplôme des Média Center USAID 2004 à Bamako. Le professeur Gaoussou Diawara s’est éteint en septembre 2018 à l’âge de 78 ans. En reconnaissance à son action en faveur de la culture, l’Institut National des Arts a été rebaptisé: Institut National des Arts Professeur Gaoussou Diawara, le 13 Décembre 2024 par décret présidentiel. Cette initiative souligne son rôle central dans le développement et la structuration des arts au Mali. Selon le directeur général de l’INA Amadou Lougué, le professeur Gaoussou Diawara était un homme très engagé qui croit en la jeunesse et au théâtre comme moyen d’expression. Il retient de l’homme son humanisme, son intelligence et son attachement à la culture malienne qu’il a fait rayonner à travers le monde. MLD/KM (AMAP)
Kangaba : le Fonds minier de Développement local au centre d’une rencontre

Kangaba, 29 juillet (AMAP) Le Décret No2025 – 0179/PT-RM du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds Minier de Développement local, était au centre d’une rencontre le lundi 27 juillet 2026 à Kangaba, dans la salle de réunion du cercle sous la présidence du préfet de cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la rencontre, les maires, les chefs de village, la société civile, et la jeunesse venus des 08 communes du cercle de Kangaba. La rencontre qualifiée de rencontre de la transparence par les participants a été l’occasion pour le préfet de cercle de donner le montant que chaque commune doit bénéficier. Pour les 08 communes du cercle, les comités communaux de suivi sont déjà installés a indiqué le préfet de cercle. Ils sont chargés de participer à la sélection des projets d’investissements structurants soumis au financement du Fonds minier de Développement local, de suivre l’exécution des projets, d’élaborer les rapports semestriels et annuels à l’attention du Comité régional sur l’utilisation des Fonds, et de formuler des recommandations sur l’état de mise en œuvre des projets. Il a précisé que les chefs de village de la commune bénéficiaire sont membres du comité de suivi et doivent en conséquence participer à toutes ses activités. Comme à l’accoutumée, le préfet a encore saisi l’occasion pour informer les populations du danger du dragage, de la drogue et de l’alcool dans les sites d’orpaillage. A la fin de la rencontre, les chefs de village ont formulé des bénédictions pour le président de la transition. Il a dit que l’or doit briller d’abord pour les maliens. SD/KM (AMAP)
Semaine du numérique : Début des travaux, ce mercredi au CICB

Bamako, 29 juillet (AMAP) Initialement prévue pour hier mardi, la cérémonie officielle d’ouverture de la 4è édition de la Semaine du numérique, est reportée au samedi prochain en raison de la visite du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye dans notre pays. Toutefois toutes les autres activités vont se tenir effectivement ce mercredi 29 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le thème prévu pour cette 4ème édition est : « L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Pendant cinq jours, administrations publiques, startups, PME, opérateurs du secteur, chercheurs, universitaires et partenaires techniques échangeront sur les défis liés à la modernisation de l’administration, à la cybersécurité, à l’Intelligence artificielle, aux fintechs et à l’innovation. La cérémonie d’ouverture sera marquée par les discours du directeur général de l’Agence de gestion du Fonds d’accès universel (Agefau), du président de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes (AMRTP), Saïdou Pona Sankaré, du ministre de la Communication, de l’économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga interviendra en dernière position au nom du Chef de l’Etat, le Général d’armée Assimi Goïta. Il y aura ensuite une démonstration sur l’estrade d’une technologie de détection d’intrusion réalisée par le Centre d’intelligence artificielle et de robotique (CIAR). La cérémonie s’achèvera par la visite des stands parmi lesquels se trouve celui de l’Agence malienne de presse et de publicité. Cette année, les organisateurs misent sur un format renouvelé. Les ateliers et panels se tiendront quotidiennement et donneront lieu à des recommandations écrites, concrètes et opérationnelles. Ces conclusions ont vocation à servir de base à l’élaboration du prochain document programmatique du secteur du numérique. Le programme prévoit un panel ministériel inaugural, trois ateliers/panels par jour, quatre masterclasses thématiques, quatre keynotes ainsi que des journées portes-ouvertes au sein des structures du secteur numérique. Il est également prévu des expositions, des démonstrations de solutions innovantes, des compétitions entre startups, PME et administrations les plus digitalisées et des concours dédiés à la cybersécurité. Enfin, des séances de réseautage permettront également de rapprocher investisseurs, entrepreneurs et institutions autour de projets innovants. Placé sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, l’événement ambitionne de réunir les principaux acteurs de l’écosystème numérique, afin d’accélérer la transformation digitale du Mali et de renforcer la coopération au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. TC/KM (AMAP)
Sikasso : l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues se poursuit normalement

Sikasso, 29 juillet (AMAP) conformément au communiqué du ministère des transports (communiqué n° 02-mti-2026), relatif à l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues sur toute l’étendue du territoire national, sikasso a entamé ses activités le lundi 15 juin 2026. Selon le communiqué, la direction générale des transports, ses services régionaux et subrégionaux ainsi que les centres dédiés sont mobilisés pour ladite opération. Ainsi, dans la 3ème région administrative du mali, l’opération se tient à trois niveaux : dans le cercle de Kadiolo, dans la ville de Sikasso l’opération se tient à la direction régionale des transports et au centre secondaire qui se trouve à la direction régionale des routes (celui-ci a été créé sur initiative de la direction régionale des transports, celle des routes et l’ANASER). Ce mercredi du mois de juillet, il est environs 10 heures dans la cour de la direction régionale des transports de Sikasso. Sous un soleil de plomb, cette cour communément appelée « ont » est pris d’assaut par les propriétaires des engins à 2 et 3 roues. Au fond et à gauche, sous des manguiers, des hommes et des femmes attendent leur tour pour faire immatriculer leurs motos. Sur place, l’impatience se lit sur le visage des uns et des autres. Chacun est pressé d’avoir sa plaque d’immatriculation et sa carte grise. Ainsi, des tricycles et des motos sont rangés dans la cour en attendant leur immatriculation. « Cette opération d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues est une très bonne initiative de la part des plus autorités du pays. Depuis 4 heures du matin, je suis ici. J’ai tout laisser-tomber pour pouvoir immatriculer ma moto », déclare Abdoulaye Maïga, qui appelle la direction régionale des transports de Sikasso à étoffer le personnel qui s’occupe de la délivrance des plaques d’immatriculation. A l’en croire, cette direction doit tout mettre en œuvre pour mener à bien cette opération de haute envergure. Daouda Koné du quartier Bougoula hameau vient de recevoir sa plaque. « Nous devons immatriculer nos engins car le défi a été lancé par les autorités de la transition et depuis le lancement de l’opération à Sikasso, j’ai entamé la procédure pour mes motos. Aujourd’hui, je suis vraiment comblé de joie, cela permettra à mes proches de croire à la réalité de cette opération », s’exprime-t-il avec joie. Selon le propriétaire de tricycle Amadou Diassana, cette opération est venue à point nommé, elle permettra non seulement d’identifier mais de sécuriser nos engins. « Je viens de recevoir les plaques d’immatriculation de mes deux motos. Je suis soulagé et en même temps rassuré d’avoir fait mon devoir et je salue les autorités de la transition pour leur clairvoyance », confie Amadou Diassana, pour qui, chaque bon citoyen doit immatriculer sa moto pour son propre bien-être et celui du pays. De son côté, Aldjouma Touré qui déplore la lenteur des activités, propose la création d’un site où les dossiers scannés des usagers seront déposés. S’y ajoutent le remplissage des formulaires, les paiements etc. « L’opération spéciale d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues se passe bien à Sikasso. Du début de l’opération (15 juin) au 14 juillet, les deux centres de la ville de Sikasso ont reçu plus de 4 800 dossiers », affirme la directrice régionale des transports Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoue. Qui précise que ces centres travaillent chaque jour de 7h30 à 17h sinon 18h et les samedis. S’agissant de l’affluence, celle qui coordonne les activités laissera entendre que le centre de sa direction pouvait enregistrer 200 à 300 dossiers par jour. Comme système, l’usager se contentait de déposer ses dossiers et le coût de l’opération qui est fixé à 12 000f cfa, les agents se chargeaient du reste des procédures. A l’apparition de la plaque, les agents informaient l’usager qui venait récupérer sa plaque. Comme la population ne recevait pas de reçu avant la confection de la plaque, elle s’est plainte. C’est pourquoi, à présent, ils ont changé de système. Avec ce dernier, ils ne peuvent enregistrer qu’une quarantaine de dossiers par jours au niveau des deux centres. Avec le nouveau système, il faut notamment établir le procès-verbal de réception, faire la facturation, faire le paiement avec sama money, orange money ou moov money ; ainsi, l’argent part directement au trésor (paiement électronique). Là encore, la population se plaint de la lenteur de cette procédure. En termes de défis, l’opération est confrontée au manque de ressources humaines au niveau de la division carte grise (division chargée de l’opération d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues). là-bas, ce sont les stagiaires et les bénévoles qui constituent la cheville ouvrière. Ils remplissent les formulaires et s’occupent des enregistrements dans le registre. A cela s’ajoutent les coupures d’électricité, la perturbation du réseau (orange money, sama money ou moov money). Il faut signaler que la connexion constitue la colonne vertébrale de cette opération. En outre, la directrice régionale des transports, Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoue saisira l’occasion pour inviter l’ensemble des propriétaires des engins à 2 et 3 roues à sortir massivement pour faire immatriculer leurs engins, toute chose qui contribuera à identifier le propriétaire mais surtout à faciliter les enquêtes en cas de vol ou d’infraction. Pour sa part, le chef du centre de l’opération spéciale d’immatriculation non moins chef de la division carte grise de la direction régionale des transports de Sikasso, Cheikna Hamalla Siby précise qu’à son niveau l’opération est fréquemment confrontée à un certain nombre de difficultés à savoir, les rejets de dossiers notamment pour motif : « moto déjà immatriculée », « dépassement de numéro de séries », « marques de motos qui n’existent pas dans la base de données de la direction régionale des transports » etc. face à ces situations, la population est très souvent est très impatiente… A cet effet, M. Siby appelle la population au calme car sa division est là pour la satisfaire. Pour rappel, les dossiers à fournir pour avoir accès à la plaque d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues sont la facture d’achat de la moto ou la vignette de l’année en
Kolondièba : L’ouverture d’un magasin communautaire dénommé « AGRIMEX »

Kolondièba, 29 juillet (AMAP) Les autorités locales ont procédé à l’ouverture d’un magasin communautaire dénommé AGRITEX SAS le 28 juillet 2026 à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Présidée par le préfet de cercle, Boubacar Oumar Traoré , l’ouverture de ce magasin de vente d’intrants et de matériels agricoles a regroupé plusieurs personnalités dont la 4ème adjointe au maire de Kolondièba, Traoré Nia Dansira,Sory Ibrahim Traoré promoteur de AGRITEX SAS, non moins président des commerçants, la présidente de la CAFO, le président de la chambre d’agriculture, le représentant de KAFO jiginew, et une foule nombreuse de producteurs. Le Chef de l’exécutif local a félicité le président du conseil d’administration d’AGRITEX et ses collaborateurs pour cette initiative innovante qui va améliorer la production et la productivité dans le secteur du monde rural. Il a encouragé les paysans de s’approvisionner à cette structure agricole qui les soulagera dans leur pratique de tous les jours et qui augmentera leurs productions. Le président du conseil d’administration Sory Ibrahima Traoré, plaçant l’événement dans son contexte dira que cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la campagne agricole 2026 _2027 et marque l’ouverture officielle du magasin communautaire AGRITEX SAS de Kolondièba centre ville dans l’enceinte de l’ex CSRef. Elle vise à rapprocher des producteurs des solutions agricoles modernes, des innovations en énergie solaire, des produits biologiques et des opportunités de développement économique offertes par AGRITEX SAS, au bénéfice des agriculteurs de Kolondièba et des communes environnantes. M. Traoré a exhorté les producteurs à pratiquer cette innovation qui contribuera à les soulager . Avant de remercier les autorités administratives et communales, les producteurs, les commerçants et tous les partenaires pour l’importance qu’ils ont accordée à l’ouverture de ce magasin de vente d’intrants et de matériels agricoles. Les produits ont été présentés par les différents responsables :Solomane Fanè (emicom), Bakary Coulibaly de Evert mest , José Abada de Néo life international et Habi Sanou de Biostimax . Mme Goïta Habi Siby représente d’AGRITEX SAS Kolondièba a remercié les autorités locales et la population pour leur présence massive, le président du conseil d’administration d’AGRITEX SAS et ses collaborateurs pour cette initiative qui vient à point nommé pour soulager les producteurs du cercle de Kolondièba. NMK/KM (AMAP)

