Gao : Dr Youssouf Almoustapha Touré, médecin-légiste

Gao, 23 juillet (AMAP) Le médecin légiste, par définition, est un médecin spécialisé en médecine légale. Souvent il travaille à l’hôpital, à l’institut médico-légal et collabore avec la police, les gendarmes et les juges. C’est différent d’un médecin généraliste, lui ne soigne pas il observe, analyse et explique ce qui s’est passé sur le corps pour que la justice puisse trancher. Dr Youssouf Almoustapha Touré, ancien directeur général de l’hôpital Hangadoumbo Moulaye Touré de Gao est médecin légiste : A l’an croire, le Mali ne dispose que de six médecins-légistes dont cinq sont concentrés au niveau de la cour d’appel de Bamako et lui même à la cour d’appel de Mopti. « Tous les médecins légistes, avant de prendre fonction prêtent serment devant les juridictions. Et peuvent intervenir dans d’autres juridictions d’un tiers pays par la réquisition à personne qualifiée ou ordonnance d’experts d’un magistrat, a précisé Dr Youssouf Touré. Pour devenir un médecin-légiste, d’abord il faut être médecin puis se spécialiser en médecine-légale. En Afrique francophone les médecins-légistes sont formés au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Les missions du médecin-légiste tournent toutes autour du lien entre la médecine et la justice. Son travail consiste à aider la justice. Il intervient surtout pour : déterminer les causes d’un décès (autopsie, expertise après accident homicide, suicide, mort naturelle suspecte. Il constate des blessures (coups, agressions sexuelles, accidents de travail). Pour les personnes vivantes, le médecin-légiste vérifie si le ou la prévenu est apte à être entendu ou détenu. Et donne son avis médical au tribunal à travers un rapport et peut témoigner comme expert » a détaillé, le médecin légiste, Dr Touré. Selon le médecin-légiste, Dr Touré le gros du travail d’un médecin-légiste repose sur deux cas majeurs : l’autopsie médicale-légale et les expertises sur personnes vivantes. « L’autopsie médico-légale c’est quand un juge ordonne d’ouvrir le corps pour comprendre un décès suspect et le but c’est de trouver la cause exacte de la mort et les circonstances. Tandis que les expertises sur personnes vivantes : le médecin légiste examine des gens encore vivants, toujours à la demande de la justice », a expliqué, le médecin légiste, Dr Touré. Selon lui, la grosse différence est qu’au niveau de l’expertise vivante , le médecin aide la victime à faire reconnaître le préjudice alors que sur le cas de l’autopsie , le médecin parle à la place du défunt pour dire la vérité au juge . Ainsi, il dira que les deux cas exigent neutralité totale. Le médecin légiste ne travaille ni pour l’accusation ni pour la défense mais pour le tribunal, a-t-il soutenu. De même la médecine légale est étendue ces dernières années sur plusieurs sous spécialités : de la thanatologie( science qui étudie la mort ) à la médecine légale pénitentiaire en passant par la médecine légale psychiatrique, sociale, sexuelle( vio et agressions sexuelle) traumatologue, criminologue, criminalistiques…..) Notre pays ne dispose pas des pavillons médico-pénitentiaires Selon le médecin légiste notre pays ne dispose pas des pavillons médico-pénitentiaires. Sinon tout cas d’inculpé ou prévenu avant de passer devant les magistrats doit faire au préalable une expertise psychiatrique. Comme tout cas de mort respecte doit faire cas d’autopsie qui est même autorisée par les religions monothéistes. Selon lui, l’islam autorise l’autopsie médico-légale toute chose qui éclaire sur les causes et les mécanismes de survenue de la mort. Et ajoute qu’à l’unanimité la plupart des pratiques médico-chirurgicales ne sont pas prohibées par l’islam. Et soulève que le métier des médecins légistes est confronté à des difficultés à cause de manque d’organigramme au niveau des départements (santé et justice) en charge des questions médico-légistes en plus de l’immixtion des autres confrères non légistes dans la gestion des dépouilles mortelles et similaires. Le médecin légiste, Dr Youssouf Almoustapha Touré dira que le métier du médecin légiste exige à la fois des connaissances médicaux solides et beaucoup de rigueur juridique parce que chaque détail peut compter au tribunal. AT/KM (AMAP)
Station spatiale internationale : un équipage américano-russe revenu sur Terre après huit mois de mission

Bamako, 87 juillet (AMAP) Un équipage composé d’un astronaute américain de la NASA et de deux cosmonautes russes de Roscosmos est revenu sur Terre en toute sécurité dimanche, après avoir passé près de huit mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS), où il a mené des recherches scientifiques, effectué des sorties extravéhiculaires et assuré des travaux de maintenance, a appris l’AMAP de source scientifique. Le vaisseau Soyouz MS-28, transportant l’astronaute de la NASA Chris Williams ainsi que les cosmonautes Sergey Kud-Sverchkov et Sergei Mikaev, s’est posé sous parachutes à 10h27 GMT près de Jezkazgan, dans le centre du Kazakhstan, environ trois heures et demie après son désamarrage de l’ISS. Les trois membres d’équipage ont passé 241 jours à bord du laboratoire orbital depuis leur lancement le 27 novembre 2025. Au cours de leur mission, ils ont effectué 3.856 orbites autour de la Terre et parcouru plus de 164 millions de kilomètres. Selon les informations communiquées, cette mission constituait le premier vol spatial de Chris Williams et de Sergei Mikaev, tandis qu’il s’agissait du deuxième pour Sergey Kud-Sverchkov. Durant leur séjour, les astronautes ont réalisé des expériences scientifiques, testé des technologies destinées aux futures missions spatiales et participé aux opérations de maintenance de la station. Chris Williams a notamment pris part à des recherches sur de potentiels traitements contre le cancer et sur la fabrication avancée en micropesanteur. Il a également effectué deux sorties extravéhiculaires pour préparer la modernisation du système d’alimentation électrique de la station et remplacer une articulation défectueuse du bras robotique Canadarm2. Après des examens médicaux sur le site d’atterrissage, l’équipage a rejoint Karaganda en hélicoptère. Chris Williams doit ensuite regagner le Centre spatial Johnson de la NASA à Houston, tandis que Sergey Kud-Sverchkov et Sergei Mikaev poursuivront leur voyage vers la Cité des étoiles, principal centre de formation des cosmonautes russes près de Moscou. La mission a également illustré « l’un des rares domaines de coopération qui subsistent entre les États-Unis et la Russie malgré les te ni nsions géopolitiques plus larges », selon les informations communiquées. OS/KM(AMAP)
AES/Fonction publique : Bamako accueille un atelier pour élaborer un guide des bonnes pratiques administratives

Bamako, 27 juillet (AMAP) Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly, a présidé, lundi à Bamako, l’ouverture d’un atelier consacré à l’élaboration d’un Guide des bonnes pratiques en matière de fonction publique dans l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP. Prévue jusqu’au 1er août, la rencontre réunit des experts du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle vise à élaborer une feuille de route de l’An II de l’AES à travers un guide numérisé des bonnes pratiques en matière de fonction publique. Le directeur général de la Fonction publique et de la Réforme administrative du Niger, Moumouni Sambo, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la vision des fondateurs de l’AES en faveur d’une coopération renforcée dans la gestion politico-administrative des trois États. Selon lui, l’atelier offre un cadre de partage d’expériences sur la gestion des ressources humaines de l’État, d’échanges sur les défis communs et de réflexion sur des solutions innovantes pour moderniser les administrations publiques. Il a également souligné que les travaux devront permettre d’identifier les mesures d’accompagnement favorisant un changement positif des comportements afin de les intégrer au futur guide. Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple du Burkina Faso, Suanyba Radrigue Oboulbiga, a, pour sa part, estimé que ce guide constituera un outil concret au service des administrations publiques et des populations. Il a souligné que l’harmonisation des procédures de recrutement, de gestion des carrières et des cadres juridiques contribuera à l’émergence d’une fonction publique confédérale plus efficace, plus transparente et plus moderne. Le ministre Fassoun Coulibaly a rappelé que cette initiative fait suite aux échanges tenus en marge de la 113e session de la Conférence internationale du travail, organisée à Genève du 2 au 13 juin 2025. À cette occasion, les ministres en charge du Travail et de la Fonction publique des pays de l’AES avaient convenu de renforcer l’harmonisation des politiques publiques dans les domaines de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la protection sociale. Il a annoncé que cet atelier sera suivi de deux autres rencontres : l’une à Niamey, consacrée à l’harmonisation des pratiques relatives à l’embauche des travailleurs migrants, et l’autre à Ouagadougou sur la convention de protection sociale. Ces travaux déboucheront sur une réunion des ministres de l’AES prévue en octobre 2026 à Ouagadougou. Selon le ministre, le guide qui sera élaboré devra constituer un socle commun pour les trois pays, en capitalisant sur les acquis nationaux tout en intégrant les standards internationaux et les valeurs propres à l’espace AES. BT/CMT (AMAP)
Accident : sept morts et cinq blessés dans une collision sur la route nationale n°6

Bamako, 27 juillet (AMAP) Un grave accident de la circulation, impliquant un car de transport de voyageurs de la compagnie Air Niono et un véhicule particulier a fait sept morts et cinq blessés dimanche aux environs de 14 heures au niveau de la forêt Faya, sur la route nationale n°6, a appris l’AMAP à travers un communiqué du ministère des Transports et des Infrastructures. Selon le communiqué, la cause probable de l’accident est l’excès de vitesse des deux véhicules impliqués. Les cinq blessés ont été transportés au CHU Gabriel Touré de Bamako. Le bilan est provisoire est de 7 morts et 5 blessés. Le ministre des Transports et des Infrastructures a présenté, au nom du gouvernement, ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a appelé au strict respect du code de la route et invité les chauffeurs et conducteurs routiers à adopter un comportement responsable et citoyen. KD/CMT (AMAP)
4e édition de la Semaine du numérique au Mali : la cérémonie d’ouverture reportée au 1er août en raison de la visite du Président sénégalais

Bamako, 27 juillet (AMAP)– La cérémonie officielle d’ouverture de la 4e édition de la Semaine du numérique, initialement prévue mardi 28 juillet 2026, est reportée au samedi 1er août 2026 à 10 heures au Centre International de Conférences de Bamako, en raison de la visite du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, au Mali ce même jour, a appris l’AMAP de sources officielles. La cérémonie d’ouverture sera couplée à la cérémonie de clôture lors de cette journée du 1er août. Les travaux des panels, quant à eux, débuteront comme prévu le mercredi 29 juillet 2026 à 9 heures. Le reste du programme demeure inchangé. Placée sous le haut patronage du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, cette 4e édition se tient du 28 juillet au 1er août 2026 au CICB sous le thème «L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie». Elle réunit des startups, des PME et des administrations maliennes en compétition, ainsi que des représentants du Burkina Faso et du Niger en tant que pays invités de l’AES. Le ministre a présenté ses sincères excuses pour les désagréments que ce report pourrait occasionner et remercié l’ensemble des participants, partenaires et invités pour leur compréhension. KD/CMT (AMAP)
Diplomatie : le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye attendu demain à Bamako

Bamako, 27 juillet (AMAP)– Le président de la République du Sénégal, nouveau président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouestt (CEDEO), Bassirou Diomaye Diakhar Faye, effectuera le mardi 28 juillet une visite de travail et de solidarité de 24 heures au Mali, a-t-on appris de source officielle. Cette visite, la première du Chef de l’État sénégalais au Mali depuis son accession à la présidence en exercice de la CEDEAO, sera consacrée à des échanges avec les autorités maliennes. Avec son homologue malien, le Général d’Armée Assimi Goïta, les échanges porteront sur des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité au Sahel, la lutte contre le terrorisme, les défis humanitaires, la coopération économique et les relations entre les peuples de la sous-région. Les relations entre la CEDEAO et l’AES domineront également les débats. Elle intervient dans un contexte de crise de confiance entre les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES) et des pays membres de l’organisation sous-région. Méfiance qui a poussé le Burkina Faso, le Mali et le Niger (membres de l’AES) a annoncé le 28 janvier 2024 leur retrait de la CEDEAO avec effet immédiat. Ce retrait est devenu effectif à compter du 28 janvier 2025. Le président sénégalais avait, en mai 2024, effectué une visite officielle au Mali dans le cadre d’une tournée sous-régionale. CMT (AMAP)
Justice : 10 ans de prison requis contre Adama Diarra dit Ben le Cerveau, et le délibéré attendu le 3 Août prochain

Bamako, 27 Juillet (AMAP) Comparu devant la Chambre criminelle de la Cour d’Appel de Bamako, ce lundi 27 juillet 2026, après la fin des débats, le substitut général du procureur général, Kokè Coulibaly a requis la condamnation de dix ans de prison, contre Ben le cerveau, la partie civile a demandé de franc symbolique et le délibéré est attendu pour le 3 Août prochain, a constaté l’AMAP. Dans sa prétention, le contentieux de l’Etat, représenté par Mahamadou Tibou Keita, a évoqué l’agitation de la victime et a réclamé le franc symbolique. Il justifie cette réclamation que les autorités de la transition et l’Etat dans une large mesure, ont été victimes de menaces. Quand à la défense conduite par Me Mahamadou Camara, elle a clamé l’innocence de l’accusé. l faut rappeler que Adama Diarra, dit Ben le cerveau, a été arrêté et placé en détention dans ce procès, suite à une communication téléphonique privée balancée sur les réseaux sociaux, et une plainte a été portée contre lui par le collective pour le renouveau du peuple et de lutte contre la délinquance juvénile (CRPLDL). ST/KM (AMAP)
Tenenkou : les autorités renforcent le dialogue avec les jeunes et lancent les travaux d’un parc à bétail moderne

Tenenkou, 27 juillet (AMAP)– Les autorités administratives de Tenenkou ont mené, lundi, deux activités majeures marquées par une rencontre d’échanges avec le Bureau communal de la jeunesse et la pose de la première pierre d’un parc à bétail moderne, destiné à renforcer les infrastructures d’élevage dans le cercle, a constaté l’AMAP. Le sous-préfet de l’arrondissement central de Tenenkou, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a d’abord conduit une visite à la Maison des jeunes. Il était accompagné du chef du détachement militaire, le Capitaine Moussa Sankaré, du représentant du chef de peloton de la Garde nationale, du représentant du maire de la commune urbaine, Amadou Cissé, ainsi que du président du bureau local du Haut Conseil islamique. Le sous-préfet a indiqué que cette rencontre visait à s’informer du fonctionnement du bureau communal et à renforcer le cadre de collaboration avec les jeunes. Il les a invités à contribuer au développement de la commune, à préserver l’unité et la cohésion sociale, tout en les exhortant à s’impliquer dans la campagne nationale de reboisement 2026. Il a réaffirmé la disponibilité de l’administration à accompagner les initiatives de la jeunesse. Les échanges ont notamment porté sur le fonctionnement du bureau communal, les difficultés rencontrées ainsi que les perspectives d’amélioration. Le président du Bureau communal de la jeunesse, Moussa Sidibé, s’est félicité de cette visite, qu’il a qualifiée «d’honneur» pour les jeunes de Tenenkou. Il a salué «la bonne collaboration entre l’administration et le bureau communal de la jeunesse» et sollicité l’accompagnement des autorités pour la réalisation de leurs objectifs. Dans la même journée, le sous-préfet a présidé, au nom du préfet du cercle, la cérémonie de pose de la première pierre du futur parc à bétail moderne de Tenenkou, en présence des autorités locales, des services techniques, des représentants des coopératives d’éleveurs, des autorités traditionnelles et du Centre Carter, partenaire du projet. Le représentant des coopératives d’éleveurs a salué le lancement d’un projet «très attendu» qui offrira de meilleures conditions aux acteurs de l’élevage dans le cercle. Il a remercié le Centre Carter pour son accompagnement. Le sous-préfet a, pour sa part, félicité l’ensemble des acteurs ayant contribué à l’aboutissement du projet et invité les entreprises chargées des travaux à respecter les délais contractuels. Le chantier est confié aux entreprises Touré Construction, chargée de la clôture pour une durée de 60 jours. Seydou Guindo, responsable des autres infrastructures, dont l’exécution est prévue sur 120 jours. À terme, le parc à bétail sera doté d’un mur de clôture, d’abreuvoirs, de bornes-fontaines, d’un château d’eau et d’une installation solaire. Le projet est entièrement financé par le Centre Carter. AS/CMT (AMAP)
Justice : le parquet requiert dix ans de prison contre Adama Diarra, délibéré attendu le 3 août

Bamako, 27 juillet (AMAP)– Le parquet général a requis, lundi, une peine de dix ans de prison contre Adama Diarra dit «Ben le Cerveau», devant la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako. La partie civile a, pour sa part, sollicité le franc symbolique à titre de réparation. Le délibéré est attendu le 3 août prochain, a constaté l’AMAP. Au terme des débats, le substitut général du procureur général, Kokè Coulibaly, a demandé à la Cour de retenir une peine de dix ans de prison à l’encontre de l’accusé. Dans son réquisitoire, il a estimé que cette peine devait «servir de leçon» et a souligné que «notre pays traverse une situation exceptionnelle qui exige de chacun un comportement conforme aux exigences des circonstances». Représentant les intérêts de l’État, Mahamadou Tibou Keïta, du Contentieux de l’État, a demandé la condamnation de l’accusé au paiement du franc symbolique. Il a soutenu que l’État et les autorités de la Transition s’estiment lésés par les faits poursuivis. De son côté, la défense, conduite par Me Mahamadou Camara, a plaidé l’acquittement de son client. «L’accusé ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés. Nous demandons qu’il soit acquitté purement et simplement et qu’il recouvre sa liberté», a déclaré l’avocat. Adama Diarra dit «Ben le Cerveau», est poursuivi dans cette affaire à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une communication téléphonique privée. Une plainte avait été déposée contre lui par le Collectif pour le renouveau du peuple et de lutte contre la délinquance juvénile (CRPLDL). La Cour a mis l’affaire en délibéré pour le 3 août 2026. ST/CMT (AMAP)
Bamako : Ouverture demain de la 4ᵉ édition de la Semaine du Numérique, au CICB

Bamako, 27 juillet (AMAP) Les travaux de la 4ᵉ édition de la Semaine du Numérique débute mardi au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le signe de la transformation digitale, a appris l’AMAP de source officielle. Placé sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, l’événement ambitionne de réunir les principaux acteurs de l’écosystème numérique afin d’accélérer la transformation digitale du Mali et de renforcer la coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le thème de cette 4ème édition est : « L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Pendant cinq jours, administrations publiques, startups, PME, opérateurs du secteur, chercheurs, universitaires et partenaires techniques échangeront sur les défis liés à la modernisation de l’administration, à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle, aux fintechs et à l’innovation. Cette année, les organisateurs misent sur un format renouvelé. Les ateliers et panels se tiendront quotidiennement et donneront lieu à des recommandations écrites, concrètes et opérationnelles. Ces conclusions ont vocation à servir de base à l’élaboration du prochain document programmatique du secteur du numérique. Le programme prévoit un panel ministériel inaugural, trois ateliers/panels par jour, quatre masterclasses thématiques, quatre keynotes ainsi que des journées portes ouvertes au sein des structures du secteur numérique. Des expositions, des démonstrations de solutions innovantes, des compétitions entre startups, PME et administrations les plus digitalisées, ainsi que des concours dédiés à la cybersécurité viendront compléter les activités. Des séances de réseautage permettront également de rapprocher investisseurs, entrepreneurs et institutions autour de projets innovants. Une attention particulière sera accordée à la jeunesse ainsi qu’à la promotion du genre dans les métiers du numérique. Les organisateurs souhaitent également favoriser l’émergence de nouveaux talents, renforcer les compétences locales et encourager les investissements dans un secteur considéré comme un levier de croissance économique et de souveraineté technologique. Cette édition revêtira également une dimension sous-régionale avec la participation annoncée de délégations des pays membres de l’AES. Des invitations ont également été adressées à plusieurs autres États africains. L’objectif est de promouvoir une vision commune du développement numérique et de renforcer les synergies régionales face aux défis technologiques et sécuritaires. À travers cette rencontre annuelle, le gouvernement entend faire de la Semaine du Numérique une plateforme permanente de réflexion, de dialogue et de promotion des innovations susceptibles d’accompagner la modernisation de l’administration et le développement économique du Mali. TC/KM (AMAP)

