Soudan : 1.770 personnes déplacées dans l’Etat du Nil bleu, selon l’OIM

Bamako, 7 octobre  (AMAP)  Quelque 1.770 personnes issues de 354 ménages ont été déplacées lundi de plusieurs villages de l’État du Nil Bleu, dans le sud du Soudan, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire, a indiqué mardi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon l’OIM, les déplacements ont été enregistrés dans plusieurs villages de la localité de Wad al-Mahi. Les personnes déplacées ont rejoint la localité d’Al-Rosaires, dans le même État. Ces nouveaux déplacements portent à 5.525 le nombre de personnes ayant fui les villages de Wad al-Mahi en trois jours, soit 1.105 ménages, selon l’agence onusienne. L’OIM avait fait état lundi de la fuite de 955 personnes dimanche, puis de 2.800 personnes samedi, toujours en raison de la détérioration de la sécurité. Le Nil Bleu connaît une intensification des affrontements ces derniers jours, alors que les Forces de soutien rapide (FSR) et le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, allié aux FSR, ont lancé des attaques dans plusieurs zones. Selon un bilan publié le 13 septembre, l’OIM avait recensé 99.277 personnes déplacées dans l’État du Nil Bleu entre le 11 janvier et le 23 août. La guerre entre l’armée soudanaise et les FSR, déclenchée en avril 2023 par un différend sur l’unification des forces armées, a fait des dizaines de milliers de morts et déplacés quelque 13 millions de personnes. OS/KM(AMAP)

Mali : le MAEP veut accélérer l’appropriation de la vision 2063 et de la SNEDD

Bamako, 7 octobre (AMAP) Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) veut renforcer l’appropriation par les acteurs publics et les citoyens de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, a indiqué mardi le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. S’exprimant à l’ouverture d’un atelier consacré à la vulgarisation de ces deux cadres, le ministre, également point focal national du MAEP, a souligné que la Vision 2063 devait guider l’action publique et mobiliser les citoyens. « Elle constitue une boussole nationale de transformation et appelle des changements profonds dans la manière de gouverner, de conduire l’action publique et de mobiliser les citoyens », a-t-il déclaré. Mossa. Ag Attaher a indiqué que la SNEDD 2024-2033 constitue la première phase décennale de mise en œuvre de la Vision Mali 2063. Elle vise notamment à accompagner les réformes structurelles, consolider les fondements de la stabilité macroéconomique et favoriser une croissance forte, inclusive et créatrice d’emplois. Le ministre a appelé à mettre en place une gouvernance prospective, des mécanismes de pilotage et de suivi ainsi qu’une implication effective des acteurs chargés de la gouvernance et du suivi-évaluation. Le président de la Commission nationale de gouvernance du MAEP, Souleymane Coulibaly, a assuré que son institution accompagnerait les autorités dans la vulgarisation de la Vision, avec l’ambition d’en faire « une référence connue, comprise et partagée par tous », ainsi qu’un cadre d’action pour la transformation du pays. Les documents de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » ont été adoptés en Conseil des ministres le 27 décembre 2024. La Vision fixe les orientations de développement du Mali à l’horizon 2063, tandis que la SNEDD couvre la période 2024-2033. L’atelier, organisé à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako, s’inscrit également dans la redynamisation du processus national du MAEP et dans son Plan d’action 2025-2030. OS/KM(AMAP)

Augmentation du prix de la viande : Le ministre échange avec les acteurs de la filière

Bamako, 7 octobre (AMAP) Le prix de la viande a connu une augmentation sur toute l’étendue du territoire national, depuis le début de cette année, a constaté l’AMAP. Dans le but de trouver des solutions à cette situation qui a des répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, mardi, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), les acteurs de la filière bétail-viande. L’Objectif de cette rencontre était de faire un diagnostic de la situation et dégager des pistes de sortie de crise. Dans ses propos, le ministre a posé les principaux facteurs à l’origine de cette hausse, diagnostic partagé par les professionnels. Au premier plan, figure l’insécurité, qui entrave la mobilité pastorale dans les bassins du Centre, favorise le vol de bétail et complique l’acheminement des animaux vers Bamako. À cela, s’ajoutent les taxes informelles, les pertes en cours de route et l’augmentation des coûts de transport. Le ministre a également relevé la désorganisation des bassins pastoraux et des marchés à bétail, la hausse du prix de l’aliment bétail et des hydrocarbures, ainsi que l’augmentation des charges logistiques. L’érosion du cheptel et l’exportation excessive du bétail constituent d’autres facteurs de tension sur l’offre nationale. Au cours des échanges, les acteurs ont proposé plusieurs pistes, notamment le renforcement de la sécurité dans les zones de production pastorale et sur les principaux axes routiers. Ils ont aussi préconisé l’ouverture et la sécurisation de marchés à bétail à l’intérieur du pays, afin de faciliter l’approvisionnement régulier des différents centres de consommation. Le président de la filière bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo, a salué l’écoute du ministre et sa volonté d’apporter une réponse structurelle. Il a notamment souhaité la subvention de l’aliment bétail par l’État ainsi que l’interdiction de son exportation, afin de préserver l’offre destinée au marché national. Les acteurs et le département de l’Industrie et du Commerce se sont donnés rendez-vous dans une semaine pour approfondir les propositions et arrêter les modalités de leur mise en œuvre. Au-delà du prix de la viande, c’est donc toute la chaîne bétail-viande qui se trouve aujourd’hui au cœur des préoccupations, avec un même impératif : sécuriser l’offre pour rendre la viande plus accessible aux ménages. AMK/KM (AMAP)  

Kangaba : 1ère session ordinaire des Comités Locaux de Concertation (CLC) du Projet PARCB des cercles de Kangaba et Siby

Kangaba, 07 septembre (AMAP) Le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao a présidé le mardi 06 octobre 2026 dans la salle de conférence du cercle, les travaux de la première session ordinaire des Comités Locaux de Concertation (CLC) du Projet d’Appui au Renforcement de la Résilience des Communautés de Base (PARCB)des cercles de Kangaba et Siby, a constaté l’AMAP. Cette session se tient en prélude à la tenue de l’atelier du Comité National de Pilotage (CNP) du PARCB pour échanger sur les initiatives du projet, les activités prévues, la stratégie de mise en œuvre, les rôles et responsabilités du CLC et de l’Unité de Gestion du Projet (UGP), ainsi que les attentes des membres des comités. C’est ce qui explique l’organisation par le PARCB de cette session de concertation et d’échanges avec les membres des CLC de Kangaba et de Siby. L’objectif global de cette session vise à expliquer l’ensemble des initiatives et activités prévues dans le cadre du PARCB aux membres des Comités Locaux de Concertation (CLC) afin de produire des Plans de Travail Locaux (PTL) consensuels, harmonisés et partagés, qui constitueront des éléments de base pour l’élaboration du PTBA 2027. Spécifiquement, il s’agit de présenter le PARCB dans son ensemble aux participants, d’expliquer en profondeur l’ensemble des activités par composantes, d’expliquer la stratégie de mise en œuvre de chaque activité présentée, d’échanger sur les rôles, les responsabilités et le niveau d’implication de chaque partie prenante dans la mise en œuvre du PARCB, d’échanger sur les mesures environnementales et sociales ainsi que les considérations genre/VBG prévues dans le cadre du PARCB, d’élaborer et de valider avec les membres de chaque CLC du plan de travail local consensuel harmonisé et partagé. Une journée laborieuse qui a permis au coordinateur du projet, Alou Barry et ses experts de faire une brève présentation du projet, de ses zones d’intervention, de ses composantes, des résultats attendus, des défis et perspectives. D’un coût total de 44,21 milliards CFA, le projet concerne 18 communes des régions de Bougouni et Koulikoro. Trois communes sont concernées dans le cercle de Kangaba à savoir Karan, Kaniogo et Maramandougou. Dans ces trois communes, le projet compte réaliser 15 sous-projets au nombre desquels, une mare d’abreuvement, des périmètres maraîchers, des aménagements de bas-fond, des réhabilitations de plaines, des magasins de conservation d’oignons, des centres d’alphabétisation et des pistes rurales. Signalons que le projet a une durée de 05 ans sur lesquels 02 ans se sont écoulés. Le projet doit mettre le paquet pour travailler afin de satisfaire les populations bénéficiaires avant le 31 décembre 2027, date de sa clôture. Pour ce faire, le préfet en appelle aux populations et aux collectivités de rendre la tâche facile au projet sur le terrain. SD/KM (AMAP)  

Bougouni : Le fonds minier du développement local à l’ordre du jour

Bougouni, 7 octobre (AMAP) C’est dans la salle de réunion du gouvernorat de Bougouni que s’est tenue ce mardi 6 octobre 2026 la session extraordinaire du comité régional de suivi du Fonds Miniers de développement local à la notification des projets validés par le comité national et les dispositions à prendre pour leur réalisation dans les 57 Communes de la région de Bougouni. La rencontre était placée sous la présidence du gouverneur de région, le Général de brigade Ousmane Wélé en présence des préfets des dix cercles de la région et des maires des 57 commune de la région et des responsables des services techniques et financiers. Cette session revêt une importance particulière car elle intervient à la suite de la validation par le comité national, des projets devant bénéficier du Fonds minier de développement local. Il vise à permettre de prendre toutes les dispositions nécessaires pour leur mise en œuvre effective dans les 57 communes de la région de Bougouni. Le Fonds minier de développement local constitue un instrument important pour contribuer à l’amélioration de la vie des populations et au développement des collectivités territoriales conformément aux orientations des plus hautes autorités sous le leadership du président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur a affirmé :« l’objectif que nous devons nous fixer est clair :la réalisation des projets concernés doit débuter au plus tard le 15 novembre 2026. » Cette échéance est désormais notre principale référence opérationnelle, et pour réussir ce pari nous devons donc travailler avec un calendrier extrêmement serré, des responsabilités clairement définies et un mécanisme de suivi rapproché a ajouté le chef de l’exécutif régional. Au préalable le Gouverneur a eu à définir les trois priorités essentielles à suivre pour la réalisation des projets dans les 57 communes de la région de Bougouni qui sont la finalisation diligente des documents de projets ;la diligence des services techniques pour la mobilisation des fonds et le démarrage des travaux de réalisation des projets au plus tard le 15 novembre 2026. Il a attiré une attention particulière sur la qualité des réalisations car la recherche de célérité ne doit en aucun cas se faire au détriment de la qualité, du respect des normes techniques, de la transparence dans la gestion des ressources et du respect des procédures en sa qualité d’ingénieur du génie civil. Il a enfin invité les membres des comités régionaux et communaux du suivi du Fonds minier de développement local, les préfets, les sous-préfets, les maires et les services techniques à assurer le suivi permanent de l’évolution des différents projets. Les travaux de cette session extraordinaire qui ont duré plus de trois heures d’horloge ont permis de créer un cadre renforcé de collaboration et d’échanges entre les autorités administratives, les collectivités territoriales et les services techniques afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse, transparente et efficace des projets. Au sortir de cette session extraordinaire du comité régional de suivi du Fonds minier de développement local l’ambition est de transformer rapidement les décisions  de financement en réalisations concrètes et visibles dans les 57 communes de la région de Bougouni. BHT/KM (AMAP)

Kéniéba : Un homme appréhendé avec 3 portes du Musée d’archéologie et 75 paquets de 1000 dollars

Kéniéba, 7 octobre (AMAP) La brigade territoriale de la Gendarmerie de Kéniéba a appréhendé un homme en possession de trois portes en bois, pièces du musée d’archéologie et d’ethnologie du Mali et d’un coffre-fort contenant 75 paquets de mille (1000) dollars chacun à blanchir, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le Commandant de la brigade territoriale de Gendarmerie de Kéniéba , Falaye Fodé Keïta et ses hommes ont mis le grappin sur une personne ressortissant de la commune de Faléa, dans le cercle de Kéniéba, évoluant dans le domaine du blanchiment d’argent et trafique d’objets d’Art. De quoi s’agit-il ? Un individu de nationalité française qui a travaillé dans la recherche de l’uranium à Faléa, cercle de Kéniéba et qui a effectué un voyage touristique à Dekon, village situé dans le cercle de Bandiagara a été impressionné par trois (03) portes en bois, toutes trois avec un certificat d’authenticité et classées au musée d’archéologie et d’ethnologie du Mali, relevant du patrimoine national, présentant la préhistoire au Mali à travers nos objets et rituels.  Connaissant la valeur marchande, inestimable pour nous de ces articles et éprouvant un désir ardent de les avoir, arrivé en France, il a pris contact avec un ressortissant de Faléa, résident en France. Ensemble, ils ont déclenché leur stratégie qui a consisté à chercher un malien en la personne de celui qui a été appréhendé, ressortissant de Faléa. D’autres complices actifs, en vue de faciliter l’opération,  ont été contactés à Gao et au Sénégal. Une mission s’est rendue à Dekon, village où se trouvaient les trois portes. Après les négociations, il fallait trouver les 150 millions, prix de trois (03) portes et chercher comment les convoyer de Dekon en France via Bamako, Kéniéba et le Sénégal. Ne possédant pas cette liquidité de 150 millions de francs Cfa, ils ont fait recours au blanchiment de 75 paquets de 1000 $ chacun, soigneusement rangés dans un coffre-fort acheté pour l’opération, qu’ils convertiront en Franc Cfa  empochant ainsi 380 millions de francs CFA. Le réseau a fixé le prix à payer pour avoir les articles (trois portes) à 15 millions sur lesquels 10 millions ont été rassemblés. Ensuite, ils ont mis en place une stratégie allant de la sortie des portes de Dekon, en passant par l’organisation des rituels de sortie jusqu’à leur arrivée à destination, la France. Tout ce plan machiavélique qui a été intelligemment suivi par le Commandant de brigade, Falaye Fodé Keïta et ses hommes aussitôt qu’ils ont été mis au parfum de l’opération, a eu comme dénouement l’arrestation du complice local à la gare routière de Kéniéba, en possession des trois portes et du coffre-fort contenant les paquets de dollars à blanchir qui devraient imminemment franchir la frontière Mali- Sénégal à Mahina-Mine  pour être dans un vol d’avion au Sénégal en portance pour la France. Dans cette affaire rocambolesque, il y a un point important à signaler, des fonctionnaires d’un département à Bamako se sont joints au réseau pour falsifier le certificat d’authenticité de ces trois portes, faisant d’elles des propriétés d’une autre personne clairement identifiée dans ce document falsifié. La saisie de ces objets qui, une fois arrivés en France rapporteraient la bagatelle de deux milliards de francs Cfa au destinataire final, prouve à suffisance les efforts inlassables déployés par le Commandant de brigade de la Gendarmerie de Kéniéba et ses hommes pour la surveillance de nos frontières et la protection des populations et de leurs biens ramenant ainsi la paix et la quiétude dans ce cercle de Kéniéba devenu aujourd’hui une destination prisée. La Gendarmerie de Kéniéba continuent les enquêtes pour découvrir d’autres éléments dans cette affaire. MFS/KM (AMAP)     AMAP, Kéniéba.

Ouélessébougou : L’amande de Karité, une source de revenus pour les femmes du Djitoumou

Ouélessébougou, 06 octobre (AMAP) La filière de Karité constitue de nos jours, une source de revenus très significative pour les populations féminines en milieu rural. Plusieurs femmes vivent de cette filière à Djitoumou en faisant d’elle, une activité principale qui contribue à leur indépendance économique. À Djitoumou, la saison annuelle du Karité commence généralement au mois de juin, qui correspond au début de l’hivernage. Selon le témoignage de Minata Samaké, productrice de karité, habitante de Ouéléssébougou : « cette période marque le début d’une activité qui mobilise de nombreuses femmes dans les différentes localités de la zone ». « Dès l’aube, les femmes de différentes tranches d’âge se rendent dans la campagne, pour la collecte des noix de Karité. La même démarche est faite par les collectrices chaque jour vers le crépuscule. Après chaque séance de collecte, les noix sont versées et réservées dans les puits à l’extérieur des concessions », a expliqué la vielle Samaké. Après la collecte, les noix sont progressivement triées afin d’éliminer les impuretés.  Elle a précisé qu’après avoir rassemblé suffisamment de noix, elles procèdent à leur traitement. Les noix sont nettoyées, bouillies puis séchées sous le soleil. Une fois sèches, elles sont décortiquées et les amandes sont conservées pour être transformées en beurre de karité. La transformation constitue une étape essentielle. Les amandes sont concassées, réduites en pâte, puis travaillées progressivement jusqu’à l’obtention du beurre. Si la plupart des femmes utilisent encore les méthodes traditionnelles, forces est de constater que d’autres font recours à des équipements modernes pour réduire le travail manuel et d’améliorer la production. Pour Minata Samaké, la transformation du Karité représente non seulement une activité traditionnelle, mais aussi une source importante de revenus pour de nombreuses femmes. Le beurre de Karité est également utilisé par les familles, mais elles peuvent également le vendre pour avoir des revenus. La dernière étape concerne la commercialisation. Le beurre de Karité et les amandes sont vendus sur les marchés locaux, auprès des commerçants et parfois à des acheteurs venant d’autres localités. Les revenus tirés de cette activité contribuent aux dépenses quotidiennes des ménages et permettent à certaines femmes de financer le prix des condiments, des outils scolaires des enfants, des habillements et d’autres activités économiques. Les prix peuvent varier en fonction de la période, de la quantité disponible et de la demande. A cette heure le kilogramme du beurre de karité est cédé à environ 1000FCFA sur les marchés locaux, a témoigné la dame Samaké. Enfin la quinquagénaire a également sollicité l’appui des autorités, partenaires, et organisations pour l’industrialisation de la filière karité dans la zone de Djitoumou afin de créer plus d’emplois et favoriser l’autonomisation des femmes rurales. AC/KM (AMAP)

ANAS : Echanges sur la révision du guide du bon accueil des usagers des établissements de santé

Bamako, 6 octobre 2026 (AMAP) L’Agence nationale d’évaluation et d’accréditation des établissements de santé (ANAS) a organisé, le lundi 5 octobre à l’Institut national de la santé publique (INSP), un atelier de révision du guide du bon accueil des usagers des établissements de santé. La rencontre, qui se tient du 5 au 9 octobre 2026, vise à produire un document opérationnel, adaptable et évaluable pour améliorer la prise en charge des patients dans tout le pays, a constaté l’AMAP. « Cet atelier est une opportunité pour nous de recueillir des propositions hétérogènes, diverses mais consensuelles des acteurs et usagers du secteur de la santé », a indiqué la directrice générale de l’ANAS, Dr Oumou Diakité. Qui a invité les participants à accueillir toutes les formes d’expression (suggestions, critiques, dénonciations), venant des professionnels, des organisations de la société civile et des usagers eux-mêmes. Selon elle, l’objectif est de permettre des échanges francs, y compris des « discussions houleuses », mais toujours orientés vers un seul but : mettre à disposition un document de qualité dont l’application apportera un changement significatif à la prise en charge des malades et des usagers des établissements de santé. Réorienter le système pour répondre aux nouveaux besoins Représentant le ministre de la Santé et du Développement Social, le secrétaire général du département, Dr Abdoulaye Guindo, a donné des orientations fermes. « Nous avons aujourd’hui des infrastructures et la compétence. Nous n’envions personne », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de corriger certaines pratiques pour mieux servir la population. Il a rappelé que le système de santé malien est bâti sur une approche communautaire, mais que les besoins évoluent et que la pression sur le système hospitalier s’accroît, notamment avec la montée des urgences. « Ce sont vraiment les urgences […] qui ont pris un tout petit peu l’ascendant sur le système », a-t-il observé, appelant à interroger à la fois le système communautaire et le système hospitalier pour les adapter aux réalités épidémiologiques et sociales actuelles. Information, communication et proximité : le nouveau paradigme Pour le Dr Guindo, la réponse passe par « l’information, la communication, la sensibilisation et surtout, il faudrait être à la disposition vraiment de la population ». Il a insisté sur l’importance d’introduire ce nouveau paradigme afin que le système réponde aux aspirations des Maliens, dans un contexte épidémiologique qui s’étend « de Kayes jusqu’à Kidal ». « Le film, la citation épidémiologique, c’est ce qui nous dit que le système de santé vit, malgré bien entendu le contexte. Mais, nous devons faire cette planification et comporter aujourd’hui selon ce complexe, pour que réellement cette population puisse avoir la santé de qualité », a-t-il expliqué, avant d’exhorter les participants à s’impliquer pleinement pour que le futur guide soit « de qualité, applicable, utilisable, supervisable, évaluable », donc adapté aux besoins de la population. Un document attendu comme levier d’amélioration L’atelier réunit des acteurs clés du secteur sanitaire, dans une dynamique participative destinée à capitaliser sur les retours d’expérience et les attentes des usagers. À l’issue des cinq jours de travaux, l’ANAS compte disposer d’un guide révisé, pragmatique et aligné sur les priorités nationales en matière d’accueil, d’orientation et de qualité des soins. Ce document devrait servir de référence pour les établissements de santé, en appui aux politiques publiques visant à renforcer l’accessibilité, la continuité et la qualité des services, dans un système en mutation face aux défis démographiques, épidémiologiques et organisationnels. ST/KM (AMAP)  

Soudan : au moins 10 civils tués dans une attaque attribuée aux FSR au Kordofan occidental

Bamako, 6 octobre (AMAP)  Au moins dix civils ont été tués et plusieurs autres blessés dans une attaque attribuée aux Forces de soutien rapide (FSR) contre le village d’Abu Ajal, dans l’État du Kordofan occidental, a indiqué mardi le Dar Hamar Emergency Committee, un groupe local d’aide. Selon un communiqué du groupe, les FSR ont attaqué le village, situé dans la zone rurale au sud-est d’En Nahud, tuant « plus de 10 civils » et blessant un grand nombre d’habitants. Le groupe a accusé les FSR de violations contre les civils. L’armée soudanaise et les FSR s’affrontent depuis avril 2023 sur fond de désaccords concernant l’intégration de la force paramilitaire dans l’armée. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé environ 13 millions de personnes, selon des estimations de l’ONU et d’organisations internationales. Le Kordofan occidental a récemment connu un renforcement militaire des FSR alors que l’armée progresse vers En Nahud et Al-Khuway, après des avancées dans l’État voisin du Kordofan du Nord. Samedi, le Sudan Doctors Network avait fait état de 25 civils tués à Um Badr, dans le Kordofan du Nord, et en avait attribué la responsabilité aux FSR. Vendredi, l’armée avait annoncé avoir pris le contrôle d’Al-Mazrub, dans le même État. OS/KM(AMAP)

Mali : Le rapport préparatoire de l’Année de l’éducation et de la culture remis au gouvernement

Bamako, 6 octobre (AMAP) Le rapport du Comité préparatoire de l’Année de l’éducation et de la culture 2026-2027 a été officiellement remis mardi au ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, en présence de son collègue en charge l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au cours d’une cérémonie tenue à l’Inspection générale de l’Education nationale, a constaté l’AMAP. Le document, élaboré à la suite du décret n°2026-0067/PT-RM du 13 février 2026, décline les activités, la planification et le budget proposés pour la mise en œuvre de cette initiative. La vice-présidente du comité préparatoire, Mme Assétou Founè Samaké, a indiqué que les travaux avaient notamment retenu le  »Sigi », rite cinquantenaire, comme symbole unificateur des dimensions éducative, culturelle et scientifique de l’initiative. Trois principaux domaines d’investissement ont été identifiés : le renforcement du système éducatif et culturel, l’accès des jeunes aux connaissances scientifiques à travers notamment les langues nationales et la formation d’ingénieurs dans les différents secteurs d’activité. Le ministre de l’Éducation nationale a assuré que les départements concernés, sous la direction du Premier ministre, prendraient les dispositions nécessaires pour opérationnaliser les actions prévues dans le plan d’action. Il a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre concrète, mesurable et durable sur l’ensemble du territoire. KD/CMT (AMAP)