Cercle de Kangaba : Mission de l’ANPE pour la mise en œuvre de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi
Kangaba, 02 juin (AMAP) Une mission de la Direction régionale de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) de Koulikoro, conduite par son Directeur, Ibrahima Garango, a effectué une visite de terrain et de prospection dans la Commune rurale de Nouga, dans le Cercle de Kangaba (Ouest), dans le cadre de la mise en œuvre des activités de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi du Plan de travail annuel 2025 de la Direction régionale de l’ANPE. Accompagné par ses chefs de service de l’intermédiation et de la promotion de l’emploi, le Directeur régional s’est rendu, précisément à Samaya et Niaouléni, sur la rive droite du fleuve Niger et à Banankoro sur le site minier de la société minière de Bagama Mining. situé sur la rive droite. A Samaya et à Niaouléni, deux localités d’orpaillage par excellence, les visiteurs ont échangé avec les autorités locales et les orpailleurs sur leurs outils de travail, les offres de services, le mécanisme de financement des projets, les revenus et les difficultés. A Banankoro, sur le site minier de Bagama Mining, le Directeur régional et sa suite ont été reçus par le chef des Ressources humaines de l’entreprise. Les échanges ont porté sur l’immatriculation des employés de la mine, le partage d’informations relatives au recrutement et les propositions sur un éventuel accompagnement dans la réalisation d’Activités génératrice de revenus (AGR) au profit des femmes et des jeunes. En organisant cette visite de prospection dans le Cercle de Kangaba, la Direction régionale de l’ANPE de Koulikoro souhaite reprendre la main dans le dispositif de l’intermédiation dans la Région. Il s’est agi de faire connaître d’avantage l’ANPE et ses missions, d’identifier et recenser les besoins des entreprises en vue de leur satisfaction, d’acquérir des offres d’emploi au profit des demandeurs d’emploi, de convaincre les entreprises sur les assises juridiques et administratives de l’intermédiation des travailleurs de l’ANPE, de communiquer sur les offres de services de l’ANPE et d’expliquer l’importance des statistiques sur l’aide à la prise de décision par les autorités compétentes. A l’issue de la visite de prospection le chef de mission et sa suite se sont dit pleinement satisfait. Selon M. Garango, cette mission a permis aux structures visitées de mieux comprendre la nouvelle vision de la Direction régionale de l’ANPE, de créer un nouveau partenariat entre l’ANPE et les entreprises nouvellement créées. Elle a permis, aussi, de pérenniser les liens de bonne collaboration avec les entreprises déjà existantes, d’identifier les différentes entreprises de la localité, d’échanger avec différents promoteurs sur leurs besoins en formation, en main d’œuvre et éventuellement en stagiaires. SD/MD (AMAP)
Sikasso : Le festival international triangle du balafon prévu les 9, 10 et 11 octobre 2025(Ministère chargé de de la Culture)
Sikasso, 03 juin (AMAP) Une délégation du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a annoncé la tenue de la 9ème édition du Festival international triangle du balafon à Sikasso, les 9, 10 et 11 octobre prochains, dates provisoires. En séjour, la semaine dernière, dans la Cité verte du Kénédougou, la délégation, composée du directeur national de l’action culturelle, Alamouta Danioko et du Conseiller technique du ministre de la culture, Abdoulaye Diombana, a également expliqué les enjeux et les attentes par rapport à cette grande compétition de balafongistes du Mali, Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et d’ailleurs. « Notre motivation, c’est l’année de la Culture. C’est donc la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », a affirmé le conseiller technique Abdoulaye Diombana. Les autorités, selon lui, ont décidé de faire revivre le Festival triangle balafon dans la Région de Sikasso. Il a invité la population de Sikasso « au bon accueil et à tout faire pour que ce festival soit une réussite. » Pour sa part, le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Danioko a précisé que Sikasso est considéré comme « la capitale du balafon. » Le balafon, à ses dires, reste l’identité de la région. A cet effet, il a rappelé la construction du monument du balafon sur la route de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) dans la ville de Sikasso. Toute chose qui fait de la région, la capitale du balafon. Selon lui, Sikasso est sous les projecteurs depuis l’annonce du festival. Faisant le point des préparatifs de l’évènement, Alamouta Danioko a dit que les termes de références ont été élaborés. Ils sont à pied d’œuvre pour bien mener le reste des préparatifs. De son côté, le président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba,a indiqué que la population avait la nostalgie du Festival international triangle du Balafon dont la dernière célébration date de 2017. « C’est un honneur pour la Région de reprendre le festival. On fera de notre mieux pour que l’évènement soit à la hauteur des souhaits », a confié M. Bamba. Et d’inviter toute la population ainsi que tous les balafonistes à s’impliquer davantage pour la réussite de la fête. « Nous préparons cet évènement avec beaucoup de patriotisme et de fierté. Sikasso est déjà dans les activités de l’année de la Culture. Le Testival international triangle du balafon ne viendra que renforcer cela », a souligné le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly. A l’issue des échanges, les préoccupations des participants ont porté sur les critères de sélection des pays participants, la construction du balafon, le dispositif sécuritaire etc. La réunion de la délégation avec les acteurs culturels a été présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly. Ont pris part à la rencontre le président du Conseil régional, Yaya Bamba, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Oumar Goïta et des forces vives de Sikasso. MFD/MD (AMAP)
Tabaski à Bamako : Entre ferveur religieuse et vie chère
Par Souaré Coulibaly Bamako, 02 juin (AMAP) À l’approche de la fête de Tabaski, Bamako s’anime dans une ambiance de préparatifs intenses. Entre les marchés bondés, la hausse des prix et le respect des obligations religieuses, les habitants jonglent avec leurs contraintes économiques pour célébrer cette fête majeure, symbole de sacrifice et de partage. À quelques semaines de l’Aïd-El-Kebir (Tabaski), les marchés de Bamako, comme celui de Faladiè, l’un des plus grands de la capitale, grouillent d’activité. Sous les bêlements des moutons, éleveurs, revendeurs et clients négocient âprement les prix des bêtes, élément central du rituel de Tabaski. Les prix des moutons varient cette année entre 100 000 et 300 000 FCFA, selon l’embonpoint et la race. Seydou Traoré, éleveur, explique : « Les prix sont plus élevés cette année à cause du coût du transport et de l’alimentation des animaux. Ce bélier, je le vends à 250 000 FCFA. » Dans les marchés de Médina-Coura et Dabanani, l’ambiance est tout aussi animée. Les clients affluent pour acheter vêtements, tissus, bazins, chaussures et accessoires. Certains achètent en gros pour revendre, tandis que les cris des vendeurs rythment les lieux. VIE CHERE, L’OBSTACLE MAJEUR – La hausse des prix complique les préparatifs. Les commerçants, selon certains témoignages, profitent de l’approche de la fête pour augmenter les tarifs. Mamie Dabou, mère de trois enfants, déplore : « Les condiments coûtent 10 000 Fcfa pour une petite quantité. Je dois attendre avant d’acheter les accessoires pour mes enfants. » Malgré ces difficultés, le devoir religieux reste prioritaire. Madou Coulibaly, père de famille, confie : « C’est cher, mais on ne peut pas fêter sans mouton. On économise des mois pour ce sacrifice. » Les couturiers, comme Alassane Camara à Kalaban-Coura, sont débordés. « Pas de repos, on dort à peine. Ce moment est crucial pour notre chiffre d’affaires », explique-t-il, concentré sur ses boubous traditionnels. En cas de coupure d’électricité, certains utilisent des groupes électrogènes ou des machines manuelles pour honorer les commandes avant la fête. Dans les mosquées et les foyers, l’esprit de Tabaski domine. Les imams appellent à la prière, au jeûne et à la générosité envers les plus démunis. Les femmes, quant à elles, planifient menus et courses, achetant condiments et accessoires pour leurs enfants, malgré les prix élevés. À Bamako, la fête de Tabaski incarne un équilibre fragile entre contraintes économiques et ferveur religieuse. Malgré la vie chère, les habitants s’efforcent de préserver les traditions de sacrifice et de partage, faisant de cette célébration un moment de communion et de solidarité. SC/OS/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Bientôt un nouveau camp militaire.
Nioro, 02 juin (AMAP) Le futur camp militaire de Nioro (Ouest) dont le site est à environ 7 km de la ville, à 900 m de la Route internationale (RI)3, occupera un espace de 500 hectares. Il abritera des installations qui répondront aux commodités du moment. Sa construction est un projet important qui marque une étape clé dans le renforcement de la sécurité dans la Région. Le ministre de la Défense et des anciens Combattants, Sadio Camara, à la tête d’une forte délégation, a posé la première pierre de l’infrastructure militaire, la deuxième, de la région après celui de Diéma qui sortira de terre dans seulement une année. La foule nombreuse qui attendait la délégation, sur le site, a compris le sens de l’effort du gouvernement pour la sécurité et la protection des populations. Elle a exprimé sa joie et sa satisfaction. Au nom de ces populations, le 1er adjoint au maire, Cheickné dit Bathé Bah, a salué cette « initiative qui vise à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité pour lutter efficacement contre les Groupes armés terroristes (GAT) ». Il a souligné que cela contribuera au développement de la Région. Le représentant du gouverneur, Lassana Diarra, directeur de Cabinet par intérim, a également exprimé sa satisfaction. Pour lui, « cette initiative montre l’attention particulière que l’État accorde à la sécurité et au développement de cette jeune Région. » « Cette pose de la première pierre est un geste fort. Elle envoie un message clair aux populations : l’État est engagé à défendre sa souveraineté et à lutter contre l’insécurité », a déclaré M. Diarra. Le ministre de la Défense a, de cette tribune, lancé « un appel fort aux fils du pays qui ont pris les armes contre leur propre nation. » Il les a invités « à déposer les armes et à rejoindre la République pour construire ensemble notre cher Maliba.» Son séjour à Nioro a également été marqué par des visites de courtoisie aux notabilités et religieux de la ville. Partout où le ministre et sa délégation sont passés, ils ont été chaleureusement accueillis. Des prières et des bénédictions ont été formulées pour la paix et la stabilité au Mali, mais aussi dans tout l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES). En fin de mission, la délégation conduite par le Ministre Camara s’est rendue dans l’enceinte du Camp militaire pour un repas de corps. Cette date du 29 mai 2025 restera longtemps gravée dans les mémoires dans la Région de Nioro. Dans une ambiance de fête, les populations sont sorties massivement pour réserver un accueil chaleureux au général de corps d’armée Sadio Camara. Son avion avait atterri 9h35 précises, sur le tarmac de l’aéroport Mohamed Oud Cheickné Hamaoullah Chérif de Nioro À sa descente, il est accueilli par le Chef d’État-Major Général des armées, ainsi que par les autorités régionales. Ensuite, le ministre et sa délégation se dirigent vers le Gouvernorat. En route C’est après un entretien avec les autorités régionales que le ministre s’est rendu sur lesite du futur camp. MD/MD (AMAP)
CESEC : Les travaux de la 8è session portent sur l’adoption et la finalisation du rapport annuel 2025
Bamako, 02 juin (AMAP) Les travaux de la 8e session ordinaire de la 6e mandature du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), consacrés « à la finalisation et à l’adoption du rapport annuel 2025 », ont débuté ce lundi. à Koulouba, a constaté l’AMAP. En effet, durant « les quinze prochains jours, les conseillers de la République ainsi que les membres associés examineront, analyseront et synthétiseront les préoccupations, attentes et propositions recueillies auprès de nos compatriotes », a déclaré Yacouba Katilé, président du CESEC, lors de la cérémonie d’ouverture. C’était en présence du ministre délégué auprès du Premier ministre, Mamani Nassiré, et de plusieurs invités. Yacouba Katilé a, aussi, précisé que « cette session s’ouvre dans un contexte national marqué par des événements majeurs, notamment la présentation du Plan d’actions gouvernementales (PAG) 2025-2026 et son adoption par le Conseil national de transition (CNT), le 19 mai 2025. » « Au CESEC, nous souscrivons pleinement aux huit axes du PAG 2025-2026 car ils correspondent parfaitement aux attentes et aspirations collectées auprès des populations sur le terrain, à travers nos mécanismes de veille et d’écoute citoyenne », a ajouté le président Katilé. De plus, le président du CESEC a expliqué : « Les recommandations issues des précédents rapports annuels confirment cette cohérence stratégique. Elles renforcent également la conviction que les institutions doivent rester à l’écoute permanente du peuple. » Enfin, il a rappelé que, depuis la promulgation de la nouvelle Constitution, l’institution qu’il préside « attend, avec une grande espérance, l’adoption de la Loi organique qui fixera son organisation, ses attributions et son fonctionnement. » MMD/MD (AMAP)
Examen du Diplôme d’étude fondamentale 2025 : Top départ pour les 350 409 de cette année
Bamako, 02 juin 2025 (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou Sy Savané, a officiellement donné le coup d’envoi, ce lundi matin, au Groupe scolaire Mamadou Diarra numéro 2 de Médina-coura, des épreuves écrites du Diplôme d’études fondamentales (DEF), a constaté l’AMAP. Les candidats de cette session 2025 sont au total 350 409 candidats sur l’ensemble du Mali dont 173 767 filles et 176 642 garçons, repartis entre 1 842 centres. Parmi ces 350 409 candidats, 332 233 sont des candidats réguliers et 18 176 candidats libres. Et 233 candidats, composeront au camp des réfugiés en Mauritanie. Le Groupe scolaire Mamadou Diarra Numéro 2 accueille deux centres d’examens de 10 salles chacun. Le centre Mamadou Diarra I compte 250 candidats dont 136 filles et 114 argons. Quant à Mamadou Diarra II, il compte 246 candidats dont 136 filles et 110 garçons. Sur les 496 candidats au total, « nous avons 22 candidats libres », a souligné Mme Koné Djenebou Diarra, la directrice du 1er cycle de Mamadou Diarra II. C’est dans la salle numéro 1 du centre Mamadou Diarra II que le Dr Amadou Sy Savané, accompagné d’une forte délégation ministérielle composé de ses collègues de la Santé, de la Communication, des Sports, de la Promotion de la Femme, de l’Enseignement supérieur, a procédé à l’ouverture officielle de l’enveloppe contenant l’épreuve de rédaction, de trois sujets au choix, d’une durée de deux heures (8h-10h). Le premier sujet est : «Un de tes camarades t’informe qu’il a reçu une moto comme cadeau, suite à son admission au DEF. Tu lui envoies une lettre pour le féliciter et lui donner des conseils de prudence pour l’utilisation de la moto dans la circulation routière, rédige ». Le deuxième est ainsi libellé : « L’année 2025 est consacrée : année de la Culture. Afin de concrétiser cet engagement, votre quartier, village ou fraction a organisé une manifestation culturelle. Raconte l’événement ». Et le troisième : « Votre école te charge d’adresser une demande au chef de cantonnement forestier pour vous fournir des plants afin de reboiser votre école. Rédige. » « Le lancement a été fait dans les très bonnes conditions. Nous avons prodigué les conseils aux candidats. Nous leur avons fait part du soutien solide de toutes les autorités de la Transition, avec à la tête, le Président de la Transition, chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita », a déclaré Dr Sy Savané. « Nous avons dit aux candidats que nous comptons sur eux. L’Etat fait tout pour que tous les élèves du Mali soient dans les bonnes conditions d’apprentissage et qu’ils viennent aux examens prêts comme ce matin », a-t-il dit. ST/MD (AMAP)
Maliwood : Une ambition nationale pour relancer le cinéma malien
Bamako, 02 juin (AMAP) L’ancien ministre malien de la Culture et cinéaste, Cheick Oumar Sissoko, a émis lundi, le vœu que des productions maliennes soient vues sur les écrans maliens, lors de la Journée de réflexion sur le document-cadre du programme Maliwood, au Centre international de conférences de Bamako, a constaté l’AMAP. « Dans cette perspective, il devient impératif de proposer d’autres contenus sur nos écrans, en rupture avec les images venues d’ailleurs, porteuses de valeurs incompatibles avec nos repères culturels », a précisé l’auteur de « Guimba ».Cette réunion avait pour objectif d’examiner les moyens de création d’un Maliwood, afin de structurer une véritable industrie cinématographique nationale. Le chef du cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Nohan Sow, a indiqué que cette initiative est issue des Assises nationales de l’Artisanat et de la Culture. En effet, pour M. Sow, il s’agit « de mettre en place un cinéma malien à l’image de Hollywood et d’autres pays, afin de créer une véritable chaîne de valeur autour du cinéma et de l’audiovisuel. » Par ailleurs, l’ouverture de cet atelier permettra d’examiner les voies et moyens à mobiliser pour y parvenir. Pour sa part, Cheick Oumar Sissoko, a souligné que cette rencontre constitue une opportunité pour les cinéastes « de réfléchir sur leur présent et leur devenir. » « Ainsi, il sera possible d’évaluer ce qu’il adviendra des programmes qui seront élaborés et soumis au ministre », a-t-il ajouté « Cette initiative est d’autant plus salutaire que, selon le cinéaste, les Maliens le savent, nous sommes actuellement dans le creux de la vague. » « Autrefois premier, le cinéma malien traverse aujourd’hui une crise profonde, se retrouvant dans le peloton de queue », a-t-il regretté. L’actuel ministre en charge de l’Artisanat, Mamou Daffé, ambitionne la création d’un Maliwood, un projet qui sera discuté lors de cette journée. Si de grandes perspectives existent, force est de constater que l’État reste encore en deçà du soutien attendu. « À titre d’exemple, une subvention de 6 milliards de Fcfa promise depuis 2016 n’a toujours pas été concrétisée, alors que d’autres pays, en soutenant activement leur cinéma, parviennent à se faire connaître à travers leur art » a-t-il conclu. Selon la secrétaire générale de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali, Salimata Tapily, l’année 2025 a été décrétée Année de la Culture par le président de la Transition, Assimi Goïta. Ainsi, cette décision, à la fois historique et symbolique, inscrit la Culture au rang de priorité nationale. Elle a rappelé que « la Culture ne constitue pas un simple ornement de l’identité malienne, mais représente le socle même de la souveraineté. Par conséquent, il s’agit d’une invitation à se recentrer sur l’essentiel : être un peuple de mémoire, de création et de transmission. » Le chef du cabinet du ministère chargé de l’Artisanat, Nohan Sow, qui a présidé la séance avait à ses côtés, l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko et la secrétaire générale de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali, Salimata Tapily. AC/MD (AMAP)
Lancement des Épreuves du DEF 2025 : Une Mobilisation Nationale pour un Examen Sécurisé et Équitable au Mali
Bamako, 02 juin (AMAP) Le lundi 2 juin 2025, les épreuves du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF), marquant la fin du cycle fondamental au Mali, ont débuté dans plusieurs régions du Mali, avec des cérémonies officielles présidées par les autorités locales. À Ouélessébougou, le préfet Moussa Sagara a ouvert la première enveloppe à N’tentoubougou 2ème Cycle « A ». À Koro, le préfet Mohamed Lamine Kounta a lancé les épreuves au groupe scolaire Diougodié Dolo. À Koutiala, le directeur de cabinet Namaka Touré a présidé la cérémonie à l’école publique de Wolobougou. À Bankass, le préfet Aly Sidibé a supervisé le lancement au groupe scolaire Joseph Yaro. À Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet, a ouvert les épreuves à l’école Tahirou Cissé. À Niafunké, Zakaradja Samaké, deuxième adjoint au préfet, a donné le coup d’envoi au groupe scolaire Hamadoun Sankaré. À Diéma, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a ouvert les épreuves dans la salle numéro 4 du centre Diéma A. Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour garantir la sérénité des épreuves. À Niafunké, les Forces Armées Maliennes (FAMAs) ont patrouillé intensément dès la veille, avec des éléments visibles autour des centres d’examen. Zakaradja Samaké déclare : « Toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement des épreuves. » À Tenenkou, un dispositif sécuritaire encadre les centres, notamment à Dia, Diafarabé, et Diondiori. À Koro, le centre de Dioungani a été délocalisé pour des raisons de sécurité, et les forces de sécurité supervisent les 31 centres. À Diéma, le préfet Hamadou Yacouba Diallo était accompagné d’un « arsenal sécuritaire » lors de sa visite des trois centres. À Ouélessébougou, les forces de défense et de sécurité étaient présentes, et Moussa Sagara salue leur contribution : « Les forces de sécurité contribuent au succès de ces épreuves. » Aucun incident majeur n’a été signalé dans ces régions. Les autorités ont insisté sur une organisation stricte et l’intégrité des examens. À Ouélessébougou, Moussa Sagara exhorte : « Je demande à chacun de voler avec ses propres ailes. » À Koro, Mohamed Lamine Kounta assure : « Toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des épreuves », tandis que Noumory Koné, directeur du CAP, ajoute : « Conformez-vous à la police de surveillance. » À Bankass, Aly Sidibé insiste : « Appliquez la police de surveillance pour empêcher la fraude. » À Niafunké, Zakaradja Samaké avertit : « Tolérance zéro pour tous les cas de fraudes. » À Diéma, Abdoulaye Kassé, directeur du CAP, conseille : « Évitez d’être en porte-à-faux avec le règlement intérieur pour ne pas être disqualifiés. » Des mesures comme la limitation à un candidat par table à Niafunké et la supervision active des centres à Diéma renforcent cette rigueur. PARTICIPATION MASSIVE – Des milliers de candidats participent aux épreuves, qui se prolongent jusqu’au 4 juin. À Ouélessébougou, 3 013 candidats (1 446 filles) sont répartis dans 21 centres. À Koro, 3 030 candidats (1 509 filles) composent dans 31 centres, dont 1 718 pour le CAP de Koro, 462 à Madougou, 21 à Dioungani, et 829 à Koporo-nâ. À Koutiala, 19 716 candidats (9 983 filles, 685 libres) sont inscrits dans cinq CAP. À Tenenkou, 923 candidats (461 filles) participent, dont 560 pour l’Académie d’Enseignement et 363 pour le CAP. À Niafunké, 276 candidats (130 filles, 26 libres) composent dans deux centres. À Diéma, 1 421 candidats (134 filles, 119 libres) sont répartis dans 11 centres, dont 8 classiques et 3 d’option arabe, avec 63 salles. Les autorités ont encouragé les candidats à aborder les épreuves avec calme et honnêteté. À Ouélessébougou, Moussa Sagara conseille : « Ne vous stressez pas, tous les sujets sont dans vos programmes. » À Koutiala, Namaka Touré recommande : « Lisez attentivement les sujets et comptez sur vos propres efforts. » À Bankass, Aly Sidibé invite : « Restez concentrés pour un bon résultat. » À Tenenkou, Boubacar Sissoko exhorte : « Restez calmes et sereins. » À Niafunké, Zakaradja Samaké insiste : « Travaillez honnêtement pour mériter vos diplômes. » À Diéma, Hamadou Yacouba Diallo conseille : « Notez vos premières idées sur vos brouillons et évitez les ratures. » Les sujets de rédaction à Diéma portaient sur une lettre de félicitation, une manifestation culturelle, et une demande de plants pour reboisement. Aucun incident majeur n’a été signalé. À Niafunké, le directeur du CAP par intérim, M. Touré, se félicite : « Une bonne organisation est déjà constatée. » À Tenenkou, les épreuves ont démarré sans encombre dans tous les centres. À Diéma, Moussa Z. Traoré, inspecteur pédagogique, exprime : « Je suis satisfait du bon déroulement des épreuves et du climat de convivialité entre les autorités. » À Ouélessébougou, Koro, Koutiala, et Bankass, les autorités ont salué l’engagement des surveillants, enseignants, et forces de sécurité. Les dépêches ne mentionnent pas explicitement d’autres examens nationaux en cours, mais le DEF est un examen clé du système éducatif malien, marquant la fin du cycle fondamental. Les slogans anti-fraude, comme celui évoqué à Ouélessébougou (« examens sans fraude ni fuite des sujets »), suggèrent une campagne nationale pour garantir l’intégrité de tous les examens de fin d’année, y compris potentiellement le baccalauréat ou d’autres certifications, bien que non détaillés ici. Le lancement des épreuves du DEF 2025 témoigne de l’engagement des autorités maliennes pour une éducation équitable et rigoureuse. Les régions d’Ouélessébougou, Koro, Koutiala, Bankass, Tenenkou, Niafunké, et Diéma ont mobilisé des ressources importantes, avec un accent sur la sécurité et la lutte contre la fraude, pour accompagner les candidats vers la réussite. Les dispositifs sécuritaires, l’organisation stricte, et les messages d’encouragement reflètent une volonté collective de garantir des examens justes et sereins. SAM/OBD/RDG/MN/AC/OB/OS/MD (AMAP)
Lancement des épreuves du DEF 2025 : Une mobilisation nationale pour la réussite des élèves
Par nos correspondants regionaux et locaux (AMAP) Bamako, 02 juin (AMAP) Ce lundi 2 juin 2025, les épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF) ont débuté à travers le Mali, marquant une étape clé pour les élèves de neuvième année, a constaté l’AMAP. À Mopti, le gouverneur, le général de brigade Daouda Dembélé, a donné le coup d’envoi au groupe scolaire ATT-Bougou à Sévaré. À Sikasso, la gouverneure Mme Kanté Marie Claire Dembélé a ouvert la première enveloppe au camp Tièba Traoré, tandis qu’à Bla, le préfet Mme Fanta Samaké a lancé les épreuves au groupe scolaire Bla I Central. À Bafoulabé, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a présidé la cérémonie à l’école fondamentale Bafoulabé I. Les autorités régionales ont mis l’accent sur une organisation sans faille. À Mopti, Amadou Abdoulaye Cissé, directeur de l’académie d’enseignement, déclare : « Tout a été mis en œuvre pour une bonne organisation, avec un accent particulier sur la lutte contre la fraude. » À Sikasso, Mahamar Aguissa, directeur de l’académie, affirme : « Toutes les dispositions sont prises pour des examens conformes aux normes. » À Bla, des mesures de sécurité impliquant police, gendarmerie et garde nationale ont été déployées, tandis que des centres ont été délocalisés de Falo et Tiènabougou vers Bla-ville pour des raisons de sécurité. À Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo insiste : « Notre système doit inspirer confiance à travers des examens rigoureux. » DE NOMBREUX CANDIDATS MOBILISES – Au total, des milliers d’élèves participent à ces épreuves. À Mopti, 10 263 candidats, dont 5 070 filles, composent dans 76 centres. Sikasso enregistre 29 144 candidats répartis dans 225 centres et 1 217 salles. À Bla, 3 245 candidats, dont 1 746 filles, sont inscrits dans 20 centres. À Bafoulabé, 2 218 candidats sont répartis dans 26 centres. Les épreuves, incluant rédaction en français et en arabe, se dérouleront jusqu’au 4 juin. Les autorités ont adressé des messages aux candidats, les exhortant à la concentration et à l’intégrité. À Mopti, le gouverneur Dembélé conseille : « Mettez en avant vos connaissances et évitez la fraude qui déshonore. » À Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé encourage : « Abordez ces épreuves avec conscience et intégrité. Vous êtes les bâtisseurs de demain. » À Bla, Mme Fanta Samaké insiste : « Ayez confiance en vous et respectez les règles. » À Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo rappelle : « La fraude est interdite, ces évaluations déterminent la valeur de vos diplômes. » Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour assurer la sérénité des épreuves. À Mopti, le gouverneur note : « La présence des surveillants et des forces de sécurité dénote une bonne organisation. » À Bla, une équipe de supervision sillonne les centres pour prévenir tout incident. À Sikasso, 2 932 surveillants encadrent les candidats, garantissant un déroulement fluide. Aucun incident majeur n’a été signalé dans ces régions. Le lancement des épreuves du DEF 2025 témoigne de l’engagement des autorités maliennes pour une éducation équitable et rigoureuse. Malgré les défis logistiques et sécuritaires, les régions de Mopti, Sikasso, Bla et Bafoulabé affichent une mobilisation exemplaire pour accompagner les candidats vers la réussite. DC/MFD/MO/BM/OS/MD (AMAP)
Mali : Les interdits dans la société pour l’équilibre et la cohésion sociale
Par Siné S. TRAORE Au Mali, les interdits sociaux sont omniprésents dans toutes les ethnies et sous toutes les facettes de la vie traditionnelle. Mais, à l’ère de la modernité sans frein, ces interdits revêtent-ils encore une valeur sacrée aux yeux de la jeune génération ? Bamako, 02 juin (AMAP) Une mère déconseille à son fils de se marier avec une jeune fille. Le garçon transgresse l’interdit. Quinze ans de mariage, le couple n’a toujours pas d’enfant. La société a vite fait de mettre cela sur le compte des conséquences de l’interdit qui a été franchi ! Dans une discussion sur le sujet, un grand-frère sociologue a fait noter que depuis des siècles, au Mali, les communautés, les rites et la culture vivent au rythme d’un certain nombre d’interdits sociaux codifiés par la tradition. Ces interdits, qui régulent, pour ainsi dire, le fonctionnement même de la communauté, sont si ancrés dans les croyances et les comportements, qu’ils sont considérés comme un héritage de valeurs sacrées léguées par les aïeux. De Kayes (Ouest) à Kidal (Nord), dans les vestibules des villages du Mandé ou sous les tentes accueillantes des Arabes de Tombouctou, il y a une réalité qui frappe tout visiteur, un tant soit peu observateur. Cette réalité, héritée des us et coutumes transmis de génération en génération : les interdits sociaux rythment la vie des populations. Etablis par les ancêtres, afin d’atteindre l’équilibre et la cohésion sociale, ces règles non écrites sont comme une boussole de la personnalité de l’Homme malien dans ses rapports avec ses prochains, avec la nature. Parmi ces interdits, on peut citer : « le fait de parler la bouche pleine » ; « fixer un aîné dans les yeux lorsque vous lui parlez » ; « trainer dans la rue au crépuscule »; « enjamber son époux » ; « balayer la nuit », « répondre étant dans les toilettes » etc. En passant la société malienne à la loupe, l’on se rend compte que, s’il y a quelques interdits qui semblent communs à presque toutes les cultures, la plupart du temps, chaque aire culturelle a ses interdits spécifiques. Ainsi, selon que l’on soit chez les Dogon, les Minianka, les Bwa ou les Soninké etc. ; ce qui relève de l’ordre de l’interdit absolu aux yeux d’une ethnie, peut être appréhendé comme une pratique tolérée aux yeux d’une autre. D’ailleurs, il est fréquent de voir que des interdits sont liés à une famille, à un clan, à une tribu, à un village ou une ville. FAIS-ÇI, FAIS-ÇA, FAIS SEULEMENT – Selon le Pr Mohamed Tounkara, qui enseigne la psychologie à l’École normale supérieure (ENSup), les interdits sont là comme des signaux d’alerte pour empêcher quiconque d’outrepasser ses droits et de tomber dans une forme de chaos comportemental. Il cite, par exemple, « la consommation d’œufs de poule par les enfants », « le coït entre un homme et une femme dans la brousse, en milieu Bwa », « le bain corporel au crépuscule pour une femme enceinte », ou encore « la consommation de la viande de rat par une femme en état de grossesse ». Le spécialiste affirme que les interdits jouent carrément un rôle de garde-fous destinés à préserver les valeurs morales de la société. « Un des avantages des interdits est de protéger la société et ses acquis mais, aussi, d’assurer un certain équilibre ou cohésion sociale, ainsi que le respect des normes et des valeurs », fait-il remarquer. Poussant plus loin dans ses explications, le Pr Tounkara analyse certains interdits comme de simples astuces dont le but est d’empêcher certains abus et non comme des émanations liées au sacré. Il revient, à ce propos, sur l’interdiction faite aux enfants de s’approprier des œufs. « Faire croire aux enfants qu’ils ne doivent pas consommer les œufs de poule n’a d’autre signification que de permettre aux poules d’élever leurs poussins. Les anciens ont ainsi imaginé cette menace pour freiner la voracité des enfants et laisser le temps aux poules d’éclore leurs œufs », explique-t-il. Mais, posons-nous une question ! Qu’advient-il si un interdit est allégrement violé par un membre de la société ? Le Pr Tounkara souligne que des sanctions sont souvent prises. Par exemple, cite-t-il, « pour le cas du coït entre un homme et une femme dans la brousse, en milieu Bwa ; les présumés fautifs sont punis publiquement, le jour de foire du village. » Et Tounkara d’ajouter : « Ils, les fautifs, peuvent aussi être contraints d’amener un bouc ou une chèvre que les sacrificateurs égorgeront pour en extraire la graisse. Cette graisse sera fondue sur du feu puis le liquide graisseux brûlant sera déversé sur les parties intimes des deux coupables. » « Cette pratique punitive, nous dit Tounkara, permettra de soulager les « dieux » de la brousse ou de la nature, car ceux-ci auront été offensés et la nature également souillée. » « Sans cela, précise le Pr Tounkara, les Bwa prédisent que l’hivernage risque de se passer sous de mauvais augure et ne sera pas très pluvieux ». UNE CONSTRUCTION HUMAINE – Cependant, peut-on situer avec exactitude l’origine des innombrables interdits qui ponctuent la vie sociale malienne ? Pour le Dr Fodé Moussa Sidibé, enseignant-chercheur et traditionnaliste, les interdits naissent, en réalité, à partir de l’observation des habitudes sociales. Dans leur démarche d’observateurs mais, aussi, de gardiens de la cohésion sociale, les ancêtres ont alors pris l’habitude de frapper d’interdiction toute attitude qu’ils jugeaient dangereuse pour l’harmonie du vivre-ensemble. « Tous les interdits ont été institués selon l’expérience de vie de la communauté. Leur but ? Maintenir le vivre-ensemble et tisser des liens entre les uns et les autres », révèle Dr Fodé Moussa Sidibé. Selon lui, en principe, tous les interdits ont des conséquences directes ou indirectes, qu’on n’y croit ou pas, selon la tradition. « Parce que dans plusieurs cas, quand on dit que telle chose est interdite, les gens posent la question. « Mais pourquoi c’est interdit ? » Souvent, on ne répond pas parce que ce sont des lois non écrites de la société auxquelles on doit se plier, si nous voulons être un élément central de la société », explicite-t-il. « Les interdits, souligne, le traditionnaliste Sidibé, ont ceci de positif qu’ils servent, très souvent, aussi, à préserver

