Encadré : Petits rongeurs, grands dégâts

Bamako, 02 juin (AMAP) Une invsion de petites souris, ou infestation de souris, se caractérise par la présence de nombreuses souris dans un lieu, souvent dans un logement, et peut être causée par des facteurs comme la présence de nourriture disponible, des points d’entrée non scellés, et des conditions climatiques favorables. Les souris cherchent refuge et nourriture dans les maisons et peuvent causer des dégâts importants, il est donc important de les éliminer ou au moins de limiter leur nombre. Signes d’une invasion de souris : Bruits de grattement : Les souris peuvent faire des bruits de grattement dans les murs, les greniers ou les faux plafonds. Présence de crottes : Des crottes de souris peuvent être trouvées dans des endroits où elles se déplacent, notamment près de la nourriture ou des nids. Grignotage : Les souris peuvent grignoter les matériaux, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, pour aiguiser leurs dents. Traces de graisse : Les souris peuvent laisser des traces de graisse sur les murs ou les surfaces où elles passent fréquemment. Dégâts : Les souris peuvent causer des dégâts aux biens, comme les textiles, les papiers ou les aliments, en les dégradant ou en les contaminant. Risques liés à une invasion de souris Contamination par des maladies : Les souris sont des vecteurs de maladies et de bactéries qui peuvent contaminer la nourriture ou les surfaces de la maison. Dommages matériels : Les souris peuvent causer des dégâts importants aux biens, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, en les grignotant. Odeurs: Les souris peuvent laisser une odeur d’ammoniac ou d’urine, surtout si leur nid est près de la zone de passage. Prévenir une invasion de souris Sceller les points d’entrée : Vérifiez les fissures et les trous dans les murs, les portes, les fenêtres et les conduits, et scellez-les avec un mastic ou de la laine d’acier. Maintenir une bonne hygiène : Évitez de laisser des restes de nourriture accessibles aux souris et assurez-vous de ranger les aliments correctement. Nettoyer régulièrement : Enlevez les débris et les ordures qui peuvent servir de refuge ou de nid aux souris. Réduire la nourriture et les déchets : Les souris sont attirées par la nourriture et les déchets, il est donc important de les éliminer rapidement. Se débarrasser des souris Pièges à souris : Utilisez des pièges à souris avec des appâts attrayants pour les attraper et les éliminer. Répulsifs à ultrasons : Les répulsifs à ultrasons peuvent aider à éloigner les souris de votre maison. Faire appel à un professionnel : Si vous avez une infestation importante, il est préférable de faire appel à un dératiseur professionnel. Dans le cas d’une invasion de souris dans votre logement, il est important de prendre des mesures rapidement pour les éliminer ou au moins réduire leur nombre. Remarque : Il est important de ne pas utiliser de pesticides sans autorisation MD (AMAP)

Présence de souris : Petits rongeurs, grands dégâts

Par Moussa M. DEMBELE Bamako 02 juin (AMAP) On ne la voit pas deux fois avant qu’elle ne disparaisse sous un meuble ou dans un recoin ! Furtif, insaisissable, prompt, rapide comme l’éclair, ne comptez pas sur un chat pour l’attraper, Vous l’aurez deviné : Messi, pas le footballeur, mais la petite souris dotée d’autres talents de destruction, ceux-là, est devenu notre compagnon à la maison, au bureau et parfois dans la voiture ! Compte tenu des dégâts causés par ces rongeurs dans nos familles, la présence massive des souris dans les maisons doit être contenue. À Tiéguena, dans la Commune rurale de Kalabancoro, sur la route de Ségou, les souris attendent seulement le coucher du soleil pour faire la navette entre les familles voisines Traoré et Diarra. D’habitude, elles se cachent au fond des chambres ou sous les sacs de céréales pour détruire leur contenu. Comme il y a le cousinage à plaisanterie entre ces familles, chacune profite de cette coutume ancestrale pour attribuer à l’autre, la paternité de ces petits rongeurs. « Hey ! Il faut bien garder vos souris. Il ne faut plus qu’elles viennent nous enquiquiner chez nous », plaisantent souvent les membres de ces familles. En réalité, il y a deux espèces de souris qui perturbent, actuellement, le quotidien des habitants de Bamako et ses périphéries. Il s’agit de gros rats et de petites souris appelées « Messi » pour leur petite taille et leur rapidité a se faufiler. Dans la périphérie de Tiéguena, ce sont de grosses souris qui font les dents en farfouillant dans les affaires des habitants. Parfois confondus à des rats, elles ne restent plus cachées dans les chambres ou sous les sacs de céréales, comme auparavant. Elles vivent, sans crainte, sous les pieds des personnes. Leur élimination/éradication en devient compliquée. « Souvent, je me dis qu’il n y a pas de produits efficaces pour éliminer ces souris, car je passe tout mon temps à acheter des produits qui, ne les réduisent pas. Même les chats ont peur d’elles. En plus, elles sont trop intelligentes pour éviter les pièges que nous leur tendons », confie Mama Guindo. Cette mère de famille, avoue que les petits rongeurs ont causé beaucoup de dégâts dans sa maison. Dans la même veine, Abdou Diarra, enseignant de formation, énumère les pertes qu’il a subies sur ses volailles à cause des grosses souris. « Contrairement aux souris habituelles que nous connaissons, celles-ci sont des mangeuses de poussins. Je possédais une importante quantité de poussins, les rongeurs ont tout dévoré jusqu’aux œufs », déplore-t-il. Cette perte a causé l’arrêt temporaire  de ses activités. Les boutiques ne sont pas épargnées non plus. Les articles comme le sucre, le riz, les pâtes alimentaires et des farines sont les plus exposés. « Pour les protéger contre ces nuisibles, les boutiquiers élèvent des chats ou utilisent du poison qui les tue », renchérit, Amadou Doucouré, vendeur rencontré à Yirimadio. Il a été victime des souris, le poussant à prendre un chat. Et depuis, les petites souris se font rare dans sa boutique. Contrairement aux habitants de Tiéguena où les grosses souris sont fréquentes, les étudiants du Campus universitaire de Badaladougou se plaignent des « Messi » (nom emprunté au célèbre joueur argentin de football). Ces petites souris se sont logées dans les armoires, valises et s’attaquent à des objets précieux des étudiants. Ibrahim Diarra, étudiant à l’École normale supérieure de Bamako (ENSup) exprime sa désolation. Les dégâts de « Messis » ont transformé l’internat en un cauchemar pour l’étudiant. Elles ont grignoté ses cahiers et livres qu’il avait soigneusement rangés dans l’armoire. Lorsque qu’il s’en est rendu compte, il les a mis dans une valise. Malgré tout, les bestioles n’ont pas épargné ses documents. Selon des spécialistes de la santé humaine notamment le médecin généraliste, Dr Bakary Dembélé et Sidi Coulibaly, agent vétérinaire, la cohabitation avec les souris est un danger permanant pour la santé publique, selon ces techniciens. Elles peuvent transmettre des maladies à l’homme, des maladies contagieuses, comme la salmonellose, qui se transmet quand le porteur est en contact direct avec ces bêtes. On peut attraper cette maladie par d’autres animaux aussi. Les souris peuvent vivre avec ces maladies sans les manifester. Elles infectent de passage les aliments. Si les traitements ne sont pas faits à temps, cela peut créer un problème rénal ou encore l’hépatite. « Nous les appelons les porteurs sains. C’est à dire elles portent des bactéries et virus mais elles ne les manifestent pas. C’est bien d’utiliser des produits pour éliminer ces souris. Mais ce qui est encore mieux, c’est de rendre les lieux propres, car c’est la saleté qui les attire », prévient Sidi Coulibaly, agent vétérinaire. Pour Dr Bakary Dembélé, médecin généraliste, beaucoup de personnes ont tendance à penser que ces animaux sont inoffensifs et sans impacts négatifs. Ce n’est pas toujours le cas, car les souris sont dangereuses pour l’homme et pour l’environnement. Leurs excréments peuvent nuire à la santé de l’homme au même titre que leur morsure. Selon le spécialiste, elles peuvent également êtres la source de pathologies comme la fièvre typhoïde et le ténia. L’élimination des souris peut avoir des impacts négatifs comme positifs. « Cela dépendra du produit et de la méthode utilisés », explique Papa Namory Traore, spécialité hygiène et assainissement. « Même si les souris peuvent nous transmettre des maladies, leur élimination aussi peut apporter le déséquilibre alimentaire chez d’autres animaux, car elles sont la proie de ces derniers », explique M. Traoré. « Ces animaux qui se nourrissent de la souris sont à leur tour la nourriture de l’homme. Donc, si les souris deviennent peu nombreuses, il y aura un petit chamboulement dans la chaîne alimentaire. Certains animaux vont devenir rares parce que leur proie, qui est la souris, a disparu », prévient l’ingénieur en environnement et santé publique. Il ajoute que la méthode d’empoisonnement que les humains utilisent pour éliminer les souris est une menace pour l’homme, surtout les enfants. « Ces poisons peuvent polluer l’environnement. Il y a, aussi, un aspect rebond, c’est à dire quant on essaie d’éliminer les souris et que cela ne réussit pas, elles vont

Sahara : le Royaume-Uni apporte » son plein soutien » au plan marocain d’autonomie

Rabat, 01 juin (AMAP) Le Royaume-Uni considère la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique pour un règlement durable du différend » autour du Sahara, et affirme qu’il « continuera d’agir conformément à cette position » aux niveaux bilatéral, régional et international, rapporte Maghreb Arab Press (MAP) Selon la MAP, « cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint signé à Rabat par le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, David Lammy, et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. » Le Communiqué conjoint souligne que « le Royaume Uni suit de près la dynamique positive actuelle menée à cet égard sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Il ajoute que Londres « reconnaît l’importance de la question du Sahara » pour le Maroc, précisant que la résolution de ce différend régional « renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale ». En outre, le Royaume Uni a confirmé, dans le Communiqué conjoint signé au siège du ministère des Affaires étrangères, que « UK Export Finance peut considérer de soutenir des projets au Sahara », notamment dans le cadre de « l’engagement de UK Export Finance à mobiliser 5 milliards de Livres Sterling pour soutenir de nouveaux projets économiques à travers le pays ». A souligner que « le Royaume-Uni reconnaît le Maroc comme une porte d’entrée essentielle pour le développement socio-économique de l’Afrique et réaffirme son engagement à approfondir sa collaboration avec le Maroc en tant que partenaire pour la croissance sur tout le continent », ajoute le Communiqué conjoint. Par ailleurs, le Communiqué signé souligne que « les deux pays soutiennent et considèrent comme vital le rôle central du processus mené par les Nations Unies », tout en réaffirmant « leur plein soutien aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, M. Staffan de Mistura ». En particulier, le Royaume Uni déclare être « prêt, disposé et déterminé à apporter son soutien actif et son engagement à l’envoyé personnel et aux parties ». Enfin, le Communiqué conjoint précise qu’ « en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Royaume Uni partage l’avis du Maroc quant à la nécessité urgente de trouver une solution à ce différend de longue date, qui serait dans l’intérêt des parties ». « Il est grand temps de trouver une solution et de faire avancer ce dossier, ce qui renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale », déclare le Communiqué. MD (AMAP)

L’OCLEI : 63 dossiers de corruption sur un total de 100, représentant un montant de 32 milliards de francs CFA (Président de l’Office)

Bamako, 31 mai (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI a traité 63 dossiers de corruption sur un total de 100, représentant un montant de 32 milliards de francs CFA, ainsi que l’identification de 500 biens immobiliers liés à une quarantaine de personnes, a révélé, vendredi, son président, Moumouni Guindo, rapporte la Cellule de communication de la Primature. En fin de mandat, M. Guindo a présenté son rapport au Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, au cours d’une audience pendant laquelle, le président de l’OCLEI a exprimé sa « reconnaissance aux autorités de la Transition » et ses remerciements au Premier ministre pour son « accompagnement et (sa) solidarité à l’égard des activités de l’Office. » Pendant huit ans, l’équipe a œuvré à la promotion de l’OCLEI. « Nous l’avons structuré, doté d’outils pour œuvrer à la prévention de l’enrichissement illicite. Nous avons entrepris des investigations et développé la coopération aux niveaux national et international », a affirmé le président de l’OCLEI. Dans sa présentation, Moumouni Guindo, a fait noter l’implication de toutes les couches de la nation, notamment les confessions religieuses, les jeunes à travers des centres et des clubs. Au niveau opérationnel, l’OCLEI « a mené des actions de sensibilisation, organisé des conférences, et conduit des campagnes médiatiques. » L’Office a également participé, activement, à l’élaboration de la Constitution du 22 juillet 2023. Sur le plan international, l’OCLEI a porté la voix du Mali en signant des protocoles d’accord avec douze pays, dans le but de contrôler les investissements à l’étranger issus de l’enrichissement illicite au Mali. Il a également mobilisé des ressources extérieures à hauteur de 15 milliards de francs CFA, au bénéfice des services de l’État. Il a conduit sept études et a traité 2 000 déclarations de biens, contre seulement 43 avant la création de la structure, dans le cadre d’un protocole d’accord établi avec la Cour suprême. En termes de difficultés, le président de l’Office a relevé l’absence du terme « corruption » dans son intitulé, dans les textes fondateurs de l’OCLEI. Il a recommandé une harmonisation avec les normes internationales, afin d’élargir le champ d’action de l’OCLEI, notamment vers le secteur privé. Le Premier ministre, en réponse, a assuré que « la lutte contre l’enrichissement illicite demeure une priorité dans la lettre de cadrage » du président de la Transition. Il a félicité le président de l’OCLEI pour son bilan qu’il a qualifié d’« élogieux ». Il a, également, formulé ses « remerciements pour le travail accompli au service de la Nation. » OS/MD (AMAP)

Établissement scolaire et universitaire : Le projet de redynamisation des clubs anti-sida lancé

Bamako, 30 mai 2025 (AMAP) Le représentant du ministre de l’Éducation nationale et chef de la cellule sectorielle, Oumar Nientao, a lancé, vendredi, au lycée Ibrahima Ly, le projet de redynamisation des Clubs anti-sida (CAD) en milieu scolaire et universitaire sur la Rive droite du district de Bamako, a constaté l’AMAP. Ce projet a mis en place 20 clubs anti-sida et renforcera les capacités de 480 membres de CAD sur les généralités sur le VIH/Sida et la technique de communication. Il dotera ces 20 CAD de plan d’action semestriel et assurera leur mise en œuvre. Son objectif est de renforcer la connaissance des jeunes en milieu établissement scolaire et universitaire dans la prévention et la lutte contre le VIH/Sida, afin d’accroitre les actions en matière de prévention du VIH/Sida. C’est une initiative du Secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS), en collaboration avec le Réseau national de la jeunesse du Mali (RENAJEM). Le représentant du ministre de l’Éducation nationale et chef de la cellule sectorielle a souligné que le département « souscrit parfaitement à ce projet dont l’ambition est de renforcer la résilience des jeunes en général et des élèves et étudiants en particulier face à la pandémie du VIH et du Sida, qui de façon silencieuse, continuent de faire des ravages. » Oumar Nientao a indiqué que ce projet s’inscrit dans les actions du département, à travers la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida du ministère de l’Education nationale, avec l’accompagnement de RENAJEM et l’appui du secrétariat exécutif du HCNLS. Le président du RENAJEM, Alioune Guèye a déclaré que « les jeunes sont sexuellement actifs et ont le goût du risque. » « Le VIH passe vite entre eux, s’ils n’adoptent pas les moyens de prévention et si leurs capacités ne sont pas renforcées pour y faire face. D’où la nécessité de passer par les jeunes du milieu scolaire et universitaire pour rompre la chaine de transmission du VIH », a fait savoir M. Guèye. Il a ajouté que c’est dans cette perspective et avec le soutien du secrétariat exécutif du HCNLS que « le projet a été muri, entretenu, et exécuté depuis le 17 mai avec la mise en place des clubs CAD dans les écoles et universités de la Rive droite. » ST/MD (AMAP)

La mairie de la Commune urbaine de Ségou réalise plus de 800 000 000 Fcfa en 2024

Ségou, 31 mai (AMAP) La mairie de la Commune urbaine de Ségou a réalisé, 814 336 948 Fcfa, soit 86,71%, au titre de l’exercice 2024 en mais a enregistré une faible mobilisation de la Taxe de développement régional et local (TDRL), a appris, vendredi, l’AMAP sur place. Le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra qui a présenté le compte administratif de l’année écoulée, lors de la restitution publique de la gestion de sa collectivité, dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance, a fait noter que, sur la TDRL, la commune a, sur une prévision de 39 171 400 Fcfa, réalisé 2 984 033 Fcfa, soit 7,62%. Dans la cour de la mairie, sous la présidence du préfet de Cercle, Daouda Diarra et en présence des responsables des services techniques, des autorités traditionnelles et religieuses ainsi que des organisations de la société civile, le maire a, également, fait l’état d’exécution du Plan de développement économique, social et culturel (PDSEC) et du fonctionnement des organes et services propres de la commune. Comme réalisation de la mairie, on retient entre autres, l’appui aux quartiers pour le curage des caniveaux et le rétablissement de l’électricité dans le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Médine. Prenant la parole, le préfet du Cercle de Ségou a salué « la régularité du maire dans le respect de cette importante disposition du Code des collectivités territoriales qui favorise la participation des citoyens à la gestion de la commune. » Selon Daouda Diarra, « les citoyens ont besoin d’être informé par leurs élus. » « Ce besoin s’il n’est pas satisfait, engendre la méfiance, le désintérêt pour les acteurs locales et impacte négativement le paiement des taxes », a-t-il estimé. Par ailleurs, M. Diarra a indiqué que les communes du Cercle de Ségou sont confrontées à plusieurs défis dont les faibles taux de mobilisation des ressources propres, de participation des citoyens à la vie publique et de réalisation des PDSEC. Il a salué la tenue de cette journée de redevabilité qui permet de renforcer les capacités des organisations de la société civile, en matière de suivi budgétaire, « afin de mieux contribuer à la gestion transparente des ressources publiques. » À l’issue de la séance de questions-réponses, le maire de la Commune urbaine de Ségou a adressé ses remerciements à l’ensemble des acteurs qui ont concouru « à l’atteinte des résultats engrangés », avant de réitérer son « engagement à poursuivre, ensemble, les efforts afin de répondre aux besoins fondamentaux de la population. » MS/MD (AMAP)

Mali : Une Nuit de l’intégration africaine en apothéose de la Semaine nationale  

Bamako, 01 juin (AMAP) La Semaine nationale de l’intégration africaine (SNIA), qui a commencé le 25 mai, sous le thème « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine, grâce aux réparations », a été clôturée, samedi 31 mai, par une soirée culturelle africaine ou « Nuit de l’intégration africaine », à l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. L’Afrique était représentée dans sa diversité culturelle, à travers des stands et des mets, notamment des communautés de la Cote d’Ivoire, du Bénin, du Sénégal, du Burkina Faso, de la République de Guinée, du Niger, de la Zambie, du Maroc, de la Mauritanie. « Chaque 25 mai, nous nous souvenons du rêve de nos pères fondateurs de l’Indépendance de l’Afrique, réunis en 1963 à Addis- Abeba, pour créer l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenu Union africaine (UA), en juillet 2000, à Durban, en Afrique du Sud », a rappelé la doyenne des ambassadeurs africains au Mali, Kalzeubé Néldikingar Madjimta, de la République du Tchad. « Ce rêve, a-t-elle dit, toujours vivant et d’actualité est celui d’un continent uni, souverain, prospère et en paix, tourné vers le progrès et ancré dans les valeurs de solidarité, de dignité et de justice ». La diplomate tchadienne a souligné que le thème résonne et nous interpelle. « Il fait écho à des siècles de souffrances, de discrimination, de spoliation et d’injustice infligées aux peuples africains et à leurs descendants », a, aussi, expliqué l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Tchad au Mali. « Ce thème n’est pas une revendication tournée vers le passé, mais un appel à la reconnaissance, à la mémoire, à la vérité et à la justice », a signalé Kalzeubé Néldikingar Madjimta. « Il s’agit de réparer les séquelles d’un système colonial qui a profondément marqué nos sociétés et qui, malheureusement, continue sous d’autres formes, à freiner notre épanouissement collectif », a-t-elle regretté. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a adressé ses remerciements à tous les partenaires qui se sont mobilisés pour la réussite des différentes activités de la SNIA. Il s’agit du Groupe des ambassadeurs africains au Mali, la Fédération des communautés africaines, l’Organisation panafricaine des femmes, la Jeunesse de l’Union africaine « pour leur précieuse contribution à l’organisation de la soirée et des différentes activités de la semaine. » « Votre implication illustre la vitalité de notre coopération et notre engagement partagé pour faire avancer le projet d’une Afrique intégrée et solidaire », a-t-il dit Le défilé des communautés des pays africains au Mali a été l’un des temps forts de la soirée. ST/MD (AMAP)    

Jeux de l’AES : Le ministre Fomba annonce la 1ère édition au Mali   

Bamako, 31 mai (AMAP) Le Mali abritera, du 21 au 28 juin, la première édition des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel (AES), a annoncé, vendredi 30 mai 2025, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Au cours de sa conférence de presse mensuelle, au département, le ministre a indiqué que la compétition regroupe les athlètes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les trois pays de la confédération, dans huit disciplines sportives. Il s’agit du football (U17), de la lutte traditionnelle, du bras de fer, du tir à l’arc, du judo, du karaté, de kung-fu wushu et du taekwondo. LD/MD (AMAP)

Bamako : « Maa, i tè sabali ! », un spectacle engagé pour la planète au Complexe Blonba

Bamako, 31 mai (AMAP) La compagnie Naama a présenté, vendredi soir, au Complexe Blonba, à Bamako, le spectacle Maa, i tè sabali ! (« Humain, il faut avoir de la mesure ! »), une performance théâtrale et chorégraphique portée par une trentaine d’artistes, interpellant l’humanité sur sa responsabilité face à la nature et à la paix. Dirigée par Alioune Ifra Ndiaye, cette œuvre mêle masques géants, marionnettes et musique contemporaine. « J’ai voulu une pièce qui parle à la jeunesse urbaine, avec le numérique et la musique, tout en réfléchissant à la préservation de la planète », a déclaré Alioune Ifra Ndiaye, directeur artistique de la compagnie Naama. Inspiré du sogobo, théâtre ancestral des Bozo, Bamana et Malinké inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, ce conte moderne met en scène un tribunal symbolique où le lion et l’hyène jugent l’humain pour ses excès. Sur scène, 21 danseurs, des masques dogon conçus par Yacouba Magassouba et des marionnettes manipulées avec expertise captivent le public. La musique électronique de Zack Prod et les chants de Diamy Sacko, soutenus par la mise en scène de Salif Berthé et la chorégraphie de Bazoumana Kouyaté TOM, créent une fresque visuelle et sonore. Le body painting, dirigé par Bintou Alexandra Diarrah dans un style novateur appelé monopainting, fusionne tradition et modernité. « Les danseurs ont été maquillés pour incarner cette rencontre entre passé et présent », a précisé Ndiaye. Le spectacle dure 1h05 et délivre un message universel. « C’est une invitation à la prise de conscience face aux défis mondiaux, notamment la relation entre l’humain et la nature », a dit Moctar Ouane, ancien Premier ministre, présent dans la salle. La spectatrice Loubna Benhayoune a ajouté : « C’est magnifique, avec des marionnettes extraordinaires et un message fort sur notre responsabilité de destructeurs de la nature. » Pour Fanta Niamakolo Dembélé, danseuse, l’expérience est unique : « Cette pièce parle des changements climatiques. C’est un message que nous transmettons en tant qu’humains. » Fruit d’un an de travail et d’une équipe de près de cent personnes, « Maa, i tè sabali ! » a été créé au Festival des masques et marionnettes de Markala, puis présenté à Ségou  (Centre)et au Centre international de conférence de Bamako (CICB). « Entre l’écriture, les répétitions et la fabrication des masques, c’est un travail titanesque », a souligné Ndiaye. Ce spectacle incarne une vision dynamique de la culture. « La culture, ce n’est pas regarder en arrière, mais créer pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui », a insisté M. Ndiaye. Il a, toutefois, alerté sur les défis du secteur : « L’équipe technique de Blonba est au chômage depuis plus de deux ans. Nous luttons pour rouvrir ce lieu et programmer régulièrement. » Moctar Ouane a conclu en appelant à un soutien institutionnel : « Il faut encourager et valoriser de telles initiatives pour renforcer la culture malienne. » OS/MD (AMAP)  

Projet culturel Mali Kó : Faire célébrer l’héritage par la jeunesse malienne en 2025

Bamako, 31 mai (AMAP) Africa scène et le Complexe culturel BlonBa, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée pour 2025 par le président Assimi Goïta, lancent Mali Kó (Le Mali dit), un projet ambitieux de 150 millions de Fcfa visant à revisiter 19 chansons emblématiques du Mali de 1960 à 2000 dans 11 régions. « Mali Kó est une célébration de notre histoire musicale et un moyen de transmettre des valeurs de paix et de cohésion à travers la nouvelle génération », a déclaré Abou Guitteye, directeur d’Africa Scène. « Ces chansons intemporelles, réinterprétées, vont raviver des moments clés de l’histoire malienne et inspirer les jeunes. » Porté par cinq jeunes artistes maliens, ce projet comprend un album, un spectacle de 2h30 et une tournée dans 11 villes, avec pour objectif de promouvoir l’héritage culturel et la citoyenneté auprès de la jeunesse malienne. Le projet se déploie en trois phases. La première consiste en la production d’un album regroupant 19 chansons classiques, comme Mali Twist de Boubacar Traoré, Bi furu d’Oumou Sangaré ou Dimanche à Bamako d’Amadou et Mariam, réinterprétées par des artistes prometteurs : Malakey, Young BG, Dr Keb, Black AD, Fama Diabaté et Lah Diabaté. La deuxième phase verra la création d’un spectacle de 2h30, dirigé par un directeur artistique à Lyon, intégrant son, lumière et danse. Enfin, une tournée itinérante présentera ce spectacle dans 11 villes maliennes, de Tombouctou à Bamako, en passant par Sikasso, Kayes et Ségou, visant à toucher 150 000 spectateurs directs. « Ce projet est une passerelle entre notre passé et notre avenir. Nous voulons montrer que le Mali culturel tient toujours et que la jeunesse est capable de produire des œuvres d’exception », ajoute Abou Guitteye. « La mission de Mali Kó, c’est transformer chacune de ces 11 villes en capitale culturelle pendant une semaine, en portant des messages d’éducation civique et de vivre-ensemble », a expliqué Alioune Ifra N’Diaye, directeur du Complexe BlonBa. Une téléréalité accompagnera le projet, avec 40 émissions hebdomadaires de 26 minutes et 10 émissions mensuelles de 90 minutes, diffusées pour atteindre 3 millions de téléspectateurs et 1 million de vues en ligne. Black AD, de son vrai nom Awa Diallo, s’enthousiasme : « Ce projet montre que le Mali possède une valeur culturelle exceptionnelle. Je vais y apporter mon originalité pour faire vibrer le public et montrer que le Mali est fier ! » Mali Kó s’inscrit dans une démarche éducative et citoyenne, répondant aux défis de la jeunesse malienne, comme la consommation de drogue ou l’attrait pour le complotisme. En s’appuyant sur les pratiques culturelles urbaines et numériques des jeunes, le projet vise à renforcer l’identité nationale et à promouvoir une citoyenneté moderne. À travers la musique, il ambitionne de raviver la mémoire collective, valoriser les talents émergents et faire rayonner la culture malienne à l’échelle nationale et internationale. OS/MD (AMAP)