Amicale des anciens du Second cycle Hamadoun Sankaré de Niafunké : Le cœur dans la main pour des orphelins et enfants démunis
Niafunké, 04 juin (AMAP) Le jour de fête est censé être celui de la joie et du bonheur pour tous, surtout les enfants. Pourtant, pas mal d’enfants orphelins, déplacés ou dont les parents n’ont pas de moyens, vivent ces moments différemment, tristement. Le Cercle de Niafunké (Nord), coupé en deux depuis plusieurs années et aujourd’hui á cause de la présence djihadiste dans le Gourma, a vu se multiplier les cas d’enfants orphelins, déplacés et certains dont les parents ont tout perdu, á cause de la situation. Dans cette ville, autrefois très festive, surtout lors de la célébration de la Tabaski ou du Ramadan, les avant-fêtes stressent plus d’un mais mobilisent certains qui ont le cœur dans la main. L’Amicale des élèves du Second cycle Hamadoun Sankaré, entre 1996 et 1999, appelée Génération 96-99 a offert á plus de 100 enfants des habits de fête et des attestations aux meilleurs élèves de l’établissement. Cela fait la 3ème fois que ces fils et filles du terroir, qui ont étudié ensemble au dans ce Groupe scolaire de Niafunké, viennent redonnent la joie à ces enfants et encourage les meilleurs élèves de l’établissement. Nul n’ignore que depuis la crise sécuritaire de 2012, le Nord du Mali a vu beaucoup de ses bras valides s’en aller. Certains ont rejoint leur dernière demeure et ne reviendront plus et d’autres ont, tout simplement, quitté leur famille, laissant derrière eux des épouses et des enfants sans aucune ressource. Beaucoup de ces orphelins et enfants de parents démunis pleurent le jour de la fête en voyant leurs camarades bien habillés et bien chaussés, lors des moments de Sambè Sambè. Ils n’ont rien fait pour mériter ce sort et ne demandent qu’un peu d’attention, de générosité de voisins, amis et parents de la cité. L’Amicale de la génération 96-99, avec sagesse, a constaté la tristesse de ces enfants et a fait cotiser ses membres, en 2023, pour la première fois, pour offrir à ces enfants des habits et des chaussures. Depuis cette première, chaque année, la tradition est perpétuée. Cette année, plus de 100 enfants ont reçu du basins Getzner et des frais de couture. A cela, il faut ajouter des attestations et des tee-short, des effets scolaires aux meilleurs élèves de l’établissement, le Second cycle Hamadoun Sankaré. Les trois meilleurs des deux 7èmes, , ceux des deux 8ème et des deux 9ème soit au total neuf élèves, qui ont des moyennes variant entre 14 et 16, ont été salués, encouragés et primés devant toutes les autorités de la ville de Niafunké, ce 28 mai 2925 dans l’enceinte du Groupe scolaire. Ce fut une véritable fête avant la tabaski et l’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF ». En plus de la joie que l’on pouvait lire sur le visage des meilleurs élèves primés, l’on pouvait aussi aisément lire l’émotion sur les visages de certains parents et tuteurs des enfants orphelins souriants, en recevant leurs habits de fête. Selon le chef de village de Niafunké Baba Aly Gatta, présent à la cérémonie, « ce geste est un exemple á suivre pour encore recoudre le tissu social effiloché depuis un certain temps et revenir á nos valeurs ancestrales d’entraide qui ont toujours prévalues dans notre société. » Le 2ème adjoint au préfet Zakaridja Samaké, qui a présidé la cérémonie, ému, a salué le geste « mais surtout la manière » avant d’encourager les autres élèves de l’établissement à redoubler d’efforts pour être parmi les primés de cette année scolaire, bientôt close, tout en souhaitant bonne chance aux candidats au DEF. Quant au président de l’Amicale, Ousmane Ky, il a d’abord, dans son intervention, fait observer une minute de silence en la mémoire de leur camarade, enseignant, Ousmane Daou qui était de la cérémonie de 2024, malheureusement assassiné, la même année, à Arabébé M, Ky a dit merci aux membres et lancé un appel à la solidarité envers « tous ceux dans le besoin dans le Cercle. » Selon lui, le Groupe scolaire Hamadon Sankaré leur « a tout donné », à eux « aujourd’hui, de lui rendre la monnaie pour que de meilleurs cadres du pays puissent en sortir. » SAM/MD (AMAP)
Mali : L’orpaillage suspendu du 15 juin au 30 septembre 2025 (Ministre des Mines)
Bamako, 2 juin (AMAP) Le ministre des Mines, Amadou Keïta, a annoncé, jeudi 29 mai 2025, la suspension des activités d’orpaillage sur l’ensemble du territoire malien, du 15 juin au 30 septembre 2025, conformément à l’Arrêté interministériel du 1er juillet 2015. Dans un communiqué officiel, rendu public le 3 juin 2025 sur la page Facebook du ministère, M. Keita a appelé les autorités administratives des districts miniers, les chefferies coutumières, les organisations de presse et les exploitants des localités concernées « à collaborer pour assurer le respect strict de cette disposition pendant la période indiquée. » OS/MD (AMAP)
Affaire de « l’achat de l’avion présidentiel et équipements militaires » : L’ancienne ministre Mme Bouaré Fily Sissoko à la barre
Bamako, 04 juin (AMAP) Suspendu lundi pour raison de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko, le procès dans l’affaire « Achat de l’avion présidentiel et équipements militaires », a bien repris hier, mardi, à la Cour d’appel de Bamako, en présence de certains accusés et des témoins importants dont l’ancien Premier ministre Moussa Mara a constaté l’AMAP. Après la vérification des identités, le retrait des témoins de la salle d’audience pour une autre pièce aménagée et la lecture de l’Arrêt de renvoi du dossier, le président de l’audience, Bamassa Sissoko, a demandé à Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre des l’Économie et des Finances, au moment des faits, installée dans un fauteuil adapté à la circonstance, de réagir par rapport au contenu de l’arrêt qui retrace les manquements reprochés aux 11 accusés dans cette affaire. Il s’agit, entre autres, de « faux et usage de faux en écriture », « atteinte aux biens publics », « corruption et favoritisme »… tournant autour d’un manque à gagner d’environ 55 milliards de Fcfa. Le juge de siège a aussi signalé l’extinction des poursuites contre feu Soumeylou Boubeye Maïga, ancien Premier ministre, pour cause de décès. Aussitôt, l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances a demandé une permission de 10 minutes pour aller prendre ses médicaments et se reposer un peu. Le président de l’audience, après l’avis favorable du ministère public, a suspendu le procès à 12h 02mn pour permettre à l’accusée d’aller prendre ses médicaments. À la reprise vers 13h 30 mn, le juge Bamassa Sissoko a fait comprendre que les débats du jour vont concerner, uniquement, le contrat d’achat de l’avion présidentiel et que les contrats des équipements militaires seront débattus les jours suivants. À la question de savoir pourquoi, en tant que ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré n’a pas déconseillé le Chef de l’État d’alors par rapport à l’achat de cet avion, eu égard aux difficultés financières du moment. Elle a répondu que le Président, feu Ibrahim Boubacar Keïta avait informé le gouvernement lors du Conseil des ministres de son intention d’acquérir un avion de commandement pour l’honneur du Mali. Mais, surtout, pour faire de l’économie sur les frais de location pour ses déplacements qui coûtaient environ 300 millions de Fcfa par vol au Trésor public, y compris le changement permanent de l’équipage. Toute chose qui, selon elle, « mettait à rude épreuve la confidentialité de l’action gouvernementale puisque très souvent, il arrivait que le Président travaille avec certains ministres en plein vol. » Pour sa part, le représentant du parquet, Kokè Coulibaly, a tenu à connaître le coût réel de l’acquisition de l’avion présidentiel. « À la date du 23 décembre 2014, le montant total de l’acquisition de l’avion était d’environ 21,5 milliards de Fcfa », a répondu Mme Bouaré Fily Sissoko. Kokè Coulibaly a voulu aussi comprendre comment, la ministre de l’Économie et des Finances a ordonné le décaissement des 21,5 milliards de Fcfa représentant le prix d’achat et des factures supplémentaires liées à des dépenses d’exploitation et de réaménagement de l’avion avec les Sceaux et les Armoiries de l’État pour des contrats qui lui sont parvenus déjà signés. En réponse, l’ancienne ministre chargée des Finances a expliqué qu’elle a été mise en marche forcée puisque le contrat d’achat qui a été élaboré par le ministre de la Défense d’alors, feu Soumeylou Boubeye Maïga, était couvert par le sceau du Secret défense. « Car ce dernier était le seul membre du gouvernement habilité à passer des contrats en dehors du champ de vérification ordinaire du Code des marchés publics. » « L’avion présidentiel entre dans le cadre de la sécurité du Président de la République », a-t-elle argumenté. Les questions des conseillers de la Cour ont porté essentiellement sur la non-conformité du contrat d’achat de l’avion présidentiel qui ne rentre pas, à leur avis dans le cadre du secret défense. Pour le parquet général, Mme Bouaré Fily Sissoko en tant que garante des deniers publics aurait dû refuser d’ordonner les décaissements pour motifs de non-conformité aux règles de passation des marchés publics. L’accusée a rétorqué, en expliquant que le rôle d’un ministre des Finances n’est pas d’agir dans le sens du blocage de l’action gouvernementale, puisque le président de la République a exprimé l’urgence d’acquérir un avion. Suite à une nouvelle sollicitation de pause exprimée par Mme Bouaré Fily Sissoko, l’audience a été suspendue pour reprendre ce mercredi 4 juin. AT/MD (AMAP)
Oeuvres sociales du président de la Transition : de l’énergie solaire pour les Centres de santé communautaire de Daoudabougou et Sabalibougou
Bamako 03 mai (AMAP) Les Centres de santé communautaire (CSCOM) de Daoudabougou et de Sabalibougou, en Commune V du district de Bamako, ont été dotés en installations solaires dont l’inauguration a eu lieu, mardi 30 avril, sous la présidence du conseiller spécial ,Aguibou Dembélé, en charge des Oeuvres sociales du président de la Transition, a constaté l’AMAP. L’objectif principal de cette initiative est de permettre à ces structures sanitaires de fonctionner de manière autonome, sans interruption, notamment en cas de coupure d’électricité. Une action saluée par les bénéficiaires et les responsables locaux. « Aujourdhui, nous avons inauguré des installations solaires dans deux CSCOM, à travers les Oeuvres sociales du président de la Transition, Assimi Goita. Le présiddent a tenu à doter ces centres d’une source d’énergie fiable pour améliorer la qualité des services de santé aux populations », a déclaré M. Dembélé. Il a invité les bénéficiaires à veiller à l’entretien des équipements. « Une campagne de formation sera bientôt lancée au profit des agents de santé afin qu’ils puissent réparer les petites pannes, sans attendre l’intervention de techniciens », a-t-il ajouté. Selon le maire Amadou Ouattara, cette action s’inscrit pleinement dans le programme des ambitions énergétiques porté par les autorités de la Transition. « Elle témoigne de la volonté du Président de la Transition de renforcer l’autonomisation énergétique des infrastructures socio-sanitaires », a-t-il déclaré. Il a. également, souligné que la mise en place du système photovoltaïque dans ces CSCOM marque une avancée majeure dans la sécurisation de l’accès à l’énergie dans les structures sanitaires de proximité. Au nom des bénéficiaires, le président de l’Association de gestion du CSCOM de Daoudabougou, Soumaila Ballo, n’a pas caché sa joie en confiant que leur « centre de santé faisait face à de grandes difficultés énergétiques. » Les agents de santé ont été souvent obligés de travailler avec des torches ou à la lumière de leurs téléphones portables. Il a, aussi, rassuré sur la bonne utilisation des équipements. « Nous avons reçu 42 panneaux solaires et 4 batteries au lithium. Nous en ferons bon usage pour encourager le président à poursuivre ses Oeuvres sociales », a assuré M. Ballo. Sur la même lancée que ses prédécesseurs, le président de l’Association de gestion du CSCOM local de Sabalibougou, Mahamadou Togo, a rappelé les nombreux défis auxquels ils étaient confrontés. « Cela fait plus d’un an que nous vivions dans des difficultés liées à l’énergie. Nous avons dépensé plus d’un million de francs CFA en carburant pour faire fonctionner les groupes. Aujourd’hui, ces panneaux solaires vont nous permettre de travailler en continu, Ce qui est un immense soulagement pour le personnel comme pour les patients » a-t-il ajouté. MMD/MD (AMAP)
Kangaba : le préfet du cercle sensibilise contre les risques d’accident à la veille de Tabaski
Kangaba, 03 juin (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a convoqué, mardi, une rencontre pour réfléchir sur des solutions immédiates afin de réduire et minimiser les risques d’accident de la circulation au maximum, en cette veille de fête qui est généralement une situation alarmante marquée par des drames. Les statistiques de secours, de mai 2025, fournies aux autorités administratives et politiques de Kangaba par le lieutenant sapeur-pompier, Djibril Coulibaly, chef de poste de secours routier, font état de 15 sorties avec un bilan de 47 victimes dont 30 blessés et 01 décès. Les solutions préconisées par les uns et les autres ont porté essentiellement sur la sensibilisation et la répression. A cet effet, le préfet a publié un communiqué officiel dans lequel il rappelle aux populations du Cercle de Kangaba que « les veilles de fête sont marquées par des accidents de la circulation entraînant souvent des pertes en vies humaines. » Pour prévenir ces accidents, les populations doivent obligatoirement respecter les mesures sécuritaires suivantes : « interdiction des excès de vitesse, de l’usage du téléphone au volant, de la surcharge des véhicules, des supports à trois sur les motos, de hausse des tarifs des transports. » La rencontre a pris fin par une mini caravane de sensibilisation qui a conduit les participants aux sièges des syndicats et au poste de sécurité, à la sortie de la ville, pour faire passer les messages du communiqué. La copie du communiqué a été envoyée à la radio locale pour une large diffusion. Ont pris part à la rencontre, les maires des communes du Minidian, du Kaniogo et du Nouga qui longent la Route nationale (RN) 24, les responsables des services de sécurité, les syndicats de transporteurs routiers et leurs collègues de tricycles et motos taxi. SD/MD (AMAP)
Ségou : Instauration de trente (30) jours de couvre-feu à partir de ce mercredi (officiel)
Ségou, 03 juin (AMAP) Un couvre-feu d’une durée de trente jours, renouvelables, en vigueur chaque nuit, de 21 heures à 6 heures du matin, est instauré sur l’ensemble du territoire de la Région de Ségou (Centre), à partir du mercredi 4 juin 2025, annonce un communiqué signé par le Directeur de cabinet du Gouverneur de la région et rendu public mardi. Pendant « toute la période concernée, la liberté de circulation des personnes ainsi que celle de tous les engins de transport est strictement restreinte, selon la décision. » Elle précise, toutefois, que les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité, ainsi que les ambulances munies d’un ordre de mission, ne sont pas concernés par cette mesure. « Le Commandant de la Zone de Défense n°2, le Commandant de la Région n°4 de la Gendarmerie nationale, le Commandant de la 4ᵉ Région de la Garde nationale, ainsi que les Directeurs régionaux de la Police nationale et de la Protection civile sont, chacun, chargés, en ce qui les concerne, de l’application de la présente décision », indique le communiqué officiel. Selon Boureima Ongoïba, directeur de Cabinet du Gouverneur, cette mesure fait suite à une demande des autorités militaires. « Elle intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire, marqué par une menace persistante et des informations faisant état de l’infiltration d’individus armés. L’objectif est de permettre à l’armée de manœuvrer librement, d’effectuer des patrouilles et de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sécurisation des personnes et de leurs biens », a-t-il expliqué. Il a, également, précisé qu’il s’agit là de mesures préventives. « Loin de restreindre les libertés des citoyens, il est question de garantir la sécurité de tous, en permettant aux forces de défense d’agir avec efficacité et sans risque de victimes collatérales », a-t-il souligné. Le directeur de Cabinet du Gouverneur a lancé un appel pressant à l’endroit de la population, l’invitant « à observer scrupuleusement les dispositions du couvre-feu, qui n’a d’autre finalité que (leur) protection et celle de leurs biens ». À noter que dans la matinée de ce mercredi, des détonations ont été entendues dans la ville. Selon nos sources, des individus s’apprêtaient à lancer des engins explosifs. ADS/MD (AMAP)
Journées d’hommage à Souleymane Cissé à Bamako les 13 et 14 juin 2025
Bamako, 03 juin (AMAP) La Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (FENACAM), en collaboration avec la famille Cissé, et sous le patronage du président de la Transition et du ministre en charge de la Culture, organise les premières Journées d’hommage à Souleymane Cissé les 13 et 14 juin 2025 à Bamako, a appris, mardi, l’AMAP de source officielle. « Ces journées célèbrent la mémoire du cinéaste malien, décédé le 19 février 2025, et son œuvre majeure (Baara, Finyè, Yeelen, Waati), qui a marqué le cinéma africain par son engagement et son universalité », indique un communiqué parvenu à l’AMAP. Au programme : des projections de films, exposition de photographies et trophées, conférences-débats, dont une sur la contribution de M. Cissé au cinéma malien et africain, ainsi qu’un grand débat télévisé sur Office de radiodiffusion et télévision (ORTM) 1. Une projection en plein air aura lieu à Bozola, quartier natal de l’artiste. Ces activités visent à « honorer la mémoire, l’œuvre et l’engagement de Souleymane Cissé, pionnier du cinéma africain engagé, et inspirer les générations futures à poursuivre son combat artistique et culturel », ajoute le communiqué. Il s’agit, précisément de valoriser l’héritage cinématographique à travers projections, conférences et témoignages ; créer un cadre de réflexion sur l’avenir du cinéma malien et africain ; encourager les jeunes talents à s’inspirer de son engagement pour un cinéma libre ; promouvoir le dialogue interculturel à travers son œuvre. « Nous sommes fiers de cette initiative de la FENACAM et de la famille de Souleymane, qui vise à reconnaître l’important travail qu’il a réalisé pour le Mali et pour l’Afrique », a indiqué Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Le ministre estime que ces Journées d’hommage épousent parfaitement l’esprit de l’Année de la culture décrétée par le Président de la Transition le Général d’Armée Assimi Goïta. OS/MD (AMAP)
Mali Météo : Une semaine du 2 au 8 juin 2025 marquées par la chaleur et des pluies isolées
Bamako, 2 juin (AMAP) L’ Agence Mali Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, a publié, lundi 2 juin 2025, à Bamako ,ses prévisions météorologiques pour la semaine du 2 au 8 juin, annonçant une hausse des températures et des pluies isolées à travers le Mali. « Nous anticipons des conditions météorologiques variées, nécessitant vigilance et suivi des mises à jour », rapporte un communiqué du ministère des Transports et des Infrastructures. La semaine débutera avec un ciel peu nuageux, évoluant vers un ciel nuageux à localement couvert en fin de semaine. Les vents de mousson domineront, sauf dans la région de Taoudéni (Nord), où des conditions plus sèches persisteront. « Ces vents de mousson favoriseront des épisodes pluvieux, particulièrement en fin de semaine », précise Mali Météo. HAUSSE DES TEMPERATURES – Les températures connaîtront une augmentation significative. Les maximales varieront entre 36°C et 45°C, tandis que les minimales se situeront entre 21°C et 32°C. Cette chaleur intense touchera particulièrement les régions du Nord et du Centre, où des précautions seront nécessaires. La poussière en suspension réduira la visibilité dans les régions du Nord et du Centre. « Les habitants doivent prendre des mesures pour leurs déplacements et leur santé respiratoire face à ce phénomène », recommande l’agence. Des activités pluvio-orageuses isolées sont attendues, principalement en fin de semaine, dans la plupart des régions. Ces précipitations pourraient impacter les activités agricoles et extérieures, bien qu’elles restent localisées. Mali Météo exhorte la population à rester prudente et à consulter les bulletins météorologiques sur les plateformes du ministère des Transports et des Infrastructures. « Des actualisations seront effectuées si nécessaire pour garantir la sécurité de tous », assure l’agence. Face à ces prévisions, les Maliens sont invités à s’adapter aux conditions changeantes, combinant chaleur intense, poussière, et risques de pluies, tout en restant attentifs aux mises à jour officielles. OS/MD (AMAP)
Tombouctou : Le couvre-feu étendu de 21 heures à 06 heures du matin
Tombouctou, 05 juin (AMAP) Le gouverneur de la Région de Tombouctou (Nord) a annoncé, lundi, un allongement du couvre-feu désormais fixé de 21h00 à 06h00, « jusqu’à nouvel ordre », a appris l’AMAP de source officielle. « Le couvre-feu est désormais fixé de 21h00 à 06h00, et ce, jusqu’à nouvel ordre », par une décision du 2 juin 2025, selon un communiqué « à toutes les autorités compétentes » Cette modification de l’horaire du couvre-feu, initialement instauré par une décision du 9 octobre 2023, abroge la décision précédente du 29 février 2024, La mesure prend effet immédiatement. OS/MD
L’affaire d’achat de l’avion présidentiel : Le procès a repris ce mardi, par la lecture de l’arrêt de renvoi
Bamako, 3 juin 2025 (AMAP) L’audience du procès de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, a repris, mardi, à Bamako, devant la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers, pour être suspendue, aussitôt après la lecture, de 10h 45 à 11h 55 environs de l’acte de renvoi pendant une heure de temps L’accusée, Mme Bouaré Fily Sissoko, a demandé à la Cour quelques minutes de repos. Et aussi pour relire l’acte de renvoi. Après consultation de ses conseillers et l’avis favorable du représentant du Parquet général, Koké Coulibaly, le président d’audience, Bamassa Sissoko, a suspendu l’audience à 12h 02 pour une trentaine de minutes. La reprise est attendue incessamment Cette reprise du procès, aujourd’hui mardi, fait suite à une autre suspension, hier lundi, La composition de la Cour a été réaménagée : deux des quatre conseillers ont été remplacés. Avec la reprise du procès, une vingtaine de témoins de premier plan seront entendus, parmi lesquels : Moussa Mara et Oumar Tatam Ly, anciens Premiers ministres et Madani Touré, ex-ministre du Budget au moment des faits. Des hauts gradés de l’Armée malienne et d’anciens ministres sont également cités dans cette procédure de « détournement et d’atteinte aux bien publics « pour un montant d’environ 130 milliards de Fcfa ou, selon d’autres sources, de plus de 88 milliards Fcfa injectés dans des contrats controversés. Les faits remontent à 2014 sous le pouvoir du défunt président, Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Le 22 mai 2025 devant la même Cour d’assises spéciale, Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre malienne de l’Économie et des Finances, est arrivée à son procès allongée sur une civière, recouverte d’un drap. Avant cette nouvelle phase du procès, ses avocats avaient alerté la Cour sur son état de santé, plaidant pour un report ou un aménagement des conditions de comparution. Ces demandes ont été refusée par la juridiction criminelle. Transportée en ambulance médicalisée, de Bouaré Fily Sissoko est entrée dans la salle d’audience, pâle et immobile, allongée sur une civière. Sa présence dans ces conditions a suscité une vive émotion, certains membres du public ont quitté la salle en larmes. La scène de Bouaré Fily Sissoko sur une civière a suscité des réactions devant un tel événement qui ne s’est jamais produit dans un procès d’envergure au Mali. Et des interrogations sur l’équilibre entre justice et humanité, notamment dans les procès impliquant des personnalités politiques. L’ancien ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly, a exprimé son indignation dans une tribune intitulée « Tempérance pour Bouaré Fily Sissoko ». Il s’est dit profondément « peiné de voir une femme âgée ayant servi l’État, allongée sur une civière devant ses juges. » Il a suggéré un système de vidéoconférence, permettant à l’accusée de suivre et participer aux débats depuis l’hôpital, à condition que son état le permette et dans le respect de sa dignité. « Que Dieu confère aux sages de la Cour d’assises spéciale la lucidité de percevoir ce qui est juste, le courage de le défendre et la volonté de l’appliquer », a-t-il écrit. ST/MD (AMAP)

