Handicap : les acteurs plaident pour l’institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques

Bamako, 3 septembre (AMAP) Les autorités maliennes et les organisations de personnes handicapées ont appelé, au cours d’une rencontre d’information et de sensibilisation tenue à Bamako, à l’institutionnalisation de la question du handicap dans l’ensemble des politiques publiques, sectorielles et locales a constaté l’AMAP. Le Mali dispose, depuis les années 1990, d’un dispositif institutionnel dédié à la promotion des personnes handicapées, structuré autour de la Direction nationale du développement social (DNDS), créée en février 2000, et de son unité spécifiquement chargée du handicap. Le pays a par ailleurs adopté en 2018 une loi retenant l’appellation « personnes vivant avec un handicap », en cohérence avec la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées de 2006, dont il s’est doté. Le Directeur national du développement social, Ibrahima Abba, a rappelé que plusieurs personnes handicapées ont occupé des fonctions ministérielles, de direction générale ou de haute responsabilité administrative au Mali, et que le pays est reconnu au niveau international pour ses avancées en la matière. Il a cité l’exemple de la création, en 1962, d’un centre d’éducation pour personnes handicapées physiques par le président Modibo Keïta, financé grâce à son prix Nobel de la paix, dans le contexte de la lutte contre la poliomyélite. Selon les intervenants, environ 15 % de la population malienne vit en situation de handicap. Ibrahima Abba a souligné que la prévention, notamment à travers la vaccination des enfants et le suivi des femmes enceintes, demeure un pilier essentiel pour réduire l’incidence des handicaps physiques liés à la poliomyélite. « C’est notre comportement qui crée le handicap. Le handicap n’est pas une fatalité », a déclaré le Directeur national du développement social, appelant à un changement de regard au sein des familles, des écoles et des communautés. Le représentant du ministère de l’Éducation nationale, Dr Barthélemy Sangala, a insisté sur trois principes devant guider les politiques publiques : la non-discrimination, l’accessibilité et la conception universelle, cette dernière consistant à concevoir infrastructures, services et outils utilisables par tous, indépendamment du type de handicap. Il a également plaidé pour la reconnaissance officielle de la langue des signes aux côtés des treize langues nationales du Mali. Mamadou Thiam, du Réseau des jeunes handicapés, a pour sa part pointé les inégalités persistantes entre la capitale et les régions dans l’accès à l’éducation. « Est-ce qu’un enfant aveugle de Diré, de Koro ou de Bougouni a la même chance qu’un enfant à Bamako ? Non », a-t-il déclaré, plaidant pour que l’accès à l’école soit systématisé sur l’ensemble du territoire. Il a également relevé le manque d’orientation professionnelle pour les jeunes sourds après le Diplôme d’études fondamentales (DEF), ainsi que le besoin de renforcer, dès la formation initiale, la préparation des enseignants à l’accueil des enfants en situation de handicap. Le vice-président de la Fédération malienne des personnes handicapées, Modibo Diarra, a de son côté salué l’accompagnement de l’État depuis les indépendances, tout en insistant sur le rôle des familles dans la lutte contre l’exclusion, qu’il a situé comme point de départ du phénomène. Les participants ont salué l’accompagnement technique et financier apporté par les partenaires techniques, notamment à travers un projet pilote lancé dans la région de Kayes, et ont annoncé la mise en place prochaine d’un comité national de suivi de la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Dans la continuité de cette dynamique, la Direction nationale du développement social, les organisations de personnes handicapées FEMAPH et FILOPH ainsi que l’UNICEF organisent un séminaire consacré au Développement urbain inclusif et résilient le vendredi 4 septembre à l’hôtel Millenium. OS/KM(AMAP)

Nioro : L’Ismou Nabiyou (Maoulid) 2026 célébré dans une grande ferveur spirituelle

Nioro, 3 septembre (AMAP) La célébration de l’Ismou Nabiyou (Maoulid) 2026 s’est déroulée à Nioro dans une ambiance de grande ferveur spirituelle, de recueillement et de solennité. La Zawiya Cheickné Ahmada Hamahoullah a accueilli une foule immense composée de fidèles hamalistes et de sympathisants venus de différentes localités du Mali et de plusieurs pays étrangers pour prendre part à cette grande fête de la Oummah islamique. Les autorités régionales et locales étaient également présentes à cette importante cérémonie. Elles avaient à leur tête le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières (CAEF), Adama Sénou, représentant le Gouverneur de la région. L’occasion était bonne pour le Cherif Mohamed OuldnCheicnè dit Bouillé de saluer le courage des FAMa et d’inviter les musulmans à la tolérance, à l’entraide et au vivre ensemble tel qu’enseigné par son père Cheichnè Ahmada Hamma Oula, guide spirituel du Hammalisme. Dans son intervention, le représentant du Gouverneur, a adressé ses encouragements et ses remerciements aux fidèles et aux pèlerins ayant effectué le déplacement pour participer à cette grande célébration religieuse. Il a également salué les Forces de Défense et de Sécurité pour leur engagement et les efforts consentis afin d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens avant, pendant et après cet important rassemblement spirituel. Prenant la parole à son tour, le 2ᵉ adjoint au Maire, Cheickné dit Baté Bah, a souhaité la bienvenue aux nombreux pèlerins venus de différents horizons. Il les a rassurés de l’engagement et de la disponibilité des autorités locales à accompagner chaque année la bonne organisation de cette grande activité spirituelle. Le Commandant d’armes de la place, le Lieutenant-Colonel Siaka Koumaré, a quant à lui réaffirmé l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité à assurer la protection des pèlerins ainsi que leur sécurité ainsi que celle de leurs biens sera à cent pour cent assurée. Il a également adressé ses sincères remerciements à sa hiérarchie pour l’appui constant apporté aux dispositifs de sécurité, depuis le départ des pèlerins jusqu’à leur arrivée à Nioro et durant tout le déroulement de l’événement. Enfin, le Lieutenant-Colonel Koumaré a invité les fidèles et les pèlerins à profiter de ces moments de prières et de recueillement pour implorer Dieu afin qu’Il accorde au Mali la paix, la stabilité, la sécurité et la quiétude. Cette célébration de l’Ismou Nabiyou 2026 restera ainsi un grand moment de communion, de spiritualité et de fraternité entre les fidèles venus de divers horizons. MD/KM (AMAP)  

Kayes : Un taux de 87,36% de hausse du stock de l’essence

Kayes, 03 septembre (AMAP)La Région de Kayes a enregistré une augmentation du stock de l’essence de 823 401 litres pour un taux de 87,36% à la date du 02 septembre comparativement à la semaine surpassée, a appris l’AMAP, ce jeudi 03 septembre au gouvernorat, lors de la rencontre hebdomadaire du Comité de gestion des crises et catastrophes sur  la situation de prix et stocks des hydrocarbures à l’échelle régionale. Le représentant du Gouverneur, le Colonel Adama Bamba, a présidé la rencontre avec à ses côtés les représentants du Directeur régional du Commerce, le responsable de la réglementation commerce intérieur, Mohamed Cissé et celui en charge de la concurrence et de la consommation, Alahassane Camara. Les Forces de sécurité et de défense, les douanes, les pétroliers et les consommateurs étaient également représentés. Alahassane Camara a passé en revue la situation hebdomadaire des hydrocarbures dans notre Région. Selon le Chef de division réglementation concurrence et consommation, le stock de l’essence a été estimé à 1 765 970 litres contre 942 569 litres la situation passée, soit une hausse de 823 401 litres de plus (taux de 87,36%). Par contre, il informera que le stock du gas-oil a connu une baisse avec une estimation de 2 402 194 litres contre 2 703 245 litres au dernier rapport. Soit une baisse de 301 051 litres. « Il est à préciser que les stocks disponibles au niveau des stations-services couvrent largement les besoins de consommation pendant une longue période en essence et en gas-oil », a rassuré Alahassane Camara. Ajoutant que les stocks disponibles demeurent toujours supérieurs aux seuils d’alerte. Faut-il noter qu’aucun stock de pétrole lampant n’a été communiqué. Le représentant des douanes, Sadio Sissoko, a informé que quelques camions citernes sont en attente de procédures de dédouanement. Le Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du Gouverneur, le Colonel Adama Bamba, a appelé le Comité à ne ménager aucun effort pour la satisfaction des populations pour le ravitaillement des hydrocarbures.  Il a aussi salué la résilience des populations, tout en saluant les Forces armées maliennes (FAMa) pour l’escorte des camions citernes. OD/KM (AMAP)

Diéma : 70 401 enfants âgés de 3 à 59 mois concernés par la CPS

Diéma, 3 septembre (AMAP) Le lancement de la campagne de distribution du CPS s’est déroulé mardi, dans la cour du chef de village de Diéma, sous la présidence  du Préfet du Cercle Abou Diarra, en présence du Sous-préfet de Dioumara Ibrahim Tiéna Boré, du 1er adjoint au Maire de la Commune de Diéma Abdoulaye Touré, a constaté l’AMAP. Cette campagne de masse, qui s’étalera sur 05 jours, du 1er au 05 septembre 2026, à travers la stratégie de porte en porte, concerne 70 401 enfants âgés de 3 à 59 mois. Après les mots de bienvenue du représentant du chef de village, le chef de Service Local du Développement social et de l’économie solidaire, Kalifa Diarra a expliqué les avantages liés à cette campagne de distribution de médicaments anti paludisme couplée au dépistage de malnutrition. Il a insisté sur l’efficacité de ce médicament dans la prévention du paludisme et sur l’importance du dépistage pour le bien-être des enfants. Pour l’atteinte des objectifs, il a demandé aux mamans, sous la surveillance des papas, de garder sur place leurs enfants afin que nul n’échappe à cette campagne dans laquelle l’Etat et ses partenaires ont consacré des fonds colossaux dans le but de favoriser davantage la santé infantile. Le représentant du Maire, Abdoulaye Touré, a salué les autorités pour l’organisation de cette campagne qui permettra de prévenir le paludisme chez les enfants. L’élu communal a invité tous à s’unir pour l’atteinte des objectifs. Il a demandé aux équipes chargées de la distribution des médicaments et du dépistage d’accomplir avec professionnalisme leurs tâche pour ne pas saper les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires. Enfin, pour le lancement officiel de la campagne CPS dans le district sanitaire de Diéma, le Préfet de cercle a inoculé dans la bouche de la petite Niamè Sissako , âgée de 6mois, sa dose. ON/KM (AMAP)

Commerce : La vente du poisson local, une activité lucrative à Sélingué Place

Bamako, 3 septembre (AMAP) Affairées autour de leur commerce, ces braves dames attirent la clientèle sur des motos, dans des véhicules ou à pied en leur proposant leurs produits à savoir du poisson local frais de tous gabarits. Ce commerce, depuis belle lurette est florissant et occupe une grande majorité de citoyens composés d’adolescents, d’adultes et de personnes âgées tant bien qu’homme que femme. Le commerce du poisson local se porte bien, affirment les vendeuses installées sur le site désormais connu sous le nom de « Sélingué place », une zone située au quartier du fleuve à côté du centre de santé de la mutuelle de la Santé, faisant face à l’imposant immeuble de la BCEAO. Plus d’une cinquantaine de commerçantes y ont désormais installé des frigos pour conserver leurs produits et vendre des variétés locales issues de plusieurs régions du pays. Avant d’occuper ce site riverain, ces vendeuses exerçaient au marché Dibidani, puis au site Somalibo, situé à quelques mètres du marché Dibidani. Elles s’approvisionnent aujourd’hui dans les régions de Gao, Mopti, Dioïla, Ségou et dans des localités comme Macina, Sélingué et Markala. Les espèces commercialisées comprennent le capitaine ou « salen », la carpe ou  le « « tèben, « Wouloudièkè », ou encore le silure, la carpe, le capitaine et l’anguille. Les prix à la vente au kilo varient entre 3 500 et 3 750 FCFA, expliquent ces commerçantes. Pour la plupart, la vente de poisson est une activité familiale transmise de mère en fille. Sokona Dicko, 45 ans, raconte qu’elle fréquente ce marché depuis l’âge de 9 ans. « Toute ma vie est consacrée à cette activité : je suis née dedans, j’ai grandi dedans et j’y mourrai, incha Allah », dit-elle. Ses journées peuvent voir partir plus de quinze paniers, certains pesant plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de kilogrammes, qui lui donne dès fois des bénéficies considerableé. Elle vend à la fois aux grossistes et aux revendeurs de quartiers comme Sabalibougou, Daoudabougou, Kalabancoro, Niamakoro et Ouolofobougou. Transporteurs et clients donnent leurs avis Les transporteurs à vélo, dans les taxis ou des mini bus sont rémunérés en fonction de l’entente directe. Bakary Fomba, avec un gros panier sur son vélo dont le porte bagages est modifié par les ferrailleurs, est satisfait de son travail qui lui permet d’assurer ses dépenses. Selon lui son vélo peut transporter les 50 kg de poisson ou même plus, car certains poissons peuvent atteindre les 20 kg. Halima Sissoko, une fonctionnaire, non loin de ce point de vente, s’approvisionne régulièrement à Sélingué Place. Elle nous a affirmé qu’elle achète depuis plusieurs années du bon poisson frais, en ce lieu devenu un grand centre commercial de vente du poisson local. Mohamed Traoré, un habitué du coin est du même avis. Il dit acheter du poisson depuis longtemps pour sa famille à un prix abordable, défiant toute concurrence. L’intérêt c’est qu’ici on ne vend pas du poisson importé. Difficultés rencontrées Malgré la rentabilité, les commerçantes rencontrent plusieurs difficultés. Le paiement différé pratiqué par certains revendeurs crée des tensions : « Dans les localités où nous nous approvisionnons, on paye sur le champ. Mais ici, certains prennent la marchandise et ne paient qu’après quelques jours, voire mettent longtemps à payer », explique Mme Dicko. Le site lui-même manque d’aménagements qui permettraient de meilleures conditions de vente. Avec l’arrivée de la saison des pluies, la situation devient d’autant plus inconfortable. Le manque de glace sur les lieux d’achat, avec la crise depuis 2012, notamment dans la région de Gao, représente une autre source de préoccupation. « Si nos fournisseurs n’ont pas assez de glace, nous risquons des pertes importantes, des deux côtés », signale Fatoumata Samaké, 42 ans, qui explique vendre certains jours l’équivalent de tonnes de poisson. Elle estime son bénéfice journalier entre 50. 000 et 100 000 FCFA les bons jours, et entre 30 000 et 60 000 FCFA les jours plus faibles. Un commerce qui rapporte Pour certaines de ces vendeuses, ce commerce constitue une source de revenus stable et respectée. Kadiatou Samaké, active depuis l’âge de 25 ans, confie : « Alhamdoulilahi, je ne me plains pas du tout. Ce commerce me permet de vivre dignement et de subvenir à mes besoins. » Les revenus tirés du commerce ont permis à un bon nombre de réaliser des projets personnels, même si l’activité n’a pas toujours suffi à financer de grosses acquisitions comme une maison ou une voiture. Les vendeuses demandent des améliorations du site de vente et un meilleur encadrement pour sécuriser les paiements et l’approvisionnement en glace, surtout, au niveau de la Région de Gao. Selon elles, des aménagements simples (points d’eau, abris, capacité de stockage réfrigéré) contribueraient à renforcer la filière locale du poisson et à réduire les risques liés aux intempéries et à la conservation des produits ST/KM (AMAP)

Mali : renouvellement de permis miniers, usine de ciment et Forum international d’investissement en décembre

Bamako, 2 septembre (AMAP) Le Conseil des Ministres, réuni mercredi au Palais de Koulouba sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, a adopté quatre projets de décret portant renouvellement de permis de recherche aurifère, entendu plusieurs communications économiques majeures et procédé à des nominations, a appris l’AMAP de source officielle. Sur le plan minier, les permis de recherche d’or des sociétés HONGDA LIUJIU SARL à Ourounia (Bougouni), A.NA.DI.S SARL à Dézébéla (Sikasso), et L’HORIZON SARL à Faladié Nord (Kangaba) et à Liberta Sud (Kéniéba), affectés par la suspension des renouvellements de titres miniers intervenue entre décembre 2022 et mars 2025, ont été renouvelés pour une durée de trois ans renouvelable. Sur le plan industriel, le ministre de l’Industrie et du Commerce a rendu compte de la visite de l’usine de ciment de la Société Ciments de l’Afrique à Natien, dans la région de Sikasso. Entrée en production le 23 mars 2026, cette usine a mobilisé un investissement de 56 milliards de francs CFA pour une capacité installée d’un million de tonnes extensibles à trois millions de tonnes par an, créant 250 emplois directs et environ 1 500 emplois indirects. Par ailleurs, le Forum international de l’Investissement au Mali, dénommé « Forum du Mali Kura », est prévu les 11 et 12 décembre 2026 à Bamako. Ce forum vise à positionner le Mali comme destination privilégiée d’investissement en Afrique de l’Ouest et à mettre directement en relation les porteurs de projets avec des investisseurs nationaux et internationaux. KD/KM (AMAP)

Dioila : le Général de division Kèba Sangaré installé officiellement dans ses fonctions de gouverneur

Dioïla, 2 septembre (AMAP) Le Général de division Kèba Sangaré a prêté serment, ce mercredi, au Tribunal de Dioïla, en jurant solennellement de respecter et de faire respecter la Constitution, les lois et les textes de la République «en tout lieu et en toutes circonstances», a constaté l’AMAP. L’audience solennelle, organisée à cet effet, était présidée par le président du Tribunal de Dioïla, Karimou Ouattara. Elle a réuni des autorités administratives, judiciaires, militaires et coutumières, ainsi que des représentants des collectivités territoriales, des femmes, des jeunes et des associations. Après la lecture du décret de nomination par le greffier en chef, Karim Marico, le procureur de la République près le Tribunal de Dioïla, Sarafilou Coulibaly, est revenu sur le parcours de cet officier général. Né le 18 novembre 1969 à Bamako, Kèba Sangaré a intégré les Forces armées maliennes le 4 octobre 1989, après ses études au Prytanée militaire de Kati. Admis à l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro, il en est sorti sous-lieutenant en 1993, avant d’être affecté au Régiment des commandos parachutistes, où il s’est illustré par son courage et son audace. Au cours de sa carrière, il a occupé 23 postes de responsabilité et participé à plusieurs opérations et missions militaires, notamment au sein de la MONUSCO en République démocratique du Congo, ainsi qu’aux opérations BADENGO, MALIBA, DEMBE et MALIKO. Ancien gouverneur de Bougouni est Général de Division depuis octobre 2024, son parcours est également marqué par plusieurs distinctions, dont la Médaille d’Officier de l’Ordre national du Mali en 2019, la Médaille de l’EUTM en 2017 et 2019, ainsi que la Croix de la Valeur militaire en 2013. Après cette présentation, le magistrat a rappelé les missions qui attendent le nouveau gouverneur. Il l’a notamment appelé à «rassembler les populations de Dioïla et à œuvrer pour leur développement», tout en faisant de la sécurité de la région une priorité. Le procureur a également insisté sur «l’obligation et la nécessité absolue d’appliquer la loi en toutes circonstances et en tout lieu». Il a assuré le nouveau gouverneur de l’accompagnement des autorités judiciaires, dans le strict respect de la loi. Le nouveau gouverneur a, à son tour, remercié les autorités du Mali pour la confiance placée en lui. Il a appelé les populations à l’union pour le Mali et pour la région, assurant qu’il mettra tout en œuvre pour être à la hauteur de cette confiance. La cérémonie s’est achevée au vestibule du chef de village de Dioïla, où le gouverneur a reçu les bénédictions des autorités coutumières et religieuses pour l’accomplissement de sa mission et pour le Mali. DF/CMT (AMAP)

Mali : des orages et de fortes pluies annoncés dans plusieurs régions

Bamako, 2 septembre (AMAP) Des orages accompagnés de pluies et de vents forts sont en cours dans plusieurs régions du Mali et devraient se poursuivre au cours de la nuit, selon un flash météorologique publié mercredi par l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Les régions concernées sont notamment Taoudéni, Douentza, Mopti, San, Ségou, Nara, Dioïla, Koulikoro et Bougouni, ainsi que le District de Bamako. Des quantités importantes de pluie sont attendues par endroits. Mali-Météo appelle les populations à la « prudence et à la vigilance » face à ces conditions météorologiques. OS/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 02 septembre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 2 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société YIYUAN MINES SARL, puis cédé à la Société HONGDA LIUJIU SARL à Ourounia, Cercle de Bougouni ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société A.NA.DI.S SARL à Dézébéla, Cercle de Sikasso ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société L’HORIZON SARL à FaladièNord, Cercle de Kangaba ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société L’HORIZON SARL à LibertaSud, Cercle de Kéniéba. Le Gouvernement a attribué en 2019, 2021 et 2022, des permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 aux Sociétés minières YIYUAN MINES SARL, A.NA.DI.S SARL et L’HORIZON SARL. La Société YIYUAN MINES SARL a cédé, en 2021, son permis de recherche à la Société HONGDA LIUJIU SARL. Ces permis de recherche ont été affectés par la suspension du renouvellement des titres miniers intervenue entre décembre 2022 et mars 2025. Au regard des travaux de recherche entrepris sur les périmètres concernés ayant mis en évidence plusieurs anomalies qui justifient la poursuite des activités de recherche, lesdites sociétés minières ont sollicité le premier renouvellement de leurs permis de recherche, conformément au Code minier. Les projets de décret, adoptés, permettront aux sociétés concernées de poursuivre les travaux de recherche pendant une période supplémentaire de 3 ans, renouvelable une fois. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Agent comptable à l’Ambassade du Mali à Paris (France) : Monsieur Oumar DOUMBIA, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Mamadou GUINDO, Juriste. – Chargés de mission : Capitaine Mamady FOFANA ; Madame Fadima KAMARA, Juriste ; Monsieur Modibo DOUMBIA, Médecin ; Monsieur Almouzer Alkamissa YATTARA, Journaliste. – Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection de la Santé : Monsieur Charles SANOGO, Inspecteur des Finances. – Inspecteur à l’Inspection de la Santé : Madame Fadima TALL, Médecin, pharmacien et odontostomatologue. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Conseiller technique : Monsieur Mahamoudou ALMOUSTAPHA, Inspecteur des Services économiques. – Directeur général de l’Office de Développement rural de Sélingué : Monsieur Boureïma YOUSSOUF, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. – Directeur général de l’Office du Périmètre irrigué de Baguinéda : Monsieur Adama DAOU, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Drissa TRAORE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres : de la participation du Mali à la 8ème Réunion du Comité régional de l’Alliance solaire internationale pour l’Afrique, tenue du 25 au 27 août 2026, à Victoria Falls au Zimbabwe. Cette réunion a constitué une plateforme pour stimuler les investissements dans l’Energie solaire, renforcer les capacités institutionnelles et accélérer la transition énergétique vers un avenir durable et sûr pour l’Afrique. Au cours des échanges, le ministre de l’Energie et de l’Eau a salué la collaboration avec l’Alliance et a insisté sur la nécessité d’une appropriation accrue des initiatives par les Etats membres afin d’en maximiser l’impact. Il a également rappelé que la valorisation progressive du potentiel considérable en énergies renouvelables constitue une orientation stratégique pour répondre à une demande énergétique croissante et réduire la forte dépendance du pays aux énergies fossiles. de l’organisation de la 8 ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta, prévue du 12 au 16 octobre 2026, à Bamako. Cette 8ème Session, qui sera précédée de la réunion des experts, adoptera les recommandations et résolutions nécessaires au bon fonctionnement de l’Institution. L’Edition 2026, qui constitue une étape majeure dans la vie institutionnelle de l’Autorité du Bassin de la Volta, permettra aux Etats membres de renforcer leur coopération autour de la gestion concertée des ressources en eau et de consolider les bases d’un développement durable et harmonieux de cet espace partagé. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat de l’AES, tenu du 27 au 30 août 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. Ce forum a enregistré la participation des ministres chargés de la Jeunesse des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel et réuni plus de 600 jeunes et encadreurs de jeunesse autour des thématiques relatives, entre autres : – aux valeurs et idéaux propres à l’espace confédéral ; – au rôle et à la place des jeunes dans l’affirmation de la souveraineté des Etats de la Confédération AES ; – aux politiques, stratégies et initiatives de promotion de la Jeunesse en cours dans les pays de la Confédération. Il a également été marqué par la signature de plusieurs instruments de coopération, parmi lesquels : – le Mémorandum d’entente du Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat des

Route de Gouana : La boue rouge, les eaux stagnantes et les nids-de-poule rendent la circulation pénible

Bamako, 2 septembre (AMAP) Pendant la saison des pluies, circuler à Gouana est un véritable calvaire en raison de l’état fortement dégradé de la route qui dessert la zone. Après les averses, certains passages de cette artère vitale pour ce village et ses localités environnantes, se transforment en véritables pièges pour les usagers  Situé à environ 15 kilomètres de Bamako, le village de Gouana est implanté sur la rive droite du fleuve Niger, dans la périphérie sud de la capitale. Il est délimité par l’aéroport international Président Modibo Keïta-Senou, les localités de Missala, Garantiguibougou et Kabala. Dès l’entrée de Gouana, les habitués et les résidents savent à quoi s’en tenir en terme de voie praticable. Pour les nouveaux usagers, en revanche, la découverte peut rapidement tourner au piège. La route, déjà fortement trempée par le passage des pluies, et scotchée par les multiples nids-de-poule et les dégradations, devient particulièrement difficile à pratiquer à mesure que l’on avance. Après les averses, certains passages se transforment en véritables pièges pour les usagers. C’est notamment le cas de certains endroits à l’entrée de Gouana, entre les principaux points de commerce et au-delà du marché. La boue rouge, les eaux stagnantes et les nids-de-poule rendent la circulation particulièrement pénible et obligent automobilistes et motocyclistes à rouler avec une extrême prudence. En ce dimanche, au lendemain d’une pluie, nous circulons sur la voie avec beaucoup de peine. Il faut parfois contourner une flaque, rechercher le passage le moins boueux ou éviter un trou suffisamment profond pour se frayer un chemin. Les motocyclistes avancent avec prudence pour éviter les trous et les zones boueuses. Mais, tous ne parviennent pas à éviter les pièges de la chaussée. Un jeune homme, à moto, glisse. Il se relève avec difficulté, puis, sans s’attarder, reprend son chemin avec ses vêtements désormais couverts de boue. Pendant l’hivernage, emprunter cet axe devient un véritable parcours du combattant pour les populations. Cette voie qui traverse Gouana ne dessert toutefois pas uniquement cette localité. Elle constitue une route essentielle pour plusieurs quartiers et localités environnantes situés en dehors de la zone aéroportuaire, notamment Missala, Missalabougou et Zougoumè. Leurs résidents l’empruntent quotidiennement pour rejoindre leurs lieux de travail, les établissements scolaires, les marchés et les autres services de la capitale. En saison sèche la voie est marquée par la poussière et de nombreux nids-de-poule. Avec les pluies, elle se détériore davantage. L’eau s’accumule dans les creux, tandis que le banco et les matériaux déposés sur la chaussée se transforment en boue. Pour les usagers, chaque déplacement devient alors une épreuve. Peur de sortir après la pluie Aïssata Cissé, résidente à Missala, dénonce une situation devenue difficile à supporter. « La route de Gouana reste la principale voie d’accès à notre localité. Nous souffrons énormément à cause de son état. Les difficultés existent toute l’année, mais elles deviennent particulièrement pénibles pendant l’hivernage. Mon véhicule tombe régulièrement en panne. J’ai notamment des problèmes de tuyauterie et, à chaque réparation, je dois dépenser entre 2000 et 3000 Fcfa pour faire souder le tuyau. Et comme j’emprunte cette route du lundi au vendredi, je suis obligée de passer au lavage chaque jour. Chaque lavage me coûte 1000 Fcfa. Puisque nous avons construit nos maisons dans cette zone, nous ne pouvons pas simplement les abandonner et aller vivre ailleurs », déplore la fonctionnaire. Même constat chez Kaya Diallo, un autre usager de la route. « Cela fait plus de dix ans que nous vivons cette situation. Son état actuel complique considérablement notre quotidien. Certains ont apporté du banco pour améliorer la praticabilité de la voie. Malheureusement, cette initiative a davantage aggravé la situation. Avec les précipitations, le banco s’est transformé en une épaisse couche de boue, rendant la circulation extrêmement difficile. Ici des gens glissent à longueur de journée et s’affaissent comme des pastèques sur la voie. On peut imaginer l’inconfort que cette situation provoque avec son lot de frustrations et de railleries. Il faut une solution définitive », estime-t-il. Cette dégradation n’est pas sans conséquence sur les activités économiques des habitants. Ayouba Sangaré, qui emprunte régulièrement cette route depuis 2016, fait part de sa frustration. « Je suis un habitué de cette route. Je travaille au marché Dibida et j’ai également une boutique à Missala. Nous sommes nombreux à l’emprunter : fonctionnaires de l’État, élèves, étudiants et commerçants. Certains viennent de Missala, mais aussi de Kouralé, Senou, Kabé, Banankoroni, Touréla et Sanankoroba. La situation est devenue intenable. Nous payons des taxes et des impôts, mais dès que les pluies tombent, nous avons peur de sortir pour nous rendre en ville ou aller travailler, tant la route est dégradée », explique-t-il. Pour les commerçants, les difficultés d’accès ont également des répercussions sur le transport et l’approvisionnement. « Nous aimerions acheter certains équipements et marchandises pour nos commerces, mais les difficultés d’accès à la zone nous découragent. Les transporteurs refusent parfois de s’y rendre ou nous imposent des tarifs élevés. Les produits deviennent alors plus chers. Au final, nous sommes obligés d’augmenter nos prix ou de renoncer à certaines marchandises », poursuit-il. Des efforts communautaires à bout de souffle Face à la dégradation de la voie, les populations ne sont pas restées les bras croisés. L’association des résidents de Missala-Sapeurs a entrepris plusieurs actions pour améliorer, autant que possible, la circulation sur cette voie. Mais ces initiatives, financées par les habitants eux-mêmes, ressemblent désormais à un travail de Sisyphe. « Nous avons mis la main à la poche pour réaliser certains travaux. Chaque année, nous mobilisons des ressources pour apporter du banco. La mairie de Kalabancoro et le Gouvernorat de Koulikoro sont au courant. Nous avons également fait intervenir la mairie, qui met parfois un engin de terrassement à notre disposition pour damer la terre », explique le président de l’association Abdoul Hamid Maïga. Selon lui la mobilisation commence à s’essouffler : « Ces dernières années, la population commence à se décourager. Les gens n’en peuvent plus. Cette année, nous voulions encore faire quelque chose, mais nous n’avions plus les moyens. Pourtant, c’est