Mopti : Renforcement des capacités des femmes élues de la région

Mopti, 19 novembre (AMAP) Un atelier de renforcement des capacités des femmes élues et femmes leaders de la région a pris fin le 16 novembre dernier à Mopti, sous la présidence du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a constaté l’AMAP. Il a été organisé par l’Association pour la Promotion de la Décentralisation et la Gouvernance au Mali (APDGM), la Direction Générale des Collectivités Territoriales et la Décentralisation, le Royaume de Suède et la MINUSMA. Cette session de formation qui a enregistré la participation d’environ 500 acteurs du développement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « projet Promotion de l’engagement citoyen et de la participation des femmes au développement local des femmes conseillères » La rencontre a pour entre autres objectifs, d’améliorer les connaissances des femmes sur les concepts de décentralisation et de développement local, de favoriser l’implication des femmes dans le processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et d’accroitre leur efficacité dans la gouvernance locale. Les participants ont échangé sur le cadre législatif et règlementaire, les attributions et fonctionnement des organes délibérants et exécutifs des collectivités, la maitrise d’ouvrage du développement local, les outils de planification, les modes de gestion des infrastructures et équipements, la gouvernance locale, le contrôle de légalité et la coopération entre les collectivités. Le nombre des femmes élues à Mopti est de 441 soit plus de 10% de l’effectif des femmes élues local. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de région, le général de brigade Abdoulaye Cissé, du maire de la Commune urbaine, Issa Kanssaye, de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, Joanna Adanson, de la présidente de l’APDGM, Mme Maïga Mariam Cissé et du Directeur des Collectivités Territoriale, Abdramane Cissé. DC/KM (AMAP)
Kayes : Grève observée par le Comité AEEM de l’Institut de formation des maîtres

Kayes, 19 novembre (AMAP) Le comité AEEM (Association des Élèves et Étudiants du Mali) de l’Institut de Formation des Maîtres (IFM TC) de Kayes a entamé une grève mardi pour réclamer le paiement de la bourse du mois d’octobre et leur trousseau au titre de l’année scolaire 2019-2020, a constaté l’AMAP. Les manifestants réclament également la réhabilitation et l’équipement des salles de classes avec des commodités (électricité, adduction d’eau), l’approvisionnement des infirmeries en médicaments et l’institution d’une permanence pendant les heures de cours. Ils réclament enfin la dotation de la salle informatique en papier, la gratuité de la photocopie et la sécurisation des personnes et de leurs biens. La coordination demande aux autorités de lui accorder 0,75% du budget alloué à l’éducation afin qu’elle puisse mener des activités dans le cadre de la vie scolaire. Elle souhaite être impliquée dans la gestion des questions scolaires. Des sources proches des organisateurs précisent que le mouvement sera poursuivi jusqu’à la satisfaction des revendications et le bureau régional de coordination de l’AEEM a indiqué qu’elle a entrepris d’autres actions pour que, selon cette structure, tous les filles et fils de la région puissent avoir une égalité de chance à l’école, indique les mêmes sources. Le Collectif des syndicats de l’IFM TC avait observé les 14 et 15 novembre 2019 une grève générale pour exiger le paiement sans délai des heures supplémentaires d’encadrement des élève-maîtres de l’année scolaire 2017-2018, tout en se disant disposé au dialogue. BMS/KM (AMAP)
Onze organisations de la société civile de la Région de Koulikoro financées par HIBUSCUS pour plus de 52 millions de Fcfa

Koulikoro, 19 novembre (AMAP) Onze organisations de la société civile de niveau 1 de la Région de Koulikoro ont signé, vendredi dernier, un protocole d’accord de subventions, pour un montant global de 52.998.040 Fcfa, du Programme harmonisation des initiatives aux bénéfices de la société civile d’utilité sociale (HIBISCUS) au Mali. « Cette cérémonie marque le début des phases opérationnelles d’appui aux OSC, à travers l’attribution des subventions pour des actions de formation, de renforcement des capacités et d’équipements en lien avec la décentralisation et le genre », a précisé le représentant du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Sory Coumaré. Selon lui, c’est au terme d’un long et rigoureux processus d’analyse de 385 demandes reçues au niveau national que le Comité national de validation et de sélection a retenu les 107 meilleures propositions pour une enveloppe de 499.000.000 frs cfa. « Aussi, a-t-il souligné, 24 ONG et faitières ont été sélectionnées pour assurer les formations et accompagnements techniques individualisés de ces OSC de base bénéficiaires ». Le chargé du programme de l’Union européenne (UE), Allaye Dicko, a félicité les OSC bénéficiaires pour la qualité des dossiers montés. « J’espère que cette qualité va se ressentir dans la mise en œuvre des actions et qu’à l’issue de la formation, qui va suivre cette cérémonie, les bénéficiaires sortiront très outillés pour une gestion efficace des subventions », a-t-il souhaité. Au nom des bénéficiaires, la présidente de l’Assistance, développement communautaire associatif (ADCOMA), Mme Maïga Donki Diabaté, a promis qu’ils vont s’investir pour mériter la confiance placée en eux. « Aujourd’hui, plus que jamais, le rôle des OSC est capital dans le processus de consolidation du développement, de la cohésion sociale et de la démocratie au Mali », a-t-elle déclaré. Pour jouer pleinement ce rôle tant attendu, les OSC ont besoin de renforcement de leurs capacités organisationnelles et opérationnelles. C’est dans ce sens que l’Etat malien et sa partenaire l’UE, au titre du 11è Fonds européen de développement (FED), ont initié le programme HIBISCUS pour appuyer les OSC maliennes, à tous les niveaux et dans toutes les régions. En clôturant les travaux le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Sofiana Maïga, qui a présidé l’événement, après avoir « remercié l’Etat et l’UE pour cette initiative heureuse », a exhorté les OSC de la région à participer davantage aux futurs appels à projets du programme afin que la 2è région puisse bénéficier d’autres subventions. « J’exhorte, également, les OSC de base bénéficiaires de la subvention du programme HIBISCUS, au titre de l’Appel à manifestation d’intérêt (l’AMI-2) et les trois ONG et coordinations sélectionnées, pour leur formation et accompagnement, à une mise en œuvre efficace et efficiente des actions, afin d’atteindre les résultats attendus », a-t-il dit. L’événement s’est déroulé en présence, également, ddu coordinateur et régisseur du programme HIBISCUS, Samba Tembely, du représentant du maire, des responsables de la Coordination régionale (CR) des ONG, du point focal du programme, Youssouf Fomba, et des OSC bénéficiaires. AM/MD (AMAP)
Familles déplacées à Bamako : De quoi demain sera fait ?

Reportage de Maïmouna SOW Bamako, 18 novembre (AMAP) Un formidable élan de solidarité s’était manifesté en faveur de ces personnes démunies. Mais il n’a pas tenu la distance et la précarité est de retour dans les sites d’accueil. « Non, pas par-là», « Par ici, votre moto peut passer, mais continuez à rouler en première », « Faites plutôt le grand détour, cela vaut mieux ». Conseils, instructions, mises en garde contradictoires fusent de toutes parts alors que nous tentons, désespérément, de trouver un chemin praticable pour accéder au camp de déplacés, situé derrière le marché des moutons (Garbal) de Faladié. L’exercice consiste à affronter un environnement qui vous incite à rebrousser chemin. Il faut éviter les flaques d’eau saumâtre, longer les ornières remplies d’une boue gluante, ignorer la puanteur qui imprègne les lieux et se protéger des myriades de mouches. Au bout d’un moment, nous nous résignons à l’inévitable. Qu’importe les précautions que nous prenons, nous mettons le pied là où il ne faut pas. Comment des êtres humains peuvent-ils s’accommoder d’un cadre de vie si incommode ? Lorsque nous posons la question à Sata Djibo, une dame qui a fui Koro avec toute sa famille, notre interlocutrice soupire longuement. Chaque jour, elle et les siens affrontent la faim, la soif, le manque d’espace pour dormir. « Aujourd’hui, indique-t-elle, je n’ai rien mis sur le feu. Par chance, une dame est venue nous apporter à manger. Sinon il y a des jours où nous devons nous contenter d’un seul repas. Et quel repas ! Cette situation est surtout pénible pour les enfants ». Comme pour confirmer ses dires, le bébé que Sata allaite se met à pleurer. De toute évidence, le peu qu’il a pu tirer du sein de sa mère ne lui a pas suffi. En outre, il tremble de froid dans le vieux t-shirt qui l’enveloppe. Assise à côté de lui, sa petite sœur, de quatre ans environs, essaie de le calmer, en lui caressant la tête et en lui murmurant des mots de consolation. Elle aussi, tout comme le bébé et la mère, est pauvrement habillée et doit être transpercée par le vent frais qui balaie la zone, en ce début du mois de septembre. L’orage avorté a laissé derrière lui une température exceptionnellement basse. EAUX STAGNANTES – Sata nous indique qu’ils sont huit à partager la modeste hutte devant laquelle elle est assise : son mari, leurs quatre jeunes enfants, leur fils aîné, l’épouse de ce dernier et elle-même. Une voisine, accompagnée de sa belle-fille, visiblement, enceinte, se joint à notre conversation pour raconter ses malheurs et, aussi, pour profiter de la chaleur que dégage un fourneau à moitié rempli de braises. La nouvelle venue nous indique du doigt son abris, non loin de là. Elle explique que la porte de sa « chambre » fait face à un enclos de vaches. Outre les nuisances causées par la proximité du troupeau, elle, son époux et leurs cinq enfants endurent les mêmes désagréments que la famille de Sata. C’est-à-dire les moustiques, les eaux stagnantes et les odeurs pestilentielles. « Lorsqu’il pleut, ajoute la dame, notre situation empire. Notre toit est percé et pour éviter de nous retrouver entièrement mouillés, nous passons la nuit debout », témoigne-t-elle. Pourtant, ces déplacés ne se satisfont guère de cette situation qui les oblige à dépendre de la solidarité. « Le plus dur pour moi, nous confie Sata, c’est de rester là à ne rien faire alors que j’ai des enfants à charge. Pourtant je suis valide et je suis habituée à travailler. Si je pouvais avoir un crédit de 2000 Fcfa, je pourrais me lancer dans une activité. Mais où trouver cet argent ? » Le même refus de renoncer, nous le percevons chez Awa et Djénéba, deux jeunes filles qui, dans leurs t-shirts, frissonnent sous la morsure du vent frais. Elles entretiennent, laborieusement, un feu avec les débris de branches ramassés çà et là. Sur le foyer improvisé est posée une vieille boîte de lait en poudre, grand modèle, qui sert de marmite. Le tandem, qui nous accueille cordialement, préfère éviter tout commentaire sur la situation du camp et nous renvoie à l’imam Ali Guindo que les filles désignent comme leur « représentant ». Il est vrai que ce dernier a toute légitimité pour remplir cette fonction. Installé à Faladié, depuis de nombreuses années, il essaie, tant bien que mal, d’organiser l’accueil des déplacés, depuis le début de la crise dans la Région de Mopti. Handicapé par le poids de l’âge, il a délégué à Amidou Djibo le soin de gérer la plupart des problèmes quotidiens. Lorsqu’on interroge ce dernier sur ses principales préoccupations, sa réponse est lapidaire : le camp manque de tout. Pas d’eau, pas d’électricité, pas de latrines, pas d’écoles. Mais pour Djibo, la priorité ce sont les problèmes d’eau et de nourriture. « Nos réserves en céréales sont épuisées et un bidon d’eau coûte 100 Fcfa. Il est, donc, hors de portée pour qui doit se contenter d’un repas par jour. Les vendeurs nous disent que l’accès est difficile et il faut bien qu’ils aient une compensation pour leurs efforts », détaille-t-il. FLUX ININTERROMPU– Djibo nous apprend que la situation des déplacés est moins pénible dans d’autres camps comme à Yirimadio, Sabalibougou, Ouelessébougou ou Sénou, par exemple. C’est pourquoi on y dirige les nouveaux arrivants. « Mais, souligne-t-il, la situation va évoluer dans le mauvais sens. Car chaque mardi, c’est un flot de nouveaux déplacés qui arrive en provenance, généralement, de Bankass, Koro, Bandiagara et Douentza ». Le vieux Ali Guindo s’inquiète de ce flux ininterrompu, car celui-ci est le baromètre d’une situation sécuritaire qui ne s’améliore pas. « Je préfère, toutefois, que les gens quittent les lieux en attendant que les choses se stabilisent », admet-il. Cette année, j’étais à La Mecque et le jour d’Arafat, on m’a annoncé la mort de mon fils par balle. Alors que ce jeune homme se préparait à se marier ». Quid de la solidarité dont bénéficiaient les déplacés, il y a quelques mois ? Elle ne s’est pas estompée, mais l’élan initial a perdu de son ampleur. Fort heureusement, il reste toujours des
Le Programme de développement sanitaire et social (2019-2023) de Diéma restitué aux acteurs

Diéma, 18 novembre (AMAP) Un atelier de restitution du Programme de développement sanitaire et social (PDSS) 2019-2023, et de validation de la carte sanitaire révisée du District sanitaire, tenu mercredi dernier, à la préfecture de Diéma, ont recommandé de respecter les normes de création des structures de santé, de superviser les centres de santé secondaires pour s’assurer de la qualité et de l’efficacité des soins offerts, a constaté l’AMAP. Au terme de leurs travaux, ils ont, également, ajoute qu’il faut créer une aire de santé à Ballabougou dans l’aire de santé de Dioumara et sensibiliser les populations pour une adhésion effective à la nouvelle carte sanitaire. Devant plusieurs acteurs, à la cérémonie d’ouverture, le 1er adjoint au préfet Kabaou Dolo, a souligné « l’impérieuse nécessité de la tenue de cet atelier de restitution, combien important à (ses) yeux », et qui permettra de mieux édifier les acteurs concernés sur les grandes orientations du PDSS de la santé, du développement social, de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille dans le Cercle de Diéma. Compte tenu de la richesse et de la pertinence des thématiques évoquées, le 1er adjoint au préfet a invité les participants à suivre avec intérêt les travaux, pour garantir au District sanitaire de Diéma, une couverture sanitaire et social plus adéquate. Cette carte sanitaire révisée prend en compte la création de neuf nouvelles aires de santé dans le District sanitaire de Diéma, à savoir Sagabara-Moriba, Kana, Koundougoula, Tassara, Sobougou, Fadou, Kaniara, Bahamabougou et Sebabougou. Ce PDSS de la santé, du développement social, de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, prévoit dans les cinq années à venir, la réalisation de plusieurs activités pour l’amélioration des conditions de vie des populations du Cercle de Diéma. Ont pris part à cet atelier, le président du Conseil de cercle, les sous-préfets, les maires, les directeurs techniques des centres (DTC), les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO), les représentants des ONG et partenaires au développement, la Coordination des association et organisations féminines (CAFO), le Comité des femmes utilisatrices des services de santé (CFU), les medias et le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE). OB/MD (AMAP)
Diéma : Discussion sur les Groupes de soutien aux activités de nutrition

Diéma, 18 novembre (AMAP) Une rencontre de coordination et de concertation des activités communautaires des Groupes de soutien aux activités de nutrition (GSAN), s’est tenue, jeudi, dans la salle de conférence de la préfecture de Diéma, sous la présidence du préfet Abou Diarra, représenté par son 1er adjoint Kabaou Dolo. Initiée par le Centre de santé de référence (CSRef), avec la contribution de l’UNICEF, cette rencontre avait pour but de renforcer le suivi des activités communautaires, à travers des rencontres périodiques, afin de contribuer à l’amélioration des indicateurs clés nutrition/santé. Les travaux ont fait le point sur les activités des GSAN par aire de santé, en termes de démonstrations culinaires, de visites à domicile, de dépistage, d’orientation et de prise en charge. Les insuffisances et les difficultés rencontrées par les GSAN dans la mise en œuvre de leurs activités ont été identifiées. A la lumière des échanges, des recommandations ont été faites pour assurer le financement continu de la supervision des GSAN, doter les GSAN en matériels et supports de gestion, renforcer la compétence des GSAN dans le remplissage des supports lors des supervisions, assurer le suivi mensuel des GSAN, assurer la transmission régulière au niveau du CSRef des rapports mensuels, dynamiser les GSAN non fonctionnels et renforcer la recherche active des cas d’abandon de malnutrition. A la clôture des travaux, le 1er adjoint au préfet, Kabaou Dolo, a invité les maires à soutenir les GSAN qui font, désormais, partie de leurs instruments de travail pour combattre. jusque dans son dernier retranchement, la malnutrition dans le Cercle de Diéma. Il a demandé, surtout, de faire le suivi correct des recommandations issues de cette rencontre dont dépend, selon lui, la survie des GSAN dans le Cercle de Diéma. OB/MD (AMAP)
Diéma : Le hanneton ? Connais pas…

Reportage de Ouka Ba Diéma, 18 novembre (AMAP) Le hanneton ! Je ne connais pas. Telle pourrait être la réponsedes enfants d’aujourd’hui, dans les villes comme dans les campagnes du Mali. Le hanneton est un insecte aux couleurs parfois variées, avec des antennes courtes frangées à leur extrémité. La larve du hanneton est différente de l’adulte et ne mange pas la même chose. Lorsqu’il est sous forme de larve, il s’attaque aux racines des plantes. Au stade adulte, il se nourrit de jeunes feuilles et de bourgeons. Le cycle de vie du hanneton à l’état larvaire se prolonge pendant trois ans. C’est au cours des périodes hivernales et deux mues successives que la femelle s’enfonce dans le sol pour pondre des œufs. Une fois devenu adulte, le hanneton a une durée de vie qui ne dépasse guère un mois. Depuis une vingtaine d’années, cet insecte, si convoité par les enfants d’une autre époque, est tombé dans les oubliettes. Aucun enfant ne lui accorde encore de l’importance, à supposer qu’il sache de quoi il s’agit. Or à l’époque, les enfants les attrapaient, quotidiennement, au vol, sur les plantes, les arbres, partout où ils étaient reclus. Ces petits êtres volatiles constituaient pour les garnements de véritables trésors. Certains petits malins en tiraient profit, financièrement parlant. Ils partaient chercher les hannetons les plus beaux, les plus merveilleux, de part leurs couleurs et leur gabarit. Ils les vendaient à leurs petits camarades. Ce qu’a fait Solo qui en a tiré des bénéfices appréciables… Il pratiquait une sorte d’embouche avec sa colonie de hannetons. Il mettait un peu de coton dans des boîtes d’allumette vides, plaçait dans chacune, une femelle, refermait et, au bout de deux jours, elles pondaient des œufs. Solo vendait les hannetons avec leurs œufs, et ne manquait jamais de casse-croutes pour l’école. D’autres préféraient griller leurs moissons et les croquer, simultanément, comme des noix de kola. Devant ce récit, les enfants d’aujourd’hui feraient, certainement, un beurk !!! de dégoût. Madoua, rentré du Maouloud, en était friand. Aujourd’hui, il n’ose plus porter à la bouche la chair du hanneton. Il explique que lui, Madoua, pouvait bouffer par jour une dizaine de hannetons grillés, trempés dans d’huile. « L’enfance est une maladie ! », s’exclame-t-il, en faisant un mouvement, de gauche à droite, de la tête. Le hanneton était utilisé également comme cerf-volant. On attachait un fil solide à une de ses pattes et on le laissait voler comme un hélicoptère. « Le spectacle était passionnant », déclare ce sexagénaire, quelque peu nostalgique. Kantara, ce natif de Béma, se souvient du conseil que lui a prodigué son père. « Mon vieux me disait, rapporte-t-il, le jour où tu vois deux hannetons s’accoupler, n’essaie pas de les déranger, car s’ils se séparent par ta faute, tu seras frappé de stérilité ». Samba s’indigne. « S’il est vrai que les hannetons sont nuisibles, qu’ils contribuent à la destruction du couvert végétal, pourquoi ne pas les traquer comme on le fait avec certains nuisibles ? », s ;’interroge-t-il. «Les hannetons ne sortent pas en grand nombre. Ils n’ont pas les mêmes comportements que les déprédateurs », renchérit le compagnon de Samba, qui semblait impatient. Sagaïré, le Maure, déclare que pour voir les hannetons, actuellement, il faut dépasser de parcourir plusieurs kilomètres, après les habitations de la ville. « Ils se sont éloignés, poursuit-il, à cause des pieds de neems, qui envahissent nos villes et villages et qu’ils détestent’, estime-t-il. OB/MD (AMAP)
Lutte contre le terrorisme : De nombreux terroristes neutralisés (Source militaire)

Bamako, 18 novembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont poursuivi leur offensive contre les groupes armés terroristes et ont mené, samedi, une opération de ratissage dans le secteur de Ouenkoro (Cercle de Bankass) dans le Centre du Mali, suite à l’attaque du village de Dibi par des individus armés habillés en dozo, a appris l’AMAP de source militaire. Dans un communiqué qui fait le bilan de cette opération, l’Armée a annoncé 20 individus arrêtés, 10 morts, 43 motos brulées, un pistolet mitrailleur, deux carabines, 10 fusils de chasse, 190cartouches, 70 cartouches de chasse saisies, 10 motos récupérées, 10 téléphones saisis. Les Forces armées et de sécurité ne déplorent aucune perte dans leur rang. Toujours dans le cadre de cette offensive, les FAMa ont mené, vendredi dernier, une opération à Mondoro (Centre). Le communiqué de l’Armée, qui l’annonce, a précisé qu’à environ cinq km de Mondoro, un accrochage avec des groupes armés terroristes a fait neuf terroristes neutralisés. Les soldats maliens ont récupéré sur l’ennemi un pistolet mitrailleur et une moto. Rappelons que Mondoro est une localité du Cercle de Douentza, dans la Région de Mopti. Avec Boulkessy, Mondoro est connu pour être un repaire de groupes terroristes. Les soldats maliens ont été, régulièrement, victimes d’attaques dans cette zone. Fin octobre, les détachements militaires installés dans ces deux localités ont été l’objet d’attaques simultanées de la part des terroristes. Les forces de défense et de sécurité ont subi de lourdes pertes en vies humaines et en matériels. Depuis cette attaque, suivie de celle d’Indelimane, dans le Nord du Mali, qui fut tout aussi meurtrière pour les Forces armées maliennes, celles-ci, dans une nouvelle stratégie, sont passées à l’offensive, en prenant l’initiative longtemps laissée aux groupes terroristes. Depuis deux semaines, l’Armée annonce, régulièrement, des succès sur les groupes terroristes et djihadistes dans le Centre et le Nord du Mali. Dans un communiqué daté du 15 novembre, le gouvernement avait annoncé que dans l’après-midi du mercredi 13 novembre 2019, les FAMa, basées à Ouenkoro (Cercle de Bankass), dans la Région de Mopti sont intervenues dans le village de Peh, à la suite d’informations faisant état d’attaque par des individus non encore identifiés. Les assaillants étaient habillés en tenue de chasseur. « À l’arrivée des FAMa, ajoute le texte, ils ont abandonné les troupeaux volés et se sont repliés ». Une fouille des FAMa, dans les campements voisins, a abouti à la découverte de 19 corps abandonnés dont certains dans des puits. Les FAMa ont inhumé les corps et le bilan total enregistré fait état de 20 corps retrouvés. MS/MD (AMAP)
Communiqué du gouvernement suite au drame intervenu dans le village de Peh, cercle de Bankass
Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que dans l’après-midi du mercredi 13 novembre 2019, les Forces Armées du Mali (FAMa) basées à Ouenkoro (cercle de Bankass), dans la région de Mopti sont intervenues dans le village de Peh, à la suite des informations faisant état d’attaque par des individus non encore identifiés. Le Gouvernement précise que les assaillants qui œuvrent pour faire semer la terreur sur les bandes frontalières de nos pays, étaient habillés en tenue de chasseur. À l’arrivée des FAMa, ils ont abandonné les troupeaux volés et se sont repliés. Par la suite, une fouille des FAMa dans les campements voisins a abouti à la découverte de dix-neuf (19) corps abandonnés dont certains dans des puits. Les FAMa ont inhumé les corps et le bilan total enregistré fait état de vingt (20) corps retrouvés. Le Gouvernement de la République du Mali félicite les FAMa pour la promptitude avec laquelle elles ont secouru les populations en danger et présente ses sincères condoléances aux familles des victimes. Le Gouvernement appelle les populations dans les zones en proie à l’insécurité au calme et à la retenue ; exhorte toutes les parties à œuvrer à la résolution pacifique de leurs différends et à la réconciliation à travers le dialogue. Le Gouvernement de la République du Mali invite les populations à collaborer, à soutenir, à accompagner et à encourager nos FAMa, dans ce combat inlassable contre les forces obscurantistes qui œuvrent à mettre en mal notre cohésion sociale. Bamako, le 15 novembre 2019 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions,
Le ministre de la Défense et des Anciens combattants à Gao, Ménaka et Ansongo

Gao, 17 novembre (AMAP) Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Dahirou Dembélé, accompagné du chef d’Etat-major de la Garde nationale, le général Ouhaoun Koné, le général Elhadji Gamou et le général Abdouramane Baby, a effectué, de vendredi à dimanche, une visite aux Forces de défense et de sécurité de la première région militaire de Gao et aux éléments d’Ansongo et Ménaka, a constaté l’AMAP. A sa descente de l’avion militaire, à l’aéroport international de Gao, samedi, aux environs de 12 heures, il a été accueilli par le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké, et de la 3èmeadjointe du maire de la Commune urbaine de Gao, Mme Saima Maiga, en présence du commandant de la zone de défense N°1 de Gao, le colonel Seydou N. Koné. A Ménaka, Dahirou Dembélé, a été accueilli par le gouverneur de Ménaka, Daouda Maiga, en présence des autorités communales et coutumières. Après ces différentes rencontres avec les autorités communales, administratives et militaires, il a accordé une interview à la presse dans laquelle il a dit être venu « transmettre le message de soutien, aux forces armées et de sécurité, du président de la République, chef suprême des Armée, Ibrahim Boubacar Keita et commandant en chef des forces Armées, de son gouvernement et de tout le peuple malien ». Il ajouté être venu, par la même occasion, présenter, au nom du président de la République, de son Premier ministre, de son gouvernement les doléances aux Famas, à leurs familles et à l’ensemble du peuple malien qui prient pour le repos de l’âme des soldats morts en mission de défense du Mali. « A Bamako et, sur l’ensemble du territoire, les Maliens sont sortis, massivement, pour exprimer leur tristesse mais aussi à travers leur soutien aux forces de sécurité maliennes », a poursuivi le ministre de la Défense. il faut, aujourd’hui, malgré les difficultés et la tristesse que nous avons vécues, qu’on arrive, nous FAMa, à donner le sourire à ce peuple là, qui a tant pleuré et qui pleure, toujours, ses morts », a encore dit le général Dembélé. Il a déclaré, que durant sa visite à Ménaka, en passant par Ansongo d’abord, il a regardé les éléments et, cela lui a donné « un espoir et l’esprit existe quiles animent, malgré la douleur. « Je suis venu leur dire que les autorités maliennes, à partir de maintenant, ne feront plus de calcul, parce qu’aujourd’hui, tous les moyens seront engagés pour préserver le potentiel humain, notamment les soldats et protéger nos populations et leurs biens », a-t-il promis. Ces moyens seront terrestres et aériens et mis à la disposition des Famas « très prochainement. pour faire face à l’ennemi », s’est engagé le général Dembélé qui a invité les soldats à plus faire d’attention sur tout ce que se véhiculent les réseaux sociaux. Il a expliqué les soldats sont engagés sans aucune contrainte. « Tout soldat s’engage, volontairement, pour une durée de quatre ans. Une fois que, cette période d’engagement est terminé, le soldat, après une autre visite, peur signer un autre engagement volontaire », a-t-il rappelé. Par contre, si le soldat veut abandonner, il lui suffit de résilier son contrat, « mais ce serait très grave, à un moment où le Mali a besoin de tous ses enfants, parce que nous sommes en guerre ». Il a assuré voir instruis à ses hommes « d’approcher la population, les autorités coutumières, communales et administratives, car c’est avec le contact et le respect envers ces couches, que nous pouvons gagner la guerre contre l’ennemi ». Selon lui, cet ennemi profite du vide entre soldats et populations pour s’y semer le discours de la division et de la haine communautaires. C’est la même tactique, selon le ministre, qu’utilise l’ennemi, notamment sur les réseaux sociaux, en essayant de mettre dos à dos les Forces armées maliennes (FAMa) et les forces partenaires du Mali, surtout françaises « accusées de duplicité ». « En aucun cas, ces partenaires ne peuvent être amis et ennemis du Mali, à la fois, après nous avoir aidés, en 2013, dans la reconquête définitive des Régions dans le Nord », a soutenu Dahirou Dembélé, ajoutant que le Mali a besoin du soutien de tous les partenaires face à cette difficulté qu’il vit. Interrogé sur le repli des Forces de défense et sécurité, dans la zone de Labbezanga, le ministre, a répondu que « lorsqu’on confie à des hommes une mission, il faut évaluer les problèmes. Il a assuré que « dans quelques semaines » tous les camps seront réoccupés par les FAMa, tant à Indélimane qu’à Anderanboukane. AT/MD (AMAP)

