Polygamie: Les femmes de plus en plus réfractaires 

Par Maïmouna SOW Bamako, 03 février (AMAP) Le Mali est un pays laïc, fortement dominé par la foi musulmane. L’Islam autorise les hommes à épouser plusieurs femmes. Le temps est loin où les hommes se mariaient à plusieurs femmes, pour constituer de grandes familles  où il faisait bon vivre, dans l’entente. Ce climat familial serein  traverse des moments difficiles et les femmes ont une peur bleue de la polygamie. Le débat sur le choix du régime matrimonial ressurgit, toutes les années depuis une décennie, à la veille du mois de Ramadan, à l’approche de la fête de Tabaski. La monogamie a-t-elle pris le dessus dans le cœur des générations de jeunes maliennes en âge de se marier ? « La polygamie c’est l’enfer ! Personne ne doit accepter de partager son homme », soutient Aminata, lors d’une discussion avec son amie Kadiatou sur la question. Cette autre épouse, qui l’écoute, écarquille les yeux. Il y a de quoi. En effet, Aminata qui pourfend la polygamie est mariée sous le régime de la polygamie. Elle attend même l’arrivée prochaine dans son foyer du  premier bébé. Dans le Mali actuel, le régime de la polygamie est inacceptable pour de nombreuses jeunes filles en âge de se marier. Des citadines et des femmes rurales, dans toutes les communautés, estiment que vivre dans un foyer polygame « est une pilule amère, difficile à faire passer. » Mais. paradoxalement, elles sont nombreuses à le signer. Comme le montrent ces chiffres de la mairie de la Commune IV du District de Bamako. Ici, durant les trois dernières années, 90% des unions ont été faites sous le régime de « la discorde ». « En 2019, il y a  eu 302 mariés polygames, 32 monogames ; en 2018, 363 polygames contre 33 monogames; en 2017, 349 polygames, 44 monogames », indique le chef du centre de la mairie de la commune IV du District de Bamako, Diakité Rokia Bagayoko. Devant l’officier d’état-civil, plus de la majorité des nouvelles mariées optent pour la polygamie. Malgré les statistiques qui prouvent la prééminence de la polygamie dans les familles, les épouses ont la phobie de la polygamie. Pour quelles raisons ? UN CALVAIRE – Aujourd’hui, la 2è épouse Diawara Assétou Koné est braquée contre la polygamie. Elle soutient qu’elle vit le calvaire, parce qu’elle  partage son mari avec une co-épouse dans la concession familiale. Elle a perdu toutes ses illusions sur le bonheur chez son mari polygame. Et elle ne mâche pas ses mots : « Je ne le souhaiterai pas à une ennemie de vivre dans une famille polygame!  Etre  mariée sous ce régime est une chose, mais vivre sous le même toit avec sa co-épouse est horrible », déclare-t-elle. L’aversion de cette épouse pour la polygamie découle du fait que sa co-épouse est la cousine de son mari, qui serait la favorite. Mme Diawara Assétou Koné déplore cette mise à l’écart. Elle vide son amertume en ces termes : « Je suis traitée dans ma maison comme une réfugiée. J’ai tort d’avance en cas de conflit avec ma coépouse, Je suis exclue de toutes les consultations sur  les affaires de ma belle famille ». L’hostilité à l’égard de la polygamie est largement partagée dans le rang des femmes. Mais quelques unes se résignent, arguant l’aspect social et religieux. Mme Coulibaly Fatoumata Diarra est mariée depuis 19 ans. Elle se souvient des fastes du jour de son union.  Au moment de la signature du régime de polygamie, elle a fondu en larmes en la présence de six autres couples qui attendaient pour se dire « oui ». Elle a fait l’objet d’un persiflage et ses proches craignaient un renoncement de sa part. Au bout de quelque temps, ils ont  réussi à la convaincre d’opter pour la polygamie. Mais au fil des années, les conditions de vie se sont améliorées dans son foyer. Mais cette aisance matérielle inquiétait fortement Mme Coulibaly Fatoumata Diarra. Au Mali, la bonne situation financière pousse beaucoup d’époux polygames à prendre une nouvelle femme. « Plus mon mari gagnait sa vie, plus je m’inquiétais. Les filles d’aujourd’hui ne laissent pas les piétons tranquilles, à plus forte raison un homme riche qui roule en 4 X 4 ». Mme Coulibaly ne sera pas épargnée. Elle sera atterrée d’apprendre, deux ans après son mariage, la nouvelle du 2e mariage de son mari. Exaspérée, elle a cherché en vain à échapper à la polygamie. « En ce temps, c’était dur pour moi d’affronter les regards des autres. J’allais partager mon homme et, peut être, que je serai délaissée au profit d’elle »,  a confessé Mme Coulibaly. Prise de panique, elle a vendu ses bijoux. Elle s’est endettée pour pouvoir aller en France, laissant ses 6 garçons dernière elle. Malheureusement, l’intermédiaire, qui était chargé de lui trouver un visa n’a pas pu honorer l’engagement à temps. Et il avait empoché plus de 2.700.000f Cfa. Mme Coulibaly Fatoumata Diarra était désemparée. Elle ne savait plus que faire. Elle était acculée par la meute des créanciers, et contrainte d’affronter la dure réalité du foyer polygamique. « J’ai failli faire la prison, n’eût été l’aide de ma famille paternelle qui a remboursé mes crédits. Ma grande sœur qui vit en France m’a offert une boutique de produits de beauté. Je devais rester près de mes enfants. Ce fut le pire moment de ma vie. Dieu merci. Maintenant, j’ai retrouvé la paix. La peur bleue de la polygamie qui m’habitait n’avait pas sa raison d’être. Mon époux n’a jamais cessé de me prouver son amour, en chef de famille responsable. Pour cela,  je lui témoigne ma loyauté», a-t-elle souligné, le regard heureux, un grand sourire aux lèvres. « La polygamie a été inspirée par le tout puissant pour équilibrer la vie sur terre. Dans le monde les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Le bon mari et un bon père », estime Fatima. Elle a conseillé à sa nouvelle co-épouse d’être respectueuse, de comprendre qu’elle n’est pas venue pour remplacer une épouse mais agrandir la famille. Ces deux co-épouses ne vivent pas dans le même quartier. Le fonctionnaire Moustapha Coulibaly fait montre d’une forte conviction religieuse. Il faut, selon lui, prendre plusieurs femmes

Cité des rails : Lancement de l’’opération « Quartier Propre » à Kayes N’Di

Kayes, 3 février (AMAP) Le lancement de l’opération d’assainissement «Quartier Propre » dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations, a été présidé dimanche à Kayes N’Di, dans la Commune de Kayes, par le conseiller aux Affaires Economiques du gouverneur de région, Adama Assagaidou Maiga, a constaté l’AMAP. « Les jeunes ont gagné la coupe de l’assainissement. Il revient maintenant au quartier de remporter cette coupe », a déclaré N’Diaye Bah, chef de quartier de Kayes N’Di, ancien ministre de la culture, faisant allusion au tournoi « Vacances Foot-2019 », organisé par Orange Mali et remporté par l’équipe du quartier. Le Chef de quartier a déclaré que  Orange Mali a offert 5 millions de Fcfa à son quartier, dont un million pour son équipe de football et  l’opérateur économique Aliou Badara Diallo une contribution de    500 000 Fcfa,  avant de préciser que l’exécution des travaux a été confiée à la société Aliou Koné, retenue suite à d’un avis appel d’offres. « Je lance un appel aux jeunes pour qu’ils s’organisent en GIE. Les Groupements économiques d’intérêts généraux créent des emplois. Ils peuvent récupérer les sachets plastiques abîmés pour les transformer en produits artisanaux. Nous allons faire en sorte que tous les 5 secteurs de Kayes N’Di soient assainis », a conclu N’Diaye Ba. Malgré les efforts en cours des autorités régionales et locales en vue de rendre la ville de Kayes propre, l’insalubrité demeure une préoccupation majeure dans la capitale du Khasso où des familles n’hésitent pas à jeter des ordures au beau milieu des rues.  BMS/KM (AMAP)

Mopti : Les forces de sécurité dotées d’infrastructures et de moyens logistiques  

Mopti, 31 janvier (AMAP) L’Union européenne (UE) a remis, mardi dernier, trois infrastructures majeures aux forces de sécurité maliennes, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au renforcement de la sécurité dans la Région de Mopti et à la gestion des zones frontalières (PARSEC), a constaté l’AMAP. Il s’agit d’un hangar pour accueillir le vecteur aérien, d’un atelier interservices de maintenance (AIM) avec un équipement adéquat doté d’un véhicule garage et d’une caserne pour le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Mopti. La cérémonie de remise de ces infrastructures était présidée par le général Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, en présence de nombreux diplomates et chefs militaires. Le hangar aérien est un abri pour assurer la durabilité de l’avion déployé à l’aéroport de Sévaré, dans le cadre l’appui de l’UE à la mise en œuvre du Plan de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC) du gouvernement. Cet appareil, destiné aux renseignements grâce à sa boule optronique, permettra d’optimiser la surveillance, à temps réel et à grande échelle, des zones frontalières. Quant à l’AIM, il est destiné aux différentes forces de sécurité. Il comprend trois  bureaux, un espace garage, une fosse de vidange et des commodités. En plus de la formation de l’équipe technique de l’AIM par le PARSEC, l’atelier a fait l’objet de nombreuses livraisons d’outils et de pièces détachées ainsi que de deux véhicules : un camion grue plateau et un véhicule atelier mobile pour permettre aux agents du garage d’intervenir à distance. La caserne du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Mopti, dont la remise fait suite à celle du camp mobile, est située au cœur de la légion de gendarmerie. Elle est composée d’un centre de commandement, d’un poste de sécurité, d’une zone de vie d’environ 32 éléments, d’un réfectoire et de toilettes avec les commodités requises. L’UE finance le PARSEC à hauteur de 19 milliards de Fcfa, à travers le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique. Son objectif est de contribuer à la stabilisation de la Région du Centre du Mali, en améliorant la sécurité des populations, le contrôle du territoire et la gestion des espaces frontaliers par les services de l’Etat, dans le respect de l’état de droit. Le chef de la délégation de l’UE, Bart Ouvry a indiqué que la mutualisation des moyens est la seule alternative pour faire face aux défis de l’insécurité auxquels sont confrontées les forces de sécurité. Selon lui, l’UE travaille, aussi, pour le retour des services sociaux de base et à offrir des opportunités d’emploi aux jeunes. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a exprimé sa grande satisfaction devant les actions du PARSEC, citant notamment la remise de moyens fluviaux à Koulikoro, du camp balistique à Bamako. « Des actions, a estimé le général Salif Traoré, qui vont dans le sens du renforcement de capacités et de protection du personnel des forces dans leurs missions régaliennes de défense de la patrie ». La signature du protocole de propriété des infrastructures entre le directeur des opérations d’Expertise France, agence de mise en œuvre du PARSEC, Hervé Conna, et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, a mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)  

Banamba : Echanges sur le montage de projet, la gestion des AGR et l’entrepreunariat rural

Banamba, 3 février (AMAP)Un atelier sur le montage de projet, la gestion des activités génératrices de revenus (AGR) et l’entrepreunariat rural, initié par le  consortium d’ONG SOS Faim, CAEB, VSF, ICD et le Tonus, destiné aux femmes et jeunes, a pris fin samedi à Banamba, sous la présidence du préfet de Cercle, Sékou Touré, a constaté l’AMAP. Cette série de formation de 6 jours en raison de 03 jours par groupe a concerné plus d’une quarantaine de participants venus des communes rurales de Boron, Madina-Sacko, Toubacoro et Sebeté. Il s’agissait de renforcer les capacités des jeunes et femmes en montage de projet, à la gestion des activités génératrices de revenus (AGR) et en entrepreunariat rural, dans le cadre de la mise en œuvre du projet P2RS. A l’issue des travaux, les participants ont été invités  à faire une restitution des connaissances acquises auprès de leur base. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence  de l’Adjoint du maire de la Commune de Banamba, Cheick Fanta Mady Diallo, du porte parole du consortium d’ONG, Mamadou Tangara, des responsables des services techniques et des représentants de la société civile. AT/KM (AMAP)

Ségou : La 16ème édition du Festival sur le Niger débute mardi dans la Cité des balanzans

Ségou, 2 février (AMAP) La 16ème édition du Festival sur le Niger débute mardi dans la Cité des Balanzans, sous la présidence du ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo,  en présence du Gouverneur de région, le Général Biramou Sissoko, et de l’organisateur principal, Mamou Daffé, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Les thèmes retenus cette année sont : « Réconciliation et cohésion sociale » et « Migration et identités ». Il est prévu une série d’activités notamment une caravane pour la paix,  des expositions d’arts, des conférences de presse, des contes, du théâtre, de la musique au cours de ce grand évènement auquel vont prendre part d’éminents  hommes de culture et des artistes de renommée du Mali, de la sous région et du monde entier. La 16ème édition du Festival sur le Niger prendra fin dimanche à Ségou sous la présidence du ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo. KM (AMAP)

Le PM boucle sa visite au Nord du pays par Taoudénit

Taoudénit, 2 février (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a bouclé vendredi, la visite qu’il a entamée au Nord du Mali, par la Région de Taoudénit, 9ème circonscription administrative du Mali, a constaté l’AMAP. Le gouverneur de la Région, le général Mohamed Abdrahamane ould Meydou, a remercié l’Etat pour les efforts déployés dont la réalisation de trois grands forages positifs, avant de féliciter la MINUSMA pour la réalisation de plusieurs points d’eau, le transport aérien des missions et pour ses appuis dans les initiatives s’inscrivant dans le cadre de la paix, de la cohésion sociale et  de la réconciliation nationale. Le gouverneur a  rappelé que l’opérationnalisation de la Région de Taoudénit a démarré en 2016 dans un contexte d’insécurité qui sévit depuis 2012, toute chose qui a des impacts sur le processus de développement. Le général Meydou a, enfin, évoqué, entre autres préoccupations, la poursuite du redéploiement de l’administration et des services techniques, la consolidation de l’opérationnalisation de la région en la dotant de ressources humaines, de moyens matériels et financiers, la création d’une région militaire, d’un stock de sécurité alimentaire et d’aliment bétail pour la période de soudure et l’organisation des élections législatives. Le PM a remercié les représentants de l’administration, les partenaires, les autorités coutumières, les représentants de la société civile et les populations pour l’accueil qui lui a été réservé  avant de les assurer de l’accompagnement de l’Etat. « Nous sommes conscients que la région présente beaucoup de défis qui deviennent des urgences et des priorités pour le gouvernement. Nous sommes en train de travailler de sorte qu’en plus du budget national,  nos partenaires, qui nous accompagnent, puissent  aider et compléter le budget d’Etat  alloué à la région pour  un mieux être des populations», a déclaré Dr Boubou Cissé. S’agissant de la sécurité, le PM a rassuré que le gouvernement reste réceptif et appuiera  les initiatives tendant à ramener la paix, la cohésion sociale avant de saluer les efforts de la commission de bons offices  pour les régions de Tombouctou et Taoudénit qui ont abattu un travail remarquable par  rapport à la sécurisation des routes et permettre la libre circulation des personnes et de leurs biens en tandem avec les Forces armées maliennes (FAMAs). Concernant les élections, le PM a affirmé que la volonté politique est d’organiser les législatives partout au Mali. « Les cas de Taoudénit et Ménaka sont en train d’être  étudiés et travaillés par  les experts, car il y a des contraintes techniques. Rassurez-vous, même si elles n’ont pas pu avoir lieu le 29 mars, elles  se tiendront dès que possible, lors de partielles là où elles n’ont pu être organisées » a conclu Dr Cissé. La Région de Taoudénit couvre une superficie de 323 326 km2  pour 142 990 habitants,   qui pratiquent les activités de commerce, d’élevage et d’artisanat. MS/KM (AMAP)                              

Gao : La MINUSMA a investi plus de 13 milliards dans les activités d’appui aux dividendes de la paix

Gao, 1er février (AMAP) Le sous préfet central de cercle, Modibo Doumbia a présidé vendredi à Gao,  la présentation des activités d’appui aux dividendes de la paix de 2013-2019 de notre grand partenaire la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), a constaté l’AMAP. C’était en présence du chef de bureau de la Minusma  de Gao, Oumar Ba, de la responsable du département de la stabilisation, Mme Aissata Barry et des bénéficiaires des projets de la Minusma. L’objectif de la rencontre était de présenter les réalisations faites par la Minusma dans le cercle de Gao de 2013 à 2019. La présentation des dividendes de la paix a mis en relief le nombre des projets financés  et le montant de financement. Dans la présentation, on retient que plus 199 projets qui  ont été financés par la Minusma dans la région de Gao dont 122 projets dans le cercle de Gao pour un coût estimé à 13 milliards de Fcfa. Ces différents projets au profit des associations, organisations et structures étatiques  concernent 108 projets financés à travers les fonds des projets à impacts rapide, les fonds fiduciaires et les fonds de réduction des violences relevant de la Minusma étaient  destinés à améliorer l’accès des communautés à l’eau potable, à l’éducation, à la santé, à la restauration de l’autorité de l’Etat, à la sécurité, à la réconciliation et la cohésion sociale. Le représentant du chef de l’exécutif local a déclaré que la réalisation de ces projets sont des opportunités pour répondre aux problèmes socio-économique, environnementaux et contribuent aussi à réduire des conflits-intracommunautaires. Le chef de bureau de la Minusma a saisi l’occasion pour rappeler que les différents projets réalisés dans le cercle  rentrent dans le cadre du développement des régions du nord inscris dans le processus des Accords d’Alger.  AT/KM (AMAP)

Le gouvernement a débloqué 4,2 milliards de FCFA pour l’achat de 4 rames de train (UNTM)

Kayes, 31 janvier (AMAP) Le gouvernement du Mali a débloqué  4 milliards  152 millions de Francs CFA pour l’achat de 4 machines ou rames aux Etats-Unis d’Amérique, pour le compte du Chemin de fer, a déclaré mercredi à Kayes, M. Modibo Fofana, membre de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée au cours d’une conférence organisée par l’UNTM,  durant sa tournée pour faire le point de ses activités et recenser les problèmes des structures de base (Union régionale, Unions locales, Divisions et Comités). Sur le règlement des salaires des cheminots, le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé a donné des précisions au cours de la conférence. « Nous avons dépêché une délégation à Dakar pour évoquer le problème de salaires des travailleurs (Dakar Bamako Ferroviaire avec les autorités du Sénégal. Le gouvernement du mali a aussi fait de son mieux en débloquant un fonds en 2019 pour la relance du chemin de fer », a déclaré le secrétaire général de l’UNTM. Le patron de cette centrale syndicale et sa délégation ont débuté leur tournée d’information et de sensibilisation à Kita, avant de la poursuivre à Kéniéba, Kayes et Diéma. Les structures de base de Nioro participeront à la conférence de Diéma. « Nous sommes des émissaires. Nous venons ici pour accomplir un devoir de redevabilité. Il s’agit pour nous de faire le bilan de nos activités et de recueillir les positions des gens par rapport à notre bilan. Nous évaluons les activités des Unions régionales et locales. Notre lutte est permanente. Il s’agit pour nous d’informer les gens et de recueillir leurs préoccupations surtout que la démocratie prône la concertation », a déclaré Yacouba Katilé à Kayes. Le Secrétaire général de la centrale syndicale et ses représentants régionaux et locaux ont, par ailleurs  échangé sur la crise scolaire, le recrutement d’enseignants volontaires pour permettre la reprise des cours dans les écoles. Sur ce dernier point Yacouba Katilé a déclaré : « L’UNTM est une organisation syndicale. On se donne des idées. Il faut que je me concerte d’abord avec mes camarades. Le problème n’a pas été évoqué lors de notre dernière réunion ». L’’intégration des enseignants des écoles communautaires dans la Fonction publique des Collectivités, les menace de licenciements, l’absence de syndicats dans certaines localités, le retard dans le paiement des salaires des enseignants, l’absence d’abattoir et d’aire de stationnement pour les véhicules, ont été également abordés au cours de la tournée. « Le pays est en difficulté. L’UNTM a donné un avis favorable à la trêve. Car, les travailleurs qui créent la richesse, constituent les premières victimes de la crise. J’invite les syndicats à l’union. Nous constituons une chaîne et chaque maillon de cette chaîne est important », a enfin affirmé  Yacouba Katilé. BMS/KM (AMAP)

Markala : Double attaque terroriste au poste de contrôle du Point A

Ségou, 30 janvier (AMAP) Le check point des Forces armées maliennes (FAMa), appelé « Point A », dans le village de Sarkala, à une dizaine de km de Markala, Cercle de Ségou a été attaqué dans la nuit du mercredi à jeudi, a appris l’AMAP d’une source sécuritaire locale. Des individus non identifiés se sont attaqués, entre 2h et 3h du matin, à cette position stratégique, dans le dernier village avant d’arriver au pont de Markala, en venant de Niono. « Des hommes, lourdement armés, ont commencé à tirer sur tout ce qu’ils voyaient. En surnombre face aux militaires, ceux-ci se sont repliés », a précisé notre source. Les assaillants ont donc pris le contrôle du poste et sont repartis avec du matériel trouvé sur place dont un véhicule. Après ce forfait, ils se sont rendus au poste de contrôle de la gendarmerie, toujours dans la même zone du Point A. Là aussi, ils sont repartis avec les motos du personnel. « Il n’y a eu que des dégâts matériels. Pas de perte en vie humaine », souligne notre source. D’autres sources, sur place, croient savoir que l’attaque a été perpétrée par une centaine d’hommes armés non identifiés circulant à motos. Les mêmes témoins indiquent, également, que les colonnes d’individus armés se sont dirigées vers M’bewani, dans la Commune de Seribala. On rappelle qu’en janvier 2018, ce même poste, tenu par la gendarmerie, a été attaqué et incendié par des individus armés non identifiés. Markala est à 35 km, au nord-est de la capitale de la 4è région, Ségou. MAT/MD (AMAP)

Diré : Le PM lance la reprise des travaux du Lycée public

Diré, 30 janvier (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé qui est arrivé à Diré ce jeudi, après l’étape de Goundam où il a rencontré les forces vives sur plusieurs sujets dont la sécurité et le développement, entre autres, a procédé au lancement de la reprise des travaux du lycée public « Amadou Diadié Ba », a constaté l’AMAP. Les populations de Diré ont accueilli au Chef du Gouvernement et aux membres de la délégation qui l’accompagne, l’accueil des grands jours. Dr Boubou Cissé rendra une visite de courtoisie aux notabilités avant de rencontrer les forces vives de la nation sur les grandes préoccupations de la Nation. En rappel, les travaux du lycée public « Amadou Diadié ba » ont été interrompus depuis les évènements de 2012. KM (AMAP)