Faits divers : Des assassins d’un adjudant-chef de police aux arrêts
Bamako, 5 février (AMAP) Deux membres d’une bande impliquée dans un braquage, dans la nuit du lundi 16 décembre 2019, dans la région de Bougouni, sur la route de Yanfolila, ayant couté la vie à l’adjudant-chef de police, Maciré Diakité, ont été mis hors d’état de nuire, a appris l’AMAP, de source policière. Le 23 janvier 2020 dernier, aux environs de 12 heures, des renseignements ont fait état d’un accident de la circulation routière, ayant entraîné l’admission aux urgences de l’hôpital Gabriel Touré d’individus activement recherchés pour avoir pris part à plusieurs braquages tant au Mali que dans certains pays voisins. Une équipe du Commissariat de police du 2earrondissement de Bamako s’est transportée sur les lieux où le nommé Amadou Bah a été arrêté et conduit au commissariat. Ce dernier était légèrement blessé et avait été libéré par le personnel médical, après les soins. Une perquisition chez lui a permis de retrouver un Pistolet mitrailleur (PM) avec un chargeur garni et trois ordinateurs portables. Amadou Bah a insinué que ces objets appartiennent aux nommés Dadi Diallo et Samba Bocoum (activement recherchés) avant d’avouer qu’il a participé à des braquages à main armée dans des pays voisins dont la Guinée, le Sénégal, la Mauritanie. Amadou Bah a dénoncé aux policiers les nommés Amadou Diallo, Amadou Barry (tous deux grièvement blessés) et Modibo Sow, comme les auteurs des braquages à Kolokani, Nara et Bougouni, où un policier avait été tué. Localisé et interpellé à Djalakorodji, par la brigade de recherche du Commissariat du 2earrondissement, Modibo Sow est passé à table. Il a divulgué le scénario du braquage qui a couté la vie au policier Diakité. « Je suis, effectivement, l’un des participants au braquage sur la route de Bougouni. Ce jour-là, j’ai été contacté par le nommé Oumar Sidibé pour aller exécuter cette opération. Nous nous sommes rendus à Bougouni, aux environs de 15 heures. Au total, nous étions au nombre de huit personnes dont cinq qui ont quitté Bamako. Aux environs de minuit, nous nous sommes servis d’un tronc d’arbre pour couper la voie. Le premier véhicule braqué était une camionnette suivie d’un bus… Il y a eu des échanges de tirs entre nous et les policiers. Notre camarade Abdoulaye Bah a été mortellement atteint tout comme un policier », a-t-il relaté. Les deux braqueurs ont été déférés devant le Procureur près du Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako. OD/MD (AMAP)
Kidal échange sur les violences basées sur le genre
Kidal, 5 février (AMAP) Une rencontre de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG), destinée à une soixantaine de femmes, a été organisée lundi à Kidal, par le bureau de la Minusma à travers sa section des Droits de l’Homme, a appris l’AMAP de source proche de la mission onusienne. Organisée dans le cadre de 16 jours d’activisme contre les VBG, elle avait pour objectif de sensibiliser les femmes afin de prévenir et d’éliminer toutes les formes de violences basées sur le genre. Les échanges ont également porté sur les besoins des femmes notamment en matière de formation et d’accès à l’emploi, l’implication des femmes dans les sphères de décisions, un accès à la justice et la lutte contre l’impunité. « Nous sommes venus vous accompagner et vous encourager à participer à la vie publique. Il est aussi de votre droit de vous impliquer dans toutes les décisions qui vous concernent, » a déclaré Pascal Langeblé de la section des Droits de l’Homme du bureau régional de Kidal. Le point focal genre de la Force du secteur Nord, Commandante Mbaye Mouminatou a, pour sa part déclaré que « la femme joue un rôle très important pour la société et que c’est pour cette raison qu’il faut la protéger avant d’assurer les femmes du soutien de la Minusma et les inviter les femmes à scolariser leurs enfants Le porte parole des femmes, Aicha Walet Sidi Mohamed de la Direction pour la promotion de la femme et de l’enfant, a remercié la MINUSMA pour la campagne de sensibilisation avant de déclarer que les femmes de Kidal sont dans une situation précaire et que mais malgré cela, elles répondent toujours présentes quand il faut s’impliquer pour trouver la paix. En rappel, les 16 jours d’activisme se tiennent chaque année du 25 novembre au 10 décembre et pour cette année le thème était : « Tous unis à l’écoute des femmes et des filles survivantes de violences » et en raison des circonstances particulières, la région de Kidal a différé la célébration de ces journées. La rencontre a regroupé les autorités administratives et politiques, les élus, de la représentante de la Police des Nations Unies (UNPOL/MINUSMA), Capitaine Apolline Traoré et les représentants de la société civile. KM (AMAP)
Tombouctou : Les jeunes organisent une journée ville morte et un sit-in suite à l’enlèvement du véhicule du lycée et la blessure d’une fillette
Tombouctou, 5 février (AMAP) Le conseil communal des jeunes de Tombouctou a organisé une journée ville morte mardi et les jeunes du collectif « Tombouctou réclame ses droits » la veille, un sit-in devant le gouvernorat, pour protester contre l’enlèvement du véhicule Hilux du lycée Mahamane Alassane Haïdara et la blessure d’une fille par des bandits armés, a constaté l’AMAP. Le véhicule Hilux qui devrait embarquer le proviseur du lycée à son domicile au quartier Saraïkeni, lundi dans les environs de 7H45, a été suivi par des braqueurs. Descendu du véhicule, le chauffeur a fait face à des hommes armés qui lui ont intimé l’ordre de leur remettre la clé de son engin. Un des assaillants a tiré trois coups de feu en l’air pour effrayer le conducteur qui a jeté la clé et malheureusement une des balles a atteint, dans le vestibule d’une maison d’en face, une fillette qui a été évacuée à l’hôpital de Mopti en compagnie de ses parents pour des soins appropriés aux frais du Gouvernorat. Les bandits ont ainsi disparu dans la nature avec le véhicule du lycée et les manifestants ont décidé de poursuivre régulièrement leur sit-in devant le gouvernorat tant que le véhicule n’est pas retrouvé, selon des témoignages recueillis sur place. Un des manifestants qui a voulu garder l’anonymat s’est exprimé en ces termes : « que l’Etat prenne ses responsables, nous n’accepterons plus à ce que 2 ou 3 vagabonds viennent perturber ce calme qui a permis à la ville de retrouver son vivre ensemble MS/KM (AMAP)
Mines : Loulo-Gounkoto dépasse ses prévisions de 2019
Bamako, 4 février (AMAP) Le complexe Loulo-Gounkoto de la compagnie minière Barrick Gold Corporation (fusion Barrick/Randgold) a dépassé ses prévisions pour 2019 avec une production annuelle de 714.802 onces d’or, a annoncé, jeudi, son président directeur général, Mark Bristow. Lors d’une conférence de presse qui a sanctionné les travaux du Conseil d’administration, M. Bristowa indiqué qu’« avec le développement de la troisième mine souterraine du complexe qui devrait démarrer au quatrième trimestre de cette année, et un programme intensif d’exploration dans la zone de Kéniéba, Loulo-Gounkoto a un potentiel important de croissance et est bien placé pour répondre à tous les objectifs de son plan de 10 ans». En termes de contribution à l’économie, Loulo-Gounkoto a, au cours de 2019, dépensé près de 157 milliards de Fcfa au profit des entrepreneurs et des fournisseurs locaux. « Le complexe continue de développer les entreprises locales à travers la création d’un fonds de plus de 2,5 milliards de Fcfa, destiné aux projets d’incubation pour l’intégration des entrepreneurs locaux dans l’industrie minière », a indiqué Dr Bristow. Il a rappelé qu’au cours des 23 dernières années, Barrick et Randgold Resources ont contribué pour plus de 3.600 milliards de Fcfa à l’économie malienne sous forme de taxes, redevances, salaires et autres paiements aux fournisseurs locaux. « Au cours de la même période, nos mines au Mali ont payé plus de 1.350 milliards de Fcfa en dividendes, taxes et redevances à l’État », a déclaré Mark Bristow qui assure que « c’est un principe cardinal » pour Barrick que les communautés profitent de l’exploitation minière. En la matière, Loulo-Gounkoto a continué d’investir dans les programmes de santé communautaire, d’éducation et de développement économique. « L’un de ceux-ci est le complexe agricole mis en place et financé à hauteur de plus de 1,1 milliard de Fcfa », a étayé le PDG de Barrik. Ajoutant que le complexe a produit sa première promotion de 48 jeunes agriculteurs qui ont été installés sur 30 nouvelles fermes agricoles. En matière d’énergie, Loulo-Gounkoto est, conformément à la stratégie d’énergie propre de Barrick, pionnière du premier projet d’énergie solaire du groupe qui sera développé en quatre phases. La mise en service de la première phase est prévue pour la fin du premier trimestre et la dernière au cours du quatrième trimestre de cette année. «Cela ajoutera 20 MW au réseau du complexe, baissera le coût unitaire de son énergie et réduira les émissions carboniques de quelques 40.000 tonnes par an», a relevé Mark Bristow. CMT/MD (AMAP)
Koro : Le trafic routier interrompu avec le Burkina Faso
Koro, 4 février (AMAP) Le trafic routier est totalement à l’arrêt depuis plus de deux semaines entre la ville de Koro, au Mali, et Ouahigouya, au Burkina Faso, en raison des menaces de groupes « djihadistes » opposés à tout mouvement sur le tronçon, selon des sources locales Après avoir procédé au sabotage d’un pont entre le village de Bih et la frontière, les groupes « djihadistes » ont ensuite commencé à détourner les véhicules de transport de la route pour conduire tous les occupants, dans la forêt afin de faire des prêches avant de les libérer. Depuis quelques semaines, ils se sont plus radicalisés, interdisant tout trafic routier entre la ville de Koro et le Burkina Faso. Les travaux de réparation du pont saboté ont été arrêtés depuis le 19 janvier 2020, suite à l’explosion d’un Engin explosif improvisé (EEI) au moment où les travailleurs de l’entreprise chargée des travaux creusaient la fondation du pont, faisant 2 morts et 3 blessés parmi les ouvriers. Les conséquences de l’arrêt du trafic routier entre Koro et le Burkina Faso se font ressentir dans toute la Région de Mopti (Centre). La Route nationale (RN) 15, à partir de Bih, dans le cercle de Koro, est la principale voie de ravitaillement des cercles de Koro, Bankass, Bandiagara et Mopti. Les gros porteurs et les véhicules de passagers, en provenance du Burkina Faso, du Bénin, du Togo et du Ghana, sont obligés de faire un détour pour rallier la région de Mopti. Toute chose qui commence à impacter, négativement, sur le quotidien des populations et sur l’économie locale. Des groupes terroristes sont très actifs dans la forêt qui longe la bande frontalière entre le Mali et le Burkina Faso. Les attaques des villes et villages de part et d’autres de la frontière, sont fréquentes dans cette zone. Durant les deux dernières semaines, la stratégie des groupes terroristes a consisté à vider tous les villages de leurs habitants. Ils ont, successivement, attaqué les localités de Zon, Pongonon, Bonkounba, faisant 8 morts, emportant le bétail et brûlant totalement ce dernier village. La dernière attaque dans cette zone est celle de Bana Gakou, à environ 35 km de Koro, le 2 février 2020, qui a fait 4 morts. MD (AMAP)
Mopti : La planification opérationnelle 2020 des activités dans les académies de Douentza et Mopti en débats
Mopti, 4 février (AMAP) Un atelier sur la planification opérationnelle 2020 des activités dans les académies de Douentza et Mopti, organisé par l’ONG Aide et Action dans le cadre du projet d’Accompagnement de la Jeunesse et des Collectivités dans leurs Initiatives de Formation et d’Insertion professionnelle (ACTIF/AEAI-Mali), s’est déroulé jeudi dernier dans les académies de Mopti et de Douentza, a constaté l’AMAP. Cet atelier avait pour objectif de faire le bilan des réalisations de 2019, de planifier les activités de 2020, de partager et d’analyser les difficultés opérationnelles avec l’ensemble des acteurs. Le chef d’équipe du projet, Abdoulaye Diarra a rappelé la présence de l’ONG Aide et Action Internationale au Mali depuis 2018 qui met en œuvre la composante éducation et alphabétisation du projet ACTIF financé par l’AFD pour 4 ans (2018 – 2021) avant d’insister sur l’importance de l’organisation des ateliers de planification opérationnelle des activités qui permettent une appropriation de tous les acteurs. En 2020, le projet entend mettre un accent sur la construction et l’équipement de nouveaux centres d’alphabétisation, l’identification et le recrutement des animateurs et auditeurs des centres d’alphabétisation et post alphabétisation en français et l’organisation des formations et le recyclage des animateurs des centres d’alphabétisation et post alphabétisation en langues. A la clôture des travaux, le projet ACTIF a remis aux différentes structures de sa zone d’intervention un important lot de matériels composé de bureautique (tables, chaises, matériels informatiques), des téléviseurs, de matériels didactiques et des matelas pour un coût d’environ 80 millions de nos francs. La cérémonie s’est déroulée en présence des directeurs des académies d’enseignement de Mopti et de Douentza, des directeurs des centres d’animation pédagogique, des instituts de formation des maîtres, des IPRES et des responsables des structures partenaires, Action Mopti, Alliance Franco-Malienne, Aide et Action et Humanité & Inclusion. DC/KM (AMAP)
Gestion de la crise dans les Régions de Mopti et Ségou : 12,3 milliards de fcfa pour des actions prioritaires
Bamako, 04 février (AMAP) Le gouvernement a mis 12,3 milliards de Fcfa à la disposition du Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) pour mettre en œuvre le plan d’actions humanitaires de relèvement et de développement dans les Régions de Mopti et Ségou, a appris l’AMAP lors d’une réunion technique au Secrétariat permanent du cadre politique de gestion de la crise. Le financement est reparti comme suit : 6,593 milliards de Fcfa pour la sécurité alimentaire, 3,117 milliards de Fcfa pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement, 412 millions de Fcfa pour la santé et la nutrition, 265 millions de Fcfa pour les abris et les biens non alimentaires. Et aussi 1,378 milliard de Fcfa pour l’éducation, 145 millions de Fcfa pour la production et 143 millions de Fcfa pour la coordination. Ces ressources bien que disponibles en 2019 n’ont pas été utilisées. Elles ont donc été reconduites pour cette année. Le secrétaire permanent du cadre politique pour la gestion de la crise dans les Régions de Mopti et Ségou, Boubacar Gaoussou Diarra, qui a présidé la réunion a, dans son intervention, rappelé que c’est le 11 décembre 2019 que le gouvernement a prélevé sur le filet social destiné au Plan de sécurisation intégré des Régions de Mopti et Ségou, le montant de 12,3 milliards de Fcfa pour la mise en œuvre d’actions humanitaires de relèvement et de développement. Boubacar Gaoussou Diarra a expliqué, ensuite, que la rencontre avait pour objectif d’établir une liste d’activités prioritaires à transmettre à la Primature. Il a précisé que les actions qui ne seront pas prises en charge par ce financement seront intégrées dans les plans d’actions de la stratégie de stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. QUATRE AXES STRATÉGIQUES – Le gouverneur de la Région de Mopti, le général Abdoulaye Cissé, pour sa part, a salué l’initiative de cette réunion qui est l’occasion de coordonner les priorités régionales, afin d’accélérer la stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. Selon lui, cela passe par une réalisation rapide des actions sur les quatre axes stratégiques du Plan de sécurisation intégré des Régions de Mopti et Ségou à savoir la sécurité, la gouvernance, le développement socio-économique et la communication. Le gouverneur de la 5è région a indiqué que plus de 90% des actions planifiées pour l’année 2019 n’ont pu être réalisées par les ministères techniques concernés. C’est pourquoi, il a jugé urgent de mobiliser des ressources et de les mettre à la disposition des gouverneurs de région et des responsables des collectivités territoriales, afin d’aller de l’avant dans la stratégie globale de stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. Le général Abdoulaye Cissé a promis de créer les conditions nécessaires à la réalisation des actions programmées en 2020 dans sa région, en étroite collaboration avec les services déconcentrés, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers. De son côté, le gouverneur de Ségou, Biramou Sissoko, a indiqué que, comme dans la Région de Mopti, la plupart des activitésprogrammées en 4è région n’ont pas connu d’exécution. Il a signalé que la difficulté est relative au fait que les services régionaux des départements ministériels ne sont pas des chefs de programmes dans l’exécution du budget programme. Le gouverneur de Ségou a tout de même cité quelques réalisations faites dans sa région, à savoir l’équipement par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de 22 arrondissements en véhicules, l’installation, par le ministère de l’Energie et de l’Eau, de panneaux solaires dans une vingtaine de localités, la réalisation d’infrastructures scolaires. Il a cité aussi d’autres actions réalisées par le ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté dans les Cercles de Ségou, Macina et Niono. Biramou Sissoko a cité, également, des cages flottantes réalisées par le ministère de l’Elevage et de la Pêche dans les Cercles de San et Ségou. Le président du Conseil régional de Ségou, Siaka Dembélé, a dénoncé le faible résultat par rapport aux réalisations de l’année écoulée. Il a expliqué cette situation par le fait que tout se décide à Bamako. Pour obtenir des résultats probants, il a préconisé un changement de façon de gouverner, en mettant les ressources à la disposition des représentants des régions pour qu’ils travaillent au bénéfice des populations. Des conseillers du Premier ministre, les secrétaires généraux des départements ministériels membres de ce cadre politique, les directeurs des Agences de développement local des Régions de Ségou et Mopti et les présidents des conseils régionaux des deux régions ont pris part a cette réunion. DD/MD (AMAP)
Koulikoro : un incendie déclaré au campus universitaire de Katibougou
Koulikoro, 3 février (AMAP) Un incendie dont l’origine reste inconnue, pour le moment, s’est déclaré, lundi dans l’après midi, au campus universitaire de Katibougou, à Koulikoro, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources, qui déclarent que l’incendie déclenché dans une résidence de la cité universitaire, a occasionné d’importants dégâts matériels, ne précisent pas s’il y a eu des pertes en vies humaines ou encore des blessés. Selon les mêmes sources, les services de la protection civile ont été dépêchés pour maîtriser le sinistre et précisent l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame. Plus de 300 étudiants vivent au campus universitaire de Katibougou, localité située à une dizaine de kilomètres de la ville de Koulikoro, à 60 km à l’est de la capitale, Bamako. KM (AMAP)
Koro : Quatre morts et plusieurs blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à Bana Gakou
Koro, 3 février (AMAP) Quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque perpétrée dimanche par des hommes armés non identifiés à Bana Gakou, localité située à environ 35 km de la ville de Koro, au centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué nuitamment le village de Bana Gakou, faisant quatre morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels avant d’obliger les populations à s’enfuir pour se réfugier à Koro et au Burkina Faso. Selon les mêmes sources, les groupes terroristes ont interrompu le trafic routier depuis plus deux semaines sur le tronçon Koro-Ouahigouya avant de préciser que les travaux de réparation du pont saboté par ces terroristes ont été arrêtés, depuis le 19 janvier 2020, suite à l’explosion d’une mine au moment où les travailleurs de l’entreprise creusaient la fondation, faisant 2 morts et 3 blessés. On rappelle que des hommes armés non identifiés ont attaqué, il y a deux semaines, les villages de Zon, Pongonon, Bonkounba, dans le cercle de Koro (Centre), faisant 8 morts, plusieurs blessés, avant d’emporter tout le bétail. KM (AMAP)
Yélimané : Remise d’un important lot de matériels d’assainissement à des associations féminines
Yélimané, 3 février (AMAP) L’Association Malienne de Solidarité et de Coopération Internationale pour le Développement (AMSCID) en partenariat avec la Communauté l’Agglomération de Béthune Bruyère Artois en France, a remis des kits d’assainissement à une dizaine d’associations du Cercle au cours d’une cérémonie présidée samedi à Yélimané par la maire de Diongaga, Mme Alima Diagouraga, a constaté l’AMAP. D’un coût estimé à 9 millions de francs CFA, le lot de matériels est composé de charrettes, d’ânes, de brouettes, de poubelles, de pelles avec manches, de râteaux avec manches, de balais à queue, de bottes chaussures, de gants et de protège nez. Le président de l’AMSCID, Bassirou Diarra dit Konté a soutenu que l’homme a besoin d’un environnement sain pour son épanouissement avant de préciser que les femmes sont toujours au centre de l’assainissement dans les villages et qu’avec des moyens dérisoires l’AMSCID a décidé de les accompagner avec ces kits. La gestion des déchets est un défi pour les autorités communales et cette remise permettra de lutter contre les maladies infectieuses liées à l’insalubrité dans les différentes communes du Cercle. La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants de l’administration, des élus locaux, des représentants des organisations de la société civile et des bénéficiaires des associations féminines du Cercle de Yélimané. AS/KM (AMAP)

