Douentza : 15 morts et plusieurs blessés dans une attaque à Sinda

Douentza, 17 janvier (AMAP) Quinze personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque perpétrée dans la nuit du mercredi au jeudi, par des hommes armées non identifiés à Sinda, localité située à 12 km de la ville de Douentza, région de Mopti, a appris  l’AMAP de sources concordantes. Selon nos sources, les assaillants sont arrivés entre minuit et 3H du matin ouvrant le feu et brûlant les habitations avant de disparaître dans la nature, tuant 15 personnes et blessant plusieurs autres. Les mêmes sources qui déclarent que les victimes ont été inhumées dans leur localité, ne précisent pas les moyens empruntés par les assaillants encore moins la direction qu’ils ont prises après leur forfait ou leur motivation. Nos sources ne précisent pas l’envoi d’un renfort envoyé sur les lieux par les forces de défense afin de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants ou leurs complices. KM (AMAP)

Gao : Incendie d’un dépôt de carburant

Gao, 16 janvier (AMAP) Un dépôt anarchique de carburant, situé au 4è quartier de Gao, non loin du cimetière d’Aljanabandja, a pris feu, jeudi, aux environs de 10 heures, causant des dégâts matériels considérables mais pas de perte en vie humaine, a constaté sur place l’AMAP. Sur quatre camions de 25 tonnes contenant chacun 140 fûts d’essence, un seulement a été calciné, en plus de 30 fûts de gasoil. Le propriétaire du dépôt de carburant, Baba Ould Moctar, a estimé les dégâts à 83 millions de Fcfa. Selon le propriétaire des lieux, Abdallah Ould Ahmed, le feu a été causé par le frottement d’une clé plate qui permet d’ouvrir les fûts contenant l’essence. Le feu s’est propagé à une montagne de charbon de bois. Ce stock est adossé au mur d’enceinte du site d’où est parti le feu. Le propriétaire de cet autre lieu était sous le choc de la catastrophe qui était en train de consumer son stock de combustible. Pris de panique et déterminé à sauver coûte que coûte son bien, le vendeur de charbon a voulu se jeter dans le feu. Il a fallu la promptitude des voisins pour lui épargner une souffrance physique plus grande que ce que son instinct de survie lui a dicté. Le commandant de compagnie de la Protection civile, Mamadou Kéita, a indiqué que le lieutenant Fadouga Sissoko a été le premier à arriver sur les lieux du sinistre. Mais, vu l’ampleur du feu d’hydrocarbure, il a fait appel au directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant colonel Abdoul Karim Coulibaly. Ce dernier a, aussitôt, ordonné le bouclage du périmètre de l’incendie en vue de sécuriser la vie des riverains. Les pompiers, qui n’ont pas tout le dispositif et l’équipement nécessaires pour l’extinction de ce genre de feu ont fait appel aux éléments de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation (MINUSMA) pour les aider à maîtriser l’incendie. Interrogé, le lieutenant colonel Abdoul Karim Coulibaly a déploré ces dépôts anarchiques d’hydrocarbures dans la ville de Gao où les opérateurs persistent dans cette pratique très dangereuse et porteuse de périls. « L’incendie d’aujourd’hui en est une des conséquences, parce que pour éteindre un feu d’hydrocarbure, il faut beaucoup d’hydrant », a-t-il dit. « Outre la distance à parcourir entre la caserne des sapeurs pompiers et le lieu du sinistre, nous ne disposons pas de toutes les matières nécessaires pour éteindre un incendie d’hydrocarbure », a déploré, de son côté, le commandant de compagnie Mamadou Kéita. AT/MD (AMAP)

Grand froid et vent glacial à Niafunké, dans le Nord du Mali

Par Fadi CISSE Niafunké, 16 janvier (AMAP)  A Niafunké, localité située dans la Région de Tombouctou, le froid bat son plein actuellement, comme un partout au Mali. Ce vendredi matin, il est 8 heures à Djoulabougou, un des quartiers les plus peuplés de la ville. Les rues et ruelles sont vides. Or, en période de chaleur, elles sont grouillantes de monde dès 6 heures du matin. Un grand froid accompagné de vent glacial et poussiéreux balaie la ville, depuis quelques jours. Obligeant ainsi les familles à trouver des astuces pour s’en prévenir. Dans la famille Maiga, le petit garçon Abdoulaye Maiga vient de se réveiller. Il a à ses côtés unebouilloirecontenant de l’eau pour se laver le visage. Mais, par ces temps (frais) qui courent, il semble manquer de courage pour faire le geste. « J’ai peur de la fraîcheur de l’eau. Si je pouvais, je ne me laverais pas le visage jusqu’à la fin du froid. Ainsi, je n’aurai plus à avoir peur du froid et de l’eau fraîche et ma maman ne me gronderait plus pour que je me lave le visage tous les jours », pleurniche le petit garçon. Non loin de chez les Maïga, dans la famille Dicko, la doyenne Ténin est accroupie dans la cuisine près d’un foyer amélioré. La veille femme de près 90 ans donne l’impression de surveiller une grosse marmite remplie d’eau posée sur le feu. « Comme je n’ai rien à faire, j’aide mes belles-filles à chauffer de l’eau dont se serviront mes enfants et petits enfants pour faire leur bain matinal, en cette période de grand froid », explique la nonagénaire. Selon elle, il est des jours où la marmite reste poser sur le feu jusqu’au petit soir. L’eau chaude est utilisée, non seulement, par les membres de la famille Maïga mais, aussi, par des voisins qui ont la paresse de chauffer de l’eau. A peine la conversation terminée, son fils ainé, tenant une bouilloire et une brosse à dents, se dirige vers la cuisine. Visiblement assailli par le froid, il remplit son récipient d’eau chaude pour faire son entretien du matin. Pendant ce temps, les élèves, portant des tenues lourdes et bien chaudes contre le froid, prennent le chemin de l’école. En route, filles et garçons grelottent de froid, malgré leurs habits chauds et lourds. Certains portent même des chapeaux ou des écharpes pour se protéger la tête et le cou. D’autres, par contre, préfèrent sécher les cours, en restant à la maison. La petite Aïssata est l’une d’elles. Un fouet à la main, sa mère la menace au motif qu’elle refuse de sortir du lit, le matin, pour se rendre à l’école. La nuit, la température baisse encore plus. Au niveau du quartier Haousankorè, il est 20 heures. Les rues sont désertes. Quelques rares boutiquiers ont ouvert leurs portes. Les jeunes, eux, préfèrent former maintenant les « grins » dans un coin de leur chambre, autour du feu et du thé. « Mes amis et moi, nous remplissons chaque soir un petit foyer de feu pour nous chauffer et lutter contre ce froid perçant», explique Garba Touré. « Une autre astuce, ajoute-t-il, est de se remplir le ventre de nourritures consistantes et chaudes, avant s’enturbanner le visage pour le protéger du vent ». En la matière, le Dr Daouda Touma Koné, directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCOM) central de Niafunké, explique qu’on a froid lorsque la température ambiante est plus basse que la température corporelle qui est estimée entre 36/1 et 37/5. Pour le médecin généraliste, le froid peut engendrer des maladies telles que le rhume, le desséchement de la peau, des problèmes oculaires dus à la poussière provoquées par le vent sec, l’épitaxie (le saignement du nez), les angines de gorge… Pour éviter ces problèmes de santé, conseille-t-il, il faut se protéger en portant des habits épais. Dr Koné suggère aussi de boire constamment d’eau même quand on n’a pas soif, de se laver régulièrement avec de l’eau tiède et non fraiche, de réduire l’exposition à la poussière, de se couvrir le nez ainsi que les yeux et la bouche. « Il faut s’appliquer les émollientstel que le beurre de karité, boire des boissons chaudes comme le thé, le lait et faire des activités physiques légères et régulières », préconise la praticien qui invite les parents à prendre suffisamment soin des enfants, en leur faisant porter des habits chauds et en mettant du beurre de karité dans leur nez. FC/MD (AMAP)

Insémination artificielle animale : Ça peut rapporter gros

Par Mariam F. DIABATE Bamako,16 janvier (AMAP) Au Mali, un grand nombre d’éleveurs a compris que l’amélioration génétique a des avantages pour l’exploitation des étals qui sont destinés à la production et pour la vente de lait, de viande ou d’animaux sur pied. Si certains utilisent la pratique dans le but d’accroître leur production laitière, ceux, en revanche, qui font de l’embouche bovine pour vendre les animaux aux bouchers, exploitent le créneau de l’insémination pour améliorer leur production de viande. Dans les deux cas de figure, l’insémination artificielle, un outil privilégié pour l’amélioration génétique des races animales, permet aux éleveurs de réaliser des profits. « Une bonne initiative ! », Modibo Siby, commerçant de vaches et veaux métis au marché à bétail du quartier « Sans fil » de Bamako « Personnellement, je l’ai introduit dans mon élevage dans le but d’accroître ma production laitière », a-t-il affirmé. Il pratique le métier depuis 7 ans. Assis sous un hangar, au milieu de son parc à bétail, il est indifférent à l’odeur de la bouse et d’urines d’animaux. Il a expliqué que l’insémination artificielle animale a considérablement augmenté sa production laitière. « De 4 litres de lait, je suis à plus de 50 litres par jour », a-t-il souligné, avant d’ajouter que cette production lui rapporte gros. Par ailleurs, M. Siby trouve que le commerce de ces animaux est aussi intéressant. « Le veau métis (d’un an) et sa génitrice (vache locale) peuvent rapporter plus d’1 million de Fcfa. Quant au prix du veau, il varie entre 250.000 et 300.000 Fcfa », a-t-il révélé, ajoutant qu’il cède ses vaches locales inséminées entre 350.000 Fcfa et 425.000 Fcfa. « Actuellement, je dispose de 15 vaches inséminées. Je projette d’inséminer 7 pour ce mois », affirme Mamadou Bah, éleveur à Sikasso. Propriétaire de 36 têtes de bœufs, le quinquagénaire est installé dans une grande cour, près de l’abattoir de Sikasso, sur la route de Bougoula hameau. « Les gens s’approvisionnent ici, depuis que j’ai commencé l’insémination. Je n’ai jamais acheté du lait nulle part ailleurs », dit-il, fier de lui. Il a commencé l’élevage en 2013. Trois ans plus tard, il a introduit la pratique de l’insémination dans son étal. Tout comme le précédent interlocuteur, M. Bah accorde une grande attention à la production laitière. Celle-ci lui permet de gagner de l’argent. « Avec mes races locales, j’avais 30 litres de lait. Aujourd’hui, je collecte une centaine de litres par jour », a-t-il affirmé. Il cède le litre à 500 Fcfa aux détaillants et 400 Fcfa aux grossistes. Egalement, l’éleveur peulh nous confie qu’il a tout récemment vendu 7 vaches métisses à 16 millions de nos francs. « En général, je vends ma vache métissée à 900.000 Fcfa. Quand elle est inséminée son prix varie entre 1.500.000 et 1.700.000 Fcfa. Ma métisse de moins de 3 ans, je la cède à 1.400.000 Fcfa, alors que celle de 9 mois coûte 800.000 Fcfa. Mon taureau métis d’un mois coûte 600.000 Fcfa», a-t-il précisé. Il a ajouté qu’en ce moment, il n’a plus de taureaux car, une fois qu’ils naissent, les clients se précipitent pour les acheter. Ils sont très prisés. « Le prix de nos bœufs de race locale, entre 1 et 3 ans d’âge, ne dépasse pas 250.000 Fcfa. L’insémination artificielle permet d’apporter une plus value, puisqu’on peut vendre un bœuf métis de moins de 2 ans à plus d’1 million de Fcfa », nous a expliqué Souleymane Coulibaly, un autre éleveur de Sikasso, dont la ferme est située à Kaféla, sur la route du Burkina Faso. Le sexagénaire possède 70 têtes de bovins, dont 40 vaches inséminées. « L’argent que je gagne grâce au commerce du lait me satisfait largement. Il couvre toutes mes dépenses (entretiens des animaux, salaires des travailleurs et dépenses personnelles) », a-t-il dit. Souleymane Coulibaly souhaite synchroniser l’insémination de ses vaches afin d’avoir de nombreux veaux métis de même âge le jour des mises bas. L’éleveur de Niono, Diaguely Diakité, reconnaît les avantages de la production laitière de ses vaches inséminées. « Avec mes quatre vaches inséminées, je peux avoir entre 22 et 35 litres de lait par jour », a-t-il confié, ajoutant qu’après la vente, l’argent lui permet de payer ses employés, d’acheter du tourteau et des herbes pour ses animaux et de couvrir ses dépenses familiales. En outre, M. Diakité transforme une bonne partie de son lait en fromage et yaourt. « Cet argent me permet d’économiser », a-t-il dit. TAUX D’INSEMINATIONINTERESSANT – En termes d’avantages de la pratique, le Pr Diakaridia Traoré ne tarit pas d’éloges sur l’insémination. Il est le directeur général du Centre national d’insémination artificielle animale(CNIA).« Avec l’insémination artificielle animale, les métis en âge de production donnent 10 à 15 litres de lait, par jour alors que les races locales font, seulement, de 2 à 3 litres », a-t-il expliqué. Tout en précisant que le coût normal de l’insémination est de 46.000 Fcfa, le coût subventionné par l’Etat est de 10.000 Fcfa pour la chaleur naturelle (période de l’ovulation de la femelle) et 17.000 Fcfa pour la chaleur synchronisée (l’ovulation de plusieurs femelles).   Se prononçant sur les défis de l’insémination artificielle au Mali, le directeur général du CNIA pense qu’il faut un accès à un centre adéquat afin de pouvoir bien travailler. Pour le Pr Traoré, les défis sont pluriels parmi lesquels, il faut compter la difficile condition d’importation de la semence et les moyens de transport des semences vers les régions. L’arrêt de l’approvisionnement des inséminateurs en azote liquide (le liquide qui permet de conserver la semence), la non acquisition des semences montbéliarde fortement demandées par les éleveurs, le redéploiement du fonds alloué à l’insémination à d’autres activités par le gouvernementsont, aussi, des contraintes sur lesquelles il attire l’attention.   Selon certains inséminateurs, la réussite de l’insémination dépend de trois facteurs : la compétence de l’éleveur, celle de l’inséminateur et la bonne santé de la femelle. En cas de défaillance d’un de ces trois facteurs, l’insémination échoue. « Le problème majeur de l’insémination est qu’une grande partie des éleveurs ont la mentalité que la pratique doit, coûte que coûte, réussir. Or, que ce soit les humains ou les

Barouéli : Les responsables des maternités à l’école de l’approche d’amélioration de la qualité des soins et services

Barouéli, 15 janvier (AMAP) Un atelier sur l’approche d’amélioration de la qualité des soins et services, destiné à une trentaine de  matrones, d’infirmières obstétriciennes, de Sages femmes et de médecin,  des prestataires de santé, responsables des maternités, a ouvert ses travaux mardi à Barouéli, sous la présidence du préfet de Cercle, Dieudonné Sagara, a constaté l’AMAP. Organisé par l’USAID et le département de la Santé, il s’inscrit dans l’extension des activités du projet HRH 2030 dans les régions de Ségou et de Mopti qui vise à renforcer les capacités des ressources humaines en santé. Les participants vont échanger sur entre autres, les notions de qualité, la démarche d’amélioration de la qualité des soins et de services de santé maternelle, néonatale et infantile, les normes et procédures en santé de reproduction, la nutrition, le paludisme, la planification familiale et les indicateurs d’amélioration de la qualité. Le projet HRH 2030 vise à rendre compétitives les structures sanitaires dans les régions de Ségou et de Mopti. JC/KM (AMAP)

Gao : Des écoles privées manifestent contre les grèves des enseignants du public

Gao, 14 janvier (AMAP) Les élèves des écoles privées de la ville de Gao, dans le Nord du Mali, ont manifesté, mardi, leur mécontentement face aux grèves intempestives de syndicats  enseignants des écoles publiques et pour soutenir leurs camarades de ces établissements dont les maîtres sont encore en grève, a constaté l’AMAP sur place. Les manifestants, essentiellement des élèves des lycées privés Modibo Keita, Askia de Sossokoïra et du Collègue d’enseignement commercial (CEC), reconnaissables à leur tenue scolaire, ont fait, durant quatre heures, un sit-in au rondpoint du gouvernorat de Gao. Ils étaient nombreux (élèves de la première année fondamentale au terminal) à sécher les cours du mardi 14 janvier 2020, pour prendre part à cette manifestation. « Nous sommes sortis pour soutenir nos camarades élèves des écoles publiques qui sont restés très longtemps à la maison à cause de la grève de leurs professeurs. Cette grève nationale des enseignants a pris fin le lundi dernier mais les enseignants de Gao ont décidé de continuer la grève jusqu’au vendredi’, a déclaré le leader des écoliers, Abdoulaye Ag Sadeck, membre de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de Gao. « Nous, aussi, avons décidé, que tant qu’un élève est hors de la classe, nous en ferons autant jusqu’à ce que la solution soit trouvée », a-t-il ajouté. « C’est une démarche que nous avons entamée, l’année dernière, avec le gouverneur de la Région de Gao qui nous a promis de faire quelque chose. Et l’année scolaire 2019 s’est bien terminée », a poursuivi Ag Sadeck. Il a déploré que cette année, la même grève continue et devant laquelle ils ne peuvent plus rester les bras croisés. « Nous allons soutenir  nos camarades jusqu’à la fin, car nous sommes tous des élèves et nous avons le même but qui est l’éducation. Nous ne sommes pas des politiciens et nous ne nous laisserons jamais manipuler par des politiciens », a-t-il promis. AT/MD (AMAP)  

Bougouni : Inauguration d’une nouvelle gare routière

Bougouni, 14 Janvier (AMAP) L’inauguration de la nouvelle gare routière a été présidée dimanche à Bougouni, par le Secrétaire Général du Ministère de l’habitat de l’Urbanisme et du Logement Social, Amadou Maïga, en présence du Gouverneur de région et de l’Ambassadeur de la Suisse au Mali, Thomas Gass, a constaté l’AMAP. Financée par la Coopération Suisse, dans le cadre de projet d’appui aux Communes Urbaines du Mali (PACUM), à plus de 991 millions de francs CFA, la nouvelle gare routière est bâtie sur une superficie de 02ha 98 à 34ca. Elle comprend six blocs de douze (12) escales, un bloc de quatre restaurants, cinquante (50) Boutiques, un espace pour les muni bus et taxis, un poste de Police, un bureau pour le  syndicat, un lieu de culte, quatre blocs de six (06) latrines, deux bornes fontaines, dix huit (18) lampadaires solaires, un dépotoir et 602 mètres linaire de route bitumée. Sa capacité maximum est de quarante huit (48) cars en raison de quatre cars par escale et le parking muni bus peut contenir jusqu’à dix-sept (17) véhicules. Le représentant du ministre de l’habitat de l’Urbanisme et du Logement Social  a saisi l’occasion pour rappeler que le Mali bénéficie de l’appui technique et financier de la Banque Mondiale et de la Coopération Suisse pour un montant global d’environ 41 Milliards de F CFA. Amadou Maïga a précisé que le PACUM, à travers des appuis budgétaires annuels, apporte son concours, d’une part, pour le renforcement des capacités des Conseils Communaux et, d’autre part, pour la réalisation  d’infrastructures et équipements urbaines dans quatorze (14) villes du Mali, à savoir le district de Bamako, Kayes, Kita, Sikasso, Koutiala, Bla, Koulikoro, Ségou, Niono, Bougouni, Mopti, Bandiagara, Tombouctou et Gao. L’Ambassadeur Thomas Gass, a pour sa part, déclaré que la gare symbolise un modèle réussi d’intercommunalité bâtie sur l’union des communautés de Bougouni et Kola et la volonté de s’ouvrir à la Sous-région notamment au Burkina Faso, à la côte d’Ivoire et à la Guinée en donnant un nouvel élan à l’amélioration de la décentralisation financière Des réflexions sont en cours par le Conseil Communal pour choisir un mode approprié de gestion de la gare routière. MM/KM (AMAP)

Gossi : Marche contre « l’inaction des autorités » face aux enlèvements

Bamako, 13 janvier (AMAP) La population de Gossi est sortie massivement, lundi, pour marcher contre « l’inaction des autorités » face aux multiples enlèvements de personnes et de troupeaux, selon des sources locales. Les manifestants sont partis du centre-ville aux camps des Forces armées maliennes (FAMa) à 1,5 km et de Barkhane à 2 km. Sur plusieurs pancartes on pouvait lire: « Halte à l’inaction », « Nous voulons que les Famas nous protègent », « Barkhane connait ceux qui nous enlèvent » etc, indiquent les mêmes sources. Pendant que la marche se déroulait, pacifiquement, l’Imam de la Mosquée dite du maire Alhousseiny Ag Ilast a été tué par un homme qui a tiré sur lui à bout portant. Le meurtrier a été arrêté par la population qui hésite à le remettre à la gendarmerie qu’elle accuse d’inertie face à plusieurs crimes qui ont été perpétrés dans la localité et ses environs. A la fin de la marche et suite au meurtre, le marché a été fermé et la population promet de nouvelles manifestations « tant que l’Etat ne prendra pas ses responsabilités ». MD (AMAP)

Bamako : La pénurie fait exploser le prix du gaz butane

Par Ahmadou CISSE Bamako, 13 janvier (AMAP) « C’est 6.000 Fcfa. A prendre ou à laisser ». La décision du vendeur de gaz est des plus radicales. D’une taille moyenne, barbe de bouc, il range une dizaine de bombonnes vides devant sa quincaillerie, à l’entrée du marché de Dibida non loin d’une bâtisse de l’Etat en pleine rénovation. « Ok, je prends malgré le prix extrêmement cher » murmure la cliente qui ne tarda pas à attacher comme un fagot de bois la bonbonne de gaz, avant de grimper sur sa moto et se fondre dans le magma d’engins de la circulation routière. Le gaz est introuvable. Devenue une denrée rare, la bombonne chargée n’est plus livrée aux revendeurs. Aux abois, les opérateurs du gaz multiplient les contacts. Ils déclarent, urbi et orbi, qu’ils risquent de fermer boutique. Le cri de cœur ne semble pas avoir trouvé échos auprès des pouvoirs publics auxquels les opérateurs réclament un cumul d’arriérées s’élevant à près de 7 milliards de Fcfa. Conséquence de ce retard de payement, les cuves sont vides. C’est, du moins, ce que disent les opérateurs qui sont ont arrêté la distribution du gaz, depuis quelques semaines déjà. Dans les unités de remplissage des opérateurs, pas âme qui vive. En dehors des gardiens et vigiles qui veillent sur les bombonnes de gaz vides, les cuves et quelques camionnettes de livraison garées çà et là. Dans la rue, les bombonnes de gaz vides cherchent désespérément preneurs. Habituellement, la bouteille de 6 kg se change à 3.500 Fcfa. Aux 3,000 Fcfa qu’encaisse l’opérateur, il faut ajouter les 500 du livreur. « Hier seulement, j’ai eu de la peine à avoir du gaz. Heureusement, j’en ai eu mais j’ai dû payer très cher : 6,500 Fcfa ! » raconte, avec colère, une ménagère habitant le quartier résidentiel de Faladjè Séma. Elle explique s’être habituée à l’utilisation du gaz à domicile, notamment, pour préparer le petits déjeuner et, surtout, chauffer de l’eau de bain, en ces moments de fraicheur. Les opérateurs gaziers ont expédié, expressément, des correspondances aux autorités pour attirer leur attention sur l’état de leur trésorerie. En face, les arguments avancés par les pouvoirs publics, bien que fondés parce qu’imputables à la crise sécuritaire, ne font manifestement pas l’affaire des opérateurs privés. Ils veulent du « cash » pour payer les produits. Le Mali étant en guerre, l’attente risque de durer un peu plus longtemps. C’est justement cette situation préoccupante que craignent Oudiari Diawara et ses collègues qui ont animé, jeudi, une conférence de presse, pour, disent-ils, démentir la rumeur selon laquelle les opérateurs gaziers font plutôt de la rétention. « Nous ne sommes pas en grève. Pire, nous risquons de mettre la clé sous le paillasson si rien n’est fait pour payer les factures en souffrance » s’écrie le président des professionnels du gaz qui montre du doigt sa cour vide. « Constatez vous-même, les travailleurs ne sont pas à leur poste habituel. Dire que nous refusons de vendre le gaz est une aberration dans la mesure où nous sommes privés de nos ressources pour acheter et importer du gaz », indique le conférencier, dans la salle de réunion de son entreprise à Banankabougou, « Depuis octobre 2018, nous n’avons pas été payé », soutient-il. FACTURES CUMULEES –La facture est en effet salée pour un pays en pleine crise sécuritaire. Hammadoun Touré de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale(AMADER) comprend la colère des créanciers de l’Etat. Il invite, cependant, à la retenue compte tenu de la situation du pays et, surtout, des efforts en cours pour régler la note. « Nos fournisseurs savent dans quelle situation nous sommes ici au Mali. C’est justement pourquoi, ils nous exigent de la liquidité pour donner leur gaz. Sans argent, nous sommes obligés d’ajuster nos opérations pour nous éviter le dépôt de bilan » rétorque l’opérateur. Le Mali consomme une moyenne de 6 millions de tonnes de bois chaque année. C’est trop. Nos forêts se rétrécissent comme peau de chagrin et le désert, lui, gagne du terrain. La subvention du gaz butane répond à cette préoccupation des pouvoirs publics à limiter l’utilisation du bois de chauffe et du charbon de bois. Peine perdue si le gaz venait à disparaître. La semaine dernière, à défaut de se procurer du gaz sur le marché, un grand restaurant libanais de la capitale a fait décharger une dizaine de sacs de charbon pour ses cuisines. Le prix du sac de charbon de bois oscille entre 6000 à 7500 Fcfa. Le prix du gaz butane est fixé par les structures techniques de l’Etat. En décembre 2019, le kilogramme est fixé à 1004 Fcfa. Donc, la bombonne de 6 Kgs revient à 6025 Fcfa. Le budget d’Etat supporte 2525 Fcfa pour ramener le prix d’achat à 3500 Fcfa. Le nombre de bouteilles vendues sera alors multiplié par 2525 Fcfa pour avoir la somme à verser aux sociétés de vente de gaz. Ce différentiel de prix est codifié, dans le jargon budgétaire, sous le nom de subvention. Pour les opérateurs, il s’agit tout simplement d’un différentiel de prix à payer sans délai. La difficulté réside dans la mauvaise évaluation de la consommation du gaz au Mali, selon l’analyse du conférencier. Généralement, le budget alloué au secteur est d’environ 5 milliards de Fcfa. Montant insuffisant pour solder les factures des trois premiers trimestres de chaque année. Le glissement d’arriérées de 2018 sur le budget de l’année 2019 conduit, inévitablement, à une incapacité du budget à supporter les factures cumulées. En attendant l’opérationnalisation du Fonds gaz, les ruptures sur le marché ne seront pas des évènements rares. AC/MD (AMAP)

Gao : Effervescence au marché des couvertures en période de froid

Par Abdourhamane TOURE AMAP-Gao Gao, 13 janvier (AMAP) Le marché de la ville de Gao est innondé de diverses marchandises qui proviennent des pays frontaliers (Mauritanie, Algérie, Libye et Niger). En cette période de fraicheur, ces articles, les plus très prisés sont les couvertures de 2, 4, 6 et 8 kg. Ces couvertures viennent de la Mauritanie, l’Algérie (Kouria) et de la Libye. Certains commerçants arabes, d’origine mauritanienne ou algérienne et même malienne, viennent vendre ces produits aux commerçants de Gao. Ceux-ci les revendent, à leur tour, aux clients nomades, sédentaires et même à certains commerçants de Sikasso ou de Bamako. Au Mali, le mois de janvier est considéré comme la période du froid dont le degré varie selon les zones. Actuellement, dans le Nord, il fait excessivement froid, d’où la forte demande de couvertures dans ces régions septentrionales. C’est le cas à Gao ou le correspondant régional de l’AMAP a fait le tour du marché de la ville pour en faire le constat. Albekaye Kounta est un commerçant très connu à Gao dans la vente de couvertures et d’autres marchandises. « Ça fait 50 ans que j’exerce la profession  de commerçant. Je l’ai héritée de mes parents et c’est la seule activité que je  connais », dit. Le vieux Kounta vend les couvertures, les tapis, les salons marocains, les matelas, les congélateurs…. Selon lui, à Gao, le commerce général c’est-à-dire qu’ici, un commerçant vend un peu de tout. Il estime que le prix des couvertures varie selon leurs poids. « Généralement, mes clients sont des militaires maliens mais eux n’achètent que des couvertures de 12.000 ou de 20.000 Fcfa. Ceux des Nations unies achètent les couvertures de 50.000 Fcfa mais c’est lent », confie Kounta. « En plus, notre bénéfice sur les couvertures est médiocre », ajoute le commerçant. Quant a son collègue, Albouhari Maiga, installé non loin du commissariat de police de Gao, il dit exercer ce métier, depuis sa tendre enfance. «Moi, je cède la couverture de 8kg à 22.500 Fcfa. Avant la crise, au mois de janvier où il fait froid, je pouvais vendre un ballot qui peut contenir 20 à 30 couvertures. Maintenant, par jour, je peux vendre 3 à 4 couvertures de 2 à 4 kg. Parce que la crise a affecté tout le commerce’, explique-t-il. « Avant, mes clients étaient des femmes commerçantes qui venaient acheter des couvertures et d’autres marchandises pour les revendre à Sikasso, Bamako et même ailleurs. Aujourd’hui, avec l’état de la route et l’insécurité, toutes ces commerçantes ont abandonné le secteur du commerce par peur d’être attaquée par des bandits sur la route et cela a beaucoup impacter le commerce des grossistes de Gao », a détaillé le commerçant Albouhari. Mme Baby Bintou Dicko que nous avons approchée vient d’acheter une couverture de 2kg à 12.500 uniquement pour le froid. Selon elle, en temps normal,  elle pouvait l’avoir à 11.500Fcfa. Hama Maiga s’apprête aller à Niamey par la route. Il est venu au marché pour acheter une couverture. Il tenait en main une couverture de 2kg qu’il a négocié à 7.000 Fcfa dans la boutique de Hamed Ben Sidi. Hamed Ben Sidi est un commerçant qui tient boutique à côté de l’agence d’une banque à Gao. Chez lui, on trouve des couvertures de 2kg jusqu’à 8kg. Selon lui, c’est en période de froid que les couvertures sont très sollicitées. Les couvertures qui  viennent de la Mauritanie sont de la bonne qualité. Il vend aussi des tapis algériens et turcs ainsi que des salons marocains. Le commerçant Ben Sidi cède les tapis de 2/3 à 12.500 Fcfa, les 4/3 à 50.000 Fcfa et les 5/3 à 65.000 Fcfa. Les salons marocains entre 150.000 de 180000 Fcfa. « Depuis que la crise 2012 a éclaté, nous (commerçants de Gao) sommes confrontés à la rareté de la clientèle parce que nos clients potentiels, qui viennent de Bamako, ne peuvent plus transporter leurs marchandises par la route de Gao-Sévaré, parce qu’une fois qu’ils arrivent à Sévaré, les douaniers demandent les papiers de dédouanement alors qu’à Gao rien n’est encore mis sur pied en ce qui concerne le dédouanement », a déclaré Hamed Ben Sidi. A l’en croire, certains de ses clients lui ont dit que même pour deux tapis, la douane de cette zone exige le dédouanement. « Tous mes clients ont, ainsi, abandonné le secteur des produits importés des pays voisins », se désole le commerçant qui ajoute, en souriant, que « le fonctionnement des services de la douane à Gao ou ailleurs n’arrange aucun commerçant ». La ville de Gao est alimentée par des produits importés d’Algérie, de Mauritanie, de Libye, de Turquie et du Niger. Sans ces produits exportés et comte tenu de l’état de la route de Gao-Sévaré, que deviendront les habitants de la Cité des Askia ? AT/MD (AMAP)