Anacarde : Une filière en friche
Par Makan SISSOKO Bamako, 02 avril (AMAP) L’histoire entre le Mali et l’anacardier a commencé dans les années 60. Epoque pendant laquelle cet arbre fruitier a été placé au cœur d’une campagne de reboisement. Si en ces temps-là on ne semblait s’intéresser qu’à son importance nutritionnelle et commerciale, de nos jours la filière occupe une place de choix dans la lutte contre la pauvreté. Espèce d’arbre de la famille de l’anacardiaceae, originaire d’Amérique du sud tropicale, l’anacardier n’a pas eu, au Mali, de problème particulier d’adaptation. Et pour cause, cet arbre aime bien le soleil et la chaleur de notre pays. Voilà pourquoi l’anacardier est devenu la deuxième culture de rente dans le Sud du Mali, où la chaîne de valeur de la noix de l’anacarde apporte, selon le projet d’appui à la filière, «une forte opportunité d’emplois pour les jeunes ruraux». La même source ajoute qu’en 2017, les revenus nets de la vente de la noix brute étaient estimés à 32,5 milliards de Fcfa, de quoi dessiller les yeux sur l’importance de cette filière. Mais, ses acteurs font face à un problème organisationnel, malgré la création, le 20 décembre 2016, de l’Interprofession de la filière anacarde au Mali (IPROFAM). L’IPROFAM regroupe tous les acteurs (producteurs, transformateurs, commerçants, artisans) de la filière anacarde au Mali. Selon son président, Dr Ibrahim Togola, la production de l’anacarde au Mali est estimée à 100.000 tonnes dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. Mais, précise-t-il, 99% de cette production est exportée par les intermédiaires des pays voisins et des pays comme l’Inde, la Chine, le Vietnam etc. Pour le Dr Togola, ces pays nous l’achètent entre 40 et 90 Fcfa le kilogramme. «Nos productions sont valorisées par les pays étrangers. Ainsi, les acteurs de la filière anacarde ne tirent pas assez de profit de cette richesse. Les commerçants maliens n’ont pas accès à des lignes de crédit pour acheter les productions. Les transformateurs maliens ne transforment même pas 1% de la production d’anacarde», regrette le président de l’IPROFAM, estimant que la production nationale d’anacarde peut créer 50.000 emplois. S’agissant de la transformation, le Dr Ibrahim Togola a précisé que les transformateurs n’ont pas les capacités de production à l’instar des unités de transformation. Selon lui, la filière anacarde est une richesse extrêmement importante pour le Mali grâce à un climat très favorable. «Nous sollicitons le gouvernement pour développer la transformation, afin de créer des valeurs ajoutées, pour que nous puissions transformer 50% de notre production au niveau national», a-t-il argumenté. DIFFICULTES DE TRANSFORMATION – Pour sa part, le directeur général de la Société de transformation et de commercialisation de produits agricoles (Nyela Nuts) et membre du Groupement des transformateurs d’anacarde du Mali (GTRAM), Hamaré Maïga, a indiqué que la qualité constitue un énorme problème pour les transformateurs. «Pour faire une bonne transformation, il faut d’abord des noix de qualité alors qu’au Mali, il n’est pas facile de les avoir», fait-t-il remarquer. Il conseille aux producteurs de ne pas récolter précocement le cajou. «Si les producteurs voient que la pomme est rouge, ils croient que la noix est arrivée à terme. Alors qu’elle peut devenir rouge sans que la noix ne soit à terme. Tant que la noix n’est pas à terme, ceci constitue un déficit pour les transformateurs». Hamaré Maïga déplore aussi le coût exorbitant des machines de transformation. «C’est la raison pour laquelle la plupart des transformations locales sont faites à la main, comme la pâte et le jus», explique notre interlocuteur. Au Mali, à part Nyela Nuts et Koumantou, il n’y a pas une vraie industrie de transformation. «Il existe quatre types de transformation à base d’anacarde. La transformation à partir de l’amande naturelle pour produire la pâte (cajou dèguè), les noix frites commercialisées dans les supers marchés et les produits de rajout pour l’exportation et enfin la transformation de la pomme pour extraire les jus», détaille-t-il. Pour Maïga, le gouvernement doit augmenter la taxe sur l’exportation de l’anacarde brute, afin d’empêcher les étrangers de s’approvisionner sans payer de taxe à l’Etat. Ces taxes, serviront à refinancer la filière à partir de la base. A raison de 30.000 Fcfa la tonne, la production (100.000 tonnes) peut générer une manne financière de 3 milliards de Fcfa par an, selon Hamaré Maïga. Pour Adama Diarra, président de l’Union des producteurs de l’anacarde de la Région de Sikasso, les locaux souffrent de l’exportation anarchique. «Le Mali est un producteur d’anacarde qui ne bénéficie absolument rien de cette énorme richesse. Et pire, notre pays n’est même pas reconnu sur le plan mondial comme producteur d’anacarde», se navre-t-il. A partir de la noix de cajou, on peut produire de l’huile, du savon, du jus qui sont des produits importants pour la santé humaine. Sans compter le lubrifiant hydraulique utilisé exclusivement pour le freinage des avions qui est également extrait de la noix de cajou. Un tel marché nous procurerait des devises conséquentes et pérennes et aura aussi l’avantage de développer et d’enrichir le tissu industriel du pays et offrirait des opportunités d’emplois à beaucoup de jeunes. MS/MD (AMAP)
Dans le secteur des transports, les mesures anti-covid-19 n’ont pas la cote
Par Babba B. COULIBALY & Cheick M. TRAORE Bamako, 31 mars (AMAP) En cet après-midi de dimanche, jour de mariage à Bamako, les rues étaient bien désertes.Comme sur les grandes artères de la capitale malienne, l’affluence habituelle des voyageurs n’était pas au rendez-vous dans les gares routières de Sogoniko. Au niveau de ce quartier général des compagnies de voyages terrestres, ils sont très peu nombreux, les transporteurs qui ont commencé à appliquer les mesures décrétées par le département des Transports et de la Mobilité urbaine. « Nous n’avons commencé à appliquer ni les mesures de distances d’au moins un mètre entre les passagers, ni la limitation à la moitié du nombre de place prévus sur la carte grise du véhicule », avoue Mamadou Sow, agent de la compagnie « Bani Transport». Le vendeur de billet, assis derrière le guichet, attire l’attention sur deux facteurs dont il faut nécessairement tenir compte. Il s’agit, selon lui, de l’augmentation des frais de transport et de la réduction du prix du litre du carburant. Face à la pandémie de la maladie à Coronavirus qui se propage à grande vitesse, le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine a pris des mesures relatives au nombre de personnes dans les transports en commun et aux motocyclistes. Ces mesures applicables sur toute l’étendue du territoire national, à compter du 27 mars 2020, ont été prises compte tenu de l’évolution de la pandémie au Mali. En gros, elles demandent l’embarquement des passagers dans les bus, minibus (Sotrama notamment) et autocars, en tenant compte de la distance d’au moins un mètre entre les passagers, et la limitation à la moitié du nombre de places prévues sur la carte grise du véhicule. Ainsi, les taxis et les véhicules particuliers doivent transporter, désormais, trois passagers au lieu de cinq, y compris le conducteur. Le nombre est limité à un pour les engins à deux roues. Sur le terrain, l’application de ces mesures semble peu préoccuper transporteurs et usagers. Dans la circulation, le constat est alarmant. Rares sont les conducteurs de véhicules particuliers, de taxis, de Sotrama ou d’engins à deux roues qui souscrivent aux consignes données par le département en charge des Transports. Par contre, dans les gares routières, le lavage des mains au savon à l’entrée et la sensibilisation des passagers dans les cars sont en vigueur. « Les voyageurs se désinfectent les mains avec du gel hydro alcoolique, en montant dans le car et, avant le démarrage, nous les sensibilisons. Nous avons aussi adressé des correspondances à toutes nos escales pour l’adoption des gestes sanitaires et la sensibilisation par rapport au respect de ces mesures d’hygiènes », a-t-il assuré. A quelques marches de Bani Transport, siège la compagnie Diarra Transport. Là, les différentes mesures de protection contre le Covid-19 sont appliquées à la lettre. Contrairement aux autres jours de la semaine où cette compagnie draine du monde, sa gare était, cet après-midi, dépeuplée. Devant chaque guichet, des rectangles étaient tracés au sol et à l’intérieur desquels les passagers s’arrêtaient pour faire respecter la distance d’un mètre au moins entre eux. A l’intérieur des cars, ces mêmes mesures sont imposées. « Nous sommes en train d’appliquer les mesures comme il se doit. Nous exigeons des passagers de respecter, aussi, les consignes données », explique Mamadou Tembely, chef de gare Diarra Transport à Bamako. « Cette menace qui plane sur l’humanité est à prendre au sérieux. Nous mettons le minimum de passagers dans le car. Ce n’est pas du tout facile. Mais, nous essayons juste d’assurer le minimum de service. Ces mesures n’arrangent pas les transporteurs », confirme le responsable. Il demande aux autorités de venir en aide aux transporteurs. « Si l’Etat pouvait subventionner au moins la moitié du carburant, cela nous ferait plaisir. Nous ne pouvons pas augmenter le tarif, nous sommes obligés de nous en tenir aux anciens prix », s’alarme le chef de gare. Par contre, les conducteurs de taxis trouvent qu’ils ne sont encore prêts pour l’application de ces mesures. Pour cause, le risque de réduction drastique des recettes est trop grand. Avec ses collègues chauffeurs autour du thé, à la gare de Sogoniko, la journée ne semblait pas prometteuse pour Saliya Koné. « Nous appliquerons les mesures lorsque les propriétaires de véhicules accepterons de réduire leurs recettes et quand les vignettes seront annulées, sinon pas question », martèle le conducteur qui estime passer une journée noire. Même constat dimanche à l’autre côté du fleuve, au niveau de la rive gauche. Au niveau du boulevard du peuple (entre place Koro et l’Amap), principal centre d’attraction des minibus, une Sotrama en destination de Niamana Attbougou vient de se garer. Le véhicule est presque rempli de passagers. Certains se protègent la bouche et le nez à l’aide de masques ou du bout de leur fouloir. D’autres semblent ignorer l’existence et la force de contagion du Covid 19. L’apprenti fait monter à bord trois autres passagers, certainement pour compléter le nombre. Interrogé, le chauffeur du véhicule est catégorie : « Il faudrait plutôt sensibiliser les propriétaires de véhicules. Les recettes journalières n’ont pas changé, elles demeurent à 15.000Fcfa. Comment réduire le nombre de places dans ce cas ? Le mieux serait de dire aux propriétaires de véhicules de diviser par deux la recette. Ainsi, nous pourrons nous exécuter sans problème ». Au niveau de ‘Voxoda’, passent Sotrama et Dourounis qui rallient généralement les communes III, VI et celle du Mandé. Là, comme au niveau du rondpoint situé entre la Chambre de commerce, la mairie du district et le ministère de l’Education, c’est l’indifférence totale. Là, les Sotrama qui desservent les communes III et IV faisaient le plein, sous le regard indifférent des forces de l’ordre. BBC/CMT/MD (AMAP)
Législatives à Tombouctou : Sur les 260 bureaux de vote, 190 ont fonctionné normalement dans le cercle
Tombouctou, 31 mars (AMAP) La Commission de centralisation des résultats, présidée par le préfet de Cercle a rend public lundi à Tombouctou, les résultats du 1er tour des législatives qui se sont déroulées dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. La commission a déclaré que sur les 260 bureaux de vote dans le cercle, 190 ont fonctionnement sans incident majeur et les autres à cause de l’insécurité ou du refus des électeurs de voter dans la commune de Salam, soutenant que leur localité relève de la région de Taoudéni, avant de préciser que le taux de participation s’est élevé à 48,67 %. La commission a, par ailleurs précisé que le cercle de Tombouctou s’élève à 75 945 électeurs, pour 36 960 votants, 36 255 suffrages exprimés et 705 bulletins nuls. Les résultats provisoires complets ont donné ADEMA-PASJ avec 5 586 (15,41%) , ADP-MALIBA 1 078 (2,97%), RPM 17 526 voix (48,34%), URD 4 303, (11, 87%), UM.RDA.FJ 3 96, (10,94%), UFD 97 (0,27%),UDD 437 ( 1,21%), CODEM 2 280 (8,29 %),PARENA 238 (0,66%), Indépendant en route 743 (2,05%). MS/KM (AMAP)
Législatives à Diéma : Le taux de participation s’élève à 37, 61% pour le 1er tour
Diéma, 31 mars (AMAP) La commission de centralisation des résultats dont les travaux ont été présidés par le préfet de Cercle, Abou Diarra lundi, a déclaré que le taux de participation du 1er tour des élections législatives dans la circonscription de Diéma s’élève à 37,61% pour 100 278 électeurs, a appris l’AMAP de source officielle. Les résultats provisoires fournis donnent une avance à l’Alliance ADEMA-PASJ-RPM avec 15 693 voix soit 44, 93%, suivie de l’alliance MPM-URD, 5 136 voix (14, 70%), et l’alliance UDD-Yéléma occupe la troisième place avec 3 978 soit 11, 39%. En clôturant les travaux, le Chef de l’exécutif local, a remercié les membres de la commission de centralisation pour leurs efforts qui ont permis de présenter un travail conséquent, loin de toutes imperfections. Abou Diarra a apprécié la qualité des documents transmis par les agents électoraux, notamment les Présidents des bureaux de vote (BV), ce qui a permis de faciliter leur exploitation et d’avancer plus vite. OB/KM (AMAP)
Protection contre le covid-19: Des kits de lavage de mains offerts à trois gares routières de Bamako
Bamako, 30 mars (AMAP)Le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahim Abdoul Ly, accompagné du président du Conseil malien des transporteurs routiers, Youssouf Traoré, s’est rendu, vendredi, dans les gares routières de Sogoninko, Djijkoroni-Para et Soukouni coura. En plus de la sensibilisation, la délégation a offert aux transporteurs des kits de lavage des mains au savon, du gel hydro-alcoolique et des masques de protection pour réduire la propagation du Covid-19. Le matériel sanitaire remis à la gare de Sogoninko, première étape de cette visite, sont une donation du Conseil malien des transporteurs routiers. Ici, après avoir magnifié ce geste humain et citoyen, le ministre Ibrahim Abdoul Ly a dit aux transporteurs de bien respecter les consignes sanitaires qui sont des moyens sûrs de se préserver du coronavirus. «Il faut se laver inlassablement les mains avec du savon, se saluer sans se serrer les mains, éviter les contacts, les attroupements», a-t-il invité, après avoir lui-même montré l’exemple. en saluant les gens à distance. Les transporteurs rencontrés se sont réjouis de cette visite et ont promis de suivre régulièrement toutes ces mesures qui nous épargnent du Covid-19. C’était aussi l’occasion pour eux de formuler des bénédictions pour que Dieu protège chaque Malien de ce fléau redoutable. Dans les gares routières de Djikoronin-Para et Soukouni coura, environ trente kits, des cartons de savon, des masques de protection et des cartons de gel hydro-alcoolique ont été offerts par Ibrahim Abdoul Ly, qui dit les avoir financés sur fonds propres. « Les dons seront étendus à toutes les gares routières du Mali », a promis le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahim Abdoul Ly, àla fin de la visite. « Nous le ferons par étape. Nous avons commencé, aujourd’hui, avec les trois principales gares routières de Bamako », a-t-il ajouté. Le ministre Ly a, par ailleurs, demandé de veiller à la réduction du nombre de passagers dans les Sotrama, les cars urbains et interurbains, précisant que ces mesures, loin d’être contraignantes, sont faites uniquement pour sauver les vies humaines, en attendant que la pandémie soit vaincue au Mali et dans le monde entier. Il a, aussi, annoncé des concertations pour partager les préoccupations du gouvernement avec les transporteurs. Le président du Conseil malien des transporteurs routiers a rappelé que depuis l’apparition du coronavirus, le ministère en charge des Transports a organisé une première réunion pour mettre en place une cellule de crise. A la deuxième réunion, des conseils fermes ont été donnés aux transporteurs pour qu’ils prennent toutes les dispositions sanitaires au niveau des gares où les rassemblements sont fréquents. «Dans la lutte contre le coronavirus, il est envisagé, aussi, de doter les gares de pistolets thermomètres. Nous allons former le personnel pour son utilisation», a annoncé M. Traoré. Il a indiqué que dans chaque gare routière de Bamako, il est prévu de donner, au moins, vingt kits. Outre les Régions, il a assuré que ces actions seront élargies à des cercles comme Nioro, San et Koutiala. Quant à l’affluence dans les gares, comme Sogoniko où il y a tous les jours au moins 2000 voyageurs, le président du Conseil des transporteurs a assuré que la sensibilisation continuera pour que les transporteurs et les passagers se soumettent aux règles édictées par le gouvernement. LN/MD (AMAP)
Koutiala : Deux civils tués dans l’attaque du poste de péage de Zangasso
Koutiala, 30 mars (AMAP) Deux civils ont été tués dimanche dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés contre le poste de péage de la Commune rurale de Zangasso, localité située à 35 km de la ville de Koutiala, dans le Cercle de Sikasso, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés arrivés sur des motos ont attaqué dans les environs de 22 H le poste de péage de la Commune rurale de Zangasso, faisant deux morts. Nos sources qui ne précisent pas la direction prise par les assaillants après leur forfait déclarent tout de même que la Brigade territoriale de la Gendarmerie de Koutiala a été dépêchée sur les lieux dépêche pour élucider les circonstances exactes du drame. ID/KM (AMAP)
Législatives à Kayes : Le taux de participation demeure la grande inconnue du scrutin
Kayes, 30 mars (AMAP) Les populations de la région de Kayes se sont rendues, dimanche, dans les urnes pour élire leurs députés au cours d’un scrutin qui se déroule au moment où le pays est sous couvre-feu à cause de la pandémie du coronavirus. Au Centre du Groupe scolaire Khasso2 où le gouverneur de Kayes, l’inspecteur général Mahamadou Zoumana Sidibé, a voté, comme partout dans la région, les élections ont débuté dans le calme. L’Etat a pris des mesures sanitaires afin de protéger les citoyens contre cette pandémie. Cependant, les dispositifs sanitaires n’existent pas dans tous les Centres de vote de Kayes. Mais à Légal-Ségou, les électeurs et électrices étaient servis en bavette (cache-nez), dès l’entrée de leur centre. « Nous demandons d’abord aux gens de sortir et de respecter les consignes sanitaires avant et après le vote. Ce qui est très important pour nous », a déclaré le gouverneur. Les présidents de certains bureaux de vote n’ont pas répondu à l’appel. Dans la cité des rails, il y a peu d’engouement autour de ce scrutin. Le vote s’est également bien déroulé à Khouloum, une commune rurale du cercle de Kayes. « Il y a peu d’affluence car, les gens ont peur du COVID-19. Les électeurs viennent au compte-gouttes. Nous avons reçu tous les matériels électoraux et les dispositifs sanitaires pour la tenue du scrutin. Les gens lavent leurs mains avec le gel hydro alcoolique avant et après le vote », a indiqué Habib Sissoko, le maire de la commune rurale de Kassama (cercle de Kéniéba) que nous avons joint au téléphone. « Vers 11h, le total de votants des trois bureaux de vote est de 257 sur 1 181 votants soit 21.76%. Mais, les électeurs viennent petit à petit », a indiqué à l’AMAP un électeur du village de Faléa, chef-lieu de la commune rurale de Faléa, (Kéniéba). BMS/MD (AMAP)
Des électeurs clairsemés à Goundam
Goundam, 30 mars (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet de Goundam, Mamadou Couloubaly, a jugé très satisfaisant l’organisation du scrutin législatif de dimanche, au niveau des cinq centres de vote de la Commune urbaine de Goundam, car tous les matériels et documents étaient disponibles, les agents électoraux, les présidents de bureaux de vote, les délégués des candidats, les observateurs de la CENI étaient tous sur place. Le constat est le même dans tous les autres centres visités par la délégation officielle composée du second maire de la Commune urbaine de Goundam, Hamadoun Diaouré, du chef coutumier de Goundam, des responsables administratifs et politiques, des représentants des forces armées et de sécurité, des responsables des forces étrangères présentes à Goundam. Il faut noter, quand même, qu’à dix heures encore l’affluence des électeurs était très timide. Si à Goundam les opérations de vote se passent bien, dans certaines communes, ce n’est pas le cas, précisément à Tonka, Yourmi et Tamachkot et dans la commune de Aljounoub où on parle de disparation d’urnes. Des dispositions sont prises pour trouver une solution idoine au problème. A Goundam 86 527 électeurs sont conviés aux urnes, à l’occasion 75 749 Cartes d’électeurs ont été retirées à la date du 27 MARS 2020 soient 87,54 0/0 de taux de retrait de cartes. Les forces de l’ordre assurent la sécurité au niveau de tous les bureaux de vote. Aucun incident majeur n’a été signalé dans les centres de vote estimés à 331 couvrant les 16 communes du cercle de Goundam. AAT/MD (AMAP)
Tombouctou : Plusieurs personnes arrêtées en possession de 10 urnes de vote
Tombouctou, 29 mars (AMAP)Les Forces armées du Mali (FAMa) ont arrêté, dimanche après-midi, 19 personnes en possession de 10 urnes de vote, à Tombouctou-Sanfil, a appris l’AMAP de source militaire. La patrouille militaire qui a mené l’opération était commandée par le chef du Bataillon reconstitué des FAMa. Après identification, les intéressés seront remis au commissariat de police pour enquête. Le matin, les opérations de vote avaient commencé dans le calme à Tombouctou. Il était 8h quand le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koïna Ag Ahmadou et sa délégation composé des autorités administratives locales, du superviseur national de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) et des membres de la Commission régionale des élections sont arrivés au centre de l’école Mahamane Fondogoumo du quartier Abaradjou, qui compte 11 bureaux de vote. Le gouverneur a voté dans le bureau N°1. Koïna Ag Ahmadou a, ensuite visité le bureau N°2 où il a pu constater, comme dans le bureau N°1, la présence du matériel de vote, des présidents de bureaux, des assesseurs, des mandataires des candidats des partis en lice, des observateurs etc. Compte tenu de l’enjeu et du contexte sécuritaire, les forces de défense et de sécurité, la protection civile et la Mission intégrée multidimensionnelle des mations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) étaient déployées dans tous les centres mais aussi à travers la ville. Après le centre de l’école Mahamane Fondogoumo, la délégation s’est rendue à l’autre bout de la ville, à l’école A.B. Santao où le maire de la ville a accompli son devoir civique. Sur place, le gouverneur a pu constater que toutes les conditions étaient réunies pour un bon déroulement du scrutin et pour des élections transparentes, apaisées et crédibles. Seule ombre au tableau, l’affluence était très faible dans les bureaux, surtout dans la matinée. Pourtant, dans leur QG de campagne, tous les partis politiques ont mis les moyens à la disposition de leurs militants pour les inciter à voter. La région de Tombouctou compte 381.199 électeurs, repartis en 1523 bureaux de vote. Le nombre de candidats en lice est de 43. MS/MD (AMAP)
Législatives : Une affluence timide et un bon déroulement sur la rive droite du District de Bamako
Bamako, 29 mars (AMAP) La rive droite du District de Bamako où le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a voté, dans la matinée de dimanche, a enregistré, dans certains centres, un bon déroulement des opérations de vote et une affluence timide. Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a voté hier au groupe scolaire du quartier Mali sur la rive droite du District de Bamako. Il a respecté les instructions sanitaires avant de voter dans le bureau numéro 1 du centre en commune V du District de Bamako. Lors de son vote, il a constaté que toutes les mesures barrières sanitaires sont respectées. « Comme vous voyez, je me suis lavé les mains au savon, ensuite j’ai utilisé le gel hydro alcoolique à l’entrée de mon bureau de vote. Aussi je me suis identifié avant de voter et j’ai encore lavé mes mains après le vote. J’attends sereinement la clôture des bureaux de vote » dit le ministre. Sur la rive droite, l’affluence timide à notre passage dans certains centres de vote avant midi. Cependant, la présence des agents de sécurité (police, gendarmerie, garde nationale), la disponibilité du matériel électoral et le respect des mesures barrières contre la propagation de coronavirus étaient notables. Ce n’était pas la grande foule au groupe scolaire du Quartier-Mali. Les quelques électeurs venus ne s’attroupaient pas. Certains électeurs, n’ayant pas enlevé leur carte d’électeur, la cherchaient devant les bureaux de vote. « J’ai vraiment constaté que les mesures sanitaires sont aux normes. C’est bien organisé ici. Je suis rentré sans difficulté. J’ai voté après avoir respecté les mesures sanitaires. Ils n’ont qu’à continuer comme ça », a apprécié Youssouf Maïga, de l’encre sur le bout de doigt. Selon le directeur coordinateur dudit centre, Dramane Camara, le groupe scolaire du Quartier-Mali compte 19 bureaux de vote pour un peu plus de 9.000 électeurs inscrits. « Ici, il y a le gel dans tous les bureaux, le lavage des mains se fait avec deux bocaux installés dans la cour. Tous nos matériels électoraux sont au complet. Nous avons procédé à quelques remplacements concernant les agents électoraux qui se sont absentés », a assuré M. Camara Au groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga de Baladabougou, des forces de l’ordre assuraient la sécurité dans l’enceinte. La présence du dispositif sanitaire mettait davantage en confiance les électeurs. Dans le bureau numéro 13, la présidente, Marie Coulibaly, a noté le peu d’affluence, aux environs de 10h30. En revanche, tous les assesseurs ainsi que les matériels électoraux étaient présents. Cependant, nous n’avons remarqué la présence d’aucun membre de la CENI ni d’une organisation d’observateurs indépendants. En commune VI, précisément au Centre de vote 1 de Sogoniko, nous avons constaté des attroupements. Selon le coordinateur, Mamadou Sidibé, cet incident est survenu suite aux remplacements des assesseurs qui se sont portés absents. Sur place, le dispositif sanitaire et les agents de sécurité étaient bien visibles. OD/MD (AMAP)

