Bientôt une stratégie nationale de police de proximité  

Bamako, 05 mars (AMAP) Un atelier de deux jours, destiné à définir une Stratégie nationale de police de proximité, auquel participent 66 acteurs concernés, notamment des magistrats de la Cour suprême et du siège, des juges d’instruction, des greffiers, des avocats, des huissiers, des notaires et des commissaires de justice, a débuté, mercredi, à Bamako. Cette rencontre est organisée par le Commissariat à la réforme du secteur de la Sécurité (C-RSS), avec l’appui de l’Institut des États-Unis pour la paix (USIP), en collaboration avec l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH). Le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général M’Bemba Moussa Keita, a indiqué, dans son discours d’ouverture, qu’à l’instar des autres pays de la sous-région et du monde, le Mali subit les affres du terrorisme, des actes de grand banditisme et de criminalité transfrontalière organisée. « Ces phénomènes et d’autres formes d’activités illégales, a poursuivi le général M’Bemba Moussa Keita, constituent des obstacles de taille à la stabilité nationale et régionale, à la sécurité et à la croissance économique ». Toute chose, selon lui, qui justifie l’importance de la création et l’opérationnalisation de la police de proximité qui devrait contribuer à limiter les risques d’endommagement physique et social des communautés, sur le long terme, et, ainsi, d’éviter l’effondrement total des villes et autres localités. Dans le contexte malien, a-t-il affirmé, la police de proximité s’articule autour d’une mission, confiée à la police et aux autres forces en charge de la sécurité, destinée principalement à contrer la criminalité transfrontalière, le trafic d’êtres humains, la cybercriminalité, la radicalisation et le terrorisme. « Il s’agit, aussi, d’apaiser les relations entre la population et la police, de créer un climat de confiance mutuelle dans un environnement sécurisé », a conclue le général Keita. Pour sa part, le directeur général adjoint de l’Institut national de formation judicaire (INFJ), Aliou Badra Coulibaly, représentant le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a souligné qu’il s’agira, au cours de la rencontre, de mettre en place une stratégie nationale de police de proximité qui participera à asseoir une vision commune et partagée par l’ensemble des acteurs étatiques et non étatiques de la sécurité. « Cela, a ajouté Aliou Badra Coulibaly, en vue de capitaliser davantage les solutions embryonnaires et d’en déceler les lacunes pour y apporter les solutions les mieux appropriées ». Le directeur général adjoint de l’INFJ, a rappelé qu’en ce qui concerne, spécifiquement, le secteur de la justice, une loi d’orientation et de programmation a été adoptée en décembre dernier. « Cette loi permettra, a-t-il expliqué, de 2020 à 2024 de doter la justice de moyens pour répondre aux attentes de nos concitoyens ». L’ambassadeur des États-Unis au Mali, Dennis B. Hankins, a insisté sur l’importance de la justice et de la sécurité dans le rétablissement du contrat social entre la classe politique et la population. Et le diplomate américain d’espérer que pendant cet atelier les participants trouveront les meilleures approches pour rassurer les populations que les forces de sécurité sont mieux en termes de qualité que les autres groupes armés (terroristes, criminels et milices) qui circulent au Mali. Pour le gouvernement, a exhorté Dennis B. Hankins, il faut que les juges et les magistrats donnent une justice qui soit égale pour tout le monde. « Il faut créer ces lignes de communication avec les populations qui seront des forces multiplicatrices d’efficacité des efforts du gouvernement », a insisté Dennis B. Hankins. AT/MD (AMAP)

Macina échange sur les préparatifs des élections législatives

Macina, 5 mars (AMAP) Le préfet de Cercle, Karimou Coulibaly a présidé mercredi à Macina, la réunion du 2ème Cadre local de concertation sur les préparatifs des élections législatives prévues pour le 29 mars prochain, a constaté l’AMAP. La rencontre a regroupé outre le préfet,  les Sous- Préfets de Cercle,  les maires, les présidents des partis politiques, les mandataires des candidats, les représentants des jeunes, des femmes, et de la Société civile. Le chef de l’exécutif local  s’est beaucoup appesantit sur la situation sécuritaire en invitant les acteurs à être vigilants pour un vote utile, transparent et crédible dans tout le Cercle. Karimou Coulibal a fait le point de la situation des cartes d’électeurs biométriques qui sont disponibles avant d’inviter les partis politiques à participer activement au niveau des Commissions de distribution à partir du 7 mars 2020,  un acte administratif incontournable pour pouvoir voter. Le Cercle de Macina qui compte 110.799 électeurs  dont 55444 masculins  et 55.355 féminins  pour 360 bureaux, a enregistré 24  candidats en lice (6 partis politiques, 5 groupements de partis politiques et d’une candidature indépendante) pour 2 sièges à pourvoir. AOK/KM (AMAP)

Mopti : Rencontre du comité régional du cadre politique de gestion de la crise du centre

Mopti, 4 mars (AMAP) Le Conseiller  aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur de région, Lassana Sékou Camara a présidé mardi à Mopti, l’ouverture des travaux   du comité régional du cadre politique de gestion de la crise du centre, a constaté l’AMAP. Il s’agissait d’échanger et de convenir des modalités pratiques de fonctionnement du comité régional, d’identifier et de planifier les actions pouvant être menées par le comité politique régional  et de convenir sur les orientations à prendre face aux défis actuels. Par ailleurs, une autre rencontre est prévue jeudi  avec les préfets des cercles  sur le fonctionnement des cadres locaux et de la liste des leaders communautaires à intégrer dans ces cadres par cercle. Ces rencontres sont organisées avec l’appui technique et financier du centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) dans le cadre d’un partenariat avec le secrétariat permanent du cadre politique de gestion de la crise du centre et le Gouvernorat de Mopti. Le centre HD entend mettre son expertise de médiation et de dialogue à la disposition des cadres au niveau régional et local pour les soutenir techniquement dans la conduite de leur mission. KM (AMAP)

Préparatifs des législatives : Début, samedi, du retrait des cartes d’électeurs à Bamako (Officiel)

Bamako, 04 mars (AMAP) La distribution des cartes d’électeurs biométriques débutera, samedi prochain, dans toutes les communes de Bamako, a annoncé, mardi, le gouverneur de la ville, Babahamane Maïga, lors d’un atelier d’échanges, d’information et de sensibilisation des acteurs du processus électoral de la capitale. « Une commission et des sous commissions de remise, composées des représentants de l’Administration et des partis politiques, ont été créées, à cet effet », a ajouté le gouverneur au cours de cette session, dans le cadre d’une série de rencontres du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, destinées à faire le point des préparatifs des législatives. Ces discussions ont permis au ministre de connaitre les préoccupations des différentes localités qui tournent, essentiellement autour du problème sécuritaire. Lors de celle de Bamako, en présence des représentants des partis politiques, de la société et des légitimités traditionnelles, au gouvernorat du District, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a répondu aux inquiétudes soulevées. « Dimanche dernier, à l’invitation de mon collègue de la Sécurité, nous avons réuni tous les gouverneurs pour faire le point sur les diverses mesures prises sur l’ensemble du territoire national afin que cette élection des députés à l’Assemblée nationale se déroule dans les meilleures conditions possibles. » a-t-il assuré. Selon le chef du département en charge de l’Administration territoriale, chaque gouverneur a élaboré un cadre d’ordres qui a été examiné par la Commission nationale de sécurité. « En principe, a-t-il poursuivi, tous les derniers détails devaient être réglés ce mardi afin que la Commission nationale de sécurité puisse affiner ces cadres d’ordres et donner les instructions nécessaires aux forces de l’ordre pour que des citoyens puissent accomplir leur devoir civique ». Par ailleurs, Boubacar Alpha Bah a déploré la faible participation des Bamakois aux élections par le passé. Selon lui, les dernières municipales indiquent que seulement 22 à 23% des électeurs se présentent régulièrement aux urnes. « Il est de la responsabilité de la classe politique, de la société civile et de l’ensemble des citoyens de faire en sorte que ce taux soit amélioré cette fois-ci », a souligné M. Bah. Le ministre s’est également prononcé sur le cas des circonscriptions électorales qui n’ont pas été opérationnalisées, notamment certains cercles de Taoudéni et de Ménaka. A ce sujet, il a indiqué que des dispositions sont en train d’être prises pour que leur opérationnalisation commence et que d’ici la fin de l’année, après relecture de la loi électorale, des élections  partielles puissent se dérouler dans ces localités. Au cours de la rencontre, les participants ont évoqué des préoccupations, essentiellement liées à la désignation des assesseurs dans chaque bureau de vote par la majorité et l’opposition, quand on sait que les deux bords ont scellé des alliances dans certaines localités. En réponse, le ministre Bah a fait savoir que c’est une question d’intelligence politique. Avant d’ajouter que le gouvernement va, de toute façon, désigner ses deux assesseurs qui seront complétés à quatre par ceux de la majorité et de l’opposition, dans chaque bureau de vote, pour que les élections se passent dans les meilleures conditions de transparence. Répondant à une question liée au retrait des cartes d’électeurs, Boubacar Alpha Bah a assuré que celles non enlevées seront dans les bureaux de vote le jour de l’élection. « Mais seulement, cette fois-ci, ce sont de nouvelles cartes. Donc, il faut venir avec une pièce d’identité pour pouvoir récupérer sa carte », a-t-il précisé. Ce sont 1 265 484 électeurs repartis entre 2 598 bureaux de vote, qui sont appelés à élire quatorze députés à Bamako pour les six circonscriptions électorales.  Quelques 156 listes de candidature sur 159 ont été validées par la Cour constitutionnelle. BD/MD (AMAP)

Goundam : Echanges sur l’emplacement des bureaux de vote situés dans des zones à risques à travers le Cercle

Goundam, 4 mars (AMAP) Le préfet de Cercle, Mamadou Konaté a présidé mardi à Goundam,  une réunion sur l’emplacement des bureaux de vote situés dans les zones à risque à travers le Cercle afin de trouver des concessions sans enfreindre aux textes de la  loi électorale, a constaté l’AMAP. Les participants ont échangé sur  le problème de Tilemsi où les communautés Termoze ne pourront pas voter à Tilemsi et l’insécurité dans les communes du Faguibine notamment, Essakane, Tin-Aicha, M’Bouna, et Binyagoungou et surtout le déplacement massif des populations à l’intérieur du Cercle. Ils ont rejeté le vote des déplacés internes sur leur site d’accueil et une majorité s’est prononcée sur le maintien des bureaux conformément à la décision et trouver une solution de sécurisation de tous les centres de bureaux de vote. Le Chef de l’exécutif local a déclaré que le souci permanent de l’État est de rapprocher les bureaux de vote des électeurs avant de rappeler que la rencontre fait suite à une instruction des hautes autorités, pour faire le point des bureaux de vote situé dans les zones d’insécurité, le problème sécuritaire des électeurs, en vue de faire un meilleur maillage sécuritaire des bureaux de vote. Le Cercle de Goundam compte 86.730 électeurs répartis entre 331 bureaux de vote. La rencontre a regroupé les membres de l’administration, les élus locaux et les mandataires des partis politiques du cercle. AT/KM (AMAP)

Digitalisation des opérations bancaires : L’équation de la sécurité

Par Aminata Dindi Sissoko Bamako, 04 mars (AMAP) La troisième révolution industrielle continue de chambouler nos habitudes, en rendant possible ce que l’on croyait jusque-là irréalisable. La révolution numérique, après avoir supprimé les distances, promet de briser les liens physiques, qui existent encore, entre administrateurs et usagers, en dématérialisant tous les services de base. A partir de son Smartphone, nous pouvons accéder aux services de base nécessaires, depuis son bureau ou son domicile. Par ailleurs, tel un poison et son antidote, des cybercriminels développent des savoir-faire similaires visant à faire sauter les garde-fou et autres mesures de sécurisation pensées et mises en place par les établissements financiers. En effet, le digital banking, fruit de la révolution numérique, qui participe davantage à l’atteinte de l’inclusion financière, en permettant à chaque citoyen, là où il se trouve, d’avoir accès aux services financiers, se réinvente en permanence. Afin de sécuriser les opérations, s’adapter aux besoins nouveaux de la clientèle et la rassurer, par la même occasion, sur la fiabilité des services. Pour satisfaire ces exigences, de nombreuses structures bancaires implantées au Mali migrent vers le numérique. Résultats : UBA mobile banking App, Bim express, Internet banking, E-Banking, Cauris web sont entre autres services digitaux bancaires que proposent certaines structures bancaires maliennes. Les banques maliennes ont, ainsi, embarqué dans le train de la révolution numérique en développant de nombreuses possibilités de transactions en ligne. Grâce à ces produits, il est possible, aujourd’hui, de faire des transactions financières. Cela, grâce à un partenariat entre des institutions bancaires et des services de transfert d’argent, comme Orange Money. Coopération qui permet au client d’interconnecter ses comptes bancaires et Orange Money pour ainsi faire des transactions, régler ses factures d’électricité et d’eau, et même renouveler ses abonnements télé. TRANSFERT – La Banque de développement du Mali (BDM) est à la pointe de cette mutation technologique, selon sa directrice chargée du marketing et du digital. «Il s’agit, pour le client, d’être domicilié à la BDM mais aussi d’avoir un compte Orange Money. Une fois que vous souscrivez, vous pouvez à travers les menus Orange Money avoir votre solde bancaire, le mini révélé. Vous pouvez, également, transférer de l’argent de votre compte bancaire vers votre compte Orange Money et vice versa. Cette solution permet d’avoir accès à votre argent depuis votre quartier. Etant donné qu’il n’y a pas d’agences bancaires dans tous les coins de rue, mais il y a des kiosques Orange Money », explique Mme Doucouré Assan N’Diaye. Elle souligne que la BDM travaille sur ce chantier depuis plus de cinq ans et que ces projets ont connu un essor à partir de 2017. « En plus des transactions via le mobile, la banque met à la disposition de ses clients d’autres offres. Certaines sont conçues pour toute la clientèle, d’autres pour une clientèle ciblée comme les grandes entreprises ou des particuliers », spécifie-t-elle. Conçu pour les grandes entreprises, le « E-Banking » est, par exemple, dédié exclusivement à la consultation et à l’édition de coordonnées de compte. Le e-payement, lui, permet à une entreprise d’ordonner un virement à partir de son bureau. « Il n’y a plus de papiers qui circulent, plus de longue file d’attente pour pouvoir déposer des ordres de virement et attendre qu’ils soient exécutés. Depuis leur bureau, les clients peuvent télécharger les états de virement et, automatiquement, c’est intégré au niveau de la BDM », commente Mme Doucouré Assan N’Diaye. Les particuliers ne sont pas oubliés. « Une fois que vous avez des cartes bancaires, vous êtes automatiquement enrôlés sur Cauris web qui est comme un guichet automatique ambulant dans votre poche, à travers votre téléphone. Grâce à Cauris web, vous pouvez avoir accès à plusieurs transactions. Comme consulter vos soldes et avoir des mini-relevés, ou activer et désactiver votre compte», explique Mme Doucouré. Notre interlocutrice précise que sa structure considère cette année comme celle de la digitalisation. De ce fait, d’autres produits innovants seront lancés. Ils permettront à ceux qui n’ont pas de compte à la BDM d’avoir accès à certains services bancaires, à travers un portemonnaie électronique. A la question de savoir si ces offres ont un coût, elle répond : « Toute offre a des coûts qu’on le dise ou pas. Mais, ces coûts sont bien étudiés pour permettre au maximum de clients de les supporter ». CULTURE DU CASH – Toutefois, le défi est la familiarisation des clients avec ces offres. « Nous sommes dans une culture du cash, du contact physique. C’est toute une sensibilisation qui sera faite pour que le client comprenne l’importance de la digitalisation qui est un processus auquel on ne peut pas échapper. Ou vous êtes dans le train ou vous restez derrière les autres », soutient-elle. La Banque internationale pour le Mali(BIM) est, elle aussi, entrée de plain-pied dans la numérisation. « Depuis quelques temps, nous avons le SMS banking qui permet de consulter son compte via le mobile et permet de consulter le solde du compte en temps réel. A chaque fois qu’il y a une opération de débit ou de crédit, le client reçoit instantanément une alerte lui spécifiant qu’une opération est en cours sur son compte », dit le directeur adjoint des marchés des particuliers et des productions libérales à la BIM et chargé du volet formation E-banking et SMS banking, Daouda Sissoko. Et d’ajouter : « Nous avons, également, Adria ou BIM net qui permet de consulter son compte via internet. Cette offre est mieux adaptée aux entreprises. Ces deux offres permettent, également, de télécharger l’extrait de compte en formant PDF par mois pendant douze mois. Ils fonctionnent 24 heures sur 24 tant que le réseau fonctionne normalement ». Ces innovations, somme toute nécesssaires, ne ne serviraient à rien si les banques ne disposaient pas de mesures de sécurité visant à protéger les clients et les opérations.La digitalisation a comme corollaire la multiplication des attaques informatiques contre les banques, le développement de la cybercriminalité. Attaques malveillantes contre lesquelles les banques ont l’obligation de trouver des parades. A ce propos, Mme Doucouré assure que les solutions numériques de la BDM sont protégées par plusieurs niveaux de validation. « Les

Koulikoro : Echanges sur les élections législatives

Koulikoro, 03 mars (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba, a présidé, lundi, à Koulikoro, une rencontre d’échanges, d’informations et de sensibilisation sur les prochaines élections législatives avec l’ensemble des acteurs. Dans la salle de conférence du gouvernorat, en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, e général Débérékoua Soara, le ministre, dans son exposé liminaire, a évoqué l’audit du fichier, les procurations et les assesseurs. Faisant le point de l’organisation du scrutin, M. Ba a déclaré : « Les informations fournies par les collaborateurs de la défense et de la sécurité, les gouverneurs et les préfets assurent que toutes les dispositions sont prises pour que les élections se tiennent normalement et que la population sera sécurisée pendant le processus électoral. Le gouverneur Soara a précisé, qu’au niveau de la Région de Koulikoro, après la révision du fichier électoral, on dénombre 1.179.404 électeurs et 3.544 bureaux de vote. Concernant les candidatures, la région a enregistré 60 listes dont 31 regroupements de partis, 25 listes uniques de partis politiques et 4 listes de candidatures indépendantes. «Dans le cadre de l’organisation des élections, nous pouvons affirmer que les préparatifs vont bon train, les besoins en matériels électoraux ont été évalués par l’ensemble des cercles et communiqués au département», a rappelé le gouverneur. A propos de la sécurité, le ministre a, particulièrement, insisté sur les cas de Nara, Kolokani, Banamba et une partie de Koulikoro. «Nous avons établi une carte de sécurité, circonscription par circonscription, qui tienne compte des dangers mais, aussi des solutions apportées pour que le processus se déroule dans les meilleures conditions», a assuré Boubacar Alpha Ba. Plusieurs questions ont été soulevées lors des débats, à savoir la distribution des cartes d’électeurs, les procurations, la sécurité, la prise en compte des déplacés, les menaces à l’endroit de certains candidats, entre autres. Sur ces questions, le ministre a rappelé la responsabilité de tous dans le déroulement de ces élections.Il a instruit les préfets et sous préfets à inviter les présidents de Conseil de cercles, les maires et chefs de village afin qu’ « ils s’impliquent correctement pour faire de ce processus une véritable réussite et un véritable acte de citoyenneté ». AM/MD (AMAP)

Banamba : Attaque contre une agence de banque à Touba  

Banamba, 03 mars (AMAP) Cinq hommes armés, sur trois motos, ont attaqué, lundi, aux environs de 17 h 45 mn, l’agence de la Banque de développement du Mali (BDM) de Touba, en tirant en l’air, sans faire de victimes en vies humaines. Les bandits, qui étaient enturbannés, ont aussi brulé le véhicule d’un pharmacien, à côté de l’agence bancaire et tiré dans l’ordinateur du guichetier caché dans la banque. Ils ont rencontré, dans son bureau, le directeur de l’agence, sans échanger de mots avec lui. Ils ont, encore, criblé de balles quelques équipements, le mur et le portail extérieur pour, ensuite, prendre la direction du village de Kérouané, emportant la moto d’un agent sanitaire. La brigade territoriale de la gendarmerie alertée, le commandant de brigade Souleymane Koné et son équipe se sont rendus sur le site pour constater les dégât, avant d’ouvrir une enquête. Le détachement des Forces armées maliennes (FAMa) et la garde nationale se sont mis à la poursuite les bandits armés. Selon nos sources, il y aurait eu, avant l’arrivée des renforts des échanges de tirs, pendant quelques minutes, entre les assaillants et un garde de l’agence, les empêchant d’atteindre leur objectif. Le garde, qui croit avoir vu 12 bandits sur six motos, aurait récupéré deux armes des agresseurs et une moto. AT/MD (AMAP)  

Grève des enseignants : Reprise des cours dans certains établissements  

Bamako, 03 mars (AMAP) Des enseignants ont répondu favorablement à l’appel à la suspension de l’arrêt de travail lancé par le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), au grand soulagement des élèves et des parents, a constaté l’AMAP, lundi, à Bamako. Le SNEC a décidé, à la suite de sa réunion extraordinaire tenue le 23 février dernier, de «suspendre sa participation à l’observation du mot d’ordre de grève de 480 heures, soit 20 jours, à compter du 28 février 2020, décrété par la synergie, évoquant le contexte sécuritaire». Par la même occasion, il a suggéré aux autres organisations syndicales de la synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, un changement de stratégies afin de rapprocher les points de vue du gouvernement et des syndicats et d’éviter une nouvelle année de crise. Pour ce faire, le SNEC a fait des propositions de sortie de crise, notamment l’alignement de la grille des enseignants sur l’indice plafond 1100 à compter de mars 2020 pour la catégorie A avec deux mois de rappel (janvier et février 2020), de la grille des enseignants sur l’indice 1200 à compter de janvier 2021 pour la catégorie A, le paiement par tranches des rappels de douze mois de l’année 2019, en fonction des moyens de l’Etat et la saisine des juridictions compétentes sur l’application de l’article 39. Ces propositions du SNEC ont été rejetées par les autres syndicats signataires du 15 octobre 2016. Pour autant, le secrétaire général du SNEC tient à un changement de stratégie pour arriver à l’atteinte des objectifs. «Nous avons longtemps appliqué la négociation positionnelle qui a, jusque-là, montré ses limites. Nos multiples grèves, meetings, assemblées générales et marches pacifiques depuis décembre 2019 n’ont pas pu aider à satisfaire les doléances. Chaque partie reste campée sur sa position. Cela ne fait pas bouger les choses. Quand le gouvernement propose, nous, syndicats de l’éducation, devons aussi faire une proposition pour rapprocher les positions. Si nous ne bougeons pas, le gouvernement ne bougera pas aussi», a déclaré Moustapha Guitteye, à l’endroit de ses camarades. Au regard des avancées constatées et compte tenu de la situation sécuritaire du pays, le SNEC a demandé à ses militants et à tous les enseignants de reprendre normalement le travail à partir de lundi 2 mars 2020 pour ne pas compromettre l’avenir des enfants. Un parent d’élève, qui a requis l’anonymat, a remercié le SNEC pour son sens de la responsabilité. Il a invité les autres syndicats à emboiter le pas au SNEC. «Si les enfants deviennent des victimes collatérales des grèves des enseignants, nous ne pouvons pas avoir les meilleurs cadres de demain», a-t-il laissé entendre. Dans certains établissements scolaires, les cours n’ont pas repris. Au groupe scolaire Mamadou Konaté et à l’Ecole publique fondamentale «Place de la République», notre équipe de reportage a constaté que le mot d’ordre de grève était bien observé. Par contre, les enseignants affiliés au SNEC ont bel et bien repris les cours, lundi, dans les écoles de Banconi, Djélibougou et Sébénikoro. Le secrétaire aux revendications de la synergie, Adama Bengaly, a fait savoir que le SNEC n’avait pas besoin d’envoyer une lettre pour proposer une autre stratégie de lutte. « Son secrétaire général aurait, a-t-il dit, pu simplement rencontrer ses homologues pour en discuter ». Depuis quelque temps, les huit syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 multiplient les grèves et les marches pour exiger l’application de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. SYW/MD (AMAP)      

Sikasso : Trois blessés, 2 motos et une importante somme d’argent emportées par des bandits dans un cambriolage

Sikasso, 3 mars (AMAP) Trois personnes ont été blessées, deux motos et une importante somme d’argent emportées dans le cambriolage d’une boutique Orange Money et d’une station d’essence,  par des bandits armés, samedi, dans la capitale du Kénédougou, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Des bandits armés, qui sont arrivés dans les environs de 21h dans une boutique d’Orange Money, dans le quartier Sanoubougou, non loin de la direction régionale des Douanes, ont tiré sur l’opérateur, le blessant avant d’emporter sa moto et une importante somme d’argent. Les assaillants ont pris la fuite, après des tirs de sommation de la sentinelle stationnée au poste de l’entrée des bureaux de la Douane, selon nos sources qui précisent que les mêmes bandits ont cambriolé, dans le même quartier, la station « SOMAYAF » sur la route de Bobo Dioulasso, blessant deux personnes et emportant une moto et une importante somme d’argent. Des enquêtes ont été ouvertes par la police afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque, identifier et retrouver les assaillants et leurs complices. FD/KM (AMAP)